27 juillet 2020

La Belle et la bête sur Disney+ : pourquoi une scène musicale a dû être coupée et retournée

Tiré du classique animé de 1992, La Belle et la bête est l'un des plus gros succès de Disney. Avec 160 millions de dollars de budget, le film a cumulé plus de 1,2 milliards de dollars de recettes dans le monde. Réalisé par Bill Condon, à qui l'on doit Dreamgirls et les chapitres 4 et 5 de Twilight, le conte de fées est visible sur la plateforme Disney+ depuis le 24 juillet. Les spectateurs peuvent ainsi revoir Emma Watson en Belle face à Dan Stevens dans le costume de la Bête, entourés de Luke Evans, Kevin Kline, Josh Gad et Ewan McGregor.

S'il est fidèle au film d'animation dont il s'inspire, le long-métrage propose de nouvelles chansons dont Days in the Sun, que l'on entend dans une scène qui survient après le sauvetage de Belle dans la forêt par la Bête. Cette séquence débute par un flashback dans lequel le prince, enfant et sous son apparence humaine, est au chevet de sa mère mourante, puis s'achève par Belle qui est cette fois au chevet de la Bête.

Mais à l'origine, Bill Condon a tourné la situation inverse : le jeune prince est alité tandis que sa mère veille sur lui, entonnant Days in the Sun pour le réconforter. Le réalisateur a dû changer ses plans après les résultats de projections test, au cours desquelles certains spectateurs confondaient l'actrice Harriet Jones, qui joue la mère du prince, avec Hattie Morahan, l'interprète de l'enchanteresse qui maudit la Bête.

Dans une featurette qui dévoile la séquence originale, Condon revient sur son choix de retourner la scène : « Lorsqu'on a présenté le film, certains membres du public ont été désorientés. Ils pensaient qu'Harriet Jones était Hattie Morahan, [l'actrice] qui joue la fée Agathe. Les deux actrices se ressemblent beaucoup, c'est vrai, donc malheureusement, lorsque nous avons tourné de nouveau cette scène, même s'il s'agit encore d'Harriet, nous avons dû la placer au lit avec des cheveux bruns ». Quant à l'acteur qui joue le prince, il a été remplacé par un garçon capable de chanter. 

Daredevil : l'interprète de Nobu dénonce le racisme dont a été victime son personnage

En parallèle du Comic Con, le SaveDaredevilCon se tenait aussi ce week-end, organisé par les fans de Daredevil opposés à l'annulation de la série de Netflix au terme de sa saison 3 en 2018. A cette occasion, l'acteur Peter Shinkoda, qui jouait Nobu, le boss de la secte criminelle la Main, dans les deux premières saisons, a pris la parole pour expliquer pourquoi son personnage n'avait jamais été vraiment développé. 

Si l'on en croit Shinkoda, l'ancien patron de Marvel Television, Jeph Loeb, était tout simplement convaincu que les personnages asiatiques n'intéressaient personne : "Jeph Loeb a dit aux scénaristes de ne pas écrire pour Nobu et Gao, et il a été répété à plusieurs reprises à de nombreux scénaristes et showrunners, que 'personne ne se soucie des Chinois et des Asiatiques, qu'il y a eu trois films Marvel avant, la trilogie nommée Blade où Wesley Snipes tue 200 Asiatiques par film et tout le monde s'en fout, donc n'écrivez pas sur Nobu et Gao.' Et ils ont été forcés d'abandonner leur histoire."

Le comédien a indiqué regretter profondément que la backstory de son personnage n'ait jamais pu voir le jour : "Je suis au courant de ce script, ils me l'ont expliqué, et ils se sont excusés de ne pas pouvoir le mener à bien, mais leurs mains étaient liées. C'était un scénario très intéressant sur le fait de devoir aller [à New York] pour obtenir une sorte de greffe pour des raisons médicales : il y avait ensuite des histoires d'administration truquée pour que Nobu puisse entrer dans le pays et ensuite réaliser ses plans avec Black Sky."

