27 octobre 2025

Keira Knightley raconte comment les paparazzi l’insultaient devant chez elle pour la faire réagir

Keira Knightley a livré un témoignage glaçant sur le harcèlement qu’elle a subi de la part des paparazzi au pic de sa carrière. Dans un entretien accordé au quotidien britannique The Times, l’actrice de 39 ans a révélé avoir « perdu la tête » durant cette période sombre, avant de fuir Hollywood pour voyager incognito à travers l’Europe.

Les photographes ne reculaient devant rien pour obtenir leurs clichés. Certains louaient des appartements en face de chez Keira Knightley et utilisaient des téléobjectifs pour scruter l’intérieur de son domicile. Mais le pire restait leurs provocations verbales. « C’était surtout à coup de "grosse pute". Parfois "salope" », a relaté Keira Knightley dans le journal, précisant que les insultes redoublaient lorsqu’elle était accompagnée de son petit ami, de son frère ou de son père.

Selon elle, l’objectif était clair : provoquer une réaction violente pour pouvoir ensuite intenter des poursuites judiciaires tout en obtenant un cliché juteux à la vente.

Keira Knightley a également dénoncé les méthodes extrêmes de certains photographes qui n’hésitaient pas à provoquer des sorties de route en voiture pour obtenir des images sensationnelles. « Quand Britney (Spears) s’est rasé la tête, ils se sont dit : "Super, on peut les pousser à faire un truc complètement dingue" », a ajouté Keira Knightley.

Face à cette violence, la comédienne a tout plaqué avec le soutien de sa famille. « Un jour, je leur ai dit : "J’arrête." Et ma famille m’a soutenue. Ils m’ont dit : "Barre-toi, tout simplement" », a-t-elle raconté. Elle a alors sillonné l’Europe en train pour en visiter les nombreux musées, adoptant une apparence négligée et évitant tout contact visuel pour passer inaperçue. Une fuite salvatrice qui, avec le recul, était la seule bonne décision à prendre.

Bruce Springsteen soutient le mouvement No Kings contre Donald Trump aux États-Unis

Bruce Springsteen a encore de l’espoir pour « l’Amérique de nos plus grands idéaux ». Tout comme Robert de Niro quelques jours avant lui, le « Boss » a exprimé son soutien au mouvement No Kings outre-Atlantique. Lancé en juin dernier, No Kings réunit des associations et a pour ambition d’organiser des manifestations à travers les États-Unis pour « faire pression » contre la politique de Donald Trump, en particulier de récentes mesures de son administration aux niveaux fédérale et migratoire.

Les dernières manifestations du 18 octobre ont rassemblé des millions de participants dans plusieurs États, auxquels le président américain a notamment répondu sur son réseau Truth Social avec une vidéo générée par l’intelligence artificielle où on le voit porter une couronne et piloter un avion de chasse déversant un liquide marron sur les manifestants. Ainsi, pour Bruce Springsteen, il ne fait aucun doute que c’est « le chaos total aux États-Unis ». Mais le musicien de 76 ans est fier du message de « No Kings », qu’il a récemment défendu au festival de cinéma AFI de Los Angeles en marge d’une projection de son biopic, Springsteen : Deliver Me From Nowhere, comme l’a rapporté NME.

« Pendant 250 ans, partout dans le monde, malgré toutes nos erreurs, les États-Unis sont restés un symbole de liberté, de démocratie, d’espoir et d’indépendance », a-t-il souligné, guitare à la main. « J’ai passé 50 ans à voyager, presque en tant qu’ambassadeur musical des États-Unis, et j’ai pu constater de mes propres yeux tout l’amour et l’admiration que les gens du monde entier portent à l’Amérique de nos plus grands idéaux. Malgré les terribles dommages que les États-Unis ont récemment subis, ce pays et ces idéaux méritent encore qu’on se batte pour eux », a-t-il poursuivi avant d’« envoyer une prière » à « notre unité » et « No Kings ».

Bruce Springsteen et Donald Trump se sont déjà échangé quelques prises de bec ces derniers mois, l’un critiquant ouvertement l’élu lors de concerts et d’évènements, l’autre ripostant avec des attaques en ligne sur la carrière et l’intégrité du musicien. Le chanteur de Born in the USA, un fervent soutien démocrate, a notamment dénoncé lors d’un concert à Manchester en mai l’administration « corrompue, incompétente et traître » de Donald Trump. Le président américain lui a répondu en le traitant de « connard » et d’artiste « surcoté ». Il a annoncé par la suite vouloir lancer une « enquête majeure » sur des « paiements » qu’aurait effectués son ancienne rivale démocrate à la présidence, Kamala Harris, pour obtenir le soutien de célébrités comme Bruce Springsteen.

