29 octobre 2025

Taylor Sheridan quitte la plateforme Paramount+

Quelques heures seulement après l’annonce choc de son futur départ de Paramount+, de nouvelles révélations reviennent sur la future arrivée de Taylor Sheridan dans le groupe NBCUniversal. Figure de proue de la plateforme de streaming grâce à ses séries Yellowstone, mais également d’autres succès tels que Landman, Tulsa King et Lioness : Opérations spéciales, le scénariste changera d’écurie à l’échéance de son contrat qui expire en 2028.

Deadline consacre aujourd’hui un long papier revenant sur les raisons ayant poussé Sheridan à quitter la plateforme qui a fait de lui le scénariste le plus en vogue à Hollywood. La récente fusion du studio avec la compagnie Skydance a entraîné une série de malentendus qui sont à l’origine de cette décision choc.

Taylor Sheridan qui entretenait d’excellentes relations avec l’ancienne direction de Paramount aurait rencontré des difficultés à échanger avec les nouvelles personnes en charge. Une première brouille a eu lieu lorsque sa série Lioness : Opération Spéciales a failli être annulée après 2 saisons, pour de simples raisons de budget.

Le scénariste n’aurait également pas apprécié que la plateforme développe une nouvelle série avec Nicole Kidman (qui apparaît dans Lioness) sans le prévenir. Des retours faits sur un scénario de film intitulé Capture the flag (qui lui a été renvoyé avec de nombreuses annotations) et le report d’une nouvelle série prévue pour l’an prochain (The Correspondent) n’ont rien arrangé dans leurs rapports.

Ne se sentant plus en odeur de sainteté auprès de la nouvelle direction de Paramount+, Taylor Sheridan s’est laissé séduire par Donna Langley, la présidente de NBCUniversal. Plusieurs discussions dans son ranch texan ont suffi à le convaincre de ne pas renouveler son contrat chez Paramount, et de rejoindre Universal et sa plateforme Peacock dès 2028.

Un autre argument qui a motivé son départ est l’argent qui lui a été proposé. Son nouveau contrat de cinq ans chez NBCUniversal pourrait lui rapporter pas moins d’un milliard de dollars, une somme sans précédent dans l’Histoire de la télévision. Pour cela, il lui faudra tenir l’engagement de créer et produire pas moins de 20 séries, à destination de Peacock et de la chaîne NBC.

Signalons également que Sheridan n’emportera pas avec lui ses séries du passé. Les droits de Yellowstone et de ses séries actuelles ou diffusées d’ici 2028 demeurent la propriété de Paramount+. La plateforme se réserve donc le droit de les exploiter comme bon lui semblera, mais également de prolonger la diffusion de ces programmes après le départ du scénariste.

Pas moins de quatre nouvelles séries Yellowstone verront bientôt le jour sur Paramount+ : The Madison, The Dutton Ranch, Y : Marshals et 1944. Auxquelles s’ajoutent la quatrième saison de Tulsa King et le lancement de son spin-off NOLA King et la saison 3 de Lioness : Opération Spéciales (qui a finalement été commandée), ou encore des potentiels renouvellements de Landman pour une saison 3 et Mayor of Kingstown pour une saison 5.

28 octobre 2025

Orelsan : cette demande bien précise qu’il a faite à son producteur concernant sa femme et son fils

Orelsan est papa depuis deux ans déjà, c’est enfin officiel ! Ses fans s’en doutaient depuis un moment, et le rappeur de 43 ans a confirmé la nouvelle lors d’une avant-première de son nouveau film Yoroï organisée le 4 octobre dernier à Bordeaux. Lors d’un échange avec le public, l’un des spectateurs lui a demandé s’il allait annoncer une future paternité, et l’artiste originaire de Normandie a alors répondu : "Ça aurait pu… sauf que j’ai déjà un enfant ! Il a deux ans, et on le voit à la fin du film, très brièvement." Eh oui, l’interprète de Paradis a gardé le secret depuis deux longues années ! "Peu de gens le savent, parce que je n’ai pas fait de post avec le bébé dans les bras à la naissance", a-t-il ensuite précisé dans cet échange capté et partagé sur TikTok.

