31 mai 2025

L'Etrange incident : c'est l'un des meilleurs westerns de tous les temps pour Clint Eastwood

Clint Eastwood a beau être l’un des représentants les plus emblématiques du western, que ce soit devant ou derrière la caméra, il n’a pas hésité à partager son admiration pour d’autres chefs-d’œuvre du genre. L’un de ceux qui l’ont profondément marqué remonte à son adolescence : L’Étrange incident (ou The Ox-Bow Incident en version originale), réalisé par William A. Wellman en 1943.

En 2003, l’American Film Institute avait convié Eastwood à présenter ce film coup de cœur. Ce jour-là, il avait fait l’éloge de cette œuvre singulière qu’il considère comme l’une des plus puissantes de l’histoire du western.

L’intrigue de L’Étrange incident se déroule dans une petite ville de l’Ouest, secouée par le meurtre du fermier Kinkaid. En l’absence du shérif, les habitants décident de former une milice improvisée. Parmi eux se trouvent deux étrangers et voyageurs de passage, Gil Carter et Art Croft. Le groupe ne tarde pas à découvrir trois hommes en possession du troupeau de Kinkaid. Mais au lieu de les remettre à la justice, ils choisissent de les pendre sur-le-champ. Pourtant, les accusés clament leur innocence. Qui dit vrai ? Et surtout, à quel prix ?

Clint Eastwood s’est rappelé de son premier visionnage du film dont il se souviendra toujours : “Quand j’ai vu Henry Fonda et Dana Andrews avec leurs chapeaux, je croyais que ce serait un film violent. C’était au début des années 40, et [...] c’était surtout une histoire déprimante [rires].”

Il a aussi évoqué les thèmes abordés avec émotion : “Ce n’était pas vraiment une comédie, mais ça m’a vraiment parlé, car pour l’époque, il abordait certaines valeurs morales sur la violence de la foule, mais aussi beaucoup d’autres choses comme le racisme, le pseudo-machisme, la relation père-fils, et même en étant gamin, j’avais beaucoup aimé tout cela.”

“J’y ai souvent repensé, je l’ai revu deux ou trois fois depuis, mais j’avais oublié à quel point il est efficace, et il contient tant de magnifiques ‘character actors’ qu’il est difficile de ne pas passer un bon moment devant”, a-t-il ajouté.

Alors qu’en ce temps-là les westerns étaient surtout synonymes de spectacle, L’Étrange incident tranchait par sa sobriété et son intensité.

​​”À cette époque où le genre était très populaire, quand on voyait un western, on en attendait un certain niveau d’action, de divertissement, mais avec [L’Étrange incident], il y avait quelque chose de différent dans la façon dont il avait été fait, dans la façon dont Wellman encadre son histoire où tout commence et tout finit au saloon, avec le chien qui traverse la rue... Et les combats n’étaient pas les combats habituels des westerns, c’étaient des bagarres de chiffonniers.”

Malgré ses moyens limités – des décors en studio, quelques rochers en carton, un son parfois résonnant – le film captive par sa force narrative.

“On peut voir que c’est un film sans beaucoup de budget, avec beaucoup d’intérieurs, on peut entendre l’écho de la réverbération du son plateau, il y a des rochers en plastique en arrière-plan, mais [le film] vous entraîne tellement dans son histoire que vous vous en fichez.”

Avec sa durée de seulemeà redécouvrirnt 1h15, L’Étrange incident en dit plus que bien des longs-métrages de 10 heures. Clint Eastwood lui-même ne cesse de le recommander. Pourtant, il reste difficile à voir aujourd’hui. Pour le découvrir, il faudra sûrement se tourner vers les éditions DVD et Blu-ray.

Mais pour les amateurs de westerns profonds, de récits humains et de cinéma engagé, le film vaut largement le détour.

29 mai 2025

Dany Boon règle ses comptes avec l’auteur d’une terrible fake news

Dany Boon en a gros sur la patate. Déclaré mort sur les réseaux sociaux le 11 mai dernier, le Ch'ti le plus célèbre de France a visiblement beaucoup de mal à digérer la nouvelle.

Invité exceptionnel de la prochaine édition du Bon Dimanche Show sur RTL, l'acteur et réalisateur a réagi avec humour à la fausse annonce de son décès. Amusé, il est même allé jusqu'à imaginer sa propre disparition avec une bonne dose d'autodérision.

