02 décembre 2024

Lara Fabian évoque le désordre alimentaire qui a gâché ses jeunes années

 

Avec Je suis là, sorti depuis peu, Lara Fabian signe l’album de la résilience, en collaboration avec des artistes comme Vianney ou Slimane. La chanteuse y aborde en effet certaines questions telles que la boulimie. Les troubles alimentaires sont un sujet qu’elle connaît bien pour en avoir souffert dans sa jeunesse.

La coach de The Voice Kids avait d’ailleurs confié sur France Inter il y a quelques jours comment elle en était venue à manger une pomme par semaine, découpée en sept morceaux pour chaque jour de la semaine. Dans 20h30 le dimanche, Laurent Delahousse est revenu sur cette révélation et les problèmes de « boulimie » passés.

« J’ai souffert d’un désordre alimentaire complexe, ce n’était pas que la boulimie d’ailleurs, c’était un peu plus chargé », a répondu la chanteuse belgo-canadienne de 54 ans. « Ça appartient à un long fil de perles noires que j’ai enfilées tout au long de ma vie avec des mauvaises rencontres et aussi une façon de recevoir de l’amour dans l’enfance qui était un langage que je n’arrivais pas à ressentir. » Celle qui déclame Je t’aime haut et fort en chanson a, elle, eu du mal à se sentir aimée, même si elle nuance : « Tous les parents aiment leurs enfants, mais parfois est-ce qu’ils sont vraiment équipés pour le transmettre, de la façon qui est la plus limpide pour nous ? Moi je fais partie de ces gens qui, même s’ils ont été aimés, ont parfois eu du mal à comprendre comment ils sont aimés. »

Heureusement l’expression par le chant est sa planche de salut. Enfant, Lara Fabian ne se rend pas compte qu’elle a « un truc en plus ». Il lui faudra huit ans pour assimiler qu’elle a un talent, allant jusqu’à croire que quand sa grand-mère pleure en l’écoutant chanter, « c’est parce qu’elle est triste ». « Il se passe quelque chose à ce moment-là », explique celle qui « attrape alors la balle » et comprend « qu’on peut communiquer par le biais de la voix ».

Le résultat, c’est trente ans de carrière. Et des chansons comme Une fleur à la bouche, où elle « raconte le parcours de cette indescriptible incompréhension, qui se transforme en désordre alimentaire et qui deviendra quand même une magnifique libération dans le temps ».

James Van Der Beek finance des traitements contre le cancer en vendant des maillots dédicacés

James Van Der Beek n’est pas du genre à s’apitoyer sur son sort : après avoir révélé être atteint d’un cancer du côlon, l’ex star de la série Dawson – dont il a interprété le rôle principal de 1998 à 2003 – a décidé de prendre le taureau par les cornes pour assumer le coût de son traitement… et aider financièrement d’autres familles touchées par la même maladie.

Pour ce faire, Van Der Beek a annoncé la commercialisation d’une édition limitée de maillots inspirés de son rôle dans American Boys, un film de 1998 dans lequel il jouait un jeune footballeur (américain) soudainement propulsé au plus haut niveau.

« 100 % des bénéfices nets seront reversés aux familles confrontées au poids financier du cancer (y compris la mienne) », a-t-il écrit en légende d’un post Instagram sur lequel on le découvre portant l’un des maillots (qu’il a tous signés personnellement).

James Van Der Beek avait révélé début novembre 2024 être atteint d’un cancer colorectal de stade 3 et qui lui avait été diagnostiqué en 2023, rappelle CNews. Il avait rapidement annoncé être « prudemment optimiste », indiquant se trouver « dans une phase de guérison avec un excellent niveau d’énergie ».

David Cronenberg révèle avoir refusé de réaliser Flashdance

Sa carrière aurait pu être bien différente, s'il avait réalisé au son d'Irene Cara et de What a Feeling ! 

