28 janvier 2026

Ce défi relevé par Russell Crowe dans Nuremberg

Présenté en avant-première mondiale au Festival international du film de Toronto en septembre dernier, où il a été ovationné pendant quatre minutes, Nuremberg sort ce mercredi dans nos salles.

Écrit, réalisé et coproduit par James Vanderbilt, déjà à l’œuvre sur Truth: Le Prix de la Vérité et co-scénariste de Zodiac, le long métrage revient sur l’un des procès les plus importants de l’Histoire et s’appuie sur un casting de haut vol mené par Russell Crowe et Rami Malek. À leurs côtés, Michael Shannon, Richard E. Grant, Leo Woodall, John Slattery et Colin Hanks complètent la distribution.

Tenu entre le 20 novembre 1945 et le 1er octobre 1946, le procès de Nuremberg visait à juger et punir 24 des principaux responsables du Troisième Reich, tous accusés de crimes de guerre. Le film, adapté du livre "The Nazi and the Psychiatrist" de Jack El-Hai, suit le psychiatre américain Douglas Kelley (Rami Malek), chargé de déterminer si les prisonniers nazis sont aptes à être jugés.

Plutôt que de se concentrer uniquement sur la procédure judiciaire, James Vanderbilt explore le travail psychologique préparatoire au procès, notamment à travers la relation entre Kelley et Hermann Göring, l’ancien chef de la Luftwaffe incarné par Russell Crowe.

Ce point de vue met en lumière la complexité morale et mentale des hommes impliqués, soulignant combien il est crucial de comprendre les mécanismes psychologiques qui ont permis à des individus ordinaires de commettre des atrocités. L’approche du Dr Kelley a d’ailleurs contribué à faire de ce procès un exemple fondateur du droit pénal international.

Russell Crowe, Oscarisé pour Gladiator, incarne ici Hermann Göring. Un rôle à contre-emploi que le comédien néo-zélandais a immédiatement accepté, comme il le confiait au micro de Deadline en mai 2024 : "La plupart du temps, les choses qui m'attirent sont celles qui me terrifient. Ce scénario m'a tout de suite intéressé, mais il m'a aussi épuisé sur le plan émotionnel. Comment parvenir à incarner ce type ? Quand ce genre de question se pose, c'est généralement ce qui m'attire. C'est aussi la raison pour laquelle vous ne m'avez pas vu faire 15 autres films Gladiator."

Lors de l'avant-première du long métrage (relayé par RTL Today), Crowe a déclaré avoir été bouleversé par ce rôle : "On ne peut pas jouer un personnage comme celui-ci sans repartir, à la fin de la journée, avec des sentiments qui vous bouleversent au sujet de ce qui s'est passé."

Pour incarner Göring avec authenticité, Crowe a accepté de se raser - chose qu'il n'avait pas faites depuis 5 ans comme il le précisait lui-même sur son compte X, et a surtout appris l’allemand.

Au micro de Variety, le réalisateur confie que le comédien néo-zélandais et Leo Woodall - qui tient le rôle du traducteur - ont tous deux appris la langue de Goethe pour les besoins du film.

"Nous avons choisi Leo pour jouer le rôle d'un traducteur, alors qu'il ne parlait pas allemand. Mais lui et Russell ont travaillé d'arrache-pied pour y parvenir. Russell s'est plongé dans des recherches et voulait incarner le charisme historique de Göring. Il s'agissait de créer un personnage capable de vous séduire même si vous êtes rebuté par ce qu'il représente."

Rami Malek a pour sa part salué la prestation de Crowe se souvenant de l'intensité des scènes dans la cellule de prison : "Quand vous vous retrouvez face à face avec Russell dans cet environnement, vous donnez tout ce que vous avez. Il y avait des moments où nous étions à quelques centimètres l'un de l'autre, en train de crier, de nous détruire mutuellement, tout en trouvant encore quelque chose d'humain. C'était magnifique de jouer avec lui."

Les critiques ont largement salué cette performance. Sur Rotten Tomatoes, le duo Crowe-Malek est d'ailleurs jugé "magistral".

Plus de 80 ans après le procès historique, Nuremberg dépasse le cadre du simple film historique pour résonner comme une mise en garde. Le film rappelle la nécessité d'être vigilants face à la montée des extrémismes.

