23 novembre 2020

Rambo 3 sur C8 : pourquoi Sylvester Stallone a renvoyé le réalisateur Russell Mulcahy

Après le succès des deux premiers Rambo en 1983 et 1985, Sylvester Stallone reprend son arc et son couteau pour un 3ème volet en 1988. Cette fois, le Colonel Trautman contacte l'ex béret vert dans sa retraite en Thaïlande pour qu'il l'accompagne dans une mission périlleuse en Afghanistan. Mais l'ex-soldat refuse afin de se consacrer aux moines bouddhistes qui l'ont recueilli.

Lorsque, quelques jours plus tard, l'agent Griggs lui explique que Trautman a été capturé par le Colonel Zaysen, Rambo décide de sauver son ami. Il s'infiltre dans les lignes ennemies et découvre toute l'horreur du conflit qui oppose les moudjahidin à l'armée soviétique. Déterminé, il s'attaque à toute une armée sans oublier son objectif premier : récupérer Trautman.

Pour ce 3ème épisode, l'intention première des producteurs et de Stallone est de faire un "Rambo d'Arabie", comme le rapporte Cédric Delelée dans Mad Movies Classic "Rambo, du premier au dernier sang". Le projet est très ambitieux, bénéficiant d'un budget de 63 millions de dollars, soit 4 fois plus que le premier opus. Pour succéder à Ted Kotcheff et George P. Cosmatos à la réalisation, les producteurs Andrew Vajna et Mario Kassar, en concertation avec Sly, engagent Russell Mulcahy. L'australien vient de triompher avec Highlander et son style épique a forcément tapé dans l'oeil de la production.

Le tournage, prévu d'août à décembre 1987 en Thaïlande et Israël, ne va pas vraiment se dérouler comme prévu. Gravement malade, le directeur de la photo d'Highlander, Gerry Fisher, ne peut pas suivre Russell Mulcahy dans ses nouvelles aventures. Il est remplacé par Ric Waite, que Stallone a connu sur Cobra deux ans auparavant. Il ne faut pas attendre très longtemps pour que les deux hommes se rendent compte qu'ils ont une vision totalement opposée de la direction artistique à prendre. La tension monte entre eux, les producteurs et Stallone.

Finalement, Ric Waite est remercié après 2 semaines de tournage très tendues. Le chef-opérateur d'Over The Top, David Gurfinkel, prend sa place. Cela ne change pas grand chose et la tension ne faiblit pas. Il ne faut que quelques jours à Russell Mulcahy pour le comprendre et jeter l'éponge. Pour le réalisateur, accepter de faire Rambo 3 était un choix de carrière : "À l'époque, j'avais également été approché par Dino De Laurentiis pour Total Recall. Mais lorsque Sly m'a appelé pour me proposer le film, j'ai un peu répondu comme un fan face à son idole. J'ai tout de suite dit oui sans réfléchir", confie Mulcahy.

Ce dernier raconte qu'il s'entendait à merveille avec Stallone au départ et que l'acteur était d'une aide précieuse. Il lui a permis de voyager à travers le monde pour faire des repérages ; c'est ainsi qu'il a pu choisir Israël comme un des décors du film. Mais une fois sur le tournage, les deux artistes se sont rendus compte qu'ils avaient des différends créatifs : "J'étais en train d'essayer de faire un film d'une ampleur visuelle comparable à celle de Highlander... en oubliant complètement que j'avais à ma disposition le visage d'une star qui valait des millions de dollars, et qu'il aurait de fait fallu filmer plus de gros plans. On a décidé d'en rester là", révèle le cinéaste.

Russel Mulcahy soutient que tout s'est fait à l'amiable et qu'il est resté ami avec Sylvester Stallone. Le montage final comprendra tout de même 20 minutes tournées par le réalisateur australien, dont l'attaque du Fort Russe. De son côté, Sly a livré une vision quelque peu différente du conflit qui a opposé les deux hommes : "Je l'ai engagé et il est parti en Israël deux semaines avant moi, avec pour mission de trouver une vingtaine de figurants pour joeur les soldats des troupes soviétiques", explique le comédien. Il explique également au cinéaste que ces derniers doivent avoir l'air vicieux et glacer le sang.

