14 janvier 2026

L'Exorciste III : Le réalisateur William Peter Blatty détestait le titre choisi pour le film

Le film d’horreur de William Peter Blatty, L’Exorciste III (1990), est adapté de son propre roman, L’Esprit du mal ou Legion, dans sa version originale, (1983), qui fait suite à son best-seller L’Exorciste (1971). Bien que les deux livres mettent en scène des personnages communs – le détective Kinderman, qui dialogue avec le père Damian Karras, supposé mort – l’intrigue est très différente. Le roman et le film mêlent enquête policière et thriller sombre sur un tueur en série, très inspiré des crimes du Zodiaque, tout en conservant une dimension surnaturelle. Blatty a non seulement écrit, mais aussi réalisé l’adaptation cinématographique de 1990, pensant qu’elle n’aurait qu’un léger lien avec L’Exorciste et qu’elle adopterait une approche similaire, brouillant les frontières du genre.

Comme le rappelle SlashFilm, à sa sortie, L’Exorciste III n’a pas connu un grand succès, mais il a fait l’objet d’une importante réévaluation au fil des ans. Certains cinéphiles le considèrent désormais presque au niveau de l’adaptation originale de 1973 réalisée par William Friedkin. Le rôle de Kinderman est interprété par George C. Scott, qui remplace Lee J. Cobb dans le film de Friedkin, et la suite parvient habilement à mêler enquête policière et mystère surnaturel. Le film comporte également des images fortes et troublantes, dont une fameuse scène d’effroi, et culmine dans une conversation semi-surréaliste explorant les liens entre spiritualité, démons et divin. C’est un film complexe, captivant, ambitieux et, dans l’ensemble, excellent.

À l’instar de son roman, William Peter Blatty espérait que son film de 1990 s’intitulerait également “Legion”, et non L’Exorciste III. Les premières bandes-annonces suggéraient d’ailleurs qu’il avait initialement trouvé un compromis avec les producteurs, puisque le film portait le titre “L’Exorciste III: Legion”. L’auteur voulait en effet que son film se suffise à lui-même, tout en se démarquant de la suite désastreuse de John Boorman, L’Exorciste 2 : L’Hérétique, sortie en 1977. Malheureusement, les dirigeants du studio ont insisté pour que le mot “Exorciste“ figure dans le titre et qu’un exorcisme soit inclus dans le film.

Blatty était convaincu que l’échec commercial de L’Exorciste III serait entièrement imputable à son titre. Selon lui, il était possible de raconter une histoire intéressante et d’attirer un large public sans rappeler le fiasco critique et commercial de Boorman. Il ne souhaitait pas non plus inclure de véritable exorcisme dans le film, ni raconter une histoire centrée sur des exorcistes. Pendant la production, la 20th Century Fox et le studio Morgan Creek ont envisagé différents titres, tels que “L’Exorciste: Legion” et “L’Exorciste: 1990”, mais Blatty a toujours insisté sur le fait que c’était une mauvaise idée.

Sa protestation à ce sujet est consignée dans la biographie de Bob McCabe, The Exorcist: Out of the Shadows (2000) (via SlashFilm) dans laquelle on peut lire :

“Je les ai suppliés, lorsqu’ils cherchaient un titre, de ne surtout pas l’appeler ‘L’Exorciste’ ! ‘L’Exorciste II’ avait été un désastre inimaginable. Impossible de l’appeler ‘L’Exorciste III’, car le public bouderait le film. Et pourtant, ils l’ont appelé ‘L’Exorciste III’. Puis ils m’ont appelé après la troisième semaine, alors que nos recettes commençaient à chuter, et ils m’ont dit : ‘On va te dire pourquoi : ça va faire mal, tu ne vas pas aimer ça – la raison, c’est ‘L’Exorciste II’.’ Je n’arrivais pas à y croire ! Ils avaient complètement oublié mes avertissements !”

Le studio Morgan Creek a donc insisté pour que William Peter Blatty inclue un exorcisme dans le film, un élément absent de son roman original. Blatty a protesté, mais a finalement dû tourner la scène. Jason Miller a été engagé pour reprendre le rôle de Damian Karras pour cette séquence superflue, ce qui a ajouté 4 millions de dollars au budget du film. Cependant, Miller était incapable de jouer en raison d’un alcoolisme extrême, et Brad Dourif a donc incarné le personnage pour le reste du film, toutes ses scènes ayant été tournées a posteriori.

