04 juillet 2022

Simone Veil : le film sur sa vie se dévoile dans une bande-annonce

Les premières images de Simone, le voyage du siècle, le film réalisé par Olivier Dahan consacré à Simone Veil, viennent d’être révélées. Dans la bande-annonce du long-métrage attendu le 12 octobre prochain au cinéma, on découvre certaines scènes clés de son destin, recréées pour l’occasion : son élection historique en tant que première femme Présidente du Parlement Européen, son poignant retour à Auschwitz en 2004 ou encore son meeting perturbé par des militants d’extrême droite, lors duquel elle avait lancé un retentissant : “Vous ne me faîtes pas peur, j’ai survécu à pire que vous !”

Pensé comme un portrait impressionniste de la femme que fut Simone Veil, le film veille à ce que chacun puisse comprendre comment le passé a forgé les combats de cette icône de la lutte féministe et humaniste. Cinq ans après sa disparition, l’objectif est aussi d’offrir aux plus jeunes générations un témoignage de son engagement, afin de faire perdurer sa mémoire et ses idées. Le long-métrage souligne à quel point ses actions ont été déterminantes, et le sont aujourd’hui encore pour chacun et chacune d’entre nous.

Incarnée à l’écran selon l’époque par Rebecca Marder (Les Goûts et les couleurs, Une jeune fille qui va bien) et Elsa Zylberstein (L'Amour c’est mieux que la vie, Tout nous sourit), celle qui a porté tant de combats est montrée ici sous un angle plus intime, dans son couple ou en famille.

On retrouve aussi Mathieu Spinosi (Les Souvenirs) et Olivier Gourmet (L’exercice de l’Etat) dans le rôle d’Antoine Veil, son mari, ainsi que le binôme Esther Valding (Demain nous appartient) et Sylvie Testud (Stupeur et tremblements) dans la peau de Marceline, sa meilleure amie rencontrée dans les camps de la mort. Et ce sont Elodie Bouchez et Judith Chemla qui prêtent respectivement leurs traits à sa mère Yvonne Jacob, et à sa sœur Milou.

Simone, le voyage du siècle, au cinéma le 12 octobre 2022. 

Pour Lily Allen, le droit à l’avortement n’a pas à être justifié par des raisons extrêmes

Il y a une semaine, Lily Allen est montée sur scène avec Olivia Rodrigo pour interpréter son classique Fuck You.

Une façon, pour la chanteuse britannique, de répondre à l’abrogation par la Cour Suprême de l’arrêt Roe V. Wade qui garantissait l’accès à l’avortement aux États-Unis.

Depuis cette décision, de nombreuses personnes se sont insurgées en mettant en avant des situations extrêmes justifiant un avortement, comme les grossesses extra-utérines où celles qui font suite à un viol. Mais pour Lily Allen, il n’y a pas besoin de mettre en avant de tels cas pour s’opposer à ce recul des droits fondamentaux outre-Atlantique. Pour elle, l’avortement est avant tout un choix qui n’a en aucun cas à être justifié.

« J’aimerais que les gens arrêtent de poster des exemples de raisons exceptionnelles justifiant des avortements », a écrit Lily Allen dans une Story Instagram relayée par NME. « La plupart des gens que je connais, moi incluse, ne voulaient juste pas avoir un putain de bébé. Et cette raison est suffisante ! Nous n’avons pas à le justifier. »

Lily Allen est mère de deux filles, Ethel et Marnie, toutes deux nées de son union avec son ex-mari Sam Cooper. Elle partage aujourd’hui sa vie avec la star de Stranger Things David Harbour.

Whoopi Goldberg a un message pour le juge de la Cour suprême américaine Clarence Thomas

Whoopi Goldberg est, comme bien d’autres personnalités, affligée par les récents propos du juge de la Cour suprême américaine Clarence Thomas. Alors que la plus haute institution judiciaire des États-Unis vient d’abroger l’arrêt Roe vs Wade qui garantit constitutionnellement le droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) outre-Atlantique depuis 1973, l’homme de loi a évoqué son souhait de revoir d’autres décisions de la Cour, notamment l’accès à la contraception et le mariage pour tous.

Et la star de Sister Act de se demander jusqu’où ira ce détricotage des droits fondamentaux au nom du respect à la lettre de la Constitution américaine.

