07 mai 2026

ourquoi la critique américaine a envie de défendre Mortal Kombat 2

Alors que les adaptations de jeux vidéo continuent de squatter Hollywood, la presse américaine semble avoir trouvé un nouveau plaisir coupable : Mortal Kombat II.

Pas parce que le film - qui vient de sortir chez nous au cinéma - serait un chef-d’œuvre. Mais parce qu’il assume pleinement ce qu’il est : un énorme défouloir gore, débile, ultra-violent et furieusement fun. Et manifestement, ça suffit à rendre beaucoup de critiques très indulgents.

Pour ComingSoon, le film est "bordélique mais jamais ennuyeux". Le média reconnaît que ce n’est pas une "flawless victory", mais certainement pas non plus un "fatality" pour la franchise. Le résultat ? Un" spectacle chaotique, sanguinolent et totalement conscient de ce que le public vient chercher dans ce genre de blockbuster : des baffes, du gore et du show. It’s showtime !" résume le site.

Même son de cloche chez Bloody Disgusting, qui estime que le film joue cette fois davantage la sécurité en respectant plus fidèlement le lore et le canon des jeux vidéo. Le site reconnaît que le film perd parfois un peu de l’étincelle du premier opus à force de vouloir caser tout un tournoi dans son script, mais souligne que "son casting attachant et ses fatalities délicieusement gores suffisent largement à nous faire fredonner le thème culte pendant le générique."

Du côté de Inverse, le constat est limpide : Mortal Kombat II "fait précisément ce qu’un film basé sur cette licence doit faire." À savoir offrir "des combats d’arts martiaux impressionnants et un gore à retourner l’estomac, le tout porté par une intrigue monumentale de stupidité… mais malgré tout très divertissante."

Plus enthousiaste encore, TheWrap salue l’arrivée de Karl Urban dans le rôle de Johnny Cage. Selon le média, l’acteur apporte au film une énergie façon Galaxy Quest qui manquait cruellement et "redonne de la vie à cette suite délicieusement violente."

Même enthousiasme chez CBR, qui rappelle : "Est-ce que Mortal Kombat II est un film parfait ? Non. Mais c’est extrêmement fun." Le site voit dans le film "un rappel que parfois, le cinéma est simplement là pour nous offrir une pause et nous procurer du plaisir au milieu du chaos."

La critique la plus emballée vient peut-être de Slashfilm, qui compare le film à un mélange improbable "de beurre de cacahuète et de chocolat". Une adaptation de jeu vidéo et un film d’arts martiaux. Un hommage aux stars d’action sur le retour et un conte guerrier ultra-grinçant. "À la fois un vrai film d’action premier degré et une virée totalement frivole." Le site parle carrément de "l’une des plus grosses surprises de l’année" et estime que les adaptations de jeux vidéo n’ont plus besoin d’être soit des réinventions radicales, soit du simple fan service paresseux : "Elles peuvent être davantage."

IGN s'amuse aussi : non, Mortal Kombat II "n'ira pas aux Oscars." Et certains fans hardcore risquent de chipoter sur le respect du jeu. Mais le média insiste : "C’est énorme, bruyant, gore et jamais honteux de s’amuser." Et surtout, dans le paysage des suites adaptées de jeux vidéo, "le film ne se contente pas de franchir la barre : il la fait tournoyer comme un bâton de combat."

Chez Collider, on note encore quelques soucis de rythme et un trop-plein de personnages, surtout dans la première moitié. Mais une fois lancé, le film devient selon eux "un spectacle sanguinolent et jubilatoire du début à la fin." Certes, les enjeux restent limités puisque les morts peuvent revenir à tout moment, "mais on parle de Mortal Kombat : les personnages qui reviennent à la vie font partie intégrante de la saga."

The Hollywood Reporter reste plus réservé mais reconnaît que les fans ne viennent pas vraiment pour la profondeur psychologique : "Ce qu’ils veulent, c’est de l’action qui brise les os, surtout dans sa version la plus gore." Le média estime néanmoins que les non-initiés risquent d’être totalement largués face au nombre absurde de personnages et de références.

