30 juin 2025

Paul Walker de retour pour le prochain Fast & Furious

Les moteurs vont rugir une dernière fois.

Lors du Fuel Fest, un événement automobile organisé ce week-end en Californie, Vin Diesel a pris la parole devant les fans pour évoquer l’avenir de la saga Fast & Furious.

L’acteur a confirmé que le dernier film de la franchise, Fast 11, est prévu pour une sortie en salles en avril 2027. Et il a révélé :

"Le studio m’a dit : ‘Vin, est-ce qu’on peut avoir la finale de Fast & Furious en avril 2027 ? J’ai répondu oui, mais à trois conditions : d'abord, je veux ramener la franchise à Los Angeles. Ensuite, je veux revenir à la culture de la bagnole et des courses de rue… Enfin, je veux réunir une dernière fois Dom et Brian à l'écran !"

C’est cette dernière phrase qui a fait frémir les fans : comment faire revenir Brian O’Conner, incarné par Paul Walker, tragiquement décédé en 2013 dans un accident de voiture ? Diesel ne donne aucun détail, mais tout laisse penser qu’une version numérique du personnage — comme cela avait été brièvement tenté dans Fast 7 — pourrait être envisagée pour conclure la saga.

Rappelons que Fast X, en mai 2023, avait rapporté quelques 700 millions de dollars mais avec un budget colossal (estimé à 340 millions). De quoi refroidir les ardeurs d'Universal. Présenté comme la première partie d’un final en deux volets, Fast X avait laissé en suspens plusieurs intrigues majeures. On ignore encore si Fast 11 reprendra directement le fil...

Bande-annonce de BADH, avec Marine Vacth

Changement de registre étonnant pour Marine Vacth. L'actrice revient dans la peau d'une héroïne d'action prête à en découvre dans le film BADH de Guillaume de Fontenay. Il s'agit de la deuxième réalisation du cinéaste, près de six ans après Sympathie pour le diable avec Niels Schneider.

BADH est le nom de code d'une agente secrète française chargée d’éliminer un puissant trafiquant d’armes en Syrie. Trahie par la DGSE, elle disparaît sans laisser de trace et refait sa vie au Maroc jusqu’au jour où son mari est pris pour cible. Rattrapée par son passé, BADH se retrouve entrainée dans un jeu mortel de vengeance et de trahison où les règles ont changé.

La bande-annonce, révélée ce lundi 30 juin, montre Marine Vacth comme on ne l'avait jamais vue. Course-poursuite sur les toits ou à moto dans les rues de Casablanca, combats à mains nues dans un hammam... BADH utilise les codes bien connus des films d'action américains pour proposer une vision réaliste propre à celle du réalisateur.

"Cela faisait longtemps que j’avais envie de jouer dans un film d’action et ce projet est arrivé à un moment où l’idée de reprendre un art martial me tentait, révèle Marine Vacth dans le dossier de presse. Je me suis remise au sport quelques mois avant et ensuite j’ai pu m’entraîner avec Alexandre Vu et Maurice Chan au sein de leur équipe de cascadeurs pendant un mois avant le tournage, trois fois par semaine."

L'actrice n'était pas apparue au cinéma depuis Mascarade, le dernier film de Nicolas Bedos. Ce retour ne devrait pas passer inaperçu.

BADH, au cinéma le 6 août prochain

28 juin 2025

France 3 arrête Questions pour un champion

C'est une information que personne n'avait anticipée... Mais selon les informations du journaliste Thomas Isle, qui présente le magazine Culture médias sur Europe 1, le jeu culte de France 3 Questions pour un champion va s'arrêter à la rentrée. Samuel Étienne, qui avait hérité du jeu en janvier 2016, va être relégué au weekend, et le jeu ne sera plus diffusé que deux jours sur sept, les samedis et dimanches.

