31 juillet 2025

Jason Momoa se prépare pour le tournage de Dune 3 et se plie à une exigence bien particulière

"C'est le coup d'envoi ! Dune 3 !" Jason Momoa vient de poster une vidéo sur son compte Instagram, dont l'objectif est de sensibiliser à une cause qu'il défend (voir la vidéo et la légende plus bas). Mais ce post marque aussi le point de départ du tournage de Dune 3.

Pour son personnage, l'acteur doit se prêter à une exigence du réalisateur de Denis Villeneuve dont il se serait bien passé : se raser la barbe ! L'acteur se filme donc en train de se raser, tout en expliquant qu'il déteste faire ça ! Il ajoute que cela fait 6 ans qu'il ne s'était pas rasé !

"Je ne me suis pas rasé depuis six ans, et nous y revoilà. J’ai lancé @mananalu pour aider à éliminer le plastique à usage unique. Maintenant, nous allons encore plus loin, en collaborant avec notre équipe de @Getboomerangwater pour mettre en place un système en circuit fermé qui stérilise et embouteille l’eau sur place. Cela signifie encore moins de déchets, une empreinte de transport réduite, et nos bouteilles en aluminium sont réutilisées encore et encore. C’est ça, l’avenir — et nous commençons à Hawaï. Débarrassons-nous du plastique à usage unique. Pour nos enfants et pour notre planète", indique-t-il en légende de cette vidéo.

En mars dernier, l'acteur révélait lors de l’émission TODAY qu’il serait de retour à Arrakis pour Dune 3. Puis, comme nous l'indiquions en juin dernier, le film marquera les débuts au cinéma de Nakoa‑Wolf Momoa, qui rejoindra ainsi son père.

" Je fais mon retour. Tu l’as entendu en premier, ici même !", annonçait-il à Craig Melvin, avant d’ajouter : "Je ne sais pas si je vais avoir des ennuis, mais c’est comme dans Game of Thrones, vous voyez ce que je veux dire ? Si vous n’avez pas lu les livres, ce n’est pas ma faute, n’est-ce pas ? Oui… je vais revenir."

Bien que son personnage de Duncan Idaho se sacrifie pour permettre à Paul Atreides et à sa mère Jessica de fuir les troupes Harkonnen dans le premier film, dans l’univers de Dune, la mort n’est pas toujours définitive. Comme dans les romans, Duncan Idaho est ressuscité sous forme de ghola, un clone doté de ses souvenirs, par le Bene Tleilax. C’est ce qui explique sa présence dans Dune: Messiah.

On sait d'ores et déjà que cette troisième partie devrait adapter Le Messie de Dune, l'autre roman de Frank Herbert publié en 1969 et présenté comme une suite à Dune. Après douze ans de guerre sainte, Paul Atréides est devenu l'empereur Muad' Dib. Capable de lire l'avenir, il sait quand ses ennemis frapperont.

"Il peut déjouer leurs plans, mais voit plus loin encore. Il sait que tous les futurs possibles mènent au désastre et est hanté par la vision de sa propre mort", poursuit le synopsis officiel du film.

Timothée Chalamet, Zendaya, Florence Pugh, Rebecca Ferguson et Anya Taylor-Joy reprendront leurs rôles respectifs. Jason Momoa, présent dans le premier film mais absent du deuxième, a également confirmé qu'il reviendrait.

Nakoa-Wolf Momoa, fils de Jason Momoa, fera ses débuts au cinéma dans le rôle de Leto II, l’un des enfants de Paul Atreides (Timothée Chalamet) et Chani (Zendaya). L’adolescent de 16 ans partagera l’écran avec l’actrice britannique Ida Brooke, révélée dans la série Silo, qui incarnera sa sœur jumelle, Ghanima.

Ce nouveau film accueille également un nouveau visage et pas des moindres : Robert Pattinson. L'identité de son personnage n'a pas encore été officiellement révélée.

Dune : Troisième partie sortira dans les salles françaises le 16 décembre 2026, soit plus de deux ans après la sortie de Dune : Deuxième partie.