Cet arc narratif a été complètement abandonné : "J'ai donc dû m'adapter à une toute autre histoire et faire avec le matériau qu'on me donnait", déplore Peter Shinkoda. Sans lien avec cette affaire, Jeph Loeb a été licencié l'automne dernier quand Marvel TV a été absorbé par Marvel Studios. Sur Twitter, Shinkoda a également rappelé avec amertume que ni lui ni Wai Ching Ho, l'interprète de Madame Gao, n'avaient été conviés à l'avant-première de la saison 2. 

Guillermo del Toro : le coronavirus complique la production de son nouveau film

Alors qu'il présentait Affamés, le film d'horreur qu'il produit, à l'occasion du Comic-Con virtuel, ce 25 juillet, Guillermo del Toro s'est exprimé sur son nouveau long métrage, Nightmare Alley, et sur les différentes contraintes liées à la pandémie du Covid-19. Remake du film d'Edmund Goulding, Le Charlatan, sorti en 1947, ce projet a attisé la curiosité des cinéphiles, en partie, grâce à sa distribution prestigieuse. Bradley Cooper, Cate Blanchett, Willem Dafoe, Rooney Mara, Ron Perlman, Toni Collette, ou encore Richard Jenkins, tous lui ont dit oui. Forcément, un tel casting implique une organisation minutieuse dans les différents plannings selon le cinéaste.

"La chance d'avoir une si belle équipe est immense, mais les difficultés de tout réaménager pour être en accord avec leurs emplois du temps sont énormes, explique-t-il. J'aime penser que pour tout problème dans tous les films, il y a une solution. Parfois, on ne la voit pas imméditatement, mais je pense que nous avons trouvé le remède miracle, disons-le comme ça, touchons du bois, pour que tout fonctionne. Mais ce n'est pas facile." Quant au tournage, stoppé à Toronto au moment où toutes les productions se mettaient à l'arrêt, il n'a toujours pas repris, mais l'équipe du film se penchent sur les mesures nécessaires pour créer l'espace de travail le plus sain possible.

Certaines séquences, qui impliquent un grand nombre de figurants sous un grand chapiteau, représentant un vrai défi pour le réalisateur Oscarisé. "Il faut être stérile, que tout le monde soit dans des conditions presques cliniques. Pourtant, nous devons quand même recréer un carnaval avec beaucoup de figurants." Pour minimiser les risques, Guillermo del Toro fait savoir que, si d'habitude les figurants sont engagés à la journée, ils devront cette fois signer pour plusieurs semaines, afin d'éviter qu'ils circulent entre différents plateaux de tournages, comme c'est souvent le cas. Pour le moment, la date de reprise du tournage n'a pas encore été annoncée.

Thor 4 : Natalie Portman confirme un tournage début 2021

Thor: Love And Thunder bientôt en tournage ? Pas forcément ! Alors que le réalisateur Taika Waititi tease un film "très romantique" et "complètement dingue", pendant un live Instagram, l'actrice Natalie Portman a répondu à la question de savoir quand Thor 4 allait commencer son tournage :

"Nous tournons en Australie au début l'année prochaine"

Cette date est évidemment amenée à évoluer, car les Etats-Unis ont toujours un nombre inquiétant de cas de coronavirus sur leur territoire, et l'Australie, longtemps relativement épargnée, voit actuellement certains des quartiers de ses grandes villes se reconfiner.

Thor 4 voit revenir Chris Hemsworth (Thor), Tessa Thompson (Valkyrie) et Natalie Portman (Jane Foster) et introduira Christian Bale en grand méchant du film. Ce dernier devrait montrer l'ascension de Jane qui reprendrait à son compte le marteau foudroyant du dieu d'Asgard.

La date donnée par Natalie Portman correspond à peu près aux environs de tournage des Gardiens de la galaxie 3 qui devrait se tourner "pas avant décembre 2020 au plus tôt". Par ailleurs, selon Deadline, le tournage de Shang-Chi (interrompu en février dernier) devait reprendre fin juillet, mais pour l'instant, aucune communication n'a été faite en ce sens.

