14 mai 2025

Juliette Binoche, Présidente du Jury, ouvre Cannes 2025 avec un discours puissant

En quatre décennies de "rigueur et de talent" (pour citer le maître de cérémonie Laurent Laffite), Juliette Binoche a été récompensée aux Oscars (Le Patient anglais), aux César (Trois couleurs: Bleu), à Berlin (Le Patient anglais), à Venise (Trois couleurs: Bleu), aux European Film Awards (Le Chocolat)... et évidemment à Cannes (Prix d'interprétation féminine en 2010 pour Copie Conforme).

La comédienne française endosse pour les douze prochains jours un nouveau rôle qui lui va comme un gant : Présidente du Jury du 78e Festival de Cannes. Entourée de Halle Berry, Payal Kapadia, Alba Rohrwacher, Leïla Slimani, Dieudo Hamadi, Hong Sang-soo, Carlos Reygadas et Jeremy Strong, Juliette Binoche a pris la parole lors de la cérémonie d'ouverture, avec un discours engagé et touchant sur le pouvoir de l'art. Et de Cannes.

Née actrice dans cette même salle. Du fond de mon cœur, je vous remercie et je remercie le festival. Merci pour cette invitation que je vais partager avec les membres du jury. Jury qui réunit le Congo, l'Italie, le Mexique, l'Inde, la Corée, les États-Unis, le Maroc et la France.

Les artistes ont la possibilité de témoigner pour les autres. Plus le niveau de souffrance augmente et plus leur implication est vitale. Guerre, misère, dérèglement climatique, misogynie primaire, les démons de nos barbaries ne nous laissent aucun répit.

Le vent des colères est aujourd'hui si violent et emporte les plus faibles. Les otages du 7 octobre et tous les otages, les prisonniers, les noyés, qui endurent la terreur et meurent dans un terrible sentiment d'abandon et d'indifférence.

Contre l'immensité de cette tempête, nous devons faire naître la douceur. Transformer nos visions fragmentées en confiance retrouvée. Guérir. Guérir notre ignorance et lâcher nos peurs, notre égoïsme. Changer. Changer de cap et face à l'orgueil, redonner de l'humilité. Toute, il faut lui redonner toute sa place.

Dans toutes les régions du monde, les artistes luttent tous les jours et font de cette résistance un art. Le 16 avril dernier, à l'aube, à Gaza, âgée de 25 ans, la photojournaliste Fatma Hassouna et dix de ses proches ont été tués par un missile qui a frappé leur maison. Elle avait écrit :

"Ma mort m'a traversée, la balle du tireur m'a traversée et je suis devenue un ange aux yeux d'une ville immense, plus vaste que mes rêves, plus vaste que cette ville. Je suis devenue une poète sainte aux yeux d'une forêt, me faisant ermite et prenant un cyprès pour offrande".

La veille de sa mort, elle avait appris que le film dans lequel elle figurait était sélectionné ici à Cannes, au Festival de Cannes. Fatma aurait dû être parmi nous ce soir.

L'art reste. Il est le témoignage puissant de nos vies, de nos rêves. Et nous, spectateurs, nous l'embrassons. Que le festival de Cannes où tout peut basculer y contribue.

Le scénariste et réalisateur Robert Benton est mort à l'âge de 92 ans

On lui doit Kramer contre Kramer et les scripts de Bonnie and Clyde et Superman. Il a dirigé Dustin Hoffman, Meryl Streep, Paul Newman, Morgan Freeman, Nicole Kidman, Anthony Hopkins, Susan Sarandon, Gene Hackman, Sally Field, Jeff Bridges ou Kim Basinger. Il avait remporté trois Oscars : Meilleur réalisateur et Meilleur scénario pour Kramer contre Kramer en 1980, puis Meilleur scénario pour Les saisons du cœur cinq ans plus tard. Selon Variety, le réalisateur et scénariste américain Robert Benton s'est éteint ce dimanche 11 mai à Manhattan, à l'âge de 92 ans.