Oui, David Cronenberg aurait pu s'occuper de Flashdance, lorsque, au début des années 1980, les producteurs Jerry Bruckheimer et Don Simpson lui ont proposé le job. Revenant sur sa carrière lors du Festival du film de Marrakech ce dimanche, l’icône canadienne a raconté :

"Vous en serez peut-être étonnés, mais les producteurs de Flashdance, à l'époque, étaient convaincus que j’étais le bon réalisateur pour faire le film. Franchement, je ne sais pas pourquoi ils ont pensé que je devais m'en occuper... Donc au final, j'ai dit non et je leur ai même répondu : "Mais si je réalisais Flashdance, je le détruirais !"

À cet instant de sa carrière, David Cronenberg était un jeune cinéaste de 40 ans, sorti de Scanners, petit succès mondial de SF. Son style était encore méconnu et il s'imposera justement en 1983. Tandis qu'Adrian Lyne dirige Flashdance, qui devient le troisième plus gros succès de l'année au box-office, Cronenberg signe Dead Zone puis Videodrome, deux longs métrages fondateurs, qui vont établir les bases du nouveau genre cronenbergien, étudiant les horreurs corporelles avec une froideur cérébrale. La Mouche suivra juste après.

"On a souvent critiqué mon oeuvre en disant qu'elle était horrible, décadente et dépravée. Pour moi, c'une bonne chose" reprend le réalisateur. "Je me suis surnommé le Baron du sang. Au moins, je n’ai pas dit que j’étais le Roi... je reste modeste."

Eddie Murphy et Martin Lawrence vont devenir parents : Eric Murphy et Jasmin Lawrence, viennent de se fiancer

Deux superstars du cinéma hollywoodiens feront bientôt partie de la même famille. Eric Murphy, le fils d'Eddie Murphy et Jasmin Lawrence, fille Martin Lawrence, ont annoncé leurs fiançailles sur les réseaux.

Cela fait trois que le couple est ensemble et documente sa vie sur Instagram via un compte suivi par 300 000 personnes. La demande en mariage a ainsi été filmée comme une rom'com' sirupeuse (voir vidéo ci-dessous).

Ce qui veut donc dire qu'après les épousailles, Eddie Murphy et Martin Lawrence seront officielles parents, beaux-pères respectifs, un peu plus de 30 ans après avoir joué ensemble pour la première fois au cinéma dans la comédie Boomerang (1992). Les deux se sont retrouvés quelques années plus tard dans Perpète en 1999. Et il se murmure qu'Eddie Murphy et Martin Lawrence vont à nouveau jouer ensemble dans un remake de la comédie de 1963 Un monde fou, fou, fou, fou (de Stanley Kramer) qui sera, du coup, un projet en famille !

Tim Burton est sûr qu'il travaillera à nouveau avec Johnny Depp

Invité par le festival de cinéma de Marrakech à participer à une Conversation avec le public, Tim Burton a répondu à diverses questions sur sa carrière. IndieWire relaie ses réponses sur deux sujets en particulier : après le succès de Beetlejuice 2, il évoque la possibilité de donner de nouvelles suites à ses films cultes, et il répond aussi à propos de potentielles retrouvailles avec son ancien acteur fétiche, Johnny Depp. Voici les détails.

Expliquant avoir adoré retrouver la famille Deetz 35 ans après Beetlejuice, en particulier le personnage de Lydia (Winona Ryder), Burton ajoute rapidement qu'il ne pourrait pas faire cela sur tous ses films cultes :

"Il y en a dont je ne veux pas tourner la suite. Tout simplement parce qu'ils se suffisent à eux-mêmes. Je ne voudrais pas continuer L'Etrange Noël de M. Jack, par exemple. Ni Edward aux mains d'argent. Certaines choses fonctionnent mieux en solo, et pour moi, ces films en font partie."

En 1990, Edward aux mains d'argent marquait sa première collaboration avec Johnny Depp. Sept autres suivront régulièrement jusqu'en 2012 : Ed Wood (1994), Sleepy Hollow (1999), Les Noces funèbres (2005), Charlie et la chocolaterie (même année), Sweeney Todd (2007), Alice au pays des merveilles (2009) et Dark Shadows. Depuis cette adaptation de la célèbre série gothique, ils n'ont plus retravaillé ensemble, et la star de Pirates des Caraïbes a eu moins de projets cinématographiques suite aux accusations de violences conjugales faites à son encontre par son ex-épouse, Amber Heard.