Malgré toutes les remarques et modifications imposées par le studio, L’Exorciste III s’est révélé être une réussite. Les amateurs d’horreur du monde entier ont apprécié son ambition et son audace. Même si la vision originale de Blatty aurait pu être mieux respectée, la version finale reste un film remarquable, fidèle à l’esprit et à l’intelligence de son créateur.

Jean-Marc Morandini condamné : la justice a de nouveau tranché

La justice a définitivement clos un nouveau chapitre judiciaire concernant Jean-Marc Morandini. Ce mercredi 14 janvier, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par l’animateur de CNews, rendant définitive la décision prononcée en appel. Une étape judiciaire majeure dans un dossier qui s’étire depuis plusieurs années.

Le 21 mars 2025, la cour d’appel de Paris avait condamné l’animateur de 60 ans à deux ans de prison avec sursis et à 20 000 euros d’amende. La peine s’accompagnait d’une interdiction définitive d’exercer toute profession en contact avec des mineurs et d’une inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. Contestant cette décision, Jean-Marc Morandini avait formé un pourvoi en cassation.

La Cour de cassation n’a pas donné suite à sa demande. Dans son arrêt consulté par l’AFP, elle précise : « Après avoir examiné tant la recevabilité du recours que les pièces de procédure, la Cour de cassation constate qu’il n’existe, en l’espèce, aucun moyen de nature à permettre l’admission du pourvoi ». Cette formulation confirme que l’animateur ne disposait d’aucun argument juridique pour obtenir un réexamen.

Les faits dont Jean-Marc Morandini est accusé remontent entre 2009 et 2016. Il aurait envoyé des messages à caractère sexuel à trois adolescents. Deux mineurs de 15 ans auraient reçu des échanges évoquant des scénarios sexuels et des demandes de photos dénudées, tandis qu’un troisième, âgé de 16 ans, aurait été sollicité pour se dénuder et se masturber devant l’animateur lors d’une audition. Le film en question n’a finalement jamais été tourné.

Cette affaire judiciaire n’est pas la seule dans laquelle l’animateur se trouve impliqué. En janvier 2025, il avait également été condamné en appel à 18 mois de prison avec sursis dans un dossier distinct portant sur le harcèlement sexuel lors des castings de la web-série Les Faucons, dont il était le producteur.

Les comédiens âgés de 19 à 26 ans étaient incités à se dénuder. Jean-Marc Morandini a également formé un pourvoi en cassation dans cette affaire. Mais cette dernière n’a pas encore été examiné. Malgré ces condamnations et procédures en cours, il continue d’animer quotidiennement Morandini Live sur CNews.

Seven : R. Lee Ermey a détesté travailler avec David Fincher

 "Je n'étais pas très enthousiaste à l'idée d'être dirigé par un type plus jeune que certains sandwichs que j'ai mangés" a un jour répondu Burt Reynolds, lorsqu'il a évoqué son travail avec Paul Thomas Anderson sur le tournage de Boogie Nights. Un commentaire peu amène soulignant -s'il en était besoin- que les relations entre les deux furent tendues sur le tournage...

A l'instar de P.T. Anderson, David Fincher est lui aussi réputé pour son perfectionnisme et son souci du détail. Parmi les nombreux talents passés devant sa caméra figure R. Lee Ermey. L'acteur, qui nous a quittés en 2018 à l'âge de 74 ans, a cumulé au cours de sa carrière plus de soixante rôles plus ou moins consistants, que ce soit à la TV, au cinéma, ou même sa voix.

En 1995, l'ex sergent instructeur sadique de Full Metal Jacket tourna sous les auspices de Fincher dans un chef-d'oeuvre du thriller qui fera date : Seven. Il y incarne le capitaine de police et supérieur de Brad Pitt et Morgan Freeman. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'acteur n'a pas gardé un souvenir impérissable de son expérience. Dans une interview accordée à UnderGround (via Farout), R Lee Ermey lâchait :

"Il a peur de prendre des risques. Il a peur de laisser qui que ce soit changer un seul mot du scénario... Il veut des marionnettes. Il ne veut pas d'acteurs créatifs. Si vous ne valez rien en tant qu'acteur et que vous n'êtes pas créatif, alors je vous recommande d'aller travailler avec David Fincher, car il ne vous laissera pas jouer, même si vous êtes un putain de bon acteur". Violent.

