16 février 2026

Déluge mortel : il y aura une saison 2 !

Fin d’enquête pour Jo dans Déluge Mortel sur France 3. Dimanche 8 février 2026 à 21h10, la chaîne propose en effet à ses téléspectateurs de regarder la fin de la première saison inédite de cette série britannique, portée par l’actrice Sophie Rundle (qui a vraiment tourné immergée dans l'eau !). Les derniers épisodes promettent d’ailleurs leur lot de révélations !

Le public découvre enfin qui est le meurtrier que recherche désespérément Jo depuis le début. Le coupable est pourtant quelqu’un dont elle est très proche ! De plus, une autre personne de son entourage est impliqué. Enfin, l’accouchement de notre héroïne ne se passe pas comme prévu… Bref, que de bonnes nouvelles !

Après la programmation de ce final riche en émotions, les aventures de Jo auront-elles une suite ? La fiction Déluge Mortel reviendra-t-elle à l’occasion d’une saison 2 ? La réponse est oui ! Forte de son succès outre-Manche, la série a bel et bien été reconduite pour effectuer son come-back. La diffusion de cette seconde salve d’épisodes a même commencé le 18 janvier 2026 en Angleterre.

En attendant de découvrir la saison 2 de Déluge Mortel sur France 3, on sait déjà un petit peu ce qui attend Jo dans ces futurs volets… Attention, les lignes qui suivent contiennent des informations importantes sur les prochaines intrigues ! Si vous ne voulez pas savoir ce qu’il va se passer, cessez dès à présent votre lecture !

Jo est devenue détective et s’est séparée de Pat. Elle a compris qu’il était de mèche avec le coupable qu’elle cherchait à coincer : Mackie ! Malgré leur rupture, les exs continuent de travailler ensemble pour le faire tomber… Sauf que ce dernier demeure en position de pouvoir.

En parallèle, Jo essaie de résoudre une nouvelle affaire de meurtre, où corruption, influence et sombres desseins se mêlent. Sa vie professionnelle va être mise à rude épreuve, tout comme sa vie personnelle, puisque cette enquête touche autant aux difficultés rencontrées dans sa ville qu’à ses liens familiaux…

La saison 1 de Déluge Mortel est disponible sur la plateforme france.tv gratuitement en replay.

Il y a 14 ans, Katie Holmes a refusé d'être l'héroïne de Orange Is the New Black

Katie Holmes, révélée au grand public grâce à son rôle de Joey dans Dawson, aurait pu devenir le visage d’une des séries les plus emblématiques de Netflix, récompensée à de nombreuses reprises. Pourtant, elle a choisi de décliner l’offre.

Devenue une figure incontournable du petit écran dès 1998, Katie Holmes a incarné Joey pendant cinq saisons, aux côtés du regretté James Van Der Beek (Dawson) et de Joshua Jackson (Pacey). La série culte a marqué toute une génération, et l’actrice de 47 ans n’a jamais oublié ses racines. Elle a récemment participé à une lecture en direct de l’épisode pilote à New York, réunissant les acteurs principaux. Malheureusement, James Van Der Beek avait dû annuler sa venue à cause de plusieurs virus, en plus de son cancer colorectal dont il souffrait depuis 2024, et qui l’a emporté la semaine dernière.

Après Dawson, Katie Holmes a exploré une multitude de rôles qui ont montré l’étendue de son talent, mais elle a aussi manqué l’une des opportunités les plus marquantes de Netflix.

Au début des années 2010, alors que Netflix commençait à gagner en popularité mondiale, Jenji Kohan a approché Katie Holmes pour lui proposer le rôle principal de sa nouvelle série inspirée d’une histoire vraie, Orange is the New Black. Katie Holmes aurait incarné Piper Chapman, mais elle a dû refuser à cause de ses engagements sur le tournage de la mini-série Les Kennedy, où elle interprétait Jackie Kennedy.

À propos de cette proposition, Jenji Kohan avait confié à E! News en 2014 (via Télé-Loisirs) : “Je suis une grande fan d’elle (...) Vous savez, je l’ai rencontrée. Elle avait d’autres engagements. Et puis, au début, personne ne savait de quoi il s’agissait.” Ironie du sort, Katie Holmes est devenue une grande admiratrice de la série elle-même.