Cette dimension est parfaitement résumée par la citation finale de RG Collingwood : " Le seul indice de ce que l'homme est capable de faire est ce que l'homme a déjà fait. "

Les César 2026 n'auront pas lieu le vendredi 27 février

La grand-messe du cinéma français n’aura finalement pas lieu le vendredi 27 février 2026 comme il était initialement prévu, mais un jour avant, le jeudi 26 février. C’est ce que l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma et CANAL+, diffuseur officiel de la cérémonie, viennent d’annoncer dans un communiqué.

Il s’agit d’un choix pour la bonne cause puisque l’édition 2026 du célèbre spectacle des Enfoirés, événement caritatif majeur en faveur de l’association des Restos du Cœur, sera diffusée le vendredi 27 février et les César ont donc décidé de lui laisser pleinement la place.

"En effet, dans un esprit de complémentarité et de solidarité en faveur de ce programme emblématique au service d’une cause essentielle, CANAL+ et l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma ont décidé d'avancer d’une journée leur soirée", précise ainsi le communiqué de presse.

Présidée par Camille Cottin et présentée par Benjamin Lavernhe, qui n’a accepté la prestigieuse proposition que quand il a su que Jim Carrey serait présent pour recevoir un César d’honneur, la 51ème cérémonie des César se déroulera donc le jeudi 26 février à 20h45 à l’Olympia, et sera diffusée en clair et en direct sur CANAL+. Quant aux nominations, elles seront annoncées ce jour à 10h, donc restez bien connectés !

Alice in Borderland : la série s’arrête après 3 saisons

C’est assez rare pour être souligné, mais une série vient d’être annulée par Netflix et ses fans sont heureux de cette décision. Alice in Borderland est une série japonaise tirée d’un célèbre manga d’Haro Asō. Dans un monde semblable au nôtre, un groupe de jeunes gens est propulsé dans une dimension parallèle et doit participer à des jeux macabres.

Souvent comparée à Squid Game, avec laquelle elle entretient des liens évidents au niveau de l’intrigue (au point que la série sud-coréenne a été accusée d’avoir plagié le programme japonais), Alice in Borderland a été l’une des séries les plus populaires sur Netflix au cours des dernières années. Après une longue attente, sa troisième saison a été diffusée en septembre dernier.

Tandis que les deux premières saisons reprenaient la trame du manga, cette saison 3 s’est, quant à elle, construite autour d’une histoire totalement inédite. Ces épisodes ont ainsi suscité le mécontentement des fans de la bande dessinée, mais nombreux ont été ceux à reconnaître que son final offre un dénouement satisfaisant à l’ensemble du programme.

Et c’est d’ailleurs pour cette raison que Netflix ne souhaite pas prolonger la diffusion d’Alice in Borderland. Une saison 4 serait sans nul doute couronnée de succès au niveau des audiences, mais la plateforme ne souhaite pas étirer inutilement une intrigue qui a déjà été jusqu’au bout de ce qu’elle pouvait raconter.

Et les fans semblent parfaitement d’accord avec cette décision. La saison 3 avait déjà été jugée comme superficielle, puisqu’elle ne respectait plus la fin initiale du manga. Il ne fait aucun doute qu’une quatrième saison aurait donc été de trop, et c’est pour cette raison que les admirateurs du programme préfèrent que la diffusion d’Alice in Borderland ne reprenne pas.

L’annulation de la série ne signifie pas pour autant la fin définitive d’Alice in Borderland. La troisième saison s’achève par une scène intrigante, suggérant l’apparition de jeux à l’international (et notamment aux États-Unis). Une fin qui n’est pas sans rappeler celle de… Squid Game, qui s’est achevée de la même manière au terme de sa troisième saison !

I Play Rocky : une date de sortie stratégique pour le biopic centré sur la genèse du film de Sylvester Stallone

Le biopic sur la genèse du film culte Rocky a enfin une date de sortie… et pas n’importe laquelle. I Play Rocky, réalisé par Peter Farrelly, arrivera dans les salles américaines le 20 novembre 2026, avec une sortie limitée deux semaines plus tôt, le 13 novembre, stratégiquement programmée autour du week‑end de Thanksgiving. Cette date coïncide avec le 50ᵉ anniversaire de la sortie du premier Rocky en 1976, comme le rapporte The Hollywood Reporter.

