28 octobre 2024

Kim Kardashian se félicite du réexamen de la sentence des frères Menendez

C’est une première victoire pour Kim Kardashian. Le procureur du district de Los Angeles a demandé que soit réexaminée la sentence d’Erik et Lyle Menendez.

Les deux frères ont été condamnés à la prison à vie en 1996 sans possibilité de bénéficier d’une libération conditionnelle. Ils avaient avoué avoir tué, en 1989, leurs parents à leur domicile de Beverly Hills. Depuis, des soupçons de maltraitance de la part des parents contre leurs enfants à l’époque ont été mis à jour, et la star de téléréalité avait utilisé son pouvoir médiatique en faveur d’une potentielle libération à la lueur de ces nouveaux éléments.

Celle qui étudie le droit et a rencontré les condamnés en prison s’est exprimée en story Instagram pour se réjouir de la nouvelle.

« La compréhension de la société sur la maltraitance des enfants a évolué, et les médias sociaux nous permettent de remettre en question le système en place », écrit-elle. « Cette affaire souligne l’importance de remettre en question les décisions et de rechercher la vérité, même lorsque la culpabilité n’est pas remise en question. »

Elle poursuit : « Merci, George Gascón, d’avoir réexaminé l’affaire des frères Menendez et d’avoir redressé un tort important. Votre engagement en faveur de la vérité et de l’équité est louable. »

Celle qui connaît bien Ryan Murphy, qui a été le premier à lui donner sa chance en tant que comédienne, s’adresse ensuite « à la famille des frères, à leurs amis et aux millions de personnes qui les ont soutenus » : « Votre voix a été entendue. L’attention portée par les médias, en particulier dans le sillage de la série télévisée de Ryan Murphy, a contribué à mettre en lumière les abus et les injustices dans cette affaire ».

Cooper Koch, qui incarne Erik Menendez dans la série et qui a lui aussi rendu visite aux deux détenus, a également salué cette décision : « Je suis submergé de gratitude et d’espoir pour les progrès que nous avons vus aujourd’hui ». Selon lui, « la recommandation de Gascón a ravivé le sentiment de possibilité que Lyle et Erik puissent enfin être libérés après des décennies passées derrière les barreaux. Mais ce voyage n’est pas terminé. »

Le choix du procureur Gascón intervient alors qu’il est en pleine campagne de réélection et se retrouve en difficulté dans les derniers sondages face à son concurrent, Nathan Hochman. Il a affirmé ne pas avoir été influencé en vue du suffrage du 5 novembre par l’opinion publique dans sa décision de réexaminer la sentence des frères Menendez, décision qu’il ne voulait initialement pas dévoiler avant le 26 novembre, date de la prochaine audience.

Si Eva Mendes se sent sexy, c’est grâce à Ryan Gosling

À l’occasion d’une interview accordée au Times pour évoquer son rôle d’égérie de la collection hiver 2024 de Stella McCartney, Eva Mendes a offert de rares confidences sur sa relation avec Ryan Gosling. A l’entendre, c’est au père de ses enfants qu’elle doit de se trouver belle au quotidien.

« Je me sens vraiment sexy par moments », a confié l’actrice de 50 ans. « La façon dont mon homme me regarde est juste… Parfois je me dis, "Oh mon Dieu". Ça ne plaira peut-être pas à tout le monde, mais une grande partie de ce que je ressens est le reflet de ce qu’il me donne. »

« Il y a tellement de choses qui peuvent faire que je me sente sexy et je dirais que je me sens plus souvent sexy que l’inverse », a poursuivi Eva Mendes. « Je suppose que c’est parce que je ne me suis jamais considérée comme belle, mais je me suis toujours sentie très sensuelle. »

Une sensualité qui, selon elle, a atteint son paroxysme dans The Place Beyond the Pines, film qui a marqué leur rencontre et le début de leur relation en 2011. « Il parvient à faire ressortir quelque chose chez moi qui n’avait jamais été accessible auparavant », a-t-elle ajouté.

L'actrice Hannah Murray va publier une autobiographie

Hannah Murray, que vous avez sans doute vue dans Skins ou dans Game of Thrones où elle incarnait Gilly, planche actuellement sur une autobiographie qui a mis en ébullition le monde du livre. En effet, la maison d’édition Hutchinson Heinemann a remporté les enchères face à douze concurrentes qui elles aussi espéraient mettre la main sur cette autobiographie d’ores et déjà intitulée The Make-Believe.

