22 mars 2026

Tout Hollywood célèbre la victoire de Michael B. Jordan aux Oscars

Voilà un Oscar qui restera dans les mémoires. Dimanche soir, lorsque Michael B. Jordan a remporté la statuette de meilleur acteur pour son double rôle dans Sinners, toute l’assemblée s’est levée comme un seul homme pour une standing ovation endiablée, loin de simples applaudissements polis. Comme le souligne Entertainment Weekly, la victoire de l’acteur de 39 ans a d’ailleurs déclenché un véritable raz-de-marée de félicitations de la part de nombreuses figures de l’industrie. Sur X et Instagram, les messages se sont enchaînés pour saluer le travail de longue haleine de l’acteur et un sacre mérité de longue date.

Ryan Coogler, son complice depuis Fruitvale Station (2013), a été parmi les premiers à réagir en coulisses, étreignant longuement l’acteur avant de le laisser filer en larmes vers la presse. En story, Lupita Nyong’o a partagé une photo d’elle avec l’intéressé, avec en légende « Notre roi ».

Au-delà du simple fandom, beaucoup de professionnels ont souligné la portée symbolique du prix. Michael B. Jordan devient le sixième acteur noir à recevoir l’Oscar du meilleur acteur, et le premier à être récompensé pour un rôle de genre dans un film de vampires, un type de performance longtemps snobé par l’Académie.

Même en dehors du cercle hollywoodien, la joie était palpable : la vidéo de Michael B. Jordan brandissant son Oscar dans un In-N-Out bondé, acclamé par des inconnus, a tourné en boucle, preuve ultime que sa victoire appartenait, quelque part, un peu à tout le monde.

Teyana Taylor reçoit le soutien de l’Académie après son altercation aux Oscars

Le triomphe d’Une bataille après l’autre a bien failli mal se terminer pour l’une de ses actrices. Quelques instants après la fin de la 98e édition des Oscars, Teyana Taylor, nommée pour le meilleur second rôle, a voulu rejoindre la scène du Dolby Theatre pour la photo d’équipe traditionnelle du meilleur film en compagnie de Pam Abdi, co-dirigeante de Warner Bros.

Un agent de sécurité lui a toutefois barré la route, posant physiquement les mains sur elle afin de la repousser. L’altercation qui a suivi a été filmée et la vidéo, postée sur les réseaux, est immédiatement devenue virale. On y voit l’actrice, hors d’elle, lancer à l’agent : « Vous êtes un homme qui pose la main sur une femme. Vous êtes très grossier. »

Dans la foulée de l’esclandre, l’actrice avait tenté de désamorcer la situation en assurant à TMZ que « tout allait bien ». « Tout le monde passe un bon moment, et vous savez, la sécurité a fait beaucoup d’efforts », avait-elle noté, même s’« il y en a toujours un… ». « Mais je suis bien, je suis heureuse », avait-elle enchaîné. Le lendemain, l’Académie des Oscars tranchait publiquement en sa faveur, se disant « extrêmement contrariée » par l’incident.

Dans un communiqué transmis à People, l’Académie des Oscars a pris ses distances avec la société extérieure SIS (Security Industry Specialists, Inc), chargée de la sécurité : « L’expérience de chaque invité est notre responsabilité. Nous avons clairement signifié à SIS que ce comportement n’est pas acceptable. »

L’Académie a également salué Teyana Taylor pour « sa grâce remarquable ». De son côté, SIS a reconnu un « contact fortuit » et assuré avoir « géré la situation en interne ». Teyana Taylor a enfin remercié l’Académie avec un post publié sur X : « Merci à@TheAcademy…. J’apprécie vraiment votre amour et votre soutien inébranlables. »

Zendaya réagit aux fausses photos de son mariage avec Tom Holland générées par l’IA

Zendaya n’a eu d’autre choix que de rétablir la vérité… en toute délicatesse ! Invitée sur le plateau du Jimmy Kimmel Live !, l’actrice a réagi pour la première fois aux photos générées par l’intelligence artificielle (IA) de son mariage présumé avec Tom Holland. Des clichés qui ont été largement relayés sur les réseaux sociaux, cumulant des millions de likes et commentaires sur toutes les plateformes.

