25 février 2026

La fille de Martin Short, Katherine, est décédée à l’âge de 42 ans

Martin Short est en deuil. La fille de l’acteur d’Only Murders in the Building, Katherine, est décédée. Elle avait 42 ans.

« C’est avec une profonde tristesse que nous confirmons le décès de Katherine Hartley Short. La famille Short est dévastée par cette perte et demande le respect de sa vie privée en ces moments difficiles. Katherine était aimée de tous et restera dans les mémoires pour la lumière et la joie qu’elle a apportées au monde », a annoncé un porte-parole de la star dans un communiqué.

Lundi, les pompiers de Los Angeles ont été appelés aux alentours de 18h au domicile de Katherine Short. Les premiers secours n’ont pu que constater son décès sur place, visiblement provoqué par une arme à feu, relaye TMZ. Les autorités ont confié au Los Angeles Times qu’elle semble avoir mis fin à ses jours.

Martin Short avait adopté Katherine, ainsi que ses frères, Oliver et Henry, avec sa femme, Nancy Dolman, avec qui il était marié depuis 1980. L’actrice canadienne est morte en 2010 après une bataille contre un cancer de l’ovaire.

Leur fille Katherine avait poursuivi des études en psychologie et décroché une maîtrise en travail social à l’Université de Californie du Sud en 2010. Après avoir travaillé au Resnick Neuropsychiatric Hospital d’UCLA, selon People, elle avait intégré un cabinet privé en tant que travailleuse sociale clinicienne agréée. Elle occupait également un poste à temps partiel à la clinique Amae Health, menant des groupes de soutien aux familles et des séances de psychothérapie. La fille de Martin Short était également active auprès de l’association Bring Change 2 Mind, qui œuvre contre la stigmatisation des problèmes de santé mentale.

Si elle restait loin des strass et des paillettes inhérentes au métier de son père, Katherine Short était apparue à quelques reprises à ses côtés sur le tapis rouge, comme en 2011 à la soirée Vanity Fair en marge des Oscars.

Christina Applegate évoque son quotidien avec la sclérose en plaques et sa fille

Christina Applegate souffre depuis qu’on lui a diagnostiqué en 2021 une sclérose en plaques, une maladie auto-immune et neurodégénérative. Depuis, son quotidien est compliqué, et affecte également son entourage, dont sa fille de 15 ans, avec qui les activités sont dorénavant plus limitées.

Alors qu’elle partage son parcours dans ses mémoires, You With the Sad Eyes, qui sortent le mois prochain, Christina Applegate a donné un aperçu, au magazine People, de ce qu’elle vit. Malgré ses douleurs chroniques, la mère de Sadie, 15 ans, tente de maintenir une certaine dynamique pour sa fille, née de son mariage avec le musicien Martyn LeNoble.

L’actrice de Marié, deux enfants essaie notamment de conserver une certaine routine avec l’adolescente, comme leur trajet en commun vers l’école. « Je veux l’emmener, c’est ce que je préfère », a-t-elle affirmé. « C’est le seul moment que nous passons ensemble. »

Le reste du temps, la star de Dead to Me le passe dans son lit, devenu un véritable « sanctuaire », comme l’a noté People, mais aussi une source de motivation lorsqu’elle doit fournir ces efforts. « Je me dis : "Emmène-la (sa fille) en toute sécurité et rentre à la maison pour que tu puisses te remettre au lit". Et c’est ce que je fais », a-t-elle expliqué.

Déjà affectée en 2008 par un cancer du sein, Christina Applegate reconnaît que sa vie « n’est pas un cadeau emballé avec un gros nœud », mais elle n’en fait pas seulement une affaire personnelle. « La vie des gens, faute d’un meilleur terme, ça craint parfois », a-t-elle lancé, avant de préciser, au sujet de ses mémoires et de ses témoignages sur la santé : « C’est pourquoi je suis aussi honnête et crue que possible ».

