01 mars 2025

César 2025 - Karim Leklou : "Je dédie ce César à tous les gentils"

Karim Leklou déjoue les pronostics et passe devant le grand favori des César, Pierre Niney, en remportant le prix du Meilleur acteur. Une récompense qui souligne la performance de l'acteur qui incarne le rôle d'Aymeric dans l'adaptation Le Roman de Jim réalisé par les frères Larrieu. Karim Leklou interprète le beau-père de Jim qu'il a élevé et dont il se voit éloigné au retour de son père biologique. Le tout dans un paysage jurassien que l'on connaît bien maintenant.

"C’est pas normal ce qui se passe, il y a des gens dans ma tête qui font la fête. J’ai pas préparé de discours donc c’est un peu fouilli mais je remercie tout le casting (...) On dirait un rêve, je dis n'importe quoi."

Nommé à trois reprises pour le César du meilleur espoir masculin (Coup de chaud et Le monde est à toi) et pour celui du meilleur acteur dans un second rôle (BAC Nord), cette fois-ci il remporte bel et bien le prix du meilleur acteur. Un moment émouvant pour Karim Leklou qui offre au public un beau discours. A la fois humble et sobre, il illustre parfaitement la sensibilité de son personnage. 

"Je voulais vous remercier d'avoir fait cet éloge de la gentillesse."

Simple et naturel, comme il sait si bien faire. Malgré tout, il n'oublie pas ses coéquipiers. Il partage son César avec L'Amour Ouf en tant que membre du casting. Karim Leklou s'adresse aussi à Tahar Rahim, son ami, avec qui il a partagé les débuts au cinéma.

"C'est une belle année pour le cinéma français !" "A tous les gentils !", conclut-il !

César 2025 : le palmarès complet

Révélation masculine

Abou Sangaré dans L'Histoire de Souleymane

Meilleur court-métrage de fiction

Noucan, de Salomé Da Souza

Meilleure adaptation

Emilia Pérez, de Jacques Audiard

Meilleur premier film

Vingt Dieux, de Louise Courvoisier

Meilleurs décors

Stéphane Taillasson pour Le Comte de Monte-Cristo

Meilleur film étranger

La Zone d'intérêt, de Jonathan Glazer

Meilleurs costumes

Thierry Delettre, pour Le Comte de Monte-Cristo

Meilleur son

Emilia Pérez

Révélation féminine

Maïwène Barthèlemy dans Vingt Dieux

Meilleur scénario original

Boris Lojkine, Delphine Agut pour L'Histoire de Souleymane

Meilleure actrice dans un second rôle

Nina Meurisse dans L’Histoire de Souleymane

Meilleur film d'animation

Flow, le chat qui n'avait plus peur de l'eau, de Gints Zilbalodis

Meilleur acteur dans un second rôle

Alain Chabat dans L'Amour ouf

Meilleur montage

Xavier Sirven pour L'Histoire de Souleymane

Meilleurs effets visuels

Cédric Fayolle pour Emilia Pérez

Meilleure musique originale

Clément Ducol, Camille pour Emilia Pérez

Meilleure photo

Paul Guilhaume, pour Emilia Pérez

Meilleur film documentaire

La Ferme des Bertrand, réalisé par Gilles Perret

Meilleur court-métrage documentaire

Les Fiancées du Sud, réalisé par Elena López Riera

Meilleure réalisation

Jacques Audiard, pour Emilia Pérez

Meilleur acteur

Karim Leklou, dans Le Roman de Jim

Meilleure actrice

Hafsia Herzi, dans Borgo

Meilleur film

Emilia Pérez, de Jacques Audiard

28 février 2025

Bill Murray évoque la personnalité un peu « dure » de Gene Hackman sur le tournage du film La Famille Tenenbaum

Drew Barrymore recevait Bill Murray dans son show jeudi 27 février, au lendemain de l’annonce de la mort de Gene Hackman. L’acteur a été retrouvé mort avec sa femme Betsy Arakawa et l’un de leurs trois chiens à leur domicile de Santa Fe, au Nouveau-Mexique. La présentatrice se devait donc d’interroger son hôte sur ses souvenirs avec la star, les deux ayant partagé l’affiche de La Famille Tenenbaum.

Dans le film bouillonnant de Wes Anderson, qui n’avait à l’époque que 31 ans et deux longs-métrages à son actif, Gene Hackman incarnait le patriarche égoïste qui tente de rassembler ses enfants, en leur annonçant qu’il va bientôt mourir. Bill Murray y jouait l’un de ses gendres, marié au personnage de Gwyneth Paltrow.

L’acteur d’Un jour sans fin a commencé par évoquer les qualités de Gene Hackman, 95 ans, qui était « vraiment bon ». Et entre respect et honnêteté, Bill Murray a raconté qu’il avait « de la sympathie pour Gene parce que pour lui, Wes Anderson n’était qu’un jeune punk, alors que lui avait tourné dans quelques-uns des plus grands films américains ».

