02 août 2025

Même si l’allemand est sa langue maternelle, Arnold Schwarzenegger n’a pas eu le droit de doubler son propre personnage dans la saga Terminator

Cela peut sembler surprenant, mais malgré le fait qu’Arnold Schwarzenegger parle couramment allemand, sa langue maternelle, il n’a pas été autorisé à prêter sa propre voix au Terminator dans les versions germanophones du célèbre film de James Cameron. Et la raison est inattendue : son accent jugé trop “campagnard”.

Originaire du petit village de Thal en Autriche, Schwarzenegger parle un allemand teinté de sonorités régionales. Lorsqu’est venu le moment de doubler la saga Terminator pour le public allemand, on aurait pu croire qu’il serait le choix le plus naturel pour incarner lui-même le T-800, ce robot devenu légendaire. Mais les producteurs ont pris une autre direction.

En effet, son accent autrichien, typique des régions rurales, ne correspondait pas à l’image qu’on voulait donner d’un robot du futur. En Autriche et en Allemagne, certains dialectes sont fortement marqués et peuvent donner une impression “provinciale” ou peu sophistiquée à l’oreille du grand public. L’idée qu’un cyborg ultra-avancé venu du futur s’exprime comme un habitant d’un petit village a donc été jugée inappropriée.

C’est finalement Thomas Danneberg, célèbre doubleur allemand, qui a prêté sa voix à Schwarzenegger dans Terminator. Il a non seulement interprété le T-800 avec gravité et autorité, mais est aussi devenu la voix allemande attitrée d’Arnold dans de nombreux autres films culte comme Predator, Total Recall ou True Lies. Danneberg a ainsi accompagné la carrière de l’acteur pendant des décennies, jusqu’à Terminator Genisys en 2015.

Une ironie du sort, donc, pour celui qui a incarné l’un des personnages les plus iconiques du cinéma : il n’aura jamais eu l’occasion d’entendre son personnage parler sa langue d’origine à l’écran avec sa propre voix.

Dynastie : le mot "gay" a été traduit différemment, car l'homosexualité était encore taboue

Débutée dans l'ombre de Dallas, la série Dynastie a, elle aussi, marqué l'Histoire du petit écran. Durant huit ans, de 1981 à 1989, le temps de 220 épisodes et neuf saisons, les téléspectateurs se passionneront pour la vie de la riche et puissante famille Carrington, à Denver dans l'État du Colorado aux États-Unis.

Si l'on évoque plus haut Dallas, autre série culte, c'est parce que Dynastie résume elle aussi le style et le contenu des soap operas américains des années 1980; des programmes dans lesquels les personnages principaux riches et puissants sont confrontés à des personnages extérieurs tout aussi riches et puissants ou qui cherchent à le devenir par tous les moyens.

Toutefois, Dynastie a su se démarquer de sa rivale diffusée sur CBS, au moins sur sa première saison. La série créée par Esther et Richard Shapiro réussissait en effet à brasser plutôt large, comme aborder les tensions entre les classes sociales, l'inégalité entre les sexes, l'impact de l'instabilité au Moyen-Orient sur les prix du pétrole américain, et même l'homosexualité. En clair, elle s'affranchissait des conventions du genre.

Steven Carrington, le fils prodigue incarné par l'acteur Al Corley, est connu pour avoir été un des tous premiers personnages ouvertement gay dans une série américaine. Bien qu'étant identifié comme homosexuel, il avait des relations avec des hommes et des femmes dans la série. A la fin de la première saison, il faisait son coming out auprès de son père.

Si dans la version originale le dialogue qu'il a avec son père est sans ambigüité, l'échange sera totalement différent dans la version française.

01 août 2025

Gérard Lanvin ne savait pas dans quoi il mettait les pieds lorsqu'il a accepté le premier rôle de ce film il y a 21 ans

Catastrophe commerciale et critique, l'adaptation au cinéma de la célèbre série de romans policiers San Antonio avait rassemblé moins de 300 000 spectateurs en salles pour un budget colossal à sa sortie en 2004.