Orgueil et Préjugés sur Netflix : adapté 12 fois au cinéma et à la télévision, ce chef-d’œuvre signé Jane Austen dévoile ses premières images

Netflix a enfin dévoilé la bande-annonce d'Orgueil et Préjugés, sa prochaine série adaptée du célèbre roman romantique de Jane Austen. Cette adaptation en six épisodes sera portée par Emma Corrin, l'inoubliable Diana Spencer de The Crown, dans le rôle d'Elizabeth Bennet, et Jack Lowden, star de Slow Horses, dans celui de M. Darcy.

Décrite comme une adaptation fidèle et classique, la mini-série est écrite par Dolly Alderton et réalisée par Euros Lyn. En plus de celle-ci, pas moins de douze autres adaptations ont vu le jour au cinéma ou à la télévision ! Non contente de tenir le rôle principal, Emma Corrin est également productrice exécutive, aux côtés de Lisa Osborne, productrice. La série devrait faire son lancement à l'automne 2026.

La vidéo présente pour la première fois les personnages d'Elizabeth, incarnée par Emma Corrin, et de M. Darcy, campé par Jack Lowden, tout en offrant un avant-goût de certains des moments préférés des fans. On y voit notamment un bref aperçu de la danse emblématique du couple lors du bal.

Cette nouvelle adaptation télé comptera également Olivia Colman dans le rôle de Mme Bennet, Rufus Sewell dans celui de M. Bennet, Freya Mavor dans celui de Jane Bennet, Jamie Demetriou dans celui de M. Collins, Daryl McCormack dans celui de M. Bingley, Louis Partridge dans celui de M. Wickham, Rhea Norwood dans le rôle de Lydia Bennet, Siena Kelly dans celui de Caroline Bingley, Fiona Shaw dans celui de Lady Catherine de Bourg, Hopey Parish dans celui de Mary Bennet et Hollie Avery dans celui de Kitty Bennet.

L'histoire suit Elizabeth Bennet, une jeune femme intelligente mais têtue qui tombe amoureuse du riche et arrogant M. Darcy, malgré la mauvaise impression qu'il lui a faite au premier abord. Parmi toutes les adaptations précédentes du roman, le film de 2005 avec Keira Knightley et Matthew Macfadyen est devenu le plus populaire à ce jour, Knightley ayant également obtenu une nomination aux Oscars dans la catégorie Meilleure actrice.

La série fait assurément partie des temps forts de 2026 pour Netflix.

Christian Bale confirme qu’il sera bien au casting de Heat 2

Après des années de rumeurs et de spéculations, Heat 2 est bien en t
rain de se concrétiser. Et le mystère qui entoure le casting, pour lequel de nombreuses stars ont été annoncées, se lève peu à peu. 

En décembre dernier, Leonardo DiCaprio confirmait officiellement son implication dans la suite de Heat. C’est maintenant au tour de Christian Bale de lâcher le morceau. 

L’info vient du présentateur américain Jake Hamilton, qui interviewe les plus grandes stars d’Hollywood sur sa chaine YouTube Jake’s Takes. Sur son compte X, il affirme : "Christian Bale vient de me dire : ‘Je serai bientôt de retour à Chicago pour Heat 2 !'" 

Christian Bale avait déjà joué pour Michael Mann dans Public Enemies, qui se déroulait justement en partie à Chicago. La ville est un des lieux du récit de Heat 2, roman publié par le réalisateur en 2022 et qui va donc être adapté au cinéma, plus de 30 ans après le film original de 1995. Aux dernières nouvelles, Mann voulait démarrer le tournage en août prochain.

Christian Bale et Leonardo DiCaprio vont donc se donner la réplique pour la première fois. Mais on ne sait pas encore dans quels rôles. Pour rappel, Heat 2 se déroule sur plusieurs décennies et plusieurs continents. C’est à la fois un prequel et une suite de Heat, où l’on retrouve notamment les personnages de Vincent Hanna (Al Pacino), Neil McCauley (Robert de Niro), Chris Shiherlis (Val Kilmer) et Michael Cerrito (Tom Sizemore). 

On attend maintenant que d’autres noms soient officialisés. Comme ceux d’Adam Driver ou Stephen Graham, qui ont également circulé ces derniers mois. 

