04 décembre 2020

Titanic : pourquoi le vice président de la Fox a-t-il dû s'excuser ?

Le film Titanic de James Cameron n'a semble-t-il pas fait que des heureux... Comme l'un des descendants de William Murdoch, solidement incarné dans le film par le comédien Ewan Stewart. Premier officier à bord du Titanic, ce dernier fut en charge du navire lorsque celui-ci heurta l'iceberg qui se révélera fatal.

Lorsque l'évacuation du navire fut ordonnée, des témoins le verront aider les gens à grimper à bord des canots de sauvetage depuis le pont supérieur. Charles Lightoller, deuxième officier à bord du Titanic, chargé de diriger l'évacuation des canots du côté bâbord du navire (et qui sera l'officier le plus gradé à survivre), témoignera avoir vu son collègue et supérieur Murdoch aider les gens, tandis que lui-même s'éloignait à bord d'un canot de sauvetage. Murdoch périra dans la catastrophe.

Dans le film de Cameron, sans doute pour accroître la tension dramatique de la séquence du naufrage, le réalisateur montre William Murdoch acceptant un pot-de-vin de Cal Hockley (Billy Zane), en échange d'une place garantie à bord d'un canot. Puis, un peu plus tard, faire usage de son revolver à deux reprises contre des passagers paniqués, avant de retourner l'arme contre lui et mettre fin à ses jours.

Si certains témoins affirmèrent avoir entendu des coups de feu après avoir quitté le navire, tandis que d'autres assurèrent avoir effectivement vu un officier faire feu sur des passagers pour tenter de contrôler la foule, aucun témoignage n'a pourtant identifié spécifiquement le premier officier William Murdoch. De même, le récit concernant le suicide supposé de cet officier n'a jamais pu être corroboré.

Reste que le choix de James Cameron n'a pas été au goût de tous. Ces scènes ont particulièrement choqué dans la ville natale de Murdoch, Dalbeattie, et ont conduit à une plainte menée par le neveu de Murdoch, alors âgé de 80 ans. Les producteurs du film ont finalement accédé à la plainte et fait des excuses publiques, argumentant que l'officier était également présenté comme un héros qui s'est démené pour charger les canots du mieux qu'il le pouvait. Le vice-président de la Twentieth Century Fox de l'époque, Scott Neeson, s'est même rendu en personne dans la ville de Dalbeattie, pour présenter ses excuses au neveu de Murdoch. La production a également fait don de 5 000 £ pour aider au financement du prix attribué chaque année en l'honneur de Murdoch dans son école.

Mulan : Mushu n'est pas dans le film !

Ne le cherchez pas dans la nouvelle version de Mulan (disponible sur Disney+ à partir d'aujourd'hui) : Mushu, le petit dragon rouge vocalement interprété par José Garcia dans le long métrage de 1998 et qui servait de guide à la jeune guerrière chinoise, ne s'y trouve pas. Et ce pour une raison très simple.

Contrairement à d'autres longs métrages en prises de vues réelles récemment produits par Disney tels que La Belle et la Bête ou Le Roi Lion, Mulan a pour vocation de s'éloigner sensiblement du long métrage original pour raconter sa propre légende, modifiant au passage plusieurs caractéristiques ou personnages secondaires que l'on pouvait trouver dans le dessin animé.

Qu'on se le dise : le Mulan de Niki Caro n'est ni un remake ni une transposition du film d'animation en live-action, mais bien une nouvelle adaptation de la légende chinoise originale, La Ballade de Mulan, contée depuis plus de 1500 ans.

C'est ainsi que certains éléments, davantage propices à l'animation, n'y figurent plus. En effet, le guide et le compagnon de route qu'était Mushu a donc été remplacé par un majestueux Phénix, manifestation spirituelle d'une statue présente à l'entrée du temple familial de Mulan, et messager de ses ancêtres (à l'instar du petit dragon). 

De la même manière, les différentes chansons du film de 1998 ont pratiquement toutes été remplacées par une nouvelle bande originale épique de Harry Gregson-Williams, à l'exception de quelques notes appartenant à la chanson Réflexion, et que l'on entend délicatement résonner dans le film, avant d'être à nouveau entonnées par Christina Aguilera (22 ans après le premier film) dans le générique final.