C’est Taylor Schilling qui a fini par accepter le rôle de Piper Chapman, et la série s’est poursuivie pendant sept saisons, jusqu’en 2019. En évoquant Katie Holmes, Taylor Schilling a déclaré : “Je suis une grande fan.” Elle a même imaginé des rôles possibles pour elle dans l’univers de Litchfield : “Elle aurait pu être amie avec Lorna ou la sœur de Lorna à Boston.” Malgré tout, Katie Holmes n’a jamais porté l’uniforme orange qui a fait le succès de la série ultra-récompensée.

Orange is the New Black est bien évidemment à retrouver en exclusivité sur Netflix. Quant à Dawson, et suite au décès de James Van Der Beek, TF1 a mis la première saison de la série en ligne gratuitement sur sa plateforme TF1+, à redécouvrir si le cœur vous en dit.

L'humoriste Haroun écrit son premier long métrage inspiré d'un fait divers

L’humoriste Haroun s’apprête à franchir un nouveau cap ! Connu pour son humour incisif, celui qui incarne Casparzh dans le diptyque Kaamelott : Deuxième volet prépare son premier long métrage.

Oldeupe est écrit et interprété par ses soins. Un projet né d’un désir de liberté artistique et d’un refus des circuits de production traditionnels.

Mis en scène par son complice Seralf Flares avec qui il a déjà créé la série YouTube La Vie d'artiste, le long métrage est porté par Haroun, Kevin Robin, Marina Cars, Yann Guillarme, chroniqueur dans l’émission Quotidien et Philippe Croizon.

Oldeupe, orthographe volontairement francisée de "hold-up", raconte "le pire braquage de l’histoire". Loin des standards hollywoodiens où les malfaiteurs repartent avec des sacs remplis de billets, le film se déroule dans la "France profonde", et rien ne se passe comme prévu.

Nous avons rencontré Haroun qui nous déclare que le point de départ s’inspire d’une histoire vraie survenue en Belgique en 2018 : deux braqueurs s’en prennent à un commerce… qui leur demande de revenir plus tard, le temps de remplir la caisse. Dociles, ils repassent à plusieurs reprises avant d’être finalement accueillis par la police. L’affaire a servi de base à l’écriture, même si le film en propose une version romancée.

Dans Oldeupe, les mauvais choix s’enchaînent, les ratés s’accumulent, et le braquage devient le révélateur d’une galerie de personnages dépassés par leurs propres décisions.

"Nourri par la psychologie des personnages et ces silences chargés de sens" qui, selon Haroun, font "ressentir une idée avant même qu’on ne l’intellectualise", Oldeupe s’inscrit dans la tradition des comédies qu’il affectionne, celles où le comique naît autant de ce qui est dit que de ce qui est tu.

Pour produire son long métrage, Haroun et son réalisateur ont fait un choix atypique : le financement participatif via Ulule. Un moyen d’accélérer la production, d’éviter les longues années d’attente liées aux subventions et de gagner en liberté créative comme il nous l'explique.

"Les moyens techniques deviennent plus légers, on peut tourner pour moins cher aujourd'hui. Donc on s'est posé la question avec le réalisateur : comment accélérer la production ?

Parce que souvent, attendre des financements, c'est beaucoup de temps. On doit retoucher le scénario pour avoir ce financement-là, puis après encore retoucher le scénario pour avoir cet autre financement-là... ça met deux ou trois ans.

Le fait est que je suis en tournée, je suis sur scène, je n'ai pas beaucoup de moments où je peux tourner. Donc on était assez pressés, et surtout parce qu'on a aussi d'autres projets en tête. On s'est dit : "Allons-y avec un financement participatif". Ça nous permettra de commencer à produire le film, voire même le produire entièrement.

Mais ça nous aidera aussi à gagner en liberté artistique, parce que quand on commence à produire le film, si les financements nous rejoignent, nous suivent avec ce qu'on a déjà commencé à créer. On avait à la fois envie de gagner en liberté artistique, parce que faire relire le scénario par différents interlocuteurs, ça édulcore parfois les blagues, et parfois on a besoin d'un peu de blagues qui accrochent — si vous connaissez mon style d'humour, vous savez pourquoi. Ça nous fait gagner à la fois en liberté et en temps."

En lançant la production indépendamment des studios, l’équipe espère conserver une liberté totale : commencer à tourner, puis accueillir d’éventuels partenaires sur une base déjà solide. L’idée est claire : garder le contrôle du sujet de A à Z.

