21 juin 2022

Catherine Matausch malade et absente de l'antenne : elle révèle souffrir d'un cancer

Catherine Matausch a toujours joué la carte de la discrétion malgré son métier très public. Depuis 1987, elle présente le 19/20 le week-end sur France 3, devenant ainsi une figure populaire du PAF. Son absence entre mars et mai dernier a donc forcément attiré l'attention. À ce moment-là, la journaliste ne s'était pas exprimée sur le sujet mais, lors d'une interview pour le nouveau numéro de TV Grandes Chaînes paru ce 20 juin 2022, Catherine Matausch a accepté de révéler qu'elle a été confrontée à des problèmes de santé.

"La vie a été compliquée depuis un an et demi. J'ai enchaîné plusieurs arrêts-maladies à cause, entre autres, d'un cancer du poumon", a-t-elle confié. Et de rassurer : "Je vais bien. Je vais mieux". Avec sa prise de parole, Catherine Matausch espère éveiller les consciences sur ce fléau, comme l'a fait avant elle le regretté Jean-Pierre Pernaut. "C'est bien d'en parler, comme il l'a fait. J'en parle ici pour la première fois. Dans mon cas, heureusement, la maladie n'en est pas au même stade et a été traitée à temps", a-t-elle précisé.

Outre sa santé affaiblie, la présentatrice de 62 ans a été frappée par la mort, celle de sa maman, en 2021. "J'ai dû faire face aussi à son décès. J'ai traversé des moments de grande solitude. Une vie immobile. Cela n'a pas été drôle pour moi, qui ait besoin de nature et de vagabondages...", s'est-elle souvenue.

Lors de cet entretien, elle glisse par ailleurs subtilement s'être séparée de son mari et père de ses enfants, deux filles aujourd'hui âgées de 32 et 30 ans, il y a déjà quelques années. "LCI m'avait proposé une tranche info. Une belle offre. J'avais même signé le contrat. Cela ne s'est finalement pas fait : j'étais en plein divorce, c'était compliqué. J'ai choisi mes enfants et la stabilité", a-t-elle expliqué. Aujourd'hui, Catherine Matausch assure "tirer une nouvelle force de ces épreuves". Elle a d'ailleurs repris ses fonctions et annonce qu'il "est prévu qu'(elle) continue" à présenter le JT de France 3 à la rentrée.

Julie Gayet : pourquoi l’actrice est en train de devenir une star aux États-Unis

La carrière de Julie Gayet est en pleine montée. Et tout comme certaines personnalités françaises, à l’instar de Jean Dujardin ou encore Camille Cottin, l’épouse de François Hollande pourrait prochainement débarquer aux États-Unis. En effet, comme l’ont rappelé nos confrères de Voici dans leur édition du 10 juin, la célèbre actrice de 50 ans fait déjà grand bruit à l’international.

En cause ? Sa participation dans la série Une mère parfaite (TF1) qui a récemment été intégrée à la plateforme Netflix. "Grâce à Une mère parfaite, série en quatre épisodes qui n’avait pas affolé les audiences, Julie est en train de devenir une star aux États-Unis", pouvait-on découvrir. "La série a en effet été achetée par Netflix et, outre-Atlantique, elle est dans le top des programmes les plus regardés", ont ensuite précisé nos confrères, ajoutant : "Sa love story avec un ancien président n’est sans doute pas étrangère à ce succès."

Le 4 juin dernier, Julie Gayet s'est unie - dans le plus grand secret - à François Hollande en la mairie de Tulle (Corrèze). Une union faite en petit comité mais à laquelle Jean-Pierre Jouyet était présent en tant que témoin de l’ancien président. À Gala.fr, ce dernier avait partagé quelques petits détails sur la cérémonie…

"C’était tout à fait à leur image. François est quelqu’un d’extrêmement pudique alors qu’il a beaucoup d’humour, beaucoup de contact, beaucoup d’empathie", s’était souvenu Jean-Pierre Jouyet, avant de préciser : "Le fait qu’il fasse ce mariage, auquel, comme vous le savez, assistait au côté de Julie, Benjamin Biolay, qui est vraiment quelqu’un de très bien, eh bien c’était très sympathique. J’ai passé avec mon épouse deux jours en Corrèze vraiment formidables."

