23 novembre 2020

Yannick Noah se confie sur le racisme sournois vécu par son fils Joalukas

Le 16 novembre 2020, Yannick Noah a accordé une longue interview vidéo à nos confrères de Yahoo. Face au batteur et juré de Nouvelle Star Manu Katché, l'ancien joueur de tennis s'est confié au sujet de son enfance au Cameroun, de la pauvreté dans laquelle il a grandi, de son arrivée en France en 1972, mais aussi de ses cinq enfants et leur manière de faire face au racisme. "Nous, on n'a pas besoin de parler de racisme", assure le chanteur de 60 ans en faisant référence à sa relation avec son fils Joakim Noah, qui a été élevé dans le Bronx et a appris le basket-ball dans la rue, avant de préciser : "On le voit, on le vit, on le sent, on l'anticipe".

"Avec mon dernier, Jo, c'est différent", souligne Yannick Noah, en précisant que son enfant cadet, qu'il a eu avec sa femme, la réalisatrice Isabelle Camus, est "blond aux yeux bleus". "Tu le vois danser, tu te dis : 'Mais comment il peut danser comme ça, ce Blanc ?", lance avec humour le père de famille qui estime que Joalukas est définitivement "celui parmi tous ses enfants qui parle souvent de racisme". "En fait Jo, il se retrouve dans des situations où les gens ne savent pas, en fait, qu'il a du sang 'black'. Et du coup, là, les langues se délient et là il s'énerve. Et il choisit ses potes", poursuit l'ex-mari d'Heather Stewart-Whyte et de Cecilia Rodhe.

L'adolescent de 16 ans trie en effet ses relations amicales sur le volet. Ses amis "doivent être tolérants", mais aussi "comprendre" ses origines. "C'est juste impossible pour lui, il ne peut pas faire de compromis, Jo (...) On va tous se mélanger à un moment, donc il faut être conscient de ça. Que ça rende tristes certaines personnes, tant pis. Mais voilà, c'est comme ça", constate Yannick Noah, qui se souvient de la venue au monde de son fils, qui est né "rose" et que cela a interpellé deux dames qui ne croyaient clairement pas que le bout de chou puisse être son enfant, à cause de leurs différentes couleurs de peau. "Je pense que pour être entendu il ne faut pas parler fort. Il faut que ce soit pacifique", conclut l'interprète du titre Saga Africa.

Karine Ferri : ses rares confidences sur ses enfants, Maël et Claudia

Tout comme son époux, Karine Ferri est une maman poule. En 2016, la présentatrice de télévision est devenue maman pour la première fois. Avec son compagnon Yoann Gourcuff, elle a accueilli un petit garçon, baptisé Maël. Puis, en juillet 2016 est née Claudia. De ses deux enfants, elle est très proche, et elle n'hésite pas à leur faire plaisir. D'ailleurs, ce choix de participer à la deuxième saison de Mask Singer sur TF1 - dans laquelle elle portait un costume d'araignée - a en partie été fait pour eux. Comme elle l'a confié dans les colonnes de Télé Star, ces derniers ont beaucoup aimé l'émission et cela l'a aidée à accepter l'invitation. "Dans un premier temps, c'était vraiment de faire plaisir aux enfants parce que je sais qu'ils adorent Mask Singer, j'avais envie de les surprendre !", a-t-elle indiqué.

Si les juges ont mis du temps à dévoiler le nom de Karine Ferri, ils pensaient lors des premiers épisodes qu'il s'agissait d'une ancienne Miss France, son fils, lui, l'a immédiatement reconnue. Car, bien sûr, elle n'a pas manqué de leur montrer ses performances. "Maël, il a tout de suite reconnu sa maman dans l'Araignée, ça, c'est assez marrant !", a-t-elle expliqué, contrairement à Claudia qui est "beaucoup trop petite". A seulement deux ans et demi, elle n'a, dit-elle, "pas encore percuté" la supercherie. Le costume très glamour et sexy de Karine Ferri a aussi fait son effet au sein de sa famille : elle ne les a pas effrayés.

