16 janvier 2026

The Bride : nouvelle bande-annonce avec Christian Bale et Jessie Buckley

Décidément les monstres sont en vogue. Alors que Frankenstein sortait le 7 novembre 2025 sur Netflix, c’est au tour de la fiancée de Frankenstein d’être mise à l’honneur. Mary Shelley n’a qu’à bien se tenir !

Dans ce nouveau trailer nerveux, c’est Jessie Buckley qui mène la danse des morts : musique criarde, couleurs électriques, costumes disloqués.

Si la première réalisation de l’actrice-réalisatrice, The Lost Daughter, prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise, était un drame narrant une maternité mal vécue, The Bride! est un film d’horreur qui évoque une épouse de travers. Maggie Gyllenhaal choisit donc de mettre en scène celles qui font un pas de côté.   

The Bride! s’inscrit comme un remake du film de James Whale, La Fiancée de Frankenstein, sorti en 1935.

La réalisatrice retrouve deux des acteurs déjà présents au casting de The Lost Daughter, Jessie Buckley (Wild Rose), qui tient cette fois le rôle principal, et Peter Sarsgaard (Boys Don’t Cry). A leurs côtés les acteurs star Christian Bale (American Psycho) dans le rôle de Frankenstein et Penélope Cruz (Volver) dans un second rôle. On y trouvera également le petit frère de la réalisatrice, l’acteur Jake Gyllenhaal (Le secret de Brokeback Mountain).

Synopsis : Frankenstein se rend à Chicago dans les années 1930 et demande au Dr. Euphronious, scientifique visionnaire, de lui créer une compagne. Ensemble, ils ressuscitent une jeune femme assassinée, et la fiancée prend vie ! Mais la suite des événements dépasse tout ce que qu’ils auraient pu imaginer : meurtres, possessions, et un couple hors-la-loi qui se retrouve au centre d’un mouvement social radical et débridé, et d’une histoire d’amour passionnelle et tumultueuse !

Le film sortira le 4 mars 2026 dans les salles françaises.

Tesseract : Sam Esmail prépare un nouveau film SF porté par Glen Powell

Le créateur de Mr Robot s’apprête à faire son retour au cinéma avec un projet de science-fiction original, et il a trouvé son acteur principal.

Glen Powell est en négociations pour tenir le rôle principal de Tesseract, un long métrage écrit et réalisé par Sam Esmail. Le film est actuellement développé chez Amazon MGM Studios et United Artists, avec un solide soutien industriel malgré un projet encore officiellement non validé.

Cette collaboration réunit deux talents au sommet de leur dynamique. Porté par les succès de Twisters, Running Man et sa performance nommée aux Golden Globes dans Chad Powers, Glen Powell ne se contenterait pas d’y jouer : il pourrait aussi produire le film via sa société Barnstorm Productions.

Pour Sam Esmail, Tesseract marquera son nouveau passage derrière la caméra après le carton Netflix Le monde après nous, qui a confirmé son ambition de réalisateur audacieux et sa capacité à fédérer un large public.

Encore entouré d’un épais secret — une spécialité du cinéaste — Tesseract est simplement décrit comme un film de SF original. Selon The Hollywood Reporter, le récit devrait également inclure deux rôles féminins majeurs. D’après Deadline, le projet est une priorité pour Scott Stuber chez United Artists, et un tournage est déjà envisagé pour l’été, entre Londres et la Hongrie.

Pas encore de date de sortie envisagée.

Private Resort : Johnny Depp était le héros d'une comédie qui a été un gros échec au box-office

On connaît tous la première apparition de Johnny Depp au cinéma : sa rencontre brutale avec Freddy Krueger dans Les Griffes de la Nuit. En revanche, rares sont ceux qui se souviennent – ou qui ont même entendu parler – du second film de l’acteur, une comédie potache des années 80 que lui-même préfère oublier : Private Resort de George Bowers.

