25 juin 2025

Koba LaD jugé pour un accident mortel, le rappeur risque jusqu'à 20 ans de prison

C’est un procès aussi médiatique que dramatique qui s’est ouvert à Créteil ce 25 juin 2025. Marcel Loutarila, alias Koba LaD, 25 ans, est jugé pour un accident de la route qui a coûté la vie à l’un de ses proches. Loin des scènes de concerts et des certifications platine, le jeune rappeur se retrouve aujourd’hui face à la justice pour répondre d’un « homicide involontaire aggravé ». Le drame remonte au 10 septembre 2024. Il est 22h50 sur l’A86, à hauteur de Créteil. Koba LaD est au volant d’une Audi puissante lorsqu’il quitte brutalement sa voie pour s’engager vers une station-service. L’expertise est formelle : le véhicule fonce à 100 km/h sur une portion pourtant limitée à 40. Quelques instants plus tard, la voiture heurte violemment la glissière de sécurité avant de s’encastrer à l’arrière d’un camion à l’arrêt. À bord, William D., l’un de ses amis proches, est tué sur le coup. Sa compagne, la chanteuse Wejdene, assise à l’arrière, est blessée et profondément traumatisée.

Dès les premières déclarations, le rappeur affirme avoir perdu le contrôle du véhicule à cause d’une crevaison. Une version rapidement écartée par les experts, qui n’ont relevé aucun défaut mécanique. Koba LaD modifie alors ses propos : il dit avoir dû éviter un véhicule qui se serait rabattu sans clignotant. Mais aucune trace de cette voiture n’apparaît sur les vidéos de la station. « Il reconnaît les faits, il sait très bien qu’il a tué un de ses meilleurs amis, il est traumatisé par ça », déclare son avocat Me Arthur Vercken, en évoquant un homme abattu, rongé par le remords, dans les colonnes du Parisien. Son conseiller d’insertion, lui aussi, parle d’une « grande détresse ». Dans un rapport remis au tribunal, Koba LaD y confie : « J’ai perdu un frère […] certaines images me hantent. »

Mais les explications peinent à convaincre. Dans son ordonnance, le juge d’instruction souligne que l’excès de vitesse et le non-respect des distances de sécurité ont largement contribué à l’accident. Il estime que le rappeur n’a pas eu le temps de freiner ni de manœuvrer autrement qu’en fonçant à vive allure vers la bretelle.

Autre point sensible : la présence de THC dans le sang du conducteur. Koba LaD jure ne pas avoir consommé de cannabis depuis plus de dix jours, et son avocat plaide une consommation ancienne, sans effet au moment de l’accident. « On ne conteste pas l’élément aggravant, mais le taux était trop faible pour altérer sa conduite », insiste Me Vercken.

Malgré ses regrets, le passé judiciaire du rappeur pourrait peser lourd dans la balance. Déjà condamné en 2020 pour un accident avec délit de fuite, il a vu son casier s’alourdir ces dernières années. En janvier, il a écopé de 15 mois de prison pour violences. Et, depuis son incarcération provisoire, il a été condamné à deux reprises pour détention de téléphone et usage de stupéfiants. Il est également mis en examen dans l’affaire de l’évasion de Mohamed Amra, dit « La Mouche », pour laquelle il est soupçonné d’avoir fourni un soutien logistique. Des accusations que son avocat balaye d’un revers de main : « J’espère surtout que les magistrats jugeront cette affaire, et non pas son passé ou son casier. » Le verdict pourrait être lourd pour le rappeur : il encourt jusqu’à 20 ans de prison.

Eric Dane atteint de la maladie de Charcot : pourquoi l'acteur estime être "un chanceux" ? Ses confidences inédite sur son quotidien

Le visage d’Eric Dane est familier à des millions de téléspectateurs. C’est lui, le docteur Mark Sloan de Grey’s Anatomy, le McSteamy adoré du petit écran. Mais le 23 juin dernier, c’est en tant que patient qu’il a pris la parole à Washington, livrant un témoignage fort et sincère sur son combat contre la maladie de Charcot (ou SLA).