En octobre 2019, peu de temps après dit "oui" au joueur de football, Karine Ferri évoquait son désir d'enfant dans les colonnes de TV grandes chaînes. Elle faisait savoir qu'elle avait "toujours rêvé d'une famille nombreuse". "Et oui j'aimerais avoir d'autres enfants.(...) Ma priorité, ce sont mes enfants et mon mari", avait-elle expliqué. L'acolyte de Camille Combal pourrait donc agrandir son foyer avec son époux, son "pilier".

Plastic Bertrand : “Mes parents se sont rencontrés dans un camp de concentration”

Après 10 ans loin de la scène musicale, Plastic Bertrand est de retour avec la sortie d'un dixième album à l'accent rock electro, influencé par David Bowie et Daft Punk. Pour défendre ce dixième essai, le chanteur belge s'est livré au Parisien, en revenant notamment sur son succès mondial, "Ça plane pour moi", sorti en 1977. Numéro 1 dans 31 pays en 1978 et repris par les plus grands groupes à l'instar de U2, Metallica ou encore les Red Hot Chili Peppers, le tube va propulser Plastic Bertrand au rang de star, avant de devenir l'objet d'une polémique lorsque Lou Deprijck, le compositeur et producteur de la chanson, affirme avoir posé sa voix dessus, en présentant expertise et attestations pour appuyer ses dires. Mais alors, Plastic Bertrand est-il véritablement le chanteur de "Ça plane pour moi"? "La justice a tranché en 1990 et en 2002", rétorque le chanteur, "je suis l'interprète légal du titre." S'il explique ne pas avoir touché "le gros du fric", il précise avoir "bossé comme un fou" pour "faire vivre" le tube. "C'est ma chanson, c'est ma vie", conclut Plastic Bertrand.

Au sommet de la gloire dans les années 80, le belge raconte cependant avoir manqué de passer à côté de sa vie. "Un jour, je rentre de tournée, très fatigué. Ce doit être en 1985, mes enfants de 3 et 6 ans sont devant la télé et ne me regardent même pas. Je prends une claque." Bien décidé à "raccrocher les wagons avec eux", il change de feuille de route et admet aujourd'hui leur devoir "la vie". Très famille, celui qui est récemment devenu grand-père pour la seconde fois a brièvement évoqué son enfance et la rencontre de ses parents. "Ma mère s'est faite rafler par les Allemands en 1942, mon père était prisonnier du travail", explique Plastic Bertrand avant d'ajouter : "Ils se sont croisés dans un camp de concentration , ont eu un coup de foudre et se sont enfuis jusqu'à Bruxelles." Si la famille du jeune Roger Jouret - de son vrai nom - ne vit pas dans le luxe, ses parents lui apprennent à "être curieux et à refuser la paresse." Un enseignement que le chanteur a "essayé de transmettre à (ses) deux enfants."

Loana donne de ses nouvelles avec un cliché sombre et mélancolique

Dans la tourmente depuis plusieurs semaines - pour ne pas dire plusieurs années - Loana revenait à nouveau sur le devant de la scène médiatique en septembre dernier après avoir accusé son ex compagnon, Fred Cauvin, de violences conjugales. Sur Instagram, la vedette de télé-réalité avait d'ailleurs posté des photos choc de son corps couvert d'hématomes pour illustrer ses dires, mais le producteur avait aussitôt réfuté ces accusations, révélant au passage que Loana serait replongée dans ses anciennes addictions à la drogue. Info ou intox ? Difficile à dire. Ce qui est sûr, c'est que les messages récemment postés par l'ancienne candidate de Loft Story ne plaident pas en sa faveur. Récits confus, hashtags improbables, fautes d'orthographe dignes d'un chat qui marche sur le clavier... Qu'arrive-t-il à Loana ? Dans une vidéo postée le 15 novembre dernier - et supprimée depuis - la starlette apparaît grimée derrière un filtre instagram, une dent en moins à la mâchoire inférieure et avec des difficultés visibles pour s'exprimer, comme si elle était dans un état second. La publication n'a pas manqué de faire réagir les internautes, tantôt inquiets tantôt en colère face à la dégradation de l'état de Loana et au manque de réaction de son entourage. "Tu devrais consulter, c'est pas normal. Courage", "Sa bouche elle a quoi ?", "Par pitié fais-toi soigner, vraiment, ça fait de la peine à voir", pouvait-on lire parmi les commentaires.