"Ça a l’air d’être le paradis, je ne sais pas trop parce que je n'ai pas Google Maps, je cherche la direction avec Waze", a-t-il confié sur sa vie après la mort avant d'expliquer avoir franchi les portes du paradis grâce à sa gentillesse. Et d'ajouter : "Un sentiment d’inachevé ? J’aurais pu freiner avant de prendre le camion de plein fouet".

Rappelons en effet que Dany Boon a récemment été victime d'un accident de voiture sur l'autoroute A4, "à hauteur de la commune de Varize (Moselle)".

Le 9 mai dernier, nos confrères du Républicain Lorrain assuraient qu'il ne souffrait "d'aucune blessure sérieuse. Tout comme les autres personnes impliquées dans l’accident".

Selon le journal, la star de Bienvenue chez les Ch’tis revenait d'une sortie familiale à Europa-Park. Au moment de l’accident, il se trouvait seul à bord de son véhicule.

Quelques jours après l'incident, une rumeur infondée annonçant sa mort s'est rapidement propagée sur les réseaux sociaux. Agacé, Dany Boon a donc promis de revenir "hanter le connard qui a annoncé (s)a mort sur internet".

"Je viens malheureusement d'apprendre ma mort. Que dire, sinon que ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers", avait-il lancé sur Instagram au moment de la sordide découverte avant d'avouer avoir "du mal à l'accepter. Je ne vous cache pas que c'était très soudain, comme souvent dans les décès. J'ai même le sentiment que je n'y crois toujours pas. Je suis totalement dans le déni de ma mort et je suis pour le don d'organes donc, attendez juste un tout petit peu avant de me les prélever..."

Et de conclure : "On lit un nombre de conneries sur internet, méfiez-vous des fake news. Je vais très bien." Dany Boon ne manque pas d'humour !

Fifth Harmony : 7 ans après leur fin, le groupe se reforme !

Le monde de la musique pop pourrait bientôt vibrer à nouveau au son de Fifth Harmony. Le célèbre girls band américain, qui s’était mis en pause en 2018 après avoir conquis les charts du monde entier, serait en passe de se reformer.

Pour les millions de fans à travers le globe, cette nouvelle suscite un mélange d’excitation, de nostalgie et d’impatience.

Fifth Harmony a vu le jour en 2012 lors de la deuxième saison de l’émission The X Factor USA. Formé à l’origine de cinq membres — Camila Cabello, Normani Kordei, Ally Brooke, Dinah Jane et Lauren Jauregui — le groupe a rapidement gravi les échelons de la notoriété grâce à sa synergie vocale, ses chansons accrocheuses et une forte présence scénique.

Des titres comme “Worth It”, “Work From Home” ou encore “BO$$” ont marqué toute une génération. Leur second album, 7/27, a été un tournant dans leur carrière, consolidant leur statut d’icônes pop et leur permettant de s’imposer à l’international.

Cependant, en 2016, un événement inattendu a bouleversé la dynamique du groupe : le départ de Camila Cabello, qui a décidé de se lancer dans une carrière solo. Malgré ce changement, les quatre membres restantes ont continué à évoluer ensemble pendant encore deux ans avant d’annoncer, en mars 2018, une pause "indéfinie" pour se consacrer à leurs projets personnels.

Ce mercredi 28 mai 2025, The Hollywood Reporter a affirmé que des discussions en vue d’une reformation ont débuté au cours de l’année 2024. L’idée serait de célébrer le 10e anniversaire de 7/27, leur album emblématique sorti en 2016. Normani, Lauren, Ally et Dinah Jane seraient toutes enthousiastes à l’idée de se retrouver sur scène et en studio.

On note en revanche que Camila Cabello ne sera pas de la partie, même si tensions entre elle et les autres membres se sont apaisées au fil du temps.

Plusieurs déclarations publiques et interactions récentes sur les réseaux sociaux ravivent donc l’espoir des fans de voir le groupe au complet.

Julien Doré en tournée : le chanteur prêt à rembourser un jeune spectateur

Quelle ascension ! Julien Doré est à la "Nouvelle Star" ce que Jenifer est à la "Star Academy". En l'espace de quelques années, ces deux artistes sont parvenus à faire oublier qu'ils étaient passés par un télé-crochet. Et l'ancien candidat originaire d'Alès a, comme sa consœur, un parcours incroyable. Sa force, notamment ? Son côté déjanté. Pour rappel, c'est avec un ukulélé qu'il s'était présenté au casting de l'émission musicale de M6. Par ailleurs, dans son dernier album Imposteur, le chanteur n'a pas hésité à reprendre une comptine culte pour enfant intitulée Ah les crocodiles allant jusqu'à enfiler le costume de l'animal pour son clip.