Un titre qui laisse penser qu’Hannah Murray reviendra en détail sur son enrôlement dans une secte du bien-être dont elle n’était sortie en 2017 qu’au prix d’un long séjour en hôpital psychiatrique.

« C’est l’histoire de la frontière floue entre ce qui est réel et ce qui est illusion, entre ce que nous devons accepter et ce que nous souhaitons être vrai », peut-on lire dans un communiqué de la maison d’édition relayé par le site The Bookseller.

Hannah Murray a déclaré : « The Make-Believe raconte une histoire profondément personnelle qui vit en moi depuis de nombreuses années et qu’il me semble désormais vital de partager. »

Le livre, dont la parution est prévue pour l’été 2026, promet d’explorer la façon dont certaines organisations profitent des personnes vulnérables, et a fortiori des célébrités, pour promouvoir leurs charlataneries.

Ariana Grande obligée de présenter ses plus plates excuses à Elvira, maîtresse des ténèbres

Cassandra Peterson, plus connue sous le nom d’Elvira, maîtresse des ténèbres, a récemment raconté lors d’une séance de questions-réponses avec ses fans une rencontre peu plaisante avec Ariana Grande.

« Elle est venue avec 20 invités à mon spectacle », s’est souvenue l’icône du cinéma d’horreur de série Z. « J’ai pris des photos avec chacun d’entre eux, j’ai signé des autographes pour chacun d’entre eux. Puis je lui ai demandé si on pouvait prendre une photo ensemble, et elle a refusé. »

Pire encore, la pop star a quitté les lieux avant même le début du spectacle !

Un peu gênée par cette histoire devenue virale, Ariana Grande a tenu à s’expliquer sur Instagram.

« Je suis vraiment navrée de voir ça », a-t-elle écrit. « Je ne me souviens même pas d’avoir eu la chance de vous rencontrer car j’ai eu une crise d’anxiété. C’était il y a environ sept ans et, à l’époque, je ne gérais vraiment pas bien la foule et les endroits bruyants. »

Pour rappel, il y a sept ans de cela, en mai 2017, un terroriste s’est fait exploser à l’issue d’un concert d’Ariana Grande. L’attentat s’est déroulé à Manchester et a fait 23 morts et 237 blessés. Un événement qui, on peut aisément le comprendre, a traumatisé la star.

La chanteuse a conclu son message en qualifiant Elvira de « reine de Halloween », ce qui ne manquera pas de calmer la rancœur de la maîtresse des ténèbres. Comme quoi tout est bien qui finit bien, même pour Halloween !

Rachel Zegler soutient Chappell Roan contre les trolls qui l’accablent

Rachel Zegler est à fond derrière Chappell Roan dans la résistance qu’elle mène face aux trolls. Pour celle qui fait l’objet d’attaques incessantes depuis qu’elle a été choisie pour incarner Blanche-Neige dans l’adaptation en prises de vues réelles de Disney, il était important de montrer son soutien à la chanteuse qui est devenue la cible privilégiée des trolls.

« La seconde où l’on perd son anonymat, on perd tout ce qui va avec, notamment son confort. J’aurais aimé avoir la présence d’esprit de le dire comme Chappell l’a fait. Je pense qu’elle est brillante », a confié Rachel Zegler à Teen Vogue, en référence aux propos de la chanteuse qui a comparé la célébrité à « un mari violent ».

« Les gens qui sont en colère contre elle sont des idiots qui ne savent tout simplement pas ce que c’est de ne plus avoir une once d’intimité », a poursuivi Rachel Zegler.

La comédienne, qui a quitté X à cause de la toxicité de la plateforme, s’est également indignée du traitement réservé aux femmes célèbres sur les réseaux.

« J’ai vu des femmes être démolies toute ma vie. Jameela Jamil, pourquoi ? Taylor Swift, pourquoi ? Jennifer Lawrence, pourquoi ? Anne Hathaway, pourquoi ? Halle Bailey, pourquoi ? Et maintenant, ils s’en prennent à Chappell. Je les emmerde ! » Un bel élan de solidarité féminine qui fait plaisir à voir !

Omar Sy tacle Canal+ où il a fait ses débuts

S’il est reconnaissant envers Canal+ pour avoir lancé sa carrière, Omar Sy a quelques réserves sur les derniers changements de la chaîne. L’acteur n’a pu s’empêcher de glisser une remarque piquante sur l’état actuel du groupe Canal+, devenu en 2014 une filiale du groupe de Vincent Bolloré, Vivendi, au moment d’aborder les 40 ans de la chaîne cryptée et ses propres débuts réussis en son sein aux côtés de Fred Testot dans la série humoristique, SAV des émissions.

