24 novembre 2025

Werwulf : Lily-Rose Depp change complètement de visage pour son nouveau film

Auteur des films The Witch, The Lighthouse et Nosferatu, le cinéaste Robert Eggers prépare déjà son nouveau cauchemar. Avec Werewulf, il retrouve trois acteurs avec qui il a déjà travaillé auparavant : Aaron Taylor-Johnson, Willem Dafoe et Lily-Rose Depp.

Cette dernière, déjà étonnante dans la dernière version de Nosferatu, est apparue transformée sur des photos de tournage révélées il y a quelques jours. Visage boursouflé, bec de lièvre... C'est peu dire que l'actrice semble s'en remettre totalement à la vision du réalisateur.

Sur les réseaux sociaux, les clichés ont beaucoup fait réagir et on le comprend. Au cinéma, les transformations physiques, et particulièrement disgracieuses, s'appliquent très souvent aux hommes. Chez les femmes, les exemples sont rares. On pense notamment à Charlize Theron dans Monster - film pour lequel elle avait reçu l'Oscar de la meilleure actrice en 2004.

L'art de s'enlaidir est d'autant plus compliqué lorsque les actrices sont liées à des contrats avec des marques de luxe - c'est le cas avec Lily-Rose Depp, égérie pour Chanel.

Avec Werewulf, Robert Eggers poursuit son obsession pour les mythes gothiques et s'intéresse cette fois à celui du loup-garou. Le réalisateur a d'ores et déjà révélé qu'il s'agissait de son projet le plus sombre qu'il ait écrit jusqu'à maintenant. Parmi les premières informations disponibles, on sait qu'Aaron Taylor-Johnson tiendra le premier rôle et que l'intrigue se déroulera au XIIIe siècle.

S'il ne dispose pas de date de sortie officielle, Werewulf devrait sortir dans les salles pour Noël 2026 - une stratégie qui avait bien réussi à Nosferatu, récoltant pas moins de 181 millions de dollars à travers le monde.

La famille de Bruce Willis a renoncé à ces habitudes pour améliorer son quotidien

Si la femme de Bruce Willis, Emma Heming Willis, a choisi de s’exprimer sur la démence fronto-temporale dont souffre l’ancien acteur, c’est pour porter la voix des aidants, ou plutôt des « partenaires de soin », comme elle se décrit. La maman de deux filles a, pour cette raison, publié The Unexpected Journey (Le voyage inattendu), au mois de septembre.

Et l’ancienne mannequin de 47 ans a levé le voile sur son quotidien pour Le Parisien, après le choc de l’annonce de cette maladie neurodégénérative. « Quand le médecin a dit FTD, je n’ai plus rien entendu. Puis, il a dit ce qu’il avait à dire et… adios. On est sortis sans rien à quoi se raccrocher », se souvient-elle douloureusement. Et au fur et à mesure des effets de cette dégénérescence nerveuse, il a fallu prendre une décision difficile : ne plus partager le même toit.

« C’est ce qu’il y avait de plus sûr pour lui, pour notre famille, pour nos deux enfants », explique celle qui vit juste à côté avec leurs filles Mabel et Evelyn, 13 et 11 ans. En effet, pour « garantir la sécurité » et « instaurer un calme constant pour un homme dont les perceptions sensorielles ont changé », il fallait « réduire au maximum les stimulations ». Pour cette raison aussi, il a fallu adopter certains codes, que toute la famille applique, dont son ex-femme Demi Moore et les trois premières filles de l’acteur, âgées de 31 à 37 ans.

« On m’a dit : pas de tee-shirt noir. Pour une personne atteinte de démence, cela peut ressembler à une tête qui flotte », poursuit-elle. Les proches évitent également de se présenter de façon frontale : « On ne se tient pas face à lui, mais de préférence sur son épaule droite ou gauche ». Et pour parer à la verbalisation réduite, « on utilise des signaux simples pour communiquer comme un pouce levé ». Grâce à ces gestes simples, la famille de l’acteur du Cinquième élément tente ainsi de lui apporter une vie la plus apaisée possible.