Black Widow avec Scarlett Johansson est terminé et attend une réouverture mondiale des salles (ou le "plan Tenet") pour être monté au public. Quant à The Eternals avec Angelina Jolie et Richard Madden, il est en post-production.

ADN, Wakanim, Crunchyroll : les animés du 27 juillet au 3 août

One Punch Man 'ADN)

Si vous n'avez pas encore vu One Punch Man, il est encore temps de vous ruer sur les 2 saisons disponibles sur ADN ! Cet animé haut en couleurs nous conte l'histoire de Saitama. Histoire de passer le temps, il est devenu un héros. Trois années d’un entraînement spécial lui ont donné un pouvoir le rendant invincible. Mais Saitama est devenu si fort qu’un seul coup de poing lui suffit à terrasser chaque adversaire se présentant, aussi puissant soit- il. Aujourd’hui encore, un nouvel ennemi se dresse devant ce héros blasé qui a perdu sa motivation... et ses cheveux ! Parviendra-t-il à retrouver la patate ?

One Punch Man est devenu un incontournable de l'animation japonaise, notamment grâce à son anti-héros, Saitama. Le personnage est drôle, attachant, émouvant... et aussi très motivant ! Le récit va à 100 à l'heure, enchaînant les retournements de situation et les combats contre d'improbables ennemis, tous plus loufoques les uns que les autres. L'univers est complètement décalé, l'animation fluide et dynamique, les personnages secondaires excellents... De plus, Orelsan double Saitama dans la très bonne VF de l'animé, apportant sa nonchalance naturelle au personnage, ce qui colle parfaitement. Foncez, vous ne le regretterez pas ! À noter qu'un film live vient officiellement d'être annoncé du côté de chez Sony Pictures. L'écriture a été confiée aux scénaristes Scott Rosenberg et Jeff Pinkner, auteurs notamment des scripts de Venom et de Jumanji : next level.

Arte (Wakanim)

Arte nous transporte au début du 16e siècle dans la ville de Florence en Italie. La ville est le berceau de la Renaissance où la peinture, la sculpture et divers arts prospèrent. C’est à cette période vivante et florissante que naît Arte, fille d’une noble famille, passionnée depuis toujours par le dessin. Cependant, dans une époque où vivre seule en tant que femme est inconcevable, vivre de sa passion l’est tout autant... Arte décide donc un jour de se rebeller contre sa mère qui souhaite qu’elle se marie, et de faire tout son possible pour devenir peintre, en commençant par travailler en tant qu’apprentie dans un atelier ! « Si je dois éprouver du remords, autant le faire en suivant mon cœur. »

Voici l’histoire d’Arte, une jeune fille qui, malgré les traditions, décide de devenir peintre ! Cet animé fait vraiment du bien parmi l'offre pléthorique existante. Le récit, fort et féministe, n'assène pas son message à grands coups de marteau. Au contraire, il distille petit à petit ses éléments, le tout magnifié par une héroïne charismatique et attachante à laquelle on peut tous s'identifier, garçon comme fille. L'animation est splendide et les paysages de Florence au 16e siècle sont extrêmement bien retranscrits. Le dépaysement est total et l'univers tranche radicalement avec ce que l'on peut voir dans les animés japonais. Une belle réussite.

Idolish7 (Crunchyroll)

Adapté du jeu vidéo éponyme créé par la société Bandai Namco en 2015, IDOLiSH7 nous entraîne dans le quotidien peu commun d'un groupe d’idols. Composés de sept jeunes chanteurs aux personnalités diverses, l'histoire se concentre sur leurs débuts dans le monde de la musique, aux côtés de leur toute nouvelle manager, l’inexpérimentée Tsumugi Takanashi, et face à leurs rivaux du groupe TRIGGER. Avec une bonne ambiance, des personnages attachants et une bande-originale pop, cet anime nous montre l'envers du décor de la production musicale dans le Japon contemporain, et captive par le réalisme de ses thématiques et son animation qui alterne habilement 2D et 3D. Concerts et autres spectacles donnés au fil de la série sont également l'occasion de découvrir des chansons originales interprétées par les doubleurs. Entre trahisons, compétitivité et injustices, suivez l'évolution de ces héros qui découvrent la dure réalité du show-business, en même temps que l'amour de leurs fans et leurs premiers émois en tant que célébrités.

