12 février 2026

Sylvester Stallone et Cole Hauser s’associent pour un film sur Benny Binion

C’est une association dont les fans de Yellowstone rêvaient. Tous deux héros principaux de séries produites par Taylor Sheridan, Sylvester Stallone et Cole Hauser s’apprêtent à produire Blood Aces, une série western inspirée de la vie de Benny Binion. Le rôle principal sera joué par l’interprète de Rip, tandis que Sly assurera la production, via sa compagnie Balboa Productions.

Né au début des années 1900 au Texas, Benny Binion était un homme d’affaires, spécialisé dans les jeux d’argent. Son influence dans le milieu clandestin des paris (considérés comme illégaux à l’époque) l’a conduit à Las Vegas, d’où il a ouvert son propre établissement. En 1970, il fonde le tournoi des World Series of Poker, une compétition qui réunit les meilleurs joueurs de poker du monde.

La vie de Benny Binion a été retracée dans l’ouvrage Blood Aces: The Wild Ride of Benny Binion, the Texas Gangster Who Created Vegas Poker de Doug J. Swanson, dont s’inspire justement la future série. Dans un communiqué, Sylvester Stallone s’est réjoui de mettre en lumière la vie d’une "nouvelle icône de l’Ouest", à travers "une histoire qui va captiver l’attention du public."

Lui aussi producteur du programme, Cole Hauser partage l’enthousiasme de son nouveau partenaire : "Son influence est indéniable. La façon dont il a bâti son héritage est une histoire incroyable que j’ai hâte de pouvoir raconter. C’est un privilège pour moi de le jouer, et un honneur de le produire avec Sylvester Stallone et MGM."

La série Blood Aces sera en effet distribuée par la plateforme de streaming MGM+, disponible en France en abonnement payant sur le service Prime Video. Sylvester Stallone et Cole Hauser sont par ailleurs les stars de deux séries produites par Taylor Sheridan : Tulsa King (dont la quatrième saison est en cours de tournage) et The Dutton Ranch (également en tournage), une suite de Yellowstone centrée sur le personnage de Rip.

Scarpetta : Nicole Kidman est la star de cette série policière

“Il était temps”, diront les fans des romans de Patricia Cornwell. L’autrice américaine a connu le succès en 1990, lorsqu’elle fait publier son premier roman, "Post Mortem". S’inspirant de son quotidien au sein d’une morgue, elle imagine le personnage de Kay Scarpetta, une médecin légiste belle et talentueuse.

Sa collection, qui contient plus de 20 romans, s’est vendue à plus de 120 millions d’exemplaires dans le monde, faisant d’elle l’une des écrivaines les plus lues. Pas étonnant donc que Prime se soit emparé du sujet pour produire une première saison. Un petit pied de nez à Netflix qui mise depuis plusieurs années sur un autre auteur de polar à succès, Harlan Coben, et dont chaque série est un mini-événement.

Mais Amazon n’a pas fait les choses à moitié avec Scarpetta, misant sur un casting 5 étoiles : Nicole Kidman dans le rôle du médecin légiste, Jamie Lee Curtis dans celui de sa soeur Dorothy Farinelli, Bobby Cannavale pour jouer Pete Marino ou encore Simon Baker (The Mentalist) qui se glissera dans la peau du profiler du FBI Benton Wesley.

Le 11 mars prochain, les abonnés Prime Video sont invités à rencontrer Scarpetta. Avec ses mains habiles et son regard perçant, cette médecin légiste implacable est déterminée à se faire la porte-parole des victimes, à démasquer un tueur en série et à prouver que l'affaire qui a fait sa carrière il y a 28 ans ne causera pas sa perte.

Sur fond d'enquêtes médico-légales modernes, la série va au-delà de la scène du crime pour explorer la complexité psychologique des auteurs et des enquêteurs, créant ainsi un thriller à plusieurs niveaux qui examine le prix à payer pour rechercher la justice à tout prix.