Haroun revendique l’influence des films de troupe, à l’image du Père Noël est une ordure du Splendid', des œuvres portées par une énergie collective plus que par la présence d’une star. C'est pour cette raison qu'il s'est entouré d’humoristes qu’il connaît et admire, et qui sont disponibles et impliqués. Un choix artistique mais aussi pragmatique, qui permet de tourner plus vite (pas besoin d'attendre que la star du film soit disponible).

Le tournage est envisagé pour la fin de l’année 2026. Des maquettes du film sont déjà disponibles sur le site de la campagne participative.

Stalk : exportée dans 122 pays, la suite de cette série à succès revient dès ce soir sur France 2

Quatre ans après la diffusion de la deuxième saison de Stalk, les fans vont pouvoir enfin dévorer la suite des aventures de Lux (Théo Fernandez) puisque les épisodes inédits seront diffusés à partir de ce soir en deuxième partie de soirée sur France 2 !

Et si on avait laissé Lucas en pleine hésitation entre son amour de toujours Alma (Carmen Kassowitz) et Charlie (Aloïse Sauvage), vous allez voir que Lux a fait son choix et qu'il vit depuis trois ans avec la hackeuse qui l'avait bien mené en bateau au cours de la saison 2. Mieux encore, notre héros a raccroché !

Échaudé par les événements du second volet de la série, il ne veut plus toucher à un ordinateur, redoutant de retomber dans ses anciens travers. Cependant, Lux ne va pas avoir le choix que de retourner à sa première passion, lorsque le projet de serre intelligente de Charlie est détruit après un incendie.

Sur les sollicitations de Herzig (Clément Sibony), Lux accepte donc de hacker REIZE, une start-up spécialisée dans l'IA et dirigée par le charismatique Sacha Fabian (Andranic Manet). Il y parvient mais les choses se compliquent quand Charlie est envoyée en prison après qu'une vidéo d'elle s'échappant des locaux de l'entreprise est dévoilée au grand jour.

Elle est évidemment fausse, puisque c'est bien lui qui est coupable ! Lucas s'engage alors dans une véritable course contre la monde pour découvrir qui tente de les piéger. Mais parviendra-t-il à découvrir la vérité avant qu'il ne soit trop tard ? Entre suspense et rebondissements à couper le souffle, vous n'êtes clairement pas prêts pour cette saison 3 d'ores et déjà disponible sur la plateforme France TV !

Rendez-vous donc dès ce soir à partir de 22h50 sur France 2 pour découvrir la suite des aventures de Lux !

15 février 2026

35 ans après sa sortie, La Famille Addams est de retour au cinéma

Le film de Barry Sonnenfeld, initialement sorti en 1991, est de retour dans les salles obscures.

C’est la famille la plus flippante du cinéma. Adaptée maintes fois, au cinéma ou sur petit écran, la BD de Charles Addams, publiée en 1930 dans le New-Yorker, connaît un large succès. 

Très bien accueillie au box-office, c’est sûrement la version du réalisateur de Men in Black qui a le plus marqué les esprits. Le cinéaste a d’ailleurs récidivé deux ans plus tard avec une suite : Les Valeurs de la Famille Addams. 

Au casting du premier opus, on retrouve Anjelica Huston en superbe maman gothique (yeux cernés de noir, rouge à lèvres mordant et teint pâle), Raúl Juliá en père déjanté et Christina Ricci dans le rôle de la très célèbre Mercredi.  

La comédie à l’esthétique cadavérqiue de Barry Sonnenfeld met en scène une famille pour le moins atypique omnubilée par la mort, la torture et le sang. On pourra découvrir ou redécouvrir ces personnages attachants et devenus cultes, et toujours d'actualité à l'image de l'illustre série de Tim Burton centrée sur Mercredi, avec Jenna Ortega. 

Synopsis : “Coulant des jours paisibles et délicieusement macabres dans leur manoir hanté, Gomez, Morticia et leurs enfants Mercredi et Pugsley voient leur quotidien chamboulé le jour où se présente à leur porte un homme ressemblant trait pour trait à l’oncle Fétide, disparu 25 ans plus tôt. Mais ne s’agirait-il pas d’un imposteur cherchant à faire main basse sur leur trésor caché ?”

La Famille Addams ressortira le 18 février prochain dans les salles françaises.

