05 juillet 2024

Pourquoi Humphrey Bogart a refusé de jouer dans Gilda

Gilda est un classique de l'Histoire du cinéma et un classique du film noir. Sorti en 1946, c'est un film "véhicule" pour l'actrice Rita Hayworth afin de surfer sur son image de "pin-up" pour les soldats américains durant la Seconde guerre mondiale et lui donner enfin le grand film qu'elle mérite.

Productrice de ce projet pour la Columbia, Virginia Van Upp supervise le scénario pour l'adapter à la persona de Rita Hayworth et à son image auprès du public.

C'est encore Van Upp qui envoie le scénario à Humphrey Bogart, alors star du film noir avec des titres comme Le Port de l'angoisse, Le Caïd, La Mort n'était pas au rendez-vous, Le Faucon maltais ou encore Une femme dangereuse. Mais ce dernier ne juge pas le film à son goût.

Dans Gilda, livre de Melvyn Stokes publié dans la collection BFI Film Classics (cité par Collider), on peut lire que Bogart, après lecture du scénario, refuse de jouer le rôle de Johnny Farrell au prétexte qu'il s'agit selon lui d'un 'film de femme'. Autrement dit, où la star est une femme. Et où il n'aurait potentiellement qu'un rôle secondaire.

Mais son refus a été un mal pour un bien. D'abord parce qu'il faut reconnaître que Gilda - et cela est loin d'être un crime à Hollywood - cherche à reproduire la formule de Casablanca, énorme succès de la Warner sorti quatre ans auparavant, et porté par (justement) Humphrey Bogart et Ingrid Bergman.

On y retrouve un triangle amoureux, un Américain expatrié tenancier de bar en costume blanc et un contexte politique complexe. La comparaison s'arrête là, mais le refus de Bogart a peut-être permis aux scénaristes de partir vers le Gilda que nous connaissons aujourd'hui, et à le différencier de Casablanca.

Surtout, le refus de Bogart a permis de mettre en lumière le talent de Glenn Ford, l'interprète final de Johnny Farrell, et a lancé véritablement sa carrière d'acteur de premier rôle. Cela lui permettra d'apparaître dans les excellents Graine de violence, 3h10 pour Yuma, L'Enigme du Lac noir ou Le Déserteur du Fort Alamo.

Prime Video : pas de saison 3 pour Outer Range

Mauvaise nouvelle pour les fans de Outer Range : la série est annulée avant sa saison 3. Cette annonce, confirmée par Deadline, intervient deux mois après la sortie de la saison 2, le 16 mai dernier. L'annulation est une surprise car, comme le rappelle le média américain, les audiences étaient plutôt positives.

La semaine de sa sortie, la saison 2 s'était positionnée à la troisième position sur le classement Nielsen Streaming Originals - qui informe les audiences hebdomadaires des nouveautés sur les plateformes.

L'acteur principal de la série, Josh Brolin, a réagi sur son compte Instagram : "Même si je pense que c'est un faux pas de la part d'Amazon Prime d'annuler notre série bien-aimée Outer Range, cela ne minimisera, ni n'enlèvera jamais la grandeur de cette idée, de ce casting de diamants et de l'équipe la plus bosseuse que j'aie jamais rencontrée."

Il poursuit : "Quant à l’intégrité créative : 2-0. Nous gagnons. Merci Charles Murray en particulier d'avoir accepté de s'appuyer sur la machine à vagues qui vous a été si mal accordée. Bravo. Et surtout merci aux fans ultra-fidèles. Avec No Country For Old Men et Sicario, Outer Range est un projet roi dont on me parle le plus. Nous vous remercions en retour."

Outer Range suit l'histoire d'un éleveur, Royal Abbott, joué par Josh Brolin, qui se bat pour ses terres et ses familles après avoir découvert un étrange trou noir en pleine nature.

Sean Penn n'apprécie plus aucun de ses films depuis 16 ans

On ne présente guère plus Sean Penn, acteur - réalisateur largement reconnu et consacré, notamment par deux Oscars du Meilleur acteur, respectivement pour Mystic River et sa composition sur l'homme politique gay assassiné Harvey Milk.