Une semaine après l'incident, la candidate de télé-réalité a souhaité donner des nouvelles à ses fans, à travers un message qui se voulait rassurant sur Instagram. Sous une photo sans couleurs de son visage, elle inscrit "En noir et blanc mais toujours avec mon petit cœur qui bat pour vous fire que tout vattes bien." Forcément, les coquilles de cette fin de message n'étant pas un cas isolé, plusieurs internautes ont réagi dans les commentaires : "Loana, il se passe quoi sérieux...tu m'inquiètes", "Tout vattes bien ??? Euh, t'es sûre de toi Loana ?", "Loana, arrête d'écrire tes posts avec ta poitrine", ont écrit certaines d'entre eux.

Yannick Noah humilié : le terrible bizutage dont il a été victime petit

Lutter contre le racisme est l'un des leitmotivs de Yannick Noah. L'ancien tennisman est revenu sur son combat et les premières années de sa vie dans la nouvelle émission La face Katché, animée par Manu Katché, légende de la batterie et célèbre juré de la"Nouvelle Star". En 1972, Yannick Noah arrive en France pour suivre une formation de tennis intensive à Nice. "J'étais assez précoce, j'avais 12 ans, raconte l'ex-champion de Roland-Garros, les autres avaient 14-15 ans, c'est une grosse différence." Il poursuit son récit en évoquant les bizutages dont il a été victime : "Six mecs me tenaient à poils (...) et m'ont vidé mon tube de dentifrice sur moi. C'est humiliant, j'étais le plus petit, je ne pouvais pas lutter. Mais dans ma tête, je me disais, on réglera cela sur le court. (...) Dans la tête de ce môme que j'étais, je me suis toujours dit "un jour, je vous aurai", c'était avec ma raquette que j'allais exister, tant que je n'avais pas gagné, je fermais ma gueule."

Le chanteur revient aussi sur le premier surnom qui lui a collé à la peau : "On m'appelait Bamboul, c'était naturellement bienveillant de la part des copains. (...) Mon rêve était qu'un jour, on oublie Bamboul", avoue l'artiste franco-camerounais. Cette différence, il a choisi d'en faire une force : "C'était comme un challenge (...). Il n'y a pas 36 solutions, soit ton problème devient une opportunité et tu apprends vite, ou tu tombes et tu t'écrases et tu deviens normal, médiocre. Moi, je l'ai pris comme une opportunité. Je suis différent."

Rambo 3 sur C8 : pourquoi Sylvester Stallone a renvoyé le réalisateur Russell Mulcahy

Après le succès des deux premiers Rambo en 1983 et 1985, Sylvester Stallone reprend son arc et son couteau pour un 3ème volet en 1988. Cette fois, le Colonel Trautman contacte l'ex béret vert dans sa retraite en Thaïlande pour qu'il l'accompagne dans une mission périlleuse en Afghanistan. Mais l'ex-soldat refuse afin de se consacrer aux moines bouddhistes qui l'ont recueilli.

Lorsque, quelques jours plus tard, l'agent Griggs lui explique que Trautman a été capturé par le Colonel Zaysen, Rambo décide de sauver son ami. Il s'infiltre dans les lignes ennemies et découvre toute l'horreur du conflit qui oppose les moudjahidin à l'armée soviétique. Déterminé, il s'attaque à toute une armée sans oublier son objectif premier : récupérer Trautman.

Pour ce 3ème épisode, l'intention première des producteurs et de Stallone est de faire un "Rambo d'Arabie", comme le rapporte Cédric Delelée dans Mad Movies Classic "Rambo, du premier au dernier sang". Le projet est très ambitieux, bénéficiant d'un budget de 63 millions de dollars, soit 4 fois plus que le premier opus. Pour succéder à Ted Kotcheff et George P. Cosmatos à la réalisation, les producteurs Andrew Vajna et Mario Kassar, en concertation avec Sly, engagent Russell Mulcahy. L'australien vient de triompher avec Highlander et son style épique a forcément tapé dans l'oeil de la production.