Et même Variety, plutôt critique, admet que le film fonctionne comme "un vieux blockbuster vidéoludique médiocre mais efficace", porté par un Karl Urban "cabotin et énergique". 

Bonnie Tyler a subi une chirurgie intestinale en urgence au Portugal

Bonnie Tyler a été admise en urgence à l’hôpital de Faro, au Portugal, pour une opération intestinale. Selon un communiqué publié mercredi sur le site officiel de l’interprète de Total Eclipse of the Heart, l’intervention s’est bien déroulée.

« Nous avons le regret de vous annoncer que Bonnie a été admise à l’hôpital de Faro, au Portugal, où elle possède une résidence, pour subir une intervention chirurgicale intestinale d’urgence », peut-on lire. « L’opération s’est bien déroulée et elle est actuellement en convalescence. Nous savons que toute sa famille, ses amis et ses fans seront inquiets à l’annonce de cette nouvelle et lui souhaiteront un prompt et complet rétablissement. »

Si le communiqué ne précise pas la nature exacte du problème de santé, TMZ avance que Bonnie Tyler aurait consulté un médecin après plusieurs jours de douleurs abdominales intenses. Les examens auraient révélé une perforation intestinale, nécessitant une intervention chirurgicale en urgence.

La star de 74 ans reste pour l’instant hospitalisée. Aucun changement concernant la tournée européenne de Bonnie Tyler n’a été annoncé. La chanteuse britannique est notamment attendue au SummerLUST Music Festival à Malte le 22 mai et en Allemagne le 30 mai.

06 mai 2026

Hayden Panettiere : l’actrice de 36 ans fait son coming out

À 36 ans, Hayden Panettiere franchit une étape aussi intime que déterminante : celle de révéler publiquement sa bisexualité. Une annonce forte, assumée, et surtout longuement mûrie, que l’ancienne star de Heroes a choisi de partager à l’occasion de la sortie prochaine de ses mémoires, intitulées This Is Me: A Reckoning, attendues le 12 mai. Dans une interview accordée au magazine Us Weekly et publiée le 6 mai, l’actrice se livre sans détour : "Maintenant que je sais que ce livre va sortir et que j’ai choisi de le partager avec le monde entier, je peux affirmer avec confiance que oui, je suis bisexuelle. Je l’ai dit ! C’est la première fois que je le dis à voix haute".

Si cette déclaration marque un tournant, elle n’est pas née du jour au lendemain. Pendant des années, Hayden Panettiere a vécu avec cette part d’elle-même dans l’ombre, freinée par un environnement médiatique exigeant et parfois oppressant. Révélée très jeune au grand public, elle explique avoir grandi sous une pression constante : celle d’incarner une image irréprochable.

"Ce n’était tout simplement jamais le bon moment", confie-t-elle. "J’étais trop jeune, et on m’obligeait à être parfaite en permanence. On ne m’encourageait pas à être moi-même".

À cela s’ajoutait un contexte culturel particulier : "Il y a eu une période où faire son coming out, surtout pour les femmes bisexuelles, semblait être une mode. J’avais peur qu’en étant honnête, on pense que je suivais le mouvement".

Ce mélange de pression sociale, de peur du jugement et de confusion médiatique a contribué à retarder une prise de parole pourtant essentielle. "C’est triste d’avoir dû attendre mes 36 ans pour partager cette partie de moi, mais mieux vaut tard que jamais", admet-elle avec lucidité.

La difficulté de se dévoiler s’explique aussi par le manque d’intimité auquel elle a été confrontée dès son plus jeune âge. Entre les tapis rouges et les objectifs braqués en permanence, l’actrice décrit une vie où chaque geste pouvait être scruté.

"C’était effrayant", raconte-t-elle. "Des paparazzis m’attendaient constamment dehors, prêts à me suivre partout. Je n’avais quasiment aucune intimité".