Gratifié d'une note particulièrement salée de 1 étoile sur 5 par les spectateurs d'AlloCiné (contre une moyenne de 2,3 pour la presse), cette comédie policière qui n'est pas vraiment restée dans les annales du cinéma français pour les meilleures raisons est le résultat d'une production particulièrement houleuse.

Celui qui en parle sans doute avec le plus de franchise, c'est Gérard Lanvin, qui interprétait le rôle-titre du film aux côtés de Gérard Depardieu.

"On est venu me chercher en dernière limite", expliquait-il ainsi à notre micro en 2007, trois ans après la sortie de San Antonio.

"Le producteur était suffisamment malin pour mettre Gérard Depardieu et Jean-Pierre Castaldi ensemble dans San Antonio, c'est-à-dire pour faire San Antonio et Bérurier, ce qui est quand même aberrant puisque ce sont des gabarits à l'identique. Tout Paris a fait les castings, moi je n'étais même pas au courant que San Antonio allait se tourner, on est venu me chercher trois semaines avant."

"C'est un truc qui tournait depuis trois ans en préparation. Ils ont viré tout le monde, pour me prendre moi, au dernier moment", confiait-il déjà en 2005 sur le plateau de Daphné Roulier, expliquant qu'il avait accepté par esprit de solidarité, sans prendre le temps de lire le scénario, et motivé par l'envie de jouer aux côtés de Depardieu.

"Claude Berri est devenu paniqué en 10 jours. On a tout changé, et le metteur en scène [aussi]. J'aurais pu, sur contrat, dire que j'arrêtais tout. Mais j'ai de l'honneur. Je continue à jouer San Antonio même dans des dispositions différentes. Parce que [dans] l'esprit du film, tout a changé du jour au lendemain."

Et de conclure en déclarant à Daphné Roulier : "Si c'était à refaire, j'éviterais de le refaire, bien évidemment."

A notre micro, Gérard Lanvin avait également tenu à défendre le réalisateur de San Antonio, Frédéric Auburtin, "sur qui tout le monde a gerbé" alors qu'il avait hérité du projet sans même avoir le temps de préparer le film.

"On s'est fait massacrer par des gens comme Karmitz qui ont ouvert leur gueule pour nous ch*** dessus, des gens comme (...) Chabrol. Il nous a gerbé dessus (...)", poursuit-il.

"Nous, on a essayé de faire quelque chose. C'est un film de distraction, et ça ne méritait pas autant de haine de la part des gens du système. On a sauvé simplement Claude Berri et une perte d'argent colossale en finalisant ce film et en essayant de le rentabiliser au minimum. Ça mérite le respect, et pas autant de haine. Je suis resté scié d'autant de méchanceté pour rien. En même temps, on est dans un système qui n'est pas gentil, donc il faut s'y faire."

Paul Verhoeven egrette d'avoir signé Hollow Man

Après le désastre critique et commercial de son film Showgirls, qui a tué la carrière d'Elizabeth Berkley, Paul Verhoeven signe deux ans plus tard, en 1998, Starship Troopers. C'est peu dire qu'au moment de sa sortie, l’ironie mordante et féroce du film, son discours satirique et anti-militariste, ne furent pas détectés par tous ses spectateurs, même professionnels.

Parmi la critique, certains évoquèrent même un film fascisant, sans relever le traitement appliqué par Paul Verhoeven à son sujet (et sans se souvenir de son tempérament de cinéaste...). Le New York Times parla même d'un film "dérangé et horrible"...

La sanction fut d'autant plus lourde que, doté d'un budget de production de 105 millions de dollars, soit le plus important dont ait jamais disposé le cinéaste, Starship Troopers n'en rapporta que 54 millions sur le territoire américain, et à peine 121 millions au box office mondial.

Echaudé par ces deux douloureux échecs successifs, Verhoeven a besoin d'un succès commercial. Lorsque Sony Pictures lui propose quelques jours après l’abandon du projet qu'il développait sur le fameux illusionniste Harry Houdini de tourner un autre script, intitulé Hollow Man : L’Homme sans ombre, le réalisateur accepte pour des raisons pragmatiques. Il n’a pas de "projet de rêve" en vue, et celui-ci lui permettra au moins de travailler à nouveau.

