01 janvier 2024

Le court-métrage anniversaire de Disney est disponible

Alors que 2023 s'achève bientôt, le studio Disney décide de conclure ses festivités du centenaire en offrant son cadeau. Le court-métrage anniversaire Il était une fois un studio est disponible gratuitement sur YouTube. Le film réunit en huit minutes l'intégralité des personnages du studio, héros comme méchants, dans une joyeuse ambiance de photo de classe.

Sous l'impulsion de Mickey Mouse et de Minnie, tout le monde s'active et sort de son univers pour se rassembler. Donald rouspète face à la lenteur de Flash, le paresseux de Zootopie, Vaiana s'inquiète pour Polochon et Dingo tente désespérément d'avoir tout le monde sur la photo ! Conclu par la douce mélodie du générique reprise en coeur par tous les personnages, ce petit film ravira les fans de Disney et sera peut-être la vraie douceur de ce centenaire.

Mort de l'acteur Tom Wilkinson à l'âge de 75 ans

Le comédien britannique, célèbre pour The Full Monty, grand succès critique et public de l'année 1997 au cinéma, qui lui avait personnellement valu un BAFTA, avait 75 ans. Débutant sa carrière d'acteur en Angleterre dès les années 1970, il est apparu dans de multiples films populaires, d'Au nom du père (1993) à Mission : Impossible : protocole fantôme (2011) en passant par Shakespeare in Love (1998), Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004) ou Batman Begins (en 2005, dans le rôle de Carmine Falcone).

Egalement prolifique au théâtre et à la télévision, Tom Wilkinson a été nommé deux fois aux Oscars au cours de sa carrière : dans la catégorie meilleur acteur pour In the Bedroom, en 2002 (mais c'est Denzel Washington qui a gagné la statuette cette année-là pour Training Day), puis en 2009 pour son second rôle dans Michael Clayton - Javier Bardem fut alors vainqueur grâce à son personnage terrifiant de No Country for Old Men.

Robert Carlyle, son partenaire de jeu dans The Full Monty, qui venait de le retrouver pour une suite en série, diffusée sur Disney+, lui a rendu hommage sur les réseaux sociaux.

"Je suis si triste d'apprendre la disparition de Tom. Il manquera à tous ceux qui ont eu le plaisir de travailler avec lui. C'était un acteur brillant, pas seulement l'un des meilleurs de sa génération, mais de toutes les générations confondues... RIP Tom Wilkinson."

La première version de Mickey Mouse s'apprête à entrer dans le domaine public

 

Après 95 ans, les droits d’auteur qui protègent les courts-métrages Disney Steamboat Willie et Plane Crazy, les deux premiers films mettant en scène Mickey Mouse en 1928, vont expirer le 1er janvier 2024. La petite souris du début de l’histoire du studio va donc entrer dans le domaine public et pourra faire l’objet d’adaptations libres et de détournements, explique Le Film Français.

Jennifer Jenkins, la spécialiste du domaine public à l’université de Duke, suggère que les artistes pourront à présent faire une “version pour sensibiliser au changement climatique du Bateau à vapeur de Willie, dans laquelle le navire s'échouerait sur le lit d'une rivière asséchée, ou encore une version féministe dans laquelle Minnie tiendrait la barre”.

Néanmoins, il est important de préciser que seule cette version de Mickey est dans le domaine public. Le Mickey contemporain en salopette rouge et gants blancs est encore sous protection disneyenne donc vous pouvez déjà oublier vos idées de remakes farfelus et attendre... encore 80 ans de plus. 

Par contre, c’est le moment de se faire plaisir avec le Mickey de Steamboat Willie. Le court-métrage est devenu le jingle d’intro d’un grand nombre de films Disney, avec la fameuse mélodie sifflée par Mickey à la barre de son bateau à vapeur. Maintenant que les fans peuvent faire mumuse avec, ils vont peut-être commencer par lui faire chanter autre chose ?

Double piège : la nouvelle série d’Harlan Coben pour Netflix sera bien différente du livre

Netflix ouvre le bal de l’année 2024 avec Double piège, qui marque sa dernière collaboration avec l’auteur à succès Harlan Coben. Il s’agit là de l’adaptation de son roman éponyme sorti en 2016 et dont voici le synopsis :

Quand Maya, une ancienne soldate, aperçoit soudain sur une caméra espion son mari qu'elle pensait assassiné, elle découvre une conspiration meurtrière ancrée au plus profond du passé. Au casting se retrouvent Michelle Keegan (Maya), Richard Armitage (son mari) et Adeel Akhtar dans le rôle du policier.

