13 mars 2026

Alan Ritchson raconte le tournage difficile de War Machine

Tête d’affiche du film de science-fiction bodybuildé War Machine sur Netflix, l’acteur Alan Ritchson (connu pour son rôle dans la série Reacher) a comme à son habitude donné de sa personne pour ce rôle très physique : mais on n'imaginait pas que l’expérience avait été aussi difficile ! 

Interviewé par nos confrères de Decider, Alan Ritchson est revenu sur son interprétation du personnage de Soldat 81, et sur les difficultés rencontrées sur le tournage. Pourtant habitué aux scènes très physiques, l’acteur a avoué que certaines séquences de War Machine avaient été très éprouvantes, même pour quelqu’un d’aussi entraîné que lui :

“War Machine pousse l'aspect physique à un tout autre niveau. [...] Reacher est difficile et plein d'action, mais c'est généralement plus axé sur les combats. Là, on se faisait projeter du haut des montagnes, on sautait dans des rapides de classe V et on était ballottés contre la coque en acier d'un Humvee. C'est d'un tout autre niveau, et ça se sent physiquement. Tourner Reacher me demande beaucoup d'efforts, mais War Machine… War Machine a failli avoir [ma peau].” 

L’acteur est également revenu sur une impressionnante scène d’apnée qui devait être réalisée en temps réel. Une expérience difficile pour lui qui n’avait aucune expérience de ce genre, et qui lui a même causé quelques sueurs froides :

“Je suis incapable de retenir ma respiration plus de dix secondes. J’ai essayé de jouer à ce jeu avec mes enfants dans la piscine, impossible ! Franchement, j’étais super nerveux ce jour-là. D’habitude, je ne suis pas du tout nerveux pour les cascades. Mais là, j’étais vraiment nerveux parce que je pensais que je n’arriverais pas à obtenir le bon angle, à réussir la prise. Et pourtant, je me suis accroché, j’ai continué à nager sous l’eau. Hors de question de gâcher cette prise.”

Un exploit physique que le compte officiel de Netflix a relayé sur les réseaux sociaux pour rendre hommage à la performance (sportive et actorale) du comédien. 

Scream 8 ? Possible, mais sans Kevin Williamson

Kevin Williamson, scénariste du tout premier Scream, est revenu pour Scream 7, qu’il a également réalisé, marquant ses premiers pas dans la franchise derrière la caméra. Financièrement, le film est déjà un carton et cumule 151 millions de dollars dans le monde. Malgré des critiques mitigées, il sera sans doute le plus gros succès de la saga au box-office. 

À l’occasion de la première de Scream 7, Williamson avait confié avoir commencé à "lancer des idées" pour Scream 8, et que Neve Campbell, star historique de la saga, avait eu une “super idée” pour ce huitième opus. Après le succès au box-office du septième film, cette nouvelle suite paraît presque inévitable.

Mais il y a un twist : Williamson ne prévoit pas de réaliser ce nouvel épisode. Dans un entretien avec Hello Sidney, il a expliqué qu’il souhaitait plutôt se concentrer sur d’autres projets, notamment quelques séries télé.

"Je pense que pour le prochain Scream, je vais probablement prendre un peu de recul et redevenir simplement un membre de la famille," a-t-il déclaré. "Je veux réaliser un autre film que j’ai écrit, mais il faut que je trouve le temps. Pour l’instant, je travaille sur quelques séries télé. Peut-être que je vais en réaliser une, qui sait."

Kevin Williamson ajoute : "C’est agréable de faire partie de la famille Scream. Cela ne veut pas dire que je dois toujours être en première ligne. Je n’ai pas toujours besoin d’écrire ou de réaliser. D’autres peuvent prendre les rênes."

Pour mémoire, Williamson a signé les quatre premiers films, puis a été producteur exécutif sur Scream 5 et Scream VI.

Après avoir dirigé Scream 7, il devrait donc reprendre un rôle plus en coulisses pour Scream 8...

Bagarre : Nassim Lyes dans une nouvelle comédie déjantée avec Anaïde Rozam et Ramzy Bedia

On le retrouvera bientôt aux côtés de Kristen Stewart et Woody Harrelson dans Full Phil, le prochain film de Quentin Dupieux. En attendant, le désormais incontournable Nassim Lyes (Farang, Sous la Seine) sera la star de Bagarre, la nouvelle comédie de Julien Royal, qui vient de dévoiler sa bande-annonce survoltée. 