Le chanteur jamaïcain Jimmy Cliff, légende du reggae, est mort à 81 ans

Les fans de reggae sont en deuil : Jimmy Cliff, l’une des dernières grandes figures de ce genre musical apparu au début des années 1960, s’est éteint à l’âge de 81 ans, a annoncé sa femme sur le compte Instagram officiel de l’artiste, lundi 24 novembre 2025.

« C’est avec une profonde tristesse que j’annonce que mon époux, Jimmy Cliff, nous a quittés à la suite d’une crise convulsive suivie d’une pneumonie », écrit-elle en légende du post, remerciant ses nombreux admirateurs pour leur soutien continu : « Il appréciait vraiment chacun de ses fans pour leur amour ».

é en 1944 à Somerton (Jamaïque), Jimmy Cliff – de son vrai nom James Chambers – s’était fait remarquer après avoir enregistré, dès l’adolescence, de premiers titres prometteurs. Il avait ensuite très vite conquis la scène internationale grâce à des tubes tels Many Rivers to Cross, You Can Get It If You Really Want, The Harder They Come ou Sitting in Limbo.

Chanteur, auteur-compositeur, acteur (dans le film The Harder They Come, de 1972) et ambassadeur culturel de la Jamaïque, Jimmy Cliff avait été décoré de l’Ordre du Mérite jamaïcain en 2003 et intronisé au Rock and Roll Hall of Fame en 2010.

23 novembre 2025

Accusé d’avoir séquestré et frappé un fan qui voulait prendre une photo avec lui, le rappeur Zola écroué

Il va passer les prochaines nuits derrière les verrous. Accusé d’avoir séquestré et frappé un fan qui voulait prendre une photo avec lui devant son domicile, le rappeur Zola a été mis en examen et écroué avec trois autres individus, indique ce samedi le procureur de Meaux (Seine-et-Marne). Interpellé mardi, l’artiste de 26 ans, Aurélien N’zuzi Zola de son vrai nom, a demandé un délai du temps pour préparer sa défense et a été placé en détention provisoire pour quatre jours. « Le prochain débat contradictoire se tiendra mercredi 26 novembre », précise le procureur.

Zola et ses trois amis sont soupçonnés d’avoir fait vivre un calvaire à un jeune de 19 ans le 6 novembre. Ce jour-là, « plusieurs hommes désireux de rencontrer le rappeur afin de prendre un cliché photographique en sa compagnie, se rendaient au domicile de ce dernier », détaille Jean-Baptiste Bladier. « Un homme cagoulé et manifestement armé » est alors sorti de la propriété de l’artiste, faisant fuir les fans à l’exception de l’un d’eux.

Ce dernier aurait alors été frappé puis séquestré dans le cave du domicile de l’artiste. « Durant les deux heures qui suivaient, aussi bien au sein dudit domicile, qu’à l’extérieur de celui-ci, la victime subissait de nombreuses violences sous la forme de coups de poing, coups de pied, injures, menaces verbales, » énumère le procureur.

« Ayant été contraint de se dévêtir, ses vêtements étaient incendiés. Une arme de poing était pointée sur l’une de ses tempes avant que le canon de ladite arme ne soit introduit dans sa bouche », poursuit le magistrat, ajoutant que le téléphone du jeune homme lui a été volé et sa voiture dégradée.

A plusieurs reprises, les agresseurs auraient également fait mention de l’appartenance ethnique de la victime, l’invitant à ne pas craindre pour sa vie, puisqu’ils ne voulaient pas « aller en prison pour un p’tit blanc. » La victime souffre d’une incapacité totale de travail somatique de 6 jours et psychologique de 35 jours.

Zola et les trois personnes arrêtées dans le cadre de l’enquête ont gardé le silence ou contesté les faits dont ils sont accusés, « en dépit d’éléments non équivoques notamment issus d’échanges téléphoniques entre les protagonistes », a signalé le procureur de Meaux.

Danny Masterson conteste sa condamnation pour viol et accuse son avocat de l’avoir mal défendu

Condamné à la prison à vie dont 30 ans ferme pour avoir violé deux femmes, Danny Masterson conteste sa peine. L’ancien acteur de That '70s Show, incarcéré depuis septembre 2023 dans un centre pénitentiaire californien, vient de déposer une requête en habeas corpus auprès de la Cour d’appel de l’État où il a été jugé.