Quand Stallone arrive sur le plateau, il voit "deux douzaines d'éphèbes blonds aux yeux bleus qui ont l'air d'avoir été virés d'une compétition de surf. Rambo n'a pas peur de la concurrence, mais de là à affronter des mannequins de 3ème zone... J'ai exprimé ma déception à Russell et il l'a très mal pris", se souvient Sly. Mulcahy viré, Peter MacDonald, réalisateur de seconde équipe, le remplace au pied levé. Le producteur Andrew Vajna qualifiera cet indicent de regrettable. "On ne peut pas savoir si les gens vont réussir à travailler ensemble avant de les avoir réunis sur le plateau. À mon avis, Russell était très frustré que sa vision de Rambo 3 ne soit pas la même que la nôtre" nuancera-t-il.

Plus tard, Stallone confessera s'être laissé emporter par son ego à l'époque. De plus, son divorce avec Brigitte Nielsen un mois avant le tournage a beaucoup affecté l'acteur. "Emotionnellement parlant, j'étais au plus bas. Je me moquais de savoir si j'allais vivre ou mourir." Sorti en octobre 1988, Rambo 3 sera un succès mitigé, rapportant 190 millions de dollars de recettes. Le second volet en avait récolté 300. En France, il réunira 1,9 million de spectateurs, très loin des 5,8 de Rambo 2. C'est le début du déclin de Sylvester Stallone, qui ne renouera avec le succès que 5 ans plus tard avec Cliffhanger.

Kick-Ass sur W9 : le personnage de Chloë Grace Moretz jugé trop vulgaire par les studios... mais pas par ses parents !

Adapté du comic book de Mark Millar, Kick-Ass suit Dave Lizewski (Aaron Taylor-Johnson), un adolescent fan de comics qui se lance dans une bataille effrénée contre le crime et devient le super-héros Kick-Ass. Mais ce dernier n'a pas de pouvoirs et va rapidement s'attirer plein de problèmes. Il s'associe alors à d'autres copycats, bien décidés eux aussi à faire régner la justice. Parmi eux, la jeune Hit Girl (Chloë Grace Moretz) et son père Big Daddy (Nicolas Cage), mais aussi Red Mist (Christopher Mintz-Plasse). Le comic-book a la particularité d'être violent et vulgaire. Deux points que les fans n'ont pas manqué de soulever quand l'adaptation cinéma a été annoncée. Certains regrettant à l'avance que le film soit trop épuré.

Le réalisateur Matthew Vaughn, qui a écrit le film aux côtés de Jane Goldman, avait retiré certains mots censés être dit par Hit Girl, âgée dans le film de seulement 10 ans. Dans le comics, l'héroïne emploie LE mot le plus vulgaire de la langue anglaise ("cunts" pour ne pas le citer). Vaughn avait choisi de ne pas le faire figurer dans le long-métrage. Il précise "Je me disais moi-même que ça allait trop loin, que je ne pouvais pas mettre cette réplique dans le film". Pourtant il s'agit bien du 1er mot prononcé par Chloë Grace Moretz...

Matthew Vaughn pensait qu’il aurait beaucoup de difficultés à trouver l'interprète de Hit Girl. D'autant plus qu'avant que Lionsgate accepte de financer le film, les producteurs ont essuyé plusieurs refus de studios qui demandaient à ce que le personnage de Hit Girl soit retiré du script ou âgé de 19 ans. Seul Lionsgate a accepté de financer et distribuer le film sans rien changer à l'héroïne.

Vaughn partait donc défaitiste dans l'idée de trouver une jeune comédienne capable d'incarner Mindy Macready. Pourtant il n’a finalement eu besoin que de deux auditions pour être sûr de lui. Alors âgée de 11 ans, Chloë Grace Moretz a immédiatement convaincu le metteur en scène et a bluffé l’ensemble des acteurs. Il faut dire que cette dernière rêvait de décrocher un rôle comme celui d’Angelina Jolie dans Wanted (qui venait tout juste de sortir au moment du casting de Kick-Ass), elle souhaitait incarner une adolescente qui "prend les choses en main".