Le tournage, prévu d'août à décembre 1987 en Thaïlande et Israël, ne va pas vraiment se dérouler comme prévu. Gravement malade, le directeur de la photo d'Highlander, Gerry Fisher, ne peut pas suivre Russell Mulcahy dans ses nouvelles aventures. Il est remplacé par Ric Waite, que Stallone a connu sur Cobra deux ans auparavant. Il ne faut pas attendre très longtemps pour que les deux hommes se rendent compte qu'ils ont une vision totalement opposée de la direction artistique à prendre. La tension monte entre eux, les producteurs et Stallone.

Finalement, Ric Waite est remercié après 2 semaines de tournage très tendues. Le chef-opérateur d'Over The Top, David Gurfinkel, prend sa place. Cela ne change pas grand chose et la tension ne faiblit pas. Il ne faut que quelques jours à Russell Mulcahy pour le comprendre et jeter l'éponge. Pour le réalisateur, accepter de faire Rambo 3 était un choix de carrière : "À l'époque, j'avais également été approché par Dino De Laurentiis pour Total Recall. Mais lorsque Sly m'a appelé pour me proposer le film, j'ai un peu répondu comme un fan face à son idole. J'ai tout de suite dit oui sans réfléchir", confie Mulcahy.

Ce dernier raconte qu'il s'entendait à merveille avec Stallone au départ et que l'acteur était d'une aide précieuse. Il lui a permis de voyager à travers le monde pour faire des repérages ; c'est ainsi qu'il a pu choisir Israël comme un des décors du film. Mais une fois sur le tournage, les deux artistes se sont rendus compte qu'ils avaient des différends créatifs : "J'étais en train d'essayer de faire un film d'une ampleur visuelle comparable à celle de Highlander... en oubliant complètement que j'avais à ma disposition le visage d'une star qui valait des millions de dollars, et qu'il aurait de fait fallu filmer plus de gros plans. On a décidé d'en rester là", révèle le cinéaste.

Russel Mulcahy soutient que tout s'est fait à l'amiable et qu'il est resté ami avec Sylvester Stallone. Le montage final comprendra tout de même 20 minutes tournées par le réalisateur australien, dont l'attaque du Fort Russe. De son côté, Sly a livré une vision quelque peu différente du conflit qui a opposé les deux hommes : "Je l'ai engagé et il est parti en Israël deux semaines avant moi, avec pour mission de trouver une vingtaine de figurants pour joeur les soldats des troupes soviétiques", explique le comédien. Il explique également au cinéaste que ces derniers doivent avoir l'air vicieux et glacer le sang.

Quand Stallone arrive sur le plateau, il voit "deux douzaines d'éphèbes blonds aux yeux bleus qui ont l'air d'avoir été virés d'une compétition de surf. Rambo n'a pas peur de la concurrence, mais de là à affronter des mannequins de 3ème zone... J'ai exprimé ma déception à Russell et il l'a très mal pris", se souvient Sly. Mulcahy viré, Peter MacDonald, réalisateur de seconde équipe, le remplace au pied levé. Le producteur Andrew Vajna qualifiera cet indicent de regrettable. "On ne peut pas savoir si les gens vont réussir à travailler ensemble avant de les avoir réunis sur le plateau. À mon avis, Russell était très frustré que sa vision de Rambo 3 ne soit pas la même que la nôtre" nuancera-t-il.

Plus tard, Stallone confessera s'être laissé emporter par son ego à l'époque. De plus, son divorce avec Brigitte Nielsen un mois avant le tournage a beaucoup affecté l'acteur. "Emotionnellement parlant, j'étais au plus bas. Je me moquais de savoir si j'allais vivre ou mourir." Sorti en octobre 1988, Rambo 3 sera un succès mitigé, rapportant 190 millions de dollars de recettes. Le second volet en avait récolté 300. En France, il réunira 1,9 million de spectateurs, très loin des 5,8 de Rambo 2. C'est le début du déclin de Sylvester Stallone, qui ne renouera avec le succès que 5 ans plus tard avec Cliffhanger.

