12 septembre 2025

Highlander : Henry Cavill s'est blessé, la production du film est reportée

Ça démarre mal pour Henry Cavill… Censé devenir le dernier des Immortels encore en vie à la fin de Highlander, l’acteur s'est blessé lors d’un entraînement en pré-production. Le début des prises de vues du reboot du film de 1986 — annoncé pour ce mois-ci en Écosse — est donc reporté à début 2026 selon Variety.

Ce n’est pas la première fois que l’acteur se blesse puisqu'il s'était fait une déchirure à la jambe lors du tournage de la saison 2 de la série fantastique The Witcher.

On ignore encore à ce jour la nature, comme la gravité de la blessure d’Henry Cavill.

Le réalisateur Chad Stahelski avait promis des scènes de combat spectaculaires pour cette nouvelle version du film culte de Russell Mulcahy. L'interprète de Connor McLeod doit donc être totalement rétabli avant de pouvoir entamer le tournage, ce qui explique le décalage de plusieurs mois.

Reste une incertitude majeure : la disponibilité du reste du casting. Les reports de tournage entraînent souvent des conflits d’agenda, obligeant certains comédiens à abandonner un projet malgré leur engagement initial.

Pour mémoire, Russell Crowe, Karen Gillan, Djimon Hounsou, Dave Bautista, Marisa Abela et Max Zhang sont également annoncés au casting d'Highlander.

En projet depuis plus de 10 ans, le long métrage est écrit par Michael Finch, et devrait s'éloigner quelque peu du film original de 1986 en construisant un monde plus complexe et plus profond. Selon The Hollywood Reporter, le film de Chad Stahelski sera peuplé de beaucoup plus d'immortels venus de différentes régions du monde.

Porté par Christopher Lambert, Sean Connery, Roxanne Hart et Clancy Brown, le long métrage original de Russell Mulcahy suivait les aventures de Connor MacLeod (Lambert), un immortel qui traverse les âges depuis son Écosse de 1536, multipliant les rencontres, les expériences et les combats…

Car depuis plus de 400 ans, MacLeod affronte dans des luttes sans merci d'autres immortels pour remporter le Prix. Le seul moyen de les tuer est de leur trancher la tête, et c'est ce qu'il s'évertue à faire depuis des siècles, tout comme son ennemi juré : le Kurgan, un guerrier sadique ayant tué la majorité des immortels. C'est dans le New York de 1986 que MacLeod prépare le combat ultime qui fera de lui le dernier des immortels. Il ne peut en rester qu’un.

Devenu culte, le long métrage a ensuite eu plusieurs suites et un spin-off sous la forme d’une série de six saisons, qui racontait les aventures de Duncan (Adrian Paul), le cousin de Connor MacLeod, également immortel.

Christy : bande-annonce avec Sydney Sweeney

À l’affiche dès le 24 décembre prochain dans l’adaptation cinématographique du roman de Freida McFadden La Femme de ménage, Sydney Sweeney se métamorphose pour Christy, biopic consacré à la boxeuse Christy Martin, surnommée la « Rocky au féminin ».

Mis en scène par David Michôd (Animal Kingdom, War Machine), le long métrage a été présenté en avant-première mondiale au Festival international du film de Toronto 2025, où il a été ovationné en présence de l’équipe et de la véritable Christy Martin.

La bande-annonce, tout juste dévoilée, révèle une Sydney Sweeney méconnaissable.

Pour incarner la championne, l’actrice s’est entraînée trois fois par jour (musculation, kickboxing, cardio), a pris près de 14 kilos et accepté que chaque scène de combat comporte de véritables coups portés, afin de renforcer le réalisme.

« J’ai vraiment adoré. J’ai sincèrement ressenti le pouvoir de Christy pendant ma transformation. Son histoire mérite d’être racontée », confie-t-elle à The Independent.

Le scénario, signé Mirrah Foulkes et David Michôd, retrace non seulement la carrière sportive de Christy Martin, mais aussi sa vie personnelle et ses zones d’ombre : sa relation complexe avec ses parents, son mariage toxique avec son entraîneur incarné par - Ben Foster -qui a tenté de l’assassiner en 2010, ainsi que la difficulté d’assumer son homosexualité dans un milieu hostile.