« Beaucoup de gens se sont fait avoir avec ces photos. Alors que je me promenais dans la vraie vie, les gens me disaient : "Oh mon Dieu, tes photos de mariage sont magnifiques". Et moi je répondais : "Chéri, c’est de l’IA. C’est pas réel !" », a-t-elle raconté à l’émission. Et quand Jimmy Kimmel lui a demandé si des personnes de son entourage avaient été dupées et s’étaient plaintes de ne pas avoir été invités, Zendaya a répondu : « Oui, beaucoup de gens. » L’occasion pour la star hollywoodienne de… ne pas faire la lumière sur sa situation maritale !

Pour tordre le cou avec humour aux rumeurs voulant qu’elle et Tom Holland se soient déjà mariés, Zendaya a profité de ce moment en direct pour diffuser une vidéo de son « mariage » – en réalité un extrait de son prochain film L’Aveu où le visage de Tom Holland avait été incrusté sur celui de Robert Pattinson, son partenaire à l’écran.

Un moyen très malin de profiter de ce buzz, notamment alimenté au début du mois par son styliste Law Roach qui a laissé entendre lors des Actor Awards que le couple s’était marié en secret, pour faire la promotion de son dernier projet. A se demander d’ailleurs si tout n’a pas été manigancé ! En tout cas, rendez-vous le 1er avril pour la sortie en salle de L’Aveu.

Les médias américains diffusent la vidéo de l’arrestation de Justin Timberlake en état d’ivresse

Deux ans après l’interpellation de Justin Timberlake pour conduite en état d’ivresse dans les Hamptons (État de New York), une vidéo de son arrestation, tournée le 18 juin 2024 vers 1 heure du matin, a été rendue publique vendredi, rapportent plusieurs médias américains dont l’agence Associated Press. On y voit le chanteur arrêté à Sag Harbor pour avoir grillé un stop et dévié de sa trajectoire. Interrogé par la police, il évoque une tournée mondiale, sans être immédiatement reconnu.

Contraint de se soumettre à des tests de sobriété, l’artiste peine à marcher en ligne droite et à garder l’équilibre, tout en affirmant n’avoir bu qu’un seul martini. Il qualifie ces exercices de « vraiment difficiles ». La vidéo le montre aussi au poste, apprenant qu’il passera la nuit en détention, à son incompréhension.

Diffusées à la demande de médias, ces images ont fait l’objet d’un accord après que ses avocats ont tenté d’en empêcher la publication, invoquant une atteinte à sa vie privée. Finalement, une version expurgée a été rendue publique. Justin Timberlake avait depuis plaidé coupable, écopant d’une amende, de travaux d’intérêt général, d’une suspension de permis et d’un message de prévention contre l’alcool au volant.

Placebo fête ses 30 ans avec une tournée européenne et une nouvelle édition de son premier album

Trente ans après avoir bousculé la scène britpop avec leur premier album éponyme, Brian Molko et Stefan Olsdal s’apprêtant à remonter sur les plus grandes scènes d’Europe. Placebo vient en effet d’annoncer une tournée anniversaire de 36 dates et la sortie de Placebo RE : CREATED, une version retravaillée de leur disque fondateur de 1996, attendue le 19 juin, avec les dix titres originaux ainsi que deux inédits tirés des enregistrements de l’époque. « Nous assimilons ce disque à un director’s cut. Nous sommes retournés aux bandes originales et y avons apporté 30 ans d’expérience scénique », explique le groupe dans un communiqué publié sur ses réseaux.

En France, quatre concerts sont programmés : le 5 octobre au Zénith Toulouse Métropole, le 7 octobre au Zénith Nantes Métropole, le 23 novembre à la LDLC Arena de Lyon-Décines, et le 25 novembre à l’Accor Arena de Paris. Les billets seront mis en vente le vendredi 27 mars à 10h.

La tournée sera centrée sur les deux premiers albums du duo, Placebo (1996) et Without You I’m Nothing (1998), avec la promesse de ressortir des titres absents des setlists depuis plus de vingt ans. Un retour aux origines pour un groupe qui, de Nancy Boy à Every You Every Me, a marqué des générations de fans de rock alternatif.

Louis Tomlinson n’a jamais aimé chanter ce tube de One Direction sur scène

L'ironie veut que, bien souvent, les tires que les artistes apprécient le moins dans leur répertoire soient ceux qui rencontrent le plus grand succès. Ces chansons deviennent alors un passage obligé sur scène, au risque sinon de contrarier le public. Et Louis Tomlinson en sait quelque chose !

Dans une récente interview accordée à BBC Radio 2, l’ex-membre des One Direction a admis sans détour sa relation difficile avec un hit qui a pourtant permis au groupe de connaître un succès mondial en 2011 : What Makes You Beautiful.

