02 août 2025

John Wayne a fait ses premiers pas à l'écran il y a presque 100 ans, avant de devenir l'une des plus grandes légendes du cinéma

Récompensé par un Oscar du Meilleur acteur en 1970 pour Cent dollars pour un shérif, celui que l'on surnomme "le Duke" compte indéniablement parmi les légendes qui ont forgé l'Histoire d'Hollywood.

Absolument indissociable du genre qui lui a apporté la gloire - le western - John Wayne doit ses longs métrages les plus célèbres à deux cinéastes incontournables : John Ford (avec des films comme La Chevauchée fantastique, La Prisonnière du désert ou L'Homme qui tua Liberty Valance) et Howard Hawks (avec La Rivière Rouge, Rio Bravo ou El Dorado).

Mais avant de devenir l'une des stars les plus renommées du cinéma, il y a pratiquement 100 ans, John Wayne a lui aussi été obligé de gravir patiemment les premiers échelons de la grande échelle qui allait le mener vers les sommets hollywoodiens.

Alors qu'il était âgé d'environ 21 ans, c'est en effet dans la comédie dramatique et sportive Tom, champion du stade (en version originale, Brown of Harvard), qu'il a foulé son tout premier plateau de tournage en incarnant un jeune joueur de football américain. Un sport qu'il pratiquait d'ailleurs en-dehors des studios, son imposante carrière lui ayant permis de décrocher une bourse sportive à l'université du Sud de la Californie.

Cette première apparition dans Tom, champion du stade marque le début d'une longue série de petits rôles non crédités pour John Wayne, qui oeuvrait également à Hollywood en tant qu'accessoiriste et cascadeur, et qui portait encore le nom de Duke Morrison. C'est le célèbre réalisateur Raoul Walsh qui, en 1930, offrit au jeune homme le rôle qui allait lancer véritablement sa carrière (et qui devait initialement être confié à Gary Cooper) dans La Piste des géants.

Afin de mieux coller avec l'atmosphère western du film, il laissa de côté son patronyme et hérita d'un nom qu'il conserverait tout au long de sa carrière : John Wayne.

Emilia Clarke garde un très mauvais souvenir de Terminator Genisys

Le cinquième opus de la saga Terminator, Terminator Genisys, a été majoritairement mal accueilli, aussi bien par la critique que par les fans. Beaucoup ont jugé qu’Emilia Clarke n’était pas le meilleur choix pour incarner Sarah Connor, estimant qu’elle avait sans doute obtenu ce rôle principalement en raison de sa notoriété acquise grâce à son rôle emblématique dans la série à succès de HBO, Game of Thrones.

De son côté, Emilia Clarke elle-même a clairement indiqué qu’elle n’avait pas apprécié le tournage du film et qu’elle était même ravie que le film ait rencontré un succès mitigé au box-office, ce qui lui a évité de devoir reprendre le rôle dans de nouveaux Terminator. Dans un entretien avec Vanity Fair en 2018, l’actrice a en effet révélé que “personne ne s’était amusé” à tourner le film, ajoutant qu’elle était “soulagée” que le projet n’ait pas rapporté suffisamment d’argent pour permettre à Paramount de produire une suite directe.

Pour rappel, dans ce volet, le leader de la résistance John Connor (Jason Clarke) envoie le sergent Kyle Reese (Jai Courtney) dans le passé pour protéger sa mère, Sarah Connor (Emilia Clarke) et préserver l’avenir de l’humanité. Des événements inattendus provoquent une fracture temporelle et Sarah et Kyle se retrouvent dans une nouvelle version du passé.

La production du film a été chaotique. Pourtant, comme le rappelle Den of Geek, Genisys semblait avoir des atouts : l’acquisition d’un réalisateur récurrent de Game of Thrones, Alan Taylor, le retour de la star emblématique Arnold Schwarzenegger, l’approbation publique du créateur de la franchise, James Cameron, et des projets ambitieux de modification de la chronologie destinés à maintenir la franchise à jour – tout en vantant une classification PG-13, loin d’être celle de Terminator, mais susceptible d’attirer un public plus large. Cependant, tout cela n’a pas vraiment trouvé d’écho. Emilia Clarke a d’ailleurs déclaré avoir vu Alan Taylor se faire “dévorer et mâcher” par le film : “Ce n’était pas le réalisateur dont je me souvenais. Il ne s’est pas amusé. Personne ne s’est amusé.”