Lors de la promotion de son dernier projet en tant que réalisateur, Modi – Three Days on the Wing of Madness, Johnny Depp s’est vu replongé dans ses débuts à Hollywood. Interrogé sur les étapes marquantes (ou moins glorieuses) de sa carrière, l’acteur a immédiatement évoqué un film qui continue de lui faire grincer des dents 40 ans après sa sortie.

Pour cela, il faut revenir en 1985. Depp, bien avant de devenir l’emblématique Jack Sparrow de Pirates des Caraïbes, incarne alors un autre Jack, héros de Private Resort (en français : Coups de soleil). Le long métrage succède à son baptême cinématographique dans Les Griffes de la Nuit et marque sa toute première tête d’affiche.

Dans cette comédie réalisée par George Bowers, Johnny Depp donne la réplique à Rob Morrow – futur visage emblématique des séries Northern Exposure et Numb3rs. Le duo interprète deux jeunes hommes, Jack et Ben, partis profiter d’un séjour dans un hôtel de luxe à Miami. Leur objectif ? Passer du bon temps, séduire autant que possible, et se retrouver malgré eux dans une série de situations improbables.

Le film, à l’époque, n’a séduit ni la critique ni le public. L’affiche promettait pourtant “Private Resort, où chaque pièce a une vue magnifique” : ce qui résume parfaitement le ton léger – pour ne pas dire simpliste – de la comédie. Résultat : un flop total, aujourd’hui presque rayé de la mémoire collective.

Johnny Depp ne s’en est jamais caché : il regrette d’avoir tourné dans ce long-métrage. Dès 1987, seulement deux ans après la sortie du film, il confiait déjà au Lexington Herald-Leader son opinion sans filtre : “J’étais à Los Angeles depuis six mois et j’ai fait Private Resort, probablement le film le plus stupide jamais réalisé.”

Une déclaration sans équivoque, qui montre à quel point l’acteur considère ce passage comme un faux pas dans sa filmographie. Mais il n’est pas le seul : de nombreux comédiens ont un film qu’ils rêveraient d’effacer. Jim Carrey l’admet aisément, et Leonardo DiCaprio également.

Marquée par leur duo, Axelle Red à coeur ouvert sur le chanteur Renaud

"Deux étrangers au bout du monde, si différents. Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant. Pulvérisés, sur l'autel, de la violence éternelle...". Vous aussi, vous avez sûrement dû lire cette phrase avec la mélodie qui résonne dans votre tête. Manhattan-Kaboul. Une musique que l'on connaît bien, et dont les paroles continuent de faire écho auprès du public. En 2002, Renaud et Axelle Red ont uni leur talent pour donner naissance à ce titre devenu emblématique.

À travers ce duo, les deux artistes ont donné une voix aux victimes de la guerre et de la violence, dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001 et du conflit en Afghanistan. Un quart de siècle plus tard, que sont-ils devenus ? La chanteuse belge est récemment apparue dans Censuré, pour l’émission Télé Pro diffusée sur YouTube. L’occasion pour elle de se confier sur le lien particulier qui l’unit encore aujourd’hui à Renaud, bien au-delà de la musique.

Ainsi, Axelle Red a expliqué la place singulière qu’occupe Renaud dans sa vie. « Renaud, c’est quelqu’un que j’ai dans le cœur, que je garderai toujours dans le cœur. Ce n’est pas quelqu’un que j’appelle tous les jours, parce qu’on a une sorte de pudeur entre nous. Mais c’est très tendre notre relation, il y a beaucoup d’amour », a-t-elle confié.

La chanteuse va même jusqu’à comparer leur duo à un lien presque familial. « On a presque un enfant ensemble ! Je veux dire, il fait des enfants avec des nouvelles femmes et je suis très heureuse pour lui. Mais avoir une chanson ensemble avec tout ce qu’on a parcouru… », a-t-elle glissé, en faisant référence à leur chanson Manhattan-Kaboul.

Axelle Red est également revenue sur l’enregistrement du morceau, qui s’est déroulé à une période délicate pour Renaud. « Quand on a enregistré la chanson, Renaud n’était pas bien », s’est-elle souvenue. Un contexte personnel difficile, mais qui a paradoxalement donné encore plus de force au titre.