« J’ai toujours détesté la chanter sur scène », a confié le chanteur de 34 ans, avant d’admettre que le morceau lui avait « toujours semblé un peu ringard ». En revanche, il y a une chanson qui a également marqué le répertoire des One Direction mais que Louis Tomlinson a toujours adorée au point de la considérer comme sa préférée.

Ce titre que Louis Tomlinson adore, c’est Story of My Life, une chanson sortie en 2013 et présente sur Midnight Memories, le troisième album de One Direction. Une chanson qui, aux yeux de l’artiste, avait marqué un tournant artistique pour le groupe.

« Ce n’est pas le genre de morceau auquel on s’attendait de la part d’un groupe comme One Direction, et je pense que ça a été un tournant pour nous », a-t-il ajouté. « Je me souviens donc avoir été très fier que ce ne soit pas le genre de chanson sur laquelle on pouvait danser. Il y avait clairement un certain stéréotype des boys bands avant ça, et je pense que cette chanson nous a vraiment aidés à sortir de ce moule. »

Aujourd’hui, Louis Tomlinson ajoute les dernières finitions à How Did I Get Here ?, son prochain album solo. Un opus qu’il ira évidemment défendre sur scène, où il préfère désormais faire l’impasse sur les classiques du boys band… sauf, peut-être, sur What Makes You Beautiful, une chanson qu’il déteste mais que le public, lui, réclame toujours !

Lisa Kudrow a vu l’arrivée de la télé-réalité comme le signe de « la fin de la civilisation »

C’est un souvenir télévisuel traumatisant qui a donné naissance à l’une des séries satiriques les plus cultes de la télévision américaine. Dans un long portrait que lui accorde le Hollywood Reporter, Lisa Kudrow s’épanche sur le profond dégoût que les premières émissions de télé-réalité lui avait inspiré, et plus particulièrement Survivor (équivalent américain de Koh-Lanta) et The Amazing Race (qui est devenu Pékin Express en France).

« J’étais à la fois obsédée et horrifiée », a-t-elle confié à la publication, décrivant sa réaction face à des personnalités clivantes propulsées au rang de stars par les chaînes : « C’est la fin de la civilisation. »

C’est ce sentiment viscéral, partagé avec le scénariste Michael Patrick King (Sex and the City), qui les a conduits à imaginer le personnage de Valerie Cherish (joué par Lisa Kudrow), une actrice de sitcom vieillissante dont le retour est filmé par une caméra de télé-réalité, donnant ainsi naissance à The Comeback.

Les confessions de Lisa Kudrow arrivent à point nommé : la troisième et dernière saison de The Comeback sera disponible sur HBO Max le 23 mars 2026, vingt ans après les débuts de la série en 2005. Dans ce nouveau volet, Valerie Cherish décroche le rôle principal d’une sitcom… écrite par une IA. Une façon pour Lisa Kudrow et Michael Patrick King d’élargir leur satire à l’angoisse contemporaine du monde du divertissement.

La Fureur du dragon : l véritable histoire de la scène culte entre Bruce Lee et Chuck Norris

La disparition de Chuck Norris cette semaine remet en lumière quelques-unes des séquences de combat les plus mythiques du cinéma. Et parmi elles, impossible de ne pas citer son face-à-face d’anthologie avec Bruce Lee dans La Fureur du dragon.

Tourné en Italie, le film marque un tournant dans la carrière de Bruce Lee : il en est à la fois l’acteur principal, le scénariste, le réalisateur et le producteur. La célèbre scène du combat final dans le Colisée est un sacré morceau de cinéma.

Même si la production a eu lieu à Rome, l'épilogue crépusculaire entre les deux légendes de la baston a été tourné sur plusieurs jours en studio, sous l’égide de la Golden Harvest. Et pour beaucoup de professionnels comme de fans, cet affrontement reste encore aujourd’hui l’un des plus grands combats jamais filmés.

À l’époque, Chuck Norris n’est pas encore la star hollywoodienne qu’il deviendra. Il n’a pas encore tourné dans Delta Force ou Le Commando des tigres noirs. Ancien membre de l’US Air Force, il s’est imposé dans les arts martiaux en remportant de nombreux titres, avant de fonder sa propre discipline, le Chun Kuk Do. Il devient ensuite entraîneur pour des célébrités… dont Bruce Lee lui-même.

