06 mars 2022

Il était une fois en Amérique, ce soir sur Arte : le film a été sabordé par les studios

Immense film testament de Sergio Leone, Il était une fois en Amérique fut malheureusement un cuisant échec commercial à sortie américaine, puisqu'il ne rapporta que 2,5 millions de dollars sur un budget colossal pour l'époque, de près de 40 millions.

En fait, cet échec commercial fut en grande partie dû à sa mutilation. Contractuellement, Leone était tenu auprès de Warner de livrer un montage ne dépassant pas les 2h45. Si le cinéaste caressait initialement l'idée de livrer un montage de 6h en deux parties, il livra finalement une version de 4h25. Le studio et le producteur du film, Arnon Milchan, furent horrifiés, et refusèrent naturellement ce montage.

De son propre chef, Sergio Leone coupa quelques scènes pour aboutir à ce qui deviendra plus tard la version européenne de 3 h 49, version qu'il ne pouvait se résoudre à réduire encore davantage sans que cela n'entrave la logique narrative. La Major et le producteur passèrent outre les souhaits de Leone, et rabotèrent le film jusqu'à une durée de 2h19 pour son exploitation américaine.

Le résultat, critique et commercial, fut un désastre. Non seulement le film fut réduit de moitié, mais tout fut replacé dans l'ordre chronologique, ce qui dénatura complètement l'oeuvre, car c'est aussi ce qui en faisait sa force. Leone en fut logiquement profondément déprimé et meurtri.

C'est en Europe, et particulièrement en France, que le film fut ainsi exploité dès le début dans sa version de 3h49. Mais si les critiques furent pour le coup très élogieuses, le film n'attira que 1,5 millions de spectateurs. Très (très) loin derrière les 15 millions d'Il était une fois dans l'Ouest.

En 2011, la cinémathèque de Bologne, très active dans les brillantes restaurations de films, travaillait justement sur une restauration de la version d'origine du chef-d'oeuvre de Sergio Leone, jusqu'alors invisible, et en accord avec les enfants du cinéaste qui en avaient acquis les droits. Ce sont pas moins de 40 minutes inédites qui furent ainsi ajoutées aux 229 min du montage actuellement connu, portant la durée du film à 4h20. Un pur concentré de bonheur pour les cinéphiles vénérant l'oeuvre de Leone. Et ils sont nombreux.

05 mars 2022

Adriana Karembeu : son bouleversant message sur la guerre en Ukraine

Un conflit qui touche tout le monde. Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie débutée le 24 février dernier, la guerre fait rage dans le pays de l'est de l'Europe. Des centaines de milliers d'Ukrainiens ont déjà dû quitter leur maison, leur pays, pour partir se réfugier dans les pays voisins comme la Pologne ou la Moldavie. Une situation humanitaire potentiellement catastrophique à laquelle les célébrités ne sont pas insensibles. Mardi dernier, c'est Pierre Richard qui publiait un bouleversant message sur son compte Twitter : "Je plains le peuple ukrainien que j’aime et qui meurt. Je plains le peuple russe, que j’aime autant, entraîné contre son gré dans ce conflit d’une totale absurdité.  N’a-t-on retenu aucune leçon du passé ?" écrivait le comédien de 87 ans. Même inquiétude du côté d'Amel Bent, qui a félicité les Polonais pour leur accueil des réfugiés ukrainiens ces dernières semaines dans sa story Instagram.

Pour Adriana Karembeu, la situation est des plus dramatiques. Il faut dire que l'ancienne reine des podiums est engagée depuis plus de 20 ans auprès des équipes de la Croix-Rouge française, dont elle est devenue l'ambassadrice et surtout le visage auprès des Français. Alors forcément pour la grande blonde au cœur encore plus grand, le moment est grave. Sur son compte Instagram, l'ex-femme du footballeur Christian Karembeu a partagé une photo de bénévoles de la Croix-Rouge en pleine action auprès des réfugiés ukrainiens. "J'ai le cœur lourd lorsque je vois la situation en Ukraine, et ces millions de personnes cherchant un abri ou fuyant leur pays" écrit-elle avec émotion en légende de sa publication. Adriana Karembeu encourage ensuite ses abonnés à participer à l'aide humanitaire envoyée par son association pour soutenir les équipes sur place grâce à leurs dons. Une région qu'elle connaît bien, puisqu'elle est née à quelques centaines de kilomètres de l'Ukraine, à Brezno en Slovaquie.