Pionnière de la boxe féminine, Christy Martin fut la première femme à acquérir une notoriété mondiale sur le ring grâce à ses combats spectaculaires et à sa force de caractère. Elle a cumulé 49 victoires (dont 31 par KO), 7 défaites et 3 nuls, devenant championne du monde WBC des super-welters.

Les premiers retours du film saluent la performance habitée de Sydney Sweeney, décrite comme son principal atout. Christy sortira dans les salles américaines le 7 novembre 2025. Aucune date de sortie n’a encore été annoncée en France.

Netflix : les nouveautés du 12 au 18 septembre

L’incontournable de la semaine

Black Rabbit (18 septembre) : Se déroulant dans le monde de la nuit trépidant de New York, "Black Rabbit" suit deux frères poussés à bout par leurs devoirs familiaux et leurs ambitions. Jake Friedken (Jude Law) est le charismatique propriétaire du Black Rabbit, un restaurant et salon VIP sur le point de devenir le plus tendance de New York.

Mais quand son frère, Vince (Jason Bateman), réintègre l'entreprise du jour au lendemain, les ennuis commencent… et bientôt, anciens traumatismes et nouveaux dangers font surface et menacent de détruire tout ce qu'ils ont bâti.

Black Rabbit est une aventure palpitante et une étude de caractère passionnante qui montrent comment le lien indestructible entre deux frères peut anéantir leur monde et tout ce qui gravite autour.

Le vendredi 12 septembre

Toi et tout le reste : La chronique des rencontres de deux amies qui ne cessent de se perdre de vue et entretiennent une relation d'amour-haine compliquée depuis toujours. Intimement liés, leurs chemins se croisent à diverses étapes de leur vie.

Paris perdu : Une jeune femme (Miranda Cosgrove) s'inscrit à une émission de rencontres en pensant qu'elle se déroule à Paris, en France, et découvre qu'en réalité elle a lieu dans une petite ville texane du même nom ! Elle tente alors de se faire éliminer quand des sentiments naissants pour le célibataire du programme (Pierson Fodé) compliquent les choses.

Les Malédictions : Dans le nord de l’Argentine, la fille d’un gouverneur est enlevée par son homme de confiance au moment où se joue le vote d’une loi cruciale sur l’exploitation du lithium. À mesure que les motivations du ravisseur se dévoilent, un complot secret, amorcé 13 ans plus tôt, est mis au jour et remet en cause l’identité de la jeune fille. Une négociation contre la montre révèle alors la véritable nature du pouvoir, les limites de l’amour et les malédictions des liens du sang.

Le mardi 16 septembre

Rebel Royals : Ce documentaire offre un regard intime sur l'histoire d'amour controversée entre Märtha Louise, fille aînée de la famille royale de Norvège, et Durek Verrett, gourou spirituel autoproclamé d'Hollywood. Le film suit le couple alors qu'il prépare son mariage, cherche un accompagnement spirituel et traverse une tempête médiatique.

Le mercredi 17 septembre

Matchroom - les maîtres du spectacle : Dans cette série documentaire, suivez le duo père-fils Barry et Eddie Hearn dans leur quête pour faire passer leur société de promotion sportive au niveau supérieur.

1670 saison 2 : Lorsqu'un décès soudain rebat les cartes du pouvoir, Jean-Paul et sa famille malavisée sèment le chaos pour prouver qu'ils sont du bois dont on fait les seigneurs.

Supercondriaque (catalogue) : Comédie française sortie en 2014 avec Dany Boon, Alice Pol, et Kad Merad.

Le jeudi 18 septembre

Same Day with Someone : Le destin joue un tour à une jeune femme qui a tout pour elle, et détruit sa vie parfaite, la forçant à revivre encore et encore le même jour désastreux jusqu'à ce qu'elle trouve le moyen de briser le cycle.

