03 mars 2026

Karin Viard évoque les « comportements inappropriés » dans le cinéma qui étaient acceptés par sa « génération »

Karin Viard a levé le voile sur les « comportements inappropriés » qu’elle a constatés au cinéma dans sa jeunesse et avant que l’industrie ne soit secouée par le mouvement #MeToo il y a quelques années. Des comportements qu’elle n’a pas « jugés inappropriés » à l’époque du fait des mentalités différentes, comme elle l’a récemment expliqué dans l’émission Clique.

Pour l’actrice sexagénaire, une personne devait même se « sentir flattée » d’avoir « plusieurs mecs qui jugent ton physique, qui disent : "Non, non, mais elle est bonne, on pourrait avoir envie de la baiser, oui" ». « Et toi tu dis : "Merci beaucoup" », s’est-elle souvenue, feignant un sourire flatté.

L’actrice de Nouveau Départ a ensuite raconté à Mouloud Achour sa première audition « difficile » pour laquelle elle était « entourée de garçons » et a fait du peep show. « Donc je me suis retrouvée en culotte, je ne sais même pas si je n’étais pas toute nue », a-t-elle tenté de se rappeler, « mais je me suis retrouvée entourée de garçons, à être filmée et à mimer une scène de peep show ». Une situation que la comédienne a trouvée « normale » à l’époque.

« C’était ma génération », a-t-elle justifié, rappelant que les comportements inappropriés dépassaient largement les plateaux de cinéma. De même que l’inégalité entre les hommes et les femmes : « Je me souviens qu’être payée moins que les hommes, je trouvais ça normal », a-t-elle admis, avant d’évoquer le statut de « fille fastoche » que l’on donnait autrefois aux actrices. « On pouvait lui faire un peu des réflexions comme ça : "Allez je te chambre, t’es pas une mauviette" », a-t-elle relaté, se souvenant avoir elle-même adopté le type de réaction attendu face à ces remarques.

« J’avais du répondant, ça ne me faisait rien, mais en fait, quelle saloperie de rapport, ce n’est tellement pas intéressant », a songé celle qui n’a toutefois pas été « traumatisée » à l’époque, notamment en raison d’un cadre familial où elle était « habituée à être dans la lutte ». Heureusement, les mentalités ont commencé à changer et Karin Viard n’a « plus jamais » constaté ce type de comportements au travail.

Chet Hanks, le fils de Tom Hanks, s’est retrouvé bloqué en Colombie pour une raison incongrue

Chet Hanks est dans une situation peu commune après un séjour entre amis. Le fils de Tom Hanks et Rita Wilson a raconté dans une vidéo sur Instagram ce week-end qu’il était bloqué en Colombie. Le jeune homme de 35 ans a décrit la situation qui l’a mené à se voir interdire l’accès aux États-Unis, alors qu’il est américain.

« Je vais à Porto Rico la semaine dernière pour l’anniversaire de mon pote Max et pour passer du bon temps », a-t-il raconté. « Et pendant que je suis à Porto Rico et qu’on est sur le point de repartir, je me dis : "Je suis seulement à 2/3 heures de Medellín (Colombie), pourquoi je ne passerais pas voir mon pote Taylor, qui vit à Medellín ?" »

« La raison pour laquelle je n’ai pas utilisé mon passeport américain est qu’il est sur le point d’expirer », a expliqué Chet Hanks. Seulement, le jeune artiste a oublié que les conditions d’entrée sur le territoire américain sont très strictes.

« J’étais censé partir aujourd’hui. Je vais à l’aéroport pour saisir mon vol trois heures en avance, c’est un vol international. Ils me disent que si j’utilise un passeport étranger, j’ai besoin d’une carte verte (titre de résident permanent) afin de retourner aux États-Unis », a-t-il relaté, avant de s’esclaffer : « Je n’ai pas de carte verte parce que je suis citoyen américain ».