Des années plus tard, Chuck Norris se souvenait de la genèse de ce combat dans une émission de Conan O'Brien (voir ci-dessous) : "Je me suis beaucoup entraîné avec Bruce Lee, et un jour, il m’a appelé pour me dire qu’il voulait faire une scène de combat dont tout le monde se souviendrait." Avant d’ajouter, non sans humour :

"Il m’a demandé de la faire avec lui. Je lui ai dit : ‘Je vais devoir perdre ?’ Il m’a répondu oui. Alors j’ai dit : d’accord, allons-y."

Oui, Chuck Norris accepte de perdre. Mais pas sans livrer bataille. L’acteur raconte même avoir suggéré d’équilibrer le combat :

"Je trouvais que dans ses films précédents, il manquait de dramaturgie, parce que ses adversaires ne pouvaient même pas le toucher. Là, on s’est mis d’accord pour que ce soit un combat plus équilibré, qui bascule d’un côté puis de l’autre."

Une décision que Bruce Lee accepte, notamment par respect pour Norris, alors champion du monde de karaté poids mi-lourds - un titre qu’il conserve plusieurs années au début des années 1970.

Face à lui, Bruce Lee a déjà développé sa propre philosophie martiale, le Jeet Kune Do. Mais contrairement à Norris, il n’est pas un compétiteur de ring. Ce que l’acteur américain ne manque pas de rappeler avec franchise :

"J’étais un combattant professionnel. Lui n’est jamais monté sur un ring. Frapper un sac de frappe et monter sur un ring, ce n’est pas la même chose."

Mais dans La Fureur du dragon, Lee ne cherche pas tellement à prouver qu’il est le plus fort : il redéfinit le combat au cinéma. Dans l’arène du Colisée, son personnage Tang Lung affronte Colt dans un duel qui dépasse la simple démonstration physique (voir le combat dans la vidéo ci-dessous).

D’un côté, Bruce Lee, fluide, instinctif, en perpétuelle adaptation. De l’autre, Chuck Norris, massif, méthodique, incarnation d’une puissance brute. Le combat commence comme un choc de styles : Colt domine, Tang Lung encaisse. Puis Lee observe, comprend, évolue et impose progressivement son rythme. La mise en scène, d’une précision chirurgicale, joue avec les silences, les regards, la respiration des corps. Chaque coup compte. Chaque mouvement raconte quelque chose. Et surtout, la scène bascule dans une dimension tragique : Colt refuse d’abandonner, même brisé, obligeant Tang Lung à aller jusqu’au bout. La victoire devient alors presque mélancolique, scellée par un geste de respect envers son adversaire vaincu.

Cette séquence prend place dans le cinéma des années 70, encore dominé par des combats plus figés, Bruce Lee impose une nouvelle grammaire : plus nerveuse, plus réaliste, mais surtout plus incarnée. La Fureur du dragon sera le dernier film sorti du vivant de Bruce Lee.

Le cri d'alerte de Barry Keoghan, moqué sur les réseaux pour son apparence

Révélé par Saltburn et en ce moment à l’affiche du film Peaky Blinders face à Cillian Murphy, l'acteur irlandais Barry Keoghan traverse une période plus sombre loin des plateaux. Dans une interview sans filtre accordée à SiriusXM (voir ci-dessous), le comédien nommé aux Oscars pour Les Banshees d'Inisherin évoque les attaques répétées qu’il subit sur les réseaux sociaux, visant directement... son apparence !

"Il y a beaucoup de haine en ligne. Beaucoup de commentaires sur mon physique… Ça dépasse un peu le stade du passage obligé, quand on dit que tout le monde passe par là... Ça m’a fait me renfermer. Je n’ai plus envie d’aller à des événements, ni même de sortir."

Des moqueries qui le touchent et en toute transparence il avoue : "Je le dis en toute honnêteté : ça devient un problème."

Déjà, en 2024, Barry Keoghan avait désactivé son compte Instagram pour tenter de prendre du recul. Mais la curiosité - et peut-être le besoin de validation - le pousse encore à regarder ce qui se dit sur lui après ses apparitions publiques.

"On a envie de voir comment on est reçu, comment le film ou la série sont reçus… et ce n’est pas agréable en fait."

Résultat : l’acteur se met lui-même à l’écart et explique : "Je n’ai pas besoin de me cacher… parce que je me cache déjà. Je ne vais plus à certains endroits à cause de ça."

Plus inquiétant encore, ces attaques commencent à contaminer son rapport au jeu : 

"Quand ça commence à affecter ton art, ça devient un vrai problème. Tu n’as même plus envie d’être à l’écran."