Platonic : Tenu par une mère et ses deux filles, un joli petit hôtel bien placé d'Alaçatı attire de plus en plus les investisseurs. Un homme d'affaires séduisant est déterminé à l'acheter – mais la mère refuse catégoriquement de vendre. Il décide alors de s'y installer sous un faux nom et, dès son arrivée, il séduit les deux filles…

The Ba***ds of Bollywood : Dans ce drame de haut vol, un outsider ambitieux et ses amis se retrouvent plongés dans le monde chaotique, extravagant et incertain de Bollywood.

BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan (catalogue) : Au début des années 70, au plus fort de la lutte pour les droits civiques, plusieurs émeutes raciales éclatent dans les grandes villes des États-Unis. Ron Stallworth devient le premier officier Noir américain du Colorado Springs Police Department… Film de Spike Lee.

C’est déjà disponible

Mercredi : La partie 2 de la saison 2 est enfin disponible et elle monte le niveau d’un cran !

Il était la voix française mythique de Sean Penn : l'acteur Emmanuel Karsen nous a quittés à l'âge de 62 ans

Le comédien Emmanuel Karsen, voix française emblématique de Sean Penn depuis 30 ans, est décédé le 11 septembre à l'âge de 62 ans. C'est son oncle, l'acteur Jean-François Vlérick, qui a annoncé la triste nouvelle sur son compte Facebook.

Il nous quitte seulement un mois après le décès d'une autre grande voix du doublage, Dominique Collignon-Maurin, qui était aussi un oncle d'Emmanuel Karsen. L'artiste, passionné par son métier, était aussi la VF de Norman Reedus dans la série culte The Walking Dead et sur les 3 saisons du spin-off Daryl Dixon.

Né au sein d'une famille d'artiste, Emmanuel Karsen est le fils de l'acteur Jean-Pierre Bourdeaux, dit Jean-Pierre Maurin, demi-frère de Patrick Dewaere (qui était donc le tonton d'Emmanuel). Très jeune, le comédien s'initie au théâtre et obtient des rôles à la télévision et au cinéma. C'est toutefois dans le domaine du doublage qu'il va fortement s'illustrer.

En 1995, il est choisi pour prêter sa voix inimitable à Sean Penn dans le film La Dernière marche. Il ne quittera plus l'acteur américain jusqu'en 2024 et la sortie en salles de Daddio. VF culte de Ryuk dans Death Note, il avait aussi doublé Kizaru dans l'anime One Piece. Il prêtait aussi régulièrement son timbre à John Leguizamo depuis Roméo+Juliette. A noter qu'il avait doublé Brad Pitt une fois, dans L'Armée des 12 singes de Terry Gilliam.

En 2010, Emmanuel Karsen devient la voix française de Norman Reedus, alias Daryl Dixon, dans la série de zombies The Walking Dead. Il continuera de lui prêter son timbre jusqu'en 2025 et la 3ème saison du spin-off Daryl Dixon. Le directeur artistique de la VF, Benoît Dupac, lui a rendu un vibrant hommage sur ses réseaux sociaux.

"Je suis sous le choc ! Je n’arrive pas à y croire. On venait de terminer notre troisième saison de Daryl Dixon, je sais comment tu aimais cet acteur, Norman Reedus, et comment tu incarnais ce rôle. Tu attaquais chaque journée de doublage de manière animale, tu cherchais le râle, comme une bête blessée, traquée, toujours en survie", a indiqué le directeur artistique.

"Je te disais souvent qu’il n’y avait personne d’autre qui pouvait doubler cet acteur comme tu le faisais. Cela faisait déjà 15 ans que nous avions commencé l’aventure des Walking Dead, je ne t’avais pas donné ce rôle par hasard, je savais que tu le sublimerais", a souligné Benoît Dupac.

Artiste engagé, ardent défenseur du métier de comédien et musicien accompli, Emmanuel Karsen adorait aussi échanger avec les fans, n'hésitant pas à parcourir les conventions pour aller à leur rencontre. Il nous a quittés le 11 septembre 2025 à l'âge de 62 ans.

