17 novembre 2025

Miss France : Le bilan amer d’Angélique Angarni-Filopon un an après son sacre

L’heure est au bilan pour Angélique Angarni-Filopon. Dans trois semaines, Miss France 2025 rendra sa couronne. Alors qu’elle accompagne les candidates, dont sa future remplaçante, chez elle en Martinique pour les préparer à l’élection à venir, la reine de beauté s’est confiée à Paris Match. Et comme si les critiques reçues au sujet de son âge, 34 ans au moment de son sacre, ne suffisaient pas, la reine de beauté a essuyé de nouveaux commentaires, sur son poids cette fois, à la suite de son arrivée à Fort-de-France, alors qu’elle dansait avec les candidates.

Ainsi, c’est avec une touche d’amertume qu’elle s’apprête à tourner la page d’une année de règne. « Si ça se trouve, la prochaine ralliera tout le monde. Moi j’ai essayé, ça n’a pas marché », a constaté l’ancienne hôtesse de l’air auprès de la publication.

Son passage n’aura toutefois pas été vain ; Angélique Angarni-Filopon a demandé qu’un moment d’échange sur le cyberharcèlement soit ajouté au programme de la formation des miss. L’occasion de partager certains commentaires reçus, pour préparer les candidates aux attaques en ligne dont elles sont souvent la cible.

« Ça les a choquées et j’ai essuyé quelques larmes, car elles ne s’attendaient pas à ça », a-t-elle raconté. « Mais j’ai un devoir de vérité. » La société Miss France aurait même pris des mesures inédites, mettant temporairement en pause ses activités de représentation, face à des menaces de mort que la miss aurait reçues après avoir refusé de s’exprimer sur l’attentat de Charlie Hebdo.

Des moments de doute dans lesquels Angélique Angarni-Filopon aurait bien pu raccrocher son écharpe. « Tu en viens à te demander si tu es une bonne personne, plus même qu’une bonne Miss France », a-t-elle admis. Si elle assure qu’elle n’a « jamais dit » vouloir arrêter, la trentenaire a cependant tiré la sonnette d’alarme, expliquant « que c’était beaucoup » pour elle, « malgré (s) on âge et (s) a maturité. »

« Je n’arrivais pas à pleurer, je ne comprenais pas trop ce qui se passait », a-t-elle admis. Heureusement, la Martinique est source d’apaisement pour la jeune femme. C’est là qu’elle a repris ses activités l’an dernier après sa pause forcée, et c’est là qu’elle signe les dernières semaines de son règne. « À chaque fois que je viens ici, il se passe un truc. Je relâche la pression, j’oublie tout. »

L'Ultime Round : Le film de boxe d'Orlando Bloom sortira en France sur Paramount+

Après sa présentation au festival de Toronto à la rentrée et une petite sortie (très) limitée dans les salles de cinéma américaines, le film de boxe d'Orlando Bloom ne passera pas par les salles chez nous.

La plateforme Paramount + diffusera en France L'Ultime Round (The Cut en VO) en streaming le 12 décembre prochain.

Le synopsis annonce : "­Des années après son dernier combat sur le ring, un boxeur itinérant se voit offrir de manière inattendue une dernière chance de remporter le titre. Dans l'espoir de retrouver sa gloire passée, il doit aller jusqu'à l'extrême pour perdre beaucoup de poids en un temps dangereusement court. Le film suit le boxeur dans sa préparation au combat, un entraînement exténuant et intense.  Cette pression risque de lui faire perdre pied et de l’éloigner de la réalité. Sous la houlette de sa partenaire et entraîneuse Caitlin, il se rend compte qu'il n'y arrivera pas. En désespoir de cause, il se laisse entraîner dans les méthodes risquées, sombres et désespérées de Boz, un spécialiste de l'ombre. Dans un sport qui l'a dévoré vivant, il est prêt à tout sacrifier pour gagner ou mourir en essayant."

Dans les images dévoilées, Orlando Bloom fait un boxeur usé, hanté par sa chute passée, qui tente un comeback aussi brutal que désespéré. Pour revenir au sommet, il se place sous la coupe d’un entraîneur impitoyable...

John Turturro fera le coach douteux, tantdis que Caitríona Balfe (Outlander) sera son épouse inquiète.

Mis en scène par Sean Ellis (Anthropoid, Metro Manila), L'Ultime Round est écrit par Justin Bull, d’après une histoire de Mark Lane.