“Je suis ici aujourd’hui pour parler brièvement en tant que patient atteint de la SLA, aussi connue sous le nom de maladie de Charcot“, commence-t-il avec calme. Diagnostiqué en avril 2025, Eric Dane a choisi de rendre publique sa maladie pour donner un visage à cette affection neurodégénérative incurable, et alerter sur les lenteurs administratives qui pèsent sur les malades.

Dans son discours relayé par Paris Match et The National Desk, l’acteur pointe du doigt les absurdités de certains protocoles d’assurance, notamment les “autorisations préalables” qui retardent l’accès aux traitements. “Quand ce diagnostic tombe et que vous apprenez que vous êtes malade, votre vie est remplie d’une immense incertitude. La pire chose que l’on puisse faire, c’est d’en ajouter encore davantage pour les patients et leurs proches à cause d’autorisations préalables inutiles.“

Un plaidoyer sans pathos, mais d’une lucidité rare. Eric Dane souligne qu’il a eu la chance de pouvoir se faire soigner sans délai. “Je suis chanceux. Tout le monde n’est pas dans cette position. Et j’en suis pleinement conscient“, insiste-t-il, avant de saluer les efforts conjoints de l’industrie de l’assurance et des autorités américaines pour “aller dans la bonne direction“.

Cette prise de parole sobre et digne n’avait qu’un objectif : faire entendre la voix des patients oubliés, de ceux pour qui chaque jour de retard peut coûter cher. “Aujourd’hui, c’est une journée dédiée à tous ceux qui ont besoin de plus de certitudes, de réponses plus rapides et d’un espoir accru de guérison“, conclut-il.

Avec cette déclaration publique, Eric Dane montre une autre facette de son courage. Et s’il incarne depuis des années des médecins à l’écran, il devient aujourd’hui, malgré lui, un porte-parole de tous ceux que la maladie isole et fragilise.

Christine Kelly en passe de rejoindre Europe 1

Depuis six ans, Christine Kelly assure avec brio les avant-soirées de CNEWS. Elle anime l'émission de débats Face à l'info, dans laquelle elle donne la parole à de nombreux intervenants, comme Charlotte d'Ornellas, Dimitri Pavlenko ou encore Marc Menant. Mais selon le chroniqueur de France Bleu Nicolas Malaboeuf, Christine Kelly pourrait également débarquer à la radio à la rentrée...

En effet, la journaliste de 55 ans pourrait rejoindre la station Europe 1. Elle serait pressentie pour reprendre la case du 11-13 que va laisser Pascal Praud. Ce dernier est en effet attendu à la mi-journée, et remplacera Cyril Hanouna. L'émission Pascal Praud et vous va donc quitter les fins de matinées d'Europe 1... Ce serait Christine Kelly qui pourrait au final se retrouver sur ce créneau horaire avec une nouvelle émission de débats.

Il y a quelques jours, nos confrères de Télé Star révélaient que Christine Kelly était en discussions avec un autre groupe pour la rentrée. Ils assuraient que celle-ci était en passe de quitter le groupe Canal... "Selon nos informations, la journaliste est en discussions avancées avec un autre groupe audiovisuel, séduit par sa crédibilité, son expérience et son aura médiatique pour renforcer son offre éditoriale. Un possible départ qui s’inscrirait dans un contexte stratégique, alors que Face à l’info s’est imposé comme leader d’audience sur sa tranche parmi les chaînes d’information" avaient-ils indiqué.

Pour l'heure, ni Europe 1 ni CNEWS n'ont officialisé la nouvelle. Mais elle ne serait pas surprenante, puisque la quasi totalité des visages forts de la chaîne info sont désormais sur Europe 1. Laurence Ferrari anime Punchline sur l'une comme sur l'autre. Le matinalier d'Europe 1 Dimitri Pavlenko est aussi une figure de CNEWS. On retrouve aussi Gauthier Le Bret dans l'émission de Cyril Hanouna. Jean-Marc Morandini a fait son retour après neuf ans d'absence... Pascal Praud et Sonia Mabrouk sont également présents au quotidien sur les deux canaux.