11 septembre 2025

Bad Bunny révèle pourquoi il ne passera pas par les États-Unis pour sa tournée

Bad Bunny s’inquiète pour sa communauté. Le rappeur, de son vrai nom Benito Antonio Martínez Ocasio, est originaire de Porto Rico, un territoire non incorporé des États-Unis. Et pour les concerts outre-Atlantique de sa tournée, l’artiste de 31 ans a choisi de rester sur son île natale, sans se rendre sur le continent. Un choix que le chanteur de DTMF a en partie justifié par son inquiétude à l’égard de ses fans hispaniques face aux raids de la police migratoire ordonnés par l’administration de Donald Trump pour saisir et renvoyer rapidement les migrants en situation irrégulière.

Le rappeur aurait lui-même constaté ce phénomène en juin dernier, partageant dans ses Stories Instagram des images d’officiers stationnant près de SUVs à San Juan, Porto Rico, qu’il a associés à la police fédérale américaine de l’immigration (ICE), comme l’a rapporté The Independent. Lorsque le magazine i-D lui a demandé récemment si son absence des États-Unis était liée à ces raids, Bad Bunny a confié qu’ils faisaient partie des « nombreuses raisons » derrière sa décision. « Aucune d’elles n’est motivée par la haine », a-t-il toutefois précisé.

« Je me suis produit là-bas à de nombreuses reprises. Tous les concerts étaient réussis et ils étaient tous formidables. J’ai adoré me connecter aux Latinos qui vivent aux États-Unis », a-t-il affirmé, rappelant que ses fans américains pouvaient aussi se rendre sur son île pour assister à ses shows. Mais le chanteur craint le risque d’attirer plus facilement la police sur le continent. « Il y a ce problème avec cette putain d’ICE qui pourrait se trouver à l’extérieur (de ses concerts). C’est quelque chose dont nous avons parlé et qui nous a beaucoup préoccupés », a-t-il admis.

Plusieurs stars ont critiqué les raids de la police migratoire, particulièrement en Californie où ils ont donné lieu à des manifestations et émeutes. Kim Kardashian, originaire de Los Angeles, a été parmi les premières célébrités à s’y opposer, déplorant sur Instagram l’aspect « inhumain » de ces raids sur des personnes « innocentes et travailleuses » faisant partie « des murs de cette ville », qui abrite une grande communauté hispanique. L’actrice Eva Longoria a fait écho aux paroles de la star de téléréalité, admettant sur TikTok que les images des raids étaient « difficiles à voir », tandis que la chanteuse et comédienne Selena Gomez a fondu en larmes sur Instagram face aux « attaques » subies par son « peuple ».

La justice refuse pour la 14e fois la liberté conditionnelle à l’assassin de John Lennon

C'est encore non pour l’administration pénitentiaire de New York. Mark David Chapman purge une peine à perpétuité, dont vingt ans incompressibles, à la Green Haven Correctional Facility, pour le meurtre de John Lennon. L’homme, âgé aujourd’hui de 70 ans, peut demander sa liberté sous caution depuis l’an 2000, ce qu’il fait et qui vient de lui être refusé pour la quatorzième fois.

Le 8 décembre 1980, il avait attendu John Lennon au bas de son immeuble, le Dakota, à New York dans le quartier de Central Park. L’ancien Beatles était sorti de chez lui, au bras de sa femme, Yoko Ono, pour se rendre à un studio d’enregistrement, et avait signé un autographe sur son album Double Fantasy à celui qui n’était pas encore son meurtrier avant d’arriver à leur limousine. A leur retour, peu avant 23h00, Mark David Chapman l’a abattu de quatre balles dans le dos, sous les yeux de son épouse.

John Lennon a été déclaré mort dix minutes après, lors de son arrivée au Roosevelt Hospital. Il avait 40 ans.

Mark David Chapman, qui avait alors 25 ans, ne s’est pas enfui. Il a attendu l’arrivée de la police en lisant le livre qu’il avait avec lui, L’Attrape-cœurs de J. D. Salinger. A son procès, il a plaidé coupable et, avant que ne soit prononcée sa condamnation, il a cité un passage de L’Attrape-cœurs.

Depuis, l’homme s’est expliqué sur son geste funeste au fil de ses demandes de libération. Dans le compte-rendu de sa douzième demande, publiée en 2022 par le Department of Corrections and Community Supervision, on peut lire que son geste a été motivé par l’envie de devenir célèbre, en ayant pleinement conscience que c’était « mal » et « diabolique ».