Cette nouvelle variation autour de L'homme invisible sera donc un pur film de commande; mais le cinéaste n'est pas plus enthousiaste que cela, comme il l'a confié au Volkskrant Magazine dans un entretien publié en septembre 1999.

"Je ne fais pas du tout le film que je voudrais faire. Cela me semble clair. Je fais les films que je peux faire. Hollow Man a pour sujet l’homme invisible. On m’a demandé de réaliser ce projet […]. Nous essayons d’en tirer le meilleur, mais on ne peut pas dire que je me réveille la nuit dans mon lit en m’écriant : "Waouh !"

Loué par certains critiques pour la qualité de ses effets spéciaux qui vaudront d'ailleurs au film une citation à l'Oscar, Hollow Man est en revanche pas mal égratigné sur son scénario. "Malgré une richesse d’effets spéciaux et la direction de Paul Verhoeven – M. Au-dessus-du-lot en personne –, ce film reste étonnamment terne" écrivait le Los Angeles Times. Le Boston Globe lâchait quant à lui ce commentaire peu amène : "S’il n’y avait eu la télévision par câble et le circuit vidéo, Hollow Man serait resté invisible".

Le film récoltera un peu plus de 190 millions de dollars au box office international; pas exactement un triomphe au regard des 95 millions de dollars de budget. Des résultats extrêmement mitigés qui seront toutefois largement contrebalancés par l'énorme succès du film sur le circuit locatif et achat en DVD ainsi que les diffusions TV, qui rapportera plus de 150 millions de dollars à Sony.

Reste que Hollow Man a été une expérience artistique frustrante pour Verhoeven, lâchant ces considérations au micro du Hollywood Reporter en avril 2013. "Après Hollow Man, j'ai décidé que c'était le premier film que j'avais réalisé et que je n'aurais pas dû faire. Il a rapporté de l'argent, etc., mais ce n'est vraiment plus moi.

Je pense que beaucoup d'autres personnes auraient pu le faire. Je ne pense pas que beaucoup de gens auraient pu réaliser Robocop de cette manière, ni Starship Troopers. Mais pour Hollow Man, je pense qu'il y avait peut-être 20 réalisateurs à Hollywood qui auraient pu le faire. Je me suis senti déprimé après 2002".

Hollow Man sera le dernier film de la période américaine de Paul Verhoeven, qui reviendra dans son pays natal pour y signer un très grand film en 2006, Black Book.

Luc Besson a appris à écrire des histoires d'une manière totalement improbable

Luc Besson est actuellement sous les feux de l'actualité avec la sortie en salles de son 21e long métrage en tant que réalisateur, Dracula, libre adaptation de l'oeuvre de Bram Stoker. Une nouvelle histoire racontée par le cinéaste, donc, pour le grand écran.

Mais d'ailleurs, comment Luc Besson (qui n'a plus jamais parlé avec un comédien après que celui-ci ait travaillé sur un de ses films culte) a-t-il appris à écrire des histoires pour le cinéma ? Cette question toute simple, nos confrères de Legend lui ont posé il y a deux mois, et la réponse du réalisateur est pour le moins étonnante !

"J'écrivais depuis le départ, depuis l'âge de 13 ans. Et j'écrivais en cachette, parce que je faisais énormément de fautes d'orthographe. Du coup, dès que je faisais lire quelque chose, tout le monde se foutait de ma gueule, ma mère y compris", raconte Besson. "Elle me disait "Oh, là, là, tu fais tellement de fautes !" Et moi, je lui disais "Oui, mais l'histoire "? Et elle me répondait "Oh non, trop de fautes !" Ça m'a frustré, donc j'écrivais un peu en cachette."

"Après, il y a un scénariste, Alain Le Henry, qui a accepté de travailler sur une histoire, donc j'ai appris beaucoup de choses avec lui", poursuit le cinéaste (Le Henry qui participera plus tard à l'écriture de Subway, ndlr). "Et puis après, je suis allé au CNC, le Centre National de la Cinématographie. Je suis tombé sur un jeune garçon qui était assez sympa à qui j'ai demandé "Vous avez pas des scripts pour que je voie comment c'est écrit ?" Parce que j'avais jamais lu de script."