Diplômé d'études artistiques à l'Université du Texas, Robert Benton travaille comme illustrateur puis comme directeur artistique au magazine Esquire. Il entreprend alors d'écrire le scénario de Bonnie and Clyde avec David Newman. Le succès étant au rendez-vous, les deux hommes collaborent à nouveau à l'écriture du livret de la comédie musicale It's a bird it's a plane it's Superman, créée en 1966 à Broadway.

Pris sous contrat par les studios Warner, Robert Benton et David Newman rédigent le scénario du Reptile (1970) pour Joseph L. Mankiewicz. Le tandem enchaîne avec le script de On s'fait la valise, docteur ? (1972) pour Peter Bogdanovich. La même année, Robert Benton se lance dans la réalisation de son premier long métrage, Bad company, un western dans lequel Jeff Bridges interprète un jeune réfractaire durant la Guerre de Sécession. Suivent la mise en scène de la comédie policière The Late show en 1977, puis l'écriture, en collaboration avec David Newman et le romancier Mario Puzo, de la grosse production Superman (1978).

L'année 1979 marque un tournant dans la carrière de Robert Benton : ce dernier écrit et réalise Kramer contre Kramer, un drame familial dans lequel un père de famille séparé de sa femme tente d'obtenir la garde de son jeune fils. Ce long métrage est récompensé de cinq Oscars : ceux du Meilleur film, du Meilleur scénario, de la Meilleure mise en scène, du Meilleur acteur pour Dustin Hoffman et de la Meilleure actrice pour Meryl Streep.

Le réalisateur retrouve par la suite ces deux comédiens qui lui ont porté chance : Meryl Streep, qu'il dirige aux côtés de Roy Scheider dans le thriller La Mort aux enchères (1982), et Dustin Hoffman, qui incarne le gangster Dutch Schultz dans Billy Bathgate (1991). Dans les années 80, il alterne saga familiale sur fond de Dépression avec Les Saisons du coeur (1984), lauréat des Oscars du Meilleur scénario et de la Meilleure actrice pour Sally Field, et comédie policière avec Nadine (1987), interprété par Kim Basinger.

Fidèle à ses acteurs, Robert Benton dirige à deux reprises Paul Newman en fringant sexagénaire dans Un homme presque parfait (1994) et en détective privé dans le polar L'Heure magique (1998). Le metteur en scène attend ensuite cinq ans avant de faire son retour au cinéma avec La Couleur du mensonge, l'histoire d'un professeur d'université (Anthony Hopkins) au lourd passé vivant une liaison scandaleuse avec une femme mystérieuse (Nicole Kidman). Il réalise ensuite Festin d'amour (2007), porté par Morgan Freeman, qui restera son dernier long métrage.

Hideo Kojima s'invite au Festival de Cannes

Quoi de mieux que la vitrine et la tribune offerte par le festival de Cannes pour évoquer son travail, surtout lorsqu'on a la passion du cinéma chevillée au corps comme Hideo Kojima ? Le (très) fameux game director, dont le jeu Death Stranding 2 est attendu fin juin, sera présent ce dimanche 18 mai à 17h15 sur la Main Stage (Riviera) du festival, aux côtés du cinéaste Fatih Akin, qui présente cette année son film Une enfance allemande - Île d'Amrum, 1945 sur la Croisette.

Hideo Kojima et Fatih Akin discuteront de leurs approches respectives de la narration, de leur travail avec les acteurs, et de la manière dont la technologie façonne leurs univers créatifs. De la motion capture au réalisme social, du jeu vidéo au cinéma, des contraintes qu’elle impose aux libertés inattendues qu’elle permet, la technologie redéfinit les structures narratives, l’expression visuelle, et même la relation entre le créateur et le public.

Dans un échange de 45 min, Hideo Kojima et Fatih Akin exploreront leurs processus créatifs, leurs sources d’inspiration, et les outils en constante évolution qui continuent de défier et d’élargir les frontières de la narration.

