24 février 2025

L'actrice Lynne Marie Stewart est morte à l'âge de 78 ans

L'actrice américaine, connue pour être la "plus belle femme du tout Puppetland" dans l'univers des films de Pee-Wee, est décédée ce vendredi 21 février 2025, à l'âge de 78 ans. La troupe d'improvisation The Groundlings qu'elle avait cofondée a annoncé la triste nouvelle dans un communiqué : "Nous sommes dévastés d’apprendre la disparition de notre chère et douce Lynne Stewart. Elle n’était pas seulement la plus belle femme de tout Puppetland - elle était la plus belle femme que nous avons jamais rencontrée, à l’intérieur comme à l’extérieur. Sa chaleur, son humour, sa présence inoubliable illuminaient une pièce et apportaient de la joie à tant, tant de personnes. Elle sera profondément manquée, mais sa lumière continuera de briller à travers les rires et l’amour qu’elle nous a donné".

Sa manageuse Betti Smith a donné plus de détails sur la maladie qui l'a emportée, révélant que Lynne Marie Stewart était atteinte d'une tumeur entre son foie et sa vésicule biliaire découverte en décembre dernier. "Elle s'en est allée à peu près un mois après son diagnostic. Lynne était la plus talentueuse des actrices. Elle aimait son art plus que toute autre chose", a-t-elle confié à USA Today, précisant qu'elle avait pu terminer ses derniers projets avant de s'en aller. Ainsi, on pourra la voir dans la 17e saison de Philadelphia, dans laquelle elle interprète la mère de Charlie, l'un des personnages principaux incarné par Charlie Day, depuis 2005. Elle a aussi terminé le tournage de The Dink, avec Ben Stiller, attendu pour 2026.

Née le 14 décembre 1946 à Los Angeles, elle a commencé sa carrière au sein de la troupe de théâtre The Groundlings, où elle rencontre l'acteur Paul Rubens, connu plus tard pour son interprétation du fantasque Pee-Wee dans la franchise pour enfants du même nom, déclinée en série télévisée et films. Elle est ainsi apparue dans plusieurs films de la franchise, comme le Pee-Wee Herman Show, Big Wee's big adventure (réalisé par Tim Burton), Pee-Wee's Playhouse ou encore les retrouvailles Pee Wee's big holiday, sorties en 2016.

Au cinéma, on l'a vue dans des films aux genres variés comme American Graffiti, réalisé par George Lucas, Rain man, aux côtés de Dustin Hoffman et Tom Cruise, ou plus récemment dans la comédie Bridesmaids. A la télévision, elle est apparue dans la série MASH, Hawaii 5-0, Grey's Anatomy, 2 Broke Girls, et Philadelphia.

Une disparition soudaine qui a provoqué une onde de tristesse dans les rangs d'Hollywood, à commencer par Charlie Day, son partenaire de Philadelphia, qui a écrit sur Instagram : "Repose en paix, ma maman de télé. Merci pour ces 20 ans de rires. Tu mérites une standing ovation." Le réalisateur Paul Feig a également salué le talent de la disparue sur X : "Lynne était la meilleure. J'étais tellement fan d'elle, et c'était un tel honneur de travailler avec elle sur Bridesmaids. Une personne vraiment merveilleuse et hilarante. Tu nous manqueras beaucoup, Lynne."

Enfin, Cassandra Peterson, connue pour son rôle de la gothique Elvira dans le film Elvira, maîtresse des ténèbres, a publié sur ses réseaux sociaux un cliché d'elle en compagnie de Lynne Marie Stewart accompagné d'un texte touchant : "Mon cœur se brise à l’annonce de la disparition de ma chère amie, Lynne Marie. Elle était une des femmes les plus gentilles, les plus douces et les plus drôles qui ait jamais vécu. L’emblématique Miss Yvonne de Pee-wee’s Playhouse : elle sera toujours la plus belle femme de tout Puppetland."

Lou Pernaut révèle avoir été hospitalisée et demande l'aide de ses abonnés

De "fille de", Lou Pernaut est devenue un véritable personnage à part entière dans la sphère des influenceurs. La fille du regretté Jean-Pierre Pernaut, disparu il y a bientôt 3 ans des suites d'une longue bataille contre le cancer, s'est en effet montrée très active et populaire sur les réseaux sociaux. Une notoriété qui l'a notamment amenée à participer à la troisième saison du jeu Les Cinquante sur W9, même si l'expérience ne s'est pas montrée de tout repos pour elle. D'autant que le revers de la médaille a été particulièrement violent : victime de cyber-harcèlement sur les réseaux sociaux par des internautes estimant qu'elle n'est qu'une "fille de" et régulièrement insultée en raison de son physique, la jeune femme de 22 ans n'hésite plus à afficher publiquement ses harceleurs sur son compte Instagram.