« Qu’est-ce qui va suivre ? Comme Clarence Thomas l’a signalé, ils voudraient se débarrasser de la contraception. Vous y comprenez quelque chose, Monsieur ? Non, parce que vous n’avez pas à l’utiliser. Vous feriez mieux d’espérer qu’ils ne s’en prennent pas à vous la prochaine fois, Clarence, en disant que vous ne devriez pas être marié à votre femme qui se trouve être blanche », a déclaré Whoopi Goldberg sur le plateau de The View, faisant référence à l’arrêt Loving vs Virginia qui autorise les mariages interraciaux aux États-Unis depuis 1967.

« Nous n’étions pas non plus dans la Constitution. Nous ne sommes même pas des gens dans la Constitution », a-t-elle enchaîné, rappelant que le texte fondateur de la démocratie américaine a été écrit sans prendre en compte la population noire, qui était alors réduite en esclavage. « Vous feriez mieux d’espérer que personne ne dise que vous ne faites pas partie de la Constitution. Vous en revenez à être une personne de second ordre, parce que ça ne va pas fonctionner non plus. »

Machine Gun Kelly raconte le moment où il a voulu se suicider alors qu’il était au téléphone avec Megan Fox

Machine Gun Kelly a été à deux doigts de se tirer une balle dans le crâne alors qu’il était au téléphone avec Megan Fox. Un épisode cauchemardesque que l’artiste a tenu à raconter dans Life in Pink, un documentaire Hulu qui lui est consacré. Ce soir de juillet 2020, date anniversaire de la sortie de son album Hotel Diablo, le chanteur venait de perdre son père.

« Je n’arrivais pas à sortir de ma chambre et je commençais à avoir des idées très, très, très sombres. Megan était partie en Bulgarie pour tourner un film, et j’ai commencé à être méchamment paranoïaque. Genre, j’étais persuadé que quelqu’un allait venir pour me tuer », raconte-t-il dans un extrait du film relayé par Page Six, ajoutant qu’il dormait toujours avec un fusil près de son lit.

« J’ai appelé Megan. Je lui ai dit, “Tu n’es pas là pour moi”. Je suis dans ma chambre et je pique une crise contre elle. Mec, j’ai mis le fusil dans ma bouche. Et je criais dans le téléphone avec le canon dans la bouche. J’ai armé le flingue et la balle, en remontant, s’est juste coincée. Megan était silencieuse comme une morte », a poursuivi Machine Gun Kelly.

C’est alors que Megan Fox a su rassurer celui qu’elle considère aujourd’hui comme son âme sœur, en lui exprimant son envie de se marier avec lui. « Je me suis dit que j’avais vraiment besoin d’arrêter les drogues pour de vrai cette fois-ci », ajoute enfin Machine Gun Kelly, qui confiait fin 2020 avoir débuté une thérapie pour en finir avec ses addictions. Et un an plus tard, il déclarait à E! News : « Désormais, ma drogue de prédilection est le bonheur et le dévouement à l’art, plutôt que le dévouement à un vice qui, je le croyais, était nécessaire à l’art ».

Laura Prepon évoque sa décision d’avoir eu recours à l'IVG

Face à la décision de la Cour suprême des États-Unis de supprimer l’arrêt Roe v. Wade qui garantissait constitutionnellement le droit à l’avortement outre-Atlantique depuis 1973, Laura Prepon a décidé de parler de sa propre interruption volontaire de grossesse et les raisons qui l’ont poussée à faire ce choix.

« L’un des pires jours de ma vie est celui où j’ai fait le choix d’interrompre ma grossesse au second trimestre », a écrit la star d’Orange is the New Black dans un post Instagram, en légende d’une photo d’elle devant un ciel nuageux traversé par un arc-en-ciel.

« La vérité dévastatrice était que nous avions découvert que le fœtus n’aurait pas survécu à terme et que ma survie était également menacée. A ce moment-là, j’avais le choix. »

Avec ce témoignage, Laura Prepon entend avant tout rappeler que l’avortement n’est jamais un choix fait à la légère.

« Tout le monde a sa propre histoire qui explique le recours à cette procédure médicale et je compatis avec quiconque a fait face à cette décision impossible », a poursuivi l’actrice. « Je prie pour chacune de nous, que nous puissions traverser ce moment de défi et reprendre le contrôle de nos propres corps. »

Londres : Adele interrompt son concert pour venir en aide à un fan

Un œil indéfectible. Ce vendredi, Adele se produisait devant des milliers de personnes à Londres dans le cadre du festival BST Hyde Park. En plein milieu de son concert, alors qu’elle s’apprêtait à entamer le septième morceau de sa setlist, la chanteuse a demandé à son groupe de cesser de jouer. « Attendez, arrêtez, arrêtez, arrêtez », s’est-elle exclamée après avoir seulement prononcé les quatre premiers mots de son titre Skyfall.