La première bande-annonce de Scarpetta donne un bon aperçu de ce qui nous attend : une enquête haletante, une héroïne en proie à ses démons et un va et vient entre passé et présent. Les scénaristes ont choisi de mélanger les romans, en faisant apparaître une version jeune puis âgée du médecin légiste. A l’heure actuelle, on ne sait pas si la saison 1 fera apparaître l’un des grands méchants de la saga littéraire, à savoir le tueur en série Jean-Baptiste Chandonne, ou un autre antagoniste fort…

Neve Campbell veut voir Camille Cottin dans un film Scream

Absente du sixième volet, pour des questions salariales, Neve Campbell fait son retour dans la saga Scream avec le septième film. Car, malheureusement pour elle, un nouveau tueur visiblement lié à son passé a décidé de tourmenter Sidney Prescott dans la ville où elle réside depuis qu'elle a fui Woodsboro.

S'il faudra patienter jusqu'au 25 février (dès minuit) et la sortie du film signé par le scénariste original de la saga Kevin Williamson pour savoir qui se cache cette fois-ci sous le masque blanc, la comédienne a fait un détour par Paris pour évoquer (très très brièvement) ce nouvel opus et fêter les 30 ans du premier film, projeté il y a quelques jours en sa présence après une session de questions - réponses au cours de laquelle elle est évidemment revenue sur l'importance de Sidney dans sa carrière. Mais pas seulement.

Étant en France, Neve Campbell a été interrogée sur l'acteur ou l'actrice hexagonal(e) qu'elle aimerait voir un jour dans la saga, et sa réponse va faire espérer à plus d'une personne que cela se fasse : "J'aime bien Camille Cottin", a déclaré l'interprète de Sidney Prescott. "Elle est phénoménale, elle ferait du bon travail." Et ça, peu de gens en doutent, surtout au vu de sa carrière internationale (Alliés, House of Gucci ou la série Killing Eve) qui va se poursuivre devant la caméra d'Edward Berger aux côtés de Brad Pitt.

Si la comédienne n'est pas entrée dans les détails, on peut très bien imaginer celle qui a été révélée par Connasse dans un rôle de poil-à-gratter qui prendrait le relais de Gale Weathers, si Courteney Cox devait abandonner, de gré ou de force, le personnage qu'elle tient depuis le tout premier film, ce qui fait d'elle le seul membre du casting à avoir participé à tous les épisodes. L'avenir nous dire ce qu'il en est, mais l'idée nous enchante tellement qu'on serait déçus de ne pas voir Camille Cottin dans un éventuel Scream 8.

11 février 2026

L'acteur américain James Van Der Beek est mort à 48 ans

L'acteur américain James Van Der Beek, héros de la série phare de la fin des années 1990 et du début des années 2000 Dawson, est mort mercredi à l'âge de 48 ans, a-t-il été annoncé sur son compte Instagram et plusieurs médias américains dont Variety.

"Notre cher James David Van Der Beek s'est éteint paisiblement ce matin. Il a affronté ses derniers jours avec courage, foi et dignité", est-il écrit dans ce message.

En 2024, il avait annoncé être atteint d'un cancer colorectal. Pour financer son traitement contre sa maladie, l'acteur avait vendu aux enchères plusieurs souvenirs de la série Dawson comme un collier estimé entre 20.000 et 40.000 euros, une casquette ou encore une chemise de flanelle.

Face à la maladie, ce dernier n'a pas pu participer aux retrouvailles de la série Dawson, organisé par ses anciens partenaires en septembre 2025. Il était finalement apparu très affaibli par son cancer, dans une vidéo enregistrée pour l'occasion.

"Je n’arrive pas à croire que je ne suis pas là physiquement. Je n’arrive pas à croire que je ne peux pas voir mes camarades de jeu, ma magnifique équipe, en personne.", avait-il confié devant sa caméra.

James Van Der Beek est apparu dans de nombreuses séries, comme Ugly Betty, Esprits criminels, How I met your mother mais aussi New York - section criminelle,

Il vivait paisiblement dans son ranch au Texas avec sa femme et ses six enfants. Après l'annonce de sa mort, une cagnotte a été créée et annoncée dans la story Instagram de son compte.

Elle a pour objectif d'aider sa famille "à couvrir les frais de subsistance essentiels, à payer les factures et à soutenir l’éducation des enfants", peut-on lire dans la description de la cagnotte. La cagnotte a déjà récolté plus de 18.251 dollars.