Thanksgiving étant l’un des créneaux les plus porteurs de l’année au box-office américain, ce choix souligne l’ambition des producteurs pour I Play Rocky, juste avant la période des récompenses cinématographiques.

Contrairement à la plupart des biopics sportifs qui retracent une carrière ou une vie entière, I Play Rocky se concentre sur l’histoire qui a donné naissance à Rocky. Le film suit les obstacles que Sylvester Stallone a dû surmonter à la fin des années 1970 : un scénario écrit à la sueur de son front, des refus répétés des studios et une détermination farouche à incarner lui-même le rôle principal, quitte à faire d’importantes concessions financières.

C’est Peter Farrelly, oscarisé pour Green Book et connu pour ses comédies comme Mary à tout prix ou Dumb et Dumber, qui dirige ce projet. Il est porté par le jeune Anthony Ippolito, déjà aperçu dans Nos cœurs meurtris et la série The Offer, où il incarnait Al Pacino.

Le comédien de 26 ans est entouré de Stephan James, AnnaSophia Robb, Matt Dillon, P.J. Byrne, Toby Kebbell, Tracy Letts et Jay Duplass.

The Hollywood Reporter précise qu'au‑delà de Stallone lui-même, le casting mettra en avant d’autres personnalités influentes de l’époque, comme Carl Weathers, qui incarnait Apollo Creed dans Rocky, ainsi que plusieurs figures marquantes du milieu cinématographique et de la vie privée de Stallone.

27 janvier 2026

L’aveu cru de Frédéric Beigbeder sur la coke et sa libido

Il continue d’animer ses "Conversations chez Lapérouse" tous les vendredis mais c’est pour bien d’autres choses que Frédéric Beigbeder s’est fait connaître et fait toujours parler de lui. En 2022, il choquait en parlant ouvertement de ses addictions et notamment de sa consommation de cocaïne, qu’il a décidé d’arrêter. C’est dans le Nouvel Obs qu’il a ainsi pu faire son récit pour retracer certains des moments marquants, certaines décisions et aussi les souvenirs qu’il associe à cette drogue qu’il a longtemps considérée comme "cool".

A l’époque, pour expliquer certains ressentis, il écrit : "Je n’ai jamais compris ceux qui en prenaient pour coucher avec des gens. La cocaïne donne confiance pour aborder des inconnus mais coupe toute capacité à conclure sexuellement. Même inconvénient avec l’ecstasy : on séduit sans parvenir à bander. Je ne peux pas dénombrer tous les fiascos que j’ai accumulés. Il m’est souvent arrivé de m’excuser au lit pour avoir rendu copie blanche, avant de gober un Stilnox et de me réveiller seul dans une chambre d’hôtel". 

Des fiascos bien personnels qu’il n’a pas hésité à partager et bien différents de ceux que le public a pu lui attribuer concernant d’autres sujets qu’on pourrait estimer plus pertinents. Car Frédéric Beigbeder est une personnalité française controversée qui a eu ses heures de polémiques, et ce n’était pas seulement à cause de sa consommation de drogue. En 2013, il signe le "manifeste des 343 salauds" - référence insultante au Manifeste des 343 de 1971 pour appeler à la légalisation de l’avortement - pour s’opposer à la proposition de loi pour la pénalisation des clients de la prostitution.

En 2020, Frédéric Beigbeder s’exprime sur l’écrivain Gabriel Matzneff, alors accusé de pédocriminalité, en expliquant qu’il "reste son ami". Des images d’archives de 1995 font alors surface, montrant Beigbeder et Matzneff sur le plateau de Thierry Ardisson en train de parler de petite filles de 12 ans et demi avec qui ils "pourraient bien avoir envie de passer la nuit".

Enfin en décembre 2023, l’auteur du livre 99 Francs est placé en garde à vue à Pau après avoir été accusé de viol par une jeune femme lorsqu’elle avait 17 ans. Il a contesté les faits et l’enquête a été classée sans suite. Des histoires auxquelles s’ajoutent ses nombreuses critiques de l’influenceuse Léna Situations, qui lui a dédié son nouveau livre en guise de réponse

Pourquoi Novak Djokovic est surnommé Nole ?