Selon la chanteuse, cette chanson a joué un rôle clé dans la relation entre le chanteur et son public. « Cette chanson lui a quand même donné une possibilité de raccrocher avec son public. Et le public, comme on le sait, le porte ». Avant de conclure, émue : « C’est une très très jolie histoire. » Et alors que les fans pensaient ce chapitre définitivement clos, Axelle Red a créé la surprise en révélant une information de taille : il y aura bel et bien « une suite » à Manhattan-Kaboulsur son prochain album.

Première image du Puy des oufs, avec Eric Judor

Neuf ans après Problemos, Eric Judor est de retour à la réalisation avec Le Puy des oufs. Une comédie dont il tient également le premier rôle, celui d’un père largué, infiltré dans un jeu de rôle grandeur nature (ou "GN") pour retrouver sa fille, comme le décrit Télérama qui s’est rendu sur le tournage il y a quelques mois et dévoile la première photo du film. 

On y retrouve Eric Judor en mode Legolas aux côtés d’Alexandra Lamy et de son fidèle compère Hafid Benamar. Présenté comme un croisement entre The Office et Le Seigneur des Anneaux, Le Puy des oufs a été tourné à proximité d’Auvers-sur-Oise, dans le domaine de l’abbaye du Val, avec des scènes mobilisant jusqu’à cent cinquante figurants, dont cinquante véritables joueurs qui sont venus avec leurs propres costumes. 

"C’est un peu du théâtre de rue qu’on filme “épique”. Le premier écueil aurait été d’être trop cheap. Il fallait rendre le film sexy pour que le spectateur en sorte avec l’envie de participer à un truc comme ça", explique Judor à Télérama. 

Le Puy des oufs sortira en 2026 au cinéma, et Eric Judor espère qu’il ne connaitra pas le même destin que Problemos, devenu culte mais boudé par le public lors de sa sortie en salle (moins de 200 000 entrées en 2017) : 

"Le film a explosé sur Netflix, mais les gens n’avaient pas envie de le voir au cinéma. Je pense que je suis maudit !"

La chanteuse Imany a douté de sa santé mentale

Imany est une artiste aux multiples talents. Dans un premier temps, elle s’est fait connaître en tant que mannequin et a exercé ce métier pendant sept ans à New York. Elle a travaillé pour de grandes marques comme Calvin Klein ou Ford Models Europe. C’est outre-Atlantique qu’elle se découvre une passion pour le chant. Il faudra attendre son retour en France en 2008 pour qu’elle entame sa carrière musicale.

Mais en plus d’être une artiste reconnue, Imany est aussi une artiste engagée. Atteinte d’endométriose, elle parle sans tabou de sa maladie, encore trop méconnue. Pendant de nombreuses années, elle a elle-même été dans une errance médicale et personne ne croyait à ses douleurs.

En France, l’endométriose touche un nombre très significatif de femmes. Selon Endomind, dont Imany est la marraine, cela concernerait 10 % des Françaises en âge de procréer, soit environ 4 millions de femmes. En plus des symptômes très douloureux qu’elle provoque, il s’agit de la première cause d’infertilité. De son côté, la chanteuse à succès a réussi à tomber enceinte naturellement et elle est désormais mère de deux enfants : Isaiah, né en 2015, et une fille arrivée en 2019.

Comme de nombreuses femmes, elle a longtemps souffert dans le silence et surtout sans aucune aide de la part du corps médical. Elle a même fini par douter de ses propres ressentis : « J’ai pu avoir ces moments où je me sens folle de douleur. J’ai eu des moments dans ma vie où je me sentais tellement mal que je me demandais si je n’étais pas folle », confie-t-elle dans une interview accordée à Aufeminin.