Si sa relation avec les utilisateurs de la plateforme a pris un mauvais virage ces derniers mois, Lou Pernaut n'en oublie pas pour autant à quel point sa communauté est importante pour elle et la soutient dans les moments difficiles. Nouvelle preuve ce lundi, lorsque la jeune femme a publié un inquiétant message en story Instagram : "Depuis quelques jours je suis malade et j'ai eu assez peur pour être honnête" commence-t-elle à écrire, avant d'expliquer avoir souffert d'un trouble de l'oreille qui a provoqué malaises et vomissements. Tant et si bien que la fille de Nathalie Marquay s'est rendue aux urgences pour être examinée.

"Aux urgences, ils m'ont diagnostiqué une otite externe et demandé de faire IRM et des examens plus poussés pour vérifier tout ça. Je pense avoir des soucis d'oreille interne genre les trucs de cristaux qui bougent (je m'y connais pas) si certains d'entre vous ont déjà vécu ça donnez-moi quelques conseils, car certes ça va mieux, mais pas tant que ça alors, aidez-moi !" a-t-elle lancé. Dans une seconde story, elle remercie ses abonnés pour leurs nombreux messages de soutien, annonçant au passage être à la recherche d'un "kiné vestibulaire". Sa communauté saura-t-elle une nouvelle fois lui venir en aide ? 

Amir papa pour la troisième fois

La famille s'agrandit pour Amir. A 40 ans, le chanteur est devenu papa pour la troisième fois. C'est le 22 février 2025 qu'il a annoncé l'heureuse nouvelle en story Instagram. "Hier soir à 19h37, Lital, majestueuse, a donné naissance à notre troisième fils. Le temps s’est mis sur pause et a laissé place à un instant de pure lumière et de joie infinie." a-t-il partagé. Pour confirmer le sexe de son bébé, l'interprète de "J'ai cherché" a écrit son texte en bleu sur un fond bleu.

En revanche, en annonçant la nouvelle de son troisième enfant, Amir a gardé le suspense autour de son identité. Il n'a dévoilé ni son prénom ni son visage. De son côté, la jeune maman n'a rien partagé non plus de façon permanente. Pourtant, tout au long de sa grossesse, elle s'est plu à partager quelques clichés de son baby bump. Nul doute que pour l'heure, Lital Aharonovitch Haddad se repose et prend soin de son nouveau-né.

Quelques semaines avant l'accouchement de sa femme, au micro de RFM, dans l’émission 1 heure avec…, Amir avait fait quelques confidences sur l'arrivée de son troisième fils. "Le troisième, on ne sait pas du tout comment on va l’appeler. Mais quand je te dis pas du tout, c’est qu’on n’a même pas ouvert le débat encore, tellement on a des goûts différents. On a une flemme de se casser la tête là-dessus. On reporte la petite chamaille." avait-il confié.

Très heureux et ému d'accueillir un troisième enfant, Amir avait ajouté avec une pointe d'humour : "Je suis rempli de gratitude, d’émotion, et d’impatience. Et en même temps, je sais que je vais être fini, parce que déjà deux, c’est très sportif. Mais c’est pas grave, ça me permettra de garder la forme et de continuer à courir dans tous les sens."

C'est le 7 juillet 2014 qu'Amir Haddad s'est marié en Israël avec Lital, sa compagne. De cette union, naissent un premier garçon en février 2019, Mikhaël et un deuxième en juillet 2022 prénommé Or. Le 1er novembre 2024, Amir et sa femme ont révélé qu'ils attendaient leur troisième enfant lors des NRJ Music Awards 2024, lorsque sa femme est apparue avec un ventre arrondi sur le tapis rouge.

Timothy Dalton est « choqué » par la prise de contrôle créatif d’Amazon sur James Bond

Depuis l’annonce du transfert créatif de James Bond à Amazon, les 007 se succèdent pour donner leur avis et ils ne sont pas d’accord.