30 juillet 2025

Pour Steven Spielberg, voilà ce qui fait la différence entre les vrais réalisateurs et les autres

Des Dents de la Mer à la saga Indiana Jones en passant par Jurassic Park, La Liste de Schindler et Il faut sauver le soldat Ryan, Steven Spielberg est l'une des plus grandes légendes vivantes du cinéma, personne ne nous contredira là-dessus.

Celui qui a déjà reçu deux fois l'Oscar du meilleur réalisateur, capable de manier pratiquement tous les registres du septième art, de fédérer public populaire et critique autour d'oeuvres éternelles, maîtrise parfaitement son sujet lorsqu'il s'agit de parler cinéma.

Que l'on soit cinéaste en herbe, professionnel du milieu ou spectateur lambda, on boit littéralement chacune de ses paroles lorsqu'il lui arrive de s'exprimer sur le sujet qu'il connaît le mieux. Ce fut notamment le cas en 2005, dans le sillage de la sortie de La Guerre des Mondes. A cette occasion, au micro de Moviefone, Spielberg avait participé à une longue discussion avec Tom Cruise, qui tenait le rôle principal de son film.

Au cours de cette passionnante conversation, il en était venu à expliquer ce qui, selon lui, constituait l'essence même d'un véritable réalisateur :

"Lorsque je regarde des films faits par des étudiants ou des premiers courts métrages, je ne regarde pas comment est [posée] la caméra", avait ainsi commencé par déclarer Spielberg.

"Je peux regarder n'importe quelle publicité et être conscient qu'il y a des réalisateurs derrière qui savent où placer une caméra, comment vendre un produit. Mais sont-ils capables de raconter une histoire qui soit unie, puissante et originale ? C'est ça, le secret. Je suis beaucoup plus intéressé par un raconteur d'histoire qui n'a pas la moindre idée de l'endroit où poser sa caméra que par quelqu'un qui sait tout sur la caméra et rien sur la narration."

 Poursuivant en précisant que d'après lui, il n'y avait aucun mal à débuter sa carrière en s'inspirant d'autres oeuvres pour leur rendre hommage, Spielberg a insisté sur la nécessité pour un artiste de s'émanciper un jour ou l'autre pour trouver sa propre tonalité, sa manière personnelle de raconter une histoire :

"A un certain moment, vous allez devoir trouver votre voix naturelle, trouver un moyen de donner une voix à la personne que vous êtes. Et d'ailleurs, la personne que vous êtes est originale, véritablement. Vous n'êtes pas moi, vous n'êtes pas votre meilleur ami, ni votre professeur, ni vos parents, vous êtes vous. Chacun des os de votre corps est un os original. Il s'agit parfois d'essayer de comprendre comment exprimer sa propre originalité, et cela prend parfois un certain nombre d'années pour se comprendre soi-même."

Se trouver soi-même et avoir le courage de laisser résonner sa propre voix en racontant une histoire. Être un réalisateur, selon Spielberg, ce n'est donc pas plus compliqué que ça.

Il y a 8 ans, Jean-Pierre Bacri ne s'attendait pas à la question de ce spectateur. Il lui a répondu de manière hilarante

Célèbre pour sa riche et prestigieuse carrière et pour ses rôles dans des films comme Le Goût des Autres, Un Air de famille, Cuisines et dépendances, Didier ou encore On connaît la chanson, Jean-Pierre Bacri a également marqué le public français pour son franc-parler, son sens de la répartie et les réponses parfois cinglantes qu'il lui arrivait de décocher à ses interlocuteurs.

Sans aucune malice mais avec une ironie parfaitement maîtrisée, il avait ainsi offert un hilarant exemple de son talent oratoire à un spectateur (et au reste du public) en 2017, lors d'une avant-première du Sens de la fête.

Durant une session de questions-réponses à laquelle il assistait en compagnie des réalisateurs Eric Toledano et Olivier Nakache, une question du public plutôt inattendue avait en effet été posée :

"Est-ce que Jean-Pierre était le premier choix principal ?", avait innocemment demandé un spectateur, sans se douter de ce que Bacri s'apprêtait à lui répondre.

"Ooooh non !", a commencé par s'exclamer ce dernier sous les rires du public.