Et si vous vous interrogez sur la pertinence d'un tel échange entre ces deux talents, il y a bien évidemment une raison à cela. Outre le fait que les deux se connaissent bien, Fatih Akin a surtout été mis à contribution pour Death Stranding 2, puisqu'il incarne une poupée parlante ayant ses traits. On ne peut pas faire plus "kojimesque" !

13 mai 2025

"J'étais la pute de la République", Laure Adler sans filtre sur C à vous, son triste aveu

Dans les années 90, Laure Adler présentait Le Cercle de minuit, une émission culturelle emblématique au cours de laquelle elle avait eu l'honneur d'interviewer Nicole Notat, alors ex-secrétaire générale de la CFDT.

Cette dernière s'était livrée sur sa place de femme dans un univers majoritairement masculin. À son tour, Laure Adler révèle aujourd'hui avoir été, elle aussi, la cible de violentes insultes à l'époque.

"J'ai entendu bien pire pendant des années", a-t-elle confié ce lundi 12 mais 2025 lors de son passage sur le plateau de C à vous.

Bien qu'elle ait longtemps été la cible de propos intolérables, la journaliste aujourd'hui âgée de 75 ans n'a jamais riposté. Un choix qu'elle explique avoir fait sur les conseils de François Mitterrand lui-même.

"Il avait raison. Il faut encaisser et quand on n'a plus de responsabilité, si on veut faire appel à la justice pour arrêter les personnes qui, objectivement, n'ont qu'un but, c'est de faire mal aux autres, c'est pour les autres qu'on le fait, ce n'est plus pour soi-même parce qu'on est sorti des responsabilités", a-t-elle expliqué avant de revenir sur ses années les plus sombres.

"J'avais tous les jours des tracts à tous les étages de Radio France, où l'on me voyait en mini-jupe, en talons... Le lendemain, j’étais "la p*te de la République", parce que, si j'avais travaillé avec François Mitterrand, c'était évidemment parce que j'avais couché avec lui, et que je continuais à coucher avec lui... Sans parler des prises d'otage, des tentatives de viol...", s'est souvenue Laure Adler.

Si elle souhaite aujourd'hui tourner la page, elle estime néanmoins que "le fait d'avoir été une femme, et de l'être encore aujourd'hui, reste un obstacle".

"Et je lisais dans un journal, pas plus tard que ce matin, que le "sexisme d’ambiance" dans les entreprises continuait à sévir. Comme si, quand on est de sexe féminin, il fallait encaisser des saloperies sexuelles à longueur de journée. Et quand on est faible, quand on occupe un travail extrêmement précaire, évidemment, on est beaucoup moins protégé", a-t-elle conclu. Un bien triste constat.

Eurovision 2025 : ce que les artistes ont interdiction de porter sur scène

Cette année, les artistes présents à l’Eurovision 2025, que ce soit Louane ou les autres, n’auront pas le droit de brandir un drapeau ukrainien en soutient à l’Ukraine, actuellement en guerre avec la Russie, ni un drapeau Palestinien, en guerre avec Israël, ou encore un drapeau en soutient à la communauté LGBT+.

En effet, nos confrères de 20 Minutes indiquent qu’une nouvelle règle, imposée par le diffuseur, venait de faire son apparition. Et, ce, notamment depuis que des manifestations ont eu lieu à Bâle, la ville suisse qui accueille l’évènement après le sacre de l’artiste helvete, Nemo, lors de la précédente édition. 

Puremédias rappelle en effet que la ville a été le théâtre "de manifestations pro-palestiniennes dénonçant la participation d'Israël, en pleine guerre à Gaza", lors du lancement officiel de l’Eurovision, ce dimanche 11 mai 2025. 

Lors de cette manifestation, des manifestants ont brandi des drapeaux palestiniens pour témoigner de leur soutien aux victimes de Gaza. De plus, une banderole qui appelait Israël à "ouvrir les frontières de Gaza" se faisait déployer.