Kick-Ass sur W9 : le personnage de Chloë Grace Moretz jugé trop vulgaire par les studios... mais pas par ses parents !

Adapté du comic book de Mark Millar, Kick-Ass suit Dave Lizewski (Aaron Taylor-Johnson), un adolescent fan de comics qui se lance dans une bataille effrénée contre le crime et devient le super-héros Kick-Ass. Mais ce dernier n'a pas de pouvoirs et va rapidement s'attirer plein de problèmes. Il s'associe alors à d'autres copycats, bien décidés eux aussi à faire régner la justice. Parmi eux, la jeune Hit Girl (Chloë Grace Moretz) et son père Big Daddy (Nicolas Cage), mais aussi Red Mist (Christopher Mintz-Plasse). Le comic-book a la particularité d'être violent et vulgaire. Deux points que les fans n'ont pas manqué de soulever quand l'adaptation cinéma a été annoncée. Certains regrettant à l'avance que le film soit trop épuré.

Le réalisateur Matthew Vaughn, qui a écrit le film aux côtés de Jane Goldman, avait retiré certains mots censés être dit par Hit Girl, âgée dans le film de seulement 10 ans. Dans le comics, l'héroïne emploie LE mot le plus vulgaire de la langue anglaise ("cunts" pour ne pas le citer). Vaughn avait choisi de ne pas le faire figurer dans le long-métrage. Il précise "Je me disais moi-même que ça allait trop loin, que je ne pouvais pas mettre cette réplique dans le film". Pourtant il s'agit bien du 1er mot prononcé par Chloë Grace Moretz...

Matthew Vaughn pensait qu’il aurait beaucoup de difficultés à trouver l'interprète de Hit Girl. D'autant plus qu'avant que Lionsgate accepte de financer le film, les producteurs ont essuyé plusieurs refus de studios qui demandaient à ce que le personnage de Hit Girl soit retiré du script ou âgé de 19 ans. Seul Lionsgate a accepté de financer et distribuer le film sans rien changer à l'héroïne.

Vaughn partait donc défaitiste dans l'idée de trouver une jeune comédienne capable d'incarner Mindy Macready. Pourtant il n’a finalement eu besoin que de deux auditions pour être sûr de lui. Alors âgée de 11 ans, Chloë Grace Moretz a immédiatement convaincu le metteur en scène et a bluffé l’ensemble des acteurs. Il faut dire que cette dernière rêvait de décrocher un rôle comme celui d’Angelina Jolie dans Wanted (qui venait tout juste de sortir au moment du casting de Kick-Ass), elle souhaitait incarner une adolescente qui "prend les choses en main".

Mais lors des prises de vues de l'entrée en scène de Hit Girl (venue prêter mains fortes à Kick-Ass), les différentes répliques prévues tombent à plat. Rien ne fonctionne. La mère de Chloë Grace Moretz, présente sur le tournage, propose alors que sa fille dise la réplique du comic-book. Matthew Vaughn se souvient "Teri, qui avait lu la BD et compris l’impact particulier de ce mot, nous a proposé de faire une prise avec "Cunts". Elle a rappelé à tout le monde que c’était Hit Girl qui prononçait ce mot, pas sa fille." Une limite que Chloé comprenait parfaitement. Elle a d’ailleurs souligné qu'elle savait pertinemment que si elle s’avisait de le dire en dehors du plateau de tournage, ses parents "l'enfermerait dans sa chambre pour le restant de ses jours."

C'est cette réplique qui figure dans le film pour le plus grand plaisir des fans de la BD qui furent les premiers étonnés que ce mot soit gardé. En revanche, dès la sortie du teaser consacré à la jeune héroïne, plusieurs groupes de défense des enfants se sont insurgés devant tant de vulgarité dans la bouche d'une fillette. 