Dans la veine d’En passant pécho et Nouveaux riches, Nassim Lyes joue la carte de l’humour et des muscles entouré mène une distribution pléthorique où l’on retrouve notamment Anaïde Rozam, Ramzy Bedia, Hedi Bouchenafa, Matthieu Longatte, Mathias Quivigier (alias Ragnar Le Breton), Marina Foïs, Hatik, Audrey Lamy ou encore Hakim Jemili. 

Le synopsis de Bagarre : Naim est un amour dans la vie et un monstre quand il s’agit de se battre. Pour soigner sa chienne malade il est contraint d’intégrer « Allo Bagarre » un service de combattants de rue qui règlent les embrouilles à coups de poings. Mais le jour où il comprendra que les conflits se règlent par le dialogue, Naim aura bien du mal à se faire entendre.

Après la web-série En passant pécho et deux films sortis sur Netflix, le réalisateur Julien Royal (le fils de François Hollande et Ségolène Royal) signe son premier long-métrage pour le cinéma. Distribué par StudioCanal et produit par Hugo Selignac, Bagarre sortira en salle le 15 avril prochain. Bande-annonce : 

12 mars 2026

Valérie Bénaïm, atteinte d’une maladie auto-immune : elle dit tout des "séquelles" qu'elle gardera à vie

Atteinte d'une maladie neurodégénérative de l'oreille, Valérie Bénaïm s'est longuement confiée sur son état de santé sur le plateau du Buzz TV.

Bien qu'opérée, une inflammation perturbe encore son quotidien, mais la journaliste se dit heureuse de pouvoir vivre normalement.

"Ça va, je fais avec et je serais bien gonflée de me plaindre. J'ai réussi à reprendre le boulot, je travaille, je suis entourée d'amis", a-t-elle révélé. "Je vais bien, oui j'ai des séquelles, oui je vivrai avec, je vis avec, je fais avec mais je suis très heureuse, tout va bien."

Depuis son diagnostic, Valérie Bénaïm souffre de "vertiges". "Ça tangue un peu parce que j'ai une inflammation qui ne partira pas, mais j'apprends à leurrer mon cerveau, j'ai de la kiné pour ça", a-t-elle précisé.

Et de conclure : "Il y a des gens qui ont malheureusement cette maladie, qui n'ont pas pu se faire opérer et qui vont devenir sourds, donc là encore je m'estime chanceuse et il y en a d'autres qui se sont fait opérer comme moi et qui ont des soucis encore plus élevés parce que ça a malheureusement moins bien fonctionné, qu'ils ne peuvent carrément pas retourner au travail. Moi j'arrive à gérer."

Ce n'est évidemment pas la première fois que Valérie Bénaïm évoque sa maladie dans les médias. en janvier dernier, c'est lors du Prime des Vérités sur W9 qu'elle avait levé le voile sur sa l'otospongiose dont elle souffre.

"J'ai réussi à me faire opérer parce qu'on fait une batterie de tests et parfois on peut se faire opérer parfois on ne peut pas", avait-elle expliqué avec beaucoup d'émotions. "Je me suis fait opérer et tout va super bien, j'ai récupéré 80 % de mon audition".

"C'est un peu compliqué parce que j'ai encore des vertiges. Malheureusement, j'ai fait un rejet de l'implant qu'on m'a posé. Ce rejet créait une sorte de kyste qui fait que j'ai encore une inflammation depuis un an dans ma tête, (...) mais ça va très bien et maintenant je gère". Des mots touchants qui avaient suscité de vives réactions.

Miss France 2026 : Les secrets de Hinaupoko Devèze pour bien démarrer la journée

Hinaupoko Devèze, Miss France 2026, a répondu aux questions de 20 Minutes sur ses habitudes du matin. Elle n’hésite pas à nous livrer ses astuces forme, beauté, ses bonnes adresses et à partager ses petits gestes du quotidien, qui rythment ses journées bien chargées.

S’il ne s’agissait que d’elle, Hinaupoko Devèze se lèverait bien plus tard dans la journée, mais, emploi de temps de Miss oblige, l’alarme sonne à 6h30. Elle commence la journée avec son traditionnel combo verre d’eau citronné et café sur les rythmes de « Just the two of us ». Vers 7 heures, il n’y a pas beaucoup de temps pour faire une mise en beauté très sophistiquée. Même Miss France fait simple ! Un chignon bas avec les cheveux plaqués et de la laque pour ne faire aucune retouche de toute la journée.