N'oublions pas non plus de mentionner sans trop en dévoiler, la présence d'une nouvelle antagoniste féminine face à Mulan, la sorcière Xianniang, beaucoup plus adaptée à cette nouvelle lecture de la légende originale.

Enfin, dernier petit absent qui figure malgré tout dans le film via un habile clin d'oeil : l'adorable Cri-Kee, compagnon de route de Mulan et side-kick de Mushu, a donné son nom à un soldat du camp, qui s'appelle donc... Criquet. 

Le Parrain : un 4ème film en préparation avec Andy Garcia ?

Cette année, nous fêtons le 30e anniversaire de la sortie au cinéma du Parrain 3, ultime volet d'une trilogie mythique dirigée par Francis Ford Coppola. Pour l'occasion, le cinéaste nous offre une réédition de son long-métrage en version restaurée et director's cut. Elle débarquera le 8 décembre en Blu-ray/DVD. "Pour cette version finale, j'ai créé un nouveau début et une nouvelle fin, réarrangé certaines scènes, plans, et l'accompagnement musical. Il s'agit pour moi de la conclusion la plus appropriée au Parrain et au Parrain II", expliquait le metteur en scène dans un communiqué en septembre dernier.

Après avoir sorti deux versions d'Apocalypse Now, Redux puis Director's cut, le metteur en scène s'est penché sur son 3ème épisode du Parrain pour l'améliorer. Ce film, le plus décrié de la trilogie, est considéré comme le plus faible de la franchise, souffrant de la comparaison avec ses deux illustres aînés. En attendant de voir ce que donne cette restauration, Paramount a annoncé dans le New York Times qu'il ne fermait pas la porte à un 4ème opus du Parrain.

"Bien qu’il n’y ait pas de projet dans l’immédiat pour un nouveau film, étant donné l’extraordinaire héritage de la saga du Parrain, ceci reste une éventualité si nous trouvons la bonne histoire", déclare le studio. Quant à Coppola, il rejette l'idée de se retrouver derrière la caméra : "Il pourrait tout à fait y avoir un Parrain 4, 5 et 6… Je ne les ferai pas", affirme-t-il. Le réalisateur avait pourtant émis l'hypothèse d'un opus 4 dans les années 90. Le récit aurait suivi Vincent Mancini, héros du 3ème volet et fils illégitime de Sonny Corleone. Le décès en 1999 de l'auteur du roman original, Mario Puzo, a mis un coup d'arrêt à ce projet.

L'interprète de Vincent, Andy Garcia, a réagi à cette porte laissée ouverte par Paramount, déclarant qu'il était prêt à reprendre son rôle et même réaliser le film : "Je ferai ce que veut Francis, je ne le remettrai jamais en question. Je lui dois tout. J'ai juste besoin de sa bénédiction", s'enthousiasme le comédien dans les colonnes d'Insider. Interrogé sur l'intrigue possible d'une 4ème itération du Parrain, Garcia répond : "Peut-être qu'on suivrait Vincent dans ses affaires avec le cartel. Puis on retournerait aussi dans les années 30, une époque où les Corleone tuaient tout le monde et personne ne pouvait les tuer."

À noter que Coppola avait évoqué une intrigue similaire quand le projet était encore dans les cartons dans les années 90. Il était même question de faire revenir Robert De Niro dans des flashbacks. Il aurait repris son rôle de Don Corleone pour donner la réplique à Leonardo DiCaprio, pressenti pour jouer un jeune Sonny.

Quoi qu'il en soit, la légendaire saga n'a pas fini de faire parler d'elle. Barry Levinson va réaliser un film autour de la genèse de la trilogie culte : Francis and the Godfather. Oscar Isaac prêtera ses traits à Francis Ford Coppola jeune. Jake Gyllenhaal est aussi de la partie dans le rôle de Robert Evans, patron de Paramount. Une mini-série avec Armie Hammer va aussi voir le jour : The Offer. L'acteur jouera Al Ruddy, producteur du Parrain. 

Paramount va-t-il faire une offre (qu'il ne pourra pas refuser) à Andy Garcia pour mettre en scène Le Parrain 4 ? Wait and see.

Buffy contre les vampires : David Boreanaz ne veut pas reprendre le rôle d'Angel dans un reboot

Dans une interview au site Variety, David Boreanaz, la star de la série SEAL Team actuellement en diffusion sur CBS, a réagi à un vif débat initié sur les réseaux sociaux par une fan de Buffy contre les vampires pour le moins inattendue.

