27 mars 2026

Le conseil de Lionel Richie aux aspirants artistes qui seraient tentés de garder leur distance avec les fans

Quand certains artistes, à l’instar de Chappell Roan, se plaignent de la présence pesante des fans et revendiquent leur droit à avoir la paix, Lionel Richie, lui, estime que cela fait partie du métier.

Pour le podcast Artist Friendly, le chanteur de Hello a avoué ne pas comprendre l’attitude qui consisterait à demander aux gens en début de carrière : « Regardez-moi, regardez-moi, regardez-moi, regardez-moi, regardez-moi », « et puis, quand vous devenez enfin célèbre : "Ne me regardez pas. Ne me regardez pas. Ne me regardez pas." »

Selon le chanteur de 76 ans, « aimer les gens » est la base de la vie d’artiste. « Ça ne vous prend que cinq secondes de moins pour dire : "Salut, merci mec" ou "Comment ça va ?" C’est tout », rappelle-t-il. Alors qu’à l’inverse, un mot malheureux peut avoir des conséquences désastreuses. « Tu sais ce qui se répand vite ? "Ce type était un vrai connard" », oppose le juge d’American Idol, comme l’a relevé People.

Filant la métaphore, il compare cela « à semer des graines ». « Quand tu sèmes des graines de "va te faire foutre", tu récoltes des fleurs de "va te faire foutre". Rien ne pousse », a-t-il relevé. Ainsi, la star ne compte décevoir ses fans : « Parfois, on rencontre la personne qu’on idolâtre le plus, et on regrette de l’avoir rencontrée. Je me suis fait une promesse : je ne serai jamais comme ça. Jamais ».

Alors le père de Nicole et Sofia Richie a un message pour les jeunes artistes qui jouent la distance avec leur public. « Vous voulez être célèbre et riche sans les gens ? Ça ne marche pas comme ça. Il faut savoir interagir », a-t-il lancé. « Je dis toujours aux gens : le succès s’accompagne de sacrifices ». Les jeunes générations n’ont donc qu’à en prendre… de la graine.

La Fin d’Oak Street : bande-annonce Anne Hathaway et Ewan McGregor

C'est le grand retour de JJ Abrams au cinéma. Le réalisateur de Super 8 et Star Wars : Le Réveil de la Force produit ce très intrigant film de science-fiction, signé du réalisateur de It Follows et Under the Silver Lake : David Robert Mitchell. La bande-annonce vient d'être mise en ligne et montre Anne Hathaway, Ewan McGregor et leurs enfants face à un phénomène inexpliqué : lorsqu’une violente tempête s’abat, tout le quartier a été transporté dans le passé, au temps préhistorique… avec des dinosaures qui courent désormais dans le jardin !

La Fin d’Oak Street s'annonce comme un grand concept de science-fiction aussi simple qu’inquiétant.

"Notre maison, notre quartier, notre rue... Tout s'est déplacé", dit la mère de famille déconcertée dans la vidéo ci-dessous.

Le synopsis détaille : "Lorsqu’un mystérieux événement cosmique arrache Oak Street à sa paisible banlieue et la transporte vers un lieu inconnu, la famille Platt, désorientée dans ce nouvel environnement hostile, comprend vite qu’il leur faudra rester unis pour survivre."

Autour de Anne Hathaway et Ewan McGregor, on retrouvera Maisy Stella et Christian Convery.

La Fin d’Oak Street sortira le 12 août 2026 dans les cinémas en France.

Netflix augmente à nouveau ses prix aux Etats-Unis... et en France ?

Le prix de l'abonnement Netflix grimpe encore.

Pour la deuxième fois en un peu plus d’un an, Netflix augmente les tarifs de trois de ses formules de streaming aux Etats-Unis. Ces hausses concernent aussi bien les nouveaux abonnés que les membres existants : les nouveaux souscripteurs américains paieront le tarif mis à jour dès maintenant (en place au jeudi 26 mars 2026) tandis que les abonnés américains actuels verront leur facture augmenter dans les prochaines semaines, en fonction de leur cycle de facturation.

Dans le détail, le forfait Standard avec publicité passe de 7,99 $ à 8,99 $ par mois (+12%). Le forfait Standard, sans publicité et disponible sur deux écrans simultanément, voit son prix bondir de 17,99 $ à 19,99 $, soit une hausse de + 11% ! Enfin, le Premium, sans pub, en Ultra HD et HDR et pouvant être utilisé sur quatre appareils à la fois, augmente de 24,99 $ à 26,00 $ par mois.