C'est un tremblement de terre dans le PAF. Le jeu Questions pour un champion était le plus vieux jeu télé encore en diffusion. Lancé le 7 novembre 1988, il était diffusé quotidiennement depuis presque 37 ans. Au total, ce sont plus de 10 700 émissions qui ont été tournées et diffusées. Julien Lepers a animé le jeu de 1988 à 2016, et a été suivi par Samuel Etienne à la suite de son éviction. Vincent Perrot l'avait également piloté en 1994 pendant un congé maladie de son animateur phare.

A la rentrée donc, seuls deux jeux quotidiens seront proposés en semaine : Slam avec Théo Curin prendra la place de Questions pour un champion et Duels en famille avec Cyril Féraud se retrouvera sur le créneau précédent. Le weekend, une inconnue demeure : Le jeu des mille euros, que co-animent Carinne Teyssandier et Nicolas Stoufflet, va-t-il perdurer ?

En septembre 2022, Des chiffres et des lettres avait subi le même sort. Le jeu avait été supprimé en semaine et basculé le weekend. Pour l'occasion, Bertrand Renard et Arielle Boulin-Prat avaient été remerciés, et remplacés par Blandine Maire et Stéphane Crosnier. Mais l'expérience n'aura pas duré longtemps, et le jeu a été définitivement supprimé par France TV le 25 août 2024. Gageons que QPUC ne suive pas la même trajectoire de vie...

Pour des raisons d'économies, l'an dernier, le spin-off de QPUC, baptisé Questions pour un super champion, avait déjà subi le sort de la déprogrammation... Cette émission dérivée avait été lancée le 10 septembre 2006, et avait duré pendant 18 ans. Un an plus tard, c'est autour du jeu culte d'être touché par la foudre. Cet arrêt brutal intervient quelques semaines après que Samuel Etienne a cassé son CDI.

L’influenceur Amine Mojito a été incarcéré dans l’attente de son jugement en septembre, après ses fausses attaques à la piqûre

L'humour n'a pas toujours bon goût, surtout devant la justice. Ce vendredi 27 juin, l’influenceur Amine Mojito, 27 ans, a comparu devant le tribunal correctionnel de Paris pour un prank très contesté, assure Le Parisien.

Déguisé en Inspecteur Gadget, seringue factice à la main, il a piqué des personnes et semé la panique dans les rues de la capitale pendant la fête de la musique, les 20 et 21 juin derniers. Le tout filmé puis balancé sur TikTok et X. Son ambition ? Faire peur, faire rire, faire de la prévention, faire le buzz ?

Trois jours plus tard, le 23 juin, Amine Mojito a publié une nouvelle vidéo dans laquelle il affirme avoir voulu alerter sur les risques réels de piqûres pendant cet événement : "préventif", dit-il. Mais trop tard : la blague est mal passée auprès des autorités.

Le 26 juin, les enquêteurs de la Sûreté Territoriale 75 débarquent chez lui à Créteil, pour l’interpeller. Il met quinze minutes à ouvrir la porte, obligeant les policiers à entrer… par la fenêtre. Placé en garde à vue, il est entendu pour violence en réunion et administration de substance nuisible, des chefs finalement abandonnés. Finalement, il n'y a aucune trace d’aiguille enfoncée, le capuchon de la seringue est toujours en place. Son avocat, Me Nabil El Ouchikli, résume : "Nous avons tous les ingrédients d’une blague de mauvais goût." Mais le parquet, lui, n’a pas franchement ri.

Ce vendredi 27 juin, Amine Mojito est présenté devant le tribunal correctionnel de Paris. Il reconnaît les faits : "Je regrette d’avoir fait ce prank. Je ne m’attendais pas à ce que cela tourne comme ça. C’était juste pour faire rire." Hélas, son passé l'a rattrapé.

Le procureur a dénoncé la "pression des écrans" entretenue par ces "influenceurs à la piqûre", rappelant que l’intéressé n’en était pas à son premier coup. Son casier judiciaire affiche déjà trois condamnations : violence aggravée, agression sexuelle et incitation à la haine sur les réseaux. Rien que ça. À Bordeaux, il avait été condamné pour avoir filmé des femmes dans la rue, aspergées de ketchup puis frappées à la ceinture.