Résultat : Chet Hanks est « bloqué en Colombie ». Et s’il existe de « pires endroits où se retrouver bloqué », le trentenaire n’a « aucune idée » de ce qu’il devra faire pour se sortir de ce pétrin, alors que la « seule ambassade » pouvant l’aider se trouve à Bogotá, capitale de la Colombie, sauf que… « Je ne veux pas aller à Bogotá », a-t-il ajouté. Et de conclure, dans un rire : « Donc… Libérez-moi ! »

Peu de temps après, le jeune homme a partagé un message rassurant dans ses Stories Instagram, se photographiant dans une salle de gym avec le message. « Nous allons bien, ne vous inquiétez pas », inscrit en espagnol, comme l’a noté Entertainment Weekly.

Dans les commentaires de sa vidéo, les internautes se sont laissé aller à des plaisanteries inspirées de la filmographie de son père. L’un d’entre eux a fait remarquer que ses proches pourraient essayer lui envoyer son passeport américain via FedEx, ce à quoi un autre internaute a répondu : « Tom Hanks n’est pas le plus chanceux avec FedEx », faisant référence au film Seul au monde (2000), où l’acteur incarne un employé du service de livraison se retrouvant échoué sur une île déserte après un accident d’avion. Un internaute a également suggéré à Chet Hanks de « vivre dans le terminal » de l’aéroport local, comme l’a fait un autre personnage de son père dans le film Terminal (2004).

L’Abandon : tourné dans le plus grand secret, un film raconte les 11 derniers jours de la vie de Samuel Paty

Le tournage de ce film a longtemps été tenu secret. Le distributeur UGC a décidé de communiquer pour la première fois, avec une affiche et une bande-annonce, et précise dans un communiqué : "Le film L’Abandon a été tourné à l’été 2025. Nous avons choisi de ne pas communiquer pour donner la priorité à la justice et au procès en appel. Le verdict ayant été rendu, nous espérons que ce film prendra le relais, pour que l’histoire de Samuel Paty ne tombe pas dans l’oubli."

L'Abandon est donc le récit des 11 derniers jours de la vie de Samuel Paty.

Le synopsis officiel du film se présente ainsi : Tout le monde connaît le nom de Samuel Paty, mais peu de gens connaissent réellement son histoire. Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie, est assassiné à la sortie de son collège. À la lumière des enquêtes et des procès, ce film revient sur ses onze derniers jours, et l’engrenage qui a conduit à sa mort tragique.

Le scénario est coécrit par Vincent Garenq et Alexis Kebbas, avec la collaboration de Mickaëlle Paty. Il est librement inspiré du livre de Stéphane Simon, Les Derniers jours de Samuel Paty, paru chez Plon en 2023.

Vincent Garenq réalise. Il a mis en scène 4 longs métrages pour le cinéma, dont Présumé coupable, inspiré de l'affaire Outreau, et L'Enquête, inspiré du journaliste Denis Robert et son enquête sur l'affaire Clearstream.

Le casting est composé d'Antoine Reinartz, Emmanuelle Bercot, Nedjim Bouizzoul, Emma Boumali...

La date de sortie du film n'est pas encore connue.

Précisons qu'un autre projet lié sur Samuel Paty a été annoncé il y a quelques temps. Le film intitulé Le Silence de Dieu doit être mis en scène par Stephan Streker. Ce cinéaste belge, ancien journaliste, a notamment réalisé le film L'Ennemi qui s'intéressait à une affaire qui avait fait couler beaucoup d'encre en Belgique, l'affaire Wesphael. Lorsque nous avons relayé l'annonce du projet en novembre dernier, le tournage était prévu en 2026. Aucun autre détail n'a encore filtré sur ce projet destiné au cinéma. On ne sait pas s'il s'agira d'une adaptation d'un des ouvrages déjà parus autour de Samuel Paty.

Un autre projet sur l'histoire de cet attentat est également prévu, côté télévision. Comme le rapportait le magazine Ecran Total, en septembre 2024, un unitaire est en cours de production ou pré-production. Intitulé La Rumeur, ce téléfilm, écrit par Alice Géraud, sera réalisé par Rodolphe Tissot.

L'histoire de Samuel Paty a également fait l'objet de plusieurs documentaires, dont Le collège de monsieur Paty, diffusé récemment sur France 2.

Il y a quelques temps, la comédienne Carole Bouquet était au théâtre pour une lecture d'un texte d’Emilie Frèche, Le Professeur, retraçant les huit derniers jours du professeur d’histoire-géographie, édité chez Albin Michel, en octobre 2024.