Lors d'une interview accordée à Total Film pour la promotion du second opus, Chloë Grace Moretz explique : "Dans le premier film, j'ai été grossière seulement 6 fois. Mais à chaque fois, c'était pour des moments importants et ça avait un vrai sens. Dans ce nouveau film, c'est la même chose. Ce n'est pas comme si elle lâchait des insultes tout le temps parce qu'elle est plus vieille. Elle ne le fait que lorsqu'elle est Hit-Girl, jamais quand elle est Mindy."

Star Wars 4 Un Nouvel espoir sur TMC : pourquoi Dark Vador ne peut-il pas se passer de son armure ?

Il est l'un des méchants les plus emblématiques de l'Histoire du cinéma, si ce n'est LE plus emblématique ! Sa carrure impressionnante, son imposante armure noire, son souffle intimidant se dégageant de son casque terrifiant... Dark Vador a marqué les esprits dès sa première apparition dans Star Wars Un Nouvel espoir.

Ce personnage, nimbé d'une aura de mystère dans la trilogie originale, a suscité la curiosité de millions de fans tout en les terrorisant. Le puissant seigneur Sith, dévoué au côté obscur de la Force, a peu à peu dévoilé ses secrets, de la prélogie en passant par Clone Wars et les comics de l'univers étendu.

C'est vers ces derniers qu'il faut aller puiser pour répondre à une question qui n'est pas vraiment explicitée dans les films : pourquoi Dark Vador ne peut-il pas se passer de cette armure massive pour survivre et comment fonctionne-t-elle ?

Tout d'abord, la question de l'état de santé de Vador a été expliquée à la fin de La Revanche des Sith. Les blessures infligées par Obi Wan Kenobi lors de leur duel sur Mustafar ont été dévastatrices pour Anakin Skywalker. Les jambes coupées, le corps presque entièrement brûlé, l'ex Jedi a été laissé pour mort par son maître avant d'être recueilli par Dark Sidious.

Un être humain normal aurait très vite succombé à ce genre de blessures... mais un pas seigneur Sith. En faisant appel au côté obscur et à sa haine, Anakin est parvenu à se maintenir en vie. Sauvé par Sidious, il passe ensuite de longues heures sur une table d'opération, à se faire opérer par des droïdes.

Pour le punir de son échec face à Kenobi, Sidious, dans toute sa perfidie, ne lui permet pas de se faire anesthésier. Anakin souffre donc le martyre sous le regard sadique de son maître, comme on peut le constater dans les comics Dark Vador, Seigneur Noir des Sith, écrits par Charles Soule. Sidious souhaitait aussi que cette souffrance alimente encore plus sa haine afin de le rendre plus fort.

Si dans La Revanche des Sith on a l'impression qu'Anakin passe rapidement d'un état de grand brûlé à Dark Vador en quelques minutes, on apprend dans la BD qu'il a passé toute une nuit à se faire "charcuter" avant de pouvoir enfiler sa célèbre armure. On comprend ainsi mieux la souffrance subie par l'ex padawan d'Obi Wan. Si ses blessures extérieures sont importantes, celles intérieures le sont tout autant. Ses poumons et ses yeus ont notamment été gravement atteints.

Afin de survivre, Anakin a vraiment besoin de cette lourde armure (principalement faite en duracier) qui fait de lui une semi-machine. Pour pouvoir bouger ses membres et se déplacer, de longues aiguilles sont plantées dans son cou et sa colonne vertébrale, lui permettant d'utiliser ses bras et ses jambes cybernétiques. En plus de cela, Vador dispose d'un système respiratoire complexe relié à son casque.

Ses poumons ayant été sévèrement endommagés par la fumée toxique de Mustafar, le Sith a besoin de son casque en permanence pour pouvoir respirer. Il ne peut le retirer que dans une cuve à Bacta ou une chambre de méditation, comme on peut le voir dans les films. C'est sans doute à l'intérieur de celle-ci qu'il se nourrit et fait ses besoins (oui, c'est une question qui taraude beaucoup de monde). Par ailleurs, son souffle terrifiant, dont le bruit a marqué des générations de spectateurs, provient de ce système respiratoire équipé dans son dos et donc relié au casque.