"Je suis sûr qu'il y en aura d'autres", répond Tim Burton, interrogé sur la possibilité d'une nouvelle collaboration avec Depp. Pour son prochain projet, l'adaptation de L'Attaque de la femme de 50 pieds ? "Vous savez, je ne me dis jamais en avance : 'Oh, je vais prendre tel ou tel acteur.' Le casting découle plutôt du film sur lequel je travaille, en fonction de ce qu'il raconte. L'idée est de véritablement collaborer, d'échanger des idées avec les gens qui vous entourent."

 Prépare-t-il bien ce remake d'un classique de la SF de 1958, à partir d'un scénario de Gillian Flynn (Gone Girl) ? C'est ce qui avait été annoncé en début d'année, mais là aussi, Burton se montre prudent :

"J'ai appris très tôt que tant que je ne suis pas sur le plateau de tournage, je ne peux pas dire si je vais vraiment le faire ou pas. Je n'aime pas trop parler de mes projets en amont, parce que j'ai travaillé sur tellement de films... parfois ils se font, parfois non. Je ne veux pas me porter la poisse. Regardez, j'ai bien bossé sur un Superman, par exemple. Il y a un autre long sur lequel j'ai travaillé pendant une longue année, et qui ne s'est jamais fait. C'est assez traumatisant."

Escort Boys : Cette nouvelle série arrive ce soir sur TF1

En Camargue, quatre garçons, poussés par leurs galères respectives et une délicieuse tourmente, vont se retrouver, par hasard, à vendre leur corps. Amateurs dans un premier temps, mais aidés par l’espiègle petite sœur du groupe, ils vont monter un service d’Escort unique dans la région.

Chaque rencontre deviendra une leçon de vie pour eux. Entre famille, mensonges et demandes toujours plus surprenantes, ils devront apprendre à jongler pour remonter le domaine familial et...s’en sortir enfin ?

C’est Ruben Alves, qui a déjà travaillé sur Miss et La Cage Dorée, qui s’occupe des prises de vues de Escort Boys, une série en 6 épisodes librement adaptée de la fiction israélienne Milk & Honey.

Le réalisateur a également écrit les scénarios avec l’aide de Yael Lebrati Attuil, Marc Syrigas (Les Beaux Gosses) et Hélène Le Gal (Les Reines du ring).

Les quatre rôles principaux ont été confiés à Guillaume Labbé (Je te promets, Les yeux grands fermés), Simon Ehrlacher (un acteur découvert dans Plus belle la vie qui sera prochainement à l’affiche de Cat’s Eyes), Corentin Fila (Mortel) et Thibaut Evrard (Paris Police 1900).

La petite sœur d’un des personnages, et accessoirement la maquerelle du quatuor, est quant à elle incarnée par Marysole Fertard, que les téléspectateurs de TF1 ont pu voir dans Demain nous appartient.

Rossy de Palma, Kelly Rutherford, Amanda Lear, Carole Bouquet, Pascale Arbillot et bien d’autres font également des apparitions en tant que clientes de nos quatre amis.

Après La Cage Dorée et Miss, Ruben Alves s’attaque cette fois-ci à l’épineux sujet des escorts avec Escort Boys, un thème maintes fois exploré dans les séries qui prend ici une dimension toute particulière.

Car dans cette série, ce ne sont pas les femmes qui vendent leur corps, mais bien quatre hommes qui se lancent dans cette nouvelle aventure afin de sortir de la galère.

Pour l’occasion Guillaume Labbé incarne un comédien raté qui revient dans sa Camargue natale suite à la mort de son père. Sur place, il découvre que son géniteur avait de graves problèmes d’argent, et qu’il risque de perdre la garde de sa petite sœur de 17 ans s’il ne parvient pas à éponger les dettes.

C’est alors qu’il découvre que l’un des employés de son père, joué par Simon Ehrlacher, fait des passes et que sa petite sœur était au courant. Il va alors accepter de façon temporaire de devenir escort avec ses trois meilleurs amis, qui sont eux aussi dans la galère.

Au fil des épisodes, et de leurs rencontres, les quatre garçons vont en apprendre beaucoup sur eux-mêmes et sur leur sexualité.