Netflix explique dans un communiqué : "Notre approche reste la même : nous continuons d’offrir une gamme de prix et de formules pour répondre à différents besoins. En livrant toujours plus de valeur à nos membres, nous ajustons nos tarifs pour pouvoir réinvestir dans du contenu de qualité et améliorer l’expérience utilisateur."

L’entreprise précise que les abonnés actuels seront informés par e-mail un mois avant l’application des nouveaux tarifs. 

Et en France ? La hausse des tarifs n'est pour le moment pas annoncé. Mais la précédente augmentation, décidée en janvier 2025 aux Etats-Unis, était arrivée en avril 2025 chez nous. Autant dire qu'il serait étonnant que la hausse ne soit pas la même sur territoire européen.

Selon Variety, "ces hausses montrent que Netflix estime disposer d’un pouvoir tarifaire par rapport à ses concurrents. Si certains clients se désabonnent à cause des prix plus élevés, la société - premier service d’abonnement en streaming au monde avec plus de 325 millions de membres fin 2025 - a sûrement calculé que le revenu supplémentaire par abonné compenserait ces départs."

Vaiana live : le look de Dwayne Johnson divise les fans, mais Disney ne changera rien

La bande-annonce du Disney live Vaiana, la Légende du bout du monde a été dévoilée en début de semaine. On y apercevait enfin Dwayne Johnson - qui prête ses traits au demi-Dieu Maui - affublé de son costume et de sa perruque.

Le film, dirigé par Thomas Kail est adapté du film d’animation de 2016. Il met en scène Catherine Laga’aia dans le rôle de Vaiana aux côtés de Dwayne Johnson. L'acteur - qui produit également le long métrage - est très impliqué dans le film comme nous le révélait d'ailleurs le réalisateur lors de notre rencontre pour le lancement de la nouvelle bande-annonce.

Pour les besoins du film en prises de vues réelles, The Rock portait un bodysuit de 18 kg et une perruque. L’acteur a confié au magazine Entertainment Weekly qu’il passait deux heures et demie par jour dans la loge de maquillage et que le poids du costume avait des conséquences sur son jeu.

"J’ai dû m’adapter pour savoir comment exprimer mes émotions malgré les 18 kg de prothèses, de perruque et de costume que je portais."

L’ex-catcheur ajoute que l’idée d’utiliser des effets numériques pour créer la chevelure de Maui avait été envisagée, avant d’être abandonnée : " La perruque était absolument cruciale et essentielle, car, Maui est très fier de ses cheveux et il fallait rester fidèle au personnage."

Il conclut en expliquant que le tournage a été "épuisant", car le costume faisait monter sa température corporelle de plusieurs degrés alors qu’il faisait déjà très chaud. Entre les prises, plusieurs membres de l’équipe essayaient de le rafraîchir à l’aide de ventilateurs "en ouvrant le costume et en lui tirant les cheveux en arrière."

Thomas Kail précise que la perruque a été au cœur des débats de l’équipe, car elle devait être "un accessoire capable de garder son volume", la majeure partie du film se déroulant sur l’eau. L’équipe s’est donc demandé à plusieurs reprises : "À quoi ça ressemble une fois mouillée ?"

Le cinéaste ajoute que la perruque pèse trois kilos de plus après avoir été trempée dans l’eau pendant plusieurs heures.

Et les réactions des internautes face au look de The Rock ne se sont pas fait attendre. Les internautes jugent en effet la perruque peu convaincante, artificielle, voir “cringe” comme le révèle Variety. Ces critiques ont donné lieu à des moqueries, gifs et mèmes. Quelques exemples.

Sept ans au Tibet : Jean-Jacques Annaud vante les mérites de Brad Pitt

Les années 90 ont été une décennie faste pour Brad Pitt avec notamment les longs métrages Seven, Fight Club ou encore Entretien avec un vampire. Une décennie durant laquelle la star hollywoodienne a joué pour un cinéaste français en la personne de Jean-Jacques Annaud. C'était en 1997 avec Sept ans au Tibet, oeuvre plébisicitée par les spectateurs d'AlloCiné avec une note moyenne de 3,9 sur 5.