Kong gronde dans le premier trailer de la saison 2 de Monarch - Legacy of Monsters

Le Monsterverse gronde à nouveau.

Apple TV vient de lever le voile sur le premier teaser de la saison 2 de Monarch : Legacy of Monsters, confirmant une suite déterminée à tout écraser sur son passage.

Dans la première saison, la série suivait un frère et une sœur lancés sur les traces d’une histoire familiale opaque, ouvrant une brèche vers Monarch, organisation secrète obsédée par les Titans. Leur enquête les menait jusqu’à l’officier Lee Shaw — incarné par Kurt Russell et son fils Wyatt Russel (à deux époques différentes) dont les secrets menaçaient l’équilibre déjà fragile de Monarch.

La saison 2 change d’échelle. Littéralement. Le destin de Monarch — et du monde — est désormais en jeu. Les héros comme leurs adversaires se retrouvent aspirés vers Skull Island, territoire sacré de King Kong, tandis qu’un village mystérieux émerge des profondeurs. Le passé revient hanter le présent, fissurant familles, alliances et loyautés. Et au loin… un choc des titans se rapproche.

Evidemment, Skull Island nous ramène directement à la franchise ciné : le Monsterverse de Legendary, lancé en 2014 avec Godzilla, a ensuite enchaîné Kong: Skull Island (2017), puis Godzilla II – Roi des Monstres (2019), Godzilla vs Kong (2021) et Godzilla x Kong : Le Nouvel Empire, plus grand succès de la franchise. La suite, Godzilla x Kong: Supernova, est déjà attendue pour 2027.  Cet univers pèse plus de 2,5 milliards de dollars au box-office mondial.

Côté coulisses, Monarch : Legacy of Monsters est toujours pilotée par Joby Harold et Tory Tunnell (Safehouse Pictures), Chris Black, Jen Roskind, Matt Shakman, Andrew Colville, Lawrence Trilling — qui réalise quatre épisodes — ainsi que Toho Co., Ltd., gardien historique de Godzilla. Chris Black reprend également les commandes de showrunner.

 Cette nouvelle saison de Monarch : Legacy of Monsters comptera dix épisodes, avec un lancement fixé au vendredi 27 février 2026. La plateforme diffusera ensuite un épisode chaque semaine, jusqu’au vendredi 1er mai 2026.

Validé sur Canal+ : que vous réserve la saison 3 inédite ?

Validé est de retour sur Canal+ ! Après un long moment d'absence, la série créée notamment par Franck Gastambide revient sur la chaîne cryptée pour une saison 3 inédite lundi 17 novembre 2025 dès 21h. Que vous réserve cette salve de huit épisodes très attendue par les fans ? Voici les premières infos...

Au début de cette nouvelle ère, William et Brahim ont fait d’Apash Music une vraie réussite. Le label vient justement de signer la dernière sensation musicale : le groupe Cobra, mené par Zak et Salif, un duo de jeunes rappeurs prêts à s’imposer dans le game.

Malgré ce succès, l’équilibre du label est en réalité plus fragile. Entre des accusations de fraude et le retour de vieux démons, Apash Music risque tout simplement de disparaître. Et lorsqu’une guerre d’égo éclate entre leurs deux nouvelles pépites, William et Brahim auront du mal à contenir une inévitable escalade de violence…

Au casting de la saison 3 de Validé, on retrouve Delil Ozhan dit "D2L", Heardley Stinvil dit "Yadley", Saïdou Camara, Brahim Bouhlel, Adel Bencherif, Alicia Hava, Lucille Guillaume, Bilal Darai, Johann Dionnet ou encore Franck Gastambide… Ce dernier participe également à l'écriture et à la réalisation.

David Diane, l'autre metteur en scène pour ses huit volets, déclare au sujet de ces prochaines aventures dans l'univers du rap : "Après la mort d’Apash et les compromissions de Lalpha, l’épilogue de ce troisième volet clôt un cycle."

"Avoir fait naître ces personnages à l’écran, les avoir vus grandir, m’a profondément attaché à eux. C’est avec cette forme de bienveillance que j’ai tenté de les accompagner jusqu’au bout de leur destin tragique, pour que cette chute, inévitable, résonne avec la puissance et l’émotion que mérite leur histoire."