Coben ne change pas de style avec cette nouvelle production qui est un thriller en bonne et due forme, avec une histoire de disparition, des secrets révélés, du mystère à gogo et une héroïne qui enquête en dépit du danger. Si Double piège semble être plutôt classique sur le fond et la forme, l’écrivain semble être particulièrement fier de cette adaptation-là.

Dans une interview donnée à Radio Times en octobre dernier, Coben a fait savoir que la fin de Double piège allait en étonner plus d’un, sous-entendant qu’elle serait différente de son roman :

“Vous serez choqués par la fin. On a fait le choix de ne pas avoir de fin ouverte et c’est je pense la meilleure chose à faire quand on binge-watche un programme. Cette fin, on l’a voulu surprenante et émouvante. Notre dernier épisode, est, étonnement le plus court. On a voulu aller à l’essentiel.” (il dure 35 minutes seulement, ndlr).

Un choix scénaristique qu’il justifie dans le but de satisfaire les abonnés de Netflix. Double piège n’aura d’ailleurs pas de saison 2, tout comme les autres séries d’Harlan Coben pour la plateforme, puisqu’elle a été présentée dès le début comme une mini-série. AlloCiné, qui a pu avoir accès aux 8 épisodes en avant-première et confirme que les scénaristes ont pris une direction bien différente du roman et plus ancrée dans la réalité : il y est notamment question de sociétés pharmaceutiques corrompues et d’intelligence artificielle.

Si Double piège ne révolutionne pas le genre, elle respecte réellement son spectateur…

29 décembre 2023

Tribune en soutien à Gérard Depardieu : Nadine Trintignant confie avoir fait « une grave erreur » et retire sa signature

Une tribune qui fait polémique. Le 7 décembre dernier, Complément d’enquête a diffusé les propos obscènes et sexistes tenus par Gérard Depardieu lors d’un voyage en Corée du Nord. Ce reportage choc a engendré un véritable scandale politico-médiatique. Interrogé dans l'émission C à vous, Emmanuel Macron avait notamment dénoncé une "chasse à l'homme" contre Gérard Depardieu. Mardi 26 décembre, une soixantaine d’artistes, parmi lesquelles Carla Bruni, Nathalie Baye ou encore Nadine Trintignant, ont signé une tribune pour appeler à "ne pas effacer" Gérard Depardieu.

"Nous ne pouvons plus rester muets face au lynchage qui s’abat sur lui, face au torrent de haine qui se déverse sur sa personne, sans nuance, dans l’amalgame le plus complet et au mépris d’une présomption d’innocence dont il aurait bénéficié, comme tout un chacun, s’il n’était pas le géant du cinéma qu’il est. Lorsqu’on s’en prend ainsi à Gérard Depardieu, c’est l’art que l’on attaque", ont écrit les signataires.

Vendredi 29 décembre, Nadine Trintignant a annoncé au Point avoir pris la décision de retirer sa signature de la tribune en soutien à Gérard Depardieu. "J'ignorais en signant cette tribune par qui elle était écrite", a expliqué Nadine Trintignant. "Je demande aux personnes que j'ai choquées de ne pas m'en vouloir de ma grave erreur", a continué l’actrice et réalisatrice. "Je serai toujours contre les lynchages médiatiques quels qu'ils soient", a-t-elle néanmoins précisé.

Jeudi 28 décembre, Yvan Attal avait également confié sur BFMTV ressentir "un malaise" concernant cette tribune. "Parce que j’ai signé cette pétition qui ne me va pas totalement. Mais je l’ai signée parce qu’il y avait quelque chose de plus fort que ce qui me dérangeait dans cette pétition. Et d’ailleurs je l’ai dit aux gens qui ont écrit cette pétition", avait-il confié. Affaire à suivre.

Jermaine Jackson visé par une plainte pour agression sexuelle et coups et blessures

Au début des années 1964, un groupe composé de cinq frères ne manque pas de faire sensation sur la scène artistique américaine : les Jackson Five. Pendant vingt ans, la fratrie enchaîne les succès et se produit sur les scènes du monde entier. Mais s'il y en a un qui a su tirer son épingle du jeu, c'est bien Michael Jackson, le cadet. Beat it, Thriller, Black or White, ou encore Bad… La discographie de celui quie la plupart surnomme Le roi de la pop continue toujours de résonner, et ce plus de 14 ans après sa mort.