Si Daniel Craig, qui a été le dernier à endosser le costume de l’espion britannique dans Mourir peut attendre, en 2021, n’y a pas vu malice et a souhaité une bonne continuation à Barbara Broccoli et Michael G. Wilson, les producteurs de longue date, Timothy Dalton, lui, est « très très surpris, et choqué ». Celui qui a incarné 007 en 1987 dans Tuer n’est pas jouer et en 1989 dans Permis de tuer semble très attaché aux deux producteurs qui ont pris la suite d’Albert R « Cubby » Broccoli suite à son décès en 1996.

« Barbara est une femme fabuleuse et une productrice merveilleuse, tout comme son père Cubby Broccoli, avec qui je m’entendais très bien et que j’aimais beaucoup », a-t-il assuré sur RadioTimes.com.

Selon lui, « rien ne se passait » sans lui, et « c’est triste qu’il ne soit plus avec nous ». Est-ce à dire que le producteur historique, décédé en 1996, n’aurait pas vraiment goûté cette passe d’armes ? L’acteur de 78 ans a en tout cas l’air de douter des intentions d’Amazon MGM Studios. « Ils feront de leur mieux pour gagner beaucoup d’argent, et j’espère qu’ils feront de bons films », a-t-il ainsi glissé, assurant toutefois leur souhaiter « bonne chance ».

Car selon lui, malgré « des directions différentes au fil des ans », la qualité de l’original, « les romans de Ian Fleming », a donné lieu à « une franchise merveilleuse. J’espère qu’Amazon s’en inspirera et nous donnera le genre de films qui a apporté tant d’excitation et de plaisir à tant de gens. »

De quoi mettre un peu plus la pression sur les épaules des studios, à la suite de la réaction épidermique de Valerie Leon, James Bond girl dans L’espion qui m’aimait, sorti en 1977. « Je pense que c’est de la folie, de la folie pure. Nous apprécions tous Bond tel qu’il était », avait-elle ainsi dénoncé dans Good Morning Britain.

Le palmarès complet de la Berlinale 2025


Ours d'or : Dreams (La Trilogie d’Oslo) (Drømmer) de Dag Johan Haugerud (Norvège)

Grand Prix du jury : The Blue Trail (O último azul) de Gabriel Mascaro (Brésil, Mexique, Chili, Pays-Bas)

Prix du jury : The Message (El mensaje) d’Iván Fund (Argentine, Espagne, Uruguay)

Ours d'argent de la meilleure réalisation : Huo Meng pour Living the Land (Sheng xi zhi di) (Chine)

Ours d'argent de la meilleure performance : Rose Byrne pour If I Had Legs I’d Kick You de Mary Bronstein (États-Unis)

Ours d'argent de la meilleure performance de second rôle : Andrew Scott pour Blue Moon de Richard Linklater (États-Unis)

Ours d'argent du meilleur scénario : Radu Jude pour Kontinental ’25 de Radu Jude (Roumanie)

Ours d'argent de la meilleure contribution artistique : La Tour de glace de Lucile Hadzihalilovic (France, Allemagne, Italie)

La 75e édition de la Berlinale s'est tenue du 13 au 23 février 2025.