Il fait aussi beaucoup parler de lui en dehors d'Hollywood, que ce soit sur les projets humanitaires et ses prises de positions politiques plutôt tranchées, comme celle concernant la guerre en Ukraine.

Des positions parfois radicales et jusqu'au-boutiste, comme celle où il a carrément menacé de fondre ses deux Oscars si le Président Zelensky n'intervenait pas lors de la cérémonie de remise des prix cette année-là. Pas exactement un adepte de la demi-mesure...

S'il continue de tourner, sur petit comme grand écran, le goût de la chose ne semble apparemment plus vraiment manifeste pour lui... Dans un entretien accordé au New York Times, Sean Penn lâche en effet qu'il n'a pas eu de plaisir sur un plateau de tournage depuis... 16 ans.

Plus précisément, depuis le tournage de Harvey Milk justement : "C'était la dernière fois où j'ai pris du plaisir sur un tournage", commente-t-il, décrivant la dernière décennie comme "misérable".

Il ajoute : "J’ai l’impression qu’un acteur qui joue un rôle principal, qui est un acteur connu et qui est bien payé, occupe une position de leader dans un film et il faut se présenter avec énergie et être un bon garde du corps d’une manière ou d’une autre.

Je faisais semblant de me frayer un chemin à travers tout cela et c'était épuisant. La plupart du temps, je pensais simplement : "Quelle heure est-il ? Quand allons-nous descendre ?" Mais je ne savais pas comment continuer à faire tourner ma maison ou voyager librement ou ce genre de choses, si j'arrêtais".

En 2018 d'ailleurs, Penn expliquait déjà être titillé par l'envie d'arrêter sa carrière d'acteur, sans franchir le pas. Il faut bien faire bouillir la marmite...

Depuis Harvey Milk pourtant, Penn n'est pas resté inactif, loin s'en faut. Et a quand même tourné avec des cinéastes de premier plan, comme Terrence Malick dans Tree of Life, ou, plus récemment encore, dans Licorice Pizza de Paul Thomas Anderson.

Plus de 50% des séries et des films commandés par Netflix ne sont pas américains


Une petite révolution culturelle se prépare. On apprend que Netflix et Amazon ont commandé la majorité de leurs films et séries en dehors des États-Unis au cours du dernier trimestre, selon une étude d'Ampere Analysis, une société de données, de recherche et d'analyse, spécialisée dans les médias, le contenu, les communications, les jeux et le sport.

Ampere a prédit que les dépenses internationales de ces plateformes continueront à augmenter après avoir constaté qu'elles ont commandé plus de la moitié (53%) de l'ensemble de leurs productions dans le monde au cours des trois premiers mois de 2024.

Netflix a commandé plus de 200 séries et films au premier trimestre, suivi d'Amazon avec environ 140 séries et films, selon Ampere. Il s'agit du plus gros trimestre de Netflix depuis trois ans et d'un record pour Prime Video. Les streamers tels que Disney+, Paramount+ et Apple TV+ sont loin derrière.

Cette croissance est "stimulée par des investissements accrus dans les territoires internationaux", selon Ampere, soulignant que les deux diffuseurs commandent désormais "la majorité de leurs titres en dehors des États-Unis".

Alors que les concurrents ont fait marche arrière, le premier trimestre de cette année a été caractérisé par des annonces fracassantes de Netflix au Royaume-Uni, en Allemagne et en Pologne, et selon Ampere les commandes de Netflix pour l'Europe de l'Ouest ont "presque atteint la parité" avec les titres nord-américains pour la première fois au cours du trimestre. Ces derniers mois ont vu des percées internationales comme Mon Petit renne de Netflix et Maxton Hall - Le monde qui nous sépare d'Amazon.