La saison 3 de Validé c'est à partir de ce lundi 17 novembre à 21h sur Canal+. Deux épisodes seront diffusés par soirée.

La peluche la plus populaire de 2025 va avoir droit à son film

Bonne nouvelle pour les fans de Labubu ! Ces petites créatures poilues au sourire carnassier qui ont envahi les réseaux sociaux ces derniers mois, notamment TikTok où l’on peut voir de nombreux unboxing où des personnes découvrent quels modèles elles ont achetés (puisque les figurines sont vendues dans des boîtes surprises), pourraient devenir les héroïnes de leur propre film.

The Hollywood Reporter nous apprend en effet que Sony Pictures a acquis les droits de ces peluches dans l'espoir d’en faire un long-métrage qui lancerait une franchise. Le projet en est à ses balbutiements - le contrat a été signé la semaine dernière - et aucun réalisateur n’est encore annoncé. On ne sait pas non plus s’il s’agira d’un film d’animation ou en prises de vues réelles.

Créés en 2015 par l’illustrateur hongkongais-néerlandais Kasing Lung, les Labubu sont devenus un véritable phénomène de mode dans le monde entier dix ans plus tard. Notamment popularisés par des grandes stars telles que Lisa du groupe de K-pop Blackpink ou Rihanna et Dua Lipa, qui les ont toutes adoptés comme accessoires. Grâce à AlloCiné, Jeff Goldblum (bientôt à l'affiche de Wicked Partie 2) est lui aussi l'heureux propriétaire d'un Labubu :

Les bénéfices de Pop Mart, l'enseigne chinoise vendant ces poupées de toutes les couleurs, auraient bondi de 350% cette année selon l’article du Hollywood Reporter. Pas étonnant donc qu’un studio de cinéma s’intéresse à elles. Rappelons qu'en plus d’être le nom de la marque, Labubu est le nom de la peluche principale de la collection, mais il en existe d’autres dont Zimomo, Mokoko et Tycoco, qui pourraient également apparaître dans le futur film Sony.

Ce projet s’inscrit dans une grand tendance à Hollywood, celle de proposer des versions cinématographiques de toutes sortes de jouets (Barbie, avec le succès que l'on connaît, et prochainement Musclor ou encore les Polly Pocket et les Petits Poneys…) et même de jeux de société (Cluedo, Monopoly…) ! Il y en a donc pour tous les goûts.

Tom Cruise : enfin la récompense qui lui échappait depuis 35 ans !

La cinquième fois aura donc été la bonne pour Tom Cruise et les Oscars, avec une nuance de taille à apporter : s'il avait été nommé en tant qu'acteur pour Né un 4 juillet, Jerry Maguire puis Magnolia, et comme producteur l'année où Top Gun Maverick a concouru pour la statuette du Meilleur Film, c'est à titre honorifique qu'il a été récompensé ce dimanche 16 novembre à Los Angeles, pendant la cérémonie des Governors Awards.

Alors que le futur Oscar décerné aux cascadeurs entrera en application trop tard pour qu'elle puisse y prétendre grâce à Mission : Impossible - The Final Reckoning, la star a fait partie de la promotion honorifique de 2025, avec la choréraphe Debbie Allen (la série Fame) et le chef décorateur Wynn Thomas (Mars Attacks !, Da 5 Bloods), et a reçu le prix des mains d'Alejandro Gonzalez Inarritu, qui vient de le diriger dans le film sans titre attendu à l'automne prochain.

Et Tom Cruise en a profité, comme souvent, pour saluer la magie du 7ème Art : "Le cinéma me fait voyager dans le monde entier", a-t-il déclaré pendant son discours de remerciements. "Il m'aide à être sensible aux différences et à les respecter. Il me montre aussi notre humanité partagée, et à quel point nous nous ressemblons de beaucoup, beaucoup de manières. Peu importe d'où nous venons, dans cette salle de cinéma, nous rions ensemble, nous ressentons des choses ensemble, nous espérons ensemble, et c'est là que réside le pouvoir de cette forme d'art. Et c'est pour cela qu'il compte à ce point, qu'il compte autant pour moi. Faire des films n'est pas ce que je fais mais ce que je suis."