Pete Doherty : pourquoi l'artiste a eu peur de devenir sobre

Pete Doherty a eu deux vies. L'artiste de 42 ans s'est fait connaître au début des années 2000 grâce à son groupe de rock, The Libertines. Toutefois l'ex-compagnon du top model Kate Moss a également fait couler l'encre des journaux pour des raisons plus personnelles. Sur fond de clashs avec les autres musiciens de la troupe et de drogue, le jeune homme de l'époque se perd quelque peu. "Je prenais ma guitare et j’écrivais un morceau et je me disais que ouais, ça résolvait mes problèmes, personne ne pouvait rien me dire. Mais ça a cessé de fonctionner. Donner des concerts est devenu un cauchemar, et tous mes morceaux étaient si sombres, comment étais-je supposé les jouer si je n’étais pas défoncé ? C’est là que j’ai su que j’avais besoin d’aide. Je suis allé aussi loin que je le pouvais. La prochaine étape, si je ne me faisais pas aider, c’était de me suicider. J’en étais arrivé là" avait-il alors confié au journal britannique The Independent en 2014 tandis qu'il suivait une cure de désintoxication en Thaïlande.

Loin du faste d'antan et du Royaume-Uni, le disciple d'Oscar Wilde vit sa nouvelle vie en Normandie, région dans laquelle il a élu domicile en compagnie de son amoureuse, Katia De Vidas, musicienne et fille du producteur Jean-Paul De Vidas. Dans un entretien pour Le Parisien, le quadragénaire raconte pourquoi sa période de sobriété a été difficile, au début. "J’étais en pleine cure de désintoxication, bien physiquement, heureux, mais spirituellement, créativement, j’étais à sec et un peu perdu. J’avais passé vingt ans à créer sous l’emprise des drogues et je ne savais plus si j’y arriverais en étant sobre… Frédéric (Ndlr : Frédéric Lo) est arrivé et il m’a sauvé. C’est rare de rencontrer quelqu’un à la fois créatif et technique, qui sait composer des chansons, les arranger et les produire" explique Pete Doherty. Le résident d'Étretat sort un nouvel album The Fantasy Life of Poetry & Crime, le 18 mars prochain.

Mort de l'acteur Mitchell Ryan à l'âge de 88 ans

Les nouvelles se suivent et se ressemblent tristement. Alors que la France pleure la disparition de son présentateur télévisé préféré - Jean-Pierre Pernaut est décédé à 71 ans le 2 mars dernier -, les Etats-Unis viennent eux aussi de perdre une personnalité qui leur est chère. Il s'agit de l'acteur Mitchell Ryan, principalement connu pour avoir incarné le général McAllister, le grand méchant du premier volet de L'Arme fatale, sorti en 1987. L'acteur s'est éteint ce vendredi 4 mars à l'âge 88 ans, comme l'a révélé sa belle-fille dans les colonnes du Hollywood Reporter.

Né le 11 janvier 1934 à Cincinatti, Mitchell Ryan n'avait débuté sa carrière d'acteur qu'à la fin des années 1950. Il avait auparavant servi dans l'armée, la Marine plus précisément. C'est par la série Dark Shadows qu'il avait finalement été révélé au grand public, avant de jouer en 1973 dans le western de Clint Eastwood, L'Homme des hautes plaines. La même année, il avait tenu le rôle principal de la série Chase.

Bien qu'il ait plusieurs fois joué au cinéma - notamment au côté de Jim Carrey dans Menteur, menteur (1997) -, c'est surtout pour ses rôles sur le petit écran qu'était connu Mitchell Ryan. Dans les années 1980, il avait joué dans de très nombreuses séries telles que Dallas, Pour l'amour du risque, L'agence tout risque ou Riptide.

Il avait également joué des rôles plus dramatiques, notamment dans la mini-série sur la guerre de sécession, Nord et Sud puis à la fin des années 1980, dans Santa Barbara. Mais s'il est un visage si familier des téléspectateurs, c'est avant tout grâce à ses apparitions dans Les Craquantes, Rick Hunter, Arabesque ou encore Le Rebelle. Côté vie privée, Mitchell Ryan avait épousé Lynda Morse en 1972, avant de divorcer quelques années plus tard. Le couple avait eu trois enfants.

Guerre en Ukraine : le producteur ukrainien Denis Ivanov demande le boycott des films russes

Il faut arrêter de soutenir la Russie et boycotter ses films. Voilà, en substance, le point de vue de Denis Ivanov. Le producteur ukrainien, connu pour les films Donbass, The Tribe et Black Level, notamment, s’est livré à une charge violente contre la guerre lancée par Vladimir Poutine dans son pays. Évoquant clairement un « génocide contre les Ukrainiens », il insiste pour que l’industrie du cinéma ne se rende plus complice du gouvernement russe.

« La plupart des réalisateurs russes de "l’opposition" ne peuvent travailler que parce qu’ils ont été autorisés à le faire par le régime de Poutine. Ils ont leur rôle dans la pièce, écrite et mise en scène au Kremlin. La présentation de leurs œuvres lors de festivals de cinéma n’a qu’un seul but : montrer faussement que la Russie fait partie du monde dit civilisé. À l’intérieur de la Russie, chaque participation d’un film à un festival de cinéma serait le signe que "les affaires continuent", même en période de massacres de civils ukrainiens », écrit le producteur dans une lettre ouverte relayée par Variety.