Loin de se formaliser au sujet de cette interrogation qui aurait pu laisser entendre un choix par défaut des réalisateurs, le comédien s'est alors lancé dans une hilarante tirade, emboîtant le pas à son interlocuteur pour imaginer une situation abracadabrante :

"D'après ce qu'ils m'ont dit, ils ont contacté 17 acteurs avant moi", a-t-il raconté, le sourire au coin des lèvres, devant un public hilare.

"Ils sont [partis] de leur premier choix, et après ils sont descendus, descendus, descendus, Lindon, Auteuil, Cluzet, etc... Et puis à un moment donné, ils étaient complètement égarés. Et quelqu'un leur a dit : 'Et Bacri ?' Ils ont fait : 'Oh non !' Et alors là, on leur a dit : 'Oui, mais tu vois bien qu'il y en a 15 qui t'ont refusé.'"

Loin de s'arrêter en si bon chemin, conscient d'avoir gagné son auditoire, Jean-Pierre Bacri a poursuivi son récit improbable en exagérant de plus en plus :

"Et puis il se trouve que ma mère connait bien leurs mères. Mais complètement par hasard, je ne sais même pas comment elle les a connues. Il se trouve qu'elle leur a passé un petit coup de fil en disant : 'Mais pourquoi ? Qu'est-ce qu'il a, mon fils, de si moche ?' Ils ont passé le message. Ensuite ils m'ont pris. Enfin, je veux dire, j'ai passé des essais. A 8 reprises. Je suis revenu 8 fois parce qu'ils n'étaient pas archi convaincus."

"Et il se trouve que Agnès Jaoui, qui connaissait la tante d'Eric, lui a dit : 'Vraiment, vous le sous-estimez, je pense qu'il est capable de jouer certains trucs.' Parce qu'elle sait bien que je peux pas non plus tout jouer. Et là ils m'ont repris dans un neuvième essai, et il se trouve qu'ils m'ont pris dans une scène que j'ai su jouer, et ils m'ont pris à contre-coeur. C'est d'ailleurs ce qui fait que j'ai été payé 2500 € pour tout le film."

Une nature sauvage : annoncé comme une mini-série, ce thriller est renouvelé pour une saison 2 par Netflix

On n'est jamais au bout de nos surprises avec Netflix. Le streamer vient d'annoncer le renouvellement de son dernier hit en date, Une nature sauvage, avec Eric Bana en tête d'affiche. Pourquoi ça nous surprend ? Parce que la série créée par Mark L. Smith et Elle Smith avait initialement été annoncée comme une mini-série. Mais vu son succès, ses 26,1 millions de vues en moins de deux semaines, on comprend pourquoi la plateforme a revu son programme.

"Je suis absolument ravi d'avoir la chance de donner vie à une nouvelle saison d'Une nature sauvage", a déclaré la star Eric Bana à Tudum. "Les réactions à la saison 1 sont la récompense des efforts incroyables déployés par notre équipe pour offrir quelque chose de vraiment unique. J'ai hâte d'accompagner Kyle dans sa prochaine aventure. Un grand merci à Netflix, John Wells Productions, Warner Bros. Television et à nos fans."

Eric Bana reprendra le rôle de Kyle Turner, agent de la branche des services d'enquête du National Parks Service. Dans la saison 2 de la série, cet amoureux des parcs nationaux enquêtera sur une mystérieuse affaire inédite.

"Elle et moi avions imaginé une série indépendante de six épisodes", explique Mark L. Smith à Tudum à propos de la première saison. "Mais plus on s'y plongeait, plus on se rendait compte que le casting était formidable... On s'est dit : 'Oh oui, comment faire pour continuer ?'"

La réponse arrive à la fin de la saison 1. Après avoir résolu l'une des affaires les plus bouleversantes de sa carrière, Turner quitte enfin le parc national de Yosemite et prend la route. C'est un moment cathartique pour le personnage, qui se libère enfin du poids des années passées dans la nature sauvage du parc. Et des souvenirs des souvenirs qui y sont rattachés, à savoir la mort de son petit garçon.