Malgré la tragédie, feu Michael Jackson n'en a pas fini avec les scandales pour autant. Au mois d'août dernier, la justice américaine a procédé à la réouverture du procès en lien avec l'affaire des soupçons d'abus sexuels de la star contre deux plaignants, Wade Robson et James Safechuck. Néanmoins, le King of pop n'est pas le seul membre de sa famille à avoir été visé par une plainte.

D'après les récentes informations du média People, Jermaine Jackson, le frère aîné de Michael Jackson, est actuellement visé par une plainte déposée devant la Cour supérieure du comté de Los Angeles le 27 décembre dernier. Dans cette action en justice, Rita Barrett, la plaignante, assure avoir été victime d'abus sexuels, d'agression sexuelle, de coups et blessures sexuels ainsi que de négligence et de viol de la part du chanteur âgé de 69 ans. "Pendant l'agression, la plaignante, la femme de foi a prié Dieu pour obtenir de l'aide (...) Elle craignait pour sa vie", a-t-il précisé dans la plainte.

D'après les dires de la victime présumée, les faits se seraient déroulés à son domicile en 1988. Peu avant l'agression, Jermaine Jackson aurait forcé la porte de sa résidence puis s'en serait pris à elle avec "force et violence", avant de repartir "satisfait". Rita Barrett a ensuite assuré avoir "subi de graves blessures émotionnelles, physiques et psychologiques, notamment de l’humiliation, de la honte, de la culpabilité, une perte économique, une capacité économique et une détresse émotionnelle permanente", suite à cette agression. Pour l'heure, Jermaine Jackson n'a pas réagi à l'affaire.

Les confidences d'Alicia Aylies sur sa prise de poids de 17 kilos pendant sa grossesse

Le bébé qui aura tout changé. Le 30 mai dernier, Alicia Aylies donnait naissance à son premier enfant, une petite fille dont elle annonçait la venue au monde sur son compte Instagram. "Vous m'avez énormément manqué. Je vous en dis un peu plus dans 48 heures. Merci pour tous vos messages d'amour. Ma petite princesse et moi-même allons super bien ! Hâte de partager tout ça avec vous guys", avait-elle indiqué en Story. Depuis, Alicia Aylies ne manque jamais de dévoiler aux internautes sur Instagram à quel point elle nage dans le bonheur. "Une année de plus qui m’est offerte, accompagnée du bonheur et de la chance de porter la vie. Il va falloir que je prenne le temps d’apprécier tout ce que j’ai déjà accompli depuis le jour de ma naissance jusqu’à aujourd’hui, car cette vie mérite d’être célébrée malgré toutes les difficultés qui nous sont souvent imposées", disait-elle, philosophe.

Malgré tout, vendredi 29 décembre 2023, Alicia Aylies - qui a passé Noël en famille - a tenu des propos très déculpabilisants en révélant qu’elle avait elle-même eu des périodes difficiles pendant cette grossesse. Elle révèle au cours d’une série de questions-réponses avoir pris 17 kilos pendant qu'elle était enceinte de sa petite fille Tamalia. “Je suis arrivée en Guyane au début de mon 7ème mois je n’avais que 8/9 kg (je faisais du sport et je mangeais à ma faim mais pas énormément). À la fin, j’ai littéralement profité pour manger tout ce dont j’avais envie et à des heures improbables. J’ai arrêté le sport par manque d’envie à un moment donné et j’ai kiffé comme jamais. À la fin + 17 kg. Aujourd’hui, 8 mois plus tard, il me reste 3 kg de grossesse”, annonce-t-elle.