Dans les stades, le même refrain revient à chaque match de Novak Djokovic : le public scande "Nole ! Nole !" comme un seul homme. Pour beaucoup de téléspectateurs, ce cri est devenu indissociable de ses exploits, sans que l’on sache toujours d’où vient ce petit nom ni ce qu’il signifie en serbe.

Le champion serbe a pourtant déjà un nom bien reconnaissable et un autre surnom, "Djoker", né du jeu de mots avec le Joker de Batman et de ses pitreries sur le court. Un portrait souligne qu’il est aussi très souvent appelé Nole, simple diminutif de Novak en serbe. Mais cette apparente évidence raconte bien plus que cela.

En Serbie, transformer les prénoms en versions plus intimes fait partie du quotidien. Pour Novak Djokovic, la langue a travaillé très simplement : la première syllabe "No" de Novak se combine avec le suffixe affectueux "-le" pour donner "Nole", forme typique utilisée dans les familles et entre amis. "Les surnoms nous connectent à nos racines autant qu’à ceux qui nous aiment", explique Jelena Pavic, linguiste serbe, citée par MopNantes.

Ce petit nom accompagne Novak Djokovic depuis ses premières années de tennis, bien avant les projecteurs des Grands Chelems. Ses proches l’auraient adopté dès l’enfance, puis le surnom l’a suivi sur les courts juniors. Quand il arrive sur le circuit professionnel, "Nole" n’est déjà plus un simple diminutif : c’est le prénom sous lequel on l’appelle naturellement.

Peu à peu, ce surnom a quitté le cercle familial pour se propager partout autour du champion. Les commentateurs de matchs l’utilisent volontiers, les articles de presse l’intègrent dans leurs titres, et les tribunes reprennent ce nom court et facile à crier. Nole est devenu une sorte de pont sonore entre le joueur et son public. Selon le contexte, Nole peut exprimer l’intimité familiale, la proximité médiatique ou l’élan collectif des supporters.

Le joueur lui-même a fini par en faire une partie de son identité publique. Son compte Instagram officiel reprend par exemple le pseudo "@djokernole", où se rencontrent ses deux surnoms principaux, comme le rappelle une fiche biographique. "Djoker" renvoie au showman, au joueur facétieux ; "Nole" garde, lui, cette couleur chaleureuse et familière héritée de la langue serbe.

Nole ne sert pas seulement à abréger son prénom, même si cette forme courte peut faciliter son usage hors de Serbie. Ce mot porte aussi une dimension collective, presque nationale. "À travers un surnom, c’est tout un peuple qui parle", observe Ana Ristic, historienne des traditions populaires. Pour beaucoup de Serbes, Nole condense la fierté de voir un enfant du pays rayonner partout.

Pour les fans du monde entier, ce surnom fonctionne comme une clé d’entrée vers une star parfois jugée distante : deux syllabes, "No-lé", qui sonnent comme un prénom d’ami plutôt que comme celui d’un géant du tennis. Entre affiches, hashtags et chants dans les stades, demander pourquoi Novak Djokovic est surnommé Nole revient donc surtout à raconter ce lien particulier entre un joueur, sa langue maternelle et ceux qui le suivent.

Liane Foly assume une vision décomplexée de l’âge

Liane Foly est une artiste incontournable de la scène française, reconnue pour sa voix sensuelle, son humour et sa présence scénique. Depuis ses débuts dans les années 1980, elle a su imposer un style unique, entre jazz, pop et variété, en enchaînant les succès et en se réinventant sans cesse.

Celle qui ne regrette pas ses années cougar a marqué les esprits avec des titres emblématiques comme Au fur et à mesure, Les parfums d'Italie ou encore Aimer vivre, qui ont contribué à faire d'elle une voix singulière du paysage musical. Mais Liane Foly, ce n’est pas seulement la chanson : elle a aussi brillé sur les planches.

En 2023, Liane Foly, qui a répondu cash aux rumeurs de chirurgie esthétique, célébrait ses 35 ans de carrière en retrouvant son public avec une impatience assumée. Après La Folle parenthèse et La Folle part en cure, la chanteuse bouclait sa trilogie théâtrale et musicale avec La Folle repart en thèse, un seul-en-scène mêlant comédie, humour et imitations, dans lequel elle retrace son parcours d’artiste et de femme.