Côté maquillage aussi, c’est vite fait : un peu d’anticernes, du mascara, un fixateur de sourcils et un peu de blush pour avoir bonne mine. Puis, quand elle le peut, elle enfile un gros sweat à capuche et un jogging à la place de son pyjama. C’est sa tenue qui correspond à son style durant 10 % de semaine. Les 90 % restants, vous aurez bien plus de chances de la croiser avec un bel ensemble cintré, des talons et son écharpe de Miss France 2026.

Artus raconte la fois où un vigile lui a refusé l’entrée de son spectacle

Artus s’est plié aux challenges de La Roue dans le cadre d’un nouveau programme avec Teddy Riner sur YouTube. Et c’est pour le défi « gainage une minute + anecdote » que l’humoriste a dévoilé une curieuse expérience vécue lors de l’un de ses spectacles.

« À un moment, je décide de sortir de la salle, un Zénith, pour aller prendre une bière au bar », raconte-t-il en position de gainage, sur les coudes. L’idée était de partager le moment avec le public, « pour la vanne », vu qu’il est équipé d’un micro.

Mais surprise, à son retour, verre en main, « le gars de la sécu » lui signifie une fin de non-recevoir. « Y a pas de bière à l’intérieur et le spectacle a commencé, vous ne pouvez pas rentrer. »

Malgré les tentatives de l’artiste, qui cherche à revendiquer son identité, micro à l’appui, le vigile demeure inflexible, si bien qu’Artus finit par proposer d’ouvrir la porte pour que l’agent entende leurs voix dans la salle.

L’agent de sécurité zélé finit alors par laisser le réalisateur d’Un p’tit truc en plus rejoindre la scène, pour le plus grand plaisir du public, qui n’en a pas raté une miette. Avis aux vigiles de Paris La Défense Arena : le 27 et le 28 mars, Artus sera de passage et pourrait avoir une petite soif durant son spectacle.

Pour rester en forme en tournée, Nicola Sirkis fait de la cryothérapie

Indochine vient d’achever son marathon des Zéniths de France avec huit dates à l’Accor Arena de Paris. S’il a réussi à rester en forme au cours de cette tournée de 110 dates à guichets fermés, c’est que Nicola Sirkis, 66 ans, a un secret.

Le groupe s’est adjoint les services de CryoSanté, une unité de cryothérapie mobile ces dernières semaines. Le dispositif plébiscité par les sportifs a suivi les musiciens d’Indochine en concerts grâce à son van aménagé. Il ne restait plus aux musiciens qu’à se glisser dans la cabine de cryothérapie dernière génération en sortant de scène pour favoriser leur récupération grâce à un choc thermique allant jusqu’à -160 degrés.

Quelques petites minutes dans ce bain revigorant permettraient de soulager les douleurs musculaires et de diminuer l’inflammation des articulations tout en stimulant les défenses immunitaires. Alors après la dernière date, les chemins du van de cryothérapie et du tour bus du groupe se sont séparés. CryoSanté a immortalisé cette fin de collaboration VIP sur Instagram avec des photos du système et de Nicola Sirkis immergé dans la cabine, ainsi qu’un message.

« On the road. Après une magnifique tournée de plus d’un an et demi à travers toute la France et à guichets fermés, le groupe@indochineofficiel vient de clôturer cette incroyable aventure. Nous sommes très fiers d’avoir pu vous accompagner durant ces deux dernières semaines à l’@accor_arena. Un grand merci à@nicolasirkis pour sa confiance ». On comprend mieux l’énergie bondissante et inépuisable sur scène du chanteur inoxydable de L’aventurier, qui privilégie par ailleurs un mode de vie sain.

Élodie Poux explique comment elle a perdu 24 kilos

Ce jeudi soir sur M6, le spectacle Élodie Poux : Le syndrome du papillon sera diffusé. L'occasion de (re)découvrir une comédienne transformée, qui a récemment révélé une impressionnante perte de poids.