SAG Awards 2025 : le palmarès complet

PERFORMANCE EXCEPTIONNELLE PAR LA DISTRIBUTION D’UN FILM

GAGNANT : Conclave

PERFORMANCE EXCEPTIONNELLE PAR UNE ACTRICE DANS UN RÔLE PRINCIPAL

GAGNANT : Demi Moore, The Substance

PERFORMANCE EXCEPTIONNELLE PAR UN ACTEUR DANS UN RÔLE PRINCIPAL

GAGNANT : Timothée Chalamet, A Complete Unknown

 PERFORMANCE EXCEPTIONNELLE PAR UNE ACTRICE DANS UN RÔLE SECONDAIRE

GAGNANT : Zoe Saldaña, Emilia Pérez

PERFORMANCE EXCEPTIONNELLE PAR UN ACTEUR DANS UN RÔLE SECONDAIRE

GAGNANT : Kieran Culkin, A Real Pain

PERFORMANCE EXCEPTIONNELLE PAR UNE ÉQUIPE DE CASCADEURS DANS UN FILM

GAGNANT : The Fall Guy

PERFORMANCE EXCEPTIONNELLE PAR LA DISTRIBUTION D’UNE SÉRIE COMIQUE

GAGNANT : Only Murders in the Building

PERFORMANCE EXCEPTIONNELLE PAR LA DISTRIBUTION D’UNE SÉRIE DRAMATIQUE

GAGNANT : Shōgun

PERFORMANCE EXCEPTIONNELLE PAR UN ACTEUR DANS UNE SÉRIE COMIQUE

GAGNANT : Martin Short, Only Murders in the Building

PERFORMANCE EXCEPTIONNELLE PAR UNE ACTRICE DANS UNE SÉRIE COMIQUE

GAGNANT : Jean Smart, Hacks

PERFORMANCE EXCEPTIONNELLE PAR UN ACTEUR DANS UNE SÉRIE DRAMATIQUE

GAGNANT : Hiroyuki Sanada, Shōgun

PERFORMANCE EXCEPTIONNELLE PAR UNE ACTRICE DANS UNE SÉRIE DRAMATIQUE

GAGNANT : Anna Sawai, Shōgun

PERFORMANCE EXCEPTIONNELLE PAR UN ACTEUR DANS UN TÉLÉFILM OU UNE SÉRIE LIMITÉE

GAGNANT : Colin Farrell, The Penguin

PERFORMANCE EXCEPTIONNELLE PAR UNE ACTRICE DANS UN TÉLÉFILM OU UNE SÉRIE LIMITÉE

GAGNANT : Jessica Gunning, Baby Reindeer

PERFORMANCE EXCEPTIONNELLE PAR UNE ÉQUIPE DE CASCADEURS DANS UNE SÉRIE TÉLÉVISÉE

GAGNANT : Shōgun

Kate Hudson se mord les doigts d'avoir dit non au Diable s'habille en Prada

Et si Kate Hudson avait dit oui et affronté Meryl Streep à la place d’Anne Hathaway ?

Star de comédies romantiques à succès au début des années 2000, la fille de Goldie Hawn s'est vue proposée le rôle principal pour  Le Diable s’habille en Prada. Mais elle a dit non parce qu'elle filmait d'autres choses.

"Ce fut une mauvaise décision" admet aujourd'hui l'actrice de 45 ans interrogée dans l’émission radio Capital Breakfast, avant d'expliquer :

"C’était une question de timing, l’un de ces cas où je ne pouvais juste pas le faire... mais j’aurais dû trouver un moyen de faire le film quand même. Je n'ai pas insisté, j'aurais dû. Et quand j’ai vu le film, je me suis dit : Aïe..."

Même si elle estime que "tout arrive pour une raison", Kate Hudson reconnaît qu’elle aurait dû faire en sorte que cela fonctionne. Le film, qui a engrangé 327 millions de dollars au box-office et décroché deux nominations aux Oscars, reste l’un des rôles emblématiques d’Anne Hathaway à ce jour.

"C’est drôle la vie d'actrice... Il y a des périodes où tout se bouscule, où les tournages s’enchaînent... Ce n’est pas comme si on refusait un film parce qu’on ne veut pas le faire. Parfois, on est juste pris sur autre chose… et franchement, ça craint."

Ceci étant dit, Kate Hudson n'est pas la seule à avoir refusé le job. Avant qu’Anne Hathaway n’hérite du rôle d’Andrea « Andy » Sachs, le réalisateur David Frankel avait rencontré plusieurs actrices, dont Scarlett Johansson, Natalie Portman et Kirsten Dunst. Et surtout Rachel McAdams, qu'il avait ciblé en priorité :

"Nous avons proposé le rôle à Rachel McAdams trois fois. Le studio la voulait absolument, et elle, elle était tout aussi déterminée à refuser" avait-il précédemment révélé.

Le réalisateur Sean Baker appelle à sauver le cinéma indépendant américain

Dans une semaine, Anora aura peut-être achevé son marathon entamé en mai dernier, au Festival de Cannes, de la plus belle des manières. La Palme d'Or signée Sean Baker fait en effet figure de favori pour les deux prix majeurs (Meilleur Film et Meilleure Réalisation) de la 97ème cérémonie des Oscars, qui se tiendra dans la nuit du 2 au 3 mars en France.

En attendant, le long métrage s'est imposé comme le grand vainqueur des Independent Spirit Awards, les Oscars du circuit indé si l'on veut schématiser, avec trois récompenses majeures : Meilleure Actrice pour Mikey Madison, Meilleure Réalisation pour Sean Baker et Meilleur Film. Et le metteur en scène a profité du trophée qui lui a été remis pour appeler à sauver le cinéma indépendant américain dont il est le nouveau chef de file.