La Fête du court-métrage célèbre ses 10 ans avec Vincent Macaigne et Vimala Pons

Comme chaque année, la Fête du court-métrage célèbre les grands petits films à travers toute la France. Et pour cette 10e édition, c’est avec deux invités de marque que l'évènement ouvre ses portes : Vimala Pons et Vincent Macaigne en marraine et parrain. 

La Fête du Court, qui a pour vices-présidents Julie Gayet et le producteur Alain Rocca, entend rendre visible et accessible la richesse du court-métrage à toutes et à tous. La programmation est accessible durant les dates de la manifestation à toutes et tous : cinémas, établissements d’enseignement, de santé et pénitentiaires, médiathèques, lieux alternatifs mais aussi particuliers, à la ville comme à la campagne ! Les inscriptions ont été prolongées jusqu'au 18 février.

Au programme, plus de 18 000 séances incluant projections, ateliers, rencontres et débats. A l’occasion de cette édition spéciale, le festival crée 10 cartes blanches, élaborées par les organisateurs et organisatrices. 

Dans un édito, le président du CNC, Gaëtan Brunel, souligne l’importance de ce genre cinématographique, parfois un peu mis de côté : “Le court métrage est en effet un formidable espace de recherche artistique où se réinventent sans cesse les écritures et les formes, une richesse que la Fête du court métrage rend accessibles à toutes et à tous.”

En 2026, c’est 32 projets et 139 films qui font vivre la Fête du court-métrage. Plusieurs programmes sont proposés avec des catégories ou des thématiques adaptées à tous les âges et à tous les goûts. On y retrouve des courts sélectionnés aux Césars 2026 (La mort d'un acteur, Big Boys Don’t Cry, Wonderwall, Les Belles cicatrices ou encore le documentaire Car Wash), ou des pépites comme Pour le rôle (2013), réalisé par Pierre Niney avec François Civil, un Petit Nicolas version 1964 (avec Bernadette Lafont et Michael Lonsdale dans le rôle des parents), ou Je veux danser avec Benjamin Voisin et Stefan Crepon.

Parmi la liste des cinéastes découverts grâce à cette manifestation hexagonale, Alice Diop (Saint-Omer), Simon Bouisson (Drone), Charlène Favier (Slalom) ou encore Céline Devaux (Tout le monde aime Jeanne). 

La Fête du court-métrage se tiendra du 25 au 31 mars dans toute la France. Toutes les infos sont disponibles sur le site.

Les Drôles de dames de retour au cinéma ! Un nouveau film se prépare

Revoilà le trio de mercenaires justicières. Sony Pictures développe actuellement une nouvelle version de Charlie's Angels, pour le cinéma.

La série policière culte lancée en 1976 suivait trois femmes travaillant pour l’agence de détectives Townsend. Elle s’est rapidement imposée comme un phénomène pop, mettant en vedette Kate Jackson, Farrah Fawcett et Jaclyn Smith, propulsées au rang d’icônes télé. Au tournant des années 2000, Drew Barrymore, Cameron Diaz et Lucy Liu ont repris le flambeau dans la version cinéma réalisée par McG, dont le premier film a engrangé 264 millions de dollars dans le monde et donné naissance à une suite moins réussie.

Le scénariste Pete Chiarelli a été engagé pour écrire le script du projet, encore à un stade précoce précise la presse américaine. Il est surtout connu pour ses scénarios de Crazy Rich Asians, et La Proposition et du récent film d’animation Goat, sorti mercredi en salles, déjà pour Sony.

Plus tentatives de reboot ont échoué ces dernières années. Une nouvelle série télé avait été osée en 2011 - avec Annie Ilonzeh, Minka Kelly et Rachael Taylor - et annulée après seulement huit épisodes diffusés... En 2019, une nouvelle version cinéma réalisée par Elizabeth Banks et portée par Kristen Stewart, Naomi Scott et Ella Balinska s'était aussi plantée, ne récoltant que 73 millions de dollars au box-office mondial...

Alors pourquoi relancer les Drôles de Dames aujourd'hui ? 

Parce que la saga fêtera son 50e anniversaire dans quelques moi. L'opportunité facile pour Sony de réévalue son potentiel sur grand écran. La licence garde encore pas mal d'estime et il y a largement de quoi faire pour imaginer une histoire avec les anges de Charlie...