Denis Ivanov va également jusqu’à encourager les réalisateurs russes à se joindre au mouvement, en refusant de représenter la Russie lors des festivals. « Refuser de représenter leur pays dans les événements internationaux et faire une déclaration à ce sujet. Cet acte de solidarité serait le message anti-guerre le plus clair et le plus éloquent pour le monde et les Ukrainiens. (…) Ce n’est pas le bon moment pour les tapis rouges pour nos chers collègues russes », a ajouté le producteur.

Certains festivals internationaux se sont engagés à refuser strictement les films russes, comme ceux de Stockholm et de Glasgow, tandis que le festival de Cannes s’est pour le moment contenté d'annoncer qu’il refuserait « les délégations officielles russes et n’accepte pas la présence de personnes liées au gouvernement russe », tout comme la Mostra de Venise.

« Les professionnels du cinéma ukrainien sont maintenant partis à l’armée, ou aident en tant que volontaires, ou se protègent des missiles russes dans des abris, ou évacuent leurs familles de la zone de guerre. Leur "expression artistique" est limitée par ces circonstances. En leur nom, je demande de soutenir notre boycott du cinéma russe dans toutes les manifestations cinématographiques internationales et dans toutes les organisations internationales jusqu’à ce que le gouvernement russe finisse à La Haye », a conclu Denis Ivanov.

Lady Gaga sera finalement présente aux Oscars, mais pour remettre un prix

Lady Gaga a beau être absente des nommés aux Oscars cette année, ça ne veut pas dire qu’on ne la verra pas pour la grand-messe du cinéma américain. La chanteuse et actrice, dont la performance dans House of Gucci avait été encensée par la critique (mais apparemment pas autant appréciée par ses pairs), fera partie des stars invitées à monter sur scène pour remettre un prix.

« Nous sommes ravis d’accueillir sur la scène des Oscars les premiers membres d’une équipe exceptionnelle qui nous aideront à célébrer le pouvoir du cinéma et à honorer les meilleures œuvres de l’année », a déclaré Will Packer, le producteur de la cérémonie, dans un communiqué relayé par Vulture.

Parmi les autres stars du cinéma qui remettront des prix, on retrouvera notamment Kevin Costner, Zoë Kravitz, Rosie Perez, Chris Rock, et Youn Yuh-jung. Mais attention, la liste ne s’arrête pas là, et devrait s’agrandir dans les jours à venir, d’après l’agence AP.

Cette année, la production a choisi trois présentatrices pour lancer la soirée. Regina Hall, Amy Schumer et Wanda Sykes seront en effet chargées d’animer la remise de prix, qui aurait lieu, comme d’habitude, au Dolby Theatre de Los Angeles.

Le film de Jane Campion The Power of the Dog part favori, avec 12 nominations, suivi de près par Dune, de Denis Villeneuve, qui concourt pour 10 statuettes. La cérémonie sera diffusée en direct aux Etats-Unis sur la chaîne ABC, et en France sur Canal Plus, le 27 mars prochain.

Mick Jagger produit un documentaire en quatre parties sur James Brown

Mick Jagger produit actuellement un documentaire consacré à James Brown pour A & E Network. Baptisé James Brown : Say It Loud, ce programme en quatre parties sera diffusé courant 2023 comme le révèle le NME.

Dans un communiqué, le leader des Rolling Stones s’est dit ravi de participer à ce projet qui reviendra sur le parcours d’une de ses plus grandes idoles. « C’était un showman brillant qui m’a inspiré dès le départ et était profondément engagé dans le mouvement des droits civiques. J’ai toujours admiré James Brown et tant appris de lui », a écrit Mick Jagger.

Pour le batteur Questlove et le rappeur Black Thought, tous deux membres fondateurs des Roots, James Brown n’a pas seulement marqué l’histoire de la musique à jamais. Il a aussi profondément influencé la culture américaine dans son ensemble.

« La vie de James Brown est une histoire cruciale faite de luttes, de rédemption et de foi en sa propre identité et nous sommes honorés d’avoir la chance de la partager », ont écrit à leur tour les deux musiciens.

Michael Douglas incarnera Benjamin Franklin, le père fondateur des Etats-Unis, dans une mini-série Apple TV+

Michael Douglas va incarner Benjamin Franklin dans une mini-série Apple TV+. En plus de camper le rôle de cette figure historique américaine incontournable, l’acteur portera la casquette de producteur exécutif pour cette série adaptée du livre de Stacy Schiff A Great Improvisation : Franklin, France, and the Birth of America.