Après avoir joué dans 50 films, Sandra Bullock veut faire un break

The Hollywood Reporter a publié un long article sur le succès du Secret de la Cité perdue, le film d'aventure porté par Sandra Bullock, Channing Tatum, Daniel Radcliffe et Brad Pitt. Le magazine américain y révèle que la comédienne avait d'abord refusé ce projet de la Paramount, avant d'y repenser souvent et de proposer un deal au studio : elle accepterait le premier rôle si celui-ci était échangé avec le personnage masculin. Si l'héroïne était davantage une tête brûlée et le héros plus sensible, elle était prête à signer. Quelque temps plus tard, elle a officiellement accepté le projet, et Tatum a hérité du deuxième rôle du film : "Au départ, il n'y avait aucun obstacle en travers du chemin de ce personnage féminin, justifie l'actrice. Et le masculin représentait tout ce qu'on a déjà vu par le passé. J'aime le fait de ne plus avoir 25 ans, et aussi qu'un homme puisse montrer dans ce film toutes sortes de choses qu'on ne montre pas d'habitude dans des aventures de ce genre, parce qu'il doit par définition être 'un héros d'action'. Chan était partant, alors on s'est lancés."

Si le démarrage de The Lost City n'a pas été exceptionnel, le bouche-à-oreille a fonctionné, et il fête finalement ses 100 millions de dollars récoltés rien qu'aux Etats-Unis. Un joli succès pour la star de Gravity, qui est ravie d'avoir fait équipe avec la productrice Liza Chasin sur ce projet, en s'impliquant elle-même dans sa production, via la société 3dot. "Je voulais tout simplement une partenaire, j'étais si fatiguée de tout faire toute seule", explique Bullock, qui, à 57 ans, avoue avoir besoin de faire une pause après ce film d'aventure, tourné dans la foulée d'une production d'action, Bullet Train. Invitée au SXSW festival, elle a laissé entendre qu'elle comptait faire un break pour s'occuper de ses deux enfants. Elle qui a joué dans 50 films depuis les années 1980 précise au magazine américain ne pas avoir de durée en tête concernant cette pause. "Je ne veux pas être dépendante de l'agenda de quelqu'un d'autre à part le mien. Je suis si épuisée, fatiguée et incapable de prendre des décisions intelligentes ou bonnes pour ma santé. Je le sais. J'ai toujours eu du boulot, j'ai eu de la chance, mais j'ai réalisé que cela commençait à devenir ma béquille. C'était comme si j'ouvrais mon frigo plein tout le temps pour y chercher quelque chose qui ne s'y trouvait pas. Je me suis dit : 'Arrête de chercher, car ce n'est pas là. Tu l'as déjà, tu as réussi, accepte-le, sois ok avec l'idée que ce n'est pas en ayant du travail que tu seras validée aux yeux des autres.'"

L'actrice et productrice ajoute avoir adoré cette expérience avec Chasin, mais ne pas avoir de projet en commun pour l'instant, son besoin de "break" concernant aussi son métier de productrice. Interviewée également, cette dernière confirme, tout en ajoutant : "Sandy et moi, on va refaire quelque chose ensemble. Ce sera peut-être simplement faire cuire des cookies. Je ne sais pas encore, peut-être un film, mais ce sera bien." Une suite de La Cité perdue ? La Paramount adorerait, conclut l'article, mais pour l'instant, Bullock n'a rien signé d'officiel, et compte visiblement ne pas le faire dans l'immédiat, même si elle a récemment déclaré ne plus être totalement fermée à l'idée de tourner une suite. Après les échecs critiques de Speed 2 et de Miss Detective 2, elle avait assuré qu'on ne l'y prendrait plus, mais en mars dernier, elle avouait qu'avec un bon projet et de bons partenaires (elle citait alors Liza Chasin), elle pourrait bien changer d'avis.