Mais lors des prises de vues de l'entrée en scène de Hit Girl (venue prêter mains fortes à Kick-Ass), les différentes répliques prévues tombent à plat. Rien ne fonctionne. La mère de Chloë Grace Moretz, présente sur le tournage, propose alors que sa fille dise la réplique du comic-book. Matthew Vaughn se souvient "Teri, qui avait lu la BD et compris l’impact particulier de ce mot, nous a proposé de faire une prise avec "Cunts". Elle a rappelé à tout le monde que c’était Hit Girl qui prononçait ce mot, pas sa fille." Une limite que Chloé comprenait parfaitement. Elle a d’ailleurs souligné qu'elle savait pertinemment que si elle s’avisait de le dire en dehors du plateau de tournage, ses parents "l'enfermerait dans sa chambre pour le restant de ses jours."

C'est cette réplique qui figure dans le film pour le plus grand plaisir des fans de la BD qui furent les premiers étonnés que ce mot soit gardé. En revanche, dès la sortie du teaser consacré à la jeune héroïne, plusieurs groupes de défense des enfants se sont insurgés devant tant de vulgarité dans la bouche d'une fillette. 

Lors d'une interview accordée à Total Film pour la promotion du second opus, Chloë Grace Moretz explique : "Dans le premier film, j'ai été grossière seulement 6 fois. Mais à chaque fois, c'était pour des moments importants et ça avait un vrai sens. Dans ce nouveau film, c'est la même chose. Ce n'est pas comme si elle lâchait des insultes tout le temps parce qu'elle est plus vieille. Elle ne le fait que lorsqu'elle est Hit-Girl, jamais quand elle est Mindy."

Star Wars 4 Un Nouvel espoir sur TMC : pourquoi Dark Vador ne peut-il pas se passer de son armure ?

Il est l'un des méchants les plus emblématiques de l'Histoire du cinéma, si ce n'est LE plus emblématique ! Sa carrure impressionnante, son imposante armure noire, son souffle intimidant se dégageant de son casque terrifiant... Dark Vador a marqué les esprits dès sa première apparition dans Star Wars Un Nouvel espoir.

Ce personnage, nimbé d'une aura de mystère dans la trilogie originale, a suscité la curiosité de millions de fans tout en les terrorisant. Le puissant seigneur Sith, dévoué au côté obscur de la Force, a peu à peu dévoilé ses secrets, de la prélogie en passant par Clone Wars et les comics de l'univers étendu.

C'est vers ces derniers qu'il faut aller puiser pour répondre à une question qui n'est pas vraiment explicitée dans les films : pourquoi Dark Vador ne peut-il pas se passer de cette armure massive pour survivre et comment fonctionne-t-elle ?

Tout d'abord, la question de l'état de santé de Vador a été expliquée à la fin de La Revanche des Sith. Les blessures infligées par Obi Wan Kenobi lors de leur duel sur Mustafar ont été dévastatrices pour Anakin Skywalker. Les jambes coupées, le corps presque entièrement brûlé, l'ex Jedi a été laissé pour mort par son maître avant d'être recueilli par Dark Sidious.

Un être humain normal aurait très vite succombé à ce genre de blessures... mais un pas seigneur Sith. En faisant appel au côté obscur et à sa haine, Anakin est parvenu à se maintenir en vie. Sauvé par Sidious, il passe ensuite de longues heures sur une table d'opération, à se faire opérer par des droïdes.

Pour le punir de son échec face à Kenobi, Sidious, dans toute sa perfidie, ne lui permet pas de se faire anesthésier. Anakin souffre donc le martyre sous le regard sadique de son maître, comme on peut le constater dans les comics Dark Vador, Seigneur Noir des Sith, écrits par Charles Soule. Sidious souhaitait aussi que cette souffrance alimente encore plus sa haine afin de le rendre plus fort.