Pendant plusieurs années, elle n’a pas été prise au sérieux par les professionnels de santé, malgré des douleurs bien réelles : « Tu vas voir ton médecin et il n’est pas capable de reconnaître et il dit “il n’y a rien”. Ça arrive à plein de femmes, dont on n’arrive pas à reconnaître la pathologie, donc on se dit que c’est dans leur tête. Et ça, c’est depuis longtemps, depuis des siècles », a t-elle confiée à Audrey Dana.

Suite à des douleurs fortes et continues, l’ancienne mannequin a passé une batterie d’examens, sans résultats concluants : « Donc tu te dis : est-ce que j’ai vraiment mal ? Ou est-ce que je l’invente ? Car en fait, il n’y a personne qui te croit. Tu fais tous les examens, au début on te croit, et comme il n’y a pas de réponse, on te dit que tu dois être folle. Donc tu y crois un peu, en fait ». Lorsqu’elle a appris son diagnostic, elle n’a pas été immédiatement soulagée : « Au début, non. Comme ma mère et d’autres femmes souffraient aussi autour de moi, je me suis dit que c’était normal de souffrir. Et après, je me suis dit que j’étais malade ». Aujourd’hui, elle fait de cette maladie son combat et se montre très engagée dans cette cause.

15 janvier 2026

Jean-Marc Morandini : malgré la promesse d’éviction faite par Canal+, l’animateur reste sur CNews

C’est une nouvelle qui fait la une des médias. Mercredi 14 janvier, la Cour de cassation a en effet rejeté son pourvoi, rendant définitive sa condamnation pour corruption de mineurs. La peine qui avait été prononcée en appel par la cour d’appel de Paris en mars 2025 est ainsi confirmée. Il écope ainsi de deux ans de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende, une interdiction définitive d’exercer une profession en contact avec des mineurs et une inscription au FIJAIS (Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes).

Il y a presque dix ans, Canal+ avait affirmé évincer l’animateur de son groupe en cas de condamnation. Mais visiblement, le groupe n’a pas tenu parole et il sera bel et bien de retour sur CNews.

C’est une sombre affaire qui entoure Jean-Marc Morandini. Les accusations à son encontre remontent à la période 2009-2016. Selon les juges, il a adressé à plusieurs adolescents, dont certains âgés de 15 ans, des messages à caractère sexuel. Il leur a par exemple demandé des photos d’eux dénudés. Parallèlement, l’animateur avait été jugé pour harcèlement sexuel sur un jeune comédien. Les faits remontent à des castings pour une web-série, où il avait incité un jeune acteur à se dénuder. En appel, il avait été condamné à 18 mois de prison avec sursis, soit six mois de plus que la peine prononcée en première instance.

En 2016, malgré les accusations qui planaient à son encontre, le groupe Canal+ a officialisé son embauche, « dans le respect du principe de présomption d’innocence », et avait stipulé que « pour lui permettre de préparer sa défense », la date de démarrage de son émission restait à déterminer. De plus, « en cas de condamnation, Jean-Marc Morandini et iTélé ont d’ores et déjà prévu qu’il quitterait le groupe sans indemnité ». Mais maintenant qu’il a été reconnu coupable, le groupe ne compte pas l’évincer et il continuera de présenter Morandini Live.

Comme on peut le lire dans Le Parisien, mercredi 14 janvier, la chaîne s’est exprimée auprès de l’AFP : « Jean-Marc Morandini continue son combat pour la justice et il reste à l’antenne sur CNews ».

Pour Me Anthony Mottais, avocat de l'une des victime, cela est incompréhensible : « Il n’est désormais plus présumé innocent. La justice, par trois fois, a reconnu qu’il a fait souffrir des mineurs. Le tout au moyen de son aura médiatique ». Malgré cette décision très controversée, CNews n’a pas répondu aux sollicitations du Parisien.

Line Renaud : face aux rumeurs d’hospitalisation, elle met les choses au clair

Line Renaud, hospitalisée ? C'est la (terrible) rumeur qui s'est répandue su les réseaux sociaux et sur certaines chaînes de télévision. Mercredi 14 janvier, certains médias parlaient de mauvaises nouvelles. Selon eux, la comédienne de 97 ans était "au plus mal". "Après Brigitte Bardot, une autre grande figure française serait sur le point de disparaître ?", se demandait même un média spécialisé.