La nouvelle de ce tournage difficile s’est même répandue. Emilia Clarke a raconté que l’équipe du célèbre et désastreux reboot Les Quatre Fantastiques, réalisé par Josh Trank, en tournage à proximité, avait même fait faire des vestes sur lesquelles on pouvait lire : “Au moins, nous ne sommes pas dans Terminator”. “Juste pour vous résumer [la situation]”, a-t-elle déclaré en riant.

Le long-métrage, autrefois prometteur, mettait tout de même en avant l’idée passionnante de la Mère des Dragons héritant du rôle de la Mère du Futur, Sarah Connor, un rôle incarné par Linda Hamilton dans les deux premiers Terminator et, par coïncidence, par Lena Headey, sa co-star et rivale à l’écran dans Game of Thrones, dans la série Terminator : Les Chroniques de Sarah Connor (2008-2009) diffusée sur Fox. Bien qu’Emilia Clarke y ait interprété une version de Sarah plus audacieuse et indépendante, issue d’une chronologie alternative, le rôle tel qu’il a été conçu ne lui a pas permis d’aller plus loin et de convaincre les fans. 

Même si l’allemand est sa langue maternelle, Arnold Schwarzenegger n’a pas eu le droit de doubler son propre personnage dans la saga Terminator

Cela peut sembler surprenant, mais malgré le fait qu’Arnold Schwarzenegger parle couramment allemand, sa langue maternelle, il n’a pas été autorisé à prêter sa propre voix au Terminator dans les versions germanophones du célèbre film de James Cameron. Et la raison est inattendue : son accent jugé trop “campagnard”.

Originaire du petit village de Thal en Autriche, Schwarzenegger parle un allemand teinté de sonorités régionales. Lorsqu’est venu le moment de doubler la saga Terminator pour le public allemand, on aurait pu croire qu’il serait le choix le plus naturel pour incarner lui-même le T-800, ce robot devenu légendaire. Mais les producteurs ont pris une autre direction.

En effet, son accent autrichien, typique des régions rurales, ne correspondait pas à l’image qu’on voulait donner d’un robot du futur. En Autriche et en Allemagne, certains dialectes sont fortement marqués et peuvent donner une impression “provinciale” ou peu sophistiquée à l’oreille du grand public. L’idée qu’un cyborg ultra-avancé venu du futur s’exprime comme un habitant d’un petit village a donc été jugée inappropriée.

C’est finalement Thomas Danneberg, célèbre doubleur allemand, qui a prêté sa voix à Schwarzenegger dans Terminator. Il a non seulement interprété le T-800 avec gravité et autorité, mais est aussi devenu la voix allemande attitrée d’Arnold dans de nombreux autres films culte comme Predator, Total Recall ou True Lies. Danneberg a ainsi accompagné la carrière de l’acteur pendant des décennies, jusqu’à Terminator Genisys en 2015.

Une ironie du sort, donc, pour celui qui a incarné l’un des personnages les plus iconiques du cinéma : il n’aura jamais eu l’occasion d’entendre son personnage parler sa langue d’origine à l’écran avec sa propre voix.

Dynastie : le mot "gay" a été traduit différemment, car l'homosexualité était encore taboue

Débutée dans l'ombre de Dallas, la série Dynastie a, elle aussi, marqué l'Histoire du petit écran. Durant huit ans, de 1981 à 1989, le temps de 220 épisodes et neuf saisons, les téléspectateurs se passionneront pour la vie de la riche et puissante famille Carrington, à Denver dans l'État du Colorado aux États-Unis.

Si l'on évoque plus haut Dallas, autre série culte, c'est parce que Dynastie résume elle aussi le style et le contenu des soap operas américains des années 1980; des programmes dans lesquels les personnages principaux riches et puissants sont confrontés à des personnages extérieurs tout aussi riches et puissants ou qui cherchent à le devenir par tous les moyens.