« Est-ce que vous avez besoin de la sécurité là-bas ? », a-t-elle demandé à l’attention d’une dizaine de personnes qui levaient les bras en l’air. « En plein milieu, là, vous voyez où ils font tous des signes de la main ? Vous les voyez ? Vous pouvez y aller ? », a-t-elle poursuivi en s’adressant aux agents. « Ils arrivent, ils arrivent. Que tout le monde dégage le passage, s’il vous plaît », a continué la chanteuse sous les applaudissements du reste de la foule.

Après s’être assurée que la personne en besoin d’aide avait pu être prise en charge, Adele a tourné les talons pour retourner à sa position initiale. « Ok, recommençons », a-t-elle lancé avant que les notes de la bande originale de James Bond résonnent à nouveau.

Ce concert marquait le retour d’Adele sur scène après la sortie de son quatrième album et l’annulation de sa résidence à Las Vegas. À son arrivée sur scène, la chanteuse n’est d’ailleurs pas parvenue à retenir ses larmes. « Oh, je suis tellement heureuse d’être ici », s’est-elle émue sans même pouvoir terminer la première phrase de son tube Hello.

Billie Eilish s’est longtemps sentie prisonnière de son image et ne savait pas qui elle était

En devenant en quelques années l’une des artistes les plus demandées au monde, Billie Eilish a souvent senti qu’elle ne maîtrisait pas son image à un âge où il est commun d’être en recherche d’identité.

« Avant ça, j’étais un certain type de personne, je portais un certain type de vêtements et je faisais un certain type de musique… Et ça me hantait, parce que les gens pensaient uniquement à moi à travers une seule dimension et je n’aimais pas ça. J’avais l’impression d’être piégée dans ce personnage que les gens voyaient en moi, et alors je l’ai complètement changé pour emmerder le monde », a expliqué la chanteuse de 20 ans au NME, faisant référence à son changement radical de look pour la promotion de son album Happier Than Ever et la couverture de British Vogue.

« Je voulais être quelqu’un de variée et me sentir désirable, me sentir féminine et masculine – et je voulais me le prouver aussi. Désormais, je me sens enfin à l’aise avec la personne que je suis et le fait d’être toutes ces choses à la fois », a poursuivi Billie Eilish qui est désormais bien décidée à reprendre le contrôle de son existence.

« Je ne veux pas vivre de la façon dont je vivais l’an passé. Je veux vivre différemment. Je veux plus m’écouter et suivre mon instinct. L’an passé, j’étais un peu complaisante dans ma vie et j’acceptais des choses qui n’étaient pas très épanouissantes et je veux changer ça. »

Alors maintenant, Billie Eilish peut se dire, en toute sincérité, plus heureuse que jamais.

Chris Pratt dément appartenir à l'église Hillsong et être une personne très religieuse

Chris Pratt l’assure, il n’est pas une personne très religieuse, et fait encore moins partie de la très conservatrice église Hillsong connue pour accueillir de nombreuses célébrités à Los Angeles.

La rumeur de l’appartenance de la star de Jurassic World à ce groupe évangéliste remonte à 2018, lorsqu’il avait remercié Dieu lors de son discours des MTV Movie Awards. Mais à entendre Chris Pratt, sa foi n’a rien d’extrémiste.

« La religion a été super oppressive pendant longtemps. Je ne savais pas que je deviendrais en quelque sorte l’égérie de la religion alors que je ne suis vraiment pas une personne religieuse », a-t-il assuré lors d’un entretien accordé à Men’s Health.

« Je pense qu’il y a une distinction entre être religieux, c’est-à-dire adhérer aux coutumes créées par l’homme, s’appropriant souvent l’admiration réservée à un Dieu qui existe vraiment, selon moi, et l’utiliser pour contrôler les gens, leur soutirer de l’argent, abuser des enfants, voler des terres, justifier la haine », a poursuivi Chris Pratt.

Déjà en 2019, l’acteur avait dû répondre aux attaques d’Elliot Page qui l’avait directement accusé d’être membre de l’église Hillsong, dénonçant au passage la ligne « tristement anti-LGBTQ » de l’organisation. Christ Pratt avait alors assuré que l’église dont il était membre ouvrait « ses portes à absolument tout le monde ».