Alors que Yuval Raphael, la représentante d’Israël au concours, a salué la foule, drapeau israélien a la main, des manifestants brandissaient d’autres banderoles et pancartes sur lesquelles était dénoncé un "génocide" à Gaza. 

Face à la situation, une nouvelle règle a donc fait son apparition comme le rapporte 20 Minutes. "Les artistes n'ont désormais plus le droit de monter sur scène avec un autre drapeau que celui de leur délégation. Une mesure qui vise explicitement les symboles politiques, et donc, entre autres, les drapeaux palestiniens ou arc-en-ciel", expliquent nos confrères. 

Une nouvelle règle dévoilée dans un premier temps par la télévision danoise DR. Le règlement précise néanmoins que cela concerne uniquement les artistes. En effet, du côté du public, celui-ci pourra brandir n’importe quel drapeau, tant que la loi suisse est respectée. 

Cela incluant donc "les bannières de l'Union européenne, de la Palestine ou encore de la communauté LGBT+", précise Puremédias. Les artistes de l’Eurovision, eux, n’auront droit qu’au drapeau de leur délégation, délivré par le diffuseur suisse SRG SSR, y compris pour la parade d'ouverture de la finale.

Kim Kardashian : pourquoi a-t-elle absolument voulu témoigner au procès de son braquage à Paris ? Elle répond

En 2016, alors qu'elle assistait à la Fashion Week de Paris, Kim Kardashian a été victime d'un braquage violent dans sa chambre d'hôtel, où des bijoux d'une valeur estimée à 9 millions d'euros ont été dérobés. L'affaire, surnommée celle des "papys braqueurs" en raison de l'âge avancé des accusés, a marqué un tournant dans sa vie personnelle et publique.

Le procès de ces dix hommes s'est ouvert le 28 avril dernier à Paris. Ce n'est cependant que ce mardi 13 mai que la star américaine s'est rendue à la barre du procès sur cette affaire pour livrer son témoignage. C'est en larmes que l'ancienne femme de Kanye West a raconté minute par minute cette nuit du 2 au 3 octobre qui a viré au cauchemar et où elle a craint pour sa vie. "J’étais certaine de mourrir ce jour-là", a-t-elle confié lors de son audience devant la cour d’assises de Paris.

Durant son témoignage, Kim Kardashian a ainsi exprimé son désir de confronter ses agresseurs et de clore ce chapitre douloureux de sa vie. Elle a ainsi déclaré à la barre : "J’ai voulu faire partie de ce procès car avant tout je suis victime dans cette affaire. Je veux devenir avocate car ça me parle directement. Et ça rejoint mes convictions d’être présente aujourd’hui. Je voulais être là pour écouter tout ce qu’il s’est passé cette nuit-là et pour pouvoir tourner la page".

Son engagement envers la justice et son aspiration à devenir avocate ont donc renforcé sa détermination à témoigner en personne. La star a également exprimé son espoir que son témoignage serve à prévenir de futurs crimes similaires. "Je crois à la réinsertion mais je ne suis pas celle qui va décider, a-t-elle expliqué. Je voudrais que cela ne se reproduise pas, que personne n’ait à vivre cette épreuve-là, de savoir s’il va être tué ou violé. Je ne le souhaite même pas à mes pires ennemis". La parole devant la cour d'assises de Kim Kardashian est donc un geste fort et symbolique pour elle.

Joe Biden : un nodule a été découvert lors d'examens médicaux de routine

En 2021, Joe Biden est devenu le plus vieux président de l'histoire des États-Unis à être investi. Il avait alors 78 ans. Ironie du sort, son ancien rival Donald Trump a entamé son second mandat au même âge cette année. La santé et l'âge de Joe Biden sont deux sujets qui ont été pris très au sérieux au cours de son travail à la Maison Blanche. Le président a notamment été placé sous surveillance des médecins lorsque son épouse a contracté la Covid en 2023. Cependant, c'est bien son aptitude ou non à briguer un second mandat qui a été remis en cause l'année dernière.