Dans le même temps, les deux plateformes ont fait de gros efforts dans des territoires clés tels que l'Inde et la Corée. Les commandes d'Amazon pour la région Asie-Pacifique ont été dominées par les productions indiennes, avec une liste record de 37 titres, soit plus que les six trimestres précédents combinés, selon Ampere.

Les films policiers et les thrillers ont été privilégiés en Inde, qui devrait devenir le plus grand centre d'abonnés de Netflix dans la région, alors que l'entreprise cherche à concurrencer plus étroitement Amazon.

En ce qui concerne les films, Ampere indique que Netflix a diminué la commande de films originaux nationaux, mais a augmenté les commandes de films internationaux dans des territoires tels que les pays nordiques, l'Asie-Pacifique et l'Afrique subsaharienne.

Mariana Enriquez Denton Bustinza, chercheuse chez Ampere, explique que "la saturation du marché en Amérique du Nord, l'augmentation des coûts de production et l'impact persistant des grèves à Hollywood ont poussé Netflix et Amazon à augmenter leurs investissements dans les productions internationales afin de stimuler la croissance du nombre d'abonnés".

"Alors que plusieurs plateformes soutenues par des studios ont procédé à des réductions à l'échelle internationale, ces deux géants du streaming redoublent d'efforts pour mettre en œuvre leur stratégie mondiale localisée", ajoute-t-elle.

"Pour Netflix, cela signifie s'adresser à une large base d'abonnés tout en s'appuyant sur les marchés dont les productions offrent le plus grand potentiel d'attractivité. Parallèlement, l'approche d'Amazon reste plus fortement axée sur des marchés clés tels que l'Inde, tout en tirant parti de sa position mondiale pour s'étendre davantage sur le marché des salles de cinéma afin de générer des revenus en aval de ses plateformes."

Après la polémique Anatomie d'une chute Vs Dodin Bouffant, un changement est acté pour les Oscars 2025

Qui est le mieux habilité pour choisir le candidat de la France aux Oscars dans la catégorie meilleur film international ? Cette question a beaucoup été soulevée au moment où La Passion de Dodin Bouffant a été sélectionné, au détriment d'Anatomie d'une chute, que d'aucuns voyaient comme le candidat évident et naturel pour les Oscars.

Cette non-sélection a fait couler beaucoup d'encre. Au point de mettre en difficulté le réalisateur de La Passion de Dodin Bouffant qui a confié ne pas "comprendre la violence" à laquelle il a dû faire face. Comme on le sait, Anatomie d'une chute a finalement fait l'objet de plusieurs nominations aux Oscars, et a même remporté la statuette du meilleur scénario.

Ne voulant justement pas reproduire ce scénario pour le choix du candidats aux Oscars 2025, le Centre National de la cinématographie a diffusé un communiqué annonçant des changements, visant à "renforcer l’indépendance de la commission de sélection du candidat français".

Voici le communiqué reproduit dans son intégralité :

"Le CNC a procédé à la modification de la commission chargée de la sélection à l’Oscar du meilleur film international.

La commission sera désormais composée de onze membres et de cinq suppléants, contre sept actuellement, afin de favoriser la collégialité des débats, la diversité des points de vue et le caractère secret du vote de chaque membre. En outre, la commission sera dorénavant nommée pour un mandat de deux ans, au lieu d’une seule année. Enfin, le président du CNC n’assistera plus aux séances en qualité d’observateur.

« Ces trois modifications contribueront à renforcer l’indépendance de la commission, aussi bien à l’égard des autorités publiques que des intérêts professionnels » souligne Olivier Henrard, Directeur général du CNC et président par intérim.

Afin de faciliter la tenue des auditions des équipes candidates et la délibération des membres, un président sera désigné parmi ces onze membres, qui disposera d’une voix prépondérante en cas d’égal partage des suffrages.

Les membres, toujours nommés par le ministre chargé de la culture sur proposition du président du CNC, seront, dans leur totalité, des personnalités qualifiées dans le domaine du cinéma et, conformément au règlement de l’Académie des arts et des sciences du cinéma (Academy of Motion Picture Arts and Sciences), la moitié au moins des personnalités ainsi désignées auront la qualité d’artistes ou techniciens du cinéma (« artists and/or craftspeople from the field of motion pictures »).

