15 novembre 2025

Dementia 13, de Francis Ford Coppola, ressort au cinéma

À partir du 19 novembre, Pathé met à l’honneur les plus grands classiques de son catalogue avec une rétrospective exceptionnelle dédiée à Francis Ford Coppola. Le premier film du cinéaste, Dementia 13 sera pour sa part uniquement visible les 16 et 17 novembre dans une version restaurée 4K.

Il y a 62 ans, Francis Ford Coppola réalisait son tout premier film, Dementia 13. Une occasion inédite de (re)découvrir cette œuvre fondatrice au cinéma.

Estimé à 40 000 dollars, c’est le film au plus petit budget jamais réalisé par Coppola, alors encore inconnu du grand public.

Tourné en noir et blanc en Irlande, et clairement inspiré de Psychose d’Hitchcock, le film suit une jeune veuve qui tente de dissimuler la mort de son mari pour toucher l’héritage de sa riche belle-famille, les Haloran. Mais alors qu’elle séjourne dans leur manoir isolé pour commémorer une tragédie passée, elle se retrouve prise au piège d’une atmosphère oppressante où les secrets ressurgissent… et les meurtres s’enchaînent dans l’ombre.

Francis Ford Coppola fait partie du cercle très restreint des réalisateurs doublement palmés, aux côtés de Ken Loach, Michael Haneke ou encore les frères Dardenne.

Cette rétrospective est l’occasion unique de (re)découvrir ses deux chefs-d’œuvre récompensés de la plus haute distinction cannoise.

En 1974, il reçoit sa première Palme d’or pour Conversation secrète, un thriller psychologique porté par Gene Hackman, où la paranoïa et la surveillance deviennent un véritable cauchemar.

Puis en 1979, Coppola signe l’inoubliable Apocalypse Now, fresque hallucinée sur la guerre du Viêt Nam, avec Martin Sheen et Marlon Brando, qui partage la Palme d’or avec Le Tambour de Volker Schlöndorff. Le film est également mythique pour la légende qui entoure son tournage, marqué par des conditions extrêmes, des dépassements de budget et des anecdotes devenues légendaires dans l’histoire du cinéma.

Les deux films seront projetés en version restaurée 4K, avec pour Apocalypse Now la version Final Cut, approuvée par le réalisateur lui-même.

Quatre autres films du réalisateur viennent compléter cette rétrospective. Trois d’entre eux datent des années 1980. Coup de cœur (1982) est une comédie romantique entièrement tournée en studio, qui suit un jeune couple confronté à une rupture dans un Las Vegas fantasmé.

L’année suivante, Outsiders (1983), adaptation du roman culte de S.E. Hinton, explore la rivalité entre bandes d’adolescents dans l’Amérique des années 60 et révèle de futurs stars comme Tom Cruise et Patrick Swayze. Enfin, Tucker (1988) raconte l’histoire vraie de Preston Tucker, inventeur et constructeur automobile visionnaire qui défie les géants de l’industrie.

Plus récemment, en 2011, Coppola signe Twixt, un thriller gothique et psychologique centré sur un écrivain confronté à une série de meurtres mystérieux dans une petite ville, confirmant sa volonté de repousser les limites du cinéma de genre.

Retrouvez tous ces films en salle dès le 19 novembre.

Pour une poignée de dollars : Clint Eastwood ne croyait pas en ce western qui allait faire de lui un mythe du cinéma

Clint Eastwood doit une grande partie de sa renommée au mystérieux “Homme sans nom”, personnage central du film qui ouvrira la mythique Trilogie du dollar. Pourtant, au moment où il accepte ce rôle, l’acteur est persuadé qu’il s’agit d’un projet voué à l’échec.

Au début des années 60, Sergio Leone, déjà remarqué pour Le Colosse de Rhodes et son travail sur Sodome et Gomorrhe, cherche à redonner vie à un genre que le public américain commence à délaisser. Son idée : revisiter Yojimbo d’Akira Kurosawa et en proposer une variante occidentale, à la frontière entre hommage et réinvention.

Il signe ainsi Pour une poignée de dollars (1964), mais sous le pseudonyme de Bob Robertson. Ce film va devenir la matrice du western spaghetti, avec ses cadrages inhabituels, ses longues pauses dramatiques, l’omniprésence des gros plans et une façon d’exposer la violence qui tranche radicalement avec les productions hollywoodiennes de l’époque. Leone déconstruit les codes classiques pour imposer un style qui deviendra une référence.