Si dans La Revanche des Sith on a l'impression qu'Anakin passe rapidement d'un état de grand brûlé à Dark Vador en quelques minutes, on apprend dans la BD qu'il a passé toute une nuit à se faire "charcuter" avant de pouvoir enfiler sa célèbre armure. On comprend ainsi mieux la souffrance subie par l'ex padawan d'Obi Wan. Si ses blessures extérieures sont importantes, celles intérieures le sont tout autant. Ses poumons et ses yeus ont notamment été gravement atteints.

Afin de survivre, Anakin a vraiment besoin de cette lourde armure (principalement faite en duracier) qui fait de lui une semi-machine. Pour pouvoir bouger ses membres et se déplacer, de longues aiguilles sont plantées dans son cou et sa colonne vertébrale, lui permettant d'utiliser ses bras et ses jambes cybernétiques. En plus de cela, Vador dispose d'un système respiratoire complexe relié à son casque.

Ses poumons ayant été sévèrement endommagés par la fumée toxique de Mustafar, le Sith a besoin de son casque en permanence pour pouvoir respirer. Il ne peut le retirer que dans une cuve à Bacta ou une chambre de méditation, comme on peut le voir dans les films. C'est sans doute à l'intérieur de celle-ci qu'il se nourrit et fait ses besoins (oui, c'est une question qui taraude beaucoup de monde). Par ailleurs, son souffle terrifiant, dont le bruit a marqué des générations de spectateurs, provient de ce système respiratoire équipé dans son dos et donc relié au casque.

La visière de ce dernier est aussi indispensable pour Vador, ses yeux ayant aussi été gravement touchés. Il possède ainsi une vision améliorée, lui conférant notamment la faculté de voir dans l'obscurité. Les informations de sa combinaison de survie s'affichent également à l'intérieur de son casque. On peut le distinguer grâce aux reflets rouges au niveau de sa visière (visibles dans certains plans d'Un Nouvel espoir et Rogue One).

Son activité cérébrale est captée à l'aide d'aiguilles enfoncées dans son crâne, le tout relié à l'ordinateur central situé sur poitrine, lui permettant de contrôler ses systèmes de survie et la température. Il peut ainsi survivre dans des conditions extrêmes, sur une planète de glace comme Hoth ou sur une planète volcanique comme Mustafar. Il peut même survivre quelques minutes dans le vide spatial ou sous l'eau. Dark Vador VS Wild ?

Mais ce qui caractérise aussi Vador, c'est cette voix caverneuse (immortalisée par James Earl Jones). Sans son casque, le seigneur Sith aurait beaucoup de mal à se faire entendre, étant donné que ses cordes vocales ont aussi été endommagées suite à son duel sur Mustafar. Il lui permet notamment d'amplifier grandement la portée de sa voix sans faire d'efforts.

De plus, Vador souffre en quasi permance à l'intérieur de son armure ; sa chair se nécrose et il a souvent besoin de s'en faire enlever des bouts par des droïdes et la remplacer par de la synthétique. La méditation lui sert donc énormément afin de résister à cette souffrance. Le Sith se plonge ainsi dans ses souvenirs et pense souvent à Padmé afin d'adoucir son calvaire.

C'est aussi une forme d'ascétisme pour Vador, qui ne veut pas oublier le mal qu'il a pu faire afin de s'en nourrir pour s'auto-flageller et amplifier sa relation avec le côté obscur. Finalement, sa plus grande blessure sera celle du coeur, le Sith souffrant d'avoir tué indirectement sa femme, trahi son maître et asservi la galaxie avec Sidious. Son fils, Luke, finira par lui donner l'absolution dans Le Retour du Jedi, achevant le parcours d'un des personnages les plus fascinants de l'Histoire du cinéma.

À noter que l'univers étendu permet notamment de se rendre compte de la complexité de Vador, ne le cantonnant pas à un unique statut de méchant. On aurait aimé que les scénaristes des épisodes 7, 8 et 9 aillent puisser là-dedans... Fort heureusement, il reste The Mandalorian et la future série Obi Wan Kenobi.