"Il m'a dit "Quand on dépose l'avance sur recettes, il faut 20 exemplaires. Généralement, on en garde un, et les 19 autres, on les jette. Tu devrais aller derrière, dans les poubelles, parce qu'il y a plein de scripts", se rappelle Besson. "Donc, je suis allé dans les poubelles du CNC et j'ai récupéré une vingtaine de scripts qui n'avaient pas eu l'avance. C'était peut-être pas les meilleurs, mais en tout cas, c'est comme ça que j'ai appris "Séquence, intérieur, jour"... Comment les choses se plaçaient..."

Premières images de Marcel et Monsieur Pagnol

C'est un réalisateur rare dont chaque nouveau long métrage est attendu : Sylvain Chomet ! On lui doit Les Triplettes de Belleville (présenté à Cannes et nommé aux Oscars et aux César), L'illusionniste (lauréat du César du meilleur film d'animation et également nommé à l'Oscar), le film en prise de vues réelles Attila Marcel, sans oublier le court métrage La vieille dame et les pigeons (nommé aux César et aux Oscars).

Sylvain Chomet est de retour avec un long métrage d'animation, son premier en 15 ans ! Après L'Illusionniste, inspiré par Jacques Tati, le cinéaste s'intéresse cette fois-ci au célèbre écrivain français Marcel Pagnol avec le film Marcel et Monsieur Pagnol. Cette fresque humaine et historique animée revient sur la vie de l'auteur de "La Gloire de mon père".

A l’apogée de sa gloire, Marcel Pagnol reçoit la commande d’une rédactrice en chef d’un grand magazine féminin pour l’écriture d’un feuilleton littéraire, dans lequel il pourra raconter son enfance, sa Provence, ses premières amours…

En rédigeant les premiers feuillets, l’enfant qu’il a été autrefois, le petit Marcel, lui apparaît soudain. Ainsi, ses souvenirs ressurgissent au fil des mots : l’arrivée du cinéma parlant, le premier grand studio de cinéma, son attachement aux acteurs, l’expérience de l’écriture. Le plus grand conteur de tous les temps devient alors le héros de sa propre histoire...

Après avoir été présenté en Séance Spéciale au Festival de Cannes 2025, puis en compétition au Festival d'Annecy, Marcel et Monsieur Pagnol sortira dans nos salles le 15 octobre 2025

Sandman : pas de saison 3 pour la série de Netflix

La série Sandman a tiré sa révérence sur Netflix avec un dernier épisode bonus mettant en scène Death, incarnée par Kirby Howell-Baptiste.

La série avait à sa disposition une matière abondante tirée de la série de romans graphiques Sandman, qui compte 10 volumes et 75 numéros, sans parler des divers spin-offs et préquelles qui ont suivi.

Cependant, le showrunner Allan Heinberg a choisi de concentrer l'histoire uniquement sur le point de vue de Dream (Tom Sturridge), ce qui lui a permis d'écrire une fin plus concise après seulement deux saisons.

Récemment, le scénariste s'est exprimé ouvertement sur les raisons pour lesquelles la série a pris fin plus tôt que prévu, reconnaissant qu'elle n'avait pas rencontré le succès nécessaire pour justifier son coût élevé.

La saison 3 de The Sandman ne verra pas le jour, car l'audience de la série s'est avérée insuffisante pour justifier l'énorme investissement financier nécessaire à la production d'épisodes supplémentaires.

À la suite du lancement de la deuxième saison, le showrunner Allan Heinberg a admis que lui-même et le créateur de Sandman, Neil Gaiman, avaient initialement envisagé une adaptation plus complète de l'œuvre originale en 10 volumes.

Cependant, ces plans ont été revus pour se concentrer uniquement sur le personnage de Dream, car il est devenu évident que la saison 2 serait probablement la dernière de cette série ambitieuse. "Ce n'est pas une série bon marché à produire", a expliqué Heinberg à The Hollywood Reporter.