Le remake n’échappe pas aux polémiques : Kurosawa engage une bataille judiciaire aux États-Unis contre Leone. Le cinéaste japonais finit par obtenir les droits d’exploitation du film en Extrême-Orient, où Pour une poignée de dollars réalise un véritable carton, ainsi qu’une part des bénéfices mondiaux.

Cette querelle retarde la sortie américaine : alors que l’Europe découvre le film en 1964, le public des États-Unis doit patienter jusqu’en février 1967. Eastwood, déjà bien connu des fans de western grâce à la série Rawhide, voit alors sa carrière décoller à l’international.

Ironiquement, Clint Eastwood n’était pas le premier nom envisagé pour incarner le fameux cow-boy taciturne. Sergio Leone pensait d’abord à Eric Fleming, co-vedette de Rawhide. Fleming refuse, jugeant le rôle trop risqué. Richard Harrison, acteur de séries B, décline également, mais recommande Eastwood – un conseil qui changera le destin du film autant que celui de l’acteur.

Dans une interview filmée en août 2003, Eastwood raconte qu’il avait d’abord trouvé très étrange l’idée de tourner un western en Italie et qu’il s’attendait à un échec. C’est ensuite qu’il apprend que le tournage se déroulerait finalement en Espagne.

“Je pensais que ça allait être un énorme fiasco, mais je vais faire un voyage en Italie et en Espagne. Je ne suis jamais allé dans aucun de ces endroits, donc ce sera une expérience formidable.”

Ce qui l’a finalement convaincu, dit-il, c’était l’idée de jouer dans une adaptation d’un film qu’il admirait profondément : Yojimbo.

“C’était une version occidentale, un remake occidental de Yojimbo, et j’ai toujours aimé Yojimbo, c’est donc ce qui m’a inspiré à accepter le projet.”

Ce rôle, qu’il accepte presque par curiosité, deviendra l’un des plus emblématiques de sa carrière et une étape majeure du cinéma mondial. La suite est connue : Pour une poignée de dollars deviendra un classique, ouvrira la voie aux deux autres volets de la trilogie – Et pour quelques dollars de plus puis Le Bon, la Brute et le Truand – et consacrera définitivement Sergio Leone comme maître du western moderne.

En 2001, Jean-Claude Van Damme prédisait la naissance du streaming sous les rires du public

Il y a plus de deux décennies, Jean-Claude Van Damme a fait une prédiction étonnamment visionnaire sur l’avenir du cinéma et sur la manière dont nous le consommons aujourd’hui. En 2001, lors de son passage dans l’émission Tout le monde en parle, l’acteur belge a évoqué un concept qui semblait alors farfelu : la diffusion de films directement via le téléphone.

Face à Thierry Ardisson et Laurent Baffie, le comédien a déclaré : “On va distribuer les films avec le téléphone, ce sera la première fois qu’on le fera.” À l’époque, le public a ri de cette idée, la jugeant improbable, mais Van Damme était loin d’improviser. Il expliquait vouloir explorer les possibilités offertes par Internet pour promouvoir et diffuser les films : “Je vais essayer de rentrer sur le monde médiatique dans le net. On va annoncer un film dans le net, de chaque pays, puis on ira sur le web, et puis on fait avec les antennes”, assurait-il, convaincu de l’avenir numérique, devant un public ne le prenant pas au sérieux...

L’acteur ne se contentait pas de prédire l’émergence du streaming : il détaillait même son modèle. Selon lui, cette méthode permettrait de toucher des centaines de millions de spectateurs, partout dans le monde, pour un prix modique.

“On pourra toucher 250 millions de viewers. Ça, c’est quelque chose de bien pour un film de qualité avec 1,99 dollars. Comme ça, tous les gens du monde entier, les gens qui n’ont pas d’argent, ils appuient sur un bouton, ils ne doivent pas attendre 40 heures pour le download… [...] Je peux pas attendre le satellite, il dépense beaucoup trop d’argent, ça coûte des millions de dollars. Alors on a trouvé un système, grâce au net”, expliquait-il avec assurance.

Si Jean-Claude Van Damme n’est pas devenu milliardaire grâce au streaming, il avait bel et bien vu juste. Aujourd’hui, on le retrouve sur des plateformes comme Netflix avec Le Dernier Mercenaire, sur Prime Video dans la série humoristique Jean-Claude Van Johnson ainsi que dans le film d’action avec Michaël Yoon, Le Jardinier, ou encore en VOD dans un autre film d’action, Kill ‘Em All 2, suite de Kill ‘Em All, le tout confirmant que sa vision du futur du cinéma n’était pas si farfelue.