Malgré des prémices qui pourraient laisser présager une série assez légère, Escort Boys parvient très vite à nous surprendre en abordant de nombreux sujets importants et touchants, au point parfois de nous tirer une petite larme.

Si la fiction aborde la question de la sexualité féminine, en cassant les clichés véhiculés par les films pour adultes, elle met aussi en lumière la sexualité masculine à travers les problématiques et les tabous qui entourent ce genre de sujet.

Et si nous aurions pu craindre que les personnages féminins ne soient que des faire-valoir pour nos quatre héros, il n’en est rien. Ruben Alves réussit l’exploit de faire de ces guests des personnages à part entière, avec une histoire et surtout un message fort.

Entre la femme de pouvoir qui a besoin d’un homme à ses côtés pour se faire accepter par ses pairs masculins, la business woman qui voit les escorts comme des objets de plaisir ou encore le mari qui engage l’un des compères pour redonner confiance à sa femme atteinte de cancer, chacune d’entre elles a une histoire puissante et importante qui parvient à s’éloigner des clichés.

Du côté du casting, les quatre comédiens réussissent sans mal à donner vie à ces personnages tout en complexité. Guillaume Labbé incarne avec brio un homme blessé qui a bien du mal à tourner la page, et pour qui devenir escort va s’avérer être une libération.

De son côté, Simon Ehrlacher, qui obtient ici son premier grand rôle, prouve qu’il a du talent à revendre, et parvient à nous toucher malgré son rôle d’homme au cœur de pierre. Corentin Fila et Thibaut Evrard ne sont bien évidemment pas en reste, tout comme la jeune Marysole Fertard, parfaite en jeune femme devenue adulte trop tôt qui cache de nombreuses blessures sous sa carapace revêche.

En somme, sous ses airs de série frivole et légère, Escort Boys traite de sujets profonds et parvient avec brio à mêler drame et comédie. C’est la bonne surprise de cette fin d’année.

La série est d'ores et déjà disponible sur la plateforme Prime Video.

01 décembre 2024

Mort à 75 ans de Niels Arestrup

"J'ai la douleur extrême de faire part de la mort de mon époux, l'immense acteur Niels Arestrup, au terme d'un combat courageux contre la maladie, il s'est entouré de l'amour des siens." C'est par ces mots qu'Isabelle Le Nouvel, également attachée de presse de ce charismatique comédien, a annoncé dans un communiqué son décès survenu ce dimanche 1er décembre à l'âge de 75 ans à son domicile de Ville-d'Avray, dans les Hauts-de-Seine.

Issu d'une famille modeste d'origine danoise, Niels Arestrup grandit en banlieue parisienne et s'inscrit après le lycée au cours de Tania Balachova. Il débute sa carrière au théâtre avant d'apparaître pour la première fois au cinéma dans Miss O'Gynie et les hommes fleurs de Samy Pavel en 1973, puis dans Stavisky d'Alain Resnais en 1974.

Sans jamais abandonner le théâtre, il se construit une carrière atypique faite de seconds rôles de salauds (Les Loups entre eux, 1985 ; La Rumba, 1986) et de personnages ambigüs (La Dérobade ou La Femme flic aux côtés de Miou-Miou). A partir du milieu des années 80, on le voit s'imposer en tête d'affiche de quelques longs métrages comme Le Futur est femme (1984) de Marco Ferreri, où il devient l'amant d'un couple à trois ; La Tentation de Venus (1991), où il joue un chef d'orchestre hongrois aux prises avec l'Opéra de Paris ; Le Pique-nique de Lulu Kreutz (1999), où il incarne un violoncelliste célèbre et malheureux ; ou encore Parlez-moi d'amour (2002), première réalisation de Sophie Marceau où il interprète un mari vieillissant qui se sépare de sa femme.

Malgré son immense talent, ses altercations au théâtre avec Isabelle Adjani et Jean-Paul Roussillon dans la pièce Mademoiselle Julie d’August Strinberg en 1983, ainsi qu'avec Myriam Boyer dans Qui a peur de Virginia Woolf ? en 1996 sont tristement célèbres.