In/Spectre (Crunchyroll)

Produit des studios Brains Base à qui l’on doit notamment la franchise Durarara !!, In/Spectre propose les aventures d’une déesse et d’un jeune homme immortel et mêle habilement romance, mystère et mythologie japonaise. Petite particularité : l’anime n’est pas l’adaptation d’un manga mais d’une série de romans dont le premier tome a été lauréat de la 12e Edition des Honkaku Mystery Award, qui récompensent les fictions à énigmes.

Haikyu (Wakanim)

Après le basket (Kuroko no Basket), le tennis (Prince of Tennis), le base-ball (Ace of Diamond) ou  le football américain (Eyeshield 21), le studio d'animation Production I.G continue dans la production de séries animées sportives avec Haikyu, se déroulant dans l'univers du volley-ball. Nous y suivons Shôyô Hinata, surnommé Shô. Ce dernier aime plus que tout jouer au volley-ball et ce, malgré sa petite taille. Malheureusement, suite à une sévère défaite, son club de collège a été dissous, tous les membres étant partis. Mais Shô est bien décidé à jouer de nouveau et choisit son futur lycée en fonction de son ambition. Il intègre donc le lycée Karasuno, où a joué son idole, le Petit Géant, tout en espérant faire aussi bien que lui.

80 ans de Bugs Bunny : soirée spéciale sur Boomerang ce lundi

Rendez-vous sur Boomerang pour une soirée spéciale ce lundi 27 juillet avec :

  • 19h00 : Bugs et les Looney Tunes
  • 20h00 : Baby Looney Tunes
  • 20h35 : Cours lapin, cours !

Captain Tsubasa : quel footballeur japonais a inspiré le héros de la série ?

S’il est aujourd’hui comparé aux plus grands footballeurs (dont Lionel Messi), Tsubasa Ohzora (ou Olivier Atton pour les fans du dessin animé original) a bel et bien été inspiré d’un authentique joueur, bien que peu connu en France puisque c’est en effet l’attaquant japonais Kazuyoshi Miura qui a inspiré à l’auteur Yōichi Takahashi les traits du personnage principal de son manga Captain Tsubasa.

Surnommé King Kazu au Japon, Miura est une véritable légende locale, et ce à plusieurs titres. Toujours en activité malgré ses 52 ans (il est actuellement membre de l’équipe nationale de futsal), le canonnier nippon est un des rares joueurs à avoir évolu" sur quatre continents différents (en Asie bien entendu, mais également en Amérique du Sud où il a débuté sa carrière, en Europe (au Genoa puis au Croatia Zagreb) et enfin en Océanie le temps d’un prêt de 3 mois au Sydney F.C.).

Véritable globe-trotter, Kazuyoshi Miura a particulièrement marqué les esprits au cours des huit années au cours desquelles il a évolué au Tokyo Verdy (133 buts inscrits en 253 matches disputés, et plusieurs titres remportés dont deux championnats consécutifs en 1993 et 1994). Sous les couleurs de l’équipe nationale, "Kazu" a tout autant brillé puisqu’il est actuellement le second meilleur buteur de l’Histoire des Samurai Blue, avec un total de 55 buts marqués (pour 89 sélections) ; il reste néanmoins à distance du meilleur buteur de la sélection, Kunishige Kamamoto et ses 80 réalisations (pour 84 rencontres disputées).

Son parcours hors-norme, et ses débuts brésiliens ont ainsi grandement inspiré les aspirations du jeune héros de Captain Tsubasa, lui-même jeune prodige du ballon rond rêvant de jouer dans le championnat brésilien qui aura vu éclore tant de talents au fil des années. Aujourd’hui encore, Kazuyoshi Miura reste donc une légende du football tant pour sa longévité extraordinaire que pour avoir été le premier joueur japonais à avoir évolué dans un championnat étranger.