Dix ans après, la suite de La Famille Bélier est en développement

Avec près de 7,5 millions d’entrées, La Famille Bélier se hisse à la 34e places des plus grands succès de l'histoire du cinéma français. Véritable phénomène populaire, le film d’Eric Lartigau, sorti fin 2014, avait également été récompensé aux César, avec le prix du meilleur espoir féminin pour Louane. Et son remake américain, Coda, avait lui décroché l’Oscar du meilleur film et du meilleur scénario adapté en 2022. 

Plus de dix ans plus tard, on apprend qu’une suite est développée par Jerico Films & TV, la société d’Éric Jehelmann et Philippe Rousselet. Dans les colonnes du Film Français, Jehelmann explique :  

"Pendant dix ans, nous n’avions pas très envie de donner une suite à ce film, puisqu’il était bouclé. Mais à force d’en discuter avec Victoria Bedos, sa scénariste, nous avons trouvé, je crois, une très bonne idée. C’est un projet qu’elle coécrit avec Louis Pénicaut, comme ce fut le cas pour La plus belle pour aller danser. Nous le développons avec Studiocanal. Avec un tel film culte, générationnel, on ne peut pas décevoir. Et nous sommes condamnés à veiller à ce que ce projet ne soit pas une simple suite. Il faut donc un très bon script pour pouvoir convaincre toute cette famille de revenir".

La Famille Bélier raconte la vie d’une adolescente (Louane) fille de parents sourds (Karin Viard et François Damiens). On ne sait rien à ce stade de l’intrigue, ni du retour d’Eric Lartigau à la réalisation ou des stars du film au casting. 

En parallèle à son succès, La Famille Bélier avait fait l’objet d’une polémique à cause de l’absence d’acteurs sourds et d’une mauvaise utilisation de la langue des signes. Son remake américain avait lui fait appel à des comédiens sourds, dont Troy Kotsur qui avait remporté l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. 

14 novembre 2025

Morgan Freeman se dresse contre l'utilisation de l'IA qui reproduit sa voix

À 88 ans, Morgan Freeman aime toujours autant son métier d'acteur et n'est pas prêt de raccrocher. Il est, depuis mercredi, à l'affiche du troisième volet de la franchise Insaisissables. Dans une interview accordée au Guardian, la star américaine s'est étendue sur les travers actuelles de l'industrie hollywoodienne concernant l'intelligence artificielle.

Alors que Matthew McConaughey et Michael Caine ont récemment signé un contrat avec ElevenLabs pour autoriser la reproduction de leurs voix, l'acteur de Seven et des Évadés ne compte pas se laisser faire. "Mes avocats sont très, très occupés", lance-t-il.

"Je suis un peu énervé, vous savez. Je suis comme n'importe quel autre acteur : ne m'imitez pas avec de la contrefaçon, poursuit-il. Je n'apprécie pas ça et je suis payé pour faire ce genre de choses, alors si vous le faites sans moi, vous me volez."

En juin 2024, Morgan Freeman avait déjà été alerté par ses fans suite à des publicités qui utilisaient sa voix de façon illégale. Sur X, la star avait tenu a remercier ses admirateurs :

"Merci à mes incroyables fans pour leur vigilance et leur soutien qui m’ont permis de dénoncer l’utilisation non autorisée d’une voix d’IA m’imitant. Votre engagement contribue à préserver l’authenticité et l’intégrité. Je vous en suis reconnaissant."

Lorsque le journal The Guardian s'interroge sur une possible retraite, l'acteur - qui compte plus d'une centaine de films dans sa carrière - répond sans détour :

"Parfois, l’idée de la retraite me traverse l’esprit, mais dès que mon agent m’annonce qu’il y a un poste, que quelqu’un me veut ou qu’on m’a fait une offre, tout se résume à la même question : combien allez-vous payer, où allons-nous tourner ?"

"L’appétit est toujours là. Je reconnais qu’il a un peu diminué. Mais pas suffisamment pour que cela change grand-chose", conclut-il.