Drive sur Arte : le film avec Ryan Gosling accusé de publicité mensongère

C'est à une drôle de réaction que s'est confrontée l'équipe de Drive en 2011. En effet, quelques temps après la sortie du film choc de Nicolas Winding Refn, une spectatrice a décidé de porter plainte contre le distributeur pour... publicité mensongère.

Drive "n'a aucun rapport avec un film de courses-poursuites ou d'un film d'action. Il y a très peu de conduite dans le film" pouvait-on lire à l'époque dans le texte de la plainte. Selon la plaignante Sarah Deming, la production aurait vendu au public, dans ses éléments promotionnels, un film à la manière d'un Fast & Furious, là où Drive se rapproche davantage d'un thriller retenu que d'un film d'action à grand spectacle. Pour ce qu'elle considérait comme une campagne fallacieuse, l'accusatrice a donc exigé un remboursement de sa place de cinéma et enjoignait même les autres spectateurs à rejoindre son procès contre la production.

Plus grave encore, Deming accuse également le film d'antisémitisme, de "racisme gratuit, diffamatoire et déshumanisant à l'encontre des juifs". En 2017, soit 6 ans après la sortie du film, The Hollywood Reporter rapporte que le procès est toujours en cours et a subi de multiples rebondissements. Après avoir rejeté la plainte, le juge s'est également vu accuser d'antisémitisme par la plaignante et le dossier fut transmis à la cour d'appel du Michigan. Quelques rejets de la plainte et autres pétitions plus tard, l'avocat de l'accusatrice lui-même a décidé de porter plainte en son propre nom, accusant la production et le réalisateur de conspiration. Si le fin mot de l'histoire n'a pas été partagé par la presse, il y a fort a parier que l'affaire est aujourd'hui classée.

Drive n'est pas le seul film a s'être vu accuser de publicité mensongère. En effet, en 2016, un spectateur a souhaité porter plainte contre Warner Bros pour les mêmes raisons. Le film au coeur de son courroux : Suicide Squad. "Nous avons vu ces scènes à maintes reprises, que ce soit dans la première bande-annonce ou les nombreux spots TV..." dénonce-t-il sur Reddit. "Mais elles n'étaient pas dans le film. J'ai gaspillé mon argent pour me déplacer et aller voir ce long métrage dans l'espoir de voir ces scènes en particulier, celles que l'on m'avait promises". Et d'ajouter : "Si vous faites de la publicité pour quelque chose, donnez-le moi. Point. Ça devient une habitude avec les studios, de vous montrer quelques scènes épiques dans les trailers qui, au final, ne sont jamais dans les films. C'est injuste !". 

Lady Di : après The Crown, 3 documentaires à voir sur Netflix pour aller plus loin

The Story of Diana (2017)

Découvrez la vie extraordinaire et les combats personnels de la défunte princesse Diana à travers des entretiens émouvants, notamment avec son frère et d’autres proches. 

Ce documentaire en deux parties d’1h20 chacun ne raconte pas seulement l’histoire de Lady Di, il nous dresse le portrait d’une Grande-Bretagne métamorphosée. La jeune femme ne le savait pas encore quand elle a dit oui au Prince Charles en 1981 mais elle a bouleversé le pays et son mode de fonctionnement : les tabloïds, les journaux parodiques, les paparazzi se sont permis des choses qu’ils n’avaient jamais fait avant, en traquant l’héritière dans le moindre de ses déplacements, en dévoilant des conversations intimes entre Charles et Camilla ou entre Diana et l’un de ses amants, en payant des informateurs avec des sommes astronomiques... La notion de "vie privée" a même été débattue au sein du Parlement, en présence des grands pontes de la presse. Ce documentaire diffusé en 2017 sur ABC nous explique, à travers des images d’archives et des témoignages, comment le pays en est arrivé là et quel impact cela a eu sur le vie d’autres célébrités par la suite.

Diana : In her own Words (2017)

Retour sur le parcours de Diana Spencer qui demeure, depuis son décès accidentel à Paris en 1997, l'une des figures les plus populaires de l'histoire britannique.  