Les épisodes de Captain Tsubasa, la nouvelle série Olive et Tom, sont diffusés sur TF1 dans l’émission TFOU.

26 juillet 2020

Mort de Olivia de Havilland, figure inoubliable de l'âge d'or hollywoodien à 104 ans

L'actrice américano-britannique Olivia de Havilland est décédée ce samedi 25 juillet à l'âge de 104 ans, dans son sommeil à son domicile parisien. Elle avait connu des débuts auprès d'Errol Flynn avant d'être nommée à l'Oscar pour un second rôle dans Autant en emporte le vent. On retiendra aussi sa prestation dans L'Héritière de William Wyler aux côtés de Montgomery Clift. elle faisait partie des rares centenaires du cinéma.

Olivia de Havilland naît au Japon, et regagne à 3 ans les Etats-Unis avec sa soeur Joan Fontaine. Elevée au couvent, elle monte sur les planches à l'âge de vingt ans. Repérée par Max Reinhardt, elle est engagée pour Le Songe d'une nuit d'été, adaptation de Shakespeare pour le théâtre et le cinéma. La Warner la prend alors sous contrat.

Pendant sept ans, elle enchaîne les films et devient la partenaire romantique - à la scène comme à la ville - d'Errol Flynn notamment dans les films de Michael Curtiz, les plus célèbres étant Les Aventures de Robin des Bois, Captain Blood et La Charge fantastique.

Princesse, fille de pionnier de I'Ouest, dame de cour élisabéthaine, l'actrice mène sa barque avec douceur et fermeté. En 1939, elle obtient de David O. Selznick le rôle de Mélanie Hamilton dans Autant en emporte le vent, pour lequel elle est nommée à l'Oscar. L'image de femme douce, comme son personnage dans The Strawberry Blonde (1941), finit par lui coller à la peau.

Soucieuse de changer son image, Olivia de Havilland demande des rôles plus diversifiés aux studios qui le lui refusent. En réaction, elle porte plainte en 1943 contre Jack Warner, obtient gain de cause et brise ainsi le système des studios qui étaient jusqu'alors maîtres de la carrière de leurs acteurs sous contrat. Ce tour de force s'accompagne de trois ans d'absence des écrans, mais n'affectera pas la carrière de l'actrice.

De retour sur les écrans en 1946, elle remporte son premier Oscar pour A chacun son destin et le second pour son rôle de jeune femme cupide dans L'Héritière de William Wyler. En 1951, l'actrice refuse le rôle de Blanche Dubois dans Un tramway nommé désir, qu'elle juge immoral. En 1965, elle joue la soeur de Bette Davis dans Chut, chut chère Charlotte. Elle commence ensuite à se faire rare et réserve ses dernières apparitions pour les scènes de Broadway et les studios de télévision.

En 2017, De Havilland intente un procès à la série Feud et à son créateur Ryan Murphy, pour représentation faussée de sa personne autour des coulisses de tournage de Chut, chut chère Charlotte.

Viens chez moi, j'habite chez une copine sur C8 : pourquoi Bernard Giraudeau n'était-il pas le bienvenu sur ce film ?

Célèbre comédie des années 1980, Viens chez moi, j'habite chez une copine est emmenée par le duo Michel Blanc et Bernard Giraudeau. Jouant respectivement Guy, un sympathique loser à la rue, et Daniel, son ami déménageur qui l'héberge chez sa compagne, les deux acteurs sont au top. Mais, lorsque le projet démarre, il n'est pas question que Giraudeau soit de la partie...

Le producteur Christian Fechner achète les droits de la pièce "Viens chez moi, j'habite chez une copine" écrite par Luis Rego et Didier Kaminka en 1975. Convaincu de son potentiel cinématographique, il propose à Patrice Leconte de l'adapter. Le réalisateur accepte et embarque avec lui Michel Blanc, son comparse des deux Bronzés, pour réécrire le scénario (et lui faire jouer Guy).