Salué, entre autres, par la Warner (avec qui il travaille activement depuis peu) sur les réseaux sociaux, Tom Cruise sera le 30 septembre 2026 à l'affiche du long métrage sans titre d'Alejandro Gonzalez Inarritu, qui semble avoir été écrit pour lui. Car il sera question de l'homme le plus puissant du monde qui tente de prouver qu'il est bien le sauveur de l'humanité en la protégeant du désastre dont il est à l'origine. Le Birdman de la star, en quelque sorte, qui pourrait bien lui valoir son deuxième Oscar... mais le premier en tant qu'acteur. Enfin !

Goodbye June : Kate Winslet réalise son premier film pour Netflix

C'est un film de Noël mais qu'on devine avec des larmes. La première bande-annonce de Goodbye June, la première réalisation de Kate Winslet, a été dévoilée la semaine dernière par Netflix. Rendez-vous est donné le 24 décembre sur Netflix pour découvrir les tribulations d'une famille dysfonctionnelle au Royaume-Uni pendant les fêtes de fin d'année.

"Le film se déroule juste avant Noël, quand la santé défaillante d'une mère plonge ses quatre enfants adultes et leur père exaspérant dans le chaos, les obligeant à affronter leurs relations dysfonctionnelles et un deuil imminent.", peut-on lire dans le synopsis.

"Mais June, cette mère à l'esprit acéré, orchestre son déclin comme elle l'entend : avec un humour mordant, une franchise déconcertante et beaucoup d'amour."

La bande-annonce donne aux fans un aperçu des scènes émouvantes et réconfortantes. "Je vous aime tous tellement. Mais je vous aime deux fois plus quand vous vous aimez les uns les autres", déclare June, le personnage incarné par Mirren.

Le casting prestigieux de Goodbye June comprend Helen Mirren, Toni Collette, Johnny Flynn, Andrea Riseborough, Timothy Spall et Kate Winslet elle-même. Le scénario du film a été écrit par le fils de Kate Winslet, Joe Anders, avec qui elle a récemment collaboré sur des projets tels que Lee et la saison 3 de la série I Am...

"Il s'agit de la condition humaine. J'espère que les gens se reconnaîtront dans les personnages. C'est un film sur la famille. Certaines des relations les plus compliquées dans la vie sont celles que nous entretenons avec les personnes que nous aimons le plus au monde, celles qui nous sont les plus proches, celles dont nous avons le plus besoin pour nous soutenir et prendre soin de nous", explique Kate Winslet à Tudum.

"Au Royaume-Uni, nous avons du mal à parler de la mort. Le pouvoir d'un bon adieu est de se rappeler de s'aimer les uns les autres dans le présent."

Kate Winslet assure également la production aux côtés de Kate Solomon.

16 novembre 2025

Doom : Dwayne Johnson ne s'attendait sans doute pas à connaître un tel flop en tenant la vedette de ce film de science-fiction

Au début des années 2000, avec Le Roi Scorpion et Bienvenue dans la jungle, (où il croise une grande star du cinéma d'action le temps d'un bref caméo), l'Américain Dwayne Johnson effectue avec brio la transition entre rings de catch et grand écran. Des débuts réussis au cinéma que celui qui est actuellement à l'affiche de Smashing Machine enchaîne avec l'un des rôles principaux de Doom, adaptation du célèbre jeu vidéo éponyme dont le premier épisode, sorti dans les années 90, a révolutionné le "jeu de tir à la première personne."

Doom, sorti en salles en 2005, emmène le spectateur sur la station Olduvai, basée sur Mars, où une catastrophe s'est produite. Toutes les expériences se sont arrêtées. Le niveau 5 de quarantaine est déclaré et les seules personnes auxquelles l'accès est autorisé sont les membres d'un commando, qui vont être confrontés à une cohorte de monstres échappés de l'enfer.

En tenant la vedette de ce Doom dont l'idée d'une adaptation cinématographique date d'une décennie, Dwayne Johnson pense sans doute qu'un magnifique succès se profile. D'autant que tout est fait pour que le film soit une réussite. Pour donner vie aux aux monstres, la production s'est par exemple tournée vers le Stan Winston Studio, qui avait travaillé sur, s'il vous plaît, Aliens le retour, Predator ou encore Terminator.

Mais l'Américain va vite déchanter. Doom, dans lequel on retrouve également au générique Karl Urban et Rosamund Pike, va se révéler un échec cuisant. Ereinté par les spectateurs d'AlloCiné avec une famélique note moyenne de 1,6 sur 5, le long métrage totalise seulement 58 millions de dollars de recettes à travers le monde, soit même pas de quoi renflouer son budget estimé à 60 millions de billets verts.