Toutefois, Dynastie a su se démarquer de sa rivale diffusée sur CBS, au moins sur sa première saison. La série créée par Esther et Richard Shapiro réussissait en effet à brasser plutôt large, comme aborder les tensions entre les classes sociales, l'inégalité entre les sexes, l'impact de l'instabilité au Moyen-Orient sur les prix du pétrole américain, et même l'homosexualité. En clair, elle s'affranchissait des conventions du genre.

Steven Carrington, le fils prodigue incarné par l'acteur Al Corley, est connu pour avoir été un des tous premiers personnages ouvertement gay dans une série américaine. Bien qu'étant identifié comme homosexuel, il avait des relations avec des hommes et des femmes dans la série. A la fin de la première saison, il faisait son coming out auprès de son père.

Si dans la version originale le dialogue qu'il a avec son père est sans ambigüité, l'échange sera totalement différent dans la version française.

01 août 2025

Gérard Lanvin ne savait pas dans quoi il mettait les pieds lorsqu'il a accepté le premier rôle de ce film il y a 21 ans

Catastrophe commerciale et critique, l'adaptation au cinéma de la célèbre série de romans policiers San Antonio avait rassemblé moins de 300 000 spectateurs en salles pour un budget colossal à sa sortie en 2004.

Gratifié d'une note particulièrement salée de 1 étoile sur 5 par les spectateurs d'AlloCiné (contre une moyenne de 2,3 pour la presse), cette comédie policière qui n'est pas vraiment restée dans les annales du cinéma français pour les meilleures raisons est le résultat d'une production particulièrement houleuse.

Celui qui en parle sans doute avec le plus de franchise, c'est Gérard Lanvin, qui interprétait le rôle-titre du film aux côtés de Gérard Depardieu.

"On est venu me chercher en dernière limite", expliquait-il ainsi à notre micro en 2007, trois ans après la sortie de San Antonio.

"Le producteur était suffisamment malin pour mettre Gérard Depardieu et Jean-Pierre Castaldi ensemble dans San Antonio, c'est-à-dire pour faire San Antonio et Bérurier, ce qui est quand même aberrant puisque ce sont des gabarits à l'identique. Tout Paris a fait les castings, moi je n'étais même pas au courant que San Antonio allait se tourner, on est venu me chercher trois semaines avant."

"C'est un truc qui tournait depuis trois ans en préparation. Ils ont viré tout le monde, pour me prendre moi, au dernier moment", confiait-il déjà en 2005 sur le plateau de Daphné Roulier, expliquant qu'il avait accepté par esprit de solidarité, sans prendre le temps de lire le scénario, et motivé par l'envie de jouer aux côtés de Depardieu.

"Claude Berri est devenu paniqué en 10 jours. On a tout changé, et le metteur en scène [aussi]. J'aurais pu, sur contrat, dire que j'arrêtais tout. Mais j'ai de l'honneur. Je continue à jouer San Antonio même dans des dispositions différentes. Parce que [dans] l'esprit du film, tout a changé du jour au lendemain."

Et de conclure en déclarant à Daphné Roulier : "Si c'était à refaire, j'éviterais de le refaire, bien évidemment."

A notre micro, Gérard Lanvin avait également tenu à défendre le réalisateur de San Antonio, Frédéric Auburtin, "sur qui tout le monde a gerbé" alors qu'il avait hérité du projet sans même avoir le temps de préparer le film.

"On s'est fait massacrer par des gens comme Karmitz qui ont ouvert leur gueule pour nous ch*** dessus, des gens comme (...) Chabrol. Il nous a gerbé dessus (...)", poursuit-il.

"Nous, on a essayé de faire quelque chose. C'est un film de distraction, et ça ne méritait pas autant de haine de la part des gens du système. On a sauvé simplement Claude Berri et une perte d'argent colossale en finalisant ce film et en essayant de le rentabiliser au minimum. Ça mérite le respect, et pas autant de haine. Je suis resté scié d'autant de méchanceté pour rien. En même temps, on est dans un système qui n'est pas gentil, donc il faut s'y faire."