Julien Doré est un artiste à part et, qui plus est, qui ne manque pas d'humour. Ainsi, quatre ans après sa dernière tournée Aimée, l'interprète de Coco Câline est de retour sur scène avec un spectacle intitulé Le Pestacle. Comment en a-t-il eu l'idée ? Si le père de famille ne dévoile jamais sur les réseaux sociaux le visage de son petit garçon né en mars 2021, il n'a toutefois pas hésité à lui donner cette grande responsabilité pour ce nouveau tour de chant très attendu.

Ainsi, à plusieurs reprises, tous les deux ont dévoilé leur adorable complicité dans de petites vidéos. Des vidéos dans lesquels son fils fait preuve d'un sacré caractère et sait tout à fait ce qu'il veut pour son illustre papa. D’ailleurs, du haut de ces quatre ans, c'est lui qui ouvre le Pestacle. En effet, avant que Julien Doré entre en scène, on peut entendre ces quelques mots résonner dans la salle : "Mesdames, Messieurs, il va commencer le Pestacle". Adorable !

Régulièrement, le comédien phare de la série Panda sur TF1 poste photos et vidéos sur Instagram. Cela peut être des instants volés de sa tournée mais aussi de sublimes clichés dans les Cévennes, où il s'est installé en famille. Mais ce n'est pas tout, sur les réseaux, l'ex coach suppléant de "The Voice Kids" s'amuse aussi beaucoup et apparait très proche de ses fans. Dernièrement, d'ailleurs, ce dernier n'a pas hésité à envoyer une petite carte postale à une fan prénommée Sonia. Enfin, récemment, une mère de famille inquiète est allée le solliciter en message privé.

Alors qu'Amandine sera présente lors de son concert en Belgique en novembre prochain, elle a demandé à l'artiste : "Pensez-vous que nous pouvons venir avec notre petit garçon (il aura 6 ans) ou est-ce trop jeune ? Nous avons un casque pour le bruit mais je me demande surtout pour les lumières s'il n'est pas trop jeune". Ni une ni deux, le quadragénaire a répondu : "Votre petit garçon va adorer. Des baleines, un panda et beaucoup de magie et de tendresse à partager avec lui" a-t-il commencé par écrire avant de promettre… "Et s'il n'aime pas je rembourse" a-t-il conclu avec humour. Un Pestacle si magique qu'il affiche quasiment "complet" partout où il passe.

Après être passé par Toulouse ces derniers jours, Julien Doré s’octroie une petite pause et sera de retour sur scène en octobre. Il sera notamment à l'Accor Arena à Paris le 14 novembre prochain.

Christian Clavier condamné en appel pour exil fiscal à Londres en 2012

Christian Clavier n’est pas près de se réconcilier avec la France. En 2012, il claquait la porte pour poser ses valises à Londres, afin d’échapper à « une forme de parisianisme » qui peut s’avérer « très méchante », comme il s’en confiait en 2014 sans Sept à huit. Après quelques années en Angleterre, c’est la Belgique qui a retenu ses faveurs.

« Paris est devenu invivable. Chez vous, l’ambiance est plus conviviale et internationale. C’est ce que j’avais aimé à Londres, où j’ai également habité, jusqu’au Brexit », expliquait-il au média belge Ciné-Télé-Revue. Mais pour l’administration fiscale française, ce n’est pas que pour son bien-être moral que l’acteur a traversé la Manche voilà 13 ans.

La cour d’appel de Paris a condamné la star des Visiteurs à verser la somme de 323.644 euros au titre de l’ISF, annonce BFMTV. Certes, l’acteur a vendu son appartement du 7e arrondissement à Paris pour acheter une maison à Londres, et transféré 4 millions de placements financiers en Belgique, mais ce n’est pas assez pour faire de lui un résident étranger. L’administration fiscale estime qu’il n’a pas passé plus de la moitié de l’année hors de l’Hexagone, condition nécessaire pour se soustraire à l’impôt français.