Bien dans sa tête et dans sa vie, elle confiait que le climat social tendu et les inégalités hommes-femmes qui persistent la préoccupaient. Dans une interview exclusive pour Le Journal des Femmes, elle expliquait qu’elle avait fait de la devise latine carpe diem son credo, et qu’elle était prête à partager cette énergie sur scène à Paris, au Théâtre des Variétés, les 1er, 2, 3 et 4 juin.

Interrogée sur son nouveau spectacle, l'ex d'André Manoukian racontait combien la scène était sa maison et combien elle était reconnaissante envers son public : “Comblée, la scène est ma maison et c'est grâce au public aimant et fidèle que je fête mes 35 ans de carrière.” Elle évoquait la pandémie comme une étape douloureuse, mais soulignait que les retrouvailles étaient d’autant plus fortes : “Quand un rideau se lève, que la salle est en suspend, plus rien d'autre n'existe. C'est une parenthèse magique, un remède essentiel, un rêve éveillé.”

La chanteuse confiait aussi qu’elle ne regrettait rien de son parcours : “On aimerait changer des étapes de vie, des épreuves… Mais c'est une illusion car c'est ce chemin qui apprend et nous fait évoluer donc je ne changerai rien mais j'avance.” Elle assumait pleinement son âge et son énergie : “Je viens d'avoir 60 ans… Je suis cataloguée sexygénaire à présent donc mon grain de folie est plutôt mesuré et sage.” Et elle ajoutait avec lucidité : “C'est un avantage de vieillir”, avant de rappeler que le temps est précieux : “Il n'y a plus de temps à perdre car il est précieux.”

Amber Heard dans un film documentaire sur les femmes « réduites au silence » par des procès en diffamation

Depuis son affaire juridique avec Johnny Depp, Amber Heard a fui les projecteurs et s’est reconvertie dans le théâtre. On ne l’a pas vue à l’écran depuis Aquaman et le Royaume perdu (2023). Alors l’apparition de l’actrice dans un documentaire, Silenced, présenté en avant-première ce week-end au festival Sundance, est déjà un événement.

Quant au sujet du film, les femmes réduites au silence par des procès en diffamation après avoir porté plainte pour abus, il fait clairement référence - entre autres - au procès de l’ex-mari de l’actrice, Johnny Depp, contre The Sun en 2018 et contre elle pour diffamation. Le journal avait publié un article critiquant le casting de l’acteur dans la franchise Les Animaux fantastiques de Warner Bros, citant les accusations de violence domestique portées par Amber Heard dans une tribune. Johnny Depp a perdu son procès contre The Sun, tandis que l’acteur et son ex-épouse ont tous deux été condamnés et ont passé un accord en 2022.

« L’issue de ce procès dépendait de ma participation, et je dépendais de l’issue de ce procès […] Ce qui m’est arrivé est une version amplifiée de ce que vivent beaucoup de femmes », déclare la comédienne dans un extrait du film repéré par Variety.

Pourtant, l’actrice de 29 ans, qui a souffert de la haine des fans de Johnny Depp à son encontre lors de sa bataille juridique contre l’acteur, ne souhaite pas se mettre en avant. « Il ne s’agit pas de moi. J’ai perdu ma capacité à parler. Je ne suis pas ici pour raconter mon histoire. Je ne veux pas raconter mon histoire. En fait, je ne veux plus utiliser ma voix. C’est ça le problème », lance Amber Heard dans le documentaire, qui suit aussi d’autres personnes, dont une femme politique et une journaliste, ayant fait face à des poursuites en diffamation s’élevant à plusieurs millions de dollars.

« Je me souviens qu’à la fin du procès, l’idée de faire une déclaration à la presse m’est venue », se remémore la mère de famille, qui a accueilli trois enfants qu’elle élève seule. « Je me suis dit : "S’ils me jettent des objets, cela rendra mon propos encore plus évident". Je ne comprenais pas que cela pouvait empirer les choses pour moi en tant que femme, en utilisant ma voix. »

Aujourd’hui, cependant, la comédienne souhaite tout de même s’exprimer, pour que ses enfants ne connaissent pas le même sort. « Cela me donne de la force de voir d’autres personnes se battre. Des femmes assez courageuses pour dénoncer le déséquilibre des pouvoirs. En regardant le visage de ma fille qui grandit et commence lentement à entrer dans ce monde… je crois que les choses peuvent s’améliorer », conclut-elle.