Kill Bill : 22 ans après la sortie du film, Quentin Tarantino va enfin dévoiler sa version longue

Si on ignore encore quel sera l'ultime film de Quentin Tarantino après l'abandon de The Movie Critic, le réalisateur - qui n'a rien mis en scène depuis Once Upon a Time… in Hollywood en 2019 - s'apprête pourtant à revenir au cinéma.

Le 5 décembre prochain, Lionsgate sortira en effet dans les salles américaines Kill Bill: The Whole Bloody Affair, qui regroupera Kill Bill : Volume 1 & Volume 2 et comportera entre 18 et 33 minutes de nouvelles images dont 7 minutes supplémentaires de séquence animée. La durée totale, révélée ce jour, sera de 4h41 avec une entracte de quinze minutes.

Vingt-deux ans après la sortie originale des films - projetés en salles avec six mois d’écart - les spectateurs pourront ainsi découvrir la version imaginée par Quentin Tarantino dès l’écriture. Dans un communiqué relayé par Variety au début du mois d’octobre, le cinéaste précisait que le film serait projeté en 70 mm et 35 mm.

"Je l’ai écrit et réalisé comme un seul film, et je suis très heureux d’offrir aux fans la possibilité de le voir comme tel", expliquait-il, avant d’ajouter : " Le meilleur endroit pour voir The Whole Bloody Affair, c’est dans une salle de cinéma, en 70 mm ou en 35 mm, avec tout le sang et les tripes projetés en majesté sur grand écran !"

Outre les séquences supplémentaires, The Whole Bloody Affair supprimera le cliffhanger de fin du premier volet ainsi que le résumé introductif de Kill Bill : Volume 2, réunissant les deux films en une seule histoire cohérente.

Kill Bill avait été écrit et tourné dès le départ comme un film unique, mais a été divisé en deux parties lors du montage afin de s’adapter aux salles. Le premier opus durait 1h52, tandis que le second atteignait 2h15.

Tarantino a toujours considéré Kill Bill comme un seul et même film : il avait d’ailleurs présenté sa version longue en avant-première au Festival de Cannes en 2006. Dès 2008, le cinéaste exprimait déjà sa volonté de sortir The Whole Bloody Affair en une seule partie au cinéma, mais le projet est resté dans les cartons jusqu’à aujourd’hui.

Au total, les deux films ont rapporté 333 millions de dollars au box-office international et ont été des succès critiques et publics, décrochant respectivement les notes spectateurs moyennes de 4,2 et 4,1 étoiles sur 5 sur AlloCiné. A date on ignore encore si cette version sortira dans les salles françaises.

Pour mémoire, Kill Bill suit La Mariée (Uma Thurman), une ancienne tueuse à gages laissée pour morte le jour de son mariage par son mentor Bill (David Carradine) et les membres de son escadron d’élite : Vernita Green (Vivica A. Fox), O-Ren Ishii (Lucy Liu), Elle Driver (Daryl Hannah) et Budd (Michael Madsen). Après quatre ans de coma, elle se réveille et entreprend une vengeance méthodique et sanglante contre chacun d’eux.

Lady Gaga se confie sur l'après tournage de A Star Is Born

Immense succès public et critique, de nombreuses nominations dans les plus prestigieuses cérémonies de récompenses et un Oscar de la Meilleure chanson originale à la clé pour le tube Shallow… L’expérience A Star is Born semblait avoir été un rêve pour Lady Gaga. Pourtant, l’artiste vient de révéler dans un entretien avec Rolling Stone qu'elle était en grande détresse psychologique à ce moment de sa vie.

Quatrième remake du film Une étoile est née de 1937, le long-métrage mis en scène par Bradley Cooper raconte l’histoire d’amour entre une star de country sur le déclin campée par le réalisateur lui-même et une chanteuse prometteuse jouée par l’interprète de Bad Romance. Plus le succès de la jeune femme grandit, plus son compagnon s’enfonce dans l’alcool et la drogue.

Très puissant, A Star is Born traduit parfaitement la complexité émotionnelle de l’addiction et des maladies psychologiques. Mais ce que le public ne savait pas jusqu’à aujourd’hui, c’était que la star du film elle-même souffrait de troubles mentaux au moment du tournage.

Lady Gaga a ainsi confié avoir tourné le film sous lithium, un traitement notamment utilisé chez les personnes souffrant de trouble bipolaire et reconnu comme l’un des meilleurs stabilisateurs d’humeur. Malheureusement, son état ne s’est pas amélioré les mois qui ont suivi le tournage, puisque directement après avoir mis en boîte A Star is Born entre avril et août 2017, elle s’est lancée dans une tournée pour la promotion de son album Joanne, qu’elle n’a pas pu finir.