Le départ de Kyle est également un tournant réaliste dans l'histoire de la série ; dans la réalité, les agents de l'ISB se déplacent régulièrement d'un parc à l'autre. En fait, Turner aura visité plusieurs parcs entre les saisons avant d'arriver à sa destination pour la saison 2. "Ce ne sera pas le premier parc où il se rendra depuis Yosemite", explique Mark. "Il a visité de nombreux parcs. Il a été très occupé, travaillant sur de nombreuses affaires. Ce sera la dernière en date et elle aura un impact plus important pour lui."

La nouvelle saison d'Une nature sauvage mettra en scène un parc aussi différent que possible de Yosemite. "Nous avons déjà fait Yosemite. Quel est le prochain parc qui pourrait être différent ?", explique Elle à Tudum. "Chaque parc national a une identité culturelle et géographique très différente. Ce qui est fascinant, c'est de pouvoir explorer ces lieux à travers l'affaire et le parcours de Turner."

"Notre idée était que ce parc soit notre personnage principal, qu'il soit en quelque sorte vivant", explique Elle. "On veut vraiment garder cette idée. Quel que soit le parc qu'on choisit, il sera un personnage et jouera un rôle dans l'état d'esprit émotionnel de Turner."

Rendez-vous dans les prochaines semaines sur les futures annonces sur Une nature sauvage.

Premières images d'Eternity, avec Elizabeth Olsen

Avec Eternity, Elizabeth Olsen fait son retour au cinéma après avoir incarné Scarlet Witch dans le film Marvel Doctor Strange in the Multiverse of Madness. Elle partage l'affiche avec Miles Teller (Whiplash, Les 4 Fantastiques de 2015, Top Gun: Maverick) et Callum Turner (Les Animaux Fantastiques, Masters of the Air et compagnon à la ville de Dua Lipa).

Dans le long métrage, mis en scène par David Freyne, la comédienne incarne Joan, une femme qui vient de mourir et se retrouve dans les limbes. On lui demande alors de choisir où, mais surtout avec qui passer l’éternité. Joan doit décider entre son premier amour (Callum Turner), mort à la guerre, et l’homme avec lequel elle a construit sa vie (Miles Teller).

Un choix cornélien qui fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux depuis le lancement de la bande-annonce hier. Le film propose une réflexion sur l’amour éternel, les souvenirs et les chemins de vie, et les internautes n’hésitent pas à commenter, partager des mèmes ou prendre position dans ce triangle amoureux de l’au-delà.

Produite par A24, cette comédie romantique fantastique dans la lignée de Rendez-vous au paradis et de la série The Good Place, sera présentée en première mondiale lors du prochain Festival international du film de Toronto. Aucune date de sortie n'est encore annoncée en France mais les fans l'attendent déjà !

Perla : un drame intense et féministe au cœur de la Tchécoslovaquie communiste de 1980

Vienne, au début des années 1980. Artiste indépendante et mère célibataire, Perla s’est construit une nouvelle vie avec Josef, son mari autrichien, et Júlia, sa fille. Mais le jour où Andrej, le père de Júlia, sort de prison et tente de reprendre contact, le passé ressurgit. Poussée à retourner en Tchécoslovaquie communiste qu’elle avait quittée, Perla entreprend un dangereux voyage, quitte à mettre en péril son avenir et celui de sa fille.

Perla s’impose comme un drame à double lecture : intime, par le prisme de la maternité, du couple, de l’identité ; et politique, en explorant les conséquences d’un régime autoritaire sur les trajectoires personnelles de ses citoyens. La cinéaste slovaque et autrichienne Alexandra Makarová tisse ici un récit où les émotions s’entrechoquent aux contraintes sociales et historiques. Sans jamais céder au didactisme, le film met en lumière la difficulté d’être une femme et une artiste dans un monde régi par des structures patriarcales. Perla rappelle aussi que, parfois, l’exil ne résout pas tout.

Pour incarner Perla, la réalisatrice a choisi Rebeka Poláková, comédienne slovaque au jeu brut et nuancé. Venue du théâtre et non germanophone, elle a sû relever le défi en apprenant ses dialogues phonétiquement. Ce décalage nourrit d’ailleurs le trouble du personnage, à la fois opaque et puissamment déterminé. La comédienne donne à Perla une présence magnétique qui fait résonner toute la complexité de cette femme ni héroïque ni lisse, mais foncièrement libre. À travers elle, le film esquisse aussi un récit puissamment féministe : celui d’une femme qui cherche à se réapproprier son histoire, à s’émanciper des hommes qui l’entourent et, plus largement, à s’affranchir des choix qu’une société patriarcale a tenté de lui imposer.