Dans ce contexte, vivre librement ses relations relevait du défi. Hayden Panettiere révèle avoir eu des relations avec des femmes, tout en ressentant, dès l’enfance, une attirance plus marquée pour elles que pour les hommes. Pourtant, elle n’a jamais pu s’autoriser à explorer pleinement ces sentiments.

"J'ai le droit de jouir" : en pleine interview, Alexandra Lamy se lâche totalement et brise un énorme tabou

En pleine promotion du film Pour le plaisir de Reem Kherici, en salle ce mercredi 6 mai 2026, Alexandra Lamy enchaîne les interviews.

Après s'être exprimée au micro de Luka, c'est dans les colonnes de La Dépêche que l'actrice est revenue sur son personnage : une quinquagénaire qui avoue à son époux qu'elle n'a jamais eu d'orgasme.

"Ce que j’adore, c’est qu’elle est à l’âge parfait pour aborder ce sujet, la cinquantaine. (…) Elle arrive à mettre les mots et moi j’adore qu’elle dise : 'J’ai envie de jouir ! J’ai le droit!'. Elle a 50 ans et elle aime son mari mais elle ne veut pas mourir sans connaître l’orgasme, cette fameuse apothéose. Et cette liberté-là est extraordinaire", a-t-elle confié.

Et d'ajouter : "Mais, ce qui est terrible, c’est de constater qu’elle a attendu 50 ans pour se rendre compte qu’elle a du plaisir mais n’a pas connu l’orgasme. Beaucoup de femmes ne savent pas parce qu’elles ne connaissent pas leur corps. On se projette dans son personnage parce qu’il n’y a pas très longtemps, à la fin des années 1960, les femmes demandaient encore si elles avaient le droit de jouir !"

Outre ces déclarations, c'est devant les caméras de Brut qu'Alexandra Lamy a réitéré ses propos : "J'ai adoré ce personnage parce que j'adore le fait qu'elle puisse dire : 'J'ai 50 ans, j'ai le droit de jouir !'"

Au cours de cet entretien, la comédienne s'est également rappelé avoir surpris sa mère en pleine discussion sur le plaisir féminin avec d'autres femmes, alors qu'elle était adolescente : "Elles parlaient de la jouissance, et moi c’était un truc que je ne comprenais pas. J’entendais des mots comme 'se connaître', 'explorer son corps', et c'était quelque chose que je ne connaissais pas. (…) Parler du plaisir féminin, c'était comme si on disait un gros mot".

Pour Alexandra Lamy, le Womanizer (sextoy clitoridien évoqué dans le film, NDLR) est bien plus qu'un objet, "une façon de connaître notre corps, et de pouvoir en parler avec notre partenaire", précise-t-elle sur la chaîne OnTime. "On ne parle que de l’orgasme, et c’est bien sûr que c’est hyper important, mais tout ça nous permet surtout de nous connaître".

Vincent Macaigne se confie sur ses deux AVC et son quotidien loin des paillettes

Acteur fétiche du cinéma d'auteur, silhouette reconnaissable sur les tapis rouges de Cannes, il accumule depuis le début des années 2010 les sélections en festival et les nominations aux César. Dans l'imaginaire collectif, ce profil rime avec confort, chauffeurs et appartements lumineux. La réalité a longtemps été tout l'inverse : un quotidien sans horaires, des revenus irréguliers, des nuits passées à travailler plutôt qu'à dormir, jusqu'à deux accidents vasculaires cérébraux dans sa trentaine. Une existence qu'on pourrait résumer par cette formule simple : "je vivais dans le chaos".

Ce contraste, Vincent Macaigne le porte depuis qu'il a été propulsé sur le devant de la scène par le Festival d'Avignon 2011 puis par le Festival de Cannes 2013. Comme le rappellent ARTCENA et plusieurs entretiens, il a choisi de vivre dans un appartement parisien transformé en atelier permanent, de dormir parfois sur les plateaux de répétition et de réinjecter la plupart de ses cachets dans ses propres pièces. Derrière la gloire, c'est la mécanique très concrète d'un chaos assumé qu'il laisse apparaître.