La visière de ce dernier est aussi indispensable pour Vador, ses yeux ayant aussi été gravement touchés. Il possède ainsi une vision améliorée, lui conférant notamment la faculté de voir dans l'obscurité. Les informations de sa combinaison de survie s'affichent également à l'intérieur de son casque. On peut le distinguer grâce aux reflets rouges au niveau de sa visière (visibles dans certains plans d'Un Nouvel espoir et Rogue One).

Son activité cérébrale est captée à l'aide d'aiguilles enfoncées dans son crâne, le tout relié à l'ordinateur central situé sur poitrine, lui permettant de contrôler ses systèmes de survie et la température. Il peut ainsi survivre dans des conditions extrêmes, sur une planète de glace comme Hoth ou sur une planète volcanique comme Mustafar. Il peut même survivre quelques minutes dans le vide spatial ou sous l'eau. Dark Vador VS Wild ?

Mais ce qui caractérise aussi Vador, c'est cette voix caverneuse (immortalisée par James Earl Jones). Sans son casque, le seigneur Sith aurait beaucoup de mal à se faire entendre, étant donné que ses cordes vocales ont aussi été endommagées suite à son duel sur Mustafar. Il lui permet notamment d'amplifier grandement la portée de sa voix sans faire d'efforts.

De plus, Vador souffre en quasi permance à l'intérieur de son armure ; sa chair se nécrose et il a souvent besoin de s'en faire enlever des bouts par des droïdes et la remplacer par de la synthétique. La méditation lui sert donc énormément afin de résister à cette souffrance. Le Sith se plonge ainsi dans ses souvenirs et pense souvent à Padmé afin d'adoucir son calvaire.

C'est aussi une forme d'ascétisme pour Vador, qui ne veut pas oublier le mal qu'il a pu faire afin de s'en nourrir pour s'auto-flageller et amplifier sa relation avec le côté obscur. Finalement, sa plus grande blessure sera celle du coeur, le Sith souffrant d'avoir tué indirectement sa femme, trahi son maître et asservi la galaxie avec Sidious. Son fils, Luke, finira par lui donner l'absolution dans Le Retour du Jedi, achevant le parcours d'un des personnages les plus fascinants de l'Histoire du cinéma.

À noter que l'univers étendu permet notamment de se rendre compte de la complexité de Vador, ne le cantonnant pas à un unique statut de méchant. On aurait aimé que les scénaristes des épisodes 7, 8 et 9 aillent puisser là-dedans... Fort heureusement, il reste The Mandalorian et la future série Obi Wan Kenobi.

Drive sur Arte : le film avec Ryan Gosling accusé de publicité mensongère

C'est à une drôle de réaction que s'est confrontée l'équipe de Drive en 2011. En effet, quelques temps après la sortie du film choc de Nicolas Winding Refn, une spectatrice a décidé de porter plainte contre le distributeur pour... publicité mensongère.

Drive "n'a aucun rapport avec un film de courses-poursuites ou d'un film d'action. Il y a très peu de conduite dans le film" pouvait-on lire à l'époque dans le texte de la plainte. Selon la plaignante Sarah Deming, la production aurait vendu au public, dans ses éléments promotionnels, un film à la manière d'un Fast & Furious, là où Drive se rapproche davantage d'un thriller retenu que d'un film d'action à grand spectacle. Pour ce qu'elle considérait comme une campagne fallacieuse, l'accusatrice a donc exigé un remboursement de sa place de cinéma et enjoignait même les autres spectateurs à rejoindre son procès contre la production.

Plus grave encore, Deming accuse également le film d'antisémitisme, de "racisme gratuit, diffamatoire et déshumanisant à l'encontre des juifs". En 2017, soit 6 ans après la sortie du film, The Hollywood Reporter rapporte que le procès est toujours en cours et a subi de multiples rebondissements. Après avoir rejeté la plainte, le juge s'est également vu accuser d'antisémitisme par la plaignante et le dossier fut transmis à la cour d'appel du Michigan. Quelques rejets de la plainte et autres pétitions plus tard, l'avocat de l'accusatrice lui-même a décidé de porter plainte en son propre nom, accusant la production et le réalisateur de conspiration. Si le fin mot de l'histoire n'a pas été partagé par la presse, il y a fort a parier que l'affaire est aujourd'hui classée.