A l'occasion de l'exposition Jean-Jacques Annaud : le chantier invisible, visible jusqu'au 31 octobre à la Fondation Pathé-Jérôme Seydoux et consacrée aux coulisses de ses films, le cinéaste français a évoqué sa rencontre avec Brad Pitt. Un acteur dont il ne tarit pas d'éloges, au même titre que Sean Connery et Jude Law, avec lesquels il a respectivement collaboré sur Le Nom de la Rose et Stalingrad.

"De Sean Connery à Brad Pitt ou Jude Law, vous avez tourné avec les plus grands. Ils vous impressionnent ?", demandent nos confrères de Paris Match à Jean-Jacques Annaud. "Non, parce que moi, je ne dirige pas une star, je crée un personnage avec lui. Donc, la star disparaît complètement", déclare le réalisateur. "Je passe le même temps sur un plateau avec un débutant qu’avec une star qui a fait 180 films, qui est adulée. Et c’est ça que va aimer un acteur."

Si Jean-Jacques Annaud n'est pas impressionné par les grands noms du septième art lorsqu'il les a devant sa caméra, cela ne l'empêche pas de vanter leurs mérites. "Ces gens-là ont un don", note le réalisateur, qui a fait tourner un acteur avec "un melon pas possible." "Quand Brad Pitt, Sean Connery ou Jude Law entrent dans une pièce, tout s’arrête d’un coup. Leur talent et leur façon d’être irradie. Ça s’appelle une aura."

Sorti en 1997, Sept ans au Tibert, qui a attiré près de 2,8 millions de spectateurs dans les salles hexagonales, raconte l'histoire de l'alpiniste autrichien Heinrich Harrer, premier vainqueur de la face Nord de l'Eiger qui rêve de conquérir le Nanga Parbat, sommet inviolé de l'Himalaya. À la fin de l'été 1939, il accepte de l'argent nazi pour y planter le drapeau à croix gammée. Lorsque la guerre éclate, il est fait prisonnier des Britanniques à la frontière de l'Inde et s'évade. Commence alors la véritable aventure de sa vie : une longue errance qui se termine a Lhassa, résidence du jeune Dalaï-Lama avec qui il se lie d'amitié.

26 mars 2026

Jean-Marc Morandini : accusé d’être un "prédateur sexuel", l’animateur porte plainte contre un médecin

Nouvelle polémique autour de Jean-Marc Morandini. Déjà au cœur de nombreuses controverses ces dernières années, l’animateur se retrouve une nouvelle fois sous le feu des projecteurs après avoir décidé de porter plainte contre un médecin qui l’a publiquement qualifié de “prédateur sexuel”.

L’affaire débute le 23 janvier dernier sur le réseau social X (anciennement Twitter). Ce jour-là, Jérôme Marty, généraliste et président de l’UFML (Union française pour une médecine libre), publie un message particulièrement virulent.

Dans ce tweet, il écrit : "Pour avoir suivi des enfants et des adolescents victimes de prédateurs sexuels, je le dis ici : Christine Kelly et toutes celles et ceux qui se pressent sur le plateau de Morandini, vous êtes à vomir !".

Même si le message a depuis été supprimé, son impact a été immédiat. La violence des termes employés, et surtout l’expression “prédateurs sexuels”, ont suscité une vive réaction.

Face à ces propos, Jean-Marc Morandini a décidé de réagir sur le plan judiciaire. Selon les informations révélées par Le Canard Enchaîné ce jeudi 26 mars, l’animateur a déposé plainte contre le médecin.

Au cœur de sa démarche : la dénonciation d’un amalgame qu’il juge particulièrement grave. S’il a déjà été condamné par la justice pour corruption de mineurs, il conteste fermement l’utilisation de termes qu’il estime relever d’accusations encore plus lourdes.

Selon lui, les propos de Jérôme Marty suggèrent "une complaisance morale envers des faits criminels" et établissent "un lien explicite avec des crimes sexuels sur mineurs". Une interprétation qu’il juge diffamatoire et attentatoire à son honneur.

Cette nouvelle polémique ne peut être dissociée du passé judiciaire de Jean-Marc Morandini. L’animateur a en effet été condamné pour corruption de mineurs, une affaire qui avait profondément marqué l’opinion publique et entaché son image.

À la suite de sa condamnation, sa présence à l’antenne, notamment sur CNews, avait vivement divisé, de quoi le pousser à se mettre en retrait de façon temporaire.

Rosalía interrompt brusquement son concert à Milan à cause d’un problème de santé

Rosalía a lancé sa tournée mondiale en France le 16 mars, pour défendre son nouvel album Lux. Et les Français ont été plus chanceux que leurs voisins, alors que la chanteuse a eu un problème de santé soudain lors d’un concert à Milan, en Italie, le 25 mars.