Le tournage de Blade, avec Mahershala Ali, va bientôt commencer

Ça y est, Mahershala Ali va enfin enfiler pour de bon le costume de Blade, le chasseur de vampires incarné par Wesley Snipes dans la trilogie sortie entre 1998 et 2004. Annoncé lors du Comic-Con de San Diego durant l'été 2019, ce gros projet du MCU entrera en tournage le 4 juillet, sous la direction de Bassam Tariq (Mogul Mowgli), révèle Production List. Ce nouveau blockbuster produit par Kevin Feige a été validé par la star initiale, ce qui a touché son successeur. "Mec, tu sais, je me sens honoré, et tellement encouragé par ce soutien", a commenté l'acteur oscarisé pour Green Book en décembre dernier. "Parce qu'il n'était pas forcé de le dire. Personne ne lui demandait vraiment de faire ça. Alors pour que cette personne que j'admire tellement vienne dire ça... J'ai sincèrement apprécié. Merci, mon frère !" 

Le scénario de cette nouvelle version est signé Stacy Osei-Kuffour (la série Watchmen), et Mahershala Ali a hâte de le tourner, maintenant qu'il a enregistré un caméo vocal dans le rôle d'Eric Brooks pour Les Eternels, la production du MCU réalisée par Chloé Zhao, qui est sortie à l'automne. "C'était vraiment, vraiment cool de faire ça, expliquait-il à l'époque à Empire. C'était flippant, en même temps, parce que vous savez, on en parle beaucoup avant de le filmer. Je suis très méticuleux en ce qui concerne mes choix d'acteur, comme beaucoup d'entre nous, alors le fait de devoir en faire certains, comme trouver la bonne voix pour dire cette réplique bien avant de tourner le film, ça a réveillé une certaine anxiété en moi. Surtout, ça a rendu ce job réel. 'Ok, ça y est, c'est en train d'arriver.' Et ça, c'était vraiment emballant."

Delroy Lindo (Da 5 Bloods) et Aaron Pierre (Old) devraient eux aussi faire partie du casting de ce projet pour l'instant sans date de sortie. Maintenant que celle du début de tournage de ce nouveau Blade est fixée, Marvel va certainement annoncer d'autres comédiens dans les jours qui viennent. Wesley Snipes pourrait-il faire un caméo dans cette version ? Avec l'ouverture au "multivers", tout est possible !

20 juin 2022

Guy Ritchie va adapter Hercule en live pour Disney

On sait depuis quelque temps déjà que Disney veut produire une version live de Hercule, l'un de ses classiques animés sorti au cinéma en 1997. Deadline révèle à présent que ce film sera mis en scène par Guy Ritchie, qui s'est déjà prêté à ce même exercice avec Aladdin, en 2019. Le réalisateur de Snatch a depuis retrouvé Jason Statham pour le thriller d'action Operation Fortune: Ruse de guerre, et a récemment tourné un film d'action sans titre avec Jake Gyllenhaal, mais une fois ces deux projets sortis, il pourra s'attaquer à Hercule, qui s'inspirera comme le film d'animation de John Musker et Ron Clements des mythologies grecques et romaines, mais aussi de la musique Gospel.

Cette version a été écrite par Dave Callahan, que Disney connaît bien puisqu'il a collaboré aux scripts d'Ant-Man et de Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux pour Marvel. Deadline précise cependant que d'autres scénaristes vont être embauchés prochainement pour retravailler l'histoire de Hercule. Le casting n'est pas encore ouvert. Selon vous, qui pourrait jouer Hercule, Megara, Hadès, Philoctète et tous les autres personnages clés de cette histoire ?