Le travail d'adaptation est conséquent. La pièce est centrée sur deux amis qui veulent passer le réveillon à quatre, avec leur petite amie, dans le même lit. Pour le film, Leconte et Blanc jugent cette trame trop légère et préfèrent développer l'idée d'un chômeur qui s'installe chez un copain, vivant lui-même en couple. Le tout se déroulant dans une France touchée par la précarité.

Michel Blanc envisage d'attribuer le personnage de Daniel à Gérard Lanvin, qu'il admire beaucoup, mais ce dernier refuse pour prendre de la distance avec le café-théâtre et ses habitués. Christian Fechner, quant à lui, voit Bernard Giraudeau dans le rôle. Une chose que Blanc et Leconte ne souhaitent pas, comme en témoignent les propos de ce dernier :

"Je le voyais comme un jeune premier assez fadasse, une sorte de gendre idéal, joli garçon c'est tout. Et je voulais quelqu'un qui ait plus de caractère. On a fait pas mal d'essais, avec Roger Mirmont par exemple. (...) J'ai rencontré Bernard. Je l'ai trouvé plus intéressant dans la vie que dans les films qu'il avait faits. Et je me suis laissé gagner par la certitude tranquille de Fechner."Le metteur en scène et l'interprète de Guy ne sont finalement pas déçus par l'acteur (un sentiment accentué par les 2,8 millions d'entrées du film). Pour preuve : en 1985, Leconte, Blanc (au scénario) et Giraudeau se retrouvent sur Les Spécialistes (avec également Lanvin !), qui réalise plus de 5,3 millions d'entrées dans les salles françaises.

Notons pour terminer qu'en 1984, Blanc et Lanvin se donnent la réplique dans Marche à l'ombre (la première réalisation du premier) : une comédie sur laquelle Fechner tente, là encore, d'imposer Giraudeau ! Celui-ci se trouvant trop âgé pour le rôle, Lanvin est ravi de se glisser dans la peau du baroudeur François. A sa sortie, le long métrage dépasse les six millions d'entrées.

Sources :

"Michel Blanc, sur un malentendu" d’Alexandre Raveleau, éditeur : Hors Collection / "Secrets de cinéma" de Bruno Cras, Plon.

"J'arrête le cinéma: Entretiens avec Hubert Prolongeau" de Patrice Leconte et Hubert Prolongeau, éditeur Calmann-levy

Little Miss Sunshine sur Arte : connaissez-vous les autres fins du film ?

D'aucuns disent que Little Miss Sunshine est une pépite parfaite d'un bout à l'autre, de sa scène d'ouverture, qui nous plonge dans le regard fasciné d'Abigail Breslin, aux dernières secondes et le départ en trombe de la famille Hoover, lancée à vive allure vers le soleil couchant à bord de son minivan défaillant. Pour le plus grand plaisir des fans, les réalisateurs Jonathan Dayton et Valerie Faris ont glissé dans le DVD 4 fins alternative afin de prolonger le plaisir.

La première version voit la famille porter un toast à la mémoire du grand-père au lendemain de la scène finale. Dans le commentaire audio, les cinéastes précisent qu'ils trouvaient le moment trop mielleux et ont décidé d'arrêter de filmer.

Dans la deuxième fin alternative, on retrouve la famille menottée au bureau de sécurité de l'hôtel. L'agent leur annonce la discalification d'Olive puis les relâche. Alors qu'ils quittent l'endroit, Sheryl (Toni Collette) place une couronne sur la tête de Richard (Greg Kinnear) qui la place ensuite sur celle d'Olive. En sortant de l'hôtel, le père demande : "qui veut de la glace ?".

Cette fin alternative contient elle aussi une version alternative, la troisième, dans laquelle on voit la famille prendre la fuite de l'hôtel avec le trophée volé. Enfin, la dernière fin alternative est une extension de cette troisième. On y voit en détail la façon dont les Hoover se sont emparés du trophée avant de filer vers le minivan et de quitter les lieux.