Comme l’indique le titre de cet ouvrage qui a remporté un prix Pulitzer, la trame se concentrera sur le voyage diplomatique effectué par Benjamin Franklin en France afin d’obtenir un soutien dans la guerre d’indépendance qui opposait les colonies américaines au Royaume-Uni.

Côté écriture, le scénario a été confié à Kirk Ellis qui a notamment travaillé sur une série de 2008 produite par HBO consacrée à John Adams, le second président des États-Unis, et qui avait été largement récompensée lors des Emmy Awards comme le souligne The Hollywood Reporter.

Enfin, c’est Tim Van Patten, autre abonné des Emmy Awards a qui l’on doit certains épisodes des Sopranos et de Boardwalk Empire, qui réalisera cette série sur l’un des pères fondateurs des Etats-Unis.

Présidentielle : Eric Zemmour condamné pour contrefaçon pour son clip de campagne

Le 30 novembre dernier, Eric Zemmour avait utilisé un extrait du film Jeanne d’Arc de Luc Besson ou des bouts de reportages télé pour illustrer son clip de campagne pour la présidentielle. Cela avait créé une vive controverse chez les ayants-droit, qui avaient déposé une plainte pour "contrefaçon de droits d'auteur".

Selon l'AFP, Eric Zemmour et son parti Reconquête ont finalement été condamnés à verser un total de 70 000 euros aux plaignants après l'utilisation non autorisée d'images de films dans son clip. Il s'agit des sociétés Gaumont et EuropaCorp, les réalisateurs Luc Besson et François Ozon ou la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD).

L'équipe du candidat à l'élection présidentielle avait notamment utilisé des extraits des films Jeanne d’Arc de Luc Besson, Un singe en hiver de Henri Verneuil, Dans la maison de François Ozon, Le quai des brumes de Marcel Carné et du documentaire Louis Pasteur, portrait d’un visionnaire.

Eric Zemmour a fait appel de cette décision.

04 mars 2022

Steven Spielberg ressuscitera Bullitt

West Side Story, sorti en décembre dernier, a été un échec cuisant pour Steven Spielberg, récoltant seulement 72 millions de dollars à l'international pour un budget de 100 millions. Pour se consoler, le papa de E.T. tourne en ce moment The Fabelmans, un long-métrage basé sur son adolescence en Arizona.

Après ce projet très personnel, Deadline révèle que le cinéaste serait sur le point de ressusciter une légende hollywoodienne : Bullitt !

Campé par Steve McQueen dans le film culte de 1968, ce personnage de super-flic a marqué les esprits. On se souvient tous de la mythique séquence de course-poursuite dans San Francisco, d'une durée de 10 minutes, qui a époustouflé les spectateurs de l'époque. Encore aujourd'hui, elle reste un sommet du genre.

L'histoire suivait donc Frank Bullitt, un lieutenant de police réputé nerveux. Il est chargé par un politicien ambitieux de protéger Johnny Ross, un gangster dont le témoignage est capital dans un procès où est impliqué l'homme politique.

Malgré les précautions prises par Bullitt et ses hommes, Ross est grièvement blessé, puis achevé sur son lit d'hôpital. Bullitt s'aperçoit alors que la victime n'était pas le vrai Ross.

Spielberg souhaiterait donc ramener à la vie ce super-flic pour l'embarquer dans une toute nouvelle histoire inédite. Il ne s'agirait donc pas d'un remake à proprement parler, comme il a pu le faire avec West Side Story.

Après une comédie musicale et son film autobiographique, voir Spielberg revenir dans le long-métrage d'action est une idée plutôt excitante sur le papier. Le réalisateur de Jurassic Park devrait signer cette oeuvre sous la houlette de Warners Bros. avec Josh Singer au scénario.

Ce dernier a déjà collaboré avec Spielby sur Pentagon Papers. C'est également lui derrière le script de l'oscarisé Spotlight. À noter que le fils de Steve McQueen, Chad, et sa petite-fille, Molly, seront producteurs de cette oeuvre.

Selon Deadline, Spielberg voulait mettre en scène ce film avant The Fabelmans, mais les négociations pour les droits du personnage de Bullitt ont pris plus de temps que prévu. Il devrait donc s'attaquer à cette icône hollywoodienne après le tournage de son film biographique avec Paul Dano et Michelle Williams.

Les amateurs de thrillers noirs, de courses-poursuites et de flics taciturnes seront donc aux anges en apprenant cette nouvelle ! Spielberg va-t-il aller jusqu'à dépoussiérer la mythique Ford Mustang de Bullitt ? Ce bolide légendaire est devenu un véritable phénomène après la sortie du long-métrage en 68, alimentant les fantasmes de tous les fans de voitures puissantes.

Il faudra vraiment s'armer de patience avant d'en savoir plus, le projet étant encore au stade embryonnaire.