Al Pacino veut que Timothée Chalamet joue son rôle dans le nouveau Heat

La suite de Heat sortira en librairie en août prochain, écrite par Michael Mann, le réalisateur du film culte sorti en 1995 au cinéma. Cela fait deux ans que son équipe principale devait se réunir pour une projection, et après plusieurs reports liés à l'épidémie de Covid, Al Pacino, Robert De Niro et Art Linson, le producteur de Heat, ont enfin pu participer à une session de questions-réponses avec le public du festival de Tribeca. Le metteur en scène était présent, mais à distance, participant à la rencontre en vidéo car il a été touché par le Covid juste avant l'événement.

Cette projection en 4K a ravi le public, écrit Variety dans son compte-rendu de la soirée, détaillant que de nombreux spectateurs connaissant le film par coeur ont scandé ses répliques cultes au beau milieu de sa diffusion, mais aussi au cours du Q&A, ce qui a parfois déstabilisé Al Pacino. L'interprète du Lieutenant Vincent Hanna a tout de même passé une bonne soirée, et fait quelques révélations. Si la suite de Heat est adaptée au cinéma, il aimerait par exemple que la version jeune de son personnage soit interprétée par Timothée Chalamet, alias Paul Atreides dans Dune. "C'est un acteur merveilleux. Et il a un super look", considère Pacino.

A la question "Comment vous êtes-vous préparés pour ces rôles ?", c'est son partenaire De Niro qui a fait le show en rétorquant avec un sourire : "J'ai braqué quelques banques...". Le duo a aussi confirmé, plus sérieusement, qu'ils n'avaient pas répété la fameuse scène de dialogue dans le café, qui a marqué leur première rencontre à l'écran : "Al et moi n'avons pas répété cette séquence. On trouvait que ce serait mieux de la tourner directement." Pacino confirme : "J'ai souvent répondu aux gens qui me demandaient ce que ça faisait de travailler avec Rob : 'On peut faire ce qu'on veut avec lui.' Peu importe ce que vous jouez, il va vous écouter et réagir en fonction de ce que vous faites, il sera connecté à vous. c'est un vrai luxe de travailler avec quelqu'un comme ça. Car peu importe ce que vous faites, il réagira à cela. Il est toujours là, prêt à jouer avec vous. Je trouve que c'est comme un match de tennis. Dans nos film, il faut toujours maintenir la balle au-dessus du filet pour qu'elle atteigne l'autre personne. Cela offre un bon rythme si vous écoutez bien."

De Niro a aussi profité de la rencontre pour remercier le cinéaste pour "son attention aux détails. Il prend le temps de bien faire, et c'est ça qui rend ses films si spéciaux." Ce à quoi Pacino, qui a lui-même réalisé des films, rétorque : "Et n'oubliez jamais les monteurs ! J'ai toujours l'impression qu'ils arrivent à me rendre plus beau que je ne le suis. C'est quelque chose que je conseille aux acteurs, producteurs, réalisateurs et monteurs : regardez le film avant qu'il soit entièrement monté, car il est difficile de revenir sur quelque chose une fois que c'est fait. Alors que si vous êtes bien attentif dès le début de la fabrication du film, il y a une chance que quelqu'un vous écoute."

Ultime question à propos de Heat : le film de Michael Mann pourrait-il être refait de nos jours ? "Il y a un tas de plus mauvais films que Heat qui le sont, alors pourquoi pas lui ?", répond le producteur du tac au tac. Conscient de l'évolution du cinéma au fil du temps, notamment avec l'arrivée des plateformes de streaming, Pacino ajoute : "Netflix a fait The Irishman, donc c'est jouable, même si cela reste difficile de monter un tel film. Je crois que Netflix, Amazon ou un autre service de streaming pourrait refaire un blockbuster tel que Heat, et même qu'ils se battraient pour le faire."

The Boys : l'extrême droite américaine séduite par certains personnages de la série

Les modérateurs du site Reddit ont eu beaucoup de travail ce week-end. En cause, les discussions autour de la série d’Amazon The Boys, satire se moquant de la politique, des super-héros et de la célébrité et dont certains personnages problématiques ont obtenu les faveurs d'une partie des internautes.