À cela, la principale concernée a apporté une réponse. Et elle s'est voulue on ne peut plus claire. Elle a directement décroché au coup de téléphone du média concerné. Et ce, pour donner des bonnes nouvelles d'une "voix très guillerette". Malgré son âge plutôt avancé, elle va au mieux, comme elle l'a elle-même indiqué. "Je vais très très bien en ce début d'année 2026. J'ai 97 ans, je marche tous les jours. Je suis en forme. La vie est merveilleuse ! Faites le savoir à tout le monde", a-t-elle ainsi livré à Point de Vue.

D'ailleurs, le 1er janvier 2026, celle qui avait engueulé Dany Boon a même tenu à partager ses voeux à ses fans sur Instagram. "Est-ce que je vous ai déjà dit que je vous aime infiniment ? Eh bien oui, je vous adore, et ce depuis toujours. Je vous souhaite une excellente année 2026, pleine de bonheur, d’amour et surtout de santé. Mon chien Pirate aussi, bien sûr", a-t-elle écrit. En illustration ? Une photo d'elle, pimpante, aux côtés de son fidèle compagnon à poils.

Ce n'est pas la première fois que l'actrice de Bienvenue chez les ch'tits fait une mise au point sur son état de santé. Au début de l'année 2025, déjà, elle martelait dans les colonnes du Parisien aller "très très bien". Elle déployait aussi sa philosophie de vie. "Je ne suis fixée ni sur le passé, ni sur le futur. Je ne me dis pas : ‘Mon Dieu, qu’est-ce que je vais faire l’an prochain ?’ Je trouverai bien quelque chose à faire".  Que du positif, finalement.

Toujours active, Line Renaud continue de mener sa vie de combats, contre la lutte contre le sida ou la recherche médicale. À l'approche de son centième anniversaire, elle se réjouit de l'avenir. Et prévoit déjà une petite fête. "Si je vais jusqu'à 100 ans, il me reste 3 ans. Il faut que je me dépêche. Je les ferais chez moi, dans ma verdure, avec mes chiens, avec mes amis", s'était-elle ainsi réjouie récemment auprès de Marc-Olivier Fogiel.

Vianney retrouve enfin la scène après plusieurs mois d’absence

Ces derniers mois, Vianney s’était volontairement mis en retrait du tumulte médiatique. L'artiste a préféré la quiétude d’un décor boisé et enneigé à la frénésie des tournées et des plateaux télé. Installé avec sa compagne, la violoncelliste Catherine Robert, et leur fils Edgar, il s’est lancé dans la construction d’une cabane au cœur des bois. Un projet très personnel qu’il réalise lui‑même, planche après planche. Début janvier, il partageait d’ailleurs une photo de ce chantier, le visage rougi par le froid. Il expliquait avec humour avoir découvert "les engelures au visage", tout en affirmant que "travailler ici est un rêve".

Cette cabane est devenue son quotidien, son refuge. C'est le symbole d’une pause assumée dans sa carrière musicale. L’artiste a ralenti le rythme. Il a pris ses distances avec la scène et la promotion, sans pour autant renier la musique ni fermer la porte à des engagements ponctuels. Loin des strass, Vianney cultive une image d’homme simple. En effet, il reste attaché à la nature, au temps long et à l’idée de se recentrer sur l’essentiel, en famille.

Si Vianney a accepté de quitter, quelques jours seulement, sa cabane et son isolement, c’est pour une raison très précise. Il est de retour sur scène pour les concerts des Enfoirés 2026 à l’Accor Arena. Membre fidèle de la troupe depuis 2021, il participe cette année encore à cet événement incontournable. Ce retour sur scène n’a rien d’une reprise de tournée ni d’un coup de projecteur personnel. Il s’inscrit dans un engagement solidaire qu’il honore avec constance.