Angèle bientôt de retour après quatre ans d'absence : les exigences de l'artiste belge dévoilées

Depuis sa sortie du château de la "Star Academy", au début de l'année 2024, Helena est l'artiste belge qui cartonne. Preuve en est : ses singles Summer Body, Mauvais Garçon ou encore Rien a changé sont devenus des tubes. Par ailleurs : les places pour sa tournée des zéniths lancée en octobre dernier se vendent comme des petits pains. Et ce n'est pas tout… Après avoir décroché trois NRJ Music Awards, la demi-finaliste de la "Star Ac'" est nommée dans quatre catégories ce 13 février pour la 41e cérémonie des Victoires de la musique. Une ascension fulgurante pour l'artiste de 23 ans originaire de Belgique qui, il y a quelques années encore, avait une concurrente de taille : Angèle.

Angèle dont le dernier album Nonante-Cing (du nom de son année de naissance, N.D.L.R) est sorti en 2021. Voilà donc quasiment cinq ans que ses fans attendent son retour avec impatience. Et bien, bonne nouvelle, ça se précise selon les informations du Parisien dévoilées ce 11 février. Le compte à rebours a été lancé la veille, ce mardi 10 février. Hier, celle qui a célébré ses 30 ans en décembre dernier a dévoilé sur Instagram une nouvelle reprise, celle de Neverender de Justice.

Un hasard ? Absolument pas selon nos confrères. Ils assurent que "c'est un vrai clin d'œil de la pop star belge au duo électro français avec lequel elle vient de travailler", peut-on lire. Ainsi, à vos agendas, Angèle devrait faire son grand retour sur le devant de la scène le 27 février prochain "avec une chanson co-composée et coproduite avec Justice", est-il précisé. Un titre "d'environ trois minutes", avec des paroles alliant l'anglais pour le refrain et français pour les couplets.

En plus de ce morceau qui sortira le 27 février prochain, son clip sera dévoilé le même jour. Toujours selon Le Parisien, le tournage s'est déroulé le plus discrètement possible à Marseille les 23 et 24 janvier dernier. Mais au fait, comment cette collaboration entre les deux artistes est-elle née ? Et bien lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris à l'été 2024, l'interprète de Balance ton quoi avait participé à un tableau avec Phoenix, Air et Kavinsky. À cette occasion, les producteurs de la soirée en auraient alors profité pour mettre en relation l'ambassadrice de la marque Chanel avec les musiciens de Justice. Puis, ça a collé et c'est ainsi que l'envie de travailler ensemble est née.

En revanche, avis aux fans d'Angèle… Alors que son deuxième album, Nonante-cinq, est sorti à l'automne 2021, il va encore falloir patienter un peu avant de découvrir son troisième album. Selon le quotidien, ce nouvel opus très attendu ne devrait sortir qu'à la rentrée prochaine, le temps de peaufiner les derniers détails. Pour ce qui est de la tournée ? Patience là encore… "Ce ne sera pas avant 2027", commente Le Parisien.

L’ascension de la sœur de Romeo Elvis a été fulgurante depuis la sortie du tube Tout oublier en 2018. Après avoir vendu deux millions d'albums dans le monde, dont 1,5 million de Brol son premier opus, Angèle "pèse lourd". Après avoir quitté Universal, deux maisons de disques seraient dans la course pour la produire. Il y aurait d'un côté Because et de l'autre Sony Music "qui a déjà cassé sa tirelire pour s'offrir Orelsan il y a trois ans". Et visiblement, s'offrir Angèle coûte cher.

Selon les informations de nos confrères, "l'autrice-compositrice-interprète est très gourmande, avec des exigences financières très élevées qui ont déjà découragé plusieurs labels". Selon un professionnel de la musique, ses équipes demanderaient même de grosses avances non remboursables et cela serait de l'ordre du déraisonnable.

Angelina Jolie fière de ses cicatrices face à Léa Salamé

De Maléfique à Mr. et Mrs. Smith en passant par Lara Croft: Tomb Raider, Wanted : Choisis ton destin, Les Éternels ou Salt, Angelina Jolie enchaîne les tournages depuis le début des années 80.

Figure emblématique du cinéma hollywoodien, elle sera d'ailleurs de retour sur les écrans le 18 février prochain.

Mais cette fois, c'est à l'affiche d'un film français baptisé Coutures que l'actrice américano-cambodgienne endosse un rôle inédit.