Il y a 12 ans, Dwayne Johnson était partant pour affronter Sylvester Stallone dans Expendables

Il y a plus d’une décennie, Dwayne Johnson envisageait de rejoindre la célèbre saga d’action Expendables, mais avec une condition surprenante qui aurait pu dérouter certains fans.

En 2014, lors d’une séance de questions-réponses sur Reddit repérée par Collider, l’acteur a été interrogé sur la possibilité de jouer aux côtés des “papys” du cinéma d’action des années 80 et 90, des figures qui ont marqué son enfance. Sa réponse a été sans équivoque :

“Si vous me demandez si j’envisagerais d’apparaître dans la franchise Expendables alors ma réponse est oui, MAIS... Je ne veux pas être dans leur équipe et être sympa avec eux. P**ain, non. Je veux les traquer tous un par un et leur dire d’envoyer leur âme au paradis car ils sont à moi. [Ronda] Rousey survit parce qu’elle serait la partenaire d’entraînement de mon personnage et [Terry] Crews vit aussi parce que mon personnage aurait besoin de quelqu’un avec qui concourir à Pec Popping.”

Le ton est clair : The Rock ne voulait pas simplement rejoindre le casting, il voulait imposer sa dominance à l’écran. À cette période, l’acteur venait de sortir Hercule, qui, malgré une réception mitigée en France, a rapporté 244,8 millions de dollars au box-office mondial, dépassant légèrement le troisième volet d’Expendables avec Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger, qui a engrangé 214,6 millions.

À cette époque, Dwayne Johnson était surnommé avec une pointe d’humour “le viagra des franchises” : sa présence dans la saga Fast & Furious avait relancé les recettes, et ses rôles dans G.I. Joe : Conspiration et Voyage au centre de la Terre 2 : L’Île mystérieuse avaient eu le même effet. Le public se demandait donc naturellement ce que sa participation à Expendables aurait pu apporter.

Finalement, cela ne s’est jamais concrétisé. Le quatrième volet de la saga est sorti neuf ans après le troisième, sans la star. Pourtant, imaginer Johnson affrontant à l’écran des légendes comme Stallone, Schwarzenegger ou Mel Gibson aurait sans doute donné des scènes mémorables et très explosives.

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Les Chiens de paille : ce chef-d’oeuvre classé X à sa sortie reste pourtant toujours aussi magistral 55 ans après sa sortie

"Je suis un homme fatigué. je me suis battu toute ma vie contre les distributeurs et les producteurs qui ne comprenaient rien à ce que je faisais. Et le combat continue. [...] je pense vraiment qu'ils ne savent pas grand chose à propos de la sensibilité et les goûts du public. Ils spéculent sur le succès populaire gagné par La Horde sauvage et Chiens de paille, et se convainc que les spectateurs cherchent toujours les mêmes choses dans mes films.

La majorité des distributeurs et des producteurs ne connaissent rien à l'art. Ils s'autorisent à faire toutes sortes de jugements catholiques sur vos films, et sont incapables de discerner la vraie nature de ce que vous faites. Ils pensent qu'ils comprennent les artistes, mais, au fond, ils les détestent et se contrefichent de ce qu'ils font. Ils les flatteront uniquement s'ils représentent pour eux un fort taux de rentabilité".

C'étaient les propos lapidaires et acrimonieux d'un Sam Peckinpah profondément désabusé, tenus en 1974 dans un entretien accordé au journaliste et critique André Leroux pour le journal québécois Le Devoir.

L'immense cinéaste, connu pour la rudesse de ses manières et la violence de ses films, venait de terminer peu de temps avant son nouveau film, Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia. Un bras de fer de plus pour Peckinpah, dont la carrière tumultueuse fut émaillée de batailles perdues car vouées à un perpétuel porte-à-faux.

Sorti en 1971, Chiens de paille fut le premier long métrage du maître à sortir du genre des westerns dans lequel il s'était jusque-là cantonné. Produit par Daniel Melnick, le film est une adaptation d'un roman écrit par Gordon Williams, The Siege of Trencher's Farm. Une oeuvre pour laquelle Peckinpah n'avait que peu d'estime : "David Goodman |NDR : le scénariste] et moi nous sommes assis et avons essayé de tirer quelque chose de valable de ce livre pourri. Nous y sommes parvenus. La seule chose que nous avons conservée, c'est le siège lui-même" racontera le réalisateur.