C’est la mort dans l'âme et le mal au cœur que la star de 33 ans s’est interrompue lors du spectacle, comme l’a montré une vidéo de fan, repérée par NME. On y voit la chanteuse s’adresser au public, visiblement mal en point, la main sur le ventre, réfrénant des nausées.

« J'ai tout donné pour essayer de faire ce concert depuis le début, (même si) j’étais malade », l'entend-on déclarer. « J'ai eu une grosse intoxication alimentaire et j'ai essayé de tenir jusqu'à la fin, mais je me sens extrêmement malade... Je veux vraiment donner le meilleur spectacle, et j'essaye de faire de mon mieux alors que je me sens à terre. »

Après avoir promis de « tenir autant que possible », bien qu’« extrêmement malade » et peu sûre de « pouvoir physiquement continuer », Rosalía a fini par se résoudre à écourter sa prestation. « J'ai essayé par tous les moyens de continuer le spectacle jusqu'à la fin, mais je ne suis vraiment pas bien et je ne peux pas le faire », a-t-elle avoué sous les soupirs déçus du public. Il reste quelques jours à la chanteuse de La Perla pour se remettre avant une série de concerts à Madrid, du 30 mars au 4 avril.

La Dame de Shanghai ressort au cinéma

Aujourd'hui, cette affirmation ne fait plus aucun doute : Orson Welles est bien l'un des plus grands réalisateurs de l'Histoire du Cinéma, de la trempe de ceux qui ont su révolutionner le langage filmique et la narration, et dont le Citizen Kane est régulièrement au coude-à-coude avec Sueurs froides d'Alfred Hitchcock et Jeanne Dielman de Chantal Akerman lorsqu'il s'agit de déterminer le meilleur film de tous les temps.

Mais c'était aussi un cinéaste en avance sur le sien, qui n'a connu la reconnaissance qui est désormais la sienne que rétrospectivement, comme beaucoup de visionnaires. Il y a bien eu son Oscar du Meilleur Scénario Original pour Citizen Kane en 1942, partagé avec Herman J. Mankiewicz, ou sa Palme d'Or à Cannes (à l'époque où on l'appelait encore Grand Prix du Festival) pour Othello quatorze ans plus tard mais bon nombre de ses productions ont été marquées par des conflits et/ou des échecs en salles.

Ce fût notamment le cas de La Splendeur des Amberson, amputé d'une quarantaine de minutes par son studio, la RKO, qui a ensuite détruit les négatifs des scènes coupées pour des questions de stockage, rendant tout rêve de director's cut inatteignable. Et de La Dame de Shanghai, son quatrième long métrage, ressorti en salles le 25 mars et qui a connu plus de rebondissements en coulisses que dans son histoire d'aventurier pris dans une histoire de meurtre qui lui échappe totalement, et qui a été considéré comme un désastre au moment de sa sortie aux États-Unis, en avril 1948, avant d'être réévalué, grâce notamment à une séquence.

La légende raconte que, pour pouvoir financer l'un de ses spectacles à Boston, Orson Welles offrit au patron de la Columbia Harry Cohn de réaliser n'importe quel film au plus vite contre la somme dont il avait besoin, et qu'il aurait donné comme titre La Dame de Shanghai après avoir regardé autour de lui et vu le roman policier de Sherwood King "If I Die Before I Wake" près de lui, dont il se serait ensuite inspiré pour le scénario tout en ayant ensuite prétendu ne jamais l'avoir lu.

Mais ce n'est qu'un détail, finalement très en phase avec la manière dont il joue avec les codes du film noir pour tenter de le déconstruire par petites touches, à côté de l'aspect people, beaucoup plus important. Orson Welles parvint en effet à faire engager sa femme Rita Hayworth, star de la Columbia depuis Gilda, sans se douter que le film serait le dernier clou dans le cercueil de leur relation et qu'il ferait écho, d'une certaine manière, à ce qu'il se tramait en coulisses, les prises de vues ayant eu lieu sur fond de procédure de divorce lancée par la comédienne.

À tel point que beaucoup ont vu dans le fait qu'Orson Welles demande à Rita Hayworth de sacrifier son iconique et flamboyante chevelure rousse pour une coupe courte et blonde comme une vengeance, ce que le metteur en scène a toujours démenti. Tout comme, et même s'il était sans aucun doute dans le script initial, son rôle de femme fatale se lit différemment à la lumière de leur séparation, au même titre que le dénouement pendant lequel l'actrice détruit son image, littéralement, à plusieurs reprises.