Stacey Abrams, avocate et militante démocrate et fervente défenseuse de Joe Biden dans l'Etat de Géorgie, a récemment tweeté au sujet de la série, étant elle-même une grande fan.

"Honnêtement, Angel était le petit ami idéal pour Buffy alors qu'elle développait son pouvoir. Spike était l'homme idéal à ses côtés lorsqu'elle est devenue le pouvoir."

Une déclaration surfant sur l'éternelle querelle entre les pro-Angel et les pro-Spike qui n'a pas laissé les fans indifférents. Et David Boreanaz, l'interprète d'Angel dans la série créée par Joss Whedon en 1997, a prêché pour sa paroisse. "Le premier amour, c'est le grand amour, et l'amour de votre vie c'est votre premier amour", a-t-il répondu à Variety. "Game over... Stacey est une personne formidable et tout, mais je ne suis pas d'accord. On peut être d'accord sur le fait de ne pas être d'accord."

Interrogé sur son souhait de reprendre le manteau en cuir d'Angel dans le projet de reboot de la série fantastique, l'acteur de 51 ans s'est montré catégorique. "Je soutiens ceux qui veulent refaire [la série], mais je suis trop vieux. Ce n'est pas comme si nous étions le casting de Friends qui se réunissait. On ne passe pas notre temps dans un coffee shop sur un canapé. Mais vous savez, avec toute cette technologie, là, ils ont réussi à donner l'air très jeune à Robert de Niro", s'est-il amusé, tout en encourageant les créateurs du reboot à "trouver quelqu'un d'autre pour le faire."

Boreanaz est donc le deuxième membre du cast de la série originelle à avoir décliné la possibilité d'apparaître dans le reboot après Sarah Michelle Gellar. Un reboot toujours à l'état de projet à l'heure actuelle sans qu'une chaîne ou une plateforme n'y soit associée.

Netflix : quelles sont les séries à voir du 4 au 10 décembre

Le vendredi 4 décembre

Big Mouth saison 4 : Sur le point d'entrer en 4e, les copains affrontent les tourments de la colo, les camarades louches et les règles du flirt, sans oublier Tito, le moustique de l'angoisse.

Selena la série : Épaulée par sa famille, Selena, chanteuse américaine d'origine mexicaine, négocie les obstacles sur le chemin du succès dans le monde de la musique Tejano.

Le samedi 5 décembre

Détention : Une élève tourmentée découvre des secrets inquiétants dans son lycée isolé alors que trahisons et phénomènes surnaturels bouleversent sa vie.

Le mardi 8 décembre

Mr. Iglesias partie 3 : À l'aube d'une nouvelle relation, Gaby pousse ses étudiants à affronter leurs peurs, à voir grand et à croire en eux-mêmes... des leçons qu'il essaie d'avoir à cœur.

Le jeudi 10 décembre

Alice in Borderland : Un jeune homme passionné de jeux vidéo se retrouve avec ses deux amis dans un Tokyo alternatif où ils doivent disputer de dangereuses parties pour survivre.

Warner Bros : tous les films 2021 seront diffusés en salles ET en streaming

Nouveau coup de tonnerre dans l'Industrie du Cinéma ! Warner a annoncé que tous ses films de 2021 sortiraient au cinéma et seraient disponibles en simultané sur la plateforme de streaming HBO Max aux Etats-Unis, durant 1 mois. Une fois le mois passé, le film quittera la plateforme et sera uniquement proposé dans les salles de cinéma. Le studio explique cette décision sans précédent dans un communiqué : "Le modèle hybride a été créé en tant que réponse stratégique à l'impact de la pandémie mondiale en cours, en particulier aux États-Unis".

Les films concernés sont The Little Things, Judas and the Black Messiah, Tom & Jerry, Godzilla vs. Kong, Mortal Kombat, Those Who Wish Me Dead, Conjuring 3: Sous l'emprise du Diable, Space Jam - Nouvelle ère, The Suicide Squad, Reminiscence, Malignant, Dune, The Many Saints of Newark, King Richard et Matrix 4.  Wonder Woman 1984 ne sera donc pas une exception. Le studio chamboule ainsi totalement la chronologie des médias sur le territoire américain. 