« Je savais que c’était mal, mais je voulais tellement être célèbre que j’étais prêt à tout donner et à prendre une vie humaine. Je ne vais pas jeter la faute sur quelqu’un d’autre ou en vouloir à quelqu’un d’être ici », a-t-il déclaré. « Ce mal était dans mon cœur. Je voulais être quelqu’un et rien n’allait arrêter ça. »

Deux ans plus tôt, Mark David Chapman avait présenté ses excuses à Yoko Ono pour « la douleur » qu’il lui avait causée. « J’y pense tout le temps », avait-il ajouté, après avoir expliqué qu’il avait tué John Lennon « parce qu’il était très très très célèbre » et que lui était « très très très en quête de gloire personnelle, très égoïste ».

Le détail de sa dernière audience, qui s’est déroulée le 27 août, n’a pas encore été rendu public. Lors d’une demande de libération conditionnelle, une commission se réunit et les proches de la victime ont aussi leur mot à dire. Yoko Ono s’est toujours opposée à une libération de Mark David Chapman, craignant qu’il recommence, s’en prenne à elle, à Sean Ono Lennon, le fils qu’elle a eu avec John Lennon et qui était âgé de cinq ans au décès de son père, ou « à n’importe qui d’autre ». Une position que semble partager la commission de libération conditionnelle qui avait estimé, en 2020, comme le relayait la BBC, qu’il restait un danger pour la société.

Daniel Day-Lewis n'a jamais été à la retraite

Huit ans après avoir annoncé son retrait du cinéma, Daniel Day-Lewis revient finalement sur grand écran dans Anemone, le premier long-métrage de son fils Ronan.

À l’occasion d’un entretien avec Rolling Stone, le comédien aux trois Oscars est revenu sur cette supposée retraite qui n’en était pas vraiment une, en fait...

"Avec le recul, j’aurais eu mieux fait de me taire, c’est sûr.... Ça paraît tellement grandiloquent, ce genre de déclaration… Je n’ai jamais eu l’intention de prendre ma retraite en réalité. J’ai simplement arrêté ce type de travail, acteur, pour faire autre chose. C'est la deuxième fois qu'on dit de moi que suis à la retraite. Mais ça n'a jamais été mon intention !"

L’acteur de 68 ans n'est plus apparu depuis 2017 et sa prestation dans Phantom Thread de Paul Thomas Anderson, après lequel il avait publié un communiqué annonçant sa décision de se mettre en retrait. Une manière, expliquait-il alors, de "tracer une ligne et d’éviter qu'on me propose d'autres choses, d'éviter replonger dans un nouveau projet."

Mais en réalité, Daniel Day-Lewis n’a jamais cessé d’aimer son métier : "Le travail, je l’ai toujours aimé. Mais il y avait des aspects de cette vie auxquels je n’ai jamais pu me faire. À chaque tournage, je ressortais vidé, creusé. Et pour la première fois, avec Phantom Thread, j’ai eu le sentiment qu’il n’y aurait plus de régénération."

L’acteur trois fois oscarisé a voulu utiliser sa "fierté" comme une barrière pour ne pas céder à la tentation d’un nouveau rôle. Mais l’envie de collaborer avec son fils a été plus forte.

"Je savais que Ronan allait réaliser des films et j’avais une tristesse résiduelle à l’idée de m’éloigner de ça. Je me suis dit : ce serait merveilleux de trouver une façon de travailler ensemble. Et avec lui, le feu s’est rallumé instantanément. Ce fut une joie pure du début à la fin."

Anemone sera présenté en avant-première mondiale au Festival de New York cet automne, avant une sortie limitée le 3 octobre, puis large le 10 octobre. Aucune date de sortie Française pour le moment.

James Gunn encense sa Supergirl

Le nouvel univers DC piloté par James Gunn et Peter Safran continue de se déployer à grande vitesse. Après Creature Commandos en animation, Superman et la saison 2 de Peacemaker sur Max, l’année 2026 verra arriver Lanterns, Clayface et surtout Supergirl, réalisé par Craig Gillespie.