« Il était donc un peu irritable », concède Bill Murray, qui a également une certaine réputation sur un plateau. D’autant que le tournage impliquait qu’il travaille « avec des enfants, des chiens, Kumar [Pallana, qui jouait le valet Pagoda], qui était de toute façon un mystère absolu pour nous tous, sourit-il. Ils l’ont placé dans des positions de travail très difficiles, et il a donc ressenti beaucoup de responsabilités et n’a cessé de se demander ce qu’il faisait ici avec ces gens. »

De fait, l’acteur de L’aventure du Poséidon s’est montré « très dur » avec son réalisateur. « Il était vraiment difficile, on peut le dire maintenant, un vrai dur à cuire. Les grands acteurs plus âgés ne donnent pas beaucoup de chance aux jeunes réalisateurs. Ils sont très durs avec eux, et Gene était très dur avec Wes », avoue avec tendresse celui qui avait « l’habitude de (s)'interposer et d’essayer de défendre (s)on ami ».

« Je le regardais et je souffrais avec lui parce que je voyais ce qu’il traversait », lorsque notamment, l’acteur refaisait à l’identique 25 fois la même prise parfaite parce que son partenaire « se plantait à chaque fois ». « Et puis il a fait une performance ordinaire et l’autre acteur a réussi et j’ai cru que Gene allait jeter l’acteur du haut de l’immeuble ». « Pas étonnant que ce type veuille étrangler les gens », poursuit Bill Murray, visiblement ému.

Et de rappeler que, malgré le carnage en plateau, la performance de l’acteur est « géniale ». « Lorsqu’il a vu le film, il a dû se dire : "Eh bien, j’ai agi comme un imbécile." Je suis sûr que c’est ce qu’il a fait, parce que quand on voit le film, c’est un vrai bon travail. »

Bill Murray a d’ailleurs lui-même été surpris du résultat. Même si avec du recul, « si tu mets Wes Anderson et Gene Hackman dans un film, il ne fallait pas s’attendre à autre chose », analyse-t-il, avant de lancer en hommage : « Alors au revoir, Gene, j’espère que tu vas bien où que tu sois ».

Premières images de Shrek 5

Quinze ans que Shrek, Fiona et leur bande se tenaient loin des écrans de cinéma. En 2026, la saga d'animation revient avec un cinquième film et le studio Dreamworks vient de dévoiler une courte bande-annonce pour annoncer une nouvelle venue.

Les images, de quelques secondes seulement, lèvent le voile sur la fille adolescente de Shrek et Fiona. Cheveux longs, piercing au nez et... verte - évidemment -, le personnage est incarné par Zendaya en version originale. Elle rejoint Mike Myers, Cameron Diaz et Eddie Murphy, qui reprennent tous les trois du service.

Bien que l'intrigue demeure encore inconnue, Shrek 5 devrait donc retrouver les héros plusieurs années après le dernier film. Souvenez-vous, dans Shrek 4, l'ogre et Fiona avaient trois enfants. Si Zendaya double leur fille, qui double les deux autres personnages ? Suspense.

L'année 2026 sera très chargée pour Zendaya puisque l'actrice sera à l'affiche du nouveau film de Christopher Nolan, L'Odysée, du quatrième volet de Spider-Man avec Tom Holland et dans la saison 3 d'Euphoria qu'elle tourne actuellement.

Shrek 5 sortira en salle le 23 décembre 2026.

Gene Hackman : une enquête est ouverte sur la mort jugée suspecte de l'acteur et de son épouse Betsy Arakawa

Attention, l'article qui suit contient des détails sordides et crus.

Hier 27 février, les médias américains annonçaient la mort de l'acteur Gene Hackman, 95 ans, et de sa compagne, la pianiste Betsy Arakawa, 63 ans, ainsi que celle de leur chien à leur domicile. Et si la police de Santa Fe avait initialement indiqué que ces décès n'étaient "pas louches", elle a revu sa copie depuis que de nouveaux événements sont venus épaissir le mystère.

Plusieurs informations ont été révélées par Variety, selon lesquelles la fuite de gaz originellement retenue comme cause probable de décès n'est plus d'actualité. Les corps ont été trouvés par deux agents d'entretien.

Betsy Arakawa se trouvait sur le sol de sa salle de bain avec une boîte de médicaments ouverte et des pilules renversées. Gene Hackman a été découvert dans le vestibule proche de la cuisine, avec ses lunettes de soleil avec lui. D'après la police, les deux victimes sont tombées sur le sol.

Les corps n'ont aucune trace évidente de violence ou de coups mais portent tous les deux des marques de momification et de décomposition et leurs visages sont boursouflés ; ces indices indiquent que leur décès est antérieur au 27 février, date à laquelle ils ont été déclarés décédés.