Radiohead reste soudé malgré des avis divergents sur le boycott d’Israël

Le groupe Radiohead a vécu personnellement les divisions qui ont fait l’actualité, en dehors d’Israël et des Territoires palestiniens, depuis l’attaque terroriste du Hamas contre l’Etat hébreu le 7 octobre 2023. En cause, les pressions reçues, notamment par le mouvement de soutien à la Palestine, Boycott, Divestment and Sanctions (BDS), pour qu’ils se « désolidarisent de Jonny » Greenwood, leur guitariste.

Son tort ? Le musicien a grandi dans une famille de confession juive, est marié à l’artiste israélienne Sharona Katan et travaille avec des artistes, en dehors de Radiohead, dont certains se trouvent être de religion juive. L’une de ses collaborations s’est récemment retrouvée la cible d’un appel au boycott fructueux : les concerts prévus entre Jonny Greenwood et le musicien israélien Dudu Tassa, qui a joué pour l’IDF en novembre 2023 afin « d’apporter un peu de réconfort » aux soldats qui « défendent ma famille », à Londres et Bristol ont été annulés.

« La seule chose dont j’ai honte, c’est d’avoir entraîné Thom (Yorke, le leader de Radiohead) et les autres dans ce bordel, mais je n’ai pas honte de travailler avec des musiciens arabes et juifs. Je ne peux pas m’excuser de cela. La gauche cherche des traîtres, la droite des convertis et c’est déprimant de constater que nous sommes ce qu’ils peuvent trouver de plus proche », a déclaré Jonny Greenwood dans le Sunday Times.

Le musicien confie également avoir « passé beaucoup de temps » en Israël avec sa famille et avoir participé, là-bas, à des manifestations anti-gouvernementales.

« Je ne peux pas simplement dire "Je ne fais pas de musique avec vous, bande d’enfoirés, à cause du gouvernement ". Ça n’a aucun sens pour moi. Je n’ai aucune loyauté ni respect envers leur gouvernement, mais j’ai les deux envers les artistes qui sont nés là-bas », ajoute-t-il.

L’idée d’un boycott d’Israël est en revanche une évidence, au regard de la réponse du gouvernement de Benyamin Netanyahou à l’attaque du 7-Octobre, pour Thom Yorke. Ce dernier est par ailleurs la cible, depuis 2017, du mouvement BDS, appuyé par Roger Waters, qui l’accuse de rester silencieux face à la colonisation des Territoires palestiniens par l’Etat hébreu. « Je ne voudrais pas être à moins de 8.000 km du régime Netanyahou. Mais Jonny a des racines là-bas. Je comprends donc », a-t-il répondu alors que Radiohead a annoncé une série de concerts en Europe et au Royaume-Uni.

Sa loyauté envers Jonny Greenwood a valu à Thom Yorke plusieurs désagréments. Il raconte ainsi s’être fait cracher dessus, encore récemment, dans la rue par une personne qui lui a crié dessus « Free Palestine » et lui a déclaré qu’il était de « son devoir » de se désolidariser de son guitariste. Thom Yorke l’assure, on ne le verra pas s’insulter en public avec Jonny Greenwood.

« Les vrais criminels, qui devraient comparaître devant la CPI (Cour pénale internationale), se moquent de nous qui nous disputons en public et sur les réseaux sociaux, tandis qu’eux continuent à agir en toute impunité, assassinant des gens », lance-t-il.

Même s’il respecte la décision du chanteur de ne pas se produire en Israël, Jonny Greenwood émet un « désaccord en toute politesse » et s’en explique. « Le gouvernement est plus à même d’utiliser un boycott pour dire "Ils nous détestent tous, donc nous devrions faire exactement ce que nous voulons". Ce qui est bien plus dangereux », a-t-il ajouté.

Philip Selway, le batteur de Radiohead, résume où ils se situent tous, malgré les pressions extérieures et les désaccords internes : l’artistique passe en premier. « Ils veulent que nous prenions nos distances avec Jonny, mais cela signifierait la fin du groupe. Jonny a des principes très forts. Mais c’est étrange d’être ostracisés par des artistes avec lesquels nous nous sentions généralement assez proches », a-t-il déclaré.