En 2005 et 2009, Niels Arestrup trouve deux de ses rôles les plus forts en tournant pour Jacques Audiard, deux prestations pour lesquelles il reçoit le César du Meilleur Acteur (dans un second rôle) en 2006 et 2010 : on le voit ainsi camper le père, agent immobilier peu scrupuleux, de Romain Duris dans De battre, mon coeur s'est arrêté, et un terrifiant parrain de la pègre corse dans Un prophète, Grand Prix au Festival de Cannes 2009 et également récompensé par 9 César en 2010. Entre-temps, il s'essaie pour la première fois à la réalisation en dirigeant Yvan Attal dans le drame politique Le Candidat (2006) et s'intègre au riche casting du film de Julian Schnabel, Le Scaphandre et le papillon où il côtoie entre autres Mathieu Amalric, Emmanuelle Seigner, Patrick Chesnais, Marina Hands et même Max von Sydow.

Il apparaît ensuite dans L'Affaire Farewell (2009), un thriller d'espionnage avec Guillaume Canet et Emir Kusturica, puis dans L'Homme qui voulait vivre sa vie (2010), un drame existentiel où il donne la réplique à Romain Duris. Sa prestation lui vaut d'ailleurs d'être nommé une nouvelle fois au César du Meilleur second rôle. En 2011, on le retrouve en tête d'affiche dans Je n'ai rien oublié aux côtés de Gérard Depardieu puis dans Tu seras mon fils où il joue un charismatique viticulteur. Il rejoint parallèlement le casting de Cheval de guerre, fresque internationale signée Steven Spielberg.

En 2012, trois ans après Un prophète, Niels Arestrup retrouve Tahar Rahim dans À perdre la raison, une libre adaptation de l'affaire Geneviève Lhermitte, du nom de cette mère ayant assassiné ses cinq enfants en 2007. Présenté au festival de Cannes en 2012 dans la catégorie "Un certain regard", le film remporte le prix d'interprétation féminine grâce à la performance saisissante d'Emilie Dequenne. A nouveau dans la peau d'un être immonde et manipulateur, l'acteur livre une prestation intense dont lui seul a le secret. 

L'année 2014 est particulièrement dense pour Niels Arestrup : il remporte tout d'abord le César du meilleur acteur dans un second rôle pour Quai d'Orsay de Bertrand Tavernier, où il interprète Claude Maupas, un chef de cabinet ministériel. L'acteur reste ensuite dans le domaine politique avec Diplomatie où il se livre à un face-à-face tendu avec André Dussollier. L'interprétation des deux hommes dans ce duel historique est unanimement saluée. Enfin, après avoir joué un redoutable criminel qui s'évade de prison et séquestre Gérard Lanvin dans 96 heures, il campe, dans La Dune, un inspecteur spécialisé dans les disparitions tentant de définir l'identité d'un sans-papiers qui reste mystérieusement muet.

En 2015, dans Papa Lumière, Niels Arestrup se glisse dans la peau d'un père bourru et distant tentant d'apprendre à connaître sa fille, lorsque tous deux sont rapatriés d'urgence d'Abidjan vers un centre d'accueil niçois. Parallèlement à ses prestations cinéma, Niels Arestrup s'oppose à Kad Merad dans la première saison de la série politique à succès Baron noir (2016). Second rôle dans Vue sur mer (Angelina Jolie) et Au revoir là-haut (Albert Dupontel), l'acteur tend à se faire plus rare sur les écrans. Il tient toutefois début 2021 le haut de l'affiche de Villa Caprice, où il incarne un avocat aguerri ayant une étrange relation avec son client, l'un des patrons les plus puissants de France (Patrick Bruel). Ses dernières apparitions seront dans la série policière Les Papillons noirs aux côtés de Nicolas Duvauchelle et Divertimento, l'histoire émouvante d'une cheffe d'orchestre, sortis respectivement en 2022 et 2023.

Boulevard de la mort : Kurt Russell n'était pas le premier choix de Quentin Tarantino

Boulevard de la mort de Quentin Tarantino, produit par Grindhouse, possède certainement l’une des listes les plus fascinantes de stars qui auraient pu devenir la tête d’affiche du film : on parle de Sylvester Stallone, Willem Dafoe, John Travolta, Mickey Rourke, Kal Penn et de nombreux autres acteurs notables qui étaient tous pressentis pour le rôle du cascadeur Mike avant que Kurt Russell ne décroche le rôle.