"Le cinéma indépendant est plus que jamais en difficulté", a-t-il déclaré après les remerciements de rigueur, envers son casting, sa productrice et partenaire Samantha Quan ou son distributeur. "Les jours où les ventes de DVD permettaient de prendre plus de risques avec des films exigeants sont révolus. Cette source de revenus s'est tarie, et la seule manière d'obtenir un retour sur investissement est d'avoir un succès au box-office, avec des profits qui excèderont ce qu'aucun de nos films n'obtiendra jamais [en termes de budget], à moins que vous ne soyez Damien Leone et que vous ne découvriez une mine d'or avec une franchise telle que Terrifier."

"Mais nous savons tous que c'est extrêmement rare. En ce qui me concerne, ainsi que la majorité de mes pairs, il nous faut en moyenne trois ans pour faire un film si nous avons de la chance (...) Si vous êtes un auteur - réalisateur qui tente de percer en ce moment, il y a de très fortes chances que vous fassiez un film gratuitement ou que vous ne touchiez presque rien sur la production ou la vente. Dès lors, comment subvenir à vos besoins avec aussi peu de revenus pendant trois ans ?"

"Même si vous êtes assez chanceux pour faire partie des guildes, prenez les minimums de la DGA [Directors Guild of America, le syndicat des réalisateurs, ndlr] et de la WGA [Writers Guild of America, le syndicat des scénaristes, ndlr] et divisez-les par trois. Puis retirez les taxes et les pourcentages que vous devez à vos agents, managers et avocats, et que vous reste-t-il ? Ça n'est pas assez pour vivre dans le monde actuel, surtout si l'on essaie de subvenir aux besoins d'une famille. Je n'ai pas d'enfants, personnellement, mais je sais que si j'en avais, je ne pourrais pas faire les films que je fais."

"Pourquoi est-ce que je parle de cela aujourd'hui ? Car je mène la vie d'un réalisateur indépendant, et que je sais qu'il y en a d'autres dans le même cas ici aujourd'hui : ceux qui ne voient pas les films indépendants comme des cartes de visite, ceux qui ne font pas ces films dans le seul but de décrocher des séries ou films de studio. Certains d'entre nous veulent seulement faire des films qui nous sont personnels, destinés à une sortie en salles, avec des sujets qui n'obtiendraient jamais le feu vert de gros studios. Nous voulons avoir une totale liberté artistique, ainsi que la liberté d'engager la personne qui nous semble la mieux pour un rôle, pas celle que l'on nous force à choisir en fonction de sa valeur au box-office ou de son nombre d'abonnés sur les réseaux sociaux."

"Ce système doit changer car il est tout simplement insoutenable. Nos productions créent de l'emploi et des revenus pour toute l'industrie. Nous ne devrions pas nous en sortir aussi difficilement. Il faut que les créatifs impliqués dans des projets qui demandent plusieurs années commencent à recevoir des avances plus élevées - beaucoup plus élevées - et nous demandons cela car nous ne pouvons plus nous reposer sur les retours sur investissement. Sans ça, les films indépendants ne deviendront que des cartes de visite, et ce n'est pas ce pour quoi j'ai signé. Donc il est temps de réclamer ce que nous méritons."

"Si vous êtes dans cette pièce, c'est que vous avez prouvé que vous le méritez, donc ne nous sous-estimons pas plus longtemps. Et nous pouvons travailler ensemble, les réalisateurs avec les agences, les financiers, les exportateurs et les distributeurs, pour rendre le cinéma indépendant soutenable et le maintenir en vie. C'est pour tous les indépendants qui tiennent bon et mènent les bons combats." Un discours très fort auquel Sean Baker apportera une suite, face au tout-Hollywood, pendant les Oscars ? Réponse dans moins d'une semaine.

23 février 2025

Le Gendarme de Saint-Tropez : Louis de Funès ne s'est pas entendu avec ses jeunes partenaires

Dans une interview accordée à Nice-Matin en octobre 2023, anticipant les 60 ans du Gendarme de Saint-Tropez qui ont été fêtés l’an dernier, le regretté Patrice Laffont, décédé en août 2024, était revenu sur son expérience sur le plateau de la comédie culte, dévoilant les coulisses d’un tournage ensoleillé avec une ambiance de vacances… et d’un Louis de Funès agacé par les jeunes acteurs du film !

