11 septembre 2025

Le film Eve ressort au cinéma

On parle trop peu de Joseph L. Mankiewicz lorsqu'il est question de l'âge d'or hollywoodien, et c'est bien regrettable. Peut-être parce qu'il n'est pas vu comme le maître d'un genre précis, comme Billy Wilder avec la comédie, ou que son nom est associé à l'échec monumental de Cléopâtre, resté jusqu'à l'arrivée de Pirates des Caraïbes 3 le film le plus cher de tous les temps en ajustant le budget de l'époque avec l'inflation. À moins qu'il ne s'agisse tout simplement de la prépondérance des dialogues sur l'action dans les longs métrages qu'il a écrits et mis en scène.

C'est en effet grâce à la qualité de ses scénarios et dialogues que Joseph L. Mankiewicz, même encore trop peu connu du grand public aujourd'hui, est devenu l'un des auteurs majeurs de l'Usine à Rêves, capable de s'illustrer dans le drame fantastico-romantique (L'Aventure de Mme Muir), la comédie musicale (Blanches colombes et vilains messieurs), le thriller (Le Limier, L'Affaire Cicéron), le péplum (Cléopâtre donc, mais aussi Jules César), le western (Le Reptile), la comédie (Mariage à Boston) ou tout simplement le drame (La Comtesse aux pieds nus, Soudain l'été dernier), avec à la clé une poignée de sommets capables de faire pâlir une chaîne de montagnes.

Si les connaisseurs de sa filmographie divergent lorsqu'il s'agit de nommer leur opus préféré parmi les vingt-et-un qu'il a signés, tous ou presque s'accordent sur un point : Eve est sans aucun doute l'un de ses chefs-d'oeuvre, validé par l'Académie qui a décerné six trophées (Meilleur Film, Meilleure Réalisation, Meilleur Scénario, Meilleur Acteur dans un Second Rôle, Meilleurs Costumes et Meilleur Son) à ce qui représente, aujourd'hui encore, l'un des meilleurs longs métrages sur les actrices.

L'un des plus cyniques et justes aussi, car il dit explicitement que, pour réussir à Hollywood, le mensonge, la tromperie, l'hypocrisie, la manipulation et même les relations sexuelles avec les personnes les mieux placées sont des armes qu'il ne faut pas hésiter à utiliser. Adapté de la nouvelle "The Wisdom of Eve" de Mary Orr, l'ensemble n'est pourtant pas un jeu de massacre mais un drame finement écrit, sur les apparences et les relations de pouvoir, entre autres thèmes, organisé comme beaucoup de ses films autour d'un long flashback. Comme La Comtesse aux pieds nus.

Car chez Joseph L. Mankiewicz, la boucle est un motif récurrent, pour induire une notion de fatalité et raconter des histoires vouées à se répéter. Ce qui est d'autant plus pertinent avec le milieu du cinéma, où la durée de vie d'une actrice de premier plan est très limitée, chaque star pouvant être amenée à être remplacée du jour au lendemain par quelqu'un de plus jeune et talentueuse. Et arriviste aussi, comme l'est Eve Harrington (Anne Baxter) lorsqu'elle rencontre Margo Channing (Bette Davis), star de Broadway qui la prend vite sous son aile, émue par l'histoire tragique de la nouvelle venue.

Si le récit s'ouvre sur une cérémonie au cours de laquelle Eve s'apprête à recevoir le prix (fictif à l'époque mais devenu réel ensuite) Sarah-Siddons, attribuée à la meilleure actrice de théâtre de l'année, il nous emmène ensuite quelques mois en arrière. Épouse du dramaturge Lloyd Richards (Hugh Marlowe), Karen Richards (Celeste Holm) s'empare alors de la narration en voix-off (autre motif que l'on retrouve souvent chez le cinéaste) pour nous raconter tout sur celle qui donne son titre au film, et nous montrer par quels moyens elle est parvenue au sommet.

Nous n'en dirons évidemment pas plus, si ce n'est qu'il ne faut pas s'arrêter à ce postulat qui paraît vu et revu, car Eve prouve que la qualité n'est pas uniquement liée à l'originalité. Mankiewicz élève son étude de personnages au-dessus de la mêlée grâce à la précision de son écriture, de sa direction d'acteurs et d'actrices et la manière dont il oppose images publique et privée, avec un dosage parfait d'acidité qui permet à ses protagonistes de ne pas perdre le pouvoir de fascination qu'il parvient à leur conférer.