Lee Ermey n'a pas été le seul à se plaindre du cinéaste d'ailleurs. Les relations entre Fincher et Jake Gyllenhaal furent compliquées sur le tournage de Zodiac. Sur certaines scènes, le cinéaste fit faire à l'acteur pas moins de 70 prises. Fincher a évoqué ces tensions dans un entretien accordé au New York Times en 2020, blâmant l'âge de Gyllenhaal à l'époque et le nombre de personnes qui se disputaient l'attention de la star du cinéma. Il trouvait ainsi que l'acteur était trop distrait.

En 2007, Jack Gyllenhaal avait expliqué au même journal que Fincher "peint avec les gens, et c'est difficile d'être une couleur". Une manière plutôt poétique de souligner le niveau d'exigence du metteur en scène... Robert Downey Jr sera plus frontal et plus drôle. En parlant aussi de ses relations avec Fincher sur le tournage de Zodiac, il avait lâché cette pépite : "Je pense être la personne idéale pour travailler pour lui, car je comprends les goulags".

Une option humour plutôt absente du grief de R Lee Ermey à l'encontre de Fincher. Du reste, les deux n'ont d'ailleurs plus retravaillé ensemble...

Il y a 35 ans, Ryan Reynolds a failli arrêter sa carrière d'acteur après avoir joué dans cette série pour ados

Mondialement célèbre pour son rôle de Deadpool chez Marvel, Ryan Reynolds aurait pu ne jamais incarner ce personnage emblématique, ni même aucun de ses autres rôles marquants. En effet, après une première expérience de comédien à l'âge de 15 ans, il a quitté le milieu, lessivé, avant d'y revenir quelques années plus tard.

Nous sommes en 1991 et le futur interprète de Deadpool a réussi à obtenir son premier rôle en tant qu'acteur dans une série pour ados : Fifteen. L'histoire nous emmène au coeur du lycée fictif Hillside, nous présentant des élèves confrontés aux difficultés liées à l’adolescence.

On y retrouve Ashley Frasier (Laura Harris), élève modèle de l'établissement. La jeune femme s’effondre discrètement sous l'intense pression scolaire. Son petit ami, Matt Walker (Todd Talbot), est le sportif emblématique du lycée. Ce dernier sombre dans la toxicomanie, seul moyen selon lui de s’intégrer à son cercle social très macho.

Fidèle aux clichés, toute histoire de lycée a ses pestes. Brooke Morgan (Robyn Ross) en est l'incarnation. Egocentrique, elle est perpétuellement agacée par Ashley, qu’elle juge indigne de Matt. Avec son amie loyale Kelly (Enuka Okuma), les deux jeunes filles complotent pour séparer le couple parfait.

Heureusement, le meilleur ami d’Ashley et de Matt, Jake Desodade (Ken Angel), intervient souvent pour apaiser les tensions lors de leurs disputes. Parmi ces personnages apparaît un visage familier que les spectateurs reconnaîtront sans doute : un jeune Ryan Reynolds au sourire éclatant, dans le rôle de Billy Simpson.

Billy est le petit frère de Courtney Simpson (Sarah Douglas), la meilleure amie d'Ashley, plus naïve et réservée. L'intrigue de Billy est en grande partie centrée sur la séparation de ses parents et de ceux de Courtney.

Bien que tous deux soient bouleversés par la nouvelle, Courtney continue de recevoir le soutien de Matt, Ashley et Jake. Billy, en revanche, n'a guère d'amis sur qui compter. Sa soeur aînée étant constamment occupée avec ses propres amis, il refoule ses émotions, surtout après que Courtney soit partie vivre chez leur mère, tandis que Billy reste avec leur père.

En manque de repères, en proie à une solitude extrême, Billy va traverser de lourdes épreuves. Ce rôle a beaucoup coûté à Ryan Reynolds, qui a décidé de se retirer des plateaux après avoir interprété Billy Simpson pendant 18 épisodes en 1991. Après Hillside, il a mis sa carrière d'acteur entre parenthèses pour travailler dans un entrepôt et participer à l'ouverture d'un restaurant pendant 2 ans.