5 centimètres par seconde : découvrez l’adaptation du chef-d’oeuvre d’animation de Makoto Shinkai

2008. Takaki (Hokuto Matsumura), jeune informaticien bientôt trentenaire, vit une existence banale et monotone à Tokyo. Parfois lui reviennent les bribes d’un temps où il était différent, enjoué, passionné par l’espace, curieux de la vie et des autres. 

Il se souvient de l’année 1991 et de sa rencontre à l’école avec celle qui devient très vite son alter ego, Akari (Mitsuki Takahata). La vie les éloigne mais malgré la séparation et les années, malgré les occasions ratées, un lien invisible les unit…

À l’origine, 5 centimètres par seconde est un moyen métrage d’animation du célèbre Makoto Shinkai, à qui les cinéphiles doivent notamment Your Name – véritable phénomène de société qui lui a valu le prix du Meilleur Réalisateur et le prix du Meilleur Scénario lors de la 40e cérémonie des Japan Academy Awards, une première pour un film d’animation – et plus récemment Suzume. Dix-huit ans après sa sortie, c’est Yoshiyuki Okuyama qui s’empare du projet pour le transformer en long métrage, toujours aussi poétique et empli de nostalgie. Son regard, sensible et contemplatif, semble naturellement prolonger l’univers de Makoto Shinkai tout en lui offrant une nouvelle matérialité plus incarnée. 

C’est la première fois que Makoto Shinkai donne son accord plein et enthousiaste à l’adaptation en prises de vues réelles d’une de ses œuvres, témoignant de la confiance qu’il accorde au jeune réalisateur. Un geste fort, qui souligne la singularité du projet et l’envie de réinventer l’émotion du film original sans en trahir l’essence. 

Pour cette adaptation, Takaki est interprété par Hokuto Matsumura, talent en qui Makoto Shinkai a entièrement confiance depuis qu’il a prêté sa voix au personnage de Sōta Munakata dans son œuvre Suzume. Ce chanteur et acteur japonais, principalement connu en tant que membre du groupe de J-pop SixTONES, prête ses traits à un jeune homme rêveur et doux. Employé modèle, absorbé par son travail, il semble avoir troqué ses élans de jeunesse contre une efficacité silencieuse et une solitude qu’il ne questionne plus vraiment. 

Le jeune comédien est accompagné de Mitsuki Takahata, dont le talent est déjà largement reconnu à l’international grâce à ses rôles dans L’Innocence de Hirokazu Kore-eda, Le Maître du Kabuki de Lee Sang-il – candidat japonais pour l’Oscar du meilleur film international –, mais aussi à sa voix, prêtée au personnage principal de Hirune Hime, Rêves éveillés. Dans le rôle d’Akari, elle compose un personnage tout en retenue et en profondeur, une jeune femme sensible et déterminée, qui apprend à évoluer avec l’absence et à tracer son propre chemin.

À la fois original et énigmatique, le titre de l'œuvre renvoie à la vitesse de chute d’un pétale de cerisier : 5 centimètres par seconde. Cette donnée quasi scientifique se transforme en une image d’une grande poésie, qui irrigue tout le récit, évoquant l’éloignement progressif des êtres, non pas dans la rupture brutale, mais dans un glissement silencieux et inévitable. Comme ces pétales emportés par le vent, les souvenirs dérivent et le temps poursuit sa course, laissant derrière lui une tendre et amère mélancolie.  

Cette douce poésie se déploie également à travers la musique : la chanson-thème du film, “1991”, a été composée par Kenshi Yonezu, figure majeure de la pop culture japonaise, à qui l’on doit notamment la sublime musique du Garçon et le Héron, de l’incontournable Hayao Miyazaki. Avec ce titre, il participe à la beauté et à la nostalgie du long métrage de Yoshiyuki Okuyama, avec qui il avait déjà collaboré sur de nombreux clips. “C’est un honneur pour moi de faire partie du projet avec cette chanson écrite spécialement pour le film mais qui est aussi très personnelle. J’ai choisi 1991 comme titre car c’est l’année de la rencontre entre Tataki et Akari, mais c’est aussi l’année de ma naissance.”  s’enthousiasme-t-il. 