Tourné en Europe, loin de la coupe des studios hollywoodiens, Chiens de paille suscita à sa sortie un déchaînement de réactions profondément choquées et viscérales. Deux séquences en particulier furent fortement critiquées.

D'abord le viol d'Amy par deux habitants du village. Une séquence que nombre de spectateurs trouvèrent très ambiguë en raison de l'attitude d'Amy, qui semblait prendre finalement un certain plaisir dans cette scène terrible. Ensuite la séquence de fin, où David, qui jusque-là se voulait être un adepte de la non violence, tue un à un ses assaillants, révélant une brutalité encore insoupçonnée chez lui.

Magistral film sur la masculinité et la nature de la violence, Chiens de paille reste, 55 ans après sa sortie, toujours extrêmement provoquant et met mal à l'aise. "Quatre thèmes m'intéressaient dans la réalisation de ce film : l'homme ignorant la violence qu'il a au fond de lui; l'intellectuel fuyant la société et ses responsabilités; l'homme qui devient violent lorsqu'il réalise que sa femme a été violée et qu'il doit défendre ce qui lui appartient. Et les relations sexuelles dans un couple; la femme étant dans le film sexuellement insatisfaite" racontait Peckinpah au critique André Leroux dans son entretien.

Ajoutant : "je suis convaincu que dans toutes les sociétés, les meurtriers cherchent leurs victimes. Ils ont besoin d'une proie. D'un autre côté, il y a des gens qui cherchent, consciemment ou inconsciemment, leurs bourreaux, et veulent être violentés ou détruits. Ces victimes prennent plaisir à être agressées, et être avalées par leurs bourreaux".

L'histoire ? Un Américain, David Summer (Dustin Hoffman), jeune professeur de mathématiques, emménage avec sa femme Amy (Susan George) dans une vieille ferme de Cornouailles en Angleterre. C'est la maison où Amy a vécu dans son enfance, et David espère y trouver la quiétude afin de pouvoir se consacrer à ses travaux en toute sérénité. Un espoir qui sera de bien courte durée...

Dans le village situé non loin de leur maison, on considère avec méfiance et suspicion cet étranger, et les hommes que David a engagé pour réparer le toit de sa grange ne lui cachent pas le mépris qu'il leur inspire. Se sentant intellectuellement supérieur à ces hommes rustres, David ignore leur attitude, tout comme il fait mine de pas remarquer l'insatisfaction de son épouse, qui se dit importunée par les ouvriers qui lui jettent des regards de plus en plus concupiscents. Les tensions s'accumulent, jusqu'au moment où la situation devient explosive et dramatique...

Un point de vue bien loin d'être partagé par les critiques américains, qui se livrèrent à un tir de barrage contre l'oeuvre et le cinéaste.

A l'image du billet assassin rédigé par Gary Arnold, du Washington Post. "Les personnes sensibles à la violence, tant visuelle que symbolique, seront probablement dégoûtées et révoltées par Chiens de paille, car aucune motivation crédible ne justifie cette violence [...]. Si je n'avais pas été critique professionnel, j'aurais quitté la salle à plusieurs reprises pendant la projection de Chiens de paille".

Deux critiques, en particulier, affectèrent profondément Peckinpah, à la hauteur de l'estime qu'il leur portait : celle écrite par Richard Schickel dans le magazine Life. Et celle de la très redoutée Pauline Kael dans le New Yorker. Si elle apprécia le film, une phrase provoqua toutefois un véritable abcès de fixation chez le réalisateur : "C’est le premier film américain qui est une oeuvre d’art fasciste” écrivit-elle.

Peckinpah lui répondit ceci dans un courrier : "Je n'apprécie pas la description du film comme une oeuvre fasciste, parce qu'elle a des connotations qui me sont odieuses. Dois-je discuter de cela avec mon avocat ou êtes-vous préparée à publier en public la définition d'un film. Simplement, je pense que le terme est d'un incroyable mauvais goût, et j'ai l'intention de prendre des mesures contre ça. Que suggérez-vous ? Que vous puissiez identifier n'importe quel élément de mon travail en termes de fascisme est au-delà de mes croyances et une ligne rouge".

Le studio modifia la scène de viol avant la sortie du film aux États-Unis, afin d'obtenir la classification R de la MPAA, l'organisme de classification des films. Au Royaume-Uni, la version non censurée de Chiens de paille fut frappée par une classification X à sa sortie. Mais le sort s'est acharné sur le film de Peckinpah.