Lors d’un entretien accordé au Figaro publié ce mardi 28 octobre 2025, Orelsan a révélé qu’il avait fait une requête bien précise à son producteur concernant sa femme et son fils. Alors qu’il s’apprête à partir le 15 janvier prochain sur les routes d’une gigantesque tournée en France qui passera par quinze festival d’été et qui se terminera avec dix dates d’affilée à l’Accor Arena en décembre, le copain de Skread demande désormais à rester plus longtemps dans chaque ville pour consacrer du temps à sa compagne Ahélya et leur petit garçon. Un souhait qui a été bien entendu respecté.

"C’est quelque chose que j’ai fait naturellement. Je ne l’ai pas vraiment caché. Je ne m’empêche pas de me promener avec la poussette", a-t-il expliqué dans l’émission 20h30 Le Dimanche le 19 octobre dernier quand Laurent Delahousse a souligné la discrétion de l’artiste concernant son rôle de père. Il a poursuivi : "Je pense que c’est juste le fait de ne pas avoir fait de la publicité, ça fait que les gens ne sont pas au courant." Fidèle à sa pudeur, Orelsan semble avoir trouvé un bel équilibre dans sa vie privée.

Philippe Etchebest fait une apparition dans Call of Duty: Black Ops 7

Doublement étoilé au guide Michelin en 2025, Philippe Etchebest est considéré comme l’un des meilleurs chefs cuisiniers en France. Propriétaire de plusieurs tables implantées dans la ville de Bordeaux qui font le bonheur des habitants de l’Hexagone et des touristes de passage, le juré de Top Chef s’est récemment lancé dans une nouvelle aventure. Le compagnon de Dominique a posé ses valises en plein cœur du 11e arrondissement de Paris pour sa nouvelle expérience culinaire Signature par Philippe Etchebest. Le restaurant éphémère restera ouvert jusqu’au 30 octobre 2025 inclus.

Et ce samedi 25 octobre 2025, le papa d'Oscar-Louis a fait ses premiers pas dans un domaine où personne ne l’aurait attendu. Alors que le trailer de Call of Duty Black Ops 7 a été dévoilé, les fans ont pu y reconnaître le chef bordelais ! On peut le voir contemplant Paris depuis un toit lorsqu’il entend le téléphone de sa voiture sonner. "Écoute moi, l’entrainement est terminé. Il est enfin temps pour toi de remplacer le Replacer", lui annonce un militaire quand il décroche. La star de Cauchemar en cuisine lui répond alors "Vous pouvez compter sur moi". Tel un agent des plus redoutables, Philippe Etchebest attache sa ceinture et met le contact de sa Mustang noire. Il quitte ensuite le parking parisien dont la barrière a quelques difficultés pour se relever avant que l’employé de l’établissement ne lui souhaite une bonne mission.

Suite à la publication de la vidéo, les réactions des internautes ne se sont pas faites attendre. D’un côté, les sceptiques ont commenté : "Il manque Pascal le grand frère et Super Nanny pour sauver la licence", "C’est quoi la prochaine étape ? Zazie sur Warzone ?", "On touche le fond" ou encore "C’est déjà la 1er avril ? Ah non… Bah c’est de pire en pire… Par pitié arrêtez tout". Et de l’autre, des internaute ont réagi plus positivement : "Ça va tabasser à coups de poêle", "Quel boss ce Philippe Etchebest" ou encore "En vrai c’est drôle". En colère ou amusé, internet ne manque jamais d’humour.

Le batteur de jazz américain Jack DeJohnette nous a quittés à l'âge de 83 ans.