Un aveu rare, d’autant plus poignant qu’il pense aussi à son fils, Brando, né en 2022 de sa relation avec Alyson Sandro : "C’est dur de se dire que mon petit garçon pourrait lire tout ça plus tard."

Malgré tout, Barry Keoghan tient à rappeler qu’il peut aussi compter sur une base de fans fidèles et, eux, bienveillants :

"J’ai beaucoup de chance d’avoir des gens formidables qui me soutiennent. Quand je peux échanger avec eux, répondre à leurs questions… c’est ça, le bon côté des réseaux."

Actuellement en tournage des quatre biopics consacrés aux Beatles, dirigés par Sam Mendes, il y incarnera Ringo Starr aux côtés de Harris Dickinson (John Lennon), Paul Mescal (Paul McCartney) et Joseph Quinn (George Harrison). Sortie prévue en avril 2028.

Pierre-François Martin-Laval a connu une traversée du désert après l'échec de RRRrrrr !!!

Au début des années 2000, la troupe humoristique des Robin des Bois décide de franchir un cap en s’attaquant au grand écran. Forte de son succès sur scène et à la télévision, elle imagine un projet original : une comédie située à l’âge préhistorique, centrée sur une rivalité improbable entre deux clans, les Cheveux Sales et les Cheveux Propres, autour d’un objectif aussi absurde qu’essentiel – découvrir le shampooing.

Pour mener à bien ce projet, le groupe s’entoure d’Alain Chabat, alors au sommet après le triomphe d’Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. Tous les éléments semblent réunis pour séduire le public. Pourtant, à sa sortie en 2004, RRRrrrr !!! ne reçoit pas l’accueil espéré. La critique se montre particulièrement sévère, au point que Le Parisien affiche à la une un jugement sans appel : “NUL !”.

Avec le recul, ce long-métrage a pourtant trouvé son public, attirant plus de 1,7 million de spectateurs et gagnant progressivement un statut de film culte. Mais à l’époque, le choc est rude pour ses créateurs. L’an dernier, invité de l’émission Un dimanche à la campagne sur France 2, Pierre-François Martin-Laval, alias PEF, s’est confié avec sincérité sur cette période difficile.

“Il n’y avait pas que Le Parisien qui disait que c’était nul. Tout le monde le disait. C’est une claque énorme. Parce qu’on a mis tellement de passion, de rires, et tellement de travail…”, a-t-il expliqué. Il a notamment rappelé l’investissement colossal derrière le film : “On a écrit le scénario pendant plus de deux ans, dont 10 ou 12 mois avec Alain Chabat. On était très tristes.”

Au-delà de la déception artistique, cette réception glaciale aurait eu des conséquences plus profondes. “Ça nous a un peu brisés, aussi. Je ne sais même pas si ça nous a pas séparés”, confiait-il, laissant entendre que cet échec a pu fragiliser la cohésion du groupe.

Pour lui, les répercussions ont également été personnelles et professionnelles. “Et puis moi, je veux pas dire plus que les autres, mais c’est vrai que je me suis retrouvé sans travail. Alors là, c’était une petite traversée du désert pendant presque deux ans, quoi…” Une période de doute s’installe, marquée par un sentiment de recul dans sa carrière.

“J’ai appelé mon agent, je lui disais : ‘Mais j’avais un des premiers rôles, comment ça se fait que Jean-Paul Rouve, Marina Foïs, continuent de bosser après ce qui s’est passé, et moi non ?’”, a-t-il raconté. Face à cette situation, il s’est profondément interrogé : “J’avais l’impression d’être, de nouveau, reparti à zéro. Je me demandais si je pouvais changer de métier.”

C’est finalement une remarque franche d’un proche qui le pousse à persévérer : “Et puis mon meilleur ami de l’époque m’a dit : ‘Mais qu’est-ce que tu veux chercher un autre métier, tu sais rien faire !’ Donc, il m’a remis à la gueule l’élève que j’étais et ‘Tu sais rien faire’. Quelque part, ça veut dire : ‘Donc, continue de faire ce que tu sais faire.’”

Avec le temps, ce conseil s’est révélé précieux. Si l’aventure collective des Robin des Bois s’est arrêtée après cet épisode, Pierre-François Martin-Laval a su rebondir. Il a poursuivi sa carrière avec succès, aussi bien devant la caméra que derrière, en réalisant notamment Les Profs et sa suite, deux films qui ont rencontré un large succès en salles.

RRRrrrr !!! est disponible en streaming sur Canal+ et Disney+.