Son objectif : faire annuler sa condamnation. Sa stratégie ? Accuser son avocat Philip Cohen de ne pas avoir assuré une « défense efficace » lors du procès.

Dans son appel déposé lundi dernier (16 novembre 2025) et obtenu par ABC News, l’acteur de 49 ans affirme que son avocat a refusé de convoquer des témoins clés qui auraient pu discréditer les accusations portées contre lui.

Danny Masterson ne se contente pas de critiquer son avocat. Il pointe également du doigt ce qu’il considère comme un acharnement judiciaire lié à son appartenance à l’Église de Scientologie. Dans sa demande, il accuse également le département de police de Los Angeles d’avoir mené une enquête « compromise » en raison de son « implication excessive » avec Leah Remini, ancienne scientologue devenue figure de proue de la lutte contre l’organisation.

A en croire sa nouvelle défense, cette dernière aurait encouragé les plaignantes à témoigner auprès de la police en décembre 2016 et aurait été qualifiée de « vitale pour cette enquête » par un détective. L’acteur dénonce aussi un « parti pris judiciaire » et des « fautes du procureur », affirmant que le jury « n’a entendu que la moitié de l’histoire ».

« L’injustice du second procès de Masterson est le résultat d’une faute du procureur, d’un parti pris judiciaire et de l’incapacité de l’avocat de la défense à présenter des preuves à décharge », a déclaré Eric Multhaup, nouvel avocat de Masterson, dans un communiqué.

Le recours, accompagné de 65 pièces justificatives, demande la tenue d’un nouveau procès devant un autre juge. Mais pour l’heure, Danny Masterson demeure condamné et il ne sera éligible à une libération conditionnelle qu’après avoir purgé plus de 25 ans de sa peine.

Jennifer Lawrence révèle ce qui l’effraie le plus avant la sortie d’un film

Pour Jennifer Lawrence, le moment le plus difficile dans la production d’un film n’est certainement pas le tournage lui-même, mais ce qui vient après. En marge de la sortie de Die, My Love, film dont elle partage l’affiche avec Robert Pattinson, l’actrice oscarisée a confié au magazine V que l’attente de la réaction du public la terrifiait.

« J’ai eu tellement d’expériences où je me suis vraiment investie dans quelque chose, où j’ai aimé quelque chose profondément, et ensuite je l’ai dévoilé au monde, et le monde disait juste : "Boo ! On te déteste !" C’est tellement affreux », a-t-elle révélé avec toute l’honnêteté qu’on lui connaît. Fort heureusement pour elle, la star de Hunger Games parvient à faire abstraction de cette angoisse pendant le tournage de ses films.

« D’une certaine manière, je suis capable d’oublier que cette partie du processus va se produire. Je veux dire, je suis très bénie et très chanceuse. Mais c’est une période vraiment effrayante : quelques mois très terrifiants », a encore confié Jennifer Lawrence, ajoutant au passage que son mari, le galeriste Cooke Maroney, peinait à comprendre cette anxiété existentielle.

« Mon mari est très confus parce qu’il n’a pas autant d’expérience avec ça. Je lui parle de mon anxiété et il me dit : "Mais le film est incroyable." Et je lui dis : "Je sais, mais ça n’a aucune importance. Les gens pourraient ne pas le comprendre." » Quoi qu’il en soit, il faudra attendre le 4 mars prochain en France pour se faire une opinion de Die, My Love !

Sadie Sink et Noah Juppe vont jouer Roméo et Juliette au Harold Pinter Theatre de Londres

Après avoir affronté les créatures de l’Upside Down pendant des années, Sadie Sink s’apprête à relever un nouveau défi de taille : incarner Juliette dans une mise en scène de Roméo et Juliette au Harold Pinter Theatre de Londres dont la première est prévue en mars prochain.

L’actrice de 23 ans donnera la réplique à Noah Jupe (A Quiet Place) à qui est revenu le rôle de Roméo. La mise en scène sera assurée par Robert Icke, metteur en scène acclamé dans le monde anglo-saxon pour ses réinterprétations modernes d’œuvres classiques comme Hamlet ou encore 1984.