Le film a été tourné au printemps dernier, avec la grande révélation de House of the Dragon, Milly Alcock, dans la peau de Kara, la cousine kryptonienne de Superman.

Et Gunn n’a pas caché son enthousiasme à propos de son actrice, comme il l'a confié au Howard Stern Show :

"C’est peut-être le meilleur casting que j’aie jamais fait de toute ma vie. Je la trouve absolument stupéfiante dans le film."

L’actrice australienne a déjà fait une apparition remarquée en Kara Zor-El dans le final de Superman, cet été au cinéma.

Elle tiendra cette fois le premier rôle dans Supergirl, attendu le 26 juin 2026, adapté du comics Supergirl: Woman of Tomorrow signé Tom King et Bilquis Evely. Le scénario est confié à Ana Nogueira. A ses côtés, on verra Matthias Schoenaerts en Krem of the Yellow Hills, Eve Ridley en Ruthye Marye Knoll, David Krumholtz en Zor-El, Emily Beecham en Alura In-Ze, et Jason Momoa dans la peau du chasseur de primes intergalactique Lobo.

Papy fait de la résistance ressort en 4K

Les restaurations en 4K ne sont pas réservées qu’aux films dits de prestige. StudioCanal vient ainsi d’annoncer la ressortie très prochaine de Papy fait de la résistance, la comédie de Jean-Marie Poiré sortie en 1983. 

Adapté d'une pièce de théâtre écrite par Martin Lamotte et Christian Clavier, le film revisite avec une irrévérence folle l’opposition entre les résistants et les collaborateurs dans la France sous occupation allemande pendant la Seconde Guerre Mondiale. 

Laminé par la presse lors de la sortie, Papy fait de la résistance attire pourtant plus de quatre millions de spectateurs en salle avec son casting délirant, où l’on retrouve notamment la troupe du Splendid : Christian Clavier, Michel Galabru, Gérard Jugnot, Martin Lamotte, Dominique Lavanant, Jacqueline Maillan, Jacques Villeret, Josiane Balasko, Michel Blanc, Jean-Claude Brialy, Jean Carmet, Bernard Giraudeau, Thierry Lhermitte…

Papy est un film culte par excellence, multi-rediffusé à la télévision depuis des décennies et dont le public ne se lasse pas. L’an dernier sur France 2, il avait encore battu Les Animaux Fantastiques (sur TF1). 

Son retour au cinéma, pour la première fois depuis sa sortie initiale, sera donc l’occasion de le redécouvrir sur grand écran le 5 octobre dans plus de 300 salles. Une version 4k qui sera ensuite disponible en édition UHD + Blu-ray et en digital le 12 novembre. 

Le synopsis de Papy fait de la résistance : 

Paris, 1940. Une famille de musiciens virtuoses, les Bourdelle, refuse de jouer pour les Allemands. En 1943, leur hôtel particulier est réquisitionné pour accueillir le général Spontz. La cohabitation est d'autant plus difficile que l'un des membres de la famille n'est autre que le célèbre "Super-Résistant".

Le film Eve ressort au cinéma

On parle trop peu de Joseph L. Mankiewicz lorsqu'il est question de l'âge d'or hollywoodien, et c'est bien regrettable. Peut-être parce qu'il n'est pas vu comme le maître d'un genre précis, comme Billy Wilder avec la comédie, ou que son nom est associé à l'échec monumental de Cléopâtre, resté jusqu'à l'arrivée de Pirates des Caraïbes 3 le film le plus cher de tous les temps en ajustant le budget de l'époque avec l'inflation. À moins qu'il ne s'agisse tout simplement de la prépondérance des dialogues sur l'action dans les longs métrages qu'il a écrits et mis en scène.