Mort de Björn Andrésen à 70 ans

Tadzio n'est plus. L'acteur suédois Björn Andrésen, révélé à l'âge de 15 ans par Luchino Visconti dans son chef-d'oeuvre Mort à Venise, sous les traits de l'adolescent diaphane et androgyne qui obsédait Dirk Bogarde, est décédé à l'âge de 70 ans. Les causes de son décès ne sont pas connues.

Qualifié par le maître italien de "plus beau garçon du monde", cette étiquette est restée collée à la peau de Björn Andrésen, à son grand désespoir, et racontera plus tard à quel point son expérience négative avec Visconti a profondément affecté le reste de sa vie et sa carrière.

Orphelin de mère -elle se suicidera alors qu'il avait 10 ans- Björn Andrésen sera élevé par sa grand-mère, qui le poussera plus tard à se lancer dans une carrière de mannequin et d'acteur, "parce qu'elle voulait une célébrité dans la famille" dira des années plus tard l'intéressé.

En 1970, Luchino Visconti parcourait l'Europe à la recherche de celui qui pourrait incarner Tadzio, dans l'adaptation de la nouvelle de Thomas Mann, Mort à Venise. Il fut hypnotisé par la beauté de Björn Andrésen. À la sortie du film, présenté au Festival de Cannes ( et auréolé de la Palme d'or), Björn Andrésen devient une star. Au Japon, il fut quasi instantanément élevé au rang d'icône.

Une mise sur orbite bien trop violente en vérité pour lui, d'autant que Visconti, homosexuel, n'hésites pas à l'emmener dans une boîte de nuit gay, alors qu'il n'a que 16 ans. "Je savais que je ne pouvais pas réagir. Cela aurait été un suicide social. Mais ce fut la première d'une longue série de rencontres de ce genre" dira plus tard Andrésen.

Loin des plateaux de tournages, Andrésen aspirait surtout à une carrière musicale, et devint un pianiste et musicien accompli. Il continua quand même à tourner, apparaissant dans plus de 30 films et séries télévisées, principalement tournés en Suède. Une carrière à l'écran sans grande conviction de sa part d'ailleurs, d'où émerge par exemple un petit rôle dans le formidable film Midsommar d'Ari Aster.

En 2021, il avait fait l'objet d'un remarquable documentaire, L'ange blond de Visconti - Björn Andrésen, de l'éphèbe à l'acteur, réalisé par Kristina Lindström et Kristian Petri. L'occasion pour lui de balayer une carrière qu'il jugeait "chaotique" : "Ma carrière est l'une des rares à avoir commencé au sommet absolu, puis à avoir progressivement décliné. C'était une expérience solitaire" disait-il.

La série Ça - Bienvenue à Derry arrive ce lundi

Maintenant que les coulrophobes du monde entier sont partis se coucher, il est enfin temps de découvrir Ça : Bienvenue à Derry, adaptation (très) libre de l’univers du maître incontesté de l’horreur Stephen King. Et on ne va pas vous cacher que c’est avec une certaine méfiance qu’on a lancé les premiers épisodes, tant les adaptations de King sont devenues monnaie courante, et pour des résultats… souvent assez moyens.

Bienvenue à Derry se déroule en 1962, soit 27 ans avant les événements de Ça : Chapitre Un. La série nous plonge dans l'histoire terrifiante de la ville hantée par Grippe-Sou, en s'inspirant des « interludes » du roman original de Stephen King – ces flashbacks inquiétants et tragédies historiques sur lesquels le personnage de Mike Hanlon fera des recherches à l'âge adulte.

L’angle choisi pour nous plonger dans cette nouvelle histoire de la ville devrait vous rappeler quelque chose. Celle d’un groupe de jeunes collégiens aux prises avec des forces “cosmiques” dans une petite ville où se trouve également une base militaire… tout ça fait évidemment penser à la série créée par Matt et Ross Duffer : Strangers Things. Et on pense que c’est le but.

En effet, difficile d’imaginer qu’HBO ne cherche pas à récupérer le marché juteux de “la série d’horreur nostalgique”, alors même que Strangers Things va se terminer dans deux petits mois. Les ponts entre les deux séries sont ainsi évidents dès le départ, a ceci près que Bienvenue à Derry assume ouvertement une démarche horrifique beaucoup (beaucoup) plus prononcée. Pour résumer, et sans rien spoiler, Bienvenue à Derry c’est Strangers Things version non censurée déconseillée aux moins de 18 ans…

On a vraiment hâte que vous découvriez les premiers épisodes et que vous veniez nous en parler sur Allociné ! Ça : Bienvenue à Derry est disponible sur HBO Max, avec un épisode chaque lundi.