Elle en veut pour preuve le temps passé sur le tournage du film Les Profs, des factures EDF et de téléphone en France ou encore la location d’un logement parisien pour trois ans. Isabelle de Araujo, sa compagne depuis 2004, et les enfants de cette dernière seraient également restés vivre en France.

Alexandra Schamis, l’agente de la star des Bronzés avait dénoncé les « attaques systématiques pour son amitié avec Nicolas Sarkozy » en 2012. Il aurait également « été meurtri aussi par le mauvais accueil de son dernier film », On ne choisit pas sa famille, sorti en 2011. Rien à voir avec un exil fiscal, selon celle qui justifiait alors que la Grande-Bretagne n’est « pas du tout une destination favorable » en ce sens. Des arguments qui n’ont visiblement pas convaincu l’administration fiscale française.

Miley Cyrus doit son timbre unique à un œdème de Reinke

Certains artistes, comme Garou, doivent leur timbre de voix rauque à la « clope et à l’alcool ». Si Miley Cyrus concède qu'« avoir 21 ans et rester éveillée à boire, fumer et faire la fête après chaque concert n’arrange rien », son timbre si particulier, l’actrice et chanteuse ne le doit pas aux excès.

« Ma voix a toujours sonné comme ça, c’est donc une caractéristique de mon anatomie », a-t-elle déclaré au micro de Zane Lowe sur Apple Music. Ou plutôt une affection, connu sous le nom d’œdème de Reinke. L’artiste explique avoir « un très gros polype sur ma corde vocale, qui m’a donné une grande partie du timbre et de la texture qui ont fait de moi ce que je suis », selon elle.

L’œdème de Reinke consiste en une inflammation des cordes vocales due à une accumulation excessive de liquide provoquant un épaississement et un gonflement des tissus. Un trouble avec lequel il a fallu apprendre à composer.

« C’est extrêmement difficile de performer avec », confie Miley Cyrus, qui compare cette gêne à « courir un marathon avec des poids aux chevilles ». La jeune femme assure que sa propre mère peine à reconnaître sa voix en fin de journée. « Elle me dit : "Oh, on dirait que tu parles à la radio". Et c’est comme ça qu’on sait que je suis vraiment fatiguée », s’amuse-t-elle.

Une opération serait envisageable, mais l’artiste de 32 ans ne se sent pas prête. Et pour cause ; elle pourrait « ne plus reconnaître sa voix » à son réveil. Alors il faut éviter de tirer sur la corde et aménager les prestations sur scène. Ainsi, si la star sort le 30 mai son neuvième album studio, Something Beautiful, ses concerts risquent de se faire rares.

L’album a tout de même été présenté en avant-première lundi 27 mai au Château Marmont, à Los Angeles, lors d’un événement avec ses fans. Son compagnon musicien, Maxx Morando, partageait la scène avec elle. On comprend mieux pourquoi sa dernière tournée mondiale remonte à 2014, lors du Bangerz Tour. Les fans vont en tout cas devoir prendre leur mal en patience.

Valensole 1965 : bande-annoince avec Vahina Giocante

Avec ce drame, Dominique Filhol se lance un défi de taille : raconter un événement mystérieux - encore non élucidé aujourd’hui - qui a secoué la France il y a 60 ans. Toujours dans la veine de son dernier film, un documentaire intitulé Ovnis: une affaire d'États, le cinéaste français explore les faits divers relatifs aux OVNI. Dans Valensole 1965, il fait le choix de s’attarder davantage sur les conséquences que peut avoir une telle découverte sur un petit village rural de Provence.

Synopsis : “Valensole, Provence, Été 65. À l’aube, Maurice Masse, un paysan, découvre dans son champ de lavandes un mystérieux engin qui décolle à une vitesse sidérante en laissant des traces au sol. La nouvelle attire les foules et met Maurice sous le feu des projecteurs. Face à cette soudaine notoriété non désirée, il tente de protéger sa famille et de faire face. Sa vie, celle de sa famille et de ce petit village vont être bouleversées.”.

Côté casting, c’est le duo d’acteurs composé de Vahina Giocante (Blueberry, l'expérience secrète) et Matthias Van Khache (Lady Blood) qui incarnent les rôles principaux. Dominique Filhol signe également le scénario de ce film, inspiré d’un fait réel. En dévoilant les premières images de son œuvre, on peut d’ores et déjà constater que l’émotion sera au rendez-vous. Le réalisateur s'attaque à un évènement fort de l’année 1965 mais avec une humanité très présente.

