À l’approche des élections municipales, les 15 et 22 mars prochains, Pierre Niney conseille de « regarder les programmes des gens pour qui vous votez », en particulier le traitement réservé au service public.
« Le problème est structurel avec l’éducation nationale et avec tous les services publics : il n’y a pas assez d’argent », a plaidé l’acteur de Gourou lors de son passage récent dans l’émission Clique, sur Canal+.
« C’est en train de se déliter », a-t-il insisté, avant de défendre les multiples bienfaits du service public en puisant dans sa propre expérience à l’école.
Il insiste sur le fait que plusieurs personnes issues de milieux sociaux différents ont pu profiter, grâce à l’école publique, où lui-même a fait toute sa scolarité, d’un « enseignement de qualité » et de sorties culturelles qui n’étaient pas accessibles à tous dans la sphère privée.
« Aujourd’hui ils sont artistes », a-t-il affirmé. « S’il n’y avait pas eu l’école publique dans leur vie à ce moment-là avec un enseignement de qualité, ils n’auraient pas pu se sortir de ce déterminisme social là, de la route qui était tracée pour eux. »
Le comédien a aussi évoqué d’autres services de « notre bien public », comme les hôpitaux et les « pompiers », qui ne prennent pas en compte les caractéristiques sociales des personnes dans le besoin.
« Au moins, il y a, contrairement aux États-Unis, le moyen, même si tu es très pauvre, même si tu es en galère et que tu as quatre enfants et que tu n’as presque pas de quoi les nourrir, tu peux aller à l’hôpital et tu peux faire soigner ton enfant, tu peux te faire soigner toi », a défendu Pierre Niney. « Si ça vous tient à cœur que les pompiers puissent venir secourir qui que ce soit dans un incendie sans regarder ce qu’ils gagnent, ou leur religion ou leur couleur de peau, alors vous tenez au service public. »
Or, le service public est « exsangue » de nos jours, d’après le comédien, qui a aussi invité les politiques et son public à « revaloriser » certains métiers associés, comme celui de professeur, « le plus beau métier du monde, mais aussi le plus dur ». Le défenseur des droits a publié un rapport en 2024 constatant notamment une dégradation de l’accès aux services publics, avec 61 % des sondés disant rencontrer des difficultés, contre 39 % en 2016, tandis que certains métiers du secteur, comme celui d’enseignant, traversent une crise d’attractivité majeure.
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