Soixante-douze ans plus tard, Eve n'a rien perdu de sa force et, malgré ses images en noir et blanc, ne paraît pas daté, car ce qu'il raconte est hélas resté intemporel. Encore plus quand, au détour d'une séquence, on croise une toute jeune Marilyn Monroe dans l'un de ses premiers rôles, alors qu'elle n'était pas encore l'icône qu'elle est ensuite devenue : la voir en connaissant son destin ne fait que renforcer le propos du film sur la cruauté de l'industrie envers les actrices. Et quoi de mieux qu'une ressortie en salles pour (re)découvrir ce sommet dans les meilleures conditions possibles, avant de vous plonger dans la riche filmographie de Joseph L. Mankiewicz ?

Netflix a dévoilé les premières images de sa nouvelle série Last Samurai Standing

Diffusée en 2024, la série Shôgun a obtenu un succès phénoménal. Renouvelée pour une saison 2, la nouvelle adaptation du roman de James Clavell a également mis en lumière l’engouement du public pour les séries se déroulant dans le Japon médiéval. Dès lors, Netflix n’a pas tardé à dégainer sa propre série de samouraïs !

Dès le mois de novembre prochain, la plateforme dévoile Last Samurai Standing, une adaptation de romans populaires écrits par Imamura Shogo. Comme les choses sont bien faites, le manga inspiré du roman d’origine sera également rendu disponible en France à la fin du mois d’octobre, grâce aux éditions Callidor.

Last Samurai Standing se déroule dans la région de Kyoto, au début de l’ère Meiji en 1878. Nous suivons l’histoire de 292 combattants venus des quatre coins du Japon pour participer à un tournoi d’arts martiaux. 100 000 yens sont promis au vainqueur, une somme qui attire la convoitise des guerriers les plus redoutables.

La série voit notamment apparaître l’acteur star Jun'ichi Okada. Celui-ci est également crédité comme producteur du programme, mais également comme chorégraphe des scènes d’action. Il a d’ailleurs travaillé en étroite collaboration avec le réalisateur Fujii Michihito pour mettre en scène les séquences de combats, dont certaines ont nécessité jusqu’à 1000 personnes (équipe + figurants) sur le tournage !

Voilà qui donne un aperçu des moyens conséquents mis à la disposition de ce programme ambitieux, décrit comme un croisement entre Shôgun pour son aspect historique et Squid Game pour son contenu porté sur l’action et la violence. Les fans de ces deux séries ne devront donc manquer sous aucun prétexte la diffusion en novembre de Last Samurai Standing sur Netflix.

Netflix : Beauty In Black est enfin de retour !

Tyler Perry est la nouvelle poule aux œufs d’or de Netflix. Le showrunner / acteur a signé un deal il y a quelques années avec la plateforme et propose régulièrement aux abonnés des créations portées par des personnages féminins afro-américains.

Force est de constater que ses films et séries attirent les abonnés. Que ce soit le drame haletant À bout avec Taraji P. Henson en juin dernier, Mea Culpa avec Kelly Rowland ou encore Messagères de guerre, Tyler Perry fait mouche à chaque fois. Mais s’il y a bien une série qui a fait le buzz en 2024, c’est bien Beauty in Black.

Et bonne nouvelle, elle est de retour ce 11 septembre avec une saison 2 qui s’annonce toujours aussi sensuelle et dramatique. Et bien évidemment, elle est toujours également déconseillée aux moins de 16 ans…

Malgré des critiques plus que moyennes, Beauty in Black avait rencontré un joli succès en France l’an dernier. La saison 1, divisée en deux parties, s’était retrouvée dans le top 10 des titres les plus regardés sur la plateforme.

Les abonnés sont tombés sous le charme de ce thriller dramatique qui suit deux femmes menant des vies différentes mais qui se retrouvent mêlées à la vie de l'une et de l'autre. Au programme : scandale, violence, sexe et business.