Traduit en France par "Diana : une icône mystérieuse", ce documentaire National Geographic d’1h53 est probablement l’un des plus intéressants et complets sur la vie de l’ancienne princesse de Galles. En 1991, la jeune femme se rapproche du journaliste Andrew Morton, dans l’idée de l’aider à écrire sa biographie. S’ensuit une série d’entretiens secrets (la plupart jamais diffusés avant), dans lesquels elle parlera sans aucun filtre et en toute sincérité de son mariage raté, des trahisons de son mari, de la pression subie par les paparazzi… le tout dans le dos de la famille royale. Le documentaire mélange des images d’archives, des enregistrements inédits et des photographies, de son enfance à sa mort tragique en août 1997.

The Royal House of Windsor (2017)

Cette série utilise de nouveaux éléments pour décrire comment la famille royale britannique a survécu à un siècle d’impitoyables jeux de pouvoir, de politique et d’amour. 

Cette série documentaire retrace l’histoire de la famille Windsor sur les 100 dernières années, en débutant à la première guerre mondiale. Une manière de comprendre, un peu comme le fait The Crown, le rigorisme de la famille royale, son mode de fonctionnement, ses idéaux… Les épisodes 4 et 5 reviennent plus précisément sur le "fiasco" Diana, via le témoignage d’historiens. Ces derniers nous expliquent, images d’archives à l’appui, que personne n’aurait pu prévoir l’impact qu’a eu la jeune femme sur le peuple britannique… au point de devenir une véritable épine dans le pied de la Reine - plus particulièrement quand les tensions au sein du couple princier sont révélées aux yeux du public. Il faut dire que chez les Windsor, le divorce est mal vu...

The Resident : premières images de la saison 4

Interrompue à cause du coronavirus, la saison 3 de The Resident s'était achevée le 7 avril dernier aux États-Unis après seulement 20 épisodes, au lieu des 23 initialement prévus. Après de longs mois d'incertitude liés à l'évolution de la pandémie, le tournage de la saison 4 a finalement pu débuter au mois d'octobre et c'est le 12 janvier 2021 que les médecins du Chastain Memorial d'Atlanta feront leur grand retour outre-Atlantique sur la chaîne Fox pour une nouvelle salve d'épisodes qui, comme les récents débuts de saison de Grey's Anatomy et de Good Doctor, plongera ses héros en plein coeur de l'épidémie de Covid-19.

Comme le révèle le premier teaser de la saison 4 de The Resident, visible dans le player ci-dessus, Conrad (Matt Czuchry), Nic (Emily VanCamp), Mina (Shaunette Renée Wilson), Devon (Manish Dayal), et les autres vont devoir affronter de nouvelles épreuves et faire face à la mort de plusieurs soignants, emportés par le virus. "Ils étaient nos collègues et nos amis. Des soignants qui sont morts dans l'exercice de leur travail", déclare Nic dans ces premières images chargées en émotion, alors qu'elle rend hommage aux membres du corps médical de l'hôpital Chastain qui n'ont pas survécu à l'épidémie.

Une dure réalité qui, comme toujours dans The Resident, nous est montrée sans fard et qui devrait accompagner les aventures des médecins de la série pour les mois à venir puisque la showrunneuse Amy Holden Jones confiait cet été à TVLine que les conséquences de la Covid-19 seraient ressenties sur la durée au sein des différentes intrigues : "Notre season premiere racontera les premiers jours de l'épidémie, ses effets sur les héros que sont les docteurs, infirmiers et infirmières, qui risquent leurs vies au quotidien. Puis sur le long terme, malheureusement, les conséquences seront toujours là, même après l'arrivée d'un vaccin, et nous seront là pour les montrer à l'écran".

Pour autant, tout ne sera pas noir dans cette quatrième saison de The Resident et le début de saison sera notamment marqué par le mariage de Nic et de Conrad qui, après trois ans de relation tout sauf tranquille, vont enfin se dire "oui' devant leurs amis. Lors d'une cérémonie qui, à en juger par le teaser, sera visiblement officiée par Irving (Tasso Feldman). Mais pour découvrir cet heureux événement à l'écran en France, il faudra s'armer de patience puisque Warner TV, qui détient les droits de première diffusion de la série médicale, vient seulement de proposer la saison 3 cet automne et ne devrait donc pas programmer la saison 4 avant septembre 2021. Tandis que TF1, elle, devrait diffuser la saison 3 dans le courant de l'année 2021, sans plus de précisions.