En pleine promotion de ce nouveau projet, Angelina Jolie était, ce mardi 10 février, l'invitée exceptionnelle de Léa Salamé sur le plateau du 20H de France 2.

Un entretien au cours duquel l'ex-femme de Brad Pitt a longuement évoqué le long-métrage d'Alice Winocour, mais aussi abordé des sujets plus personnels comme son rapport au corps depuis sa double mastectomie.

"Hier soir, une femme m'a montré sa photo avec ses cicatrices, elles sont belles", a-t-elle notamment déclaré avant d'ajouter : "Et j'étais fière d'elle, fière qu'elle soit en vie, qu'elle soit là. Vous arrivez au bout de votre vie, vous ne voulez pas avoir eu une vie sans erreur, sans cicatrice. Il faut embrasser ses cicatrices, en être fière." Des mots puissants qui ont suscité de vives réactions.

Peu de temps avant son passage au journal télévisé, c'est sur les ondes de France Inter qu'Angelina Jolie est revenue sur l'opération qu'elle a subie en 2013.

"Mes cicatrices sont un choix, un choix que j’ai fait pour rester dans ce monde aussi longtemps que possible avec mes enfants, et j’aime mes cicatrices pour cette raison", a-t-elle expliqué.

Pour rappel, l'actrice a choisi de subir une mastectomie préventive, puis, deux ans plus tard, une ablation des ovaires, afin de réduire un risque important de développer un cancer du sein.

Faudel enfin de retour sur scène

C’est une annonce qui a immédiatement enflammé les réseaux sociaux et réveillé la nostalgie de toute une génération. Sur Twitter, un message simple mais puissant a suffi à créer l’événement : Faudel, le “Petit Prince du Raï”, signe son grand retour sur scène. Et pas n’importe où. L’artiste donnera un concert exceptionnel à l’Olympia le 26 avril 2027, dans cette salle mythique où il s’était produit pour la première fois en 1999. La billetterie ouvre dès aujourd’hui à 15h00. Un retour symbolique, chargé d’histoire et d’émotion.

L’Olympia n’a pas été choisi au hasard. En 1999, Faudel y écrivait l’une des pages les plus marquantes de sa jeune carrière. À l’époque, le chanteur était en pleine ascension, porté par le succès phénoménal de l’album Baïda et par l’engouement suscité par le concert événement “1, 2, 3 Soleil” aux côtés de Khaled et Rachid Taha.

Revenir dans cette salle près de trente ans plus tard relève presque du symbole. C’est un clin d’œil à ses débuts, à ses fans de la première heure, mais aussi à une époque où le raï s’imposait comme un pont musical entre les cultures.

Pour beaucoup, ce concert s’annonce déjà comme un moment fort, mêlant souvenirs et renaissance artistique.

Révélé très jeune, Faudel avait su conquérir un public bien au-delà des frontières de la communauté maghrébine. Avec sa voix douce, son sourire juvénile et ses mélodies mêlant raï traditionnel et sonorités pop, il incarnait une nouvelle génération d’artistes.

Des titres comme Tellement N’Brick, Je veux vivre ou encore Dis-moi ont marqué toute une époque. Sa capacité à chanter l’amour, l’exil, l’identité et l’espoir avec sincérité lui a permis de toucher un public large, en France comme à l’international.

Son image de "Petit Prince" n’était pas qu’un surnom marketing : elle reflétait une forme d’innocence et d’authenticité qui ont profondément marqué ses débuts.

Au fil des années, Faudel s’est fait plus discret sur la scène musicale. S’il n’a jamais totalement quitté le monde artistique, ses apparitions se sont raréfiées, laissant ses admirateurs dans l’attente d’un véritable retour.

Cette annonce marque donc un tournant. Elle confirme une volonté claire : renouer avec la scène, avec le public, avec l’énergie du live. Car c’est là que Faudel a toujours brillé. Sur scène, sa voix prend une dimension particulière, portée par l’émotion et la proximité avec son public.

Le choix d’un concert unique à l’Olympia laisse présager un événement soigneusement préparé, pensé comme un moment d’exception plutôt qu’une simple date parmi d’autres.