God of War : le créateur du jeu vidéo donne son avis sur la première photo de la série Amazon

Ce ne sont probablement pas les débuts dont rêvait Prime Video. La plateforme d’Amazon a révélé un premier cliché officiel de sa future série God of War, pour accompagner le début du tournage de l’adaptation du célèbre jeu vidéo. L’occasion d’y découvrir Ryan Hurst sous les traits du guerrier Kratos, mais également le jeune acteur Callum Vinson dans le rôle de son fils Atreus.

Tandis que les annonces du casting avaient suscité l’enthousiasme des fans, cette photo a en revanche été unanimement critiquée. Beaucoup ont reproché que le héros Kratos soit mis en retrait, dans une pose qui ne met en valeur ni sa puissance ni son charisme. On a également jugé Callum Vinson trop jeune pour jouer Atreus.

Et malheureusement, Prime Video ne pourra pas compter sur le soutien du créateur du premier jeu, David Jaffe. Connu pour ses prises de position franches, ce dernier a enregistré sa réaction suite à la publication de cette première photo officielle. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas été convaincu par le résultat !

En premier lieu, David Jaffe critique l’apparence de Kratos. S’il ne juge ni l’identité de l’acteur choisi pour le jouer ni sa ressemblance avec le personnage dans le jeu, le développeur a vivement critiqué l’expression "stupide" du personnage, mais également sa posture, qui ressemble à celle de "quelqu’un qui ch*e dans les bois" (sic).

David Jaffe ne s’est pas arrêté là, puisqu’il a également critiqué l’apparence d’Atreus. Loin de lui l’idée de s’en prendre à un jeune acteur, et d’ailleurs son âge n’est pas un problème pour lui. Au contraire, il comprend la nécessité de prendre un interprète qui ne vieillira pas trop vite d’ici le tournage de la série et des éventuelles saisons suivantes.

En revanche, la coupe, selon lui trop moderne — "avec des tas de produits dans les cheveux" — est un problème majeur. Au final, le développeur s’interroge sur le sens donné par ce premier visuel et l’image renvoyée à un public qui ne connaît pas l’univers du jeu : "Si vous voulez révéler au public un tout nouveau personnage sur lequel repose une série, et qu’ils ne l’ont pas encore vu, est-ce la meilleure manière de l’introduire ?"

Pour autant, David Jaffe ne se montre pas totalement négatif envers le projet. Ce dernier souhaite accorder une vraie chance à l’adaptation de son jeu et espère que ce visuel ne sera pas vraiment représentatif de la série. Dans sa vidéo, il confie par ailleurs faire entièrement confiance au scénariste Ronald D. Moore (Battlestar Galactica) et affirme n’avoir aucun doute qu’il s’agira au final d’une "série réussie".

Toujours est-il que la série a déjà fait le tour des réseaux sociaux. La balle est désormais dans le camp d’Amazon, qui sait déjà que son adaptation de God of War n’aura pas le droit à l’erreur. En cours de tournage, la diffusion du programme est attendue pour l’an prochain, en exclusivité sur Prime Video.

Alien aura droit à une série !

Après le polar Fargo et la science-fiction dans Alien : Earth, c’est désormais vers le genre fantastique que s’est tourné le scénariste le plus hétéroclite de la télévision américaine : Noah Hawley. 

Aujourd’hui lié à Disney (ainsi qu'aux filiales HULU et FX) par un contrat d’exclusivité, nos confrères de Deadline ont appris que c’est à lui que les studios avaient choisi de confier l’adaptation du dernier roman d’Alice Hoffman, Les Sorcières de Cambridge.

La série raconte l’histoire de deux jeunes femmes brillantes, étudiantes à l'université de Cambridge dans les années 1950, qui se voient approchées par un mystérieux groupe secret de sorcières, connu sous le nom de Société Lilith.

Si vous êtes amateur du genre, le nom d’Alice Hoffman ne vous est sans doute pas inconnu. Autrice fantastique à la renommée internationale, c’est à elle que l’on doit la saga de romans Practical Magic dont le premier volet, Les Ensorceleuses, avait déjà été adapté au cinéma en 1998 avec Nicole Kidman et Sandra Bullock dans les rôles principaux. 