Le processus de sélection du candidat français aux Oscars reste par ailleurs inchangé. Ainsi, comme par le passé, le président d’Unifrance, organisme chargé de la promotion à l’étranger de l’œuvre lauréate et de son accompagnement lors de la campagne des Oscars, assistera à la commission, en qualité d’observateur sans voix délibérative.

Les films qui souhaitent représenter la France aux Oscars cette année devront déposer formellement leur candidature avant le 15 juillet prochain. La commission se réunira ensuite à deux reprises, dans le courant du mois de septembre : une première fois pour établir une liste de 3 à 5 films, puis une seconde fois pour procéder au choix final."

On saura donc courant septembre quel film pourrait représenter la France aux Oscars 2025 !

04 juillet 2024

Insaisissables 3 : Lionsgate annonce le casting et la date de sortie du nouvel opus

Il y a huit ans sortait le deuxième volet d’Insaisissables, qui racontait la suite des aventures magiques des Quatre Cavaliers commencées en 2013. Depuis, le projet semblait avoir été mis au placard, même si le scénariste Eric Warren Singer annonçait travailler sur une suite (malgré les réticences du studio Lionsgate) il y a quelques années.

Cette fois ça y est, le projet est bien lancé. Bientôt porté à l’écran par le réalisateur Ruben Fleischer – qui remplace ainsi Louis Leterrier occupé sur la saga Fast and Furious, et Jon M. Chu, qui avait mis en scène le deuxième opus avant de s'atteler à Wicked en deux parties – le scénario a bien été finalisé par Eric Warren Singer. Si Lionsgate n’a pas encore communiqué sur un synopsis officiel ou la date du tournage, le studio se donne un objectif très concret : celui de sortir ce nouveau film pour le 14 novembre 2025.

Ce n’est pas la seule information que les cadres de Lionsgate ont décidé de laisser fuiter. On sait qu'Insaisissables 3 verra revenir Isla Fisher dans le rôle de Henley Reeves, reformant ainsi le quatuor originellement du premier volet de la saga. L’actrice avait été remplacée par Lizzy Caplan et son personnage, Lulu May, parce qu’elle était enceinte au moment de la production du film.

Pas de Daniel Radcliffe en vue non plus, qui avait pourtant marqué en grand méchant dans le deuxième film, mais Jesse Eisenberg reviendra mener la danse dans le rôle du séducteur-prestidigitateur Daniel Atlas, flanqué de ses deux compagnons, Woody Harrelson et Dave Franco (Merritt McKinney et Jack Wilder dans les films). Mark Ruffalo, introduit dans Insaisissables 1 comme Dylan Rhodes, puis, dans le 2, comme Dylan Shrike, reprendra également son rôle.

Quelques nouvelles têtes se joignent à la partie : Justice Smith (Pokémon : Détective Pikachu, The Get Down), Dominic Sessa (Winter Break), Ariana Greenblatt (Barbie, 65 : La Terre d’avant), mais aussi la grande Rosamund Pike, dernièrement vue dans Saltburn, immense succès chez les plus jeunes.

Plus d’un an nous sépare de la sortie du film dans les salles de cinéma, mais il est certain que le studio donnera bientôt plus d’informations quant à la teneur de ce nouveau projet.

Lady Oscar sera de retour au cinéma en 2025

 Les fans de Lady Oscar, série animée culte des années 80, seront aux anges ! Le studio Mappa, société derrière L'Attaque des Titans ou Jujutsu Kaisen, a produit un long-métrage tiré du célèbre manga créé par Riyoko Ikeda en 1972. Le film reprend le titre de l'oeuvre originale : The Rose of Versailles.

Annoncée en septembre 2022, cette nouvelle adaptation se dévoile enfin à travers une bande-annonce éblouissante ! Pour rappel, l'histoire nous emmène au coeur du XVIIIème siècle, en France, avant et pendant la Révolution française. Le récit présente la famille de Jarjayes, dont le père de famille ne rêve que d'avoir un garçon. Quelle n'est pas sa déception lorsque son épouse met au monde une belle petite fille blonde.