Sur scène, le public a découvert un Vianney métamorphosé par sa vie au grand air : barbu, cheveux plus longs, silhouette sobre, loin des codes habituels du show‑business. Il a notamment pris part à un moment très fort du spectacle. Un hommage à Daniel Balavoine, en interprétant Aimer est plus fort qu’être aimé aux côtés de Christophe Maé et M. Pokora. La séquence a également été saluée pour son intensité émotionnelle. Elle a rappelé la capacité de Vianney à toucher le public par sa sensibilité.

La soirée a aussi donné lieu à un passage plus léger. Le chanteur s’est amusé des aléas techniques et des indications du prompteur, lâchant en souriant : "Je ne comprends pas. Je ne peux pas dire ça". Cette spontanéité, teintée d’autodérision, a renforcé la proximité avec le public. Les concerts, donnés toute la semaine devant plus de 70 000 spectateurs attendus, seront diffusés début mars sur TF1.

Une fois cette parenthèse solidaire refermée, Vianney devrait rapidement retrouver sa vie retirée, ses bois, sa cabane en chantier et ce rythme ralenti qu’il s’est choisi. Ce va‑et‑vient entre isolement et scène dit beaucoup de sa manière de concevoir sa carrière. En effet, il se laisse la possibilité de prendre du recul, sans renoncer à répondre présent quand une cause importante l’appelle. 

Yannick Agnel bientôt jugé pour viol, ces mots tranchants de la procureure

L'ancien nageur Yannick Agnel sera jugé pour viols aggravés et agressions sexuelles aggravées sur une mineure de moins de 15 ans. Elle est la fille de son ancien entraîneur, par la cour criminelle départementale du Haut-Rhin. La justice a confirmé son renvoi devant cette juridiction après plus de trois ans d’enquête. L'ex-champion olympique continue de contester toute contrainte et reste présumé innocent.

Le sportif est accusé d’avoir entretenu, entre fin 2015 et l’été 2016, des relations sexuelles avec la fille de son entraîneur. Elle avait alors 13 ans et il était âgé d’environ 23–24 ans. Les faits se seraient déroulés à Mulhouse, Riedisheim. Mais des évènements se seraient aussi passés lors de déplacements en Thaïlande et en Espagne.

Selon l’enquête, la jeune fille, Naomé Horter, a décrit des actes imposés de manière "insidieuse" pendant plusieurs mois. Elle évoque un contexte de grande admiration et de forte emprise liée à la différence d’âge. Son entourage a rapporté qu’à l’époque, elle ne mesurait pas pleinement la gravité des faits. Mais son état psychologique s’est ensuite profondément dégradé, avec dépression, perte de poids et arrêt de la natation.

La plainte a été déposée plusieurs années plus tard, à l’été 2021. La plaignante a évoqué un long cheminement personnel pour qualifier ces faits comme des violences sexuelles et non comme une simple "relation". À la suite de cette plainte, une information judiciaire a été ouverte à Mulhouse. La nageur a alors été interpellé puis mis en examen en décembre 2021.

Au cours de sa garde à vue puis de l’instruction, Yannick Agnel a reconnu l’existence de contacts physiques avec la plaignante. Mais, il en a contesté la qualification pénale. Il a d’abord parlé de "câlins, bisous", puis d’une "amourette". Le nageur a affirmé qu’il s’agissait selon lui d’une relation consentie, sans violence ni contrainte. Il ne se considérait "ni comme un violeur, ni comme un monstre".

Les magistrats ont toutefois relevé des déclarations fluctuantes. L’ancienne procureure de la République de Mulhouse, Edwige Roux-Morizot, a résumé cette ambiguïté en déclarant qu’il avait "reconnu la matérialité des faits reprochés, même si, pour certains viols, il a un problème de mémoire". Cette formule tranchante souligne que, pour le parquet, le nageur ne nie pas que des actes sexuels ont eu lieu. Mais il invoque des trous de mémoire sur certains d’entre eux, ce qui sera un point central du débat au procès.