"En faisant Doom, j'ai subi la malédiction du jeu vidéo adapté au cinéma", déclarait avec humour Dwayne Johnson au micro de Total Film Magazine en 2018, propos rapportés par GamesRadar. "Doom était tiré d'un jeu vidéo très populaire, mais il a connu un échec retentissant. J'ai donc subi la malédiction, je l'ai vécue."

Après l'échec de Doom, Dwayne Johnson sera cantonné quelques années à la comédie. Puis vaincra la fameuse "malédiction" en devenant, à partir de Fast and Furious 5, la star du cinéma d'action que l'on connaît aujourd'hui.

Julia Roberts garde un mauvais souvenir de Nick Nolte dans le film Les Complices

Les comédies romantiques reposent souvent sur une étincelle entre leurs interprètes principaux. Mais lorsqu’au lieu d’alchimie, ce sont les tensions qui dominent, le résultat à l’écran peut vite tourner au fiasco. C’est précisément ce qui est arrivé à Julia Roberts il y a 32 ans, lorsqu’elle s’est retrouvée face à un partenaire avec lequel le courant ne passait pas du tout.

Quelques années après le triomphe planétaire de Pretty Woman, Julia Roberts tente un nouveau pas dans le genre qui l’a révélée. En 1994, elle partage l’affiche de Les Complices avec Nick Nolte, une production ambitieuse mais rapidement tombée dans l’oubli. Le film, pourtant doté d’un budget confortable, n’a ni séduit les critiques ni trouvé son public, peinant à dépasser les 60 millions de dollars de recettes mondiales. Un contraste frappant avec Pretty Woman, dont les performances au box-office étaient spectaculaires.

L’histoire devait pourtant être prometteuse : deux journalistes rivaux contraints de coopérer pour élucider les zones d’ombre d’un drame ferroviaire. La mise en scène était assurée par Charles Shyer, figure reconnue de la comédie américaine, et le scénario co-écrit avec Nancy Meyers, spécialiste du genre. Mais toutes ces promesses se sont effondrées face à un obstacle inattendu : l’hostilité entre les deux acteurs principaux.

Selon de nombreux témoignages, l’animosité entre Roberts et Nolte était si forte qu’elle transparaissait immédiatement à l’écran, rendant leur romance totalement invraisemblable. Et cette tension n’était pas qu’une impression : elle existait bel et bien hors caméra.

Dès 1993, alors qu’elle assurait la promotion d’un autre film, Julia Roberts ne cachait plus son agacement vis-à-vis de Nick Nolte. Dans une interview accordée au New York Times, elle le décrivait comme “absolument dégoûtant”, avouant qu’ils s’étaient mutuellement exaspérés dès leur première rencontre : “Dès le moment où je l’ai rencontré, nous nous sommes affrontés et naturellement, nous nous tapions sur les nerfs.” Elle reconnaissait toutefois que l’acteur pouvait se montrer “complètement charmant et très gentil”, avant d’ajouter : “Il est aussi absolument dégoûtant. Il va me détester pour avoir dit ça, mais il semble faire tout son possible pour repousser les gens.”

Cette atmosphère délétère aurait rapidement contaminé le tournage : d’après le Los Angeles Times, le comportement de Nolte provoquait chez Roberts une irritation constante, poussant ce dernier à en rajouter. La situation serait même devenue tellement invivable que plusieurs scènes ont fini par être filmées avec des doublures pour éviter que les deux acteurs se retrouvent ensemble devant la caméra.

Nick Nolte, de son côté, n’a jamais mâché ses mots non plus, affirmant à propos de Julia Roberts : “Ce n’est pas une fille sympa, tout le monde le dit”, un commentaire qu’il répétait encore plusieurs années après les faits.

Presque 30 ans après cette collaboration houleuse, Nick Nolte a relativisé l’affaire. Interrogé en 2022 par Insider, il reconnaissait que l’ensemble de cette histoire relevait finalement de “l’absurde”, en admettant que chacun avait sa part de responsabilité.