Interrogé à ce sujet lors de l'émission Kelly and Michael sur YouTube en 2016 (repérée par Collider), le comédien s'est laissé aller à quelques confidences. "C'était mon premier job, la série Hillside pour Nickelodeon. J'étais payé 150 dollars par épisode. Gagner cette somme, c'était un rêve qui se réalisait pour moi", a-t-il confié.

"Mais j'ai arrêté le métier d'acteur après cette expérience car j'ai détesté ça. Je le faisais juste pour sortir de chez moi. J'ai donc travaillé ensuite dans un entrepôt puis dans un restaurant pendant 2 ans. Et je suis très content de l'avoir fait car ça m'a empêché de tomber dans les addictions aux drogues comme de nombreux enfants acteurs", a révélé Ryan Reynolds.

Après avoir quitté l'université et déménagé à Los Angeles à 19 ans, l'artiste a fini par revenir à la comédie. Il a enchaîné les seconds rôles, passant d'un acteur peu passionné par son métier à une star hollywoodienne pleinement épanouie. Il s'en est toutefois fallu de peu pour que le grand public ne connaisse jamais le talent d'un certain Ryan Reynolds !

César 2026 : voici l'affiche de la 51ème cérémonie

Le 28 janvier prochain, on connaitra enfin les nominations de la cérémonie des César 2026. En attendant, l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma vient de dévoiler l’affiche de la 51e Cérémonie des César.

Vous l'avez put être identifié : ce visuel reprend un extrait du film Le Sens de la Fête d’Éric Toledano et Olivier Nakache, avec Benjamin Lavernhe. Comme l'indique l'Académie dans un communiqué, "la lune, au cœur de la composition, ouvre un espace poétique et onirique, invitant à l’imaginaire et au rêve pour une soirée placée sous le signe de la célébration du cinéma".

L’astre fait également écho à un film avec Jim Carrey : Man on the Moon. "Un clin d’œil assumé à Jim Carrey, qui recevra sur la scène de l’Olympia le César d’Honneur 2026, conférant ainsi à l’affiche une dimension à la fois moderne et hautement symbolique."

La 51ème cérémonie des César se tiendra le 27 février 2026. Elle sera retransmise en direct et en clair par Canal+, depuis la mythique salle de L'Olympia à Paris. L'événement sera également visible en streaming sur CANAL+.

Elle sera présidée par Camille Cottin et présentée par Benjamin Lavernhe entouré de nombreux artistes.

Pour mémoire, l'année dernière, Le Comte de Monte Cristo était parti en tête des nominations aux César 2025 (14 citations), devant L'Amour ouf (13) et Emilia Perez (12).

13 janvier 2026

Julio Iglesias : le chanteur de 82 ans accusé d'agressions sexuelles et de viols

L'information fait la Une de la presse en Espagne mais aussi de nombreux pays tant la notoriété du chanteur pointé du doigt traverse les frontières de son pays natal. Ce chanteur, c'est Julio Iglesias. Tout a commencé ce mardi 13 janvier 2026 lorsque nos confrères de elDiario.es et Univision ont annoncé que deux anciennes employées de l'artiste de 82 ans ont décidé de le poursuivre en justice pour des faits qui se seraient produits en 2021.

Les faits reprochés sont très graves puisque l'enquête publiée dans la presse espagnole fait part d'agressions sexuelles et de viols. Une plainte a par ailleurs été déposée le 5 janvier dernier contre le crooner né à Madrid. D'ores et déjà, la ministre espagnole de l’Égalité, Ana Redondo, s'est montrée intransigeante. "Face au machisme, on ne peut pas fermer les yeux parce que le déni intensifie le problème. J'espère que l'enquête ira jusqu'au bout", a-t-elle lancé sur le réseau social X.

Dans l'enquête dévoilée ce jour, les deux plaignantes ont raconté en détail l'enfer que leur aurait fait vivre la star de la chanson. Des détails très crus de la part de cette employée de maison et de son ancienne physiothérapeute.

Selon les plaignantes, les faits se seraient donc déroulés en 2021 dans les maisons privées du chanteur en République dominicaine et aux Bahamas. "Je me sentais comme un objet, comme une esclave en plein XXIe siècle", a raconté l'une des deux plaignantes sous le pseudonyme de "Rebeca" dans l'article du média Univision. "Il me mettait les doigts partout", a ajouté cette jeune Dominicaine, qui avait 22 ans à l'époque des faits présumés.