Paul Verhoeven egrette d'avoir signé Hollow Man

Après le désastre critique et commercial de son film Showgirls, qui a tué la carrière d'Elizabeth Berkley, Paul Verhoeven signe deux ans plus tard, en 1998, Starship Troopers. C'est peu dire qu'au moment de sa sortie, l’ironie mordante et féroce du film, son discours satirique et anti-militariste, ne furent pas détectés par tous ses spectateurs, même professionnels.

Parmi la critique, certains évoquèrent même un film fascisant, sans relever le traitement appliqué par Paul Verhoeven à son sujet (et sans se souvenir de son tempérament de cinéaste...). Le New York Times parla même d'un film "dérangé et horrible"...

La sanction fut d'autant plus lourde que, doté d'un budget de production de 105 millions de dollars, soit le plus important dont ait jamais disposé le cinéaste, Starship Troopers n'en rapporta que 54 millions sur le territoire américain, et à peine 121 millions au box office mondial.

Echaudé par ces deux douloureux échecs successifs, Verhoeven a besoin d'un succès commercial. Lorsque Sony Pictures lui propose quelques jours après l’abandon du projet qu'il développait sur le fameux illusionniste Harry Houdini de tourner un autre script, intitulé Hollow Man : L’Homme sans ombre, le réalisateur accepte pour des raisons pragmatiques. Il n’a pas de "projet de rêve" en vue, et celui-ci lui permettra au moins de travailler à nouveau.

Cette nouvelle variation autour de L'homme invisible sera donc un pur film de commande; mais le cinéaste n'est pas plus enthousiaste que cela, comme il l'a confié au Volkskrant Magazine dans un entretien publié en septembre 1999.

"Je ne fais pas du tout le film que je voudrais faire. Cela me semble clair. Je fais les films que je peux faire. Hollow Man a pour sujet l’homme invisible. On m’a demandé de réaliser ce projet […]. Nous essayons d’en tirer le meilleur, mais on ne peut pas dire que je me réveille la nuit dans mon lit en m’écriant : "Waouh !"

Loué par certains critiques pour la qualité de ses effets spéciaux qui vaudront d'ailleurs au film une citation à l'Oscar, Hollow Man est en revanche pas mal égratigné sur son scénario. "Malgré une richesse d’effets spéciaux et la direction de Paul Verhoeven – M. Au-dessus-du-lot en personne –, ce film reste étonnamment terne" écrivait le Los Angeles Times. Le Boston Globe lâchait quant à lui ce commentaire peu amène : "S’il n’y avait eu la télévision par câble et le circuit vidéo, Hollow Man serait resté invisible".

Le film récoltera un peu plus de 190 millions de dollars au box office international; pas exactement un triomphe au regard des 95 millions de dollars de budget. Des résultats extrêmement mitigés qui seront toutefois largement contrebalancés par l'énorme succès du film sur le circuit locatif et achat en DVD ainsi que les diffusions TV, qui rapportera plus de 150 millions de dollars à Sony.

Reste que Hollow Man a été une expérience artistique frustrante pour Verhoeven, lâchant ces considérations au micro du Hollywood Reporter en avril 2013. "Après Hollow Man, j'ai décidé que c'était le premier film que j'avais réalisé et que je n'aurais pas dû faire. Il a rapporté de l'argent, etc., mais ce n'est vraiment plus moi.

Je pense que beaucoup d'autres personnes auraient pu le faire. Je ne pense pas que beaucoup de gens auraient pu réaliser Robocop de cette manière, ni Starship Troopers. Mais pour Hollow Man, je pense qu'il y avait peut-être 20 réalisateurs à Hollywood qui auraient pu le faire. Je me suis senti déprimé après 2002".

Hollow Man sera le dernier film de la période américaine de Paul Verhoeven, qui reviendra dans son pays natal pour y signer un très grand film en 2006, Black Book.

Luc Besson a appris à écrire des histoires d'une manière totalement improbable

Luc Besson est actuellement sous les feux de l'actualité avec la sortie en salles de son 21e long métrage en tant que réalisateur, Dracula, libre adaptation de l'oeuvre de Bram Stoker. Une nouvelle histoire racontée par le cinéaste, donc, pour le grand écran.