Un berger allemand a lui aussi été retrouvé sans vie dans le placard de la salle de bain, proche du corps d'Arakawa. Deux autres chiens vivants se trouvaient l'un en liberté à l'extérieur, l'autre au côté de la pianiste. La porte d'entrée était ouverte et aucune trace d'effraction n'a été repérée.

Toujours selon Variety, le service de pompiers et la compagnie de gaz locale ont cherché une fuite naturelle qui aurait pu causer un empoisonnement au monoxyde de carbone. Leur examen n'a révélé "aucune trace de fuite de gaz".

La mort du couple et de l'un de leur chien est désormais jugée suspecte et va faire l'objet d'une enquête approfondie : les téléphones, la surveillance vidéo, l'ADN et les empreintes digitales vont être passés au crible. D'après TMZ, l'autopsie des corps a été effectuée et pourrait "prendre de 4 à 6 semaines".

Gene Hackman, qui s'était retiré de la vie publique en 2003, voit son nom revenir tragiquement sur le devant de la scène.

Netflix : nouveautés du 28 février au 6 mars

L’incontournable de la semaine

Le Guépard : Inspiré de l'un des plus grands romans italiens de tous les temps écrit par Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Le Guépard est une épopée flamboyante et sensuelle qui se déroule en Sicile pendant la période révolutionnaire des années 1860.

La série raconte l'histoire de don Fabrizio Corbera, prince de Salina, qui mène une vie de privilèges dans un monde où règne la beauté. Mais à l'aube de l'unification de l'Italie et de la disparition de l'ancien ordre aristocratique, il comprend que l'avenir de sa famille est menacé. Il va devoir forger de nouvelles alliances, chacune mettant ses principes en péril.

Don Fabrizio se retrouve alors face à un dilemme insoluble. Pour sauver l'héritage familial, il peut marier son neveu Tancredi à la riche et belle Angelica… au risque de briser le cœur de sa fille préférée, Concetta.

La série se veut une exploration moderne de thèmes universels tels que le pouvoir, l'amour et le prix du progrès. Avec Deva Cassel.

Le vendredi 28 février

Bastion 36 : Paris, de nos jours. Antoine Cerda, commandant de police à la prestigieuse BRI est muté à la Brigade Anti Criminalité suite à une sanction de l'Inspection Générale. Treize mois plus tard, deux membres de son ancienne équipe sont abattus en moins de vingt-quatre heures. Lorsqu'un troisième disparaît mystérieusement, Antoine Cerda décide de mener sa propre enquête. Nouveau film d’Olivier Marchal.

Aitana - métamorphose : Grâce à cette série, les fans d'Aitana vont découvrir sous un jour nouveau, la manière dont la jeune chanteuse célèbre ses succès à celle dont elle fait face aux obstacles qui entravent sa route vers la maturité, personnelle et professionnelle, tout en continuant de s'imposer comme l'une des plus grandes icônes de la musique espagnole.

Le samedi 1er mars

The Potato Lab : La vie d'une chercheuse passionnée bascule lorsqu'un directeur strict débarque dans son labo de pommes de terre, prouvant que l'amour peut éclore n'importe où.

American Pie 2 (catalogue): Un an après leur sortie du collège, le naïf Jim et ses copains Oz, Kevin et Finch se retrouvent pour des vacances d'été qu'ils espèrent torrides.

Still Alice (catalogue): Mariée, heureuse et mère de trois grands enfants, Alice Howland est un professeur de linguistique renommé. Mais lorsqu’elle commence à oublier ses mots et qu’on lui diagnostique les premiers signes de la maladie d’Alzheimer, les liens entre Alice et sa famille sont mis à rude épreuve.

Baby Boss / Les Croods (catalogue) : Arrivée sur la plateforme de ces deux films d’animation pour toute la famille !

Young Sheldon (catalogue): Mise en ligne de la saison 7.

Yellowstone saison 1 à 4 (catalogue) : La série western à succès avec Kevin Costner débarque sur Netflix ! Une famille du Montana, qui possède le plus grand ranch des Etats-Unis, se bat pour que l'on n'empiète pas sur ses terres.

Le mardi 4 mars

With Love, Meghan : Meghan, duchesse de Sussex, invite des amis et des célébrités dans une magnifique propriété californienne, où elle parle cuisine, jardinage et art de recevoir.

Le mercredi 5 mars

Juste un Regard : Quand une mystérieuse photo apparaît dans sa vie, Greta doit examiner des vérités enfouies et remonter le fil de sa mémoire pour sauver son mari de secrets trop lourds à porter.

Medusa : Quelqu'un veut tuer Bárbara Hidalgo, la PDG de Medusa. Réussira-t-elle à trouver le coupable alors que sa famille se déchire pour le contrôle