Jamel Debbouze : son appel à l’aide pour le peuple marocain

Face aux catastrophes naturelles, les élans de solidarité dépassent souvent les frontières. Ces derniers jours, le Maroc a été frappé par de violentes inondations, plongeant de nombreuses familles dans des situations dramatiques. Maisons détruites, routes coupées, biens emportés par les eaux : les images relayées sur les réseaux sociaux témoignent de l’ampleur des dégâts et de la détresse des habitants touchés. Parmi les personnalités qui ont pris la parole, Jamel Debbouze a tenu à adresser un message fort à sa communauté.

Très actif sur les réseaux sociaux, l’humoriste franco-marocain a partagé un appel à la solidarité à destination des sinistrés. Dans un message sobre et direct, il écrit :

"Suite aux inondations récentes au Maroc, de nombreuses familles ont été confrontées à des situations très difficiles. Pour celles et ceux qui souhaitent les soutenir, voici le lien d'une collecte de solidarité qui est organisée par la fondation Basma. Pensées à toutes les familles touchées. Kheir inchaala"

Un message accompagné d’un lien vers une collecte destinée à venir en aide aux victimes. En quelques heures, la publication a suscité de nombreuses réactions, entre commentaires de soutien, partages massifs et promesses de dons.

Les intempéries ont provoqué des crues soudaines dans plusieurs régions du pays, entraînant évacuations d’urgence et pertes matérielles importantes. Certaines familles se retrouvent aujourd’hui sans logement, dépendantes de l’aide humanitaire pour subvenir à leurs besoins essentiels.

Dans ce contexte, l’initiative relayée par Jamel Debbouze vise à soutenir les actions de terrain mises en place par la fondation Basma, qui coordonne une collecte de solidarité afin d’apporter une aide concrète : produits de première nécessité, hébergement temporaire, soutien aux enfants et aux personnes vulnérables.

Né à Paris de parents marocains, Jamel Debbouze a toujours revendiqué son attachement à ses racines. À travers ses projets artistiques, ses prises de parole ou ses engagements associatifs, il entretient un lien fort avec le royaume.

Son appel à l’aide s’inscrit donc dans une continuité. À plusieurs reprises par le passé, l’humoriste s’est mobilisé lors de situations d’urgence touchant le Maroc, utilisant sa notoriété pour amplifier la visibilité des actions solidaires.

Katrina Patchett à cœur ouvert sur sa boulimie : "Je me vidais jusqu'à 20 fois par jour"

"J’ai décidé que c’était le moment d’en parler", nous confie-t-elle avec émotion. Ce mercredi 11 février, Katrina Patchett dévoile Mon corps, mon combat, un livre dans lequel elle raconte pour la première fois son combat contre un trouble du comportement alimentaire tristement célèbre sur les parquets de danse : la boulimie. Une bataille longue et semée d’embuches, à propos de laquelle elle a accepté de se livrer en détail à Closer.

Fille unique d’un couple de champions de danse de salon, Katrina enfile ses premiers chaussons de danse dès sa plus tendre enfance. "Petite, je dansais comme si personne ne me regardait. Je n’étais pas du tout timide, au contraire", confie-t-elle. Mais une ombre se dessine rapidement au tableau, et la petite fille "bourrée d’énergie et sans complexe" est confrontée au côté sombre du monde de la danse. "Vers l’âge de 5 ans, mon papa me pinçait la peau en me disant : ‘Comment ça va, Porky ?’ ("la petite cochonne"). Je ne pense pas que c’était méchant de sa part, mais ce sont des choses qui restent. (…) Ma mère, elle, était constamment au régime et me disait ‘On ne peut ni être trop fine, ni trop riche’. Dire ça à une enfant de 6 ans, bravo…"

En écoutant les adultes parler, Katrina commence à se questionner sur son propre corps. Les remarques de ses professeurs de danse sont de plus en plus difficiles à ignorer, et un évènement traumatisant vient bousculer son quotidien et son esprit déjà contrariés. "À l’âge de 12 ans, un proche, quelqu’un que j’admirais, a abusé de mon corps. Ça m’a montrée que cette personne, que j’admirais tant, ne respectait pas mon corps. Pourquoi je devrais le respecter moi-même ? Et malheureusement, ça s’est reproduit un peu plus tard. Quand je suis partie seule à Melbourne, à 15 ans, mon partenaire de danse, qui était beaucoup plus âgé que moi, a tenté le coup aussi."