Mais d'ailleurs, comment Luc Besson (qui n'a plus jamais parlé avec un comédien après que celui-ci ait travaillé sur un de ses films culte) a-t-il appris à écrire des histoires pour le cinéma ? Cette question toute simple, nos confrères de Legend lui ont posé il y a deux mois, et la réponse du réalisateur est pour le moins étonnante !

"J'écrivais depuis le départ, depuis l'âge de 13 ans. Et j'écrivais en cachette, parce que je faisais énormément de fautes d'orthographe. Du coup, dès que je faisais lire quelque chose, tout le monde se foutait de ma gueule, ma mère y compris", raconte Besson. "Elle me disait "Oh, là, là, tu fais tellement de fautes !" Et moi, je lui disais "Oui, mais l'histoire "? Et elle me répondait "Oh non, trop de fautes !" Ça m'a frustré, donc j'écrivais un peu en cachette."

"Après, il y a un scénariste, Alain Le Henry, qui a accepté de travailler sur une histoire, donc j'ai appris beaucoup de choses avec lui", poursuit le cinéaste (Le Henry qui participera plus tard à l'écriture de Subway, ndlr). "Et puis après, je suis allé au CNC, le Centre National de la Cinématographie. Je suis tombé sur un jeune garçon qui était assez sympa à qui j'ai demandé "Vous avez pas des scripts pour que je voie comment c'est écrit ?" Parce que j'avais jamais lu de script."

"Il m'a dit "Quand on dépose l'avance sur recettes, il faut 20 exemplaires. Généralement, on en garde un, et les 19 autres, on les jette. Tu devrais aller derrière, dans les poubelles, parce qu'il y a plein de scripts", se rappelle Besson. "Donc, je suis allé dans les poubelles du CNC et j'ai récupéré une vingtaine de scripts qui n'avaient pas eu l'avance. C'était peut-être pas les meilleurs, mais en tout cas, c'est comme ça que j'ai appris "Séquence, intérieur, jour"... Comment les choses se plaçaient..."

Premières images de Marcel et Monsieur Pagnol

C'est un réalisateur rare dont chaque nouveau long métrage est attendu : Sylvain Chomet ! On lui doit Les Triplettes de Belleville (présenté à Cannes et nommé aux Oscars et aux César), L'illusionniste (lauréat du César du meilleur film d'animation et également nommé à l'Oscar), le film en prise de vues réelles Attila Marcel, sans oublier le court métrage La vieille dame et les pigeons (nommé aux César et aux Oscars).

Sylvain Chomet est de retour avec un long métrage d'animation, son premier en 15 ans ! Après L'Illusionniste, inspiré par Jacques Tati, le cinéaste s'intéresse cette fois-ci au célèbre écrivain français Marcel Pagnol avec le film Marcel et Monsieur Pagnol. Cette fresque humaine et historique animée revient sur la vie de l'auteur de "La Gloire de mon père".

A l’apogée de sa gloire, Marcel Pagnol reçoit la commande d’une rédactrice en chef d’un grand magazine féminin pour l’écriture d’un feuilleton littéraire, dans lequel il pourra raconter son enfance, sa Provence, ses premières amours…

En rédigeant les premiers feuillets, l’enfant qu’il a été autrefois, le petit Marcel, lui apparaît soudain. Ainsi, ses souvenirs ressurgissent au fil des mots : l’arrivée du cinéma parlant, le premier grand studio de cinéma, son attachement aux acteurs, l’expérience de l’écriture. Le plus grand conteur de tous les temps devient alors le héros de sa propre histoire...

Après avoir été présenté en Séance Spéciale au Festival de Cannes 2025, puis en compétition au Festival d'Annecy, Marcel et Monsieur Pagnol sortira dans nos salles le 15 octobre 2025

Sandman : pas de saison 3 pour la série de Netflix

La série Sandman a tiré sa révérence sur Netflix avec un dernier épisode bonus mettant en scène Death, incarnée par Kirby Howell-Baptiste.