Ce lundi 27 octobre 2025, le batteur de jazz américain Jack DeJohnette nous a quittés à l'âge de 83 ans. Sa mort est due à une insuffisance cardiaque congestive, a rapporté son assistante, Joan Clancy, à Associated Press (AP). "Il s’est éteint paisiblement à l’hôpital de Kingston, dans l’État de New York, entouré de sa femme, de sa famille et de ses amis proches", a-t-il été précisé sur ses réseaux sociaux. L’annonce a profondément ému le monde du jazz, tant Jack DeJohnette laisse derrière lui une empreinte considérable sur plus de six décennies de création musicale. Il était considéré comme un véritable "virtuose de la batterie", rapportent nos confrères du Monde. 

Né le 9 août 1942 à Chicago, il fut d’abord formé au piano classique dès l’âge de quatre ans avant de découvrir la batterie à l’adolescence. Attiré par le rock et le blues, il développe très tôt un jeu singulier, à la fois énergique et nuancé. Sa carrière décolle lorsqu’il remplace le batteur Elvin Jones le temps de quelques morceaux auprès du saxophoniste John Coltrane, avant d’intégrer le quartet du saxophoniste Charles Lloyd, avec lequel il parcourt le monde pendant quatre ans.

Installé à New York à la fin des années 1960, Jack DeJohnette attire l’attention de Miles Davis, qui lui propose de rejoindre son groupe. Ensemble, ils enregistrent notamment le légendaire Bitches Brew (1970), album fondateur du jazz fusion. Lauréat de deux Grammy Awards, le musicien collabore ensuite avec les plus grands noms du jazz moderne : Thelonious Monk, Bill Evans, Stan Getz, Herbie Hancock ou encore Betty Carter. Son style mêle virtuosité technique et liberté d’improvisation, faisant de lui une figure incontournable du genre.

Dans les années 1980, il fonde le Standards Trio aux côtés de Keith Jarrett et Gary Peacock, un trio mythique avec lequel il se produira pendant plus de vingt-cinq ans. Fidèle au label ECM, il enregistre de nombreux albums salués pour leur élégance et leur profondeur musicale ( dont six en solo). Le magazine Rolling Stone l’avait d’ailleurs classé parmi les cent meilleurs batteurs de tous les temps, soulignant son "talent inné pour composer des mélodies mémorables". Jusqu’à la fin de sa vie, Jack DeJohnette n’avait jamais cessé de jouer, d’expérimenter et d’inspirer les générations de musiciens qui lui ont succédé.

Frédéric François, ces folles déclarations d’amour qu’il reçoit sur scène

Frédéric François est en pleine forme et compte toujours autant de fans, en plus de nombreuses groupies prêtent à tout pour passer un moment privilégié avec lui. En effet, ce mardi 28 octobre 2025, le chanteur a révélé qu’au cours de sa carrière, il avait reçu de folles demandes et déclarations d’amour lors de ses concerts. 

Des déclarations auxquelles le chanteur âgé de 75 ans pourrait de nouveau avoir droit. À l’occasion de ses 56 ans de carrière, il va en effet donner un 19e concert à l’Olympia le 16 novembre prochain. L’occasion pour lui, également, de présenter son nouvel album Tout s’oublie un jour. 

Un événement sur lequel a souhaité revenir Frédéric François lors de son passage dans le Buzz TV du Figaro, en plus de revenir sur ses récents problèmes de santé comme le révélaient nos confrères de Sud Info il y a un mois.

"Je suis un peu comme mon ami Michel Drucker . Il me faudrait un hôpital là, au fond du jardin. Au moindre petit bobo, je vais chez mon médecin", a-t-il confié à ce sujet, en profitant pour avouer son hypocondrie. En ce qui concerne son état de santé à proprement parler, Frédéric François s’est montré rassurant.

Il a avoué avoir dû se rendre à l’hôpital mais pour un simple "check-up". Néanmoins, concernant l’opération de l’intestin évoquée par média belge, celle-ci a bel et bien eu lieu mais remonte à "plus longtemps que cela".