Dans cette version en prises de vues réelles, Takaki apparaît comme un homme partagé entre ses ambitions professionnelles et un passé qui ne cesse de le hanter : derrière l’image d’un employé consciencieux et performant se devine un adolescent qui n’a jamais totalement renoncé à ses rêves. Cette dualité entre pragmatisme et sensibilité fait écho au cœur même de l'œuvre, qui interroge la manière dont le temps transforme les aspirations sans jamais les effacer complètement. 

Eurozoom

Cette coexistence se ressent également à l’écran : pour capturer l’atmosphère légère de son enfance et de son adolescence, l’équipe technique a opté pour une caméra portée, instaurant un sentiment de proximité et de spontanéité. À l’inverse, l’âge adulte est filmé en caméras fixes, traduisant l’enfermement progressif du personnage dans une routine maîtrisée. De même, pour exprimer son isolement, les plans sont dans un premier temps majoritairement serrés avant que les cadres ne s’élargissent à mesure que Takaki rencontre d’autres personnes, suggérant subtilement une possible ouverture au monde. 

Quant à Akari, loin d’être une simple figure idéalisée du passé, elle apprend à grandir avec cette absence et à tracer son propre chemin. La comédienne Mitsuki Takahata lui apporte une présence lumineuse, presque apaisante, qui contraste avec sa mélancolie intérieure. Par cette interprétation nuancée, la jeune actrice donne au récit une dimension plus équilibrée : l’histoire n’est pas seulement celle d’un homme hanté par ses souvenirs, mais aussi celle d’une femme qui avance, avec douceur et lucidité, avec le mouvement irréversible du temps. Naît alors entre les deux personnages une relation d’une rare intensité, faite de regards complices, de correspondances soignées et d’une promesse tacite de ne jamais s’oublier.

Le cinéaste Yoshiyuki Okuyama considérait important que chaque membre de l’équipe puisse apporter ses propres expériences à l’histoire, convaincu qu’en intégrant dans le projet des sentiments réels, il pourrait créer une œuvre à la fois personnelle et universelle qui toucherait profondément un large public. Il explique : “Bien que le personnage principal soit un homme de 30 ans, ce film ne se limite pas à une simple histoire de premier amour. C’est un récit qui interroge sur le sens de nos vies et qui peut toucher un large public, sans distinction de sexe ou d’âge. Dans la vie, on ne comprend pas toujours la raison de nos angoisses, mais j’espère que ce film pourra donner un peu d’espoir. S’il peut apporter un peu de réconfort, j’en serais le plus heureux.” 

Cette adaptation de 5 centimètres par seconde ne se contente pas de transposer un classique de l’animation : elle en explore les silences, en approfondit les émotions et en révèle toute l’universalité. Entre poésie visuelle et réalisme sensible, cette œuvre promet de toucher à nouveau le cœur des spectateurs, dix-huit ans après l'œuvre originale, dès maintenant au cinéma. 

Woman And Child : découvrez le nouveau film de Saeed Roustaee

Mahnaz, infirmière de quarante ans et veuve, élève seule ses deux enfants. Alors qu’elle s’apprête à épouser son compagnon Hamid, son fils Aliyar est brusquement renvoyé de l’école. Peu après, un tragique accident vient bouleverser leur quotidien. Face à l’injustice et au silence qui l’entourent, Mahnaz se lance dans une quête de vérité et de réparation, prête à affronter les obstacles familiaux et sociaux qui se dressent sur son chemin.

Révélé avec La Loi de Téhéran (2019), lauréat du Grand Prix et du Prix de la Critique au Festival international du film policier de Reims Polar, et nommé au César du meilleur film étranger, Saeed Roustaee s’est imposé comme l’une des voix majeures du cinéma iranien contemporain. Le cinéaste a ensuite confirmé son talent avec Leïla et ses frères (2022), présenté en compétition au Festival de Cannes, où il a remporté le prix FIPRESCI. Interdit en Iran, ce film a valu au réalisateur une condamnation à six mois de prison et cinq ans d’interdiction de tournage pour « propagande contre le régime », peine depuis suspendue.