Dans cette séquence à la fois surréaliste et impressionniste, la plus wellesienne du film, le héros se retrouve confronté à Elsa Bannister et au mari de cette dernière, au milieu du palais des glaces d'une fête foraine. Outre le défi technique consistant à faire en sorte de ne pas voir la caméra dans un reflet, la multitude de miroirs qui entoure les personnages représente aussi bien les différentes facettes de chacun que le poids de la culpabilité à laquelle on ne peut échapper, alors que la manière dont ils se retrouvent démultipliés renvoie aux nombreuses conséquences de l'engrenage dans lequel chacun s'est retrouvé.

Sans oublier la fusillade finale au cours de laquelle Elsa tire sur elle-même et son mari pendant que ce dernier fait de même vers elle, et donc aucun des deux ne ressortira vivant, Orson Welles allant jusqu'à implique le spectateur en brisant le verre de la caméra au cours de l'incident, comme pour accentuer la sensation de vertige. Et symboliser, à travers cette cassure, celle de son mariage avec Rita Hayworth, dont on peut également voir comme une possible vengeance le fait de détruire son image, de façon répétée.

Mais ça n'est pas pour cela que cette scène est restée aussi mythique, au point qu'on puisse la connaître sans avoir vu La Dame de Shanghai, au même titre que Cary Grant face à l'avion dans La Mort aux trousses. Car l'image est iconique et son rayonnement a été renforcé, au fil des ans, par les films et séries qui s'en sont inspirés, entre citation directes (le final en forme de fusillade de Meurtre mystérieux à Manhattan de Woody Allen qui se déroule derrière un écran de cinéma projetant celui du long métrage d'Orson Welles, ou les personnages de S.O.S. Fantômes II qui le regardent à la télévision) et hommages.

Jamais avare d'une référence au film noir, comme dans les opus de Tim Burton, la série animée Batman faisait par exemple entrer l'un des personnages de l'épisode 9 de sa saison 2 (l'un de ses plus dérangeants) dans une galerie des glaces pour échapper au super-héros, quand Le Troisième homme de Carol Reed, dans lequel on retrouve Orson Welles au casting, propose une relecture inversée du climax de La Dame de Shanghai dans le sien, avec des couloirs d'égoûts au lieu de miroirs.

Mais la référence la plus célèbre est sans aucun doute celle du final d'Opération Dragon avec Bruce Lee, où il est question de "détruire l'image de l'autre" et qui reprend le même procédé, dont John Wick 2 s'emparera ensuite, réussissant un joli double-hommage. Citons également le dénouement de L'Homme au pistolet d'or avec Roger Moore face à Christopher Lee (qui aurait en grande partie inspiré le personnage de James Bond à Ian Fleming, pour ajouter un peu de mise en abyme à tout cela), ou le générique de Skyfall, alors qu'il est difficile de ne pas y penser dans la séquence d'Inception au cours de laquelle Elliot Page dresse un miroir sous le pont de Bir-Hakeim, à Paris.

Astuce permettant d'accentuer une quête d'identité, cet usage du miroir semble aussi transparaître dans Volte/Face de John Woo, quand Nicolas Cage et John Travolta font face à celui que chacun est devenu. Ou dans la scène de la grotte de Star Wars - Episode VIII : Les Derniers Jedi, lorsque Rey (Daisy Ridley) se retrouve démultipliée alors qu'elle apprend qu'elle n'est pas la fille de quelqu'un de connu dans l'univers, donc une personne comme une autre, la maîtrise de la Force en plus.

Si La Dame de Shanghai a marqué l'Histoire du Cinéma, c'est avant tout et surtout pour ces quelques minutes, inoubliables. Et cela montre à quel point la question de la notoriété est vaste, à l'heure où l'on voudrait apposer le mot "culte" sur n'importe quel succès, sans le moindre recul, tandis que des centaines de millions de dollars de recettes au box-office ne garantissent pas de rester dans la mémoire collective.