Frédéric François paraît donc en pleine forme pour s’attaquer à son 19e Olympia et ses fans n’attendant que ça. Certains n’hésitent pas à parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour assister à ses shows. Parmi les fans présents, le chanteur âgé de 75 ans compte de nombreuses groupies parfois prêtent à tout pour attirer son attention.  

"Est-ce que ça arrive, Frédéric François, de refuser les avances comme ça d'une personnalité du showbiz ?", lui a demandé à Sarah Lecœuvre avant que le principal intéressé ne révèle : "Je ne pense pas qu’on m’ait déjà fait d’avances à proprement parler, à part des strings qui arrivent sur scène avec des numéros de téléphone... J’ai un public très féminin donc je reçois des lettres d’amour extraordinaires. C’est bien, je fais partie de leur vie, mais ce n’est pas pour ça que je passe ce cap dangereux".

Une situation qui n’impacte néanmoins pas son couple. En effet, l’artiste a assuré que sa femme Monique ne se montrait pas jalouse, même lorsque son compagnon reçoit de la lingerie sur scène avec des numéros de téléphone. 

Netflix dévoile le visage de Jacob Elordi en créature de Frankenstein

Après des mois de teasing, la promo du Frankenstein de Guillermo del Toro a finalement levé le voile sur la créature du film, incarnée par Jacob Elordi. Et les internautes, découvrant son visage, sont plutôt unanimes, il est carrément beau-gosse. Mais ce n’est pas vraiment une surprise… 

En septembre, le cinéaste mexicain avait prévenu Entertainement Weekly que sa version du monstre n’aurait rien de terrifiant. Bien au contraire, Del Toro le décrivait comme "incroyablement beau, d’une manière indescriptible". "Je ne voulais pas qu’on ait l’impression de voir la victime d’un accident" que Victor Frankenstein (Oscar Isaac) aurait assemblé au hasard. 

"Victor est autant un artiste qu’un chirurgien, il a rêvé de cette créature toute sa vie, donc il va la réussir. On dirait une créature de marbre qui vent de naitre. Les cicatrices sont magnifiques et presque aérodynamiques", détaillait encore le réalisateur.  

Notre vision de la créature de Frankenstein est façonnée par le film de 1931, où il portait les traits du visage anguleux de Boris Karloff, maquillé par Jack Pierce. Del Toro lui rend les cheveux longs et noir décrits dans le roman de Mary Shelley. Et en laissant transparaitre la beauté de Jacob Elordi, un pur it-boy que les marques de luxe s’arrachent, il choisit de montrer la nature du personnage qui, derrière son apparence hideuse, est sensible et intelligent.

Le Frankenstein de Del Toro bénéficie d’une sortie en salle aux Etats-Unis, depuis le 17 octobre. En France, il faudra attendre le 7 novembre et son arrivée en streaming sur Netflix pour le découvrir. 

Paranormal Activity est de retour : la bande-annonce du jeu vidéo

Le found footage reprend vie.

DarkStone Digital, le studio derrière le jeu d’horreur culte The Mortuary Assistant, s’associe à DreadXP pour ressusciter la franchise Paranormal Activity sous une nouvelle forme : un jeu vidéo intitulé Paranormal Activity: Threshold. 

Le pitch ? Les joueurs incarnent Daniel et Jessica Stewart, un jeune couple qui rénove sa première maison. Mais, en documentant leurs travaux, ils découvrent que leur nid douillet cache bien plus que de vieilles cloisons : symboles étranges, objets dissimulés dans les murs… et surtout une présence qu’ils ne sont pas prêts à affronter.

Comme dans les films, tout se joue à travers une caméra. Le jeu, en vue subjective, plonge le joueur dans une enquête paranormale à base de vidéos, d’enregistrements et de rituels démoniaques. Selon les développeurs, Paranormal Activity: Threshold proposera plusieurs lignes temporelles, des interactions avec les entités, des rituels sataniques, et plusieurs fins possibles. Autrement dit : l’expérience immersive ultime pour les amateurs de jumpscares et de hantises domestiques.