C'est lors de son passage dans Les Grosses Têtes sur RTL, lundi 9 mars, qu'Élodie Poux a lâché le chiffre. Face à Laurent Ruquier, qui lui avait fait remarquer que les téléspectateurs risquaient de ne pas la reconnaître, elle a répondu avec humour : "En tout cas, certains ont appelé la production pour savoir si j'étais toujours aussi drôle depuis que j'avais perdu 24 kilos." Une répartie qui résume bien le personnage.

Dans les colonnes de Télé Star, elle est revenue sur ce changement de vie. "C'était impossible de faire comme si de rien n'était. Ça m'a demandé beaucoup d'effort, j'en suis fière et j'ai envie d'en parler", confie-t-elle. C'est l'endocrinologie — discipline médicale qui étudie les hormones — qui l'a aidée à franchir le cap. "On essaie toutes de perdre notre poids de grossesse et moi, je n'y arrivais pas. L'endocrinologie m'a aidée, ça a marché", précise-t-elle. Un combat personnel qu'elle mène aussi en pensant à sa fille Kimberley, née le 10 octobre 2020, à qui elle tient à transmettre des valeurs solides sur l'image de soi : "L'estime de soi, la valeur qu'on a et que personne ne doit jamais nous enlever. Et aussi de prendre la vie du bon côté."

Sacrée Humoriste de l'année aux Auguste de l'humour le 2 février dernier, Élodie Poux reste par ailleurs très vigilante face aux dérives du web. En août 2025, elle avait mis en garde ses abonnés contre les faux régimes miracles, après qu'un compte usurpant son identité avait vanté les mérites d'une marque de gélules minceur. "Je ne fais pas et ne ferai JAMAIS de publicité pour des régimes. Pour perdre du poids, rapprochez-vous des professionnels de santé, pas des 'gens connus qui ont perdu' — chaque corps est différent, on rigole pas avec la santé", avait-elle averti sur Facebook.

Le grand public la connaît pour son rôle d'Alice dans Scènes de ménages sur M6, qu'elle a rejoint en 2025. Elle y forme avec Majid Berhila un couple de gérants d'une petite épicerie dans une station de sports d'hiver. Mais avant les plateaux de télévision, Élodie Poux a exercé un tout autre métier : animatrice périscolaire en maternelle pendant douze ans. Une expérience dont elle parle avec affection, même si elle reconnaît que le salaire n'était "pas hyper valorisant".

En 2025, elle participait également à la saison 7 de Mask Singer sur TF1, aux côtés de Kev Adams, Laurent Ruquier et Chantal Ladesou, en tant qu'enquêtrice. Une présence remarquée, pour une humoriste qui s'impose peu à peu comme un visage incontournable du petit écran.

Disclosure Day : la bande-annonce du nouveau film de Steven Spielberg est là !

Le monde se prépare pour l'arrivée du nouveau Steven Spielberg. Le réalisateur légendaire revient à son genre de prédilection, la science-fiction, avec Disclosure Day. Le blockbuster suit l'invasion d'une espèce extra-terrestre sur Terre tout en utilisant les codes du thriller conspirationniste.

Le synopsis se présente ainsi : "Si tu découvrais que nous ne sommes pas seuls ? Si on te le montrait, te le prouvait, ça te ferait peur ? Les gens ont droit à la vérité. Elle appartient à sept milliards de personnes. Chaque seconde nous rapproche de l’inévitable… Disclosure Day."

Si la promotion du film reposait jusqu'ici sur le mystère, la nouvelle bande-annonce publiée ce jour révèle davantage d'images des séquences d'action et lève le voile sur des détails intéressants, comme le tournage d'un reportage à Roswell. Un lieu emblématique car depuis des décennies, la ville située dans le Nouveau-Mexique inspire de nombreux fantasmes quant à la possible existence des aliens.

Découvrez la nouvelle affiche du film :

Au casting de ce film, on retrouvera Emily Blunt (Oppenheimer), Josh O'Connor (Challengers), Colman Domingo (Euphoria), Eve Hewson (Un Couple parfait), Wyatt Russell (Thunderbolts) ou encore Colin Firth (Le Discours d'un roi).

Autre information majeure : le compositeur légendaire John Williams signera une nouvelle fois la musique du film. Il s'agit de la 30e collaboration entre le réalisateur et le musicien.