Au rang des animateurs présents uniquement sur Europe 1, on peut citer Thomas Isle, Céline Géraud, Jean-Luc Lemoine, Pascale de la Tour du Pin, Christophe Hondelatte ou encore Stéphane Bern. Ces derniers sont des visages emblématiques d'Europe 1 et n'ont pas de lien direct avec CNEWS. Du moins, pas encore…

Amir visé en plein concert : le show brutalement interrompu

Il a construit une carrière, en France, après avoir participé à The Voice, en 2014. Mais Amir est toujours très attaché à son pays d'adoption. D'ailleurs, lui qui a quitté la France pour Israël à 8 ans, continue de vivre entre les deux pays.

Il a fondé une famille avec Lital, une israélienne. Ensemble, ils ont trois enfants, Mikhaël, né en 2019, Or, né en 2022, et Nuri né en 2025.

Et, depuis le 7 octobre 2023, date des pogroms qui ont touché le sud d'Israël, au festival Nova, et dans les kibboutz alentours, la donne a changé pour Amir...

Le chanteur ne fait pas l'impasse sur les sujets difficiles. Lui qui parle des massacres dans son dernier album, s'est toujours placé en militant de la paix.

D'ailleurs, il expliquait à la DH, quelques semaines après le début de la guerre à Gaza : "Ce qu'Israël fait, lui a été imposé. Ce qui se passe est très compliqué et il y a des victimes des deux côtés".

Et d'ajouter : "Mon cœur pleure pour tous les innocents qui meurent dans cette guerre. Une guerre, c'est par essence injuste".

Depuis lors, un nouveau front s'est ouvert pour l'armée israélienne en Iran. Et pendant les premières attaques, Amir s'est retrouvé bloqué en Israël, sans avion pour rentrer. Si bien qu'il a dû prendre un bateau pour Chypre, afin de retrouver la France, pour sa tournée d'été.

Et quelle ne fut pas sa surprise, le 21 juin 2025, lorsqu'il a été accueilli avec des drapeaux palestiniens, à Lens. En effet, lors des Grandes fêtes de Lens et devant 10 000 personnes, son concert s'est arrêté, "après plus d'une heure de concert", comme l'explique La Voix du Nord.

En cause, "l'apparition de quelques drapeaux palestiniens", tandis qu'il était sur scène. Et le chanteur de 41 ans ne s'est pas laissé démonter.

Répondant aux provocations d'un manifestant qui lui a balancé : "Ça te fait mal aux yeux ces drapeaux", Amir a pris la parole.

L’influenceuse Rym Renom risque de la prison avec sursis pour ses pratiques sur Instagram

Rym Renom fait actuellement face à la justice pour ses activités sur les réseaux sociaux. Le parquet de Versailles a requis mardi une peine de cinq mois de prison avec sursis et une amende de 25.000 euros contre l’influenceuse, jugée devant le tribunal correctionnel pour pratiques commerciales trompeuses sur Instagram.

La jeune femme, qui compte près de deux millions d’abonnés sur le réseau social de partage de photos et de vidéos, est poursuivie pour avoir fait la promotion, entre mai et novembre 2022 dans les Yvelines, de divers produits (lunettes, chaussures, vêtements pour enfants, thé…) en omettant de mentionner explicitement qu’elle était rémunérée pour ses services.

Elle a également comparu pour avoir publié sur Instagram des stories vantant les mérites d’injections sous cutané alors que ces pratiques chirurgicales n’étaient pas réalisées par un médecin ou un infirmier.

Rym Renom, qui réside à Bali en Indonésie, avait été condamnée en son absence à un an de prison ferme en février dans ce dossier. Un mandat d’arrêt avait alors été émis à son encontre. L’influenceuse de 34 ans, qui assure ne pas avoir été informée de la tenue du procès, avait contesté le jugement.

Elle a été arrêtée en mai, à la descente d’un vol à l’aéroport de Roissy, avant d’être placée sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire français dans l’attente de son nouveau procès.

Vêtue d’une veste blanche, d’un jean et d’escarpins, Rym Renom a soutenu à l’audience que ses abonnés étaient en mesure de faire la distinction entre ses publications relevant de sa vie privée et celles à caractère commercial, notamment grâce à la présence de codes promotionnels. Un avis loin d’être partagé par les directions de la protection des populations (DDPP) et de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui ont mené l’enquête ayant conduit aux poursuites pénales.