Or, Omar Sy ne semble pas reconnaître la quatrième chaîne qui lui a permis de se faire un nom dans le cinéma après la fin du SAV en 2012. « C’est Canal qui m’a fait basculer dans cet autre monde. Après, quand tu vois la chaîne aujourd’hui, tu te demandes comment elle peut porter le même nom », a-t-il déclaré lors d’un entretien avec la Tribune du Dimanche publié le 27 octobre. « Canal, c’était d’abord synonyme de révolution télévisuelle. Elle faisait toujours basculer le pays dans ce qu’il allait être. Et à cette époque, c’était toujours dans le bon sens ».

Le comédien s’accroche malgré tout à ses bons souvenirs et aux opportunités obtenues grâce au groupe, qui lui a « tout appris ». « J’étais un gamin, je n’avais que 19 balais. Donc quand je suis arrivé, j’observais et j’apprenais », a-t-il confié, avant d’exprimer sa reconnaissance envers Alain De Greef, ancien directeur des programmes de Canal +. « C’était un mec patient qui nous a laissés grandir dans une espèce de laboratoire […] Canal fut donc mon centre de formation », a-t-il reconnu.

Canal+ diffusait autrefois des émissions phares, comme Le Grand Journal et Les Guignols de l’info, qui se sont arrêtées en 2017 et 2018. Plus récemment, le groupe a été dans la tourmente à l’annonce par l’Arcom du retrait de la TNT l’an prochain de sa chaîne C8, qui diffuse notamment l’émission Touche pas à mon poste ! de Cyril Hanouna. Canal+ a contesté cette décision et attend une réponse au mois de novembre.

Laurent Delahousse émoustillé devant une archive de Line Renaud, elle se gausse

A 96 ans, Line Renaud aura marqué plusieurs générations de Français. Actrice, meneuse de revue, femme engagée, chanteuse, elle a réussi à marquer de son empreinte indélébile le coeur et la mémoire de son public. Ce 27 octobre 2024, l’artiste était l’invitée de Laurent Delahousse dans l’émission 20h30 le dimanche. Au cours de son entretien, celle qui est revenue sur sa carrière mais aussi sur ses histoires d’amour, a pu revoir des images d’archive, où elle apparaît bien plus jeune.

Et force est de constater que Laurent Delahousse n’est pas resté de marbre devant la beauté de Line Renaud : “J’étais pas mal foutue à l’époque”, lance l’ancienne actrice, dans un sourire. Ce à quoi le journaliste répond : “Je trouve… Est-ce que j’ai le droit de le dire ? Vous étiez pas mal du tout, vous étiez très belle et vous l’êtes encore”. 

Un joli compliment pour celle qui s’est également confiée au sujet de sa vision de la fin de vie, "arrivera, le plus loin possible". Mais pour Line Renaud, le moment venu, elle décidera de sa mort : "Quand elle viendra à ma porte, je lui dirai : 'entrez'. Voilà ce que je pense. Je pense que lorsqu'on sait qu'il n'y a plus rien à faire, que c'est une question de mois et que ça sera des mois dans la souffrance, dans la douleur alors, allez-y, partez. Je partirai”, confie-t-elle, bouleversante.

Hors de question pour Line Renaud de mourir dans la douleur. “Pourquoi souffrir deux mois de plus quand on sait qu'on peut arrêter ça ? Je demanderai, quand on arrive là avec moi, je demanderai à partir, à ce qu'on me fasse partir", a-t-elle déclaré.

Aya Nakamura prise à partie par Alain Finkielkraut, il ne s’arrête plus

Une performance qui a fait le tour du monde… Vendredi 26 juillet 2024, depuis le pont des Arts, Aya Nakamura a enchaîné deux de ses tubes avant d’interpréter une version revisitée du titre For me formidable, de Charles Aznavour. "C’était trop bien. Je suis trop fière de moi. Je suis contente. C’est un show de plus qui a été fait", avait indiqué la chanteuse un mois plus tard dans une vidéo partagée sur TikTok.