Le British Board of Film Classification interdit le film en vidéo, conformément à une nouvelle loi sur les enregistrements vidéo (le Video Recordings Act), entrée en vigueur en 1984. En 1999, une tentative de sortir le film en vidéo en Grande-Bretagne se solda par un échec, après le veto de Andreas Whittam Smith, le patron de la BBFC, en raison de la scène de viol. Le pays devra attendre 2002 pour que la version non censurée du film sorte en DVD et VHS, comme le rapportait cet article du Guardian.

"Je serai toujours immensément fière de Chiens de paille" confiait l'actrice Susan George, dans une interview réalisée en 2002. "Les gens me demandent toujours, en début d'interview, si ce film me pose problème. Comment le pourrait-il ? Il a marqué un tournant dans ma carrière. Je suis devenue connue à l'international grâce à ce film, ce à quoi n'importe quel artiste aspire.

Je suis très fière de ce film. J'ai des souvenirs de tournage à la fois effrayants, magnifiques, remplis d'émotions, drôles... Ce sont tous de grands souvenirs. Je vis avec ces souvenirs, et j'aime vivre avec eux". Nul doute que les propos de l'actrice auraient réchauffé le coeur meurtri du cinéaste très tourmenté, décédé prématurément à l'âge de 59 ans en 1984.

Il y a 9 ans, Ahmed Sylla a mal vécu certaines critiques quand il a connu son premier succès au cinéma

Ahmed Sylla, révélé au grand public grâce à son rôle dans le film L’Ascension en 2017, continue de marquer les esprits. Si le film a rencontré un beau succès auprès du public, il a également confronté l’acteur à une polémique qui l’a profondément touché.

Originaire de Nantes, Ahmed Sylla commence à se faire connaître en 2011 grâce à l’émission On n’demande qu’à en rire, animée par Laurent Ruquier sur France 2. Ses sketchs attirent rapidement l’attention, faisant de lui l’une des figures phares de l’émission et ouvrant la porte au cinéma. En 2014, il apparaît dans Goal of the Dead de Benjamin Rocher. Sa prestation est appréciée, mais elle ne suffit pas encore à le faire remarquer véritablement.

La véritable percée arrive avec L’Ascension de Ludovic Bernard, adaptation du livre Un tocard sur le toit du monde. Ce film marque un tournant dans sa carrière et confirme son potentiel d’acteur. Par la suite, on le retrouvera dans Notre tout petit petit mariage.

Malgré l’accueil positif du public, Ahmed Sylla confie avoir été profondément affecté par les critiques autour de son rôle dans L’Ascension. Lors d’une interview en septembre 2022 dans En Aparté sur Canal+ (via Télé-Loisirs), il est revenu sur cette période difficile. Certaines personnes reprochaient au producteur d’avoir choisi un acteur noir pour incarner Nadir Dendoune, un homme d’origine algérienne.

À ce sujet, il expliquait avec émotion : “On ne m’a jamais posé cette question”, répondait-il à la journaliste Nathalie Levy. “C’est vrai que oui, ça m’a ébranlé. Ça m’a énormément blessé.”

Pour Ahmed Sylla, ce reproche sur ses origines était inacceptable. “Pour certains, je ne méritais pas cette place-là”, confiait-il. Il a rappelé que lorsqu’il a obtenu ce rôle aux côtés d’Alice Belaïdi, il n’était pas encore “une star” : “Ils [Nadir Dendoune, le producteur et le réalisateur] n’ont pas choisi Ahmed Sylla parce que je commençais à avoir une notoriété. Ce n’était pas le cas. C’est juste que je méritais plus.”

L’acteur a insisté sur l’importance de dépasser la question des origines dans le cinéma : “Je trouve ça indécent. Ce qu’il y a de beau et ce qu’il y a de magnifique dans l’histoire de Nadir Dendoune, c’est que son histoire a été racontée au cinéma”, a-t-il déclaré. Avant de conclure avec conviction : “Que ce soit un chinois, un hindou, un noir, qui la raconte, on s’en fout.”

Ahmed Sylla est à retrouver dans L’infiltrée, actuellement au cinéma, une comédie qu’il a notamment réalisée. Son film L’Ascension est, quant à lui, à retrouver en streaming sur Netflix.