Concernant les injections, l’influenceuse a reconnu qu’elle aurait dû « mieux (s') informer » et « faire plus attention », mais a contesté toute volonté de tromperie. Son avocate, Me Margaux Mathieu, a plaidé la relaxe, rappelant que sa cliente avait déjà écopé d’une sanction administrative qu’elle a dû publier sur son compte Instagram. Son conseil a également soutenu qu’elle avait « corrigé son comportement » après avoir été sanctionnée. 

Arte dévoile un programme spécial Tarantino pour cet été

“Je déclare ouveeert ce 78e Festival de Cannes”. Ce sont les mots hurlés par Quentin Tarantino, il y a un peu plus d’un mois, à l’ouverture du grand rendez-vous cannois. Une parenthèse comique qui avait fait sensation sur la Croisette.

Alors que l’été pointe le bout de son nez, Arte en profite pour mettre à l’honneur un réalisateur de talent, dont la violence et la provocation ont largement guidé l'œuvre. Avec un cycle composé de six opus et deux documentaires, la plateforme nous ouvre les portes d’un univers sanglant à l’esthétisme soigné pour le plus grand bonheur des cinéphiles !

L’occasion de redécouvrir ses classiques avec un programme qui envoie du lourd. Autodidacte, Tarantino explose les compteurs avec Reservoir Dogs, sorti en 1992, propulsant sa carrière à l’international. Référence vintage, violence à l’écran et dialogues gravés dans le marbre : la recette du cinéma de Tarantino a conquis le septième art. Deux ans après, Pulp Fiction remporte la Palme d’or à Cannes. La machine du succès est lancée.

Avec cette sélection de films des années 1990 et 2000, de Reservoir Dogs à Kill Bill (vol. 1 & vol.2), Arte nous fait voyager aux origines de sa filmographie avec une touche de nostalgie. Ce sont aussi Jackie Brown, Boulevard de la mort et Planète Terreur qui rejoignent le cycle du réalisateur américain, une façon de redécouvrir des œuvres moins populaires auprès du grand public.

Tarantino a marqué au fer rouge toute une génération de réalisateurs avec une filmographie courte mais puissante qui a revisité les codes du cinéma de l’époque laissant derrière lui une vision artistique propre à son génie.

Deux documentaires s’ajoutent à cette rétrospective : un portrait du cinéaste signé Tara Wood intitulé QT8 : Tarantino en 8 films (ou Quentin Tarantino The Bloody Genius) et un second consacré à Uma Thurman (Uma Thurman - L’émancipation d’une guerrière, diffusé mardi 24 juin sur Arte), une icône féminine du cinéma de Tarantino. A noter que le magazine Blow Up accompagne cette rediffusion de plusieurs épisodes dédiés au réalisateur.

Le cinéma de Quentin Tarantino sur Arte.TV

Bet : Netflix commande une saison 2 à cette adaptation live-action d’un manga culte

Le 15 mai dernier, Netflix a dévoilé sa toute nouvelle série live-action Bet adaptée du manga Gambling School. Après des années d’échecs (le film Death Note et de la série Cowboy Bebop hantent encore la mémoire des fans), la plateforme semble enfin avoir trouvé la bonne formule, en témoignent les succès rencontrés par ses séries Alice in Borderland et One Piece.

Bet se déroule dans une école pas comme les autres, où les élèves sont jugés sur leur talent à des jeux de paris et d’argent. Les étudiants les mieux classés bénéficient ainsi de privilèges, tandis que les moins bons sont maltraités et mis au service des autres. L’arrivée dans l’établissement d’une nouvelle recrue originaire du Japon va toutefois bouleverser le classement du lycée.

Dès sa mise en ligne, Bet a rencontré un grand succès auprès des abonnés de Netflix. La série s’est d’ailleurs classée plusieurs semaines consécutives dans le Top 10 des programmes les plus consultés sur la plateforme, et a même intégré à plusieurs reprises le Top 5.

Et ce, malgré les critiques émises par les fans du manga et de la série d’animation Gambling School, qui ont reproché à cette version live-action ses nombreuses prises de liberté avec l’œuvre originale.