Si Aya Nakamura a de nombreux fans, Alain Finkielkraut n’en fait pas parti. Samedi 26 octobre 2024, sur le plateau du Figaro, le philosophe et académicien a déploré : "Quant à l’image d’Aya Nakamura, elle était absolument consternante. Ce qu’elle chante d’abord, on ne le comprend pas. C’est quand même… Personne n’a jamais compris ses chansons. J’ajoute qu’elle a été condamnée pour violences conjugales".

Très remonté, le philosophe a lâché : "Et en plus, on l’a fait - c’était ça, la gloire - sortir de l’Institut (Institut de France qui abrite notamment l’Académie française). L’Institut, on est là pour défendre la langue française, et tout d’un coup, c’est Aya Nakamura qui reprend le flambeau alors que dans son rapport à la langue française est pour le moins distendu".

Pour conclure, Alain Finkielkraut a ajouté : "Mais qui sommes-nous, nous, les académiciens ? Des vieux cons. D’ailleurs, certains académiciens, hélas, ont intériorisé ce reproche. C’est un peu comme l’Éducation nationale avec Bourdieu. Donc, dès qu’il s’agit de défendre la langue, il y a toujours un académicien, ou deux, ou trois qui disent : Non, non, il faut justement respecter dans la langue le principe d’hospitalité, sinon ça va être rétrécissement".

Sur X (ex-Twitter), où la séquence a été relayée, les internautes ont été nombreux à être révoltés par ces propos. "Ce n'est pas lui, avec ses a priori qu'il justifie en se décrivant comme un vieux schnock, qui va redonner le goût de la langue française aux nouvelles générations" ; "Incroyable d’être aussi sournoisement raciste jusqu’à essayer de nous convaincre qu’il est victime d’agression via la langue française et qu’il faut sauver le soldat Finkielkraut", peut-on lire.

D’autres ont ajouté : "Vous défendez une certaine langue bourgeoise, il n'a jamais été interdit de chanter ni en patois ni avec des néologismes. La langue appartient à tout le monde !" ; mais aussi : "Il fait une obsession sur Aya. Il y a une pléiade de chanteurs qui continuent à perpétuer la langue française. Aya Nakamura est un produit système qu’on aime ou pas. Foutez lui la paix. Ou allez à Garnier".

Heat : Al Pacino confirme que le lieutenant Hanna est accro à la coke

Al Pacino vient de publier ses mémoires, et au sein de ce livre intitulé Sonny Boy, il confirme une théorie de fans concernant l'un de ses films cultes, Heat. Dans ce thriller de Michael Mann, il interprète le lieutenant Vincent Hanna, obsédé par son enquête sur le malfrat Neil McCauley (joué par Robert De Niro). Un rôle dans lequel le comédien de Scarface et de L'Impasse est particulièrement exubérant. Il a notamment effrayé son partenaire de jeu Hank Azaria lors du tournage d'une scène culte, au cours de laquelle il se met à hurler sur un suspect.

Proposant pas mal d'impros au cinéaste, Al Pacino a clairement incarné son personnage comme étant accro à la cocaïne, mais il ne reste plus de trace évidente de cet aspect de la personnalité de Hanna dans le montage final. Invité dans le podcast de Marc Maron pour parler de son ouvrage, l'acteur de 84 ans confirme l'existence d'une scène au cours de laquelle le public aurait dû voir ce personnage consommer explicitement de la drogue, mais il explique que le réalisateur a finalement décidé de la couper au montage.

"Pleins de gens n'étaient pas au courant, raconte-t-il. J'ai dû cacher ça pendant plus de 20 ans, mais je crois qu'il y a une bonne raison (pour laquelle la consommation de drogue n'est finalement pas dans le film). Je jouais de toutes façons quelqu'un de très nerveux, tendu. Et dans ma version, il prenait de la cocaïne, oui, mais je ne sais pas si c'était le cas du véritable gars dont on s'est inspirés pour le film ? En tout cas, le personnage que j'ai composé en consommait, oui."

Pour Pacino, le fait que son personnage soit accro à une telle substance était importante pour comprendre toutes les facettes de sa personnalité :

"Vous savez, au départ il y avait une scène où j'allais dans un club et on me voyait clairement en prendre. On me voyait sniffer, et je suis certain que ce personnage avait de bonnes raisons de faire ça."