Un univers riche tristement laissé en friche depuis plusieurs années, que les studios semblent avoir décidé de réinvestir en mettant les bouchées doubles. En effet, avant même l’annonce de la série, une suite au film de 1998 était d’ores et déjà en tournage, avec une sortie annoncée pour septembre 2026.

Difficile à l’heure actuelle de savoir si Les Sorcières de Cambridge sera une série indépendante, ou si un projet d’univers connecté est à l’ordre du jour. Toujours est-il que cette incursion de Noah Hawley dans le genre fantastique nous réservera sans doute de très beaux moments de télévision. 

Love, Simon : Jennifer Garner est très fière de cette comédie romantique

Dans une vidéo pour Hits Radio, Jennifer Garner est revenue sur les rôles les plus iconiques de sa carrière. Si elle a bien sûr évoqué Sydney Bristow de Alias, qui a fait d’elle une star, mais aussi la super-héroïne Elektra, qu’elle a récemment rejouée dans Deadpool & Wolverine, ou encore son rôle culte de Jenna dans 30 ans sinon rien, c’est son rôle dans Love, Simon qui la rend la plus fière.

Dans cette comédie romantique réalisée par Greg Berlanti et sortie en 2018, l’actrice incarne la mère du personnage principal, Simon (Nick Robinson), qui cache un grand secret à sa famille et ses amis : il est gay. Quand il finit par en parler à ses parents, ces derniers ne commencent pas à le traiter différemment et une scène entre Simon et sa maman a raisonné chez beaucoup de jeunes homosexuels.

Dans celle-ci, le personnage de Jennifer Garner assure à son fils qu’il peut désormais arrêter de retenir son souffle et être totalement lui-même, que ça ne changera pas l'amour qu'elle a pour lui. Une séquence très émouvante et nécessaire dont la comédienne reconnait la portée. "C’est le film le plus important auquel j'ai jamais participé", a-t-elle ainsi déclaré, avant d’ajouter :

"Je suis très reconnaissante à [Greg Berlanti] de m'avoir demandé [d’être dans le film]. Je suis très reconnaissante d'avoir pu jouer ce rôle et incarner cette mère. Les gens m'en parlent souvent, surtout dans les avions, où les hôtesses de l'air me remettent parfois un mot disant : 'Vous savez, Love, Simon m'a aidé. Je l'ai vu avec mes parents. Cela nous a vraiment aidés à discuter.'"

Love, Simon, qui était le premier film de studio à raconter la découverte de l'amour par un ado gay, a en effet eu un impact important sur la communauté queer, notamment chez les jeunes qui se voyaient enfin représentés à l’écran dans un rôle principal, qui plus est dans un long-métrage qui se termine bien à l’inverse de films tels que Brokeback Mountain, Harvey Milk ou Call Me By Your Name.

A l’heure où les droits des personnes LGBTQIA+ sont remis en question, notamment aux Etats-Unis, Jennifer Garner en a profité pour rappeler à quel point il est important que ce genre d’histoires voient le jour.

"C'est pour ça que l'art est si important. L'art vous aide à vous voir vous-même. Il vous aide à vous voir reflété. Il vous aide à rêver. Il vous aide à voir au-delà de vous-même, à réfléchir et à vivre l'expérience du monde telle que la vit quelqu'un d'autre, et à faire preuve de plus d'ouverture et d'empathie à son égard", a-t-elle ainsi affirmé.

Récemment, la série Heated Rivalry a eu un impact similaire, en ouvrant notamment le débat sur l’homophobie dans le sport, en particulier le hockey. Disponible sur HBO Max, cette série canadienne créée par Jacob Tierney contient également une très belle scène entre l'un des héros, Shane Hollander (Hudson Williams), et sa mère jouée par Christina Chang. Pour en savoir plus sur ce show, nous vous invitons à écouter notre podcast qui débriefe chaque épisode après leur diffusion.

Scary Movie 6 : la bande-annonce

Sacré timing !

Alors que Scream 7 explose les records de la franchise, sa version parodique annonce son retour. Scary Movie 6 dévoile aujourd'hui sa bande-annonce... qui part dans tous les sens évidemment (voir ci-dessous).