Dans l’épisode 5 disponible depuis vendredi dernier, Blue Hawk, le nouveau justicier incarné par Nick Wechsler, doit se rendre dans une communauté noire pour s’excuser d’avoir tué un homme non armé. Son discours - au cours duquel il ne se remet pas du tout en question et qui renforce le racisme du personnage qui finit par user de la violence et crier “toutes les vies comptent” ("All Lives Matter" en anglais, un slogan associé à l’extrême droite) - a ainsi été défendu par des fans.

“Non armé ne veut pas dire dangereux. Et c’est bien que son discours ait été sarcastique parce qu’il n’y a aucune raison de s’excuser pour éliminer des criminels”, peut-on notamment lire dans un post Reddit repéré par le journaliste free lance et auteur de la newsletter Garbage Day, Ryan Broderick.

Ce dernier a compilé quelques extraits de ce qui a été écrit sur The Boys sur le site communautaire, en commentant :

“Le forum Reddit sur The Boys est un véritable chaos en ce moment. Des fils de discussion sont verrouillés, des utilisateurs suppriment de rage des comptes entiers. C'est incroyable. Les utilisateurs de droite se plaignent car ils ne veulent pas de politique, mais il est impossible de parler de la série sans eux maintenant. Les fans qui pensaient que Le Protecteur était cool sont en pleine crise.”

Et d’ajouter : “Les gens demandent comment les Redditors peuvent sympathiser avec Le Protecteur (ou Dark Vador ou autre) quand le personnage est si clairement le méchant. Ils savent qu'il est le méchant. Ils veulent que le méchant soit révélé comme étant simplement incompris et ensuite racheté afin qu'ils ne soient pas mal à l'aise.”

Un modérateur de Reddit a confirmé sur Twitter que tous ces commentaires défendant les personnages les plus toxiques du show lui ont donné beaucoup de travail : “Je suis modérateur là-bas. [Nous sommes] 3 jours après le nouvel épisode et les signalements continuent d'affluer à propos de ‘Blue Hawk avait raison’ / ’Becca n'a pas été violée’ etc, des commentaires à gauche et à droite. J'ai passé toute la journée là-dessus.”

Et de préciser, sarcastique : “Nous avons ouvert les candidatures de modérateurs aujourd'hui, vous aussi vous pouvez être un modérateur de TheBoys, c'est *trop amusant*.”

D’autres internautes se sont néanmoins permis de se moquer de tous ceux se plaignant que la série est devenue trop politique, pointant qu’elle l’a en réalité toujours été, tout en célébrant sa manière d’aborder le sujet de façon satirique.

Lors d’une interview à The Digital Fix, le créateur du show, Eric Kripke, a en effet rappelé que la politique a toujours été dans l'ADN de The Boys : “Quand on m’a donné le job, j’ai dîné avec Garth Ennis qui a écrit le comic book. Et je lui ai demandé ‘Qu’est-ce qui t'a inspiré pour le créer ?’ et il m’a répondu ‘J’étais intéressé par le fait de voir ce qui pourrait se passer si tu combines le pire de la politique avec le pire de la célébrité’. Et il a écrit ça en 2006.”

D’ailleurs, pour le scénariste, l’un des personnages les plus effrayants de la série, Le Protecteur, est une caricature de Donald Trump. “Il a toujours été un équivalent de Trump pour moi. J'admets être un peu plus direct cette saison que lors des saisons précédentes. Mais le monde devient plus grossier et moins élégant. L'urgence de l'écriture de notre équipe le reflète”, a-t-il ainsi confié à Rolling Stone.

Et de poursuivre : “Nous sommes plus en colère et plus effrayés au fil des ans, et cela se reflète dans nos scripts. Mais une partie de cela est la direction naturelle de l'histoire du Protecteur. Il a ce mélange vraiment inflammable de faiblesse et d'insécurité totales, et de pouvoir et d'ambition horribles, et c'est juste un combo mortel.”