Trois ans plus tard, Saeed Roustaee revient avec Woman and Child, son cinquième long métrage, et propose une nouvelle plongée lucide au cœur de la société iranienne. Véritable tragédie moderne, le film raconte le combat intime d’une femme enfermée dans le carcan de la famille et des normes sociales. Au travers du personnage de Mahnaz, le cinéaste dresse à la fois un portrait amer des relations familiales et amicales, et une fresque sensible de la condition féminine sur plusieurs générations.

La force de Woman And Child tient avant tout à l’intensité de ses interprètes. Parinaz Izadyar, déjà remarquée dans Life and Day et La Loi de Téhéran, livre ici une prestation saisissante dans le rôle principal de Mahnaz, veuve et mère de deux enfants. Son visage, d’une expressivité rare, parvient à faire ressentir chaque émotion avec une profondeur bouleversante : la douleur de la perte, la détresse, mais aussi la détermination farouche face à l’injustice. Son jeu nuancé rend crédible et profondément humain le parcours d’une femme confrontée à de lourds dilemmes familiaux et sociaux.

À ses côtés, les acteurs incarnant sa famille renforcent cette impression de réalisme. Qu’il s’agisse des enfants, pris entre loyauté et incompréhension, ou des proches confrontés aux choix difficiles de Mahnaz, chacun apporte authenticité et densité au récit. Le réalisateur s’appuie sur eux pour proposer des échanges de regards d’une rare intensité, et certaines scènes deviennent d’autant plus fortes qu’elles sont silencieuses.

“Le film devait d’abord s’appeler Les Regards. L’une des principales manifestations de l’humanité, c’est l’échange de regards. Et c’est dans ces moments, où l’on ne parle pas, que l’on exprime quelque chose de plus intéressant. Il était donc crucial d’avoir des acteurs et des actrices dont le visage pense ; il y en a beaucoup dont le visage ne pense pas.” explique Saeed Roustaee.

Ensemble, les acteurs tissent une dynamique familiale crédible et bouleversante, transformant l’histoire en une expérience captivante où le spectateur vit chaque conflit et chaque émotion à leurs côtés.

Au cœur du récit, Mahnaz incarne à la fois la force et la fragilité d’une mère confrontée à des choix impossibles et à des drames successifs. Le long-métrage explore avec justesse la complexité des liens familiaux, faits d’amour, de loyauté, mais aussi d’incompréhensions et de tensions. Chaque décision, même intime, peut bouleverser l’équilibre d’un foyer tout entier. Les enfants, les proches et le cercle élargi participent à ce portrait réaliste, où chaque relation oscille entre protection, conflit et confrontation.

Mais la sphère familiale ne peut être dissociée de la société dans laquelle Mahnaz évolue. Entre normes collectives, mensonges, dissimulations, attentes sociales et contraintes institutionnelles, Mahnaz doit constamment composer avec un environnement qui limite sa liberté et met à l’épreuve sa résilience. Comme le souligne le réalisateur : “Je ne suis pas le seul à montrer le mensonge et la dissimulation. Ce sont les produits de la société, et ils font beaucoup de ravages en Iran.” Les choix narratifs, autant que la performance des comédiens, illustrent ainsi la manière dont les pressions extérieures influencent les choix personnels et nourrissent la tension dramatique du film.

Enfin, Woman and Child aborde avec acuité les rapports patriarcaux. Mahnaz tente de concilier son rôle de mère, ses aspirations personnelles et sa quête d’autonomie face aux jugements et aux résistances d’un entourage majoritairement masculin. Le long-métrage met ainsi en lumière les inégalités structurelles et les obstacles que les femmes doivent affronter pour s’affirmer, sans jamais verser dans le discours moralisateur. Ce sont avant tout le quotidien, le ressenti et le combat intérieur de Mahnaz qui touchent le spectateur. Et Saeed Roustaee de préciser : “Avec mon équipe, nous avons trouvé important de rendre hommage à tout ce qui se passe en Iran, mais qui n’est jamais montré.”