Selon des portraits publiés par Les Inrockuptibles et Le Figaro au début des années 2010, Vincent Macaigne a longtemps dormi au milieu de ses décors, chez des amis ou dans un appartement parisien saturé de livres, de maquettes et de projets en cours. Ses proches évoquent un joyeux capharnaüm où les piles de scénarios montaient jusqu'au plafond, rendant la circulation presque impossible. Son logement ressemblait moins à un cocon de star qu'à une extension chaotique de la scène.

Dans le même temps, cet acteur du cinéma d'auteur tournait déjà 3 à 4 longs métrages par an, selon ARTCENA, et a été nommé trois fois aux César. Les cachets ne servaient pas à acheter un loft mais à financer ses propres mises en scène, payer ses comédiens et porter des projets comme Idiot ! ou Au moins j'aurai laissé un beau cadavre au Festival d'Avignon 2011. Le reste du temps, il continuait de se déplacer à vélo dans Paris, loin des voitures avec chauffeur.

En 2013, dans un entretien à L'Express sur les coulisses du cinéma d'auteur, Vincent Macaigne résumait crûment ce décalage : "Le grand public nous voit comme des nantis dès qu'on travaille dans le cinéma". Il racontait des tournages faits sans argent, sans stars, où ses collègues peinaient à payer la garde de leurs enfants. Son propre choix de réinvestir ses revenus dans le théâtre s'inscrit dans cette économie fragile, où la reconnaissance symbolique dépasse largement la sécurité matérielle.

Ce déséquilibre s'est inscrit dans son corps. ARTCENA rappelle que Vincent Macaigne a subi deux accidents vasculaires cérébraux dans sa trentaine, avant une lourde opération de l'estomac. "J'ai fait deux AVC, ça change un peu le rapport au corps", confiait-il plus tard à L'Équipe, tout en admettant rester très indiscipliné avec la nourriture, le sommeil et l'exercice.

Aujourd'hui, malgré son aura et une candidature non retenue à la direction du théâtre de La Criée en 2023, Vincent Macaigne continue de préférer sa liberté d'artiste à un quotidien vraiment rangé.

La justice donne raison à Angelina Jolie contre Brad Pitt dans leur bataille pour Miraval

Dix ans après leur séparation et deux ans après la validation de leur procédure de divorce, Brad Pitt et Angelina Jolie sont toujours au tribunal pour le Château Miraval. En cause, la vente des parts de l’actrice de 50 ans du domaine viticole à Tenute del Mondo, une filiale de l’entreprise de spiritueux Stoli Group appartenant à l’homme d’affaires russe Yuri Shefler.

Selon l’acteur de F1, son ex-femme a revendu ses parts, qui représentaient 50 % du domaine, sans son consentement, ce qui contreviendrait à l’accord qu’ils auraient passé selon lequel l’un ne peut faire une telle transaction sans la validation de l’autre. Angelina Jolie dément l’existence de cet accord et Brad Pitt a demandé à la justice de la forcer à partager ses échanges de courriels concernant la vente de ses parts.

La justice a débouté le comédien de 62 ans, considérant que ces échanges étaient protégés, selon Page Six. En revanche, le juge laisse la voie libre à Brad Pitt pour redéposer une demande en ce sens à l’avenir.

Brad Pitt et Angelina Jolie avaient acheté ensemble le Château Miraval, dans le sud de la France, en 2011. Ils s’y sont mariés en 2014 et la cinéaste a demandé le divorce en 2016. Le domaine provençal continue de produire du rosé et la bâtisse est redevenue, fin 2021, un studio d’enregistrement où les artistes peuvent venir y travailler en résidence, des chambres étant mises à disposition.