Puis de conclure : “Donc cela parle de l'auto-victimisation des hommes blancs et de l'ambition incontrôlée. Et il se trouve que ces problèmes reflètent le type qui, c'est encore surréaliste de le dire, était le putain de président des États-Unis.”

Si c’est ce que veut dénoncer Eric Kripke, des internautes, au contraire, voient le personnage d’Antony Starr comme un héros avec des failles qui a besoin d’une rédemption et non comme le dictateur qu’il est devenu. Ce qui a donc récemment nourri de nombreux débats sur Reddit et les réseaux sociaux. 

Ezra Miller dans The Flash : quel avenir pour le film DC ?

Le 21 juin 2023, The Flash sortira enfin sur nos écrans, après de nombreux reports et autres changements de réalisateurs et scénaristes. Film solo consacré à l'homme le plus rapide du monde, introduit brièvement dans Batman v Superman puis vu plus longuement dans Justice League, il doit ouvrir en grand les portes du multivers et permettre à Warner et DC Films de (re)venir concurrence le Marvel Cinematic Universe.

Mais le studio est aujourd'hui confronté à un problème de taille : les démêlées judiciaires de sa star Ezra Miller, actuellement introuvable après s'être rendue coupable de violences physiques et avoir été accusé de détournement de mineur. Selon Deadline, le nouveau PDG de Warner Bros. Discovery David Zaslav n'envisagerait pas de re-tourner le film avec un autre acteur (qui incarne apparemment deux rôles), et se retrouve donc avec deux possibilités : diriger The Flash vers HBO Max, ou le laisser sortir en salles, avec une promotion très réduite (pour ne pas dire inexistante), en espérant que la situation ne s'aggrave pas d'ici-là.

Les sources citées par Deadline lui affirment en tout cas que le studio ne comptera pas sur l'acteur à l'avenir. Ce qui est à la fois peu surprenant et pas tout à fait nouveau, puisque déjà évoqué en avril dernier. Et surtout, hormis Wonder Woman 3 pour Gal Gadot, Warner et DC n'ont depuis longtemps aucun projet pour les membres de leur Justice League. Aussi bien Ezra Miller que Jason Momoa, attendu dans Aquaman 2 en mars 2023.

Si le futur du second semble évidemment lié au box-office du film de James Wan, de bons résultats en salles ont peu de chance de sauver le premier, dont le sort paraît déjà scellé. Il ne reste donc plus qu'à attendre une communication officielle. Ou voir à quoi ressemblera la prochaine bande-annonce de The Flash, où Michael Keaton reprendra son rôle de Batman tandis que Sasha Calle fera ses débuts en Supergirl.

Festival du film de Cabourg 2022 : le palmarès

Cabourg a décerné hier soir son palmarès qui se divise comme à son habitude en deux parties. D’un côté le Comité des Swann chargé de départager les films plus romantiques sortis depuis l’édition précédente du festival. De l’autre un jury présidé cette année par Diane Kurys qui devait faire son choix parmi 6 nouveautés en compétition

Côté Swann d’Or, c’est Pascal Elbé qui s’est imposé, en meilleur film, avec son très autobiographique On est fait pour s’entendre dont il tient le premier rôle avec Sandrine Kiberlain…

Sandrine Kiberlain particulièrement à l’honneur hier soir puisque son Une jeune fille qui va bien a remporté, lui, le Swann d’Or du meilleur premier long métrage et son interprète, Rebecca Marder, le Swann de la Révélation féminine, la toute première récompense de son parcours comme elle l’a expliqué dans un discours très émouvant.

Premier trophée aussi pour son homologue masculin, Yasin Houicha, héros de Fragile d’Emma Benestan, passé trop inaperçu lors de sa sortie en salles (ex- aequo avec Timothée Robart des Magnétiques). Les Swann d’Or du meilleur acteur et de la meilleure actrice sont, quant à eux, revenus à Swann Arlaud pour sa composition en Yann Andrea dans Vous ne désirez que moi de Claire Simon et Fanny Ardant pour Les Jeunes amants de Carine Tardieu, repartie, elle, avec le Swann de la meilleure réalisation, remis par la fille de la regrettée Solveig Anspach qui avait initié avant sa disparition, ce projet inspiré par sa propre mère. Absent sur la côte normande, Mathieu Amalric a, lui, été récompensé par le Prix Gonzague Saint- Bris de la meilleure adaptation pour Serre- moi fort.