Cependant, cette enfant s'appellera Oscar et sera élevée comme un garçon. Son éducation militaire lui permet de devenir Capitaine de la Garde Royale. Chargée de la protection de Marie-Antoinette, accompagnée de son ami d'enfance André, Oscar verra son monde changer au cours de la Révolution.

 Le manga The Rose of Versailles a été créé par la dessinatrice et écrivaine Riyoko Ikeda en 1972 et compte 14 volumes. Il sera adapté en anime en 1979 sous le nom Lady Oscar. Diffusée pour la première fois en septembre 1986 dans l'émission Récré A2, la série de 40 épisodes deviendra très vite un énorme succès.

Par ailleurs, Jacques Demy, réalisateur des Parapluies de Cherbourg, en tirera une première adaptation live en 1978, en langue anglaise. Produit par Agnès Varda, ce Lady Oscar version cinéma possède aussi une bande originale composée par le regretté Michel Legrand, qui collaborait régulièrement avec le cinéaste.

L'acteur Will Reeve, fils de Christopher Reeve, fera une apparition dans le nouveau Superman

Si vous pensiez avoir tout entendu, Netflix est toujours là pour vous prouver le contraire. C'est de nouveau le cas avec L'Homme aux mille enfants, une série documentaire de quatre épisodes qui s'intéresse à Jonathan Jacob Meijer, un Néerlandais bien décidé à devenir le plus grand géniteur au monde. Mais cette obsession n'est pas sans conséquences.

L'histoire de cet homme est raconté les expériences des familles qui ont croisé sa route pour procréer. Toutes découvrent un individu à première vue charmant mais bien plus inquiétant qu'il n'en est l'air. D'ordinaire, un donneur de sperme ne peut aller au-delà de 25 enfants. Cette limite permet d'éviter les risques de consanguinité si des personnes étaient amener à se rapprocher en ignorant leur lien de parenté.

Aujourd'hui âgé de 42 ans, Jonathan Jacob Meijer a commencé à donner son sperme dès l'âge de 25 ans pour ne jamais s'arrêter. Si ses motivations sont floues, l'homme est considéré comme un escroc qui profite de la confiance des familles.

Le principal intéressé a refusé toute interview pour la série documentaire, mais dans une interview accordée à la radio de la BBC, il affirme que l'enquête est "trompeuse" : "Ils ont délibérément appelé ça L'Homme aux mille enfants alors que ça devrait être "Le donneur de sperme qui a aimé des familles à concevoir avec 550 enfants."

Jonathan Jacob Meijer affirme n'avoir rien fait de mal et indique que "Netflix a fait du beau boulot pour sélectionner cinq familles qui n'étaient pas contentes dans les 225 [qu'il a] aidé." Natalie Hill, productrice déléguée de la série documentaire, rétorque que cette enquête est le fruit de quatre ans de travail et qu'elle a personnellement rencontré entre 45 et 50 familles différentes.

L'homme a reçu l'interdiction de donner son sperme aux Pays-Bas en 2017 après que le pays ait comptabilisé 102 enfants nés dans onze cliniques. Il a continué à donner dans d'autres pays jusqu'en 2023 où une femme a porté plainte contre lui pour le risque de cas d'inceste.

Dans sa déposition, il admet avoir eu entre 550 et 600 enfants. Pourtant, la cour de justice estime ce nombre à 1000 à travers plusieurs continents.

L’Homme aux mille enfants : Netflix sort un documentaire sur une histoire incroyable

Si vous pensiez avoir tout entendu, Netflix est toujours là pour vous prouver le contraire. C'est de nouveau le cas avec L'Homme aux mille enfants, une série documentaire de quatre épisodes qui s'intéresse à Jonathan Jacob Meijer, un Néerlandais bien décidé à devenir le plus grand géniteur au monde. Mais cette obsession n'est pas sans conséquences.