C’est à cette époque à Melbourne, alors que les compétitions de danse s’enchaînent, que Katrina bascule dans la boulimie. "Je pense que j’étais déjà malade avant de passer à l’acte. Je n’avais pas une bonne relation avec la nourriture, mais quand on te dit tous les jours que tu ne perds pas assez… Il y avait une compétition dans 6 semaines et en 6 semaines, il fallait que je perde 6 kilos… J’ai pris la décision de passer à quelque chose de plus extrême. Et la réponse que j’ai eue, c’est ‘Oh, regarde-toi, t’as perdu du poids ! Qu’est-ce que tu es fine ! Qu’est-ce que tu es belle !’ J’avais trouvé la solution."

Adolescente, Katrina perd le contrôle et s’enfonce chaque jour davantage dans la maladie. "Ça m’est arrivé d’aller au supermarché et d’acheter des pizzas surgelées, des lasagnes, des pâtisseries, du pain, des pâtes… Je n’avais pas beaucoup d’argent, donc il fallait que je prenne des trucs que je puisse cuisiner en quantité. La qualité n’avait pas d’importance." De jours en jours, les crises sont de plus en plus nombreuses. "Mon corps était tellement habitué qu’il me suffisait de serrer les muscles du ventre, et ça remontait tout seul. J’étais très faible, je n’avais plus que le mental pour continuer à danser."

La lutte est d’autant plus difficile que la maladie ne fait pas taire les critiques. En 2009, alors qu’elle vit à Rouen avec son nouveau partenaire, son binôme fétiche Maxime Dereymez, Katrina doit parfois faire face aux remarques de ce dernier, qui n’a pas toujours conscience de l’impact de ses mots. "Un soir, je m’étais préparée pour sortir, je me sentais bien et tout… Et là, il me dit : ‘Franchement, si t’étais moins grosse, tu pourrais être mannequin !’. Bien sûr, tout ce que j’ai retenu de ça, c’est ‘Ah, bah je suis trop grosse’. (…) Maxime, c’est quelqu’un qui n’a pas de filtre. Ça fait partie de sa personnalité, mais ce n’est pas méchant de sa part. Pour lui, c’était un compliment." Dans "Mon corps, mon combat", Maxime Dereymez livre son propre témoignage, un détail d’importance pour l’autrice : "On a beaucoup reparlé de cette scène bien avant que je commence le livre, mais il a participé. J’ai sa copie à la maison, il va l’avoir bientôt !"

En 2009, à l’âge de 21 ans et après une rupture professionnelle avec Maxime, Katrina quitte la France pour la Slovénie, puis Hong Kong. Sa boulimie prend alors le contrôle de sa vie, la faisant même plonger dans l’anorexie. "À ce moment-là, je pense que je faisais à peu près 47 kilos. Je pouvais passer des jours à ne boire que du café, mais je faisais beaucoup de yo-yo. Je n’avais pas de vie sociale, donc personne ne pouvait voir ce que je faisais. Je n’étais pas dépressive, mais presque, donc la bouffe, c’était mon confort, et je passais mes journées seule à remplir, vider, remplir, vider… Jusqu’à 20 fois par jour. J’ai fini par complètement dissocier pendant l’acte. C’était comme une personne normale qui va naturellement aller boire de l’eau. J’ai encore soif ? Je bois un deuxième verre. Moi, c’était ça : j’ai mangé, il faut que j’aille vomir."

À partir de 2011, la boulimie suit Katrina jusque dans les coulisses de Danse avec les stars. Elle la cache pendant des années, y compris à son premier partenaire de danse, Matt Pokora. "Matt ne savait pas. Il faut lui demander, mais s’il le savait, il ne me l’a pas dit. Moi, j’avais très peur de perdre mon travail. C’était des équipes de 150 personnes. À un moment donné, quelqu’un va le découvrir. Et là, je perds mon boulot. Je perds tous mes rêves."

Mais une rencontre lui redonne enfin espoir : celle de Virginie d’Hoore, la mère de son ex-mari Valentin d'Hoore. Un jour, Virginie découvre le secret de Kristina, mais à sa grande surprise, elle ne la juge pas. "Ce qui a vraiment fait la différence, c’est que Virginie est quelqu’un d’extérieur au monde de la danse. Et j’ai compris que je lui faisais du mal en faisant ce que je faisais. Ça a été le déclic."