La grande question étant de savoir quels films seront parodiés cette fois. A priori, ces premières images annoncent une nouvelle comédie totalement déjantée, multipliant les clins d’œil et détournements des récents succès horrifiques du box-office, allant de Sinners à Get Out, en passant par M3GAN ou encore Evanouis et même The Substance !

Le film est réalisé par Michael Tiddes, sur un scénario signé par Marlon Wayans, Shawn Wayans et Keenen Ivory Wayans, plus connus sous le nom des Wayans Brothers.

Côté casting, Anna Faris reprend son rôle culte de Cindy Campbell, tandis que Regina Hall est de retour dans la peau de Brenda Meeks. On retrouve également Shawn Wayans (Shorty Meeks et Ray Wilkins), Jon Abrahams (Bobby Prinze), Lochlyn Munro (Greg Phillippe) et Dave Sheridan (Doofy Gilmore), entre autres.

Le synopsis promet : "Vingt-six ans après avoir échappé à un tueur masqué étrangement familier (« Ghostface »), les héros emblématiques de la saga sont de nouveau dans la ligne de mire du meurtrier, et aucune franchise de film d’horreur n’est à l’abri."

Scary Movie 6 sortira au cinéma le 3 juin 2026 en France via Paramount Pictures.

David Ellison promet 30 films en salles après la fusion Paramount/Warner Bros.

Promis, le cinéma ne pâtira pas de la fusion des studios Warner Bros. et Paramount.

David Ellison, patron de l'entité Paramount Skydance, a réaffirmé son engagement à sortir 30 films en salles chaque année une fois que Paramount fusionnera avec Warner Bros. Discovery.

"Comme nous l’avons toujours dit, nous sommes déterminés à proposer un large catalogue de récits de qualité, avec 15 films par an et par studio, soit un total d’au moins 30 films chaque année", a déclaré Ellison aux analystes lors d’une conférence téléphonique lundi (via Variety). Il a ajouté :

"Nous croyons fermement que les films doivent être vus au cinéma".

David Ellison a souligné que la société avait "déjà démontré sa capacité à augmenter sa production", rappelant que Paramount sortira au moins 15 films en 2026, contre huit en 2025. Warner Bros. n’avait également pas atteint l’objectif fixé par Ellison, avec seulement 11 films sortis l’an dernier.

Il a salué l’année 2025 de Warner Bros., qu’il a qualifiée de "programme de grande puissance", créditant des succès comme Superman et Minecraft d’avoir "propulsé" le studio à 4 milliards de dollars de recettes au box-office l'année dernière. Il n’a pas mentionné Sinners ni Une Bataille après l'autre, deux autres films de Warner qui ont dominé la saison des récompenses.

Ellison a présenté son attachement au cinéma sous un angle personnel, rappelant qu’à la tête de Skydance, il avait pu constater l’impact d’une sortie sur grand écran.

"Quand on regarde le cinéma, domaine auquel nous croyons profondément, les grandes franchises et les propriétés intellectuelles majeures se lancent en salles, point final", a expliqué Ellison. "J’ai personnellement appris cette leçon en 2022. Nous avons eu le plus gros film au box-office avec Top Gun: Maverick, devenu un phénomène culturel, avec 1,5 milliard de dollars de recettes."

"Dans le même temps", a-t-il ajouté, "nous avons sorti Adam à travers le temps (The Adam Project) cet été-là sur Netflix, qui, à sa sortie, était le film le plus réussi sur la plateforme… [il] a très bien été reçu par le public mais n’a pas eu la même résonance culturelle." Selon Ellison, la capacité d’une sortie en salles à inscrire un film dans la conversation culturelle a façonné sa vision pour Paramount et - si l’opération aboutit - Warner Bros. Pictures.

"Dès le premier jour, lorsque nous avons acquis Paramount, nous avons dit que nous n’allions pas produire de films directement pour le streaming", a-t-il conclu comme un pied de nez à Netflix...