Natasha Lyonne avoue avoir replongé dans ses addictions

Alors qu’il n’est pas toujours évident d’avouer qu’on a fait une rechute quand on se bat contre l’addiction, Natasha Lyonne, au contraire, a voulu jouer la transparence. Et c’est sur X que l’actrice de Poker Face a fait cet aveu avec un premier post sommaire : « J’ai rendu publique ma rechute, d’autres informations suivront ». Le lendemain, l’actrice a estimé, dans un nouveau message, que « la guérison est un processus qui dure toute la vie »

La star de la série Poupée russe s’est ensuite adressée à ceux qui traversent les mêmes épreuves qu’elle. « À tous ceux qui luttent, rappelez-vous que vous n’êtes pas seuls. Peu importe à quel point nous avons sombré, nous verrons comment notre expérience peut aider quelqu’un d’autre. Continuez, les enfants. N’abandonnez pas avant le miracle. Tapissez votre esprit d’amour. Le reste n’est que bruit et bobards. »

L’actrice de 46 ans a connu une série de démêlés avec la justice et des problèmes de santé au milieu des années 2000 dus à des problèmes de toxicomanie, qui ont notamment poussé son propriétaire et collègue de l’époque, l’acteur Michael Rapaport, à l’expulser. La comédienne d’American Pie a alors entamé en 2006 un traitement ordonné par le tribunal, et a pu revenir avec succès à la télévision avec Orange is the New Black et Poupée russe.

Aujourd’hui, c’est un autre projet qui lui tient la tête hors de l’eau. « Je vais le faire pour bébé Bambo », a-t-elle écrit dans son post, faisant référence à son prochain film sur la joueuse de hockey Sophie « Bambo » Braverman. « Merci pour l’amour et les conseils » conclut-elle. En tout cas, si la star cherchait du réconfort et de la force pour reprendre les armes, au vu des nombreux messages de soutien, sur ce point, c’est gagné.

Natalie Portman dénonce le manque de représentation féminine dans la catégorie meilleur réalisateur des Oscars

2026, l’année des femmes réalisatrices ? C’est pas gagné pour Natalie Portman, qui était de passage au festival du film de Sundance le 24 janvier pour assister à l’avant-première de The Gallerist. L’actrice a fait part à Variety de sa frustration face au manque de représentation féminine dans la catégorie du meilleur réalisateur aux Oscars. Celle qui assure que de nombreux films « parmi les meilleurs » qu’elle a vus cette année « ont été réalisés par des femmes », n’a pas retrouvé les noms des réalisatrices parmi les nominations à la prestigieuse cérémonie de l’Académie.

À ce titre, Sorry, Baby d’Eva Victor, Left-Handed Girl de Shih-Ching Tsou, Hedda de Nia DaCosta et Le Testament d’Ann Lee de Mona Fastvold auraient dû, selon l’actrice de 44 ans, être sélectionnés. « Ce sont des films extraordinaires que beaucoup de gens ont appréciés et aimés cette année, mais qui n’ont pas reçu les honneurs qu’ils méritent », a-t-elle estimé.

« On voit des barrières à tous les niveaux », a-t-elle ainsi déploré. « Même lorsque vous surmontez les obstacles liés au financement, ce qui est déjà difficile, il faut ensuite être sélectionné dans les festivals, ce qui est encore plus difficile. Chaque étape est plus difficile, puis vous êtes éliminé et c’est génial, mais ensuite, le film ne retient pas l’attention. Nous avons encore beaucoup de travail à faire », a-t-elle aussi fait remarquer, comme l’a repéré Page Six.

« Heureusement, nous travaillons ensemble avec beaucoup de joie et c’est un processus très spécial que de faire partie d’une communauté de femmes sur le plateau », a assuré celle qui partage l’affiche de The Gallerist, réalisé et coécrit par la réalisatrice Cathy Yan, avec Jenna Ortega, Catherine Zeta-Jones, Sterling K. Brown et Da’Vine Joy Randolph.

Chloé Zhao, qui a réalisé Hamnet, est en effet la seule femme en lice pour l’Oscar du meilleur réalisateur cette année, aux côtés de ses homologues masculins Josh Safdie pour Marty Supreme, Paul Thomas Anderson pour Une bataille après l’autre, Joachim Trier pour Sentimental Value et Ryan Coogler pour Sinners.