Absences, regard vide, confusion… L'attitude de Joe Biden a inquiété ou été copieusement moquée lors de plusieurs apparitions publiques. Par exemple, ce débat avec Donald Trump a provoqué un énorme malaise en pleine campagne présidentielle. Désormais, Joe Biden, en retrait, travaille à donner une meilleure image de sa personne. Il explique notamment à qui veut l'entendre pourquoi il a pris son temps avant de passer le flambeau à Kamala Harris en 2024… Un sujet qui attise la colère de ses soutiens. D'après certains d'entre eux, cette décision serait intervenue trop tard et aurait en partie provoqué la victoire finale de Donald Trump.

Cependant, Joe Biden pourrait être contraint de lever le pied. En effet, l'ancien président américain a "un petit nodule" à la prostate, relevé lors d'un examen médical de routine, déclare un porte-parole de Joe Biden à ABC News. Une anomalie qui aurait ensuite "nécessité un examen plus approfondi", ajoute-t-il. Pour l'heure, aucun autre détail n'est connu. D'autres examens médicaux devront déterminer si ce nodule provient d'une "inflammation" ou possède une autre cause. En 2023, un précédent examen médical de Joe Biden avait révélé "une petite lésion" sur sa poitrine, rappelle People. Elle avait alors été retirée et envoyée en laboratoire. Une biopsie avait révélé qu'il s'agissait d'un carcinome basocellulaire, et tous les tissus cancéreux avaient alors été retirés.

Procès de Kim Kardashian : la star américaine se confie sur l'événement traumatisant qu'elle a vécu un mois après son braquage

Kim Kardashian revient de loin. Dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016, la star américaine, qui se trouvait à Paris pour la Fashion Week, a été victime d'un violent cambriolage pendant lequel elle a été ligotée par des malfaiteurs surnommés les "papys braqueurs". Ce mardi 13 mai 2025, Kim Kardashian avait fait le déplacement de Los Angeles au Palais de justice de Paris pour témoigner. A la barre, la mère de quatre enfants n'a pas pu retenir ses larmes, en prononçant ses premiers mots. "J’étais à Paris pour la Fashion Week, j’adore cette ville. Ça m’arrivait de me réveiller même en pleine nuit pour me balader dans les rues de Paris. Je me sentais toujours en sécurité dans cette ville auparavant. On faisait du lèche-vitrine, on prenait un chocolat chaud. Tout a basculé lors de ce moment", a-t-elle déclaré après avoir décliné son identité.

Kim Kardashian a également révélé avoir été victime d'un autre événement traumatisant un mois seulement après son braquage parisien, pendant lequel 9 millions d'euros de bijoux lui ont été dérobés. "Ma maison [de Los Angeles] a été cambriolée peu de temps après. Certains ont voulu faire la même chose que ce qui s’était passé à Paris. Après avoir quitté Paris, nous sommes restés à New York quelque temps et c’est à ce moment que ma maison a été cambriolée. J’ai commencé petit à petit à avoir des phobies", a-t-elle expliqué, selon un journaliste de Voici présent au procès.

Pour l'ex-femme de Kanye West, tout a changé après son cambriolage. "A l’époque, je pouvais rester seule, sans sécurité, une fois chez moi ou dans un hôtel. Nous estimions que nous étions en sécurité. Mais cette expérience a tout changé [...] Ça a changé la perception de ma propre sécurité. Aujourd’hui, je suis obligée d’avoir quatre à six veilleurs la nuit pour me sentir en sécurité", a-t-elle confié. Auditionnée avant elle, sa styliste, Simone Harouche, avait elle aussi expliqué à quel point ce cambriolage avait profondément changé et traumatisé la superstar américaine.