A l'instar d'Alfred Hitchcock et Sueurs froides, autre "meilleur film de tous les temps" qui n'avait pas marché à sa sortie, Orson Welles a essuyé quelques échecs qui sont aujourd'hui devenus des classiques, de Citizen Kane à La Soif du Mal en passant par cette Dame de Shanghai, certes un peu décousue, mais qui nous rappelle le talent majeur de son auteur, capable d'élever un film avec une scène qui compte aujourd'hui parmi les plus emblématiques de l'Histoire du Cinéma. Si bien qu'il est désormais difficile de voir plus de deux miroirs dans le même plan d'un long métrage ou d'une série sans y penser.

Harry Potter : HBO dévoile les premières images de la série

Attendue de pied ferme par des millions de fans à travers le monde, la nouvelle adaptation de la saga Harry Potter en série, phénomène planétaire et intergénérationnel, est indéniablement l’un des projets les plus ambitieux de toute l’histoire de HBO. Avec 7 saisons d’ores et déjà prévues pour couvrir l’ensemble des livres originaux, la série créée par Francesca Gardiner (His Dark Materials) a alimenté les spéculations pendant des mois.

Et après des semaines à scruter la moindre photo floue prise sur les plateaux, les fans ont enfin ce qu'ils attendaient : le tout premier teaser officiel. Autant dire qu'il a immédiatement embrasé les réseaux sociaux. Près de vingt ans après la parution du dernier tome et quinze ans après la sortie des Reliques de la Mort Partie 2, la Pottermania est bien vivante.

La première bonne surprise du teaser, c'est la date. Contrairement aux premières annonces qui évoquaient 2027, la série fera ses débuts dès Noël 2026 sur HBO et sera disponible sur HBO Max. La première saison s'intitule Harry Potter à l'École des Sorciers (comme le premier film de Chris Columbus) et comprendra huit épisodes.

Ces premières images offrent aussi un aperçu de la nouvelle distribution. Trois jeunes acteurs encore inconnus du grand public incarnent le trio central : Dominic McLaughlin en Harry Potter, Arabella Stanton en Hermione Granger et Alastair Stout en Ron Weasley. Et on ne va pas se mentir : dès les premières secondes, on croit déjà à ces jeunes personnages et à leur alchimie !

Côté adultes, le casting est impressionnant : John Lithgow incarne Dumbledore, Janet McTeer prend en charge McGonagall, Paapa Essiedu interprète Rogue et Nick Frost endosse le rôle de Hagrid. Johnny Flynn, lui, campe Lucius Malefoy, tandis que Katherine Parkinson joue Molly Weasley.

Ce qui frappe dans le teaser, c'est l'ambition de l'adaptation. La série promet de porter à l'écran des scènes jamais visualisées dans les films, directement tirées des livres : Harry harcelé par Dudley à l'école, la terrible coupe de cheveux imposée par Tante Pétunia, ou encore Harry et Hagrid dans le métro londonien.

Une fidélité au matériau source qui devrait rassurer les plus puristes. Quant à la bande originale, elle sera signée Hans Zimmer, même si elle n'a pas encore été dévoilée. Rendez-vous à Noël !

Arabasque : Jamie Lee Curtis va jouer Jessica Fletcher dans l'adaptation cinématographique

Alors qu'elle donne actuellement la réplique à Nicole Kidman dans la série policière Scarpetta, Jamie Lee Curtis va prochainement incarner un personnage culte de la télévision... au cinéma. Les studios Universal préparent une adaptation d'Arabesque, grand feuilleton policier porté par Angela Lansbury qui avait pas moins de 12 saisons, de 1984 à 1996.

La star d'Halloween, oscarisée en 2023 pour son rôle dans Everything Everywhere All At Once, succédera à l'actrice anglaise dans la peau de l'enquêtrice Jessica Fletcher. Si l'intrigue du film reste, pour le moment, inconnue, cette adaptation devrait suivre une nouvelle affaire à Cabot Cove, la ville fictionnelle de la série.

Universal a d'ores et déjà révélé la date de sortie : le 22 décembre 2027 en France. La période de Noël en 2027 s'annonce chargée avec les sorties d'Avengers : Secret Wars et le préquel The Lord of the Rings: Hunt for Gollum avec Kate Winslet, prévu quelques jours plus tôt.

Arabesque est réalisé par Jason Moore. Ce dernier était aux commandes de la comédie d'action Shotgun Wedding avec Jennifer Lopez et Josh Duhamel - film disponible sur Prime Video.

Pour son rôle de Jessica Fletcher, Angela Lansbury avait remporté pas moins de quatre Golden Globes - en 1985, 1987, 1990 et 1992.

Arabesque, au cinéma le 22 décembre 2027