Grâce à Virginie, Katrina consulte pour la première fois un psychologue, puis un nutritionniste. Mais le chemin vers la guérison se révèle particulièrement long. "Tous les jours, elle me demandait : ‘Aujourd’hui, combien de fois ?’ et c’était très dur. Je n’ai pas toujours dit la vérité, je pense. Mais petit à petit, je me suis prouvée que je pouvais avoir une vie sans ça, et ils m’ont appris à ne pas me culpabiliser quand je rechutais. Ça m’a beaucoup aidée de ne pas me sentir jugée et d’avoir la parole. De me dire : ‘Je peux en parler’. Mais il a fallu

Jean-Jacques Debout a été "kidnappé" par Jacques Mesrine, son récit glaçant

Chanteur populaire et mari de Chantal Goya, Jean‑Jacques Debout traîne une image douce, presque enfantine. À 84 ans, l’auteur-compositeur vient pourtant de lever le voile sur un épisode bien plus sombre : il a raconté à la télévision comment Jacques Mesrine, alors ennemi public numéro 1, l’avait un soir "kidnappé" à la sortie d’un concert.

En pleine promotion de son album Frida Kahlo, sorti le 29 mars 2024, Jean‑Jacques Debout a raconté dans C à vous, son lien avec Jacques Mesrine, né au collège de Juilly en Seine-et-Marne et évoqué dans la chanson "Juilly". Et surtout cette nuit à Montréal, alors que le criminel était recherché par Interpol, où leur lien d’enfance a viré au polar.

Les deux garçons se sont croisés adolescents au collège de Juilly et, malgré des destins opposés, sont restés proches pendant des années. Plus tard, en tournée au Canada pour assurer les premières parties de Barbara, Jean‑Jacques Debout quitte la scène de Montréal par la sortie des artistes lorsqu’un homme cagoulé le saisit et le pousse dans une voiture. "Quand on m'a kidnappé, je ne savais pas que c'était lui", a raconté Jean‑Jacques Debout dans C à vous, cité par Gala.

L’homme le conduit jusqu’à un lieu discret et ordonne : "Tourne toi". "je me retourne en espérant de pas me prendre une balle derrière la tête", se souvient Jean‑Jacques Debout dans Ça commence aujourd'hui. L’inconnu retire alors son passe-montagne, ses lunettes tombent : "je reconnais mon Jacky". Jacques Mesrine lui explique avoir vu son nom sur une affiche à Montréal et avoir dit à son bras droit que "ça me ferait tellement plaisir de le revoir que demain on va l'enlever".

Quand la voiture démarre, Jacques Mesrine finit par lever sa cagoule et lance à son ami : "Retourne-toi Jean-Jacques, c'est moi Jacky". Pour Jean‑Jacques Debout, le soulagement est de courte durée. La voiture file à toute allure dans Montréal, manque de s’écraser sur une boutique de l’avenue de Sherbrooke, tandis que Jacques Mesrine, assis à l’arrière, surveille la route par la lunette arrière.

Quand il juge que la voiture ne va pas assez vite, Jacques Mesrine gifle le chauffeur et hurle : "Fonce, fonce, j'ai toute la police au c** !". "C'était terrible. Et plus il l'engueulait et lui demandait de foncer, plus il lui filait des claques. Le pauvre chauffeur donnait des coups de volant, il ne savait plus où il était. Je m'étais dit qu'on allait s'écraser, qu'on n'arriverait pas vivants", confie Jean‑Jacques Debout. Autour de la table, Anne-Elisabeth Lemoine lâche, médusée : "Mais c'est complètement dingue", puis compare la scène au film Les Tontons flingueurs.

Quelques années plus tard, la cavale de Jacques Mesrine rattrape le couple. Chantal Goya raconte qu’un soir de 1978, à Houdan, l’homme sonne chez elle pour demander la route de Mantes-la-Jolie avant de glisser : "Vous direz bonjour à quelqu'un que je connais, Jean-Jacques". Le lendemain, elle voit "au moins 500 flics" autour de la maison.