« Je suis une enfant de Broadway, alors j’ai toujours rêvé de faire un spectacle dans le West End », a déclaré Sadie Sink, qui a débuté sa carrière à 10 ans en jouant le rôle-titre dans Annie à Broadway entre 2012 et 2014, dans un communiqué publié par LondonTheatre.com. « Pouvoir le faire dans l’une des pièces les plus célèbres de Shakespeare, sous la direction de Rob et avec Noah, sera un défi très excitant. »

Difficile de ne pas mettre cette annonce en perspective avec l’arrivée de la cinquième et dernière saison de Stranger Things. La fin d’un chapitre important de la carrière de Sadie Sink. En décidant de renouer avec le théâtre, qui plus est sur le vieux continent, la native du Texas marque sa volonté de s’éloigner de Hollywood pour quelque temps après de longues années de labeur au sein des grands studios.

Les billets sont d’ores et déjà en vente, et les fans de Stranger Things comme les amateurs de théâtre anglophones s’arrachent déjà les places pour voir l’intrépide Max Mayfield endosser le costume de la plus célèbre héroïne de l’œuvre de Shakespeare.

De Nuremberg à Nuremberg : il y a 37 ans, ce chef-d'oeuvre a bien failli ne jamais sortir

S'il diffère naturellement par sa forme des oeuvres fictionnelles, le champ émotionnel ouvert par le documentaire peut être d'une puissance absolument dévastatrice. Parce qu'il aborde des sujets touchant parfois à l'intime, des questions qui nous heurtent profondément et nous interrogent sur notre rapport au monde et sa perception. Nous tend aussi parfois le miroir d'un passé que la conscience et la mémoire collective a pris soin d'enterrer.

Par sa durée, son intensité, son échelle planétaire, l'ampleur terrifiante de ses destructions, sa dimension génocidaire et industrielle de ses crimes de masse, la Seconde Guerre mondiale a toujours constitué un terreau fertile pour le cinéma de fiction, qui n'en finit pas de puiser abondamment dedans.

Le constat est le même pour son approche documentaire : il existe une quantité industrielle d'oeuvres ayant pour sujet le conflit le plus meurtrier de l'Histoire de l'Humanité, avec ses 80 millions de morts.

Dans la galerie des oeuvres sommes, particulièrement mémorables en la matière, figure un chef-d'oeuvre absolu sorti il y a 36 ans : De Nuremberg à Nuremberg, réalisé par Frédéric Rossif et Philippe Meyer.

Deux ans de travail à l'écriture et au montage pour accoucher d'un monumental documentaire fleuve de 4h en deux parties, qui balaye l'histoire de l'Europe entre le congrès du parti hitlérien à Nuremberg en 1935, baptisé "Triomphe de la volonté", et le procès des criminels de guerre dans cette même ville symbole, de novembre 1945 à août 1946.

Tout en décrivant l'enchaînement des faits, Rossif et Meyer remontent aux causes, à la génèse des fascismes, au rôle du communisme stalinien, pour dresser un tableau terriblement lucide, poignant et effrayant de la première moitié du XXe siècle. Celle que l'immense historien britannique Eric Hobsbawm avait qualifié comme étant "l'âge des extrêmes".

"Ce film a été fait par deux générations : celle qui a connu cette époque, comme Frédéric Rossif, qui s'était engagé dans la Légion étrangère durant la guerre. Et par moi qui suit de la génération d'après. Une génération de 14 ans, qui s'est toujours demandé ce qu'elle aurait fait durant cette période" racontait Philippe Meyer, dans un entretien vidéo, Ecrire de Nuremberg à Nuremberg, mené en 2003 à l'occasion de la parution en DVD du film aux éditions Montparnasse. "Evidemment, on ne le sait jamais, parce qu'on ne sait absolument pas si on a le courage physique ou moral de faire les choses".

Rossif, grand spécialiste du montage à qui l'on devait le déjà remarquable Mourir à Madrid en 1963 qui évoquait la guerre d'Espagne, voulait transmettre cette tragédie qui l'avait personnellement affecté puisqu'une partie de sa famille en était morte.