Pourtant, au-delà de son ancrage iranien, Saeed Roustaee raconte avant tout une histoire profondément universelle. Au travers du personnage de Mahnaz, il met en scène des épreuves que chacun peut connaître : le deuil, la trahison, la manipulation, la cruauté. Dans Woman And Child, comme dans la vie, personne n’est épargné. C’est sans doute ce qui frappe le plus le spectateur : cette absence de censure, cette représentation brute de la dureté de l’existence, où les malheurs semblent parfois s’accumuler sans répit.

Le réalisateur interroge d’ailleurs ceux qui douteraient de la véracité de l’histoire : “Ceux qui trouvent invraisemblable cette histoire, que pensaient-ils de la pendaison simultanée de onze ou douze personnes dans La Loi de Téhéran, qui là aussi venait directement du réel et qui n’avait jamais été montrée au cinéma ?”.

Au travers du parcours de Mahnaz, Woman And Child nous fait subtilement comprendre qu’aucune croyance ni aucun miracle ne peut nous épargner la souffrance, et que l’on ne peut compter que sur soi-même pour avancer. Lorsque les épreuves se succèdent, il est facile de sombrer. La seule issue réside dans une force intérieure immense : accepter le deuil, traverser la douleur et se tourner vers ceux qui restent ; ses enfants, ses proches, les générations futures.

Woman and Child dresse ainsi un portrait riche, poignant et profondément humain. Chaque émotion, chaque conflit et chaque décision résonnent avec une force universelle. Plus qu’un simple récit, le film plonge le spectateur au cœur des tourments de ses personnages, offrant un cinéma social à la fois sensible, lucide et captivant.

Poignant mais teinté d’espoir, Woman and Child s’impose comme l’un de ces films marquants qui donnent à réfléchir sur notre existence et la façon dont nous envisageons l’avenir. Une pépite à découvrir dès maintenant sur grand écran.

24 février 2026

Luc Besson dézingue le chasseur condamné après un acte "barbare" commis sur sa propriété

L’affaire avait profondément choqué l’opinion publique. Elle connaît aujourd’hui un nouveau rebondissement. Après la condamnation de deux chasseurs pour avoir tué un cerf sur sa propriété, Luc Besson s’est exprimé avec colère sur les réseaux sociaux, dénonçant l’appel interjeté par l’un des prévenus. "Il préfère faire perdre son temps à la justice. C’est affligeant", a-t-il écrit.

Les faits remontent au 21 février 2025. Ce jour-là, deux chasseurs poursuivent un cerf avec une meute de chiens à Cisai-Saint-Aubin, dans l’Orne, jusqu’à la propriété normande du réalisateur du Grand Bleu.

Selon les éléments établis par le tribunal, les deux hommes pénètrent sur le terrain privé alors qu’ils traquent l’animal. Acculé jusque sur la terrasse de la maison, le cerf est finalement rattrapé. L’un des chasseurs le maintient par les bois pendant que l’autre lui porte plusieurs coups de dague, onze au total, avant de le laisser pour mort sur place.

La mère du cinéaste, présente au moment des faits, filme la scène. Les images, décrites comme particulièrement choquantes, ont alimenté l’indignation.

Le 20 janvier 2026, les deux chasseurs ont été reconnus coupables de "chasse non autorisée sur le terrain d’autrui" et de "chasse à l’aide d’un engin, instrument, mode ou moyen prohibé". Le tribunal les a condamnés à 600 euros d’amende chacun, somme doublée pour l’auteur des coups de couteau. Ils devront également verser solidairement 3 000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles, parmi lesquelles les associations de protection animale Association Stéphane Lamart et ASPAS.

En complément, la justice a ordonné le retrait de leurs permis de chasse pendant un an avec exécution provisoire. Les deux hommes devront également suivre un stage de sensibilisation à la réglementation et à la sécurité de la chasse, pris en charge par l’Office français de la biodiversité.

Dans sa décision, le tribunal a estimé que l’animal "n’était pas blessé mortellement" à l’arrivée des chasseurs sur la propriété. Les prévenus avaient pourtant soutenu qu’ils voulaient abréger les souffrances du cerf. La juridiction a considéré qu’ils auraient dû faire reculer les chiens, contacter l’OFB et sécuriser l’occupante des lieux, plutôt que procéder à la mise à mort.