Officiellement sans emploi, Amine Mojito vit du RSA, de l’aide au logement et serait soutenu par son père. Il prétend diriger une société de production musicale, sans fournir de détail. Quant à ses revenus issus des réseaux, silence radio. Le procès a été renvoyé à septembre, mais le tribunal a prononcé un mandat de dépôt immédiat.

27 juin 2025

Loanne Ananas brise le silence sur sa jeunesse et ses agressions sexuelles

C'est un passé enfoui, mais qu'elle refuse de faire sortir... Loanne Ananas, candidate de télé-réalité révélée par L'île de la tentation et qui est actuellement au casting de Detective Club sur W9, est depuis quelques semaines la nouvelle compagne d'Adil Rami. Les deux tourtereaux ont laissé courir les rumeurs pendant plusieurs semaines, mais les ont officialisées à Monaco, puis dans les tribunes de Roland-Garros en début de mois.

Le finaliste de DALS 2025 et la candidate de télé-réalité filent le parfait amour. Mais la vie sentimentale de Loanne n'a pas toujours été aussi idyllique... Dans une interview accordée à Giuseppa pour M6+, l'influenceuse suivie par quelques dizaines de milliers de personnages sur Instagram est revenue avec émotion sur les drames qu'elle a vécus... Si elle est aujourd'hui adulte, ces drames continuent de la paralyser, et elle reste dans l'incapacité de mettre des mots sur ses maux.

"Je suis dans le déni tout le temps" reconnaît d'emblée Loanne. Mais au moment d'essayer de sortir les choses, la jeune femme s'effondre en larmes. Incapable de dire les choses, Loanne va toutefois révéler ne pas avoir eu le soutien qu'elle espérait de par sa famille : "J'avais des attentes auprès des membres de ma famille qui n'ont pas été respectées comme ça aurait dû l'être".

Loanne, dans un second temps, que sa première fois l'a marquée à vie. Si elle n'en donne pas les détails, la jeune femme n'en reste pas moins traumatisée... "Plusieurs fois, j'ai été contrainte à faire des choses que je n'avais pas envie de faire. Par exemple ma première fois, ce n'était pas volontaire" a ainsi révélé la jeune femme. Giuseppa, en larmes à son tour, a demandé à son invitée si elle avait subi une agression sexuelle. Sa réponse l'a d'autant plus surprise : "Plusieurs même...". Mais elle n'en dira pas plus... 

Eurovision 2026 : le patron écarté sur fond de polémiques

Une nouvelle page va s'ouvrir à l'Eurovision. Après cinq années passées à diriger le concours, Martin Österdahl va passer la main dans les prochaines semaines. C'est la délégation elle-même qui a officialisé le départ du patron dans un communiqué officiel rendu public ce vendredi 27 juin.

Selon les premiers éléments, Martin Österdahl aurait lui-même démissionné... Mais l'homme de 51 ans restera celui qui aura vécu le plus de polémiques et problématiques pendant son mandat. En effet, ses cinq années passées à superviser le concours ont été handicapées par de nombreuses gestions malencontreuses, comme la disqualification polémique de Joost Klein, et la participation d'Israël, que beaucoup de pays ont contestée.

En prenant ses fonctions début 2020, Martin Österdahl n'avait pas été aidé... Il avait dû prendre la décision d'annuler son tout premier concours, en raison de la pandémie de coronavirus. L'homme avait ensuite choisi de ne pas organiser le concours en Ukraine en 2023 malgré leur victoire, et de le délocaliser à Liverpool.