Angelina Jolie a revendu ses parts (estimées à 164 millions de dollars selon plusieurs médias dont People) fin 2021. Brad Pitt tente de faire annuler cette transaction depuis 2022, arguant qu’elle lui a dénié l’opportunité de les racheter lui-même et ainsi devenir l’unique propriétaire du domaine. Les ex-époux ont six enfants, âgés de 17 à 24 ans, qui semblent avoir tous coupé les ponts avec leur père.

Cette blessure sans laquelle Billie Eilish ne serait peut-être pas devenue chanteuse

En quelques années Billie Eilish s’est imposée comme une valeur sûre de la musique. Or, ce n’était pas comme cela qu’elle avait envisagé son avenir. En effet, la chanteuse de Bad Guy avait d’abord surtout misé sur la danse. Mais les hasards de la vie en ont décidé autrement, a raconté la star de 24 ans dans le dernier épisode du podcast Good Hang d’Amy Poehler.

Un accident a mis un terme à ses espoirs de devenir danseuse alors qu’elle préparait son premier concours de danse. « J’ai un solo dans chaque combo. J’étais tellement excitée », s’est-elle rappelée. « Nous avions fini de répéter. Nous étions sur le point de partir. Et notre professeur nous a dit : "Attendez, faisons-en un de plus pour le filmer". On en a fait un autre, on l’a filmé, et en plein mouvement – j’avais 12 ans – ma hanche a éclaté, et je me suis blessée. »

La chanteuse a ensuite été alitée. « Je ne pouvais absolument rien faire et j’ai été clouée au lit pendant au moins une semaine », a-t-elle précisé. L’artiste engagée a ainsi perdu la possibilité de devenir danseuse : « Puis j’ai eu des béquilles et je n’ai littéralement plus jamais dansé ».

Or, Billie Eilish et son frère Finneas faisaient déjà de la musique ensemble. Ils avaient enregistré leur morceau Ocean Eyes sur SoundCloud, qui avait rapidement attiré l’attention de producteurs. Et c’est en boitillant que Billie Eilish est allée avec son frère les rencontrer. « Cette semaine-là, je me suis rendue à toutes ces réunions avec mes béquilles. J’ai rencontré InterScope (Records), et tous ces différents agents, j’avais mes béquilles et j’étais si triste », s’est-elle souvenue.

Aujourd’hui, avec le recul et le succès, la chanteuse qui a fait une tournée mondiale triomphale et que l’on peut voir sur grand écran, et en 3D, dans le film qu’elle a coréalisé avec James Cameron, Billie Eilish : Hit Me Hard And Soft – Tour, ne regrette plus ce changement d’orientation. Bien au contraire. La jeune femme en tire la conclusion que « parfois, vous pensez que quelque chose est en train de ruiner votre vie, alors qu’en réalité, ça vous sauve la vie ».

Ironie du sort, Ocean Eyes avait été enregistré au départ pour sa professeure de danse. « Nous l’avons seulement mis sur SoundCloud pour envoyer un lien plus facile à la professeure de danse », a-t-elle révélé. Et c’est en pleine préparation de son concours que Billie Eilish a appris que le morceau cartonnait en ligne. « Cette semaine-là, je me préparais pour la compétition et une semaine plus tard, Finneas m’a appelée et m’a dit : "Billy, Ocean Eyes a 1.000 streams, 1.000 !" » La suite, elle, est bien connue !

Sebastian Stan et Ana de Armas réunis dans un thriller sur Pinochet

Sebastian Stan et Ana de Armas s’apprêtent à partager l’affiche de Impunity, un thriller d’espionnage porté par Pathé lors du marché du Festival de Cannes ces jours-ci.

Réalisé par le cinéaste chilien Felipe Gálvez, révélé avec son western Les Colons, le film s’inspire d’un moment clé de l’histoire contemporaine : l’arrestation de Augusto Pinochet à Londres en 1998. Pour la première fois, un ancien dictateur pouvait perdre son immunité et être jugé en dehors de son propre pays.