Une annonce qui a bien évidemment été vivement critiquée par les exploitants de salles américains. Adam Aron, le PDG d'AMC (le premier circuit de salles nord-américain) a fait part de son mécontentement dans un communiqué : "Il est clair que Warner Media a l'intention de sacrifier une part considérable de la rentabilité de sa division cinéma, et de celle de ses partenaires de production et de ses cinéastes, pour subventionner sa start-up HBO Max. AMC fera tout ce qui est en son pouvoir pour que Warner ne le fasse pas à ses dépens. Nous nous efforcerons d'obtenir des conditions économiques qui préservent notre activité."

 Jason Kilar, le PDG de WarnerMedia explique : "Après avoir examiné toutes les options possibles et vu l’état prévu de la diffusion des films tout au long de 2021, nous sommes arrivés à la conclusion que c’était le meilleur moyen pour l’activité cinématographique de WarnerMedia au cours des 12 prochains mois. Nous prévoyons de proposer aux consommateurs 17 grands films tout au long de l'année, en leur donnant le choix de décider comment ils veulent profiter de ces films. Notre contenu est extrêmement précieux, nous pensons que cette approche sert nos fans, soutient les exploitants et les cinéastes, et améliore l'expérience HBO Max."

Ce "modèle de distribution unique axé sur le consommateur" - comme l'indique le communiqué - ne concerne pour le moment que les Etats-Unis. Warner continuera de sortir ses films en salles dans le monde entier. 

Ann Sarnoff, la PDG du studio, indique qu'il s'agit d'un "plan unique sur un an" et affirme que ce dernier ne devrait pas se poursuivre en 2022 : "Personne ne veut plus que nous que les films reviennent sur grand écran. Nous savons que le nouveau contenu est la pierre angulaire de l'exposition cinématographique, mais nous devons équilibrer cela avec le fait que la plupart des cinémas aux États-Unis fonctionneront probablement à capacité réduite tout au long de 2021. Avec ce plan unique d'un an, nous pouvons soutenir nos partenaires dans l'exposition avec un choix régulier de films de classe mondiale, tout en donnant également aux cinéphiles qui n'ont peut-être pas accès aux salles de cinéma ou qui ne sont pas prêts à y retourner, la chance de voir nos incroyables films de 2021".

On ignore pour le moment quel impact cette décision aura sur la carrière des films à l'international, mais le site Deadline rapporte que le directeur de HBO Max Global, Andy Forssell, a révélé que la société commencerait à déployer le service HBO Max en Europe dès l'année prochaine : "Nous serons et devons être un service mondial. Il est impératif d'atteindre une certaine échelle. Au second semestre 2021, nous commencerons à mettre à niveau certains des services HBO directs existants déjà en Europe vers HBO Max et doubler le contenu. D'ici la fin de l'année, ces deux régions seront très actives. Nous prévoyons d'être présents dans 190 pays, il s'agit de savoir à quelle vitesse nous pouvons procéder à ce déploiement."

Pour rappel, en France, OCS possède l’exclusivité de diffusion des programmes de la chaîne.

Nouveautés Disney+ du 4 au 10 décembre

Disney+ Originals :

Marraine ou presque

The Mandalorian – saison 2, épisode 6

Le Monde merveilleux de Mickey – épisodes 7 & 8

Ajouts au catalogue :

Mulan

Cars 3

X-Men – saisons 1 à 5

Comment être un bon nageur

Rendez-vous retardé

Le rival de Mickey

Le Noël de Mickey

La remorque de Mickey

Mort de François Leterrier à 91 ans

Le réalisateur et acteur François Leterrier est décédé ce vendredi 4 décembre à 91 ans, selon une information de nos confrères du Parisien. Il avait débuté comme acteur (Un condamné à mort s'est échappé), avant de passer à la mise en scène. Le père du réalisateur Louis Leterrier avait collaboré à plusieurs reprises avec l'équipe du Splendid.

François Leterrier commence sa carrière au cinéma en 1956 en interprétant le premier rôle d'un chef d'oeuvre, Un condamné à mort s'est échappé, réalisé par Robert Bresson, l'histoire d'un prisonnier qui, en 1943, tente d'échapper aux Nazis. Deux ans plus tard, on le retrouve déjà derrière la caméra comme deuxième assistant réalisateur pour Louis Malle (Ascenseur pour l'échafaud, Les Amants), puis premier assistant pour Marc (Les Affreux) et Yves Allégret (Chien de pique).