Boulevard de la mort s’appuie fidèlement sur son esthétique kitsch et son postulat absurde : du Tarantino, audacieux comme jamais, avec un peu moins de budget. Mais la puissance du film est due en grande partie à la performance effrayante de Kurt Russell.

Bien sûr, les changements de casting ou les rumeurs de rôles attribués à un autre acteur sont choses courantes dans le domaine. Quentin Tarantino a toutefois tendance à savoir ce qu’il veut et a un talent particulier pour choisir ses acteurs principaux, donc quand il écrit un rôle, on peut s’attendre à ce qu’il ait quelques noms en tête – même si cela ne se concrétise pas toujours.

En voyant la liste des stars potentielles pour Boulevard de la mort, il est difficile d’imaginer une mauvaise performance de la part d’aucun de ces acteurs, chacun aurait transformé Mike en un personnage radicalement différent. Cela dit, Mickey Rourke était le premier choix de Tarantino comme il l’a lui-même révélé mais une incompatibilité d’emploi du temps n’a pas rendu possible cette collaboration.

D’une certaine manière, Mickey Rourke aurait fait un cascadeur Mike presque parfait, de par son physique brut qui fait du protagoniste cette force imposante dans le film : après tout, il ressemble à un gars qui peut prendre des coups et rester debout. Des années de boxe ont laissé à l’acteur des dommages au visage importants, lui donnant l’apparence de quelqu’un qui a traversé des moments difficiles, ce qui serait un physique parfait pour un ancien cascadeur.

“Mon premier choix était Mickey Rourke. Cela allait être Mickey et Mickey voulait le faire, mais ensuite ses agents ont commencé… Eh bien, ses agents ont dit : ‘Ils ont besoin de Mickey.’ Et ils ont commencé à nous faire chier”, a déclaré le cinéaste, très cash, au micro de The Hollywood Reporter en 2021.

“Ça se passait au moment où Robert [Rodriguez] faisait son film Planet Terror. Ses agents nous faisaient poireauter. J’ai dit quelque chose comme : ‘Voici notre offre. Vous avez jusqu’à 9h vendredi pour accepter ou refuser l'offre.’ Et ils ont laissé passer la deadline.”

C’est donc Kurt Russell qui a hérité du rôle, un choix finalement idéal pour le rôle principal – un rôle qui est l’une de ses meilleures performances également. Il a depuis retrouvé Tarantino sur son western glacial Les Huit Salopards et a également joué un petit rôle Once Upon a Time… in Hollywood.

29 novembre 2024

Ce rapport compliqué de Philippe Katerine à l’argent

Philippe Katerine a opté pour la transparence. Dans les colonnes de Madame Figaro ce vendredi 29 novembre, il a répondu à de nombreuses questions, concernant son quotidien. L’une d'entre elles concerne un “sujet qui le met hors de lui” et c’est sans hésitation que l’humoriste a déclaré : l’argent. Toutefois, dans un contexte très précis, comme il l’explique. “Je suis mal à l’aise quand les gens parlent d’argent” , a-t-il lancé avant d’ajouter : “Cela vient de mon enfance : mon père le faisait souvent pour des raisons qui lui appartenaient, mais que je ne partage pas”. Contrairement à son père, Philippe Katerine ne souhaite pas l’aborder.

Philippe Katerine précise que, lorsque le sujet de l’argent est évoqué durant un repas, il préfère quitter la table plutôt que de rester. Si dévoiler ses revenus n’est pas un problème pour lui, l’humoriste semble estimer que les repas ne sont pas faits pour discuter de sujets aussi complexes. Pour certains, l'argent peut être une source de problèmes voire d’anxiété et Philippe Katerine préfère éviter d’en parler ouvertement. Un choix que ses proches semblent respecter et que l’humoriste applique à la lettre. 