Valensole 1965 sera à découvrir en salles le 9 juillet 2025.

El refugio atómico : Les premières images de la prochaine série espagnole de Netflix

Un nouveau La Casa de Papel à venir sur Netflix ? C'est ce que laissent présager les images de la nouvelle série d'Álex Pina, qui poursuit sa collaboration avec la plateforme après Sky Rojo, La Casa de Papel et son spin-off Berlin.

Avec Esther Martínez Lobato, le showrunneur remet une pièce dans la machine de séries hispaniques qui ont le vent en poupe sur Netflix, avec un nombre decréations originales en langue espagnole continue d'augmenter au fil des années.

Netflix a dévoilé un premier teaser de El refugio atómico (que l'on pourrait traduire par "L'abri nucléaire" ou "Le refuge atomique"), d'Álex Pina et Esther Martínez Lobato, avec qui il a imaginé ses trois plus gros succès.

Tournée en 2024, cette nouvelle série raconte la survie complexe d'un groupe de multimillionnaires réfugiés dans un bunker de luxe, appelé Kimera Underground Park, alors que la Troisième Guerre mondiale est sur le point d'éclater.

C'est depuis ce bunker qu'ils suivront, sur des écrans, dans un spectacle déroutant, l'effondrement du monde qu'ils ont connu. Et tandis qu'à l'extérieur la situation deviendra de plus en plus terrifiante, ils profiteront de leur petite ville privée avec terrain de basket, restaurant, jardin zen, bar à cocktails, divan de psy, salle de sport et spa.

Voilà à quoi sera réduit leur mythique statut de privilégiés : à apprendre à vivre dans un terrier de luxe, dans un univers souterrain plein d'énigmes où les comptes en souffrance de deux familles transpercées par une blessure du passé finiront par se solder.

Produite par Vancouver Media et destinée à une diffusion exclusive sur Netflix, El refugio atómico est une série de huit épisodes d'une heure chacun écrite par Álex Pina, Esther Martínez Lobato, David Barrocal, David Oliva, Lorena G. Maldonado et Humberto Ortega.

Le premier teaser nous rappelle l'ambiance enlevée et haletante de La Casa de Papel avec de nouveaux personnages hauts en couleur. Ce nouveau thriller en huis clos qui promet de nombreux rebondissements haletants pourrait bien être un nouveau succès pour Álex Pina sur Netflix. A la hauteur de La Casa de Papel ?

Les habitants du refuge seront interprétés par Miren Ibarguren (Phenomena, Tout le monde ment), Joaquín Furriel (L'arbre de sang, Intuition), Natalia Verbeke (Les Femmes du 6ème étage, Tout le monde ment), Carlos Santos (There's something wrong with the children, L'Homme aux mille visages) et Montse Guallar (Si je ne t'avais pas rencontrée, The Body).

Des nouveaux talents du cinéma espagnol seront également au casting, parmi lesquels Pau Simon, Alicia Falcó, Agustina Bisio et Álex Villazón. Les épisodes d'El refugio atómico seront réalisés par des experts du genre, à savoir Jesús Colmenar (La Casa de Papel, Sky Rojo), David Barrocal (Sky Rojo, Berlin) et José Manuel Cravioto (Voyage au Centre de la Terre, El Chapo).

Vous n'aurez pas à attendre très longtemps avant de découvrir cette nouvelle série espagnole prometteuse, qui devrait marcher sur les traces de La Casa de Papel, puisque El refugio atómico sera disponible dès le 19 septembre prochain sur Netflix

Shining : ce classique adapté de Stephen King a beaucoup déçu Stanley Kubrick

En termes d'efficacité horrifique, le film Shining signé Stanley Kubrick met à peu près tout le monde d'accord. Il a rendu mythiques certaines de ses séquences pour toute une génération. Pourtant, le film possède un fervent détracteur : l'auteur Stephen King lui-même.

Mécontent du traitement de son histoire dans le film, King n'a pas mâché ses mots, y compris dès la sortie du film en 1980. Celui qui a écrit Ça en 1986 était invité chez David Letterman, et déclarait :

"Je trouve que [Kubrick] a fait un travail merveilleux, mais j'ai un sentiment mitigé. Il y a énormément de choses dans ce film que je trouve parfaites et magnifiques et par moment, j'ai le sentiment d'avoir donné une grenade à Stanley Kubrick et qu'il a héroïquement jeté son corps dessus."