Tourné entre le Chili, le Royaume-Uni et l’Espagne, en anglais et en espagnol, Impunity suit deux opérations secrètes menées en parallèle. D’un côté, un mercenaire recruté par une ONG ; de l’autre, un émissaire chilien. Tous deux se retrouvent pris dans un labyrinthe de conspirations, de trahisons et de manœuvres géopolitiques, jusqu’à comprendre que la véritable bataille pour la justice ne se joue pas dans les tribunaux… mais dans l’ombre.

Le casting est complété par Alfredo Castro, Antonia Zegers et Alejandro Goic, figures importantes du cinéma chilien.

"J’ai grandi en entendant des histoires inachevées, des conversations interrompues par la peur," confie Felipe Gálvez à Variety. "Avec Impunity, je veux explorer les pages effacées de notre histoire. En utilisant les codes du film d’espionnage, non pas pour glorifier les conspirations, mais pour montrer comment la justice peut être négociée, retardée, voire transformée en spectacle."

Le film est adapté du livre 38 Londres Street de Philippe Sands, et sera produit par plusieurs sociétés internationales dont Rei Pictures, Quiddity et Les Films du Worso pour la France. Impunity sera également distribué par Pathé. Pour Ardavan Safaee, président de Pathé Films, le film s’annonce déjà comme une œuvre forte : "Dès la première lecture, nous avons été captivés par ce récit à la fois haletant et sophistiqué, qui éclaire des vérités inattendues, porté par les performances puissantes de Sebastian Stan et Ana de Armas" contie-t-il à Variety.

Aucune date de sortie encore.

Tony : bande-annonce du biopic sur le chef américain Anthony Bourdain, avec Antonio Banderas

Alors qu'un biopic autour de Bernard Loiseau se prépare en France, un Chef cuisinier américain très populaire aura d'abord droit à son film.

A24 vient de dévoiler la première bande-annonce de Tony, le biopic consacré au chef américain Anthony Bourdain, avec Dominic Sessa dans le rôle principal.

Le film se déroule en 1976, à une époque où un jeune Bourdain vit une expérience décisive à Provincetown, dans le Massachusetts. Un passage de sa vie qui va profondément influencer la trajectoire du futur chef et auteur culte.

Pour rappel, Anthony Bourdain, chef devenu star de la télévision sur CNN, ne s’est lancé dans la cuisine professionnelle que deux ans après la période racontée dans le film. Il s’est fait connaître mondialement avec son livre Kitchen Confidential, avant de devenir une figure incontournable des émissions culinaires avec No Reservations et Parts Unknown. Il est décédé en 2018 près de Colmar, à l’âge de 61 ans.

Dominic Sessa, révélé dans The Holdovers, partage l’affiche avec Antonio Banderas, qui joue un restaurateur d’origine brésilienne prenant le jeune Tony sous son aile.

Le casting réunit également Emilia Jones, Dagmara Domińczyk, Rich Sommer, Stavros Halkias, ainsi que Leo Woodall.

Réalisé par Matt Johnson, sur un scénario de Todd Bartels et Lou Howe, le film est produit par A24, qui continue d’explorer des portraits de figures marquantes avec une approche très stylisée.

Sortie en salles en août prochain.

Javier Bardem fait de rares confidences sur sa vie avec Penélope Cruz

Il sera au Festival de Cannes 2026, pour porter le nouveau film de Rodrigo Sorogoyen en compétition.

Avant que la folie ne s'empare de la Croisette, Javier Bardem s’est confié longuement à Variety. Une interview dans laquelle il revient sur sa relation avec Penélope Cruz, comme rarement, parlant de leur vie de famille, et la manière dont le travail s’intègre (ou pas) dans leur quotidien.