Lors de cette interview, il a concédé faire partie de la Zoe Church, une église dont le pasteur Chad Veach proférerait des discours pas si éloignés de ceux distillés à la Hillsong Church.

La musique de Beyoncé a aidé Lizzo à prendre confiance en elle et à vaincre la dépression

La musique de Beyoncé a toujours été un remède efficace pour Lizzo lorsqu’elle traversait des moments difficiles.

« Quand j’étais timide ou quand je ne me pensais pas cool, et aussi quand je me faisais harceler, j’écoutais Beyoncé dans ma chambre et ça me transportait. Je ressentais quelque chose. J’avais l’impression que ma vie allait s’arranger », s’est souvenue l’artiste qui participait à l’émission Carpool Karaoke, n’hésitant pas à parler de Beyoncé comme de son « étoile polaire ».

Et de nouveau, quand Lizzo luttait contre la dépression et avait décidé d’abandonner la fac, la musique de la reine du RnB lui a été d’un grand secours.

« Je chantais tout le temps [l’album] B’Day, et je me répétais juste que j’allais devenir chanteuse. Ce qu’elle fait ressentir aux gens, c’est ce que je veux faire ressentir aux gens avec ma musique », a poursuivi Lizzo.

Alors l’interprète de Juice espère désormais que Beyoncé, qu’elle n’a malheureusement jamais rencontrée, verra l’émission afin qu’elle sache à quel point elle l’admire. Si ce n’est pas le cas, il y a de grandes chances qu’elle jette une oreille à Special, le nouvel album de Lizzo qui sort le 15 juillet prochain.

Le metteur en scène et cinéaste britannique Peter Brook est décédé

C'était l'un des plus grands noms du théâtre contemporain... Le metteur en scène Peter Brook nous a quittés ce samedi 2 juillet 2022. Il avait 97 ans. Si son nom est associé à la scène, Brook a également réalisé quelques incursions remarquées dans le cinéma, signant notamment une hallucinante transposition de Marat/Sade et une brutale adaptation de Sa Majesté des mouches, d'après le chef-d'oeuvre de William Golding.

La passion de Peter Brook pour la scène remonte à son plus jeune âge, lorsqu'il se met lui-même en scène à l'âge de sept ans dans Hamlet, en jouant devant sa famille. Après ses études à Oxford, il passe rapidement à la mise en scène pour la Royal Shakespeare Academy, avec Peine d'amour perdu (1946) ou encore Mesure pour mesure (1950). En 1953, il réalise son premier film : The Beggar's Opera, dans lequel il dirige une légende du théâtre et du 7e Art, Laurence Olivier.

En 1962, Peter Brook est nommé directeur de la Royal Shakespeare Company, poste qu'il occupera durant vingt ans. L'année suivante, il souhaite adapter le roman de William Golding, devenu un classique de la littérature : Sa Majesté des mouches. L'inexpérience de l'équipe du film n'empêche pas l'oeuvre, en lice pour l'Ours d'Or au Festival du film de Berlin, de connaître un grand succès en salles. Décloisonnant les genres, le cinéaste met souvent en scène des pièces ou des fictions au théâtre qu'il adapte ensuite au cinéma. C'est le cas en 1966 de Marat-Sade, pour lequel il remporte le Tony Award du Meilleur réalisateur à Broadway. En 1971 à Paris, il fonde le "Centre International de Recherche Théâtral" (CIRT), lequel devient lors de l'ouverture du Théâtre des Bouffes du Nord, le "Centre International de Créations Théâtral" (CICT). Son immense contribution pour le théâtre, britannique en particulier, est récompensée en 1983 par le prestigieux Laurence Olivier Theatre Award for Outstanding Contribution.

Avec La Tragédie de Carmen, une adaptation de l'opéra de Bizet, Peter Brook signe sa première collaboration avec le scénariste Jean-Claude Carrière. Ils travaillent à nouveau ensemble sur Le Mahabharata (1988), un projet pharaonique qui raconte la douloureuse naissance du monde d'après l'un des textes fondateurs de l'Hindouisme, composé de 100 000 stances divisées en 18 chapitres. D'abord monté pour le théâtre, l'oeuvre est ensuite adaptée au cinéma dans une version de 3h, et plus de 5h pour la télévision.