La série avait à sa disposition une matière abondante tirée de la série de romans graphiques Sandman, qui compte 10 volumes et 75 numéros, sans parler des divers spin-offs et préquelles qui ont suivi.

Cependant, le showrunner Allan Heinberg a choisi de concentrer l'histoire uniquement sur le point de vue de Dream (Tom Sturridge), ce qui lui a permis d'écrire une fin plus concise après seulement deux saisons.

Récemment, le scénariste s'est exprimé ouvertement sur les raisons pour lesquelles la série a pris fin plus tôt que prévu, reconnaissant qu'elle n'avait pas rencontré le succès nécessaire pour justifier son coût élevé.

La saison 3 de The Sandman ne verra pas le jour, car l'audience de la série s'est avérée insuffisante pour justifier l'énorme investissement financier nécessaire à la production d'épisodes supplémentaires.

À la suite du lancement de la deuxième saison, le showrunner Allan Heinberg a admis que lui-même et le créateur de Sandman, Neil Gaiman, avaient initialement envisagé une adaptation plus complète de l'œuvre originale en 10 volumes.

Cependant, ces plans ont été revus pour se concentrer uniquement sur le personnage de Dream, car il est devenu évident que la saison 2 serait probablement la dernière de cette série ambitieuse. "Ce n'est pas une série bon marché à produire", a expliqué Heinberg à The Hollywood Reporter.

"Si on avait un public qui le demandait vraiment et que c'était rentable pour Netflix, je pourrais continuer à écrire Sandman pour toujours, car on peut écrire sur n'importe quel sujet. On peut raconter n'importe quel type d'histoire, dans n'importe quel genre, et le faire de manière intelligente, élégante et passionnée."

Hélas, Sandman n'a jamais atteint le niveau de popularité immense dont jouissent les mastodontes de Netflix que sont Stranger Things, Mercredi et Squid Game, qui, selon Heinberg, auraient poussé les dirigeants à "frapper à notre porte" pour en demander davantage.

"L'attrait de Sandman est un peu plus limité que celui de ces séries", a conclu le scénariste. "Ce n'est pas pour tout le monde. C'est un miracle qu'ils nous aient permis de le créer, car c'est tellement bizarre."

Hostel va devenir une série

De 2005 à 2011, cette trilogie horrifique dérangeante a terrifié bon nombre de spectateurs. Avec des petits budgets de 4,8 millions et 10,2 millions de dollars, les deux premiers longs-métrages ont rapporté près de 120 millions de dollars dans le monde.

Et cette réussite, on la doit à Eli Roth (Cabin Fever, The Green Inferno, Thanksgiving) qui a écrit, réalisé et produit les deux premiers volets de la franchise Hostel; le troisième film, moins populaire, ayant été réalisé par Scott Spiegel.

Interdits aux moins de 16 ans lors de leur sortie au cinéma, les films Hostel racontent l'atroce périple de touristes innocents kidnappés par un mystérieux groupe nommé le "Elite Hunting", opérant depuis l'Europe de l'Est, qui permet à leurs riches clients de torturer et tuer ces touristes.

Quatorze ans après le dernier film, Hostel pourrait bien revenir sur nos écrans puisqu'une série adaptée est en développement depuis 2024. Sans nouvelle depuis, ce projet aurait pu finir aux oubliettes mais Variety nous apprend en exclusivité que ce projet a enfin trouvé un diffuseur !

En effet, l'extension télévisée de cette glaçante et gore franchise de films d'horreur est en développement pour Peacock, la plateforme de streaming NBC Universal. Et bonne nouvelle, le créateur Eli Roth est de retour pour chapeauter le projet en tant que scénariste, réalisateur et producteur exécutif.

Pour le moment, un seul acteur a été annoncé au casting et il s'agit de Paul Giamatti, lauréat du Golden Globe du meilleur acteur dans une comédie pour Winter Break en 2024. Les détails exacts de l'intrigue de la série Hostel sont encore secrets pour le moment.

Outre Eli Roth, Chris Briggs et Mike Fleiss, qui ont produit tous les films Hostel, seront également producteurs exécutifs de la série adaptée, ce qui laisse présager un retour aux sources bien sanglant.