François Leterrier franchit le pas de mettre en scène lui-même dès le début des années 60 avec le drame Les Mauvais coups (1961) avec Simone Signoret puis une adaptation d'Un roi sans divertissement de Giono avec Charles Vanel (1963). S'ensuivent La Chasse royale, Projection privée et le troisième opus officiel de la saga Emmanuelle (Goodbye Emmanuelle), qui frôle le million d'entrées en France. En 1973, il donne naissance à un petit Louis, qui deviendra lui aussi metteur en scène. Il adapte ensuite la BD La Course au rat signée Gérard Lauzier. Avec l'aide de ce dernier, il signe Je vais craquer !, une satire de la vie de cadre à 1 million d'entrées, et rencontre Christian Clavier (star du film) et Anémone.

Leterrier va petit à petit mettre en scène plusieurs films avec des membres de l'équipe du Splendid : Clavier, Chazel et Anémone (Les Babas-cool), Clavier, Jugnot, Anémone, Chazel et Balasko (Tranches de vie) ou Jugnot seul (Le Garde du corps). Vers la fin des années 80 et au début des années 90, sa carrière se poursuivra à la télévision avec plusieurs téléfilms dont Le voleur d'enfants avec Sami Frey, la série Imogène portée par Dominique Lavanant, la minisérie L'Île avec Bruno Cremer ou encore Clovis avec Michel Galabru.

Son dernier long métrage de cinéma sera Le Fils du Mékong, sorti en 1992, mettant en vedette Jacques Villeret en membre d'une association caritative prenant soin d'un jeune Vietnamien fuyant la guerre. Il signera son ultime oeuvre audiovisuelle l'année suivante avec le téléfilm Les Disparus de Reillanne.

Mank sur Netflix : c'est quoi ce nouveau film de David Fincher ?

Six ans après Gone Girl, David Fincher est de retour avec un nouveau film : Mank, disponible depuis ce 4 décembre sur Netflix. Ce long-métrage biographique sur Herman J. Mankiewicz revient sur le long et douloureux processus d’écriture du scénariste acerbe et alcoolique sur le script de Citizen Kane, réalisé par Orson Welles. Tourné en noir et blanc, Mank nous plonge dans le milieu hollywoodien des années 1930 où les guerres d’égo, les contrats juteux et les pressions des studios pèsent sur toute l’industrie cinématographique en proie aux doutes face aux élections politiques et à la menace de la montée du nazisme.

A film exceptionnel, casting d’exception : Gary Oldman incarne le fameux Herman J. Mankiewicz, Charles Dance interprète William Randolph Hearst, magnat de la presse qui a inspiré le personnage de Charles Foster Kane dans Citizen Kane, et Amanda Seyfried campe sa compagne et actrice Marion Davies. A l’affiche, on retrouve également Lily Collins sous les traits de Rita Alexander, l’auteure qui aide Mank dans l’écriture du scénario pendant sa convalescence, Arliss Howard dans la peau de Louis B. Mayer, nabab d’Hollywood et vice-président de Metro-Goldwyn-Mayer, Tuppence Middleton qui incarne Sara Mankiewicz, la femme de Mank, Tom Pelphrey qui campe Joseph L. Mankiewicz, le frère de Mank, et Tom Burke dans la peau d’Orson Welles.

Il faut savoir que le script de Mank a été écrit au début des années 1990 par Jack Fincher, le père disparu de David Fincher. Le réalisateur américain, désireux d’adapter ce scénario qui lui tient à coeur sur grand écran, réussit à obtenir 13 millions de dollars en 1998 pour réaliser le projet avec son père qui devait être porté par Kevin Spacey et Jodie Foster. Mais le projet est avorté par ses investisseurs qui ne souhaitaient pas financer un film en noir et blanc. C’est finalement 22 ans plus tard avec Netflix, partenaire privilégié de David Fincher depuis plusieurs années avec qui il est en contrat pendant encore 4 ans, que le réalisateur peut enfin mettre en scène Mank.