Le personnage de Perla est très souvent enfermé dans un cadre resserré, à l’image de sa réalité oppressante. La caméra cherche des angles discrets, capte les reflets, filme les portes entrouvertes dans une volonté d’accentuer l’idée d’un passé toujours présent et d’une mémoire visuelle collective teintée de nostalgie. Une scène marquante, inspirée d’un rituel patriarcal, fait basculer le film dans une ambiance quasi cauchemardesque : symbole d’une violence structurelle que Perla ne pourra plus ignorer.

Au cœur du film, la relation mère-fille incarne les traces laissées par les choix passés. Júlia hérite malgré elle des décisions de Perla, et devient le miroir d’une génération prise entre deux mondes. Le personnage de Perla est peintre : ses toiles, qui sont les véritables œuvres de la mère de la cinéaste, traduisent un besoin d’expression dans un monde qui cherche à la faire taire.

On a voulu lui dicter sa vie : se taire, rester, se sacrifier - pour sa fille, pour son mari, pour la société. Mais Perla a toujours refusé de s’enfermer dans un rôle : elle n’est pas seulement mère ou épouse, elle est aussi artiste. Dans une époque fermée par la censure, elle affirme sa voix, coûte que coûte, et reprend en main un destin qu’on a tenté de lui arracher, à elle comme à tant d’autres femmes.

Conçu dans le cadre du programme d’écriture de scénario destiné aux autrices “If she can see it, she can be it”, Perla est une ode à toutes celles qui, comme son héroïne, refusent de se laisser enfermer. En rendant hommage aux femmes de sa lignée, la réalisatrice construit ainsi un pont entre passé et présent, et signe une œuvre universelle. Un récit de résistance douce, de courage silencieux et d’une force rare.

Émouvant et engagé, Perla est à découvrir en salle dès maintenant.

29 juillet 2025

Breezy est le pire échec au box-office de Clint Eastwood

En 1973, Clint Eastwood est le roi du cinéma de dur-à-cuire ! Il enchaîne les westerns et a cartonné avec L'Inspecteur Harry deux ans auparavant. Cette année-là, il met en scène deux longs métrages : L'Homme des hautes plaines, un western âpre, violent et sans concession et Breezy, un film avec lequel il va perdre une partie de son public.

Breezy (jouée par Kay Lenz), c'est une jeune hippie de 20 ans qui rencontre Frank Harmon (William Holden), 55 ans, homme riche, divorcé et sans attache. D'une rencontre fortuite naît un amour inattendu qui n'est pas du goût de tout le monde.

Breezy sort le 16 novembre 1973 à Los Angeles et le 18 novembre à New York mais se fait secouer par une partie de la critique qui y voit simplement un "may-december", c'est-à-dire une relation à l'écart d'âge disproportionnée (54 ans pour Holden, 19 pour Lenz). Une autre partie de la presse soulignera également l'audace d'Eastwood de sortir un film sur une romance, sur un thème sur lequel personne ne l'attendait à cette époque.

Quoi qu'on en pense, le film est un échec cuisant au box-office, rapportant environ 200 000 dollars aux Etats-Unis, ne remboursant absolument pas son budget estimé à 750 000 dollars. Déçu et mécontent de ce mauvais résultat, Clint Eastwood blâme deux décisions prises en amont de la sortie.

Eastwood a décidé de faire un film pour la jeunesse, pensant son Breezy dans l'air du temps, mais à cause des scènes de nudité féminine, la Motion Picture Association of America classe le film "R", impliquant que les mineurs de moins de 17 ans ne peuvent voir le film. Par ailleurs, le cinéaste reproche à son distributeur (Universal) de ne pas avoir fait son travail (via Focus on Film) : "Le public a évité le film car il n'a pas bénéficié d'assez de publicité et a été vendu comme absolument pas attrayant."