Alors que l’affaire semblait close, l’un des deux chasseurs a décidé de faire appel de sa condamnation, estimant que la cour aurait jugé "sous le coup de l’émotion". Une justification qui a fait réagir vivement Luc Besson sur Twitter. Le réalisateur, connu pour ses films Léon ou Lucy, n’a pas mâché ses mots.

"Comment un homme ne peut-il pas comprendre que tuer de 11 coups de couteau un cerf sous les yeux d’une femme, devant la porte de sa maison, est un acte barbare, répugnant et qu’il suscite une immense émotion ?" a-t-il écrit.

Et d’ajouter : "On aurait pu espérer que sa condamnation le fasse réfléchir sur la gravité de son geste. Au lieu de cela, il préfère faire perdre son temps à la justice. C’est affligeant".

Patrick Bruel met les choses au clair au sujet des Enfoirés

Ce vendredi 27 février, TF1 diffuse "La ballade des Enfoirés", le concert caritatif annuel au profit des Restos du Cœur. Enregistré mi-janvier à l’Accor Arena, le spectacle a réuni plus de 55 artistes et attiré 72.000 spectateurs sur sept représentations. Un succès populaire massif, dont les bénéfices permettent de financer des millions de repas pour les plus démunis. Mais comme chaque année, une question revient avec insistance : les artistes sont-ils rémunérés pour leur participation ? Face aux rumeurs persistantes, Patrick Bruel a tenu à répondre sans détour.

Interrogé par des journalistes, dont ceux de Puremédias, Patrick Bruel a été catégorique : "Les artistes ne touchent pas un centime". Présent dans la troupe depuis 1993, il n’a manqué aucune édition depuis sa première participation. Pour lui, l’engagement est total et ne souffre d’aucune ambiguïté.

"J’ai besoin que ce soit clair, net et qu’on le redise à chaque fois", a-t-il insisté. "Oui, on donne beaucoup de notre temps, de notre énergie. C’est un vrai effort, mais ce qu’on reçoit est tellement colossal.". L’artiste évoque notamment "cette dose d’amour du public" et "l’immense plaisir de se retrouver tous ensemble".

Un discours appuyé par Frédéric Saint-Dizier, bénévole responsable des Enfoirés, qui rappelle que l’intégralité des artistes s’engage dans une démarche "100 % bénévole". "Il n’y a aucune ambiguïté à avoir. Ils sont là pour donner du temps, et leur engagement est sincère", affirme-t-il.

Les ressources générées par le spectacle sont cruciales pour l’association fondée par Coluche en 1985. La billetterie constitue une part majeure des recettes. "Les ressources sont constituées en grande partie par la billetterie", expliquait Frédéric Saint-Dizier en marge des concerts.

À cela s’ajoutent les produits dérivés vendus sur place et en ligne (casquettes, mugs…), ainsi que les ventes de CD et DVD du spectacle. En 2025, 112.000 CD et 72.000 DVD ont été écoulés. Un chiffre loin d’être anecdotique : chaque CD ou DVD acheté représente 17 repas pour les bénéficiaires des Restos du Cœur.

Enfin, la diffusion télévisée sur TF1 contribue également à amplifier la mobilisation, en incitant les téléspectateurs à acheter les supports physiques ou à faire des dons.

Samuel Etienne viré de France Télévisions : le journaliste a obtenu une rupture conventionnelle

C’est une révélation qui a surpris jusque dans les rangs de l’Assemblée nationale. Auditionné ce jeudi 24 février par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, Samuel Étienne a confié avoir quitté France Télévisions à la demande du groupe, après dix-sept ans d’ancienneté. Une version bien différente de celle qu’il avait donnée publiquement au moment de son départ. Devant les députés, le présentateur de Questions pour un champion a levé le voile sur une séparation qu’il qualifie aujourd’hui de "choix contraint".

Entendu aux côtés du journaliste Hugo Clément, Samuel Étienne a retracé les circonstances de son départ. "France Télévisions m’a demandé il y a trois ans de quitter le groupe, après 17 ans d’ancienneté", a-t-il expliqué face au rapporteur Charles Alloncle et au président de la commission Jérémie Patrier-Leitus.