Le nom du successeur de Martin Österdahl à la supervision de l'Eurovision n'est pas encore connu. Pour l'heure, c'est le directeur du concours, Martin Green, qui assurera l'intérim par défaut. Les Français qui auront connu l'Eurovision sous l'ère Österdahl sont Barbara Pravi, Alvan & Ahez, Slimane, La Zarra et Louane. En 2020, c'est le comédien et chanteur Tom Leeb qui aurait dû nous représenter au moment du Covid-19.

En 2026 donc, le nouveau patron de l'Eurovision pourrait prendre de nouvelles décisions. Le slogan imaginé par son prédécesseur, United by Music, va-t-il perdurer ? Le renforcement numérique du concours et l'ouverture à une inclusion plus prédominante seront-ils toujours de la partie ? Israël fera-t-il toujours partie du concours ? Autant de questions qui pour l'heure sont sans réponse, dans l'attente de la nomination de la future tête dirigeante.

Anna Wintour quitte la direction du magazine Vogue

C’est la fin d’une ère pour la presse mode. Celle qui a inspiré Miranda Priestly dans Le diable s’habille en Prada, Anna Wintour, a annoncé ce mercredi matin à ses équipes qu’elle quittait son poste de rédactrice en chef de Vogue US, un job qu’elle occupait depuis 1988. C’est le magazine spécialisé dans l’industrie de la mode, Daily Front Row, qui a annoncé la nouvelle ce jeudi.

Un départ marquant dans l’industrie, oui. Mais il s’agit d’un départ partiel puisque la Britannique âgée de 75 ans conserve tout de même ses titres de « chief content officer » au sein du groupe de presse Condé Nast et directrice éditoriale globale de Vogue. Des fonctions qui lui permettent de superviser les déclinaisons internationales du magazine ainsi que d’autres titres du groupe comme Vanity Fair ou GQ par exemple.

Selon plusieurs médias spécialisés, l’annonce a été faite lors d’une réunion interne. Un ou une remplaçante sera prochainement nommé(e), sous le titre de « head of editorial content », une fonction nouvelle dans l’organigramme, mais qui restera sous la responsabilité directe de celle qui fut l’une des invitées de marque de notre Léna nationale dans son podcast « Canapé Six Places ».

Dans un message adressé à ses équipes, la « papesse de la mode » a expliqué vouloir faire de la place à une nouvelle génération. « Toute personne travaillant dans un domaine créatif sait à quel point il est essentiel de ne jamais cesser d’évoluer dans son travail. Lorsque je suis devenue rédactrice en chef de Vogue, j’avais à cœur de montrer […] qu’il existait une manière nouvelle et stimulante d’imaginer un magazine de mode américain », a déclaré Anna Wintour à son équipe, selon People Magazine.

« Aujourd’hui, ce qui me réjouit le plus, c’est d’accompagner une nouvelle génération de rédacteurs passionnés, prêts à bousculer les codes avec leurs propres idées, portées par une vision audacieuse de ce que peut être une grande entreprise de médias. Et c’est précisément ce type de profil que nous devons désormais rechercher pour prendre la tête de Vogue US. » Elle a conclu : « Mais quel bonheur ce sera de collaborer avec quelqu’un de nouveau, qui saura nous challenger, nous inspirer, et nous faire repenser Vogue sous des angles totalement inédits. » Elle continuera néanmoins à suivre de près les projets phares de la marque, comme le mythique Met Gala.

Arrivée en 1988 à la tête de Vogue US, Anna Wintour avait immédiatement imprimé sa marque : sa première couverture avait bousculé les codes en mélangeant denim et haute couture. C’est aussi elle qui a popularisé les couvertures avec des célébrités, une rupture majeure avec les us de l’époque, et qui a fait du magazine l’un des plus populaires et influent du milieu de la mode, dans le monde.

Son influence dépasse largement les pages du magazine. Figure incontournable des fashion weeks, responsable artistique du Met Gala depuis 1995, muse (involontaire) de la fiction « Le Diable s’habille en Prada », Anna Wintour a su imposer un style de direction tranché, une vision de la mode, et une posture médiatique unique qui font qu’on la reconnaît partout : lunettes noires, brushing strict, et une maîtrise de la joute verbale acerbe redoutée.