Conséquence : douché par cet insuccès et en attribuant en partie la responsabilité à Universal, Eastwood part faire ses films suivants chez Warner, qui devient et restera globalement sa maison de cœur, qui lui laissera toute liberté artistique durant des décennies. Un mal pour un bien !

24 ans après, cette interview de Brad Pitt est toujours aussi drôle

Beaucoup ont en tête ses fausses interviews avec Jean-Pierre Castaldi, avec Lambert Wilson, avec Michel Galabru ou avec Jean-Pierre Mocky. Mais l'humoriste Raphaël Mezrahi, principalement connu pour les pièges qu'il s'était amusé à tendre à de multiples stars françaises, s'est également attaqué à des célébrités américaines au début des années 2000.

Toujours vêtu de son horrible veston marron et de son épouvantable cravate, muni de son célèbre calepin, de sa légendaire inexpérience et de ses questions totalement improbables, il avait ainsi pu se retrouver face à George Clooney, à Samuel L. Jackson et donc... à Brad Pitt.

En 2001, à l'occasion de la sortie d'Ocean's Eleven (premier du nom), Mezrahi s'était amusé à "interviewer" la superstar hollywoodienne, qui interprétait le rôle de Rusty Ryan dans le film de Steven Soderbergh. Comme à son habitude, il avait su manier avec talent la gêne, la maladresse et un anglais déplorable pour obtenir un grand moment de télévision.

Demandant tout d'abord à Brad Pitt de définir le genre de son film en lui proposant des possibilités sous forme de QCM, il lui confiait ensuite qu'il ne l'avait jamais trouvé aussi beau que dans ce long métrage, avant de lui demander s'il ne pensait pas que Julia Roberts avait été trop bien payée, s'il connaissait bien Las Vegas et s'il était ami avec le reste du casting.

"Je crois qu'il y a un problème de communication", finissait par s'exclamer l'acteur, mi-amusé mi-interloqué, après avoir fait preuve d'une patience et d'un professionnalisme assez impressionnants pendant toute la première partie de l'interview.

Le résultat (à redécouvrir ci-dessus) ? Un moment d'anthologie entre le plus grand escroc de l'interview à la française et l'une des stars les plus célèbres du cinéma américain.

Joan : malgré son succès, cette série avec Sophie Turner est annulée

Après sa diffusion l'année dernière sur ITV, outre-Manche, Joan s'est avérée être une série très populaire auprès des téléspectateurs et des critiques. Une série que nous aussi, nous avons appréciée. Mais malgré un accueil enthousiaste et une fin qui ouvrait clairement la voie à une deuxième saison, il a été annoncé que la série ne reviendrait pas.

La nouvelle tombe comme un couperet, relayée par RadioTimes.com. Le média britannique a interrogé un porte-parole d'ITV qui a déclaré :

"ITV et Snowed-In Productions aimeraient beaucoup produire une nouvelle saison de Joan. Cependant, en raison de la disponibilité des acteurs et à la suite de discussions sur la coproduction, il n'a pas été possible de réaliser une deuxième saison."

La nouvelle de l'annulation, bien que surprenante compte tenu du succès de la série et du potentiel de développement de l'intrigue, est tout à fait logique étant donné que l'actrice principale Sophie Turner doit apparaître dans plusieurs productions très attendues.

En effet, Turner devrait retrouver celui qui jouait son frère dans Game of Thrones, Kit Harington, dans le prochain film d'horreur gothique The Dreadful, et devrait incarner Lara Croft dans la série Tomb Raider pour Prime Video, concoctée par Phoebe Waller-Bridge.

En plus des projets en cours, Sophie Turner devrait également jouer dans le thriller Trust, ainsi que dans Steal de Prime Video. Il est donc évident qu'il lui sera difficile de trouver le temps de tourner une deuxième saison de Joan.

Dans cette série en six épisodes, Turner incarne Joan Hannington, une voleuse de bijoux célèbre dans la vie réelle, qui a tout fait, de gober des diamants à réaliser des cambriolages majeurs.

Inspiré du mémoire publié par Hannington en 2002, I Am What I Am: The True Story of Britain's Most Notorious Jewel Thief (Je suis ce que je suis : l'histoire vraie de la voleuse de bijoux la plus célèbre de Grande-Bretagne), la série d'ITV nous a fait vivre un tourbillon d'émotions à travers les premières frasques criminelles de Joan, alors qu'elle s'enfuyait avec sa petite fille, âgée de six ans, de leur ancienne maison dans le Kent.