"Mais il ne voulait pas la transmettre n'importe comment. [...] Il était trop facile de faire un film d'indignation, 40 ans après. Ni de faire un film où on faisait la morale à tout le monde, ce qui aurait été obscène. On s'est tout de suite mis d'accord sur le fait qu'il fallait aussi montrer des destins individuels, et pas seulement la macro Histoire. Nous voulions faire un film à la fois très ambitieux, mais aussi avec une large audience".

De là une impitoyable sélection d'images d'archives, parfois rares, qui se téléscopent grâce à un fabuleux montage de Rossif, en symbiose absolue avec les commentaires écrits et dits par Philippe Meyer lui-même, d'une extraordinaire intelligence, jamais manipulateurs. Et puissamment soutenus par la musique de Vangélis. Pour livrer, in fine, un résultat proprement foudroyant.

"Frédéric était un virtuose du montage, avec une idée maîtresse : on ne prend pas la place de celui qui nous regarde. On ne lui dit pas ce qu'il doit ressentir. On l'informe. Donc cela supposait, au niveau de l'écriture, le moins d'adjectifs et d'adverbes possible".

S'il fut prévu un temps qu'un acteur dise le texte, Meyer changea rapidement d'avis. "Je me suis rendu compte qu'il ne fallait pas donner ça à un comédien, parce qu'il ne pourrait pas s'empêcher de jouer le texte" expliquait-il.

Si le documentaire Le Chagrin et la pitié de Marcel Ophüls a marqué l'Histoire en provoquant à l'époque de sa sortie un séisme, en brisant l'image faussement unanime d'une France entièrement résistante durant l'Occupation, De Nuremberg à Nuremberg a su, lui aussi, contribuer au débat publique sur cette sombre période de l'Histoire. Le documentaire est d'ailleurs devenu un des éléments pédagogiques majeurs de l'enseignement de l'Histoire du XXe siècle dans les lycées.

Ce chef-d'oeuvre a pourtant bien failli passer à la trappe. Diffusé en novembre 1989 sur Antenne 2 dans l'émission Les Dossiers de l'écran, le documentaire était en réalité prêt depuis deux ans. "Il est resté dans les placards de la chaîne pour différentes raisons" expliquait Meyer, "qui étaient qu'il ne fallait pas diviser les français. En raison aussi de la campagne présidentielle de 1988, dans laquelle il y avait un candidat d'extrême-droite, et qu'on aurait pu accuser la chaîne d'orienter le vote avec la diffusion du film".

Et Meyer de conclure sur ces mots qui résonnent encore aujourd'hui, à l'heure où l'on commémore justement les 80 ans de l'ouverture des procès historiques de Nuremberg : "le dernier argument opposé, qui a d'ailleurs, lui, failli aboutir au retrait de la diffusion du film : "le nazisme, non merci, ca n'intéresse plus personne".

Envie de découvrir De Nuremberg à Nuremberg ? Il est encore disponible en DVD.

22 novembre 2025

Furcy né libre : bande-annonce du drame historique d’Abd Al Malik

Présenté au dernier Festival d’Angoulême, Furcy né libre est librement adapté du livre L'affaire de l'esclave Furcy de Mohammed Aïssaoui. Abd Al Malik (Qu’Allah bénisse la France) porte à l’écran cette figure historique méconnue sur un scénario signé Etienne Comar (Des hommes et des dieux).

Synopsis : Île de la Réunion, 1817. À la mort de sa mère, l'esclave Furcy découvre des documents qui pourraient faire de lui un homme libre. Avec l'aide d'un procureur abolitionniste, il se lance dans une bataille judiciaire pour la reconnaissance de ses droits. 

 "Cette histoire  signifie quelque chose de fondamental aujourd'hui, au XXIe siècle... par rapport aux temps que l'on traverse en France et dans le monde", explique Ab Al Malik dans le dossier du presse du film. 

"Ça parle de nous, toutes et tous. C'est l'histoire de l'esclavagisme, mais pour moi Furcy est davantage un film sur son abolition. Et la réalité est que je m'adresse aux humains que nous sommes. Aimé Césaire disait : 'Noir comme un département de l'humanité'. Et moi, je pars du fait que je suis noir et que c'est mon histoire, comme on peut partir du fait qu'on est femme, comme on peut partir de fait qu’on vient de tel milieu socio-culturel favorisé ou défavorisé, etc... La réalité, c’est que je parle de toutes et à tous."