Depuis plusieurs années, Anna Wintour avait pris du recul sur certaines fonctions opérationnelles, au profit d’une supervision plus globale. Le recentrage actuel s’inscrit dans cette évolution : elle conserve la main sur la stratégie éditoriale à l’échelle mondiale, tout en laissant l’exécution du Vogue américain à une nouvelle génération.

Pourquoi la fin de 28 ans plus tard est bien plus glaçante pour les Britanniques

 

Attention, spoilers à suivre si vous n’avez pas encore vu 28 Ans plus tard.

Si la scène finale de 28 Ans plus tard vous a cueillis par surprise, c’est bien normal. Dans les dernières minutes du film, alors que le jeune Spike (Alfie Williams) est sauvé in extremis par un certain Jimmy et son gang de « Jimmies ». Le personnage est incarné par Jack O’Connell, habillé en survêtement, portant des cheveux blonds et longs, des anneaux clinquants et une croix à l’envers autour du cou… On comprend vite qu’il s’agit du gamin de la scène d’introduction, qui regardait les Télétubbies et échappait aux infectés en se cachant sous l’église de son prêtre de père, alors que ce dernier acceptait avec une certaine délectation de se faire dévorer. 

La rupture de ton est assez violente (Jimmy et ses « Jimmies » la jouent Yamakazi de l’apocalypse pour occire les infectés), mais le choc a dû être bien plus important pour les spectateurs britanniques : les accoutrements des personnages sont directement inspirés de Jimmy Savile, icône télévisuelle britannique déchue et pédocriminel dont les nombreux crimes (on parle de potentiellement plusieurs centaines de victimes) n’ont été connus qu’après sa mort en 2011.

Dans l’univers de 28 Ans plus tard, le scandale Savile n’a jamais éclaté puisque le virus de la rage est apparu en 2002. Jimmy Crystal - le nom complet du personnage du film - n’a connu que la façade médiatique de l’homme : le présentateur fantasque de l’émission Jim’ll Fix It, qui proposait d’exaucer les vœux des enfants. On comprend que cette figure est devenue, dans l’esprit de cet enfant seul dans un monde ravagé, une sorte modèle. Jusqu’à fonder un culte à son image…

« Le traumatisme qu’il subit est évidemment inimaginable : sa famille est tuée sous ses yeux, et son père devient le chef d’une sorte d’armée apocalyptique », explique Danny Boyle lors d’une projection du film organisée par le magazine Empire. « Il a traité ce traumatisme à travers les souvenirs de la pop culture, les survêtements de sport et le cricket. Il a en quelque sorte mélangé tout ce dont il se souvient. » 

Il précise par ailleurs que « les Jimmies jouent un rôle important dans le deuxième film », The Bone Temple, déjà tournée par Nia DaCosta, qui sortira en janvier prochain et explorera « la nature du mal ».

Certains Britanniques s’offusquent déjà de l’utilisation de l’image de Jimmy Savile, la révélation de ses sombres agissements ayant été un traumatisme national. Savile a notamment présenté la très célèbre émission Top of the Pops, et personne avant 2007 (date de la première accusation, classée sans suite) n’aurait pensé à remettre en cause la probité du présentateur…

Reste à voir ce que Danny Boyle et le scénariste Alex Garland feront de Jimmy Crystal dans les deux prochains volets de cette trilogie.

Bugonia : bande-annonce du nouveau film de Yórgos Lánthimos, avec Emma Stone

La complicité Stone-Lánthimos semble toujours battre son plein puisque le réalisateur grec sort pour la troisième année consécutive un nouveau film avec son actrice fétiche en tête d’affiche. Un an après avoir présenté Kinds of Kindness au Festival de Cannes, et seulement deux après Pauvres Créatures, qui offrit à Emma Stone son deuxième Oscar, Yórgos Lánthimos revient sur le devant de la scène avec Bugonia. Avec ce rythme de production assez fou, on peut déjà se demander : quel sera le Lánthimos de l’année prochaine ? 