L'histoire de cet homme est raconté les expériences des familles qui ont croisé sa route pour procréer. Toutes découvrent un individu à première vue charmant mais bien plus inquiétant qu'il n'en est l'air. D'ordinaire, un donneur de sperme ne peut aller au-delà de 25 enfants. Cette limite permet d'éviter les risques de consanguinité si des personnes étaient amener à se rapprocher en ignorant leur lien de parenté.

Aujourd'hui âgé de 42 ans, Jonathan Jacob Meijer a commencé à donner son sperme dès l'âge de 25 ans pour ne jamais s'arrêter. Si ses motivations sont floues, l'homme est considéré comme un escroc qui profite de la confiance des familles.

Le principal intéressé a refusé toute interview pour la série documentaire, mais dans une interview accordée à la radio de la BBC, il affirme que l'enquête est "trompeuse" : "Ils ont délibérément appelé ça L'Homme aux mille enfants alors que ça devrait être "Le donneur de sperme qui a aimé des familles à concevoir avec 550 enfants."

Jonathan Jacob Meijer affirme n'avoir rien fait de mal et indique que "Netflix a fait du beau boulot pour sélectionner cinq familles qui n'étaient pas contentes dans les 225 [qu'il a] aidé." Natalie Hill, productrice déléguée de la série documentaire, rétorque que cette enquête est le fruit de quatre ans de travail et qu'elle a personnellement rencontré entre 45 et 50 familles différentes.

L'homme a reçu l'interdiction de donner son sperme aux Pays-Bas en 2017 après que le pays ait comptabilisé 102 enfants nés dans onze cliniques. Il a continué à donner dans d'autres pays jusqu'en 2023 où une femme a porté plainte contre lui pour le risque de cas d'inceste.

Dans sa déposition, il admet avoir eu entre 550 et 600 enfants. Pourtant, la cour de justice estime ce nombre à 1000 à travers plusieurs continents.

Bande-annonce de To The Moon, avec Scarlett Johansson et Channing Tatum

Cet été, Scarlett Johansson et Channing Tatum se donnent la réplique pour la toute première fois dans la comédie To The Moon, à voir au cinéma dès le 10 juillet. Si l’interprète de Black Widow et la star de Magic Mike étaient tous deux à l’affiche du film Ave, César ! des frères Coen en 2016, ils n’avaient encore jamais partagé de scènes ensemble, mais c’est désormais chose faite !

Le duo nous fait voyager au cœur des années 60, alors que la course à l’espace entre les États-Unis et la Russie bat son plein. Chargée de redorer l'image de la NASA auprès du public, l'étincelante Kelly Jones, experte en marketing, va perturber la tâche déjà complexe du directeur de la mission, Cole Davis.

Lorsque la Maison-Blanche estime que le projet est trop important pour échouer, Kelly Jones se voit confier la réalisation d'un faux alunissage en guise de plan B, et le compte à rebours est alors vraiment lancé…

Réalisé par Greg Berlanti (Love, Simon, Bébé mode d'emploi), qui s’est également illustré du côté du petit écran en développant l’univers sériel de l’Arrowverse (Arrow, Flash, Supergirl…), ce film s’intéresse aux coulisses du fameux premier pas sur la Lune.

“L’inspiration derrière cette histoire était de créer un film original, amusant et intelligent autour d’une question : le gouvernement américain aurait-il pu ou non simuler l’alunissage d’Apollo 11, qui reste à ce jour l’événement télévisé en direct le plus regardé de l’histoire du monde, et qui est devenu depuis l’une des théories du complot les plus discutées,” explique le réalisateur dans une interview au magazine People.

Scarlett Johansson et Channing Tatum sont accompagnés à l’écran par Woody Harrelson (Larry Flynt), Jim Rash (Community), Nick Dillenburg (Orange Is the New Black), Peter Jacobson (Dr House) et Anna Garcia.

Retrouvez-les dans la comédie To The Moon dès le 10 juillet au cinéma.