"Je suis extrêmement heureux pour nos formidables fans de Bet du monde entier, qui vont pouvoir profiter d’une nouvelle saison, ainsi que pour cette équipe et ce casting incroyables, qui vont retourner à St. Dominic pour plus de paris et de folie en général", a déclaré le showrunner Simon Barry dans un communiqué officiel.

Aucune date de tournage n’a été annoncée pour l’heure, laissant donc peu d’espoir pour un retour de la série dès l’an prochain. Rappelons que le manga original signé Homura Kawamoto (scénario) et Tōru Naomura (dessins) compte à ce jour 19 tomes (disponibles en France aux éditions Soleil Manga).

La première saison de Bet est à retrouver dès à présent en exclusivité sur Netflix.

Mort à 91 ans de Lea Massari, figure du cinéma italien

Lea Massari, figure majeure du cinéma italien, s'est éteinte le 23 juin dernier à l'âge de 91 ans, ont annoncé les médias transalpins. Elle avait tourné avec les plus grands cinéastes, de Sergio Leone à Claude Sautet en passant par Michelangelo Antonioni ou Henri Verneuil.

Issue d'un milieu aisé, Anna-Maria Massatini prend le nom de Lea en mémoire de son fiancé Leo, mort à l'âge de 22 ans. Elle quitte l'Italie pour la Suisse et y étudie l'architecture. Elle devient l'assistante du décorateur Piero Gherardi et se fait remarquer par Mario Monicelli alors qu'elle travaille sur le décor d'un de ses films. Il lui offre le rôle féminin principal dans Du Sang dans le soleil (1956).

Malgré son manque de formation de comédienne, Lea Massari fait preuve d'un grand talent pour les rôles dramatiques. Elle tourne devant la caméra de réalisateurs italiens comme Mauro Bolognini, Dino Risi (Une vie difficile), Sergio Leone (Le Colosse de Rhodes) mais c'est le rôle de Anna, la disparue de L'Avventura (1960) chez Michelangelo Antonioni qui la révèle au grand public.

À partir des années 70, Lea Massari passe de l'autre côté des Alpes. Pour son premier film français, L'Insoumis de Alain Cavalier (1964), elle partage l'affiche avec Alain Delon qu'elle retrouvera dans un film italien de Valerio Zurlini, Le Professeur (1972).

Elle joue sous la direction de Claude Sautet dans Les Choses de la vie en 1970 et fait scandale en interprétant le rôle d'une mère incestueuse dans Le Souffle au Coeur de Louis Malle (1971). Mais elle reste particulièrement connue pour des films plus populaires (La 7ème cible) où elle seconde des acteurs tels que Lino Ventura.

Lea Massari se fait plus rare dans les années 80. Discrète, elle enchaîne les seconds rôles dans les productions de qualité (Peur sur la ville de Henri Verneuil) et garde une prédilection pour les rôles dramatiques. Au milieu des années 80, elle retourne vers l'Italie pour jouer au théâtre Deux sur une balançoire, Le cercle de craie caucasien. Son dernier rôle au cinéma restera Viaggio d'amore avec Omar Sharif, sorti en 1990.

La Soif du mal : ce film de 1958 revient au cinéma dans une version inédite

Sorti en salles le 4 juin 1958, le grand classique La Soif du mal revient au cinéma dans une version restaurée 4K, celle remontée par Walter Murch en 1998 selon les indications du réalisateur Orson Welles. Chef-d'oeuvre du cinéma porté par Charlton Heston et Janet Leigh, le film nous met immédiatement dans l'ambiance avec sa scène d'ouverture mémorable, filmée en plan-séquence.

Déposés dans le coffre d’une voiture au Mexique, des bâtons de dynamite explosent quelques centaines de mètres plus loin, aux Etats-Unis, dans la ville frontalière de Los Robles. Bilan : deux morts, un notable et une strip-teaseuse.

Témoin du drame au moment de son voyage de noces, le procureur Mike Vargas dresse les premières constations, bientôt rejoint par l’inspecteur Hank Quinlan, un policier américain dont la solide expérience n’a d’égale que les méthodes pour le moins douteuses.

Tant bien que mal, Vargas et Quinlan tentent de s’accorder, le second pressé de faire porter le chapeau au mari de la fille du défunt…

La Soif du mal débute donc par un très long plan-séquence, comme Orson Welles les affectionne tout particulièrement. La scène est tournée le 14 mars 1957. Cette séquence d'ouverture plante le décor et traduit l'atmosphère pesante et inquiétante qui règne sur la ville.