Mais en attendant, les premières images de Bugonia ont été dévoilées. On y retrouve notre Emma Stone en PDG au tailleur impeccable et à la maison minimaliste. Un de ses employés interprété par Jesse Plemons - récompensé du prix d’interprétation à Cannes pour Kinds of Kindness - est persuadé que cette dernière est un alien ayant pour ambition de détruire la Terre. Il enrôle alors un de ses collègues pour la kidnapper, le tout sur le rythme entraînant de "Basket Case" de Green Day. 

Cette comédie satirique autour de la conspiration n’est pas nouvelle, puisque Bugonia est une relecture du film coréen Save The Green Planet de Jang Joon-hwan, sorti en 2003. À l’origine, c’est Ari Aster (Hérédité, Midsommar) qui devait s’occuper de réaliser ce remake. Le cinéaste est passé à la production du film et a peut-être dû délaisser le projet pour la réalisation d’Eddington, son dernier film présenté à Cannes mettant aussi en scène Emma Stone. Même si ce n’est pas un scénario original, on reconnait la patte de Lánthimos dès les premières images de la bande-annonce.  

Dans l’Antiquité, la bugonia (ou bougonie) désigne un mythe sur la régénération des abeilles. Cette métaphore est largement utilisée par Jesse Plemons pour décrire l’organisation hiérarchique du monde de l’entreprise. Et la reine des abeilles Stone est dans son viseur… Aidan Delbis, Stavros Halkias et Alicia Silverstone complètent le casting. Bugonia sortira au cinéma en France le 12 novembre prochain. 

Sherlock reviendra finalement pas pour une saison 5

En 2010, la BBC lançait une série qui allait marquer la décennie à venir : l’adaptation des aventures des héros de Sir Arthur Conan Doyle - Sherlock Holmes et de son acolyte de toujours, le docteur Watson - mais transposées au XXIème siècle…

Diffusée en 4 saisons de 3 épisodes chacun, elle a marqué les esprits pour son écriture fine, son humour noir et l’interprétation fantastique de Benedict Cumberbatch. Elle a donc bien mérité sa note de 4,5 sur 5 sur AlloCiné et sa place parmi les meilleures séries de tous les temps.

Octobre 2024. Sue Vertue - productrice de Sherlock et femme de son co-créateur Steven Moffat - révélait à Deadline que la série avait “un futur certain”. Des propos qui ont relancé l’espoir des fans concernant une possible saison 5 ou un film, si les agendas de Benedict Cumberbatch et de Martin Freeman s’accordaient.

Mais voilà, cela ne se fera jamais. De passage dans un festival italien, Mark Gatiss (scénariste et interprète de Mycroft Holmes) a douché tous nos espoirs en révélant que les interprètes de Sherlock et de Watson “ne voulaient plus le faire”. Et on les comprend.

Depuis la fin de la série en 2017, chacun a poursuivi sa carrière de son côtéé - même s’ils se sont retrouvés chez Marvel. En 2018, Freeman avait même fait savoir que jouer dans la série “ne l’avait pas amusé” à cause du comportement de certains spectateurs. Des propos que son ancien partenaire de jeu avait trouvé “pathétiques” (ambiance).

Si on est un peu attristés par cette annonce, Sherlock reste une série du passé. La saison 4 avait d’ailleurs déçu plus d’un fan, avec l’introduction d’Eurus Holmes, la soeur cachée de notre détective préféré et de Mycroft.

Sociopathe et souffrant de différents troubles psychologiques, elle avait donné du fil à retordre à notre héros, le poussant encore plus loin dans son palais mental pour retrouver des souvenirs traumatisants qu’il avait enfouis dans sa mémoire…

Sherlock est disponible en streaming sur Netflix.