Selon lui, la direction lui aurait d’abord demandé de démissionner. Une option qu’il a refusée. "On n’était pas d’accord. Eux me demandaient de démissionner et moi j’ai dit qu’avec mes 17 ans d’ancienneté on allait discuter un peu", a-t-il relaté. La discussion, qu’il décrit comme "pas très agréable", aurait duré près de deux ans.

Finalement, la situation s’est soldée par une rupture conventionnelle. Une issue négociée qui lui a permis d’obtenir les indemnités légales liées à son ancienneté, ainsi que le paiement de ses congés payés, arriérés de salaire et compte épargne temps. "Ça a été soldé il y a un an", a-t-il précisé, insistant sur le fait qu’il n’avait pas initié cette démarche.

Ces déclarations viennent contredire les propos qu’il avait tenus quelques mois plus tôt dans la presse, lorsqu’il évoquait avoir "pris sa liberté". Une formulation aujourd’hui nuancée par ses révélations devant les députés.

Malgré cette séparation avec France Télévisions, Samuel Étienne continue d’animer Questions pour un champion. Un paradoxe qui a interpellé les membres de la commission. Certains ont évoqué l’hypothèse d’un "contrat de consolation" accordé par le groupe public pour adoucir son départ.

Le journaliste a fermement démenti. Il n’est plus salarié de France Télévisions. Après la rupture conventionnelle, c’est le producteur de l’émission, la société Fremantle, qui lui a proposé de poursuivre l’aventure.

Il a précisé être rémunéré à la pige pour le tournage de deux épisodes par semaine, désormais diffusés le week-end. "Fremantle me propose un contrat chaque semaine, que j’accepte ou que je n’accepte pas. Jusqu’à présent, je l’ai accepté", a-t-il expliqué. Ce n’est qu’après avoir accepté de continuer sous ce nouveau statut qu’il aurait appris la réduction du programme à deux numéros hebdomadaires.

Un changement de cadre qui illustre les évolutions structurelles de l’audiovisuel public, où les frontières entre production interne et externe sont de plus en plus marquées.

Lorie balance sur son ancienne maison de disques

Lorie Pester ne garde pas un bon souvenir de la dernière équipe qui s’est occupée d’elle dans sa précédente maison de disques. Après huit ans de succès, l’interprète de Toute seule a voulu prendre un nouveau tournant artistique. Dans le même temps, son label a également connu des changements et elle s’est retrouvée avec une toute nouvelle équipe, bien moins en phase que la précédente avec son projet musical.

Invitée du podcast Carla pour toi, le 22 février sur YouTube, Lorie Pester a pointé le mépris que lui a témoigné, selon elle, son ancien label et elle n’y va pas par quatre chemins.

« Ils ont été odieux. Mais vraiment odieux », s’indigne-t-elle face à Carla Ghebali. « Ce n’est pas qu’ils ne s’occupaient pas de moi, c’est qu’ils m’ont carrément fait des crasses », déplore celle qui a eu du mal à conserver la Positive attitude.

Si la précédente équipe avait compris où elle voulait mener sa carrière, la nouvelle « n’avait plus du tout envie de moi, de me travailler ». L’ancienne patineuse envisageait un virage plus « électro » et ses nouveaux collaborateurs « ne voulaient rien entendre, et ne croyaient pas du tout en mon projet ». Pire, on aurait annulé sans la prévenir ses interviews et interventions télévisées.

Vient le clash, durant une « grosse réunion » en présence des avocats des deux bords et de son père. « Ils m’ont dit des horreurs. Ils m’ont dit des choses par rapport à ma carrière, que j’étais devenue has been, que plus personne ne voudrait m’écouter. Et là je suis gentille. Mais ils ont vraiment réussi à me faire pleurer », a raconté la chanteuse, qui a perdu « toute confiance » en elle. « Je me sentais nulle. J’avais le syndrome de l’imposteur », avoue Lorie Pester, qui ne remontera sur scène que dix ans plus tard, en 2018.