Dans cette saison 2, Kimmie (Taylor Polidore) et Mallory (Crystle Stewart) sont de retour, plus déterminées que jamais. La série reprend après une fin explosive et on devrait s’attendre à de nouveaux dramas avec ces 8 épisodes inédits de 50 minutes, si l’on en croit Tyler Perry :

"Nous avons tenu les fans en haleine à la fin de la saison 1, et nous sommes ravis de poursuivre l'aventure de Kimmie, qui prend ses marques en tant que nouveau membre de la famille Bellarie. Kimmie incarne l'esprit de ne jamais sous-estimer les opprimés, et j'ai hâte que les fans continuent de découvrir son histoire. Si vous pensiez que la saison 1 était une aventure mouvementée, vous n'êtes pas prêts pour la saison 2."

La saison 2 de Beauty in Black débute alors que la jeune femme prend les rênes de l'empire Bellarie, mais elle va être confrontée à un bras de fer familial où trahison, avidité et danger l'attendent à chaque tournant.

Mort à 88 ans de l'actrice Polly Holliday

La comédienne Polly Holliday, connue pour son rôle mémorable de madame Deagle dans Gremlins, nous a quittés le 9 septembre à l'âge de 88 ans. Selon Deadline, l'actrice est décédée de causes naturelles à son domicile de New York.

C'est en 1976 que Polly Holliday se fait connaître du public américain pour le rôle de la serveuse Flo Castleberry dans la série culte Alice. Elle incarne ce personnage pendant 4 ans et 90 épisodes, avant d'avoir son propre spin-off, Flo. Ce dernier a duré le temps de 2 petites saisons entre 1980 et 1981.

L'interprétation de Holliday, serveuse aux cheveux flamboyants, irrévérencieuse et mâchant du chewing-gum, a suscité de nombreux rires chez les fans. Avec un accent du Sud et un ton pince-sans-rire, Flo a lancé un slogan national : "Kiss my grits" ("Tu peux te brosser"). Les piques visaient souvent le propriétaire bourru du Mel's Diner, incarné par le regretté Vic Tayback.

Trois ans plus tard, le grand public va adorer la détester dans Gremlins, réalisé par Joe Dante. Elle y campe l'acariâtre Ruby Deagle, un riche promotrice immobilière qui martyrise Billy au début du film. Elle veut notamment faire piquer le chien du héros. Froide et hautaine, entre Scrooge et Cruella, elle est détestée des habitants de Kingston Falls pour sa cruauté.

Elle finira catapultée par la fenêtre de son domicile, les Gremlins ayant saboté le siège de son monte-escalier. Cette mort, grotesque, macabre et comique, à l'image du film, a durablement marqué les spectateurs.

Par la suite, Polly Holliday apparaîtra dans des séries TV comme Les Craquantes, Equalizer, Le Client ou Papa Bricole. En 1993, elle passe une tête dans la comédie culte Mrs Doubtfire avec Robin Williams. L'actrice interprète Gloria Chaney, une voisine de la famille Hillard.

5 ans plus tard, elle s'illustre dans un autre film culte des années 90, A nous quatre. La comédienne joue Marva Kulp Sr., la directrice du camp de vacances pour filles appelé Camp Walden, où se rencontrent pour la première fois Hallie et Annie (les jumelles jouées par Lindsay Lohan).

Sa dernière apparition au cinéma date de 2010 avec un petit rôle dans le thriller Fair Game, aux côtés de Sean Penn et Naomi Watts.

BioShock : Netflix donne des nouvelles de cette adaptation en film

Il n’y a pas qu’Amazon qui produit des adaptations de jeux vidéo à succès. Depuis trois ans Netflix travaille en toute discrétion sur son film BioShock tiré de la saga de science-fiction lancée en 2007 par l’éditeur 2K Games.

Conçu par le brillant directeur de création Ken Levine, ce jeu vidéo de tir en vue à la première personne a été une claque visuelle et claustrophobique pour des millions de joueurs qui l’ont qualifié de “chef d’oeuvre”. Ces derniers étaient plongés dans un environnement hostile où leur personnage, Jack, doit survivre à l'aide d'armes et de plasmides qui lui confèrent des pouvoirs surhumains tels que la télékinésie ou la capacité d'électrocuter à distance.

En 2025, et d’après l'éditeur, les trois jeux se sont vendus à plus de 43 millions d’exemplaires.

The Direct révèle aujourd’hui que les producteurs comptent porter à l’écran le premier jeu dont l’action se déroule en 1960. C’est à cette époque que Jack, victime d'un crash aérien en pleine mer, découvre la ville sous-marine cachée de Rapture.