L'argent n’est pas un sujet tabou pour Philippe Katerine. S’il préfère éviter de l'évoquer lorsqu’il est à table, il n’hésite pas à le faire lors d'interviews. Sa prestation durant la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024 a été très remarquée puisque c’est lors du tableau festivités qu’il est apparu. Dans une interview accordée à Konbini, Philippe Katerine avait évoqué le montant qu’il avait perçu. "J’ai été payé 200 euros”, a-t-il lancé avant de poursuivre :  “Je ne sais pas combien ont été payés les autres, j’espère que c’est à égalité".

Philippe Katerine a été cash sur le sujet : "En même temps, je m’en fous. L’idée n’était pas de se faire de l’argent quand j’ai dit 'oui' à ça". En participant à cette cérémonie, l’humoriste avait un but précis : “faire quelque chose d’excitant et transmettre un message de paix”, a-t-il déclaré. Peu importe le montant qu’il percevait, l’humoriste ne souhaitait pas refuser une telle opportunité. Pour rappel, il avait performé sur une table dont l'image a été comparée à La Cène, peinture de Léonard de Vinci. Un moment qui a fait l’objet de vives critiques.  

Durant cette interview, Philippe Katerine a opté pour la transparence. Il a notamment évoqué son quotidien, affirmant être très heureux. “Je le suis au point que ça en est presque honteux”, a-t-il confié. L'humoriste précise ensuite être venu à ses premiers amours. “La peinture, le dessin et les collages car, à mes débuts, j’ai étudié les arts plastiques à l'université de Rennes”, fait-il savoir. Philippe Katerine précise également avoir monté une exposition intitulée Mignonisme qui a débuté au Bon Marché et qui se trouve désormais en Chine. “Je ne suis pas musicien à plein temps : j’aime des personnalités comme celles de Jean-Paul Belmondo, qui se glissait dans une multitude de personnages”, a-t-il conclu.

Catherine Davydzenka privée de jupes à cause de ses profs

Connue pour son rôle d'Hortense Rochemont dans la série Ici tout commence, Catherine Davydzenka était l'invitée du podcast Dhombres et de lumières, ce vendredi 29 novembre. L'occasion pour la comédienne de revenir sur ses projets professionnels, sa relation avec son compagnon Stéphane Blancafort, mais aussi son enfance.

Depuis qu'elle est jeune Catherine Davydzenka avoue ne pas se rendre compte de sa beauté naturelle et de ses atouts physiques. "Je n’ai jamais eu conscience de mon potentiel de séduction, même aujourd’hui", observe-t-elle. Pourtant, à l'école, elle recevait déjà des remarques. Non pas de la part de ses camarades de classe, mais de ses professeurs...

Elle explique que son apparence lui a "valu beaucoup de problèmes". "Apparemment, les autres en ont eu conscience pour moi. Même à l’école, avec mes professeurs, ça se passait très mal. À 12 ou 13 ans, j’ai eu droit à des convocations de profs qui me disaient qu’il fallait que je m’habille autrement, que je n’avais pas le droit de porter des jupes, ni des débardeurs, que ça excitait les garçons et qu’ils étaient déconcentrés par ma présence", se souvient-elle.

Elle ajoute : "Et moi, je ne comprenais pas pourquoi, car je ne connaissais même pas la notion de désir à l’époque !". Les professeurs appuyaient sur le fait que ses tenues vestimentaires pouvaient être un danger pour elle en dehors de l'école. "Ils me disaient que, même pour moi, je ne me rendais pas compte ! Que j’allais me faire agresser dans la rue, alors que je ne savais même pas ce que ça voulait dire", raconte l'actrice de 26 ans.

Avec sa notoriété, Catherine Davydzenka est la cible de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux. Des commentaires au sujet de son physique qu'elle tente, tant bien que mal, d'ignorer. "La plupart du temps, je m’en fiche. Sauf lorsque cela génère des injustices toujours aussi incompréhensibles à mes yeux", lâche-t-elle.

"Pour moi, la notion de beauté est subjective. Mais, parfois, la vision des autres est dure à porter, surtout quand on n’a pas la même qu’eux ! J’ai eu beaucoup de difficultés, plus jeune, à me détacher de l’image que l’on voulait me coller à la peau, cette espèce de figure de la féminité qui ne me correspondait pas du tout. Mais c’était il y a longtemps !", conclut-elle finalement dans le podcast.