The Weeknd défiguré avec des bandages : son apparition lunaire aux American Music Awards

Une semaine après la cérémonie des People's Choice Awards, c'était au tour des American Music Awards d'avoir lieu. Ce dimanche 22 novembre, de nombreuses célébrités se sont réunies au Microsoft Theater de Los Angeles, pour une soirée pour le moins particulière. Et pour cause, en raison de la crise sanitaire, la cérémonie s'est déroulée en comité restreint et sans public, avec bien évidemment le respect des gestes barrière et de la distanciation sociale. Si Taylor Swift peut se targuer d'être la grande vainqueure de la soirée, The Weeknd aussi est rentré chez lui avec de belles récompenses.

Grâce à ses fans et son talent, The Weeknd a remporté le prix d'Artiste masculin soul/R'n'B de l'année pour son album "After Hours", et le prix de la Chanson soul/R'n'B de l'année pour son titre "Heartless" ; le tout deux jours avant l'annonce des nominations des Grammy Awards 2021. Présent lors de la cérémonie, le chanteur canadien en a profité pour interpréter ses titres "In Your Eyes" et "Save Your Tears", sur scène. Seulement personne ne s'attendait à le voir apparaître avec des bandelettes sur le visage, des yeux tuméfiés et des bleus sur le visage.

Une fois sur scène pour accepter ses prix, The Weeknd n'a pas mentionné ses bandages ni son visage. Seulement ses fans le savent, le chanteur est déjà apparu avec un style semblable, notamment en août dernier lors des MTV Video Music Awards. Dans une interview accordée à Esquire, le chanteur de 30 ans avait expliqué que sa chanson "Blinding Lights", tout comme son clip, font référence à la dangerosité de la conduite en état d'ébriété.

À travers son déguisement et son maquillage, l'ex-petit-ami de Bella Hadid veut donc faire passer un message de sensibilisation. Comme il l'avait expliqué, "Blinding Lights" fait référence à "quand on voit quelqu'un la nuit, alors que l'on est ivre, que l'on conduit en direction de cette personne et que l'on est aveuglé par les éclairages des rues". "Je ne ferai jamais la promotion de la conduite en état d'ivresse, mais la nuance sombre qui se cache derrière", avait-il ajouté.

Doc : TF1 achète une nouvelle série médicale

Les séries médicales, c’est un peu la spécialité de TF1, qui tous les mercredis soirs depuis plusieurs années maintenant propose des séries sur ce thème. Mais cette fois-ci, la Une a choisi d’innover en rachetant non pas une série américaine, mais bien une série italienne diffusée sur Rai. Intitulée Doc - Nelle tue mani (“Doc - entre vos mains” en français), cette série produite par Lux Vide est un savant mélange entre Dr House et Good Doctor.

Le pitch : après avoir reçu une balle dans la tête par le père d’un de ses patients, le Docteur Fanti, incarné par Luca Argentero perd tout souvenir de ces douze dernières années. Tous ses proches sont soudain devenus des étrangers et l’hôpital est le seul endroit où il se sent vraiment chez lui. Il va alors devoir recommencer sa carrière au bas de l’échelle. Chaque épisode de Doc - nelle tue mani va proposer un nouveau défi médical qui aura la particularité de nous plonger dans la vie privée des patients.

Doc - nelle tue mani s’inspire de l’histoire vraie de Pierdante Piccioni, un médecin à l’hôpital de Lodi en Lombardie, qui a perdu la mémoire suite à un accident de voiture en 2013. Il a pour dernier souvenir la fête d’anniversaire des huit ans de son fils, le 25 octobre 2001. Contre toute attente, il recommence à étudier la médecine pour reprendre son métier, qu’il exerce encore aujourd’hui.