Bien présente, Françoise Fabian a, elle délivré un superbe discours – dédié à Jean- Louis Trintignant, son partenaire de Ma nuit chez Maud – en recevant son Swann d’honneur des mains d’Aure Atika qui jouait sa fille dans Rose de Aurélie Saada.

Le jury de Diane Kurys a, lui, choisi de primer Nelly & Nadine, un documentaire du suédois Magnus Gertten narrant une histoire d’amour entre deux jeunes femmes née une veille de Noël 1944 au cœur du camp de concentration de Ravensbrück où elles étaient toutes les deux retenues prisonnières. Un film aussi plébiscité par la jeunesse et qui, grâce à cette double mise en lumière, pourrait trouver un distributeur en France. Quant au public qui s’est pressé pendant 4 jours dans les salles du festival du film romantique 2022, il a lui récompensé Maria rêve, le premier long métrage de Lauriane Escaffre et Ivo Müller avec Karin Viard et Gregory Gadebois, dont nous vous confions hier tout le bien que nous en pensions. On pourra découvrir cette comédie romantique en salles le 28 septembre.

Ron Perlman nous parle de Hellboy 3 et de sa divergence avec Guillermo del Toro

Presque 15 ans après la sortie du deuxième opus, Les Legions d'Or Maudites, Hellboy n'a toujours pas eu droit à la conclusion de sa trilogie. Mais la franchise de Guillermo del Toro, adaptée des comics, n'est pas encore morte et enterrée. Elle a survécu au reboot porté par David Harbour, alors Ron Perlman veut encore y croire... même s'il avoue que Guillermo del Toro n'est pas sur la même longueur d'ondes :

"On ne parle pas de Hellboy 3, Guillermo et moi. Il sait ce que je pense et je sais ce que lui pense. Du coup, on n'en parle pas... Enfin, parfois... mais très rarement", nous confie l'acteur de 72 ans, que Première a croisé au 61e festival de télévision de Monte-Carlo.

Le cinéaste mexicain a depuis été oscarisé (pour La Forme de L'eau) et enchaîne les longs-métrages, de Pacific Rim à Pinocchio, en passant par Nightmare Alley.

"Lui a tourné la page, mais moi je vois les choses différemment. J'ai le sentiment qu'il faut absolument qu'on finisse cette trilogie", poursuit Ron Perlman. "Parce que nos films Hellboy ont été pensés pour être en trois parties. Sauf qu'on n'en a fait que deux ! L'histoire n'est pas terminée. Il faut qu'on raconte ce qui se passe ensuite (...) A la fin du deuxième volet, Liz est enceinte et elle attend des jumeaux. Mais on ne sait pas si Hellboy va accomplir sa destinée, qui est de détruire le monde, ou s'il va aller contre et le payer de sa vie. Ca, ça devait être dans le troisième film, mais comme il n'y a pas de Hellboy 3..."

Guillermo del Toro a d'ailleurs déjà mis un terme définitif à la rumeur il y a quelques années, refermant ce chapitre de sa carrière. "Ce n'est pas tellement qu'on a une divergence d'opinion à ce sujet, Guillermo et moi, c'est surtout qu'on a une divergence d'agendas ! Lui fait d'autres choses..." termine d'expliquer Ron Perlman.

L'acteur n'est pas brouillé avec le réalisateur pour autant, puisqu'il est apparu dans Nightmare Alley en début d'année et sera l'une des voix du prochain Pinocchio de Netflix. En espérant encore, qu'un jour, il dira OK pour Hellboy 3.

"Je vous ai donné ma position. Je ne veux jamais dire jamais..." conclut Ron Perlman.