Tout comme la plupart des femmes, Alicia Aylies a eu beaucoup de mal à voir son corps changer. “Bien évidemment ça a été parfois difficile pour moi de me regarder dans le miroir, j’en ai même pleuré ! Mais j’ai fait un énorme travail sur moi-même et les mots rassurants de la famille contribuent à ce bien-être qui revient petit à petit”, a-t-elle révélé, tout en dévoilant ses petites astuces pour se débarrasser de ses kilos de grossesse : “En toute honnêteté je pense que chaque femme a son propre métabolisme, ses gênes, et de multiples autres choses à prendre en compte qui permettent de retrouver ou non “’sa ligne”. J’ai dû m’armer de patience pour ne pas reprendre le sport tout de suite et en vérité j’ai dû faire 7 séances de sport en 8 mois. Je voulais à tout prix me remettre en activité sauf que la vie m’a bien montré que parfois on ne peut pas tout faire en même temps ! Je suis censée m’y remettre durant le mois de janvier. Sinon c’est surtout l’alimentation, le fait de boire de l’eau et non des boissons sucrées, masser mon ventre et en vérité s’accorder beaucoup de temps. C’est psychologique aussi… si on accepte de se féliciter d’avoir donné la vie et que notre corps nous a permis de faire une des plus belles choses au monde, par la suite, on relâche cette pression qui ne provoque que du stress et de la frustration”, indique-t-elle, souhaitant à toutes les jeunes mamans de faire la paix avec elles-mêmes et leurs corps.

Frédérique Bel explique pourquoi elle a renoncé à devenir mère

Beaucoup l'ont connue à travers La Minute blonde diffusée durant Le Grand Journal sur Canal +, de 2004 à 2006. A cette époque, Frédérique Bel est un visage incontournable du petit écran. Elle décroche en effet nombre de publicités. Son allure et son talent pour la comédie lui valent d'être reconnue entre mille. Elle se fait rapidement une place au cinéma dans des films tels qu'Un long dimanche de fiançailles, Les Poupées russes, Camping, Une place à prendre, Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec ou encore L'amour dure trois ans. Mais c'est à travers le rôle d'Isabelle qu'elle connaît un succès plus massif dans le film Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?. Depuis, le film a connu deux volets supplémentaires, et Frédérique Bel a continué à interpréter des rôles divers sur grand écran.

Epanouie dans sa carrière, l'actrice l'est tout autant à la ville. La vie personnelle de Frédérique Bel semble être remplie de joie. Et si elle a tenté de devenir mère il y a quelques années, notamment à travers le couple qu'elle formait avec son ex-compagnon, l'actrice considère que la maternité est désormais derrière elle. "Il y a très longtemps, avec mon conjoint avec qui je suis restée dix-sept ans, on voulait adopter, mais cette personne est sortie de ma vie, ce n'est plus d'actualité", a-t-elle confié dans les colonnes du magazine Closer, vendredi 19 décembre 2023.

A 48 ans, Frédérique Bel vit avec son chien et cela lui suffit amplement ! "J'ai adopté un chien", confirme-t-elle. Par ailleurs, elle dégage du temps pour s'investir auprès d'une association qui lui tient beaucoup à coeur : "Je m'occupe beaucoup de bébés parce que je suis la marraine de l'Association des maladies du foie de l'enfant (AMFE). Grâce à notre travail, le diagnostic des selles est devenu obligatoire chez le nourrisson dans le carnet de santé et c'est ainsi que les bébés n'en meurent presque plus aujourd'hui". 

Lucie Lucas revient sur ses accusations contre Victoria Abril après son soutien à Gérard Depardieu

Une affaire qui n'en finit plus de faire parler. Le 26 décembre dernier, Le Figaro a publié une tribune, signée par une soixantaine d’artistes, pour défendre Gérard Depardieu, accusé d'agressions sexuelles et de viol depuis 2020. Parmi les signataires, on retrouve notamment Victoria Abril. Sur Instagram, Lucie Lucas avait réagi à cette prise de position de l’actrice, accusant son ancienne partenaire de jeu d’avoir elle aussi eu des comportements inappropriés sur des tournages. "@victoria.abril.officiel c'est pas vrai?? ... je suis sous le choc... dis-moi que tu n'as pas fait ça?!" , s’était-elle étonnée dans les commentaires d’une publication Instagram.

"Artistes à vomir... boomers de merde... la honte sur vous!!! Je n'arrive vraiment pas à y croire ! J'ai si hâte que vous disparaissiez de nos écrans pour de bon!", avait-elle poursuivi, avant de lancer de lourdes accusations contre son ancienne partenaire de jeu. "Hein Victoria... tu veux qu'on parle de tes nombreuses agressions y compris sexuelles envers tes partenaires ? À y réfléchir, je ne suis pas surprise que tu aies signé ce torchon... tu flippes toi aussi et à y réfléchir tu as bien raison. Ça suffit le délire", avait-elle ajouté.