Pour autant, l’équipe d’Ellison n’a pas toujours été aussi séduite par l’expérience cinématographique. Jeff Shell, président de Paramount, avait poussé à réduire la fenêtre  de sortie en salles (comprenez le temps pendant lequel un film reste exclusivement en salles) de plusieurs mois à 17 jours lorsqu’il dirigeait NBCUniversal pendant la pandémie. Ellison a néanmoins assuré que le futur studio combiné Paramount/Warner Bros. respectera la fameuse fenêtre de 45 jours avant que ses films ne débarquent sur les plateformes. Malgré ces promesses, certains restent sceptiques quant à sa capacité à trouver et développer suffisamment de films, d’autant plus que les sociétés combinées devront gérer plus de 78 milliards de dollars de dette !

César 2026 : Dossier 137 remporte le prix des lycéens

Et un César de plus pour Dossier 137.

Le thriller poignant du réalisateur de Seules les bêtes et La Nuit du 12, mettant en scène les bavures policières qui ont fait rage lors des manifestations liées au mouvement des Gilets jaunes, a su séduire le jeune public.

Cette catégorie des César, créée en 2019 par l'Académie des arts et techniques du cinéma et le ministère de l'Éducation nationale et calquée sur le modèle du prix Goncourt des lycéens, entend donner la parole aux jeunes cinéphiles. Une initiative qui se veut “enrichissante et passionnante d’éducation à l’image et de fédération des jeunes générations autour du cinéma". 

Si c’est le long-métrage de Carine Tardieu, L’Attachement, qui a reçu jeudi dernier le César du meilleur film, c'est Dossier 137 qui a été sacré par 2 517 élèves, issus de 115 classes de lycées généraux, professionnels et technologiques, en France et en Outre-mer (mais aussi à Abu Dhabi, Hong Kong, Londres, Milan, Nouakchott, Quito, Sarajevo et Tokyo). Ils ont majoritairement voté pour le film Dominik Moll. Il s’est distingué parmi les cinq autres œuvres en compétition aux Césars: L’attachement, Nouvelle Vague, La Petite dernière et Un simple accident.

Le vote a eu lieu entre le 4 et le 26 février, peu avant la cérémonie. C’est dans le Grand-Amphithéâtre de la Sorbonne, à 14h, que le film sera récompensé. Une remise de prix en présence du cinéaste, suivie d’une rencontre-débat avec plus de 700 lycéens.

Inspirés de faits réels, le long-métrage, raconte l'enquête après la tragique blessure d'un jeune homme par un tir de flash-ball lors des manifestations des Gilets jaunes. Stéphanie (Léa Drucker), enquêtrice à l’IGPN, la police des polices, doit alors éclaircir les faits et établir la responsabilité… 

Dossier 137 a aussi remporté jeudi dernier le César de la meilleure actrice remis à Léa Drucker.

Le film sera diffusé le 1er avril prochain au Grand Rex dans le cadre d’une projection gratuite, à l’occasion de cette récompense.

L'Attachement ressort dans les salles après sa victoire aux César

Le César 2026 du Meilleur film est à nouveau visible au cinéma !

Un an après sa sortie (en février 2025), L'Attachement sera de nouveau distribué dans les salles obscures, un peu partout dans l'Hexagone. 

D’après une information du Film Français, le drame de Carine Tardieu, sacré meilleur film et récompensé à trois reprises (aussi meilleure actrice dans un second rôle pour Vimala Pons, et meilleure adaptation pour Carine Tardieu, Raphaële Moussafir et Agnès Feuvre), va bénéficier d’un nouveau coup de boost sur grand écran.

Déjà, 60 copies était distribuées la semaine passée à l’occasion de la cérémonie par Diaphana Distribution. Dès ce mercredi 4 mars, L'Attachement sera projeté sur une centaine d’écrans sur tout le territoire. 

Le film avait réuni 780 000 spectateurs lors de son premier passage dans les salles. On verra jusqu'où ira L'Attachement avec cette ressortie.

Notons que la même logique vaut pour Arco de Ugo Bienvenu. Sacré Meilleur film d'animation (et aussi Meilleure musique), le long métrage animé, lui aussi distribué par Diaphana Distribution, sera présent dans 45 salles à partir de mercredi. Depuis sa sortie en octobre 2025, il cumule plus de 480 000 entrées.