Disclosure Day de Steven Spielberg sortira le 10 juin prochain en France

In the Mood for Love ressort au cinéma

Il y a des termes que l'on emploie parfois à tort, mécaniquement, lorsqu'il s'agit de décrire l'impact d'un film au moment de sa sortie et dans l'Histoire du Cinéma. "Culte" est de ceux-là, au même titre que "emblématique", souvent utilisé sans que l'on sache vraiment à quoi il se rapporte. Il est pourtant plus qu'approprié quand il s'agit d'évoquer In the Mood for Love, le septième et (encore à ce jour) plus beau long métrage de Wong Kar-Wai.

Car il est très difficile de penser au cinéma hong-kongais, ou aux films les plus marquants des années 2000, sans avoir ses images et sa musique (le très célèbre "Yumeji's Theme" de Shigeru Umebayashi) en tête, immédiatement ou dans un délai très court, tant il est, justement, emblématique de cette époque. À tel point que les mauvaises langues qui le découvrent aujourd'hui pourraient être tentés de réduire son esthétique à celle d'un publicité pour du parfum.

Mais c'est parce que beaucoup de publicitaires se sont inspirés de ce qui reste, aujourd'hui encore, l'un des plus beaux films des années 2000, de ceux que l'on reconnaît très rapidement et dans lesquels on aime se plonger de nouveau alors que cette histoire d'amour pourrait être déceptive : si In the Mood for Love est régulièrement considéré comme l'un des films les plus érotiques de tous les temps, il est pourtant très chaste, tout en frôlement de corps qui se croisent dans des couloirs.

Et c'est justement dans sa manière d'arriver à créer et maintenir cette atmosphère (le "mood" du titre) que Wong Kar-Wai parvient à nous faire tomber amoureux de son film et de ses personnages, superbement incarnés par Maggie Cheung et Tony Leung, récompensé par un Prix d'Interprétation Masculine au Festival de Cannes en 2000. Un pouvoir de fascination qui est véritablement né sur le plateau, et a grandement changé les plans de son réalisateur.

Comme souvent, ce dernier aime tourner sans un scénario détaillé, pour mieux faire évoluer son récit au gré des prises de vues, ce qui lui a moins réussi dans le cas de 2046, dont il a achevé le montage à la veille de sa présentation sur la Croisette en 2004. Mais cela a davantage bénéficié à In the Mood for Love, dont la structure devait être plus éclatée : "Au départ, il y avait trois histoires", disait-il à Positif à l'époque. "L'histoire que vous voyez actuellement dans le film ne comptait que pour trente minutes dans le projet initial et était concentrée essentiellement dans les décors du restaurant - le noodle shop - et de l'escalier. Puis j'ai eu conscience que c'était cela qui m'intéressait dans le projet global et j'ai développé cette partie."

Les spectateurs et spectatrices du monde entier l'en remercient, tout comme les amateurs de beau et grand cinéma (et les publicitaires). Surtout que les 1 096 985 entrées d'In the Mood for Love ont permis d'attirer l'attention sur le reste de son oeuvre, autres histoires d'amour souvent incarnées par Tony Leung et portant des titres de chansons, d'Happy Together à As Tears Go By. Et tous ces longs métrages, vous pouvez dès aujourd'hui les (re)découvrir en salles, car la quasi-totalité des films de Wong Kar-Wai ressort, dans la foulée de The Grandmaster, dont la version chinoise inédite était venue virevolter chez nous le 25 février.

Vous avez donc rendez-vous avec : As Tears Go By, Nos années sauvages, Chungking Express, Ashes of Time, Fallen Angels, Happy Together, In the Mood for Love évidemment, le moyen métrage The Hand, 2046 et The Grandmaster. Seul son film américain My Blueberry Nights, road-movie sucré porté par la chanteuse Norah Jones, manque à l'appel de cette "Intégrale des années Hong Kong" du metteur en scène.

Une occasion parfaite de (re)découvrir, dans les meilleures conditions possibles, l'oeuvre de celui que l'on considère comme l'esthète de la mélancolie, qui a participé à remettre le cinéma de Hong Kong en avant grâce à la modernité de sa mise en scène et la beauté des sentiments qu'il met en lumière. Quitte à être frustrés en réalisant qu'il n'a toujours pas de nouveau film prévu, mais on a une bonne nouvelle pour vous consoler : sa série Blossoms Shanghai est désormais disponible sur Mubi et elle - devinez quoi - sublime.