Cette dernière a été construite par un milliardaire au lendemain de la Seconde Guerre mondiale afin d'y réaliser une société utopique, loin de toute morale extérieure. Mais malheureusement, la ville est devenue incontrôlable après l’apparition d'une mystérieuse substance baptisée "Adam", qui a rendu les habitants fous. L’heure est à la guerre civile…

C’est Francis Lawrence (Hunger Games) qui va avoir la lourde tâche de réaliser cette adaptation particulièrement attendue par les fans. Le metteur en scène, qui tourne actuellement Lever de soleil sur la moisson (le préquel d’Hunger Games sur Haymitch) se penchera ensuite sur Bioshock. Toujours d’après le média américain, le script est en train d’être peaufiné.

Si cette nouvelle a de quoi exciter les fans, il reste un détail à éclaircir. Quel sera le budget alloué par Netflix à ce film de science-fiction ambitieux ? Car c’était ce sujet épineux qui avait empêché une première adaptation de voir le jour en 2008 du côté d’Universal, comme on vous l’explique ici.

10 septembre 2025

Un corps décomposé et démembré découvert dans le coffre de voiture du rappeur D4vd

Alertée par un dépanneur, la police de Los Angeles a fait une macabre découverte ce 8 septembre 2025. Du coffre d'une Tesla abandonnée depuis 72 heures dans le quartier huppé des Hollywood Hills, ils ont sorti un corps en décomposition avancée.

Il était de sexe féminin, partiellement démembré, et enveloppé dans une bâche en plastique, comme l'explique TMZ.

Et si ce fait divers intéresse autant la presse, c'est parce que cette voiture immatriculée au Texas (selon ABC7) appartient à un certain D4vd. De son vrai nom David Anthony Burke, il est un rappeur âgé de 20 ans, originaire de New York.

"Nous avons été avertis ce matin, et la voiture est ici depuis quelques jours", a ainsi expliqué à la presse Robert Peters, de la police de Los Angeles.

La victime serait une femme brune aux cheveux bouclés mesurant environ 1,55 m et pesant 32 kg. Elle portait un legging noir et d'un bustier. Elle portait aussi des boucles d'oreilles en métal et une bague en forme de lettre "W". Pour finir, la police a relevé qu'elle avait un tatouage "Shhh" au doigt.

Connu pour ses tubes "Romantic Homicide" et "Here With Me", D4vd assure en ce moment les concerts de sa tournée mondiale pour son premier album Withered.

Et contre toute attente, malgré l'enquête pour meurtre en cours, le chanteur a chanté cette semaine, à Minneapolis. C'était le 9 septembre 2025, et comme prévu au programme, il est monté sur scène pour le dernier show de son tour.

Crocs et Hollister, qui collaborent avec la star, ont mis son contrat en pause, le temps de l'enquête pour meurtre. Pourtant, pour l'heure, on sait que l'artiste n'est pas considéré comme suspect. Il collabore avec les autorités. Sa voiture n'avait pas été déclarée volée, mais elle n'était pas seulement utilisée par lui. 

Selena Gomez détaille ses maux du quotidien qui l’affligent à cause de sa maladie auto-immune

Selena Gomez a appris du mal qui la ronge depuis plusieurs années. La chanteuse et comédienne a été diagnostiquée, plus de dix ans auparavant, d’une maladie chronique auto-immune, le lupus, qui engendre des symptômes variables sur plusieurs organes, selon le site d’Ameli, et peut provoquer des douleurs diverses. La star de 33 ans a notamment subi une transplantation de rein en 2017 en raison de sa maladie.

Si elle se dit désormais « heureuse d’être en vie », la chanteuse de Calm Down continue de subir régulièrement les effets du lupus.

« Je suis moi-même confronté à de nombreux problèmes de dextérité, et cela peut être frustrant. Même ouvrir une canette peut être douloureux… Je sais ce que ça fait », a confié la jeune femme à Allure, expliquant par la même occasion l’aspect inclusif du packaging des cosmétiques de sa marque Rare Beauty, selon le magazine.

L’emballage et les modalités d’utilisation des produits auraient en effet été pensés pour être accessibles aux personnes qui, comme la star d’Emilia Perez, souffrent d’un handicap. Allure donne pour exemple le tout premier parfum de la marque, Rare, qui dispose d’un « large bouton » pouvant facilement être déverrouillé et actionné, au lieu d’un « bouchon amovible » plus communément utilisé pour les bouteilles de parfum.