L’idée du scénario de Mank, qui retrace ainsi l’écriture de Citizen Kane, ou plutôt American la première version, par Herman J. Mankiewicz, est venue à l’esprit de David Fincher après avoir lu l’essai Raising Kane de la critique Pauline Kael qui revenait sur la question controversée de la réelle parenté du scénario de Citizen Kane. Après plusieurs versions du script de Mank, Jack et David Fincher se sont mis d’accord pour élaborer un scénario sur deux temporalités : l’une dans les années 1940 où Herman J. Mankiewicz rédige Citizen Kane dans sa maison à Victorville et l’autre dans les années 1930 à des moments clés de la vie du scénariste qui nourriront le script du film pour lequel Orson Welles l’a engagé.

Plus que la controverse autour du scénario, David Fincher dresse dans Mank le portait d’un homme brillant, acerbe et lucide mais aussi auto-destructeur qui a retrouvé une seconde lumière en écrivant pour Orson Welles et retranscrit à l’écran le fascinant âge d’or d’Hollywood tout en questionnant ses côtés plus sombres. Le tournage de Mank a duré quatre mois de novembre 2019 à février 2020 à Los Angeles peu avant le confinement dû à l’épidémie de Covid-19. A noter que Gary Oldman s’est glissé dans la peau de Herman J. Mankiewicz sans artifices, ni maquillage ni prothèses.

03 décembre 2020

Gad Elmaleh : l'humoriste vient de découvrir que son grand-père avait eu deux femmes

Une découverte à laquelle il ne s'attendait pas ! Fan de Claude Nourago depuis son plus jeune âge, Gad Elmaleh a choisi de rendre hommage au chanteur en sortant un album de reprises, intitulé Dansez sur moi. L'occasion pour l'humoriste de se confier sur ses souvenirs d'enfance à Marie Claire. Si Gad Elmaleh évoque souvent son enfance et son adolescence à Casablanca, il n'évoque que très rarement les membres de sa famille. Pourtant, il a révélé dans les colonnes du magazine avoir appris que son grand-père, Judah Elmaleh, avec qui il aimait passer du temps dans sa quincaillerie, avait eu deux femmes ! Une nouvelle qui l'a bouleversé...

Si l'humoriste connaissait les deux femmes, il ne savait pas quels statuts elles tenaient au sein de la famille. Il a ainsi expliqué : "Une qu'on m'a présenté toute mon enfance comme étant mon arrière-grand-mère. Et ma grand-mère. Mariée de force, adolescente, parce que la première ne pouvait enfanter. J'ai appris récemment par ma sœur (Judith Elmaleh, ndlr) que notre père a été le premier de ses sept enfants qu'elle a réussi à garder sans qu'il soit envoyé chez l'autre." Ému, Gad Elmaleh a alors confié : "Ma grand-mère s'appelait Simha. 'Simha', c'est la joie en hébreu." En 2018, c'est sur la chaîne marocaine 2M que celui qui fêtera ses 50 ans l'année prochaine avait évoqué avec émotion cette grand-mère qu'il aimait tant : "Je me souviens, quand j'étais gamin, je quittais l'école, sans le dire à mes parents, mais ma grand-mère était au courant. J'allais la voir l'après-midi, on était seuls dans cet appartement (...). Dans son immeuble, il y avait 7 étages, avec 2 appartements par étage. C'était donc 14 femmes marocaines qui vivaient, criaient, pleuraient, riaient, chantaient, faisaient la cuisine..."

Amusé, l'humoriste expliquait alors que sa grand-mère était l'une de ses premières fans. "Pour faire rire ma grand-mère, parce qu'elle était seule dans cet appartement, j'imitais toutes ces voisines qui se parlaient entre elles. Mais elle me donnait des infos sur leurs vies, sur ce qu'elles faisaient, sur ce qu'elles disaient, que je transformais. C'était un spectacle sur-mesure pour ma grand-mère, qui mettait en scène 14 femmes marocaines de la place Verdun", révélait Gad Elmaleh, avant d'ajouter les larmes aux yeux : "C'est un souvenir que je garderai à vie. Je regrette qu'il n'y ait pas de vidéo de ça. Je faisais toutes les voix (...) Il y en avait une qui passait sa vie avec sa jeffafa (serpillière, en darija, ndlr). Et quand je rentrais, je disais à ma grand-mère : 'Elle est où madame jeffafa ? 'Et elle était morte de rire, car c'était déjà des observations du quotidien."