C'est en effet grâce à la qualité de ses scénarios et dialogues que Joseph L. Mankiewicz, même encore trop peu connu du grand public aujourd'hui, est devenu l'un des auteurs majeurs de l'Usine à Rêves, capable de s'illustrer dans le drame fantastico-romantique (L'Aventure de Mme Muir), la comédie musicale (Blanches colombes et vilains messieurs), le thriller (Le Limier, L'Affaire Cicéron), le péplum (Cléopâtre donc, mais aussi Jules César), le western (Le Reptile), la comédie (Mariage à Boston) ou tout simplement le drame (La Comtesse aux pieds nus, Soudain l'été dernier), avec à la clé une poignée de sommets capables de faire pâlir une chaîne de montagnes.

Si les connaisseurs de sa filmographie divergent lorsqu'il s'agit de nommer leur opus préféré parmi les vingt-et-un qu'il a signés, tous ou presque s'accordent sur un point : Eve est sans aucun doute l'un de ses chefs-d'oeuvre, validé par l'Académie qui a décerné six trophées (Meilleur Film, Meilleure Réalisation, Meilleur Scénario, Meilleur Acteur dans un Second Rôle, Meilleurs Costumes et Meilleur Son) à ce qui représente, aujourd'hui encore, l'un des meilleurs longs métrages sur les actrices.

L'un des plus cyniques et justes aussi, car il dit explicitement que, pour réussir à Hollywood, le mensonge, la tromperie, l'hypocrisie, la manipulation et même les relations sexuelles avec les personnes les mieux placées sont des armes qu'il ne faut pas hésiter à utiliser. Adapté de la nouvelle "The Wisdom of Eve" de Mary Orr, l'ensemble n'est pourtant pas un jeu de massacre mais un drame finement écrit, sur les apparences et les relations de pouvoir, entre autres thèmes, organisé comme beaucoup de ses films autour d'un long flashback. Comme La Comtesse aux pieds nus.

Car chez Joseph L. Mankiewicz, la boucle est un motif récurrent, pour induire une notion de fatalité et raconter des histoires vouées à se répéter. Ce qui est d'autant plus pertinent avec le milieu du cinéma, où la durée de vie d'une actrice de premier plan est très limitée, chaque star pouvant être amenée à être remplacée du jour au lendemain par quelqu'un de plus jeune et talentueuse. Et arriviste aussi, comme l'est Eve Harrington (Anne Baxter) lorsqu'elle rencontre Margo Channing (Bette Davis), star de Broadway qui la prend vite sous son aile, émue par l'histoire tragique de la nouvelle venue.

Si le récit s'ouvre sur une cérémonie au cours de laquelle Eve s'apprête à recevoir le prix (fictif à l'époque mais devenu réel ensuite) Sarah-Siddons, attribuée à la meilleure actrice de théâtre de l'année, il nous emmène ensuite quelques mois en arrière. Épouse du dramaturge Lloyd Richards (Hugh Marlowe), Karen Richards (Celeste Holm) s'empare alors de la narration en voix-off (autre motif que l'on retrouve souvent chez le cinéaste) pour nous raconter tout sur celle qui donne son titre au film, et nous montrer par quels moyens elle est parvenue au sommet.

Nous n'en dirons évidemment pas plus, si ce n'est qu'il ne faut pas s'arrêter à ce postulat qui paraît vu et revu, car Eve prouve que la qualité n'est pas uniquement liée à l'originalité. Mankiewicz élève son étude de personnages au-dessus de la mêlée grâce à la précision de son écriture, de sa direction d'acteurs et d'actrices et la manière dont il oppose images publique et privée, avec un dosage parfait d'acidité qui permet à ses protagonistes de ne pas perdre le pouvoir de fascination qu'il parvient à leur conférer.

Soixante-douze ans plus tard, Eve n'a rien perdu de sa force et, malgré ses images en noir et blanc, ne paraît pas daté, car ce qu'il raconte est hélas resté intemporel. Encore plus quand, au détour d'une séquence, on croise une toute jeune Marilyn Monroe dans l'un de ses premiers rôles, alors qu'elle n'était pas encore l'icône qu'elle est ensuite devenue : la voir en connaissant son destin ne fait que renforcer le propos du film sur la cruauté de l'industrie envers les actrices. Et quoi de mieux qu'une ressortie en salles pour (re)découvrir ce sommet dans les meilleures conditions possibles, avant de vous plonger dans la riche filmographie de Joseph L. Mankiewicz ?