Vendredi 29 décembre, Lucie Lucas est revenue sur ses accusations portées contre Victoria Abril, expliquant ne pas vouloir vivre "dans un monde où la délation serait une vertu". "Les médias, les réseaux sociaux et la violence des prises de position sans nuances nous poussent à des comportements dignes du Far west… J’y ai cédé moi aussi, j'ai tiré à vue sur Victoria Abril et je n’en suis pas fière", a-t-elle reconnu. "Si vous pensez que ça ne me fait pas mal d’avoir accusé Victoria, vous vous trompez. Elle m’a en grande partie formée en tant que comédienne et m’a soutenue dans des moments difficiles. L’équipe de Clem est une grande famille et nous éprouvons une réelle affection les uns pour les autres. Mais comme dans la plupart des familles il y a des dysfonctionnements", a continué l’actrice.

"J’ai pu constater sur des tournages dont parfois celui de Clem, des comportements qui m’ont profondément choqués [...] Victoria a pris pour tous les autres, je n’aurais pas dû en faire la personnalisation du problème", a-t-elle précisé. "Bien que je n’ai pas été un bon exemple lors de mon coup de sang, je prie de tout mon coeur pour que la parole puisse s’exprimer sans haine", a ajouté Lucie Lucas. Affaire à suivre.

Silent Night sur Prime Video : bande-annonce du film de John Woo, avec Joel Kinnaman

On l’attend depuis vingt ans : le retour de John Woo à Hollywood depuis son dernier film dans la cité des anges, Paycheck avec Ben Affleck. Et pour ce come-back tant attendu, John Woo signe Silent Night, un revenge movie de Noël.

Le film s’ouvre sur une poursuite dans une ruelle filmée au ralenti. Un homme désespéré (Joel Kinnaman), portant un pull de Noël et les mains couvertes de sang, livre une bataille démesurée, seul contre deux voitures remplies de malfrats.

Il est la victime collatérale d’une guerre de gangs, avec des affreux vraiment affreux qui se tirent dessus en pleine rue et à toute vitesse. Et bien sûr, une balle perdue fait une victime. Un petit garçon, le fils de Brian, l’homme au pull de Noël.

À la fin de cette scène d’ouverture, Brian reçoit une balle dans la gorge et c’est le trou noir. Quand il se réveille, il est à l’hôpital, sévèrement amoché et il a perdu l’usage de sa voix. Et cela va devenir l’astuce centrale du film qui ne contient pratiquement aucun dialogue.

À défaut de parole, John Woo doit alors raconter son histoire par l’image, le jeu d’acteurs… En l’occurrence, cela consiste à voir Joel Kinnaman, les larmes au bord des yeux, pris soit de désespoir, soit d’une rage meurtrière.

Ce qui est plus déstabilisant, c’est que John Woo fait taire l’ensemble de ses personnages comme s’ils étaient tous privés de toute forme d’expression orale.

Après avoir sombré dans une dépression sévère, aggravée par une consommation excessive d’alcool, Brian se ressaisit et décide d’entreprendre sa vengeance. Pour ce faire, il se donne huit mois pour se construire un physique d’acier et, pour résumer, apprendre à conduire et à se battre comme John Wick, en regardant des tutos sur YouTube.

Pendant ce temps, sa femme (Catalina Sandino Moreno) finit par le quitter à force de ne pas être entendue et de le voir s’enfermer dans une obstination qui ne pourra le conduire qu’à la mort.

Cependant, il ne faut pas s’attendre à du John Woo d’antan. Ce n’est pas le "bain de sang héroïque" des années glorieuses de sa carrière, ni le mélodrame d’action immersif et exagéré de sa période américaine.

Il fut un temps où John Woo faisait une sorte de démonstration pour nous montrer à quel point la violence – d’un point de vue cinématographique – pouvait être amusante quand elle était filmée avec brio.

On ne retrouve pas cette vision dans Silent Night malheureusement. On ne s’amuse ni avec les bons ni avec les méchants. Il n’y a pas d’aspect jouissif dans les séquences d’action que John Woo filme (un peu trop souvent) au ralenti et avec un regard daté des années 1980. I

l revient constamment soit sur la mort de l’enfant, soit sur des souvenirs heureux qui sont autant de coups de poignard pour Brian.

On en sort avec un petit goût d'inachevé et un peu de frustration alors qu'on devine aisément le plein potentiel du film. Seuls les fans ultimes du maître de l’action peuvent y trouver leur compte, en faisant preuve de beaucoup d’indulgence.