Mann a-t-il préféré couper cette séquence plus explicite pour ne pas montrer une image trop négative de son modèle, le vrai policier qui a inspiré le lieutenant Hanna ? Al Pacino n'en dit pas plus à ce sujet à propos de Heat. En revanche, il s'amuse du fait que malgré ce rôle "fou", et celui de Tony Montana dans Scarface, il n'a jamais consommé ce genre de drogue :

"Jamais de la vie, je me dois de le dire. Personne ne me croit, mais je le dis quand même car c'est la vérité : je n'ai jamais pris de coke de toute ma vie."

Il y a deux ans, au moment où Michael Mann s'apprêtait à publier la suite/préquel de Heat en roman, Pacino avait déjà évoqué le sujet de l'addiction de son personnage lors d'une présentation du film, tout juste restauré en 4K, animée par Christopher Nolan. Il a aussi soumis l'idée d'engager Timothée Chalamet si Michael Mann voulait adapter son livre sur grand écran. Le comédien de 27 ans incarnera-t-il bientôt à son tour le lieutenant Hanna ?

Here, le film qui réunit Tom Hanks et Robin Wright, se fait massacrer par la presse américaine

Pendant plus de 30 ans, chaque film de Robert Zemeckis était un évènement. Toujours à la pointe des effets visuels et de la narration, le cinéaste américain affiche un CV remarquable, de la trilogie Retour vers le futur, en passant par Qui veut la peau de Roger Rabbit, Forrest Gump, Contact ou Seul au monde. 

Son inspiration a commencé à décliner avec le passage au XXIe siècle, mais cela donnait encore des bons films avec des grands moments de cinéma, comme Flight ou The Walk. Mais depuis quelques années, ça devient très compliqué pour ce bon vieux Bob qui reste sur deux gros échecs : Sacrées Sorcières, sorti directement sur HBO Max en 2020, en pleine pandémie, et son décevant remake en live action de Pinocchio pour Disney+. 

Malgré ces désillusions, Zemeckis garde encore la confiance des gros studios, notamment grâce au soutien indéfectible de Tom Hanks, qui est la star de son nouveau film, Here – Les plus belles années de notre vie, qui bénéficiera d'une sortie en salle avec un budget de 50 millions de dollars. Robin Wright en est aussi, tout comme le scénariste Eric Roth, le directeur de la photographie Don Burgess et le compositeur Alan Silvestri. Soit l’équipe de Forrest Gump. De quoi espérer un retour en forme du réalisateur de 72 ans ? 

Contredisant les projections test qui avaient fuité l'an dernier, les premiers avis de la presse américaine ne sont guère rassurants. Présenté à Los Angles dans le cadre de l’AFI FEST (organisé par l’American Film Institute), Here n’a pas vraiment séduit les critiques qui ont pu assister à sa projection. Adapté de la bande dessinée du même nom de Richard McGuire, le film raconte l’histoire d’un lieu à travers les âges et les époques, où des défilent des générations d'hommes et de femmes des temps préhistoriques jusqu'à nos jours. 

"Le concept est incroyablement ambitieux. L’exécution est digne d’un diner-spectacle", résume sans détour la critique de The Wrap, qualifiant Here de "réunion fade de Forrest Gump". "Même quand Zemeckis essaie, à la fin, de nous faire ressentir que les gens ont aimé cette maison après avoir passé leur vie à dire qu’ils la détestaient, ce n’est pas cathartique. C’est vide et pas convaincant." 

Variety compare de son côté Here à "une installation de musée", expliquant que le concept de la caméra fixe en point de vue ne fonctionne pour un film. Pas plus que les effets spéciaux utilisés pour rajeunir Tom Hanks et Robin Wright : "Avec cette horrible technologie de remplacement des visages, les acteurs ressemblent plus à des Sims en haute définition qu’à une version jeune d’eux-mêmes."

"La caméra de Don Burgess ne quitte son plan fixe dans le salon qu’à la toute fin, se promenant autour de la maison pour nous montrer la petite banlieue qui l’entoure. Mais un faux colibri manifestement numérique vient nous rappeler que presque tout est synthétique dans Here", enfonce le Hollywood Reporter. 

Certains critiques défendent toutefois le film, qui affiche pour le moment un score de 31% d’avis positifs sur Rotten Tomatoes, mais sans grande conviction, à l’image d’Indiewire : "Si vous avez un jour été ou vécu dans une maison et vous êtes demandé qui avait été ici avant vous, Here fera écho en vous. Mais si vous n’êtes pas curieux, alors il n’y a au bout du compte rien, absolument rien, ici pour vous".

Here sortira en France le 6 novembre prochain.