L'autre plaignante, quant à elle, était la physiothérapeute du musicien et elle avait 28 ans lorsqu'elle a commencé à travailler pour lui. Pour le moment, à l'heure où nous écrivons ces lignes et malgré de nombreuses sollicitations, Julio Iglesias n'a pas souhaité réagir à ses graves accusations ni même ses avocats.

Claire Keim sans filtre sur ce qu’elle a vécu avec Francis Huster

Si le monde du cinéma et de la télévision fait rêver, la réalité est parfois tout autre. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, c’est un milieu assez fermé, où il n’est pas rare de recroiser les mêmes personnes. Des bonnes, comme des mauvaises nouvelles.

Claire Keim en sait quelque chose. Au micro de France Inter, l’actrice était revenue sur sa collaboration avec Francis Huster. Elle s’exprime sans filtre.

Claire Keim et Francis Huster sont deux grands noms du cinéma français. Ce dernier est d’ailleurs à l’affiche d’une adaptation théâtrale de la série culte En Thérapie au Théâtre Antoine à Paris. Le théâtre fait partie intégrante de la vie de l’acteur. Passionné par son métier et désireux de transmettre son savoir, il a déjà enseigné aux Cours Florent, notamment lors d’un stage d’été.

Parmi les élèves se trouvait Claire Keim. Et l’actrice se rappellera à jamais de cette rencontre : « J'étais les yeux écarquillés au premier jour avec toute l'équipe, et puis il avait demandé quels étaient les gens qui se payaient leur stage eux-mêmes, et moi j'avais levé la main, je ne sais pas pourquoi il s'est intéressé à moi, il a fait : “Ah oui, toi tu te payes ton stage toute seule, que fait ton papa, que fait ta maman”, et je lui dis ce que faisaient mes parents. Il me rentre dans le lard gratos », commence-t-elle, avant de poursuivre : « Moi, ça m'a tellement fragilisée que ça m'a un peu remise en question, mais ça a aussi fait naître une espèce de colère ».

À cette époque-là, Claire Keim ne s’attendait pas à le revoir sur un tournage des années plus tard. C’est pour la mini-série Zodiaque que les deux acteurs se sont retrouvés ensemble derrière la caméra. Et l’interprète d’Esther Delaître explique qu’il n’a pas été tendre avec elle dès le début : « Il ne peut pas s'empêcher de faire ça, mais c'est hyper difficile d'en parler parce que j'accepte de Francis des choses que je n'accepterais pas de quelqu'un d'autre, mais chez lui, il n'y a pas de vice. Parfois, il est complètement fou furieux, c'est juste ça, mais je pense qu'il y a une profondeur, une intensité chez lui, moi j'adore ce mec-là, il est complètement taré ».

Pour rappel, la série Zodiaque a été diffusée pour la première fois en 2004 et avait participé au lancement de la carrière de Claire Keim. À sa sortie, Zodiaque a rassemblé en moyenne 8 millions de téléspectateurs sur TF1, avec des pics atteignant jusqu’à 11 millions pour le premier épisode, soit près de 40 % de parts de marché à l’époque. Une nouvelle saison est prévue pour l’été 2026.

Michael Schumacher : les raisons rocambolesques de la fausse annonce de sa mort

Un vent de panique a soufflé dans le monde du sport il y a quelques jours. Le 29 décembre, une vague d’hommages à l’effigie de Michael Schumacher a été relayée. Immédiatement, les yeux se sont tournés vers celui qui, à 57 ans, reste l’un des plus grands pilotes de l’histoire de la Formule 1.

Si, sur les réseaux sociaux, la nouvelle a pris autant d’ampleur, c’est parce que l’état de santé du sportif de haut niveau inquiète, et ce, depuis plusieurs années. Mais contrairement aux rumeurs, le pilote de Formule 1 est bel et bien vivant.

« Repose en paix, Michael. Tu es vraiment un héros », « L’homme, le mythe, la légende, Michael Schumacher est décédé, confirmé ce matin par sa fille ». Voici un extrait des messages que l’on a pu lire sur les réseaux sociaux fin 2025. Oui, Michael Schumacher est mort… mais il ne s’agit pas du pilote de Formule 1.