Furcy né libre est porté par un casting impressionnant, avec Makita Samba (Les Olympiades) dans le rôle-titre, Romain Duris, Ana Girardot et Vincent Macaigne. Il sortira au cinéma le 14 janvier 2026.

Hurricane Carter : il y a 25 ans, Denzel Washington a rejeté l'Académie des Oscars après sa défaite

Il fut un temps où Denzel Washington participait activement à la vie de l’Académie des Oscars. Mais au tournant des années 2000, une expérience amère lui a fait prendre ses distances, au point de ne plus vouloir voter pour ses pairs.

À l’époque, l’acteur est déjà auréolé d’un Oscar du Meilleur second rôle pour Glory (1990). En 2000, il revient dans la course, cette fois dans la catégorie reine : le Meilleur acteur. Son interprétation du boxeur Rubin “Hurricane” Carter, accusé à tort d’un triple meurtre dans le biopic Hurricane Carter, l’oppose alors à Richard Farnsworth, Russell Crowe, Sean Penn et Kevin Spacey, favori pour American Beauty.

Lorsque le nom de Kevin Spacey est finalement annoncé, Denzel Washington vit la scène comme une humiliation silencieuse. Il raconte en 2024, dans les pages de Variety, que ce moment l’a marqué bien au-delà de la simple déception d’un prix perdu. Il se souvient s’être retourné dans la salle et avoir eu l’impression que tous les regards convergeaient vers lui – même s’il reconnaît avec le recul que ce sentiment était sans doute amplifié par l’émotion du moment.

Voici ses propos : “Aux Oscars, ils ont appelé Kevin Spacey pour American Beauty. J’ai le souvenir de me retourner et de le regarder, et personne ne se levait excepté les gens autour de lui. Tout le monde me regardait. Peut-être n’était-ce pas le cas, peut-être que c’est la façon dont je l’ai perçu. Peut-être que j’ai imaginé que tous les regards étaient sur moi, car pourquoi tout le monde me regarderait ? À y repenser, je ne pense pas que c’était le cas.”

Cette frustration se transforme alors en lassitude, puis en rejet de la cérémonie. Pendant plusieurs années, c’est sa femme, Pauletta, qui continue à regarder les films en lice. Lui, au contraire, s’en détourne complètement : “J’ai traversé une période où [ma femme] Pauletta regardait tous les films à Oscars – je lui ai dit que je m’en fichais. Eh : ‘Ils m’ignorent ? Je les ignore.’ Vous votez. Vous les regardez. Je ne regarde pas ça. J’ai abandonné. Je suis devenu amer.”

Il avoue même être rentré chez lui ce soir-là en cherchant du réconfort dans l’alcool, tout en refusant l’idée qu’il en voulait à Spacey personnellement : “Cette nuit-là, je suis certain que je suis rentré chez moi et que j’ai bu. Je ne veux pas donner l’impression que j’étais en mode : ‘Il a gagné mon Oscar’, ou quelque chose du genre. Ce n’était pas ça.”

Sans s’attarder sur la victoire de Kevin Spacey – dont le nom sera plus tard éclaboussé par plusieurs accusations d’agressions sexuelles, soldées par deux acquittements à New York et Londres – Denzel Washington préfère, dit-il, “laisser cela entre Spacey et Dieu”.

“Vous savez, on parlait en ville de ce qui se passait de ce côté de la rue, et c’est entre Dieu et [Kevin Spacey]. Je n’ai rien à voir avec ça. Je prie pour lui. C’est entre lui et son créateur.”

Ironie du sort : deux ans après cette fameuse défaite, Denzel Washington remportera finalement son deuxième Oscar, cette fois pour son rôle dans Training Day, et se rendra bien sur scène pour le récupérer. Et malgré sa relation compliquée avec l’Académie, celle-ci lui accordera encore plusieurs nominations au cours de la décennie suivante, notamment pour Flight, Fences, L’Affaire Roman J. et The Tragedy of Macbeth.