11 février 2026

Jean-Jacques Debout a été "kidnappé" par Jacques Mesrine, son récit glaçant

Chanteur populaire et mari de Chantal Goya, Jean‑Jacques Debout traîne une image douce, presque enfantine. À 84 ans, l’auteur-compositeur vient pourtant de lever le voile sur un épisode bien plus sombre : il a raconté à la télévision comment Jacques Mesrine, alors ennemi public numéro 1, l’avait un soir "kidnappé" à la sortie d’un concert.

En pleine promotion de son album Frida Kahlo, sorti le 29 mars 2024, Jean‑Jacques Debout a raconté dans C à vous, son lien avec Jacques Mesrine, né au collège de Juilly en Seine-et-Marne et évoqué dans la chanson "Juilly". Et surtout cette nuit à Montréal, alors que le criminel était recherché par Interpol, où leur lien d’enfance a viré au polar.

Les deux garçons se sont croisés adolescents au collège de Juilly et, malgré des destins opposés, sont restés proches pendant des années. Plus tard, en tournée au Canada pour assurer les premières parties de Barbara, Jean‑Jacques Debout quitte la scène de Montréal par la sortie des artistes lorsqu’un homme cagoulé le saisit et le pousse dans une voiture. "Quand on m'a kidnappé, je ne savais pas que c'était lui", a raconté Jean‑Jacques Debout dans C à vous, cité par Gala.

L’homme le conduit jusqu’à un lieu discret et ordonne : "Tourne toi". "je me retourne en espérant de pas me prendre une balle derrière la tête", se souvient Jean‑Jacques Debout dans Ça commence aujourd'hui. L’inconnu retire alors son passe-montagne, ses lunettes tombent : "je reconnais mon Jacky". Jacques Mesrine lui explique avoir vu son nom sur une affiche à Montréal et avoir dit à son bras droit que "ça me ferait tellement plaisir de le revoir que demain on va l'enlever".

Quand la voiture démarre, Jacques Mesrine finit par lever sa cagoule et lance à son ami : "Retourne-toi Jean-Jacques, c'est moi Jacky". Pour Jean‑Jacques Debout, le soulagement est de courte durée. La voiture file à toute allure dans Montréal, manque de s’écraser sur une boutique de l’avenue de Sherbrooke, tandis que Jacques Mesrine, assis à l’arrière, surveille la route par la lunette arrière.

Quand il juge que la voiture ne va pas assez vite, Jacques Mesrine gifle le chauffeur et hurle : "Fonce, fonce, j'ai toute la police au c** !". "C'était terrible. Et plus il l'engueulait et lui demandait de foncer, plus il lui filait des claques. Le pauvre chauffeur donnait des coups de volant, il ne savait plus où il était. Je m'étais dit qu'on allait s'écraser, qu'on n'arriverait pas vivants", confie Jean‑Jacques Debout. Autour de la table, Anne-Elisabeth Lemoine lâche, médusée : "Mais c'est complètement dingue", puis compare la scène au film Les Tontons flingueurs.

Quelques années plus tard, la cavale de Jacques Mesrine rattrape le couple. Chantal Goya raconte qu’un soir de 1978, à Houdan, l’homme sonne chez elle pour demander la route de Mantes-la-Jolie avant de glisser : "Vous direz bonjour à quelqu'un que je connais, Jean-Jacques". Le lendemain, elle voit "au moins 500 flics" autour de la maison.

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