Aucune date de sortie n’a encore été annoncée, mais plus d’infos sont attendues en 2026, notamment sur les plateformes concernées.

Pour rappel, la franchise Paranormal Activity compte sept films, cumulant près de 900 millions de dollars de recettes pour un budget total d’à peine 30 millions – un record de rentabilité. Mais la saga s’était éteinte doucement après le flop de Paranormal Activity: Next of Kin, sorti uniquement sur Paramount+ en pleine période Covid.

A House of Dynamite sur Netflix : le thriller de Kathryn Bigelow est-il réaliste ? Voici la réponse du Pentagone

C'est Bloomberg qui a mis la main dessus : une note interne tout ce qu’il y a de plus officielle du Pentagone pour répondre aux discussions de ses employés à la machine à café (véridique). Non, le film A House Of Dynamite réalisé par Kathryn Bigelow ne proposerait pas un scénario vraisemblable, et non il n’y aurait aucune raison de s’inquiéter…

Mais alors, est-ce que le film Netflix raconte vraiment n’importe quoi ? Ou bien le Pentagone essaye-t-il de dissimuler ses propres insuffisances ?

A House of Dynamite détaille la réaction de l’appareil d'État étasunien face au tir d'un missile nucléaire en direction de Chicago. Dans l’une des scènes, le secrétaire à la Défense s'indigne que le système de protection antimissile, qui a coûté 50 milliards de dollars, n'ait que 50 % de chances de détruire sa cible : “Vous êtes en train de me dire qu’on joue à pile ou face ?!”

Si la note interne du Pentagone admet que des exagérations sont compréhensibles pour créer de la dramaturgie, elle affirme cependant que les tests actuels révèlent une issue “très différente” de celle qui est dépeinte dans le film. En effet, dans une note de l’Agence de défense antimissile datée du 16 octobre, les tests effectués permettent d’affirmer que la technologie actuelle "affiche un taux de précision de 100 % lors des tests depuis plus d’une décennie".

Que répond l’équipe du film à ce procès en invraisemblance ? Dans l'émission CBS Sunday Morning du 12 octobre, Bigelow a déclaré que l'équipe de tournage n'avait pas collaboré avec l'armée par souci d'indépendance, mais avec “plusieurs conseillers techniques qui avaient travaillé au Pentagone”.

Noah Oppenheim, le scénariste du film a, quant à lui, déclaré sur MSNBC être “respectueusement en désaccord” avec la note du Pentagone. Il précise : “j'ai discuté avec de nombreux experts qui ont tous témoigné publiquement [...] Nous leur avons posé une multitude de questions. [...] Ce que nous montrons dans le film est exact.”

Face à ce débat insoluble où chacun se renvoie la balle, la meilleure conclusion est encore celle de Kathryn Bigelow, qui espère que son film lancera “certainement une conversation” sur les menaces nucléaires. 

Pourquoi Charles Bronson a-t-il été obligé de changer de nom au milieu de sa carrière ?

Il est connu que Charles Bronson était un pseudonyme cachant Charles Buchinsky, né d'un père lituanien et d'une mère américaine, et que l'acteur a décidé de changer de nom alors que sa carrière était déjà bien lancée. Et il a pris cette décision pour une bonne raison.

Invité sur le plateau de Stuart Rosenthal pour la promotion de Chasse à mort en 1981, Bronson était revenu sur ce changement radical alors qu'il avait déjà tourné 5 ans sous son vrai nom :

"La raison pour laquelle j'ai changé de nom, c'est que j'y ai été incité par deux personnes : mon ex-femme et mon agent. Pendant cette époque, McCarthy était très populaire. Il était très populaire et chassait les communistes. Le représentant de la Russie aux Etats-Unis était Vychinski, et mon nom était Buchinsky, et ça se ressemblait vraiment beaucoup."