Ce jour-là, une personne portant le même nom que lui a perdu la vie, mais il s’agit d’un écrivain et biographe américain. Il est notamment connu pour avoir relaté la vie d’artistes comme celle du réalisateur de cinéma Francis Ford Coppola, mais aussi du musicien Eric Clapton. De plus, c’est effectivement sa fille, Emily Joy Schumacher, qui a annoncé son décès. L’auteur était âgé de 75 ans. Rien à voir donc avec le sportif allemand. D’ailleurs, si vous cherchez à lire ces messages d’hommage, il vous sera probablement difficile de les retrouver. Les émetteurs les ont effacés après s’être rendu compte de leur erreur. Certains ont d’ailleurs été stupéfaits : « Je viens de découvrir aujourd’hui qu’il y a deux personnes nommées Michael Schumacher dans le monde ! ».

Ironie du sort : la date de décès de l’écrivain correspond à celle de l’accident de ski du pilote de Formule 1, survenu douze ans plus tôt. Ce même jour, en 2013, il a heurté sa tête contre un rocher, ce qui a entraîné de graves lésions cérébrales. Depuis, son état de santé pose énormément question, d’autant plus que sa famille reste très discrète à ce sujet et ne communique que peu d’informations.

On sait cependant qu’il vit en Suisse, plus précisément dans le chalet familial de Gland. La propriété a d’ailleurs été mise en vente en 2021, au prix de 58,7 millions d’euros, mais n’a jamais trouvé preneur. Au quotidien, il peut compter sur le soutien de sa femme Corinna Schumacher, qui partage sa vie depuis plus de trente ans.

Les 4 Fantastiques rencontrent le Wakanda dans le nouveau teaser d’Avengers Doomsday

Quatrième teaser pour Avengers : Doomsday, prochain méga événement de l’univers cinématographique Marvel. Après le retour de Steve Rogers, de Thor et des X-Men, le studio mise sur le Wakanda et une rencontre inédite entre ce peuple et Les Quatre Fantastiques. On découvre Shuri (Letitia Wright) marchant dans le désert et assurant avoir perdu tous ceux qui comptaient pour elle. Puis La Chose (Ebon Moss-Bachrach) débarque et serre la pince au « roi M’Baku, Wakanda » (Winston Duke), en se présentant comme « Ben, de Yancy Street ». Namor (Tenoch Huerta Mejía) passe également une tête.

On n’en saura pas plus mais le teaser d’Avengers : Doomsday se termine sur un compte à rebours qui nous renvoie à dans onze mois. Gageons que d’ici là, Marvel aura publié au moins cinq bande-annonces longues. 

Avengers : Doomsday sera dans les salles françaises le 16 décembre prochain. 

La Maison des femmes : bande-annonce avec Karin Viard

Mélisa Godet réalise son premier long-métrage tout en émotion.

La cinéaste et scénariste poursuit son exploration des sentiments humains à travers des protagonistes en marge, des êtres abîmés. Après les court-métrages Tu vas t’y faire (avec Lola Felouzis et Catherine Sparta) et Les enfants d’Oma (avec Marie Gillain, Noémie Schmidt et Oussama Kheddam) qui mettaient en scène des personnages confrontés à leurs propres abîmes et évoluant dans un cadre social difficile, Mélisa Godet s’attaque à d’autres écorchés : les femmes victimes de violences.

La Maison des femmes est directement inspiré du lieu emblématique créé en 2016 par Ghada Hatem-Gantzer, de celles qui le font vivre et des trajectoires qui l’habitent. Sans flirter avec le documentaire, la réalisatrice exploite la fiction pour raconter des situations sociales bien réelles.  

Pour son premier long-métrage, Mélisa Godet s’offre un casting 5 étoiles. On retrouvera Karin Viard (Chanson douce), Laetitia Dosch (La Bataille de Solférino), Oulaya Amamra (Divines), Eyé Haidara (Les Femmes du square), Juliette Armanet (Partir un jour), Pierre Deladonchamps (L’Inconnu du lac) et Laurent Stocker de la Comédie française (Ensemble, c’est tout).

Synopsis : À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. Dans ce lieu unique, Diane, Manon, Inès, Awa et leurs collègues accueillent, soutiennent, redonnent confiance. Ensemble, avec leurs forces, leurs fragilités, leurs convictions et une énergie inépuisable.

La Maison des femmes sortira le 4 mars prochain dans les salles françaises