Pas de saispn 3 pour Sophie Cross

Mauvaise nouvelle pour les téléspectateurs qui attendaient des épisodes inédits de Sophie Cross. La troisième saison de la série télévisée, qui se faisait désirer depuis novembre 2023, date de diffusion de la saison 2, ne verra pas le jour.

Deux ans après le final choquant de la saison 2, et alors que France 3 déclarait à l’époque que “l’écriture de la saison 3 est actuellement en développement”, c’est finalement Thomas Jouannet qui coupe court à tout espoir au détour d’une interview accordée à nos confrères de Télé 7 jours (n°3413). En effet, le comédien, qu’on a récemment vu au générique des saisons 2 de Mademoiselle Holmes et Brigade du fleuve, a évoqué ses projets : “Sophie Cross, la série policière dont je partageais l'affiche avec Alexia Barlier, sur France 3, n'est hélas pas reconduite”.

Une annonce qui peut surprendre au vu des audiences réalisées par le programme sur France 3. Après une première saison qui avait été suivie par 3,94 millions de téléspectateurs, “soit 20,1 % de part d'audience, un record pour la fiction” souligne Puremédias, la saison 2 avait séduit en moyenne 3,6 millions de téléspectateurs, permettant à la chaîne de se classer en tête des audiences les soirs de diffusion des épisodes.

Pour rappel, Sophie Cross suit une brillante avocate (Alexia Barlier) confrontée à la disparition de son fils de cinq ans, Arthur, alors qu’ils profitent d’une belle journée d’été dans les dunes de la mer du Nord. Les jours, les semaines, puis les années passent et le petit garçon reste introuvable. L’enquête, menée par son père (Thomas Jouannet), est dans une impasse. Qu’a-t-il bien pu arriver à Arthur ?

Pourquoi une telle décision de la part de France 3 ? La difficulté à coordonner les équipes issues à la fois de France, de Belgique et d’Allemagne – Sophie Cross est une coproduction européenne – a dû peser dans la balance. Ainsi, le tournage de la saison 2 n’avait pu débuter qu’en septembre 2022, soit un an après la diffusion de la première salve d’épisodes. Il avait donc fallu attendre deux ans entre les saisons 1 et 2.

Malgré cette annulation, Thomas Jouannet, lui, a un emploi du temps chargé. La troisième saison de Mademoiselle Holmes est en préparation, et l’acteur sera au casting d’Allez ma fille, le premier long-métrage de sa fille Chloé Jouannet en tant que réalisatrice.

26 octobre 2025

George Clooney révèle qu'il va jouer dans le film Dix pour cent

En promo pour le film Jay Kelly, l’acteur a partagé ce scoop au Parisien.

Ils ont déjà joué ensemble dans une publicité Nespresso. George Clooney et Camille Cottin se retrouveront bientôt dans le film Dix pour Cent, actuellement en tournage et qui bénéficiera d’une sortie mondiale sur Netflix en 2026. La star américaine l’a révélé ce week-end au correspondant du Parisien lors de la première de Jay Kelly, le nouveau film de Noah Baumbach, à Los Angeles : 

"Puisque vous êtes français, je vais vous dire que je pars pour Paris où je serai la semaine prochaine pour participer au tournage du film Dix pour Cent. Je n’ai pas hésité une seconde."

La présence de George Clooney dans le film Dix pour Cent confirme la résonance de la série de l’autre côté de l’Atlantique, où elle diffusée sur Netflix sous le titre Call My Agent. Il sera la deuxième vedette américaine à y faire une apparition, après Sigourney Weaver dans la saison 4. 

a pu y croiser Gilles Lellouche, Virginie Efira, Isabelle Adjani, Juliette Binoche, Jean Dujardin, Monica Bellucci, Joey Starr ou encore Sandrine Kiberlain. 

Quels seront les autres invités du film ? Deadline dévoilait le mois dernier la présence de Laetitia Casta et Vincent Macaigne. 

Camille Cottin reprendra le rôle d’Andréa Martel, et tout le casting original sera de la partie : Laure Calamy, Thibault de Montalembert, Grégory Montel, Nicolas Maury, Fanny Sidney, Liliane Rovère, Ophélia Kolb et Anne Marivin.