Véritable succès en Italie lors de son lancement sur Rai Uno en mars dernier, la série compte 16 épisodes diffusés en deux parties. Une saison 2 est d’ores et déjà dans les tuyaux et une adaptation américaine pilotée par Sony est également en projet.

Predator : un 5ème film par le réalisateur Dan Trachtenberg

C'est la nouvelle qu'on n'attendait pas ! L'extra-terrestre aux dreadlocks et à la gueule de porte-bonheur va bel et bien revenir sur grand écran ! Pourtant, on pensait la franchise morte et enterrée après l'échec de The Predator de Shane Black. Le film avait recolté seulement 160 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de 90 millions.

En France, le long-métrage avait peiné à atteindre les 352.000 entrées. Il avait réussi l'exploit d'attirer moins de curieux que Predators avec Adrien Brody (554.000 tickets vendus !) Pourtant, 20th Century Studios ne lâche pas la saga et annonce qu'un 5ème film est dans les tuyaux ! (Si on ne compte pas les 2 Alien VS Predator).

Selon Deadline, la firme a engagé Dan Trachtenberg à la réalisation. Ce dernier est connu pour avoir mis en scène la petite surprise de 2016, 10 Cloverfield Lane. Patrick Aison (Jack Ryan, Wayward Pines) s'occupera d'en écrire le scénario. Le cinéaste a confirmé l'information sur son compte Twitter le 20 novembre.

"C'était censé être une suprise. Je travaille dessus depuis 4 ans maintenant. Je suis très triste que ce que nous avions en tête pour vous dévoiler ce qu'allait être le film ne pourra pas se faire. C'est une déception. Mais aussi... YAY !"

Il s'agira du second long-métrage de Dan Trachtenberg, qui se retrouve à la tête d'un blockbuster de grande ampleur à l'âge de 39 ans ! À noter que le réalisateur avait renoncé à mettre en scène Uncharted en août 2019, cédant sa place à Ruben Fleischer. Les mots du cinéaste font penser à la manière dont 10 Cloverflied Lane avait été annoncé, ne dévoilant son lien avec Cloverfield que très peu de temps avant sa sortie, suscitant d'énormes réactions.

Trachtenberg a peut-être voulu réitérer l'opération avec ce 5ème Predator, souhaitant révéler au dernier moment le lien avec la saga. Le studio n'a sûrement pas dû l'entendre de cette oreille et a préféré jouer franc jeu. À noter que l'intrigue n'a pas du tout été dévoilée mais celle-ci ne devrait pas faire suite à The Predator, comme le rapporte ComingSoon. Saura-t-il détrôner le premier film de 1987 dans le coeur des fans ? Rien n'est moins sûr.

The Walking Dead saison 10 : premier teaser avec Hilarie Burton pour les derniers épisodes

Après les ajouts de casting et la date de diffusion, place au teaser ! Les six épisodes additionnels de The Walking Dead, chargés de faire le lien entre la dixième saison et la onzième, qui sera par ailleurs la dernière, seront diffusés en France dès le 1er mars 2021 sur OCS Choc et la plateforme OCS à la demande.

Tandis que ces épisodes nous proposeront de retrouver nos héros là où nous les avions laissés, c’est à dire en mauvaise posture, ils seront par ailleurs l'occasion de rencontrer de nouveaux personnages, dont Lucille – la femme de Negan – incarnée par Hilarie Burton, l’épouse à la ville de… Jeffrey Dean Morgan ! Un clin d’oeil amusant pour l’ancienne star des Frères Scott, qui n'apparaîtra dans le show que par le biais de flashback - Lucille étant décédée avant le déclenchement de l’apocalypse zombie. 

Ce court teaser révèle par ailleurs Mays, nouveau venu campé par Robert Patrick (Terminator 2) tandis qu’il a été confirmé par la showrunneuse que Hershel Rhee, le fils de Maggie et Glenn désormais âgé de huit ans, ferait lui aussi ses grands débuts dans la série.

Rappelons qu'en parallèle à l'arrêt prochain de The Walking Dead, un film consacré à Rick Grimes entrera prochainement en tournage tandis qu'une série spin-off prolongera les aventures du tandem Carol et Daryl.