Avec le recul, treize ans plus tard, il osait aller plus loin : "Un film s'est éloigné considérablement de mon livre et a échoué, c'est Shining. Et si je trouve qu'il a échoué, c'est parce que Kubrick voulait faire le film d'horreur qui serait le mètre étalon du film d'horreur. Et il n'a pas voulu prendre le temps de saisir l'atmosphère du livre. C'est un échec dû à l'hubris". L'hubris désignant, selon le Larousse, l'"outrance dans le comportement inspirée par l’orgueil".

Ce qui est certain, c'est que le réalisateur a en effet ignoré le scénario écrit par Stephen King au profit du sien, co-écrit par Diane Johnson, ne gardant de Shining que ce qui l'intéressait, et délaissant la vision de King. Ce dernier entrera un peu plus dans le détail de ce qui lui a profondément déplu dans les extraits utilisés dans cette vidéo qui mixe différentes interviews de l'auteur, et qui en dit long :

"Je crois que l'une des choses auxquelles les lecteurs sont le plus attachés dans mes livres, c'est qu'il y a une chaleur, invitant le lecteur à faire partie de l'histoire. Le Shining de Kubrick était très froid (...) Dans mon roman, l'hôtel brûle et dans le film de Kubrick, il gèle. (...) Dans le rôle de Wendy, Shelley Duvall n'est là que pour crier et être stupide, et ce ne sont pas le genre de femmes à propos desquelles j'écris."

Stanley Kubrick a dû apprécier.

Il y a 45 ans, sur le plateau de Popeye, les acteurs ne tournaient pas qu'aux épinards

Pour 99,9% des personnes, le nom de Barry Diller ne résonnera absolument pas. Âgé de 83 ans aujourd'hui, il vient de publier ses mémoires aux Etats-Unis, intitulées Who Knew. Et c'est peu dire que Diller a pesé lourd dans l'industrie du cinéma. À 32 ans, en 1974, il fut nommé président du directoire de Paramount Pictures, et sera à la tête du studio pendant dix ans.

C'est sous sa direction que le studio produit de grands succès de la télévision comme Cheers (1982), ainsi que des films comme Les Trois jours du Condor (1975), La Fièvre du samedi soir (1977), Grease (1978), Les Aventuriers de l'arche perdue (1981) et sa suite Indiana Jones et le Temple maudit (1984), Tendres Passions (1983), Le Flic de Beverly Hills (1984)...

Ou encore Popeye, puisqu'il s'agit du film qui nous intéresse. Invité à parler de ses mémoires, Barry Diller livre une anecdote (via Entertainment Weekly), concernant le tournage de ce film où Robin Williams donnait la réplique à Shelley Duval, qui incarnait son épouse, Olive. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Diller n'y va pas par quatre chemins...

"Le film le plus cocké de l'Histoire ? Popeye. Vous ne pouviez pas y échapper" a déclaré Diller à propos de la consommation de drogue sur le plateau de tournage. "À l'époque, on expédiait les films dans des boîtes de conserve. Les boîtes de pellicule étaient renvoyées à Los Angeles pour le traitement quotidien de la pellicule. Le film a été tourné à Malte. Nous avons découvert que les boîtes de pellicule étaient en fait utilisées pour expédier de la cocaïne sur le plateau. Tout le monde était défoncé".

C'est en 1980 que Robin Williams effectuait ses premiers pas au cinéma, dans les aventures du célèbre marin Popeye; une comédie musicale mise en scène par Robert Altman. Coproduit par la Paramount et Walt Disney Pictures, le film rapporta 60 millions de dollars de recettes dans le monde. Il fut donc rentable, mais loin des attentes que nourrissaient les deux Majors autour d'un personnage aussi iconique que le marin gavé aux épinards.

Au fond, qu'importe si le film est globalement raté; en tout cas très loin d'être le meilleur d'Altman ou de Robin Williams. Ce dernier ne nourrissait d'ailleurs pas une grande affection pour son personnage : "si vous regardez mon film à l'envers, vous aurez un scénario" dira-t-il plus tard. Avec son visage à l'impressionnante plasticité et son sens du rythme, l'acteur s'impose malgré tout.