Tout a été écrit sur Bianca Censori depuis qu’elle est apparue pour la première fois au bras de Ye en 2022, jusqu’à supposer qu’elle était sous le contrôle du rappeur. Son seul moyen de communication avait été, jusqu’à présent, à travers ses tenues vestimentaires, ou plutôt leur absence, mais elle a décidé de mettre fin à ce silence pour le lancement de sa première exposition, BIO POP, à Séoul, en Corée du Sud.
L’événement s’est tenu en décembre dernier et se concentre sur le contrôle, l’objectification et la domesticité. Bianca Censori utilise son corps, comme elle le fait depuis trois ans, mais elle a accepté, cette fois, de parler, car elle a « quelque chose à dire ». Tout d’abord sur l’emprise qu’exercerait Ye sur elle, lui-même ayant affirmé qu’il la « dominait » dans une série de messages obscènes sur X l’année dernière.
Celle qui avait choqué en se tenant nue – précisément dans une mini-robe en voile couleur chair – devant les photographes sur le tapis rouge des Grammy Awards en 2025, tient à mettre les choses au clair.
« Je ne ferais jamais quelque chose que je n’ai pas envie de faire. Mon mari et moi travaillons sur mes tenues ensemble », déclare-t-elle à Vanity Fair, précisant qu’il s’agit d’une « collaboration » et que se « montrer nue partout » sans s’exprimer fait passer un message. « Si c’était juste de la nudité, beaucoup le feraient. Ça prouve aussi qu’à une époque où tout est tellement surexposé et vulnérable, le mystère est toujours puissant. »
Elle renvoie en revanche dans les cordes ceux qui lui intimaient de prendre la parole. « Me demander de parler est une forme de contrôle en soi », rétorque-t-elle.
Dans ce premier entretien, Bianca Censori met aussi carte sur table à propos de la santé mentale de son mari, qui souffre de troubles bipolaires, et des propos antisémites qu’il a tenus. « Vous devez réfléchir à toutes les autres obsessions qu’il a », répond-elle. Son silence n’était pas non plus une validation des choix et prises de positions de son mari.
« Le public n’était pas au fait de mes inquiétudes à ce moment-là. Je ne pensais pas à sauver l’image publique. J’étais concentrée sur lui et sur moi. Je savais que j’aurais l’opportunité, à un moment ou un autre, de dire au public que je ne suis pas antisémite », explique-t-elle, ajoutant : « Cette année, c’était un peu comme faire de la réanimation cardio-pulmonaire pendant des mois. J’ai suffisamment d’amour et d’empathie pour lui pour pouvoir le faire, et je comprends que ce n’est pas le cas pour le reste du monde. »

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