Leur histoire commune à l’écran est déjà presque un film en soi. Dès 1992, ils se rencontrent dans Jamón Jamón de Bigas Luna, puis se retrouvent en 2008 dans Vicky Cristina Barcelona. Entre-temps, ils partagent aussi En chair et en os de Pedro Almodovar. Mais dans la vraie vie, rien de tout ça ne déborde sur leur quotidien. Bardem insiste sur une règle simple : à la maison, le cinéma reste à la porte.

"Chez nous, on ne parle pas beaucoup de travail. On n’a pas de photos, pas d’affiches, rien qui nous rappelle notre métier. On aime ce qu’on fait, mais on essaie de séparer la vie et la fiction."

Même leurs Oscars respectifs - celui de Penélope pour Vicky Cristina Barcelona et de Javier pour No Country for Old Men - sont rangés hors de vue.

Cette volonté de cloisonnement rend d’autant plus particulier leur récent projet commun, Bunker, écrit et réalisé par Florian Zeller. Pour Bardem, le film agit presque comme un miroir sur leur propre vie de couple : "C’est une très belle histoire de mariage. Et parfois, on est tellement pris dans les enfants, la maison, le quotidien… qu’on oublie de se regarder vraiment." Travailler ensemble a donc eu une dimension presque intime ; "Là, on était obligés de s’asseoir, de se regarder, de s’écouter pendant des heures. Et ça, en soi, c’est déjà quelque chose de précieux."

Et sur leur relation, Javier Bardem se montre particulièrement expansif, tandis que le couple est réputé pour sa discrétion :

"Penélope est une femme avec qui j’ai eu la chance immense de partager la vie, au même moment, au même endroit. Elle est incroyable. Vraiment. Belle, mais surtout profondément bonne. C'est une bonne personne. La façon dont elle est avec sa famille, ses amis, nos enfants, avec moi, avec elle-même… après toutes ces années, je n’ai jamais vu la moindre trace de malveillance en elle. Et en plus, elle est incroyablement belle. Vraiment. Quand je la vois en couverture de magazines, je me dis : c’est ma femme ? Sérieusement ? C’est impossible !"

Au-delà de cette vie familiale apaisée, Javier Bardem reste extrêmement actif professionnellement, enchaînant les tournages à travers le monde. Mais il impose une règle stricte, non négociable aux producteurs :

"Je n’ai pas d’exigences de confort dans mes contrats," explique-t-il. "La seule chose importante pour moi, c’est de ne pas être loin de ma famille plus de deux semaines."

Depuis la naissance de leurs enfants, l’organisation familiale est devenue centrale : l’un des parents reste toujours à la maison. Sur le tournage de Bunker, filmé à Madrid, ils étaient même tous les deux présents au quotidien : "Pour une fois, tu as l’impression d’avoir un travail normal," raconte-t-il. "Tu te lèves, tu vas travailler, et tu rentres le soir."

Père attentif, Javier Bardem évoque aussi sa volonté d’élever leurs enfants loin de la surexposition numérique. Leur fils de 15 ans a reçu son premier téléphone récemment, sans accès aux réseaux sociaux : "Bien sûr, pas de réseaux sociaux. Ils travaillent déjà sur ordinateur à l’école, ce qu’on accepte… et qu’on n’accepte pas complètement non plus."

Avec Penélope Cruz, ils tentent surtout de transmettre une autre idée du temps. "On essaie de leur apprendre à être seuls avec eux-mêmes. À s’ennuyer. À regarder le plafond. À ne rien faire. La génération actuelle a moins de patience, moins d’attention, moins de soin dans les détails. On vit tous à un rythme trop rapide. Et il faut beaucoup de courage pour s’arrêter, pour juste apprécier quelque chose sans penser à ce qu’on pourrait être en train de rater. C’est de là que naît la créativité..."

Javier Bardem sera la star de L'Être Aimé, le nouveau film de Rodrigo Sorogoyen, qui sortira le 16 mai à Cannes et en France dans les salles de cinéma. Puis on le verra dans Cape Fear, la série Apple TV adaptée des Nerfs à Vif.