Patrice Laffont n’a eu qu’un petit rôle dans le film, celui du jeune Jean-Luc, amoureux de la fille de Cruchot, mais il en gardait un excellent souvenir, malgré un salaire très modeste et peu d’harmonie entre Louis de Funès et les jeunes comédiens à l’affiche du long métrage.

“Ce fut (...) une expérience somptueuse car c’était les grandes vacances et on était toute une bande de jeunes qui ne pensait qu’à déconner, avec pour ‘chef’ Daniel Cauchy [interprète de Richard dans le film, ndlr] !”.

Mais cette bande de jeunes désinvoltes a fortement tapé sur les nerfs de Louis de Funès…

“Autant le réalisateur Jean Girault tolérait nos écarts, autant Louis de Funès fulminait. Il ne nous fréquentait pas et ne nous disait même plus bonjour après quelques incartades en plateau, car pour lui nous n’étions pas professionnels.”

Patrice Laffont a finalement partagé peu de scènes avec le comédien vétéran dans ce premier volet de la célèbre saga de Jean Girault, jouant surtout face à Geneviève Grad, qui interprétait Nicole Cruchot. Il a finalement disparu des volets suivants, bien qu’il se soit pourtant marié avec elle à la fin du film : “J’imagine que nous avons dû divorcer avant Le Gendarme à New York !”, a-t-il plaisanté à ce sujet.

La Vengeance aux deux visages : Marlon Brando n'a réalisé qu'un seul film, et l'expérience fut un calvaire

On ne présente plus l'icône hollywoodienne absolue que fut Marlon Brando. S'il fut un fabuleux acteur, quoique très tourmenté côté vie privée, il avait aussi gagné une solide réputation d'être souvent ingérable sur les plateaux de tournage, avec un comportement lunaire. Comme sur le tournage du western La Vengeance aux deux visages, sorti en 1961, sur lequel il avait la double casquette d'acteur et réalisateur, pour la première... et seule fois de sa carrière.

L'histoire ? Elle se déroule à Sonora, un village mexicain, en 1880. Rio et Dad Longworth pillent la banque locale et fuient, poursuivis par les Rurales. Le cheval de Rio est atteint par une balle, et Dad poursuit sa route après avoir promis à Rio de revenir avec une autre monture. Mais il ne tient pas sa parole.

Dad s’enfuit en réalité avec le butin, et Rio est capturé. Des années plus tard, il s’évade de prison et retrouve son complice désormais marié avec une mexicaine, en plus d'être devenu le shérif d’une petite ville côtière. Pour se venger, il décide de séduire sa belle fille…

Unique réalisation de Marlon Brando alors au sommet de sa gloire, La Vengeance aux deux visages devait à l'origine être réalisé par Stanley Kubrick, finalement débarqué du projet. Très peu à l'aise derrière la caméra, le tournage fut pas loin d'être un supplice pour Brando. Il le dira d'ailleurs dans son autobiographie parue en 1994 : "je ne savais absolument pas quoi faire..." Il utilisa une quantité astronomique de pellicule (gâchée donc), attendait des heures pour faire ses plans...

En cinq jours de tournages, il accusait déjà 15 jours de retard sur le planning du tournage. Petite anecdote savoureuse : en bon adepte de la méthode Actors Studio, il insista pour être authentiquement ivre pour une scène où son personnage devait l'être... Sauf qu'il fut tellement ivre qu'il fut incapable de réaliser. Ce qui ne l'empêcha pas de répéter le même processus dans les jours qui suivirent...

Lorsque Paramount découvrit le résultat final, long de 4h42, le studio fut horrifié. Non content d'avoir explosé le budget de départ, passé de 1,8 millions de dollars à 6 millions de dollars, le film était tout bonnement inexploitable avec une telle durée. Paramount pris les choses en main en salle de montage, et ramena la durée du film à 2h21, en plus de changer la fin.

Le film obtint malgré tout un gros succès, mais Brando se déclara amer : "C'est un bon film pour eux [Paramount], mais ce n'est pas le film que j'ai fait... Les personnages sont désormais en noir et blanc, alors que je les voulais gris et humains".

Restauré il y a quelques années avec le soutien de Martin Scorsese (et Steven Spielberg !), La Vengeance aux deux visages a été présenté dans le cadre de Cannes Classic, et édité depuis chez Carlotta en DVD et Blu-ray.