Réalisé par Émilie Noblet, sur un scénario de la créatrice, Fanny Herrero, le long-métrage reprendra l’histoire cinq ans après la fermeture de l’agence ASK. Devenue aspirante cinéaste, Andréa voit son rêve s’écrouler lorsqu’elle perd son acteur principal quelques jours avant le tournage. Une seule solution : reformer l’ancienne équipe pour se forger un casting, quitte à réveiller vieilles amitiés et rivalités.

L'actrice June Lockhart est morte à l'âge de 100 ans

Vue au cinéma dans plusieurs classiques de l'Âge d'or d'Hollywood, June Lockhart est morte jeudi 23 octobre à son domicile californien. Elle avait joué six saisons durant dans la série Lassie.

Elle a été un visage familier pour les téléspectateurs américains pendant des décennies, et plus particulièrement dans les années 1950 et 1960. L'actrice June Lockhart, figure des séries Lassie et Perdus dans l'espace, est morte à l'âge de 100 ans ce jeudi 23 octobre. La comédienne s'est éteinte à son domicile de Santa Monica, en Californie, de causes naturelles, a précisé Lyle Gregory, un porte-parole de la famille.

"Elle a été très heureuse jusqu'au bout, lisant le New York Times et le LA Times tous les jours", a-t-il déclaré. "Il était très important pour elle de rester concentrée sur l'actualité du jour."

Fille de l'acteur Gene Lockhart, June Lockhart avait commencé sa carrière au cinéma et était apparue dans quelques classiques de l'âge d'or d'Hollywood. Une filmographie comprenant notamment Sergent York, avec Gary Cooper, Le Chant du Missouri, de Vincent Minnelli ainsi que Le Fils de Lassie, dans lequel elle reprenait le rôle tenu précédemment par Elizabeth Taylor.

Moins demandée par le grand écran ensuite, June Lockhart avait donné un second souffle à sa carrière grâce à la télévision et à la plus célèbre des Border Collie. En 1958, elle était en effet devenue la troisième actrice à tenir le rôle principal dans la série Lassie.

"J'ai travaillé avec quatre Lassie", racontait June Lockhart selon des propos cités par Associated Press. "Il n'y avait qu'une seule Lassie principale à la fois. Ensuite, il y avait un chien qui courait, un chien qui se battait, et un chien qui faisait office de remplaçant".

Selon elle, "Lassie n'était pas particulièrement amicale avec qui que ce soit. Elle était entièrement concentrée sur les dresseurs."

Après six années en compagnie de la chienne, l'actrice s'était illustrée dans une autre série à succès, cette fois dans le registre de la science-fiction: Perdus dans l'espace. Pendant trois saisons, entre 1965 et 1968, elle avait incarné la mère de famille de cette famille de Robinson errant de planète en planète. "C'était comme travailler tous les jours à Disneyland", résumait-elle.

Deux fois nommée aux Emmy Awards et ayant deux étoiles sur le Hollywood Walk of Fame, June Lockhart était depuis apparue dans de nombreuses autres séries télévisées et feuilletons comme Hôpital central ou Dynastie 2: Les Colby.

Juge et Hors-la-loi : pour Ava Gardner, chaque seconde de tournage avec Paul Newman a été un supplice

Disparu en 2008 à l'âge de 83 ans, Paul Newman a laissé une empreinte inoubliable et inimitable dans le cinéma hollywoodien. Célèbre pour ses yeux bleu perçants hypnotiques et sa beauté du diable, il fut aussi un des plus célèbres ambassadeurs de l'Actors Studio.

Le récent décès du regretté Robert Redford nous a rappelé à quel point il formait un formidable duo à ses côtés dans L'Arnaque ou Butch Cassidy & The Sundance Kid. Sans oublier ses nombreux et grands films : Luke la main froide, Le Verdict, La Tour infernale, Hombre, La Couleur de l'argent de Martin Scorsese...

En 1972, il tournait sous la direction du vétéran John Huston une excellente comédie western, Juge et Hors-la-loi, dans laquelle il interprète le très célèbre (et authentique) Roy Bean, barman et juge arbitraire qui se surnommait lui-même "la Loi à l'ouest du Pecos". Une figure devenue tellement célèbre qu'elle fait partie du folklore américain, au même titre que Davy Crockett, Buffalo Bill ou Wild Bill Hickok.