En effet, la star explique avoir vécu une crise psychotique lors de cette tournée, et se souvient parfaitement du moment où elle a réalisé qu’elle ne pouvait plus continuer comme ça. "Il y a eu un jour où ma sœur m'a dit : ‘Je ne reconnais plus ma sœur’. Et j'ai annulé la tournée. Un jour, je suis allée à l'hôpital pour recevoir des soins psychiatriques. J'avais besoin de faire une pause. Je ne pouvais plus rien faire…", a-t-elle raconté à Rolling Stones. Avant d’ajouter :

"Je me suis complètement effondrée. C'était vraiment effrayant. Il y a une période où je ne pensais pas pouvoir m'en sortir…"

"Je me sens vraiment chanceuse d'être en vie. Je sais que cela peut sembler dramatique, mais nous savons comment cela peut finir", a continué Lady Gaga, ce qui fait notamment écho au final tragique de A Star is Born.

Aujourd’hui, l’actrice et chanteuse se considère comme "une personne entière, en bonne santé". Ce qu'elle affirme devoir à son fiancé, l’entrepreneur Michael Polansky, qui l’a aidée à remonter la pente, indiquant : "Être amoureuse de quelqu'un qui s'intéresse à ma vraie personnalité a fait une énorme différence."

13 novembre 2025

Kylie Jenner raconte sa première expérience au cinéma dans The Moment, de Charli XCX

Après un passage par la musique, Kylie Jenner s’est essayée au cinéma pour le prochain film de Charli XCX, The Moment, basé sur une « idée originale » de la chanteuse et cinéaste en herbe. L’histoire « suit une pop star montante à travers la célébrité et la pression de l’industrie tout en se préparant pour ses débuts en tournée », selon Deadline. La star de téléréalité et femme d’affaires y incarne son propre rôle.

Dans le podcast Khloé in Wonder Land de sa demi-sœur, Khloé Kardashian, la fondatrice de Kylie Cosmetics a fait part de ses appréhensions au début de l’aventure. « C’est évidemment très important », a-t-elle avoué, selon People. « Oh mon Dieu. Pour le film de Charli qui va sortir, j’étais… Khloé, j’ai eu tellement peur pendant des jours à l’idée de le faire. J’avais un tout petit rôle. Je veux dire, j’avais beaucoup de répliques, mais j’avais tellement peur. »

L’arrivée du tournage a aussi coïncidé avec un moment difficile pour Kylie Jenner, qui venait d’apprendre le décès de son ami de longue date et coiffeur, Jesus Guerrero. « Je me suis engagée, puis je me suis dit : "Je suis dans une situation difficile et je ne sais pas si, dans un mois, je serai en mesure de le faire" », s’est-elle rappelée.

La jeune femme est donc restée en contact avec le réalisateur Aiden Zamiri. « Je lui ai dit : "Je souhaite vraiment le faire. J’espère que ça ira mieux. Donnez-moi juste une chance. Je vais me reprendre en main". » Kylie Jenner a aussi pu compter sur le soutien de sa demi-sœur Kim Kardashian, elle-même à l’affiche de la série dramatique All’s fair. « À un moment donné, j’ai appelé Kim et je lui ai dit : "Je sais que tu es très prise par ton métier d’actrice en ce moment, mais j’ai juste besoin d’un peu d’encouragement et de quelques conseils" », a-t-elle expliqué. « Je lui ai lu les répliques telles que je les prononcerais, et elle m’a répondu : "Tu les dis parfaitement. Tu vas y arriver. C’est très facile". »

Et si Kylie Jenner a dû affronter le trac, aujourd’hui, la jeune mère n’hésiterait pas à se lancer dans d’autres projets en ce sens. « Je le ferais si c’était la bonne chose à faire et le bon rôle », a-t-elle assuré, avant de conclure : « J’avais très peur de le faire et j’étais très fière de moi quand je l’ai fait ». Et une actrice de plus dans la famille ?

Aya Nakamura révèle en quoi son premier mariage à 20 ans a été bénéfique pour sa carrière

Aya Nakamura a connu une ascension fulgurante. L’artiste née au Mali a commencé à se faire connaître en 2015. À 20 ans à peine, elle est tombée enceinte de sa première fille, Aïcha, au grand dam des managers. « Pour eux, c’était chaud quoi. Ils m’ont demandé clairement, soit je voulais être chanteuse soit je voulais être maman », a-t-elle confié dans le podcast OuiHustle.