Pour des raisons pratiques, le tournage s'est déroulé aux Etats-Unis et non pas au Mexique où est censée se situer l'intrigue. La ville de Venice en Californie a été choisie car sa ressemblance avec Los Robles était crédible à l'image.

À sa sortie en 1958, La Soif du mal dure 93 minutes. Par la suite, une version de 108 minutes est retrouvée. Elle contient des scènes tournées par Orson Welles, mais aussi par Harry Keller, engagé par les studios de production pour tourner des séquences supplémentaires.

En effet, à la fin des années 50, quand Orson Welles est désigné pour réaliser La Soif du mal, les producteurs d’Universal accueillent la nouvelle avec méfiance. Ils craignent que le cinéaste ne se laisse aller à des excès coûteux. Si le tournage se déroule sans incident, le premier montage présenté ne les convainc pas.

Ils décident alors de confier à Harry Keller le soin de tourner des scènes additionnelles. Réalisateur de L’Enquête de l’inspecteur Graham (1956), Keller s’était illustré avec ce film en dirigeant Esther Williams dans son premier rôle dramatique.

Au moment du tournage de La Soif du mal, Orson Welles est en disgrâce à Hollywood, où ses films sont jugés peu rentables. Face à la méfiance persistante des studios, c’est Charlton Heston qui prend sa défense et soutient le réalisateur.

Désireux d’échapper à l’emprise du studio, Orson Welles accélère le rythme de travail. L’efficacité de sa méthode porte ses fruits : les résultats convainquent suffisamment pour lui offrir un certain répit.

Il en profite pour s’éloigner du contrôle direct d’Universal et tourne majoritairement de nuit. Libéré des contraintes immédiates, il consacre ses journées à réécrire le scénario en toute autonomie. Ce sera malgré tout le dernier film hollywoodien d'Orson Welles.

Plus tard, une version director's cut restaurée voit le jour. Rick Schmidlin la produit et la supervise, selon les désirs que Welles avait exprimés dans un courrier aux dirigeants d'Universal en 1957.

Ce mémo contenait la bagatelle de 58 pages ! C'est Walter Murch, chef-monteur oscarisé pour Le Patient anglais et collaborateur attitré de Coppola, qui s'est chargé de monter cette version en 1998. Vous pouvez la (re)découvrir en ce moment dans les salles, pour la première fois en 4K !

Ransom Canyon est renouvelée par Netflix pour une saison 2

Les abonnés de Netflix vont bientôt pouvoir retourner à Ransom Canyon. La série western vient en effet d’être renouvelée par la plateforme pour une saison 2, plus de deux mois après son lancement le 17 avril dernier. La première saison réunissait Josh Duhamel et Minka Kelly dans les rôles principaux, ainsi que le légendaire James Brolin.

Nouvelle vie à Ransom Canyon est l’adaptation des romans bestsellers de Jodi Thomas. Nous y suivons les aventures des habitants d’une petite bourgade fictive au Texas, décidés à protéger leur mode de vie et leurs traditions face au monde extérieur. Josh Duhamel campe un vieux cowboy endeuillé, tandis que Minka Kelly prête ses traits à son amour de jeunesse.

La série est souvent comparée à Yellowstone pour son ambiance western, mais beaucoup estiment qu’elle ressemble davantage à Virgin River pour son ton à l’eau de rose. Sans grande surprise, le programme avait rencontré un grand succès lors de sa mise en ligne, sans pour autant parvenir à obtenir la première place du classement des séries les plus vues chaque semaine sur Netflix.

Ce renouvellement semblait prévu de longue date, puisque l’écriture des scripts de la saison 2 a d’ores et déjà débuté. Une date de tournage au mois de septembre prochain est d’ailleurs évoquée, laissant donc envisager un retour de la série dès l’an prochain. Sept saisons pourraient voir le jour, à condition qu’une saison soit consacrée à chacun des sept tomes de la saga littéraire.

La première saison de Nouvelle vie à Ransom Canyon est à retrouver dès à présent en exclusivité sur Netflix.