"Si on avait un public qui le demandait vraiment et que c'était rentable pour Netflix, je pourrais continuer à écrire Sandman pour toujours, car on peut écrire sur n'importe quel sujet. On peut raconter n'importe quel type d'histoire, dans n'importe quel genre, et le faire de manière intelligente, élégante et passionnée."

Hélas, Sandman n'a jamais atteint le niveau de popularité immense dont jouissent les mastodontes de Netflix que sont Stranger Things, Mercredi et Squid Game, qui, selon Heinberg, auraient poussé les dirigeants à "frapper à notre porte" pour en demander davantage.

"L'attrait de Sandman est un peu plus limité que celui de ces séries", a conclu le scénariste. "Ce n'est pas pour tout le monde. C'est un miracle qu'ils nous aient permis de le créer, car c'est tellement bizarre."

Hostel va devenir une série

De 2005 à 2011, cette trilogie horrifique dérangeante a terrifié bon nombre de spectateurs. Avec des petits budgets de 4,8 millions et 10,2 millions de dollars, les deux premiers longs-métrages ont rapporté près de 120 millions de dollars dans le monde.

Et cette réussite, on la doit à Eli Roth (Cabin Fever, The Green Inferno, Thanksgiving) qui a écrit, réalisé et produit les deux premiers volets de la franchise Hostel; le troisième film, moins populaire, ayant été réalisé par Scott Spiegel.

Interdits aux moins de 16 ans lors de leur sortie au cinéma, les films Hostel racontent l'atroce périple de touristes innocents kidnappés par un mystérieux groupe nommé le "Elite Hunting", opérant depuis l'Europe de l'Est, qui permet à leurs riches clients de torturer et tuer ces touristes.

Quatorze ans après le dernier film, Hostel pourrait bien revenir sur nos écrans puisqu'une série adaptée est en développement depuis 2024. Sans nouvelle depuis, ce projet aurait pu finir aux oubliettes mais Variety nous apprend en exclusivité que ce projet a enfin trouvé un diffuseur !

En effet, l'extension télévisée de cette glaçante et gore franchise de films d'horreur est en développement pour Peacock, la plateforme de streaming NBC Universal. Et bonne nouvelle, le créateur Eli Roth est de retour pour chapeauter le projet en tant que scénariste, réalisateur et producteur exécutif.

Pour le moment, un seul acteur a été annoncé au casting et il s'agit de Paul Giamatti, lauréat du Golden Globe du meilleur acteur dans une comédie pour Winter Break en 2024. Les détails exacts de l'intrigue de la série Hostel sont encore secrets pour le moment.

Outre Eli Roth, Chris Briggs et Mike Fleiss, qui ont produit tous les films Hostel, seront également producteurs exécutifs de la série adaptée, ce qui laisse présager un retour aux sources bien sanglant.

La série Black Panther nous montre tout ce que nous n’avons pas vu dans les deux films Marvel

Pas de Black Panther 3 à l’horizon, mais la franchise Marvel n’est pas pour autant terminée. La preuve avec Eyes of Wakanda, une série d’animation à découvrir dès aujourd’hui sur Disney+. La particularité de ce spin-off est de ne pas faire suite aux deux films, mais au contraire d’explorer l’histoire du Wakanda sur plusieurs millénaires.

En se voyant confier les clés de ce projet, Todd Harris a pu compter sur le soutien indéfectible de Ryan Coogler, le réalisateur des deux volets de Black Panther. Le réalisateur de la série a également pu s’affranchir de toute pression puisque cette série n’est pas la suite directe des deux films. "Nous avions devant nous une feuille blanche et plus de 1000 ans d’Histoire à raconter", nous confie-t-il dans l’entretien qu’il nous a accordé lors du Festival d’Annecy.

Car la trame de Eyes of Wakanda est celle d’une anthologie : chacun des quatre épisodes du programme – d’autres pourraient ensuite voir le jour – se déroule à une époque différente et suit un nouveau protagoniste à chaque aventure. Des origines du Wakanda à son ère moderne, le téléspectateur ne cessera donc de voyager dans le temps tout au long de son visionnage.