Golshifteh Farahani Présidente du Jury du Festival de Deauville

Après une virée au Festival de Cannes pour présenter le prochain Julia Ducournau, Alpha, où l’actrice incarne un des rôles principaux aux côtés de Tahar Rahim, Golshifteh Farahani se rendra aussi dans le nord de la France, à Deauville. Elle préside la 51e édition du Festival du Cinéma Américain et succède à Benoît Magimel. Honoré de recevoir l’actrice et chanteuse franco-iranienne, les organisateurs du festival s’expriment ainsi dans un communiqué de presse : 

“Gol­shif­teh Fara­ha­ni a endos­sé à l’écran de si nom­breuses causes et de si nom­breuses figures de l’audace, qu’elle est deve­nue un sym­bole et un éten­dard de la liber­té des femmes, mais c’est corps et âme qu’elle joue sa vie chaque jour avec intensité.”

En effet, cette musi­cienne de talent et pas­sion­née de théâtre est révé­lée à l’âge de 14 ans dans Le Poi­rier de Dariush Mehr­jui et tourne ensuite près de 20 films en une dizaine d’années, dont À pro­pos d’El­ly d’Asghar Farhadi, son premier grand rôle au cinéma. Sa carrière à l’internationale s’envole en 2008 avec son rôle dans le thriller Mensonges d’État de Ridley Scott, deve­nant ain­si la pre­mière actrice ira­nienne à jouer dans une pro­duc­tion hol­ly­woo­dienne depuis la Révo­lu­tion de 1979. Elle tourne sans hijab, acte de liberté qui lui impose de fuir son pays natal et de s’installer en France. Depuis, on l'a vu apparaître dans plusieurs productions américaines, comme Paterson de Jim Jarmusch ou encore dans le dernier volet de Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar.

Elle incarne des rôles féminins poignants, pour qui la liberté est le mot d’ordre : elle est combattante kurde dans Les Filles du soleil d'Eva Husson ou encore professeur d’université pour Lire Lolita à Téhéran, dans lequel “elle exprime avec brio com­bien le corps des femmes a été la pre­mière vic­time de la Révo­lu­tion ira­nienne de 79”. 

Gol­shif­teh Fara­ha­ni est le tout premier nom dévoilé par le Festival de Deauville, qui aura lieu du 5 au 14 septembre prochains. 

Cannes 2025 : Leonardo DiCaprio remettra la Palme d'or d'honneur à Robert De Niro ce soir

C’est le grand jour : la 78e édition du Festival de Cannes s'ouvrira ce mardi soir.

Et en grandes pompes, puisque le légendaire Robert De Niro recevra sa Palme d’Or d’honneur lors de la cérémonie d’ouverture à partir de 19 heures (en direct sur France 2 et France.tv). Et il y aura double dose de légendes hollywoodienne sur scène, puisque Leonardo DiCaprio a fait le déplacement dans le sud de la France afin de lui rendre hommage. 

Ami et collaborateurs de longue date, les deux acteurs américains sont à nouveau réunis sur la Croisette peu de temps après avoir monté les marches en compagnie de Martin Scorsese pour la projection de Killers of the Flower Moon, en 2023. Auparavant, ils s’étaient déjà croisés sur les tournages de Blessures secrètes de Michael Caton-Jones (1993) et de Simples secrets de Jerry Zaks (1996). Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que l’acteur de Titanic remet à prix à celui de Taxi Driver : en 2020, Leonardo DiCaprio avait déjà fait ce geste pour le prix du Screen Actors Guild Life Achievement Awards. 

Ces deux monuments du cinéma laisseront ensuite place à Mylène Farmer pour une performance inédite.

Puis, les festivaliers pourront assister à la projection de Partir un jour, le premier long-métrage d’Amélie Bonin avec Juliette Armanet et Bastien Bouillon, qui sort dès aujourd'hui en salle !

Si on sait que Laurent Lafitte animera cet événement en tant que maître de cérémonie, les organisateurs du festival ont bien pris le soin de garder secret le nom des autres invités. À suivre…