« J’ai mon premier manager, après signature, qui se barre avec 50.000 euros, moi je venais d’accoucher », a-t-elle affirmé. Mais pour la chanteuse de Djadja, « il n’y avait pas de choix à faire », et leurs chemins se sont séparés « petit à petit ». Heureusement, Aya Nakamura a pu compter sur une certaine stabilité. « J’étais mariée à 20 ans » a-t-elle confié.

« À l’époque, mon mari, il m’assumait, donc mon argent c’était mon argent, j’avais vingt ans. Je n’avais pas la contrainte de payer mon loyer […] je m’occupais juste de mon rêve », s’est-elle rappelée. Assez vite, l’artiste a touché son rêve du doigt, alors que sa relation, elle, s’est émaillée au fur et à mesure. « Il m’a connue bien avant la célébrité, donc il n’a pas forcément vu de changements », a-t-elle expliqué. « C’était plus au niveau du timing, je ne donnais plus autant de temps ».

« Je n’étais plus trop à la maison, je n’avais pas forcément les mêmes envies, il m’a connue à 19 ans, entre 19 et 23 ans, tu n’as pas la même mentalité », a aussi justifié la maman d’Aïcha, neuf ans, dont l’identité du père n’a jamais été révélée, et d’Ava, trois ans, qu’elle a eue avec son ex-producteur Vladimir Boudnikoff. Il faut dire que le jeu en valait la chandelle pour la chanteuse de Pookie, qui se trouve parmi les artistes francophones les plus écoutés à l’étranger et est parvenue à remplir le Stade de France sur deux dates l’an prochain après un passage très remarqué à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris l’an dernier !

Un frisson dans la nuit : Clint Eastwood n’a pu réaliser son premier film qu’en se pliant à cette condition très spécifique

Réaliser son premier film n'est jamais chose aisée, même lorsqu'on s'appelle Clint Eastwood et qu'on est déjà une star de cinéma. En témoigne le récit des débuts de metteur en scène de l'interprète de l'Homme sans nom tel qu'il les évoquait dans le talk show britannique Parkinson en 2003 (via SlashFilm) :

"J'ai commencé la réalisation en 1970, et la seule façon dont je pouvais mettre en scène Un frisson dans la nuit était en jouant dedans. Donc je m'étais dit que si je faisais ça 2-3 films, je pourrais passer à 100% derrière la caméra. Mais évidemment, une chose en entrainant une autre, 33 ans après, je fais toujours les deux."

A l'époque, Clint Eastwood est un acteur connu grâce à la trilogie des dollars de Sergio Leone, quelques succès sur le sol américain comme Quand les aigles attaquent et De l'or pour les braves mais aussi quelques échecs comme Sierra Torride ou Les Proies. C'est pour cela que le studio Universal, avec lequel il travaillait le plus à l'époque, était réticent à lui autoriser de tourner son premier film sans en parallèle tenter de miser sur sa popularité en tant qu'acteur.

Un frisson dans la nuit est un thriller dans lequel Clint incarne Dave Garver, programmateur de disques à la radio, à qui une auditrice réclame toujours la chanson "Misty". Un soir, il rencontre une jeune femme, Evelyn (Jessica Walter) qui lui avoue être l'auditrice en question et passe la nuit avec elle. Mais au fur et à mesure que leur liaison avance, Evelyn se montre de plus en plus toxique...

Mis en scène pour moins d'un million de dollars, le film en rapporte cinq fois plus, permettant à Eastwood de convaincre Universal qu'il est plus que capable de drainer le public dans les salles en tant que réalisateur.

En 1973, il tentera avec Breezy de mettre en scène un film dans lequel il n'apparaît pas. Ce sera un échec cuisant qui ne lui fera pas réitérer l'expérience avant Bird (1988), lui aussi une plantade au box-office, tout comme Minuit dans le jardin du bien et du mal, autre tentative. Il lui faudra attendre Mystic River en 2003 pour enfin montrer qu'un de ses longs métrages de réalisateur peut être un carton au box-office sans qu'il ne soit au générique.

Il continuera cependant d'alterner la casquette de réalisateur avec celle d'acteur-réalisateur tout au long des vingt années suivantes.