Lorsqu’on lui a demandé s’il avait essayé, au fil des années, de recontacter Julia Roberts pour faire la paix, il a répondu : “Non, je ne l’ai pas fait. Même si elle l’a enterrée. Je veux dire que ce que nous avons vécu était absurde. C’était en partie de ma faute et un peu la sienne. Julia s’est mariée au début de ce film et c’était l’une de ces choses que j’ai tout simplement mal abordées.”

15 novembre 2025

Sorti il y a 55 ans, ce western méconnu est d'une puissance rare… Il a même failli être classé X !

Sorti en 1970, Soldat bleu (ou Le Soldat bleu) reste l’un des westerns les plus puissants et controversés de l’histoire du cinéma. Plus qu’un simple film sur la conquête de l’Ouest, il s’impose comme un manifeste anti-guerre et un hommage aux peuples amérindiens, brisant les mythes glorifiant les colonisateurs. Sa violence crue, notamment lors de la scène finale, faillit lui valoir un infâme classement X aux États-Unis.

À l’époque, Ralph Nelson était un cinéaste éclectique dont le nom est aujourd’hui presque oublié. Pourtant, il a signé plusieurs œuvres majeures. En 1963, Le Lys des champs permit à Sidney Poitier de remporter l’Oscar du Meilleur acteur, après que le comédien ait accepté de réduire son salaire pour participer au projet. En 1968, Nelson adapta le roman de science-fiction bouleversant de Daniel Keyes, Des fleurs pour Algernon, sous le titre Charly, offrant à Cliff Robertson un Oscar pour sa performance magistrale.

Le racisme et l’injustice sociale traversent l’ensemble de sa filmographie. En 1975, il abordait déjà l’Apartheid dans Le Vent de la violence. Mais c’est avec Soldat bleu qu’il atteint, pour beaucoup, le sommet de sa carrière, en portant à l’écran un épisode historique aussi atroce que méconnu : le massacre de Sand Creek.

L’intrigue suit une colonne de l’armée américaine escortant un convoi de fonds, attaquée par des Cheyennes. Seuls survivent un jeune soldat (Peter Strauss) et une jeune femme (Candice Bergen) précédemment capturée par les Indiens. Ensemble, ils doivent rejoindre le fort le plus proche, à plusieurs jours de marche. Mais la cavalerie américaine, alertée, se met en route pour attaquer Sand Creek, un paisible campement Cheyenne.

Comme Little Big Man sorti la même année, Soldat bleu appartient à ce que certains historiens du cinéma appellent les “Westerns Viêtnam” : des films des années 1960 et 1970 qui déconstruisent le mythe héroïque de la conquête de l’Ouest et présentent les Blancs, et non les Indiens, commLe film retrace le massacre de Sand Creek (29 novembre 1864, Colorado), où 800 soldats américains, sous les ordres du colonel John Chivington (appelé colonel Iverson dans le film), assassinèrent femmes, enfants et vieillards, mutilèrent et violèrent, avant de ramener des scalps comme trophées. Un juge militaire qualifiera cet événement de “lâche boucherie exécutée avec sang-froid, suffisamment pour couvrir ses auteurs de l’indélébile infamie, et de honte et d’indignation le visage de chaque américain.”

Ralph Nelson ne se contente pas de raconter l’histoire : il plonge le spectateur au cœur de l’horreur. Pour certaines scènes, la production fit venir de véritables amputés depuis Mexico. La brutalité de ces images obligea à couper près de 20 minutes pour éviter le classement X aux États-Unis.e véritables antagonistes.

Sorti alors que la guerre du Viêtnam faisait rage, Soldat bleu résonne comme une critique directe de la violence militaire américaine. En 1970, Nixon bombardait la frontière cambodgienne, et l’année suivante, le lieutenant William Calley était condamné pour le massacre de My Lai (350 à 500 civils tués) avant que sa peine ne soit commuée. La colère et l’indignation face à ces atrocités nourrissaient le mouvement pacifiste américain et faisaient de ce western une œuvre profondément engagée.

À sa sortie, Soldat bleu fut un échec commercial aux États-Unis. Candice Bergen, actrice principale du film et fervente militante pour la cause des indiens, expliquera que le film “était un miroir de la vie et les américains ne le supportaient pas.”

Pourtant, cette œuvre singulière mérite d’être redécouverte.

Elle a récemment été restaurée en 4K et reste accessible en VOD, offrant une expérience cinématographique à la fois bouleversante et nécessaire.