Paul Newman, alors au faît de sa carrière, était entouré dans ce film d'un beau casting, entre Anthony Perkins, Stacy Keach, Michael Sarrazin, Ned Beatty, Roddy McDowall, Jacqueline Bisset ou Richard Farnsworth (le futur héros d'Une histoire vraie de David Lynch).

Et puis une autre légende du cinéma hollywoodien : Ava Gardner. Considérée comme une des plus belles femmes du monde dans les années 50, l'ex comtesse aux pieds nus de Joseph L. Mankiewicz a connu une carrière très sinueuse dans les décennies suivantes, entre plusieurs mariages et divorces, liaisons très médiatiques, abus d'alcool et vie insouciante menée dans l'Espagne sous le joug de la dictature franquiste.

Au début des années 70, la gloire de ses débuts s'était nettement estompée. En 1972, elle donne donc la réplique à Paul Newman dans le film d'Huston. Et c'est peu dire qu'elle n'a pas vraiment apprécié l'expérience, comme ces propos rapportés par le site Farout.

"Je ne supporte pas cet homme. C'est l'un des acteurs que j'aime le moins. C'est un égocentrique et un hypocrite. Il est tout le temps en représentation". Des informations rapportées du plateau de tournage ont révélées que les problèmes d'alcoolisme d'Ava Gardner la rendaient apparemment plus irritable que d'habitude lorsqu'elle devait tourner ses scènes...

Elle terminera sa carrière sur le petit écran, avant d'être emportée par une broncho-pneumonie en janvier 1990, à l'âge de 67 ans.

Sylvester Stallone n'est pas le premier acteur à avoir incarné Rambo au cinéma... 7 ans avant lui, il y a eu Bracelets de sang

Contrairement à ce que beaucoup pensent, Sylvester Stallone n’a pas été le tout premier à incarner Rambo au cinéma – enfin presque ! En réalité, le premier acteur à porter ce nom à l’écran était Tomás Milián.

L’histoire remonte à 1972, année de publication du roman First Blood (intitulé Rambo en France) écrit par David Morrell. L’ouvrage attire l’attention de Milián, un acteur cubain qui s’était fait un nom en Italie grâce aux westerns spaghetti comme Le Dernier face à face ou Providence, mais aussi dans le genre policier avec La Rançon de la peur ou Bandits à Milan. Fasciné par le récit, il envisage alors d’en réaliser une adaptation.

Pour rappel, First Blood narre l’arrivée d’un ancien béret vert dans une petite ville américaine, où le shérif local finit par provoquer des tensions dangereuses avec ce vagabond solitaire.

Mais le projet d’adaptation ne se concrétise pas : trois ans après la sortie du livre, Tomás Milián tente de convaincre des producteurs italiens de porter l’histoire à l’écran, sans succès. Comme l’explique Roberto Curti dans l’ouvrage Italian Crime Filmography, 1968-1980 (via Collider), l’acteur finit par abandonner l’idée de suivre le roman à la lettre. Pourtant, il ne veut pas renoncer complètement au nom : son prochain personnage s’appellera donc Rambo.

C’est ainsi que Milián devient Rambo dans le film Bracelets de sang réalisé par Umberto Lenzi. L’intrigue est totalement différente : Rambo y est un ex-policier biker qui cherche à venger la mort de son ami, tué par deux familles criminelles rivales.

Le scénario n’a rien à voir avec First Blood et s’inspire davantage de l’esprit des westerns de Sergio Leone, où les alliances et trahisons entre bandes successives mènent à la destruction finale. Bref, le seul lien avec le Rambo de Morrell est le nom du personnage principal, imposé par Milián.

Malgré tout, le film connaît un véritable succès en Italie et rapporte 1,5 milliard de lires au box-office.

Ce n’est qu’en 1982 que le roman de David Morrell sera enfin adapté fidèlement au cinéma par Ted Kotcheff, avec Sylvester Stallone dans le rôle principal. La suite vous la connaissez : Rambo devient un énorme succès et engendre deux suites dans les années 1980, avant que les films John Rambo (2008) et Rambo: Last Blood (2019) ne viennent conclure l’histoire du célèbre vétéran.

Si vous souhaitez (re)découvrir Bracelets de sang, il va falloir se tourner vers les potentielles éditions DVD du film. Pour ce qui est de la saga Rambo, vous pouvez la retrouver sur les diverses plateformes dédiées, parfois en streaming ou simplement en VOD.