Andreï Vychinski était le procureur général des procès de Moscou organisés par Joseph Staline durant les années 1930, et aux Etats-Unis la politique menée par McCarthy avait conduit à la formation de la House of Un American Activities Committee, qui était chargé de traquer les sympathies communistes aux USA. En 1947, ce comité avait organisé 9 auditions visant les employés de Hollywood. Bronson poursuit :

"Hollywood avait peur et ils n'engageaient pas quelqu'un qui avait pour nom Buchinsky, si vous voyez ce que je veux dire. Ils avaient peur d'être peut-être visés, placés sous le radar du McCarthysme. Donc je me suis dit : 'On s'en fout, je change mon nom'."

Ce changement de nom est survenu en cours d'année 1954, raison pour laquelle cette année-là, l'acteur est encore crédité comme Charles Buchinsky dans le western Vera Cruz de Robert Aldrich, puis apparaît pour la première fois en Charles Bronson dans un autre western, L'Aigle solitaire de Delmer Daves. Devenu une star sous ce pseudonyme, il n'en a plus jamais changé.

Le comité des activité anti-américaine conduira à l'établissement de la "Liste noire", liste des employés de Hollywood suspectés de sympathies communistes, menant à la fin de la carrière de certains ou à l'emploi de de pseudonymes par ces acteurs, auteurs et réalisateurs, afin de continuer à travailler discrètement.

La série Ça - Bienvenue à Derry a dérangé ses propres acteurs

"Vous verrez des choses parfaitement dégoûtantes.” C’est ce qu’a sobrement déclaré l’acteur Chris Chalk au micro de nos confrères de Variety, présents à l’avant-première américaine de la série. Et maintenant qu’on a vu le 1er épisode de Ça : Bienvenue à Derry on comprend mieux cet avertissement !

Créée par le duo Andy Muschietti (à la réalisation) et Barbara Muschietti (à la production), déjà à l’origine des films Ça et Ça : Chapitre 2, la nouvelle série inspirée de l’univers de Stephen King s’annonce d’ores et déjà comme le phénomène horrifique immanquable de cette fin d’année. Une proposition tellement radicale, surtout pour le petit écran, que les créateurs eux-mêmes ont pensé que la chaîne ne les laisserait pas aller au bout de leur vision.

Durant cette avant-première, la productrice Barbara Muschetti a raconté au micro de Variety qu’elle était persuadée que HBO allait finir par leur demander des comptes sur la violence de la série : “ Pendant le tournage, je me disais sans cesse : "Je vais recevoir un appel" [...] Mais nous avons continué à présenter les épisodes, et ils ont continué à les adorer. Nous avons eu beaucoup de chance d'avoir le soutien du studio.”

Mais la brutalité de la série n’a pas fait douter que sa productrice. Le co-scénariste Jason Fuchs s’est lui aussi fendu, sourire aux lèvres, d’une anecdote croustillante. Pendant l’écriture, il a purement et simplement caché à sa famille le contenu réel des scènes. Et lorsqu’ils ont découvert les épisodes : “Ils m’ont demandé : "C'est ça que tu avais en tête ?! C'est ce qui se passait quand tu martelais sur ton clavier d’ordinateur ?!"

Pire, la productrice Barbara Muschietti a carrément conseillé à l’une des actrices, Taylour Paige, de prendre son temps avant de regarder les épisodes. Pourquoi ? Et bien parce qu’elle venait récemment d’accoucher d’un petit bout’chou, et qu’une certaine scène de l’épisode 1 aurait pu être… difficile ? Celles et ceux qui ont déjà découvert la série voient tout à fait de quoi on parle.

Elle raconte : “[Barbara m’a dit] : "Tu viens d'avoir un bébé, ma chérie. Attend un peu avant de la regarder, parce que les premiers épisodes…" [...] Mais vous savez quoi ? Si on fait quelque chose, on y va à fond. [...] Et j'ai eu… un accouchement sans médicament, donc j'étais [vraiment dans la scène]. Donc oui, ça m'a un peu plus marquée… C'était bien qu'elle m'ait prévenue, parce que j'avais la nausée.”