Selena Gomez s’est déjà confiée sur sa maladie dans le documentaire My Mind & Me, sorti en 2022. La fiancée du producteur de disques Benny Blanco y évoque notamment les douleurs qui la faisaient pleurer « immédiatement au réveil ». L’artiste a bien failli ne jamais dévoiler ce film revenant sur ses années de lutte avec sa santé physique et mentale, mais elle est aujourd’hui « très contente » d’avoir sauté le pas. Selena Gomez espère que le partage de son expérience « aidera » d’autres personnes avec des maux similaires.

Judith Godrèche mise en examen après une plainte de Jacques Doillon pour diffamation

Jacques Doillon et Judith Godrèche continuent de s’opposer. Le réalisateur de 81 ans avait répondu en 2024 par un dépôt de plainte à une remarque de l’actrice sur Instagram, où elle l’accusait d’abuser des enfants avec lesquels il tournait. La plainte a abouti à une mise en examen de la comédienne et réalisatrice de 53 ans a signalé à ses abonnés sur le réseau social de Meta. « Breaking news », a-t-elle écrit au début de son post, avant d’expliquer le motif avancé par la justice : « des propos comportant des allégations ou imputations de faits susceptibles de porter atteinte à l’honneur ou à la considération de Monsieur JD ».

Pour clarifier le processus qui a conduit à sa mise en examen, la comédienne, qui a tourné avec Jacques Doillon La Fille de 15 ans (1989) lorsqu’elle était adolescente, rappelle : « En 2024, j’avais écrit sur Instagram : "en 2022, ce journal écrit que la spécialité de Doillon est de tourner avec des enfants. Il manque une phrase : avec qui il couche" ».

Aujourd’hui, Judith Godrèche persiste et signe : « J’en sais pourtant quelque chose », avant de faire remarquer que la plainte qu’elle a elle-même voulu déposer contre Jacques Doillon pour des faits présumés de viol sur mineur lors des répétitions du tournage de leur film « se heurte à la prescription ». Ce double traitement l’énerve et elle souligne : « pour sa plainte contre moi la justice ne perd pas de temps ».

Notons que la comédienne a aussi porté plainte contre le metteur en scène Benoît Jacquot, aujourd’hui âgé de 78 ans, qui fut son compagnon quand elle en avait 14 et lui 39. Celui-ci nie toute violence ou « emprise » et insiste sur le caractère amoureux de leur liaison, mais d’autres plaintes ont conduit à sa mise en examen pour viols.

En cas de plainte pour diffamation, la mise en examen est automatique, indique un des internautes dans les commentaires du post de Judith Godrèche. En novembre 2024 l’actrice avait déjà reçu de la part de la Justice un « avis préalable de mise en examen ». En effet, Jacques Doillon, qui s’estime diffamé, avait réagi dès le lendemain aux propos de Judith Godrèche par la voix de son avocate. « Oser affirmer publiquement, comme elle l’a encore fait le 21 février dernier, que celui-ci aurait "couché avec des enfants" qui tournaient dans ses films est ignoble et dépasse l’entendement », avait déclaré dans un communiqué celle-ci, avant de déposer une plainte en bonne et due forme, le 22 février 2024.

Judith Godrèche a traduit son post en anglais et accompagné son texte de cette question : « Un jour ou l’autre les choses changeront, ou pas ? » , poursuivant : « À votre avis, ça encouragera les victimes à dénoncer les violences qu’elles ont subies ou ça les dissuadera ? » Amère, l’actrice termine par ce constat sur la prescription : « Trop tard, tais-toi ! »

Agressions sexuelles à Miss France ? Laury Thilleman exprime son soutien

Le concours Miss France traverse une tempête inédite. Dans son livre Miss France : du rêve à la réalité, Hubert Guérin, dernier collaborateur de Geneviève de Fontenay, dévoile de lourds témoignages anonymes d’anciennes Miss, relatant des agressions sexuelles. Des récits glaçants qui brisent l’image de conte de fées du concours et qui ont poussé le comité Miss France à réagir officiellement.

Face à cette polémique, plusieurs anciennes reines de beauté se sont exprimées. Parmi elles, Laury Thilleman, Miss France 2011, a tenu à clarifier sa propre expérience et à adresser un message de soutien à celles qui auraient pu être victimes.