L'histoire prend une tournure romantique lorsqu'elle rencontre Boisie (Frank Dillane), et on suit ensuite le duo alors qu'ils s'associent pour mener à bien certaines de leurs plus grands coups à ce jour. Malheureusement, l'histoire d'amour entre Joan et Boisie s'est terminée sur une note tragique, Boisie ayant trouvé la mort dans une ruelle après l'échec du braquage qu'ils avaient planifié.

Cependant, la série s'est terminée par un flash-forward, dans lequel Joan rencontre Albie (Gershwyn Eustache Jr), l'ami de Boisie, celui-là même qui l'avait laissé mourir seul plus tôt dans l'épisode final. Joan semblait déterminée à se venger lorsqu'ils se sont finalement revus, lui disant de surveiller ses arrières après qu'il lui a remis une valise remplie d'argent.

Joan est disponible en France sur Ciné+ OCS

Jamie Lee Curtis défend ses parents acteurs : "l'industrie les a rejetés passé un certain âge"

Peut-on vieillir dans l'industrie américaine du divertissement et rester au top de sa carrière ? L'actrice Jamie Lee Curtis, héroïne de Halloween et de Freaky Friday, a pris la parole au micro du Guardian pour dénoncer le traitement qu'avait eu Hollywood envers ses parents, deux stars de l'âge d'or du cinéma :

"J'ai vu mes parents perdre ce qui leur avait apporté la célébrité, leur vie et leur gagne-pain, lorsque l'industrie les a rejetés à un certain âge. Je les ai vus atteindre un succès incroyable, puis le voir lentement s'éroder jusqu'à disparaître complètement. Et c'est très douloureux."

Mais qui étaient ses célèbres parents et quelle a vraiment été leur fin de carrière ?

Nommée à l'Oscar du second rôle pour Psychose, Janet Leigh était l'un des personnages marquants du film d'Alfred Hitchcock, notamment dans la célèbre scène de la douche, mais avait aussi été la star de La Soif du mal d'Orson Welles, de L'Appât d'Anthony Mann et d'Un crime dans la tête de John Frankenheimer. Au début de sa carrière, elle avait parfois été cantonnée aux héroïnes de films d'aventure avec Scaramouche (1952), Prince Vaillant et Le Chevalier du roi (1954).

A partir de la seconde moitié des années 60, le cinéma n'a plus voulu de Janet Leigh, qui s'est alors tournée vers la télévision, enchaînant les téléfilms pendant plus d'une décennie, puis retourne au cinéma pour tourner avec sa fille dans Fog de John Carpenter (1980). Au cours de cette décennie, elle en est réduite à des rôles de guests dans des séries et elle est quasiment absente des écrans durant toute la décennie 1990 et s'éteint en 2004 à 77 ans.

Comme sa femme Janet Leigh, Tony Curtis est apparu dans un western de Mann, Winchester 73, avant de se faire un nom avec successivement Le Voleur de Tanger (1951), Le Fils d'Ali Baba (1952) et Houdini le grand magicien (1953), dans lequel il tourne d'ailleurs pour la première fois avec son épouse. Sa carrière passe ensuite à la vitesse supérieure avec Trapèze (1956), Le Grand chantage (1957) puis Les Vikings (1958) et enfin Certains l'aiment chaud (1959), qui lui valent la reconnaissance du public comme de la critique.

Nommé à l'Oscar pour son rôle dans La Chaîne de Stanley Kramer (1958) et après une décennie au sommet, sa carrière commence à décliner à la fin des années 60 après une successions de films plus ou moins ratés, exception faite de L'Etrangleur de Boston (1968).

L'acteur trouve un rôle marquant, celui de Danny Wilde dans Amicalement vôtre (1971-1972), et parvient, contrairement à son épouse moins chanceuse, à rester un premier rôle au cinéma, mais dans des films parfois de piètre qualité et ce jusqu'à la fin des années 90. Il s'éteint en 2010 à 85 ans.