Drive n'est pas le seul film a s'être vu accuser de publicité mensongère. En effet, en 2016, un spectateur a souhaité porter plainte contre Warner Bros pour les mêmes raisons. Le film au coeur de son courroux : Suicide Squad. "Nous avons vu ces scènes à maintes reprises, que ce soit dans la première bande-annonce ou les nombreux spots TV..." dénonce-t-il sur Reddit. "Mais elles n'étaient pas dans le film. J'ai gaspillé mon argent pour me déplacer et aller voir ce long métrage dans l'espoir de voir ces scènes en particulier, celles que l'on m'avait promises". Et d'ajouter : "Si vous faites de la publicité pour quelque chose, donnez-le moi. Point. Ça devient une habitude avec les studios, de vous montrer quelques scènes épiques dans les trailers qui, au final, ne sont jamais dans les films. C'est injuste !". 

Lady Di : après The Crown, 3 documentaires à voir sur Netflix pour aller plus loin

The Story of Diana (2017)

Découvrez la vie extraordinaire et les combats personnels de la défunte princesse Diana à travers des entretiens émouvants, notamment avec son frère et d’autres proches. 

Ce documentaire en deux parties d’1h20 chacun ne raconte pas seulement l’histoire de Lady Di, il nous dresse le portrait d’une Grande-Bretagne métamorphosée. La jeune femme ne le savait pas encore quand elle a dit oui au Prince Charles en 1981 mais elle a bouleversé le pays et son mode de fonctionnement : les tabloïds, les journaux parodiques, les paparazzi se sont permis des choses qu’ils n’avaient jamais fait avant, en traquant l’héritière dans le moindre de ses déplacements, en dévoilant des conversations intimes entre Charles et Camilla ou entre Diana et l’un de ses amants, en payant des informateurs avec des sommes astronomiques... La notion de "vie privée" a même été débattue au sein du Parlement, en présence des grands pontes de la presse. Ce documentaire diffusé en 2017 sur ABC nous explique, à travers des images d’archives et des témoignages, comment le pays en est arrivé là et quel impact cela a eu sur le vie d’autres célébrités par la suite.

Diana : In her own Words (2017)

Retour sur le parcours de Diana Spencer qui demeure, depuis son décès accidentel à Paris en 1997, l'une des figures les plus populaires de l'histoire britannique.  

Traduit en France par "Diana : une icône mystérieuse", ce documentaire National Geographic d’1h53 est probablement l’un des plus intéressants et complets sur la vie de l’ancienne princesse de Galles. En 1991, la jeune femme se rapproche du journaliste Andrew Morton, dans l’idée de l’aider à écrire sa biographie. S’ensuit une série d’entretiens secrets (la plupart jamais diffusés avant), dans lesquels elle parlera sans aucun filtre et en toute sincérité de son mariage raté, des trahisons de son mari, de la pression subie par les paparazzi… le tout dans le dos de la famille royale. Le documentaire mélange des images d’archives, des enregistrements inédits et des photographies, de son enfance à sa mort tragique en août 1997.

The Royal House of Windsor (2017)

Cette série utilise de nouveaux éléments pour décrire comment la famille royale britannique a survécu à un siècle d’impitoyables jeux de pouvoir, de politique et d’amour. 

Cette série documentaire retrace l’histoire de la famille Windsor sur les 100 dernières années, en débutant à la première guerre mondiale. Une manière de comprendre, un peu comme le fait The Crown, le rigorisme de la famille royale, son mode de fonctionnement, ses idéaux… Les épisodes 4 et 5 reviennent plus précisément sur le "fiasco" Diana, via le témoignage d’historiens. Ces derniers nous expliquent, images d’archives à l’appui, que personne n’aurait pu prévoir l’impact qu’a eu la jeune femme sur le peuple britannique… au point de devenir une véritable épine dans le pied de la Reine - plus particulièrement quand les tensions au sein du couple princier sont révélées aux yeux du public. Il faut dire que chez les Windsor, le divorce est mal vu...