Sur son compte Instagram, Laury Thilleman a publié un message clair le 9 septembre. ‘‘Je ne connais pas Hubert Guérin et n’ai jamais été contactée par cette personne. Durant mon année de Miss France, je n’ai été ni victime, ni témoin d’aucune forme d’agression.” Elle ajoute néanmoins : ‘‘J’apporte tout mon soutien à celles qui en auraient besoin et les invite à porter plainte, à en parler à des personnes de confiance.”

Dans cette même story, l’ancienne reine de beauté a également tenu à réaffirmer sa confiance envers l’institution. ‘‘J’apporte mon soutien à la société Miss France ainsi qu’à Frédéric Gilbert.’’ Ce témoignage tranche avec les révélations chocs rapportées dans le livre et met en lumière la pluralité des vécus au sein du concours.

Alors que les extraits du livre d’Hubert Guérin alimentaient déjà la polémique, le comité Miss France a publié un communiqué le 5 septembre signé par son président Frédéric Gilbert. Celui-ci rappelle que les faits rapportés remontent à une époque antérieure à la reprise du concours par Endemol puis Banijay. Mais le ton est ferme. ‘‘Toute forme de violence sexuelle, d’abus ou de harcèlement est inacceptable et condamnable.”

Le comité de Miss France encourage les victimes présumées à saisir la justice et réaffirme vouloir préserver l’image d’un concours célébrant les femmes dans le respect et la dignité. Une réponse officielle qui cherche à protéger l’institution tout en affichant une solidarité de principe envers celles qui auraient subi ces violences.

Bruce Willis séparé de sa femme et ses filles : Emma Heming évoque sa mort et le deuil terrible à venir

Emma Heming a choisi de briser le silence face aux polémiques suscitées par la décision de placer Bruce Willis dans une résidence distincte. Critiquée pour ce choix, elle le défend avec conviction, affirmant qu’il s’agissait avant tout de "la décision la plus sûre" pour préserver l’équilibre et la sécurité de toute la famille.

Diagnostiqué au début des années 2020 d’une démence frontotemporale, l'ex de Demi Moore voit son état décliner de manière irréversible. Elle retrace d’ailleurs ce combat intime et ces choix douloureux dans son livre The Unexpected Journey, paru le 9 septembre 2025.

Derrière le soutien qu’elle affiche, Emma Heming porte aussi le poids de décisions éprouvantes pour protéger ses deux filles, Mabel, 13 ans, et Evelyn, 11 ans. Dans son livre, elle revient sur un choix particulièrement douloureux : installer Bruce Willis dans une résidence voisine où il reçoit des soins constants. "C’était l’une des décisions les plus difficiles que j’ai eue à prendre jusqu’à présent. Mais je savais avant tout que Bruce souhaiterait cela pour nos filles", confie-t-elle.

Elle explique également avoir pensé à l’avenir de ses enfants à travers cette décision : "Donner aux filles un peu d'espace avec Bruce et leur permettre de s'éloigner de lui contribue également à les préparer à sa mort. Je sais que cela peut paraître sombre et bouleversant, mais c'est la dure réalité du monde dans lequel je dois naviguer pour continuer à protéger nos filles du mieux que je peux." Malgré les critiques, Emma Heming reste ferme : "Ce n'est vraiment pas sujet à débat. Je sais maintenant que Bruce bénéficie des meilleurs soins, 100 % du temps. Ses besoins sont satisfaits à 100 % du temps, tout comme ceux de nos deux jeunes filles."

Alors que l’attention du public se concentre principalement sur l’évolution de la maladie de Bruce Willis, Emma Heming, belle-mère de Rumer, Tallulah et Scout, rappelle que l’entourage aussi traverse une épreuve difficile : "J’ai l’impression que les aidants sont tellement jugés, et cela montre simplement que les gens ont parfois juste une opinion sans avoir réellement vécu l’expérience".

Elle confie avoir pris la décision de transférer l’acteur dans une autre maison après une alerte du neurologue de son mari, qui lui a dit : "Parfois, les aidants décèdent avant leurs proches". Un électrochoc pour Emma Heming : "Je pense que cela m’a fait prendre conscience que j’avais besoin d’aide, et que ce n’était pas un échec. Je peux demander de l’aide, ce n’est pas grave. Je ne m’en rendais pas compte. J’avais vraiment besoin que quelqu’un me dise que c’était normal de demander de l’aide", admet-elle avec sincérité.