La production de cette série a représenté un défi personnel pour Todd Harris. En raison de l’importance des deux Black Panther pour le public afro-américain et la franchise Marvel dans son ensemble, le réalisateur savait qu’il n’aurait pas le droit à l’erreur. Il fallait donc trouver le moyen de transformer cette pression en source d’énergie positive.

"Nous verrons dans la série des aspects du Wakanda que nous n’avons jamais vus. Et sans trop en dire, nous croiserons peut-être des visages bien connus. Je peux déjà vous révéler que nous croiserons l’une des incarnations d’Iron Fist", nous révèle Todd Harris, qui souhaite toutefois garder secret les autres surprises de sa série.

Pour ce dernier, l’animation a également permis de montrer à l’écran ce qu’il serait plus difficile à représenter dans une production en prises de vues réelles. Il n’existe en effet pas de grande différence entre une scène se déroulant dans un décor de ville, et une séquence se déroulant sur une autre planète. Le format de l’animation a donc permis de débrider la créativité du réalisateur.

"Une scène à Brooklyn coûte aussi cher à faire qu’une scène se déroulant sur Mars", explique-t-il dans sa présentation en marge de la présentation du premier épisode au Festival d’Annecy 2025. L’aspect visuel mêlant animation traditionnelle en 2D avec des effets visuels CGI donne à la série un effet rétro, évoquant les séries avec lesquelles Todd Harris a grandi.

À l’origine, Eyes of Wakanda a été pensée comme un complément du premier film. Le report du projet a finalement été bénéfique, puisqu’il s’inscrit dans la nouvelle stratégie de Marvel permettant de prolonger l’univers de ses films via des productions animées. À l’instar de What If... ?, Eyes of Wakanda s’inscrit donc dans le canon officiel du MCU.

"Il y a évidemment des choses que l’on peut faire, et d’autres que l’on ne peut pas faire. Mais en réalité, j’ai été très surpris par la liberté qui m’a été accordée. On ne m’a mis aucune limite, et je pense que c’est la meilleure source de motivation pour un artiste", nous déclare-t-il.

Les quatre épisodes de Eyes of Wakanda sont à découvrir dès ce vendredi 1er août sur Disney+.

11 ans après, Gilles Lellouche revient sur la plus drôle de ses interviews

C'est très probablement l'interview la plus drôle et la plus mythique jamais donnée par Gilles Lellouche et par Jean Dujardin !

En 2014, alors qu'ils se trouvaient en Belgique pour la promotion du polar La French de Cédric Jimenez, dans lequel ils interprétaient respectivement le caïd Gaëtan Zampa et le juge Pierre Michel, les deux comédiens étaient partis dans un fou rire d'anthologie, absolument incontrôlable et savoureusement contagieux.

Epuisé par une journée entière à enchaîner les interviews, c'est au micro de RTL que Gilles Lellouche avait prononcé les quelques mots qui avaient mis le feu aux poudres.

"C'est des personnages, pour des acteurs, qui sont absolument incroyables à interpréter, qui sont 'bigger than life' !", avait-il déclaré, déclenchant immédiatement l'hilarité de son comparse, qui ne s'attendait visiblement pas à l'emploi de cette formule dans la bouche de Lellouche.

S'ensuivent trois délectables minutes de fou rire entre les deux amis comédiens, incapables de retrouver leur sérieux plus d'une seconde, et un mythique moment de complicité qui sillonne la toile depuis maintenant plus d'une décennie.

En octobre 2024, alors qu'il était invité dans l'émission Dans le rétro sur Canal+, Gilles Lellouche était revenu sur ce fameux épisode :

"Le 'bigger than life', il est fou", avait-il confié, après avoir revisionné la vidéo de l'interview.

"Déjà parce que je ne vois vraiment pas pourquoi j'ai sorti cette phrase. C'est encore une inconnue pour moi. Il était genre 20h, on est en Belgique. On arrive et on n'est pas du tout au courant, mais de 9h à 20h, on enchaîne les interviews non-stop. Et donc, quand on enchaîne les interviews, on répète les mêmes trucs inlassablement. Et je ne sais pas pourquoi, j'ai voulu faire l'original en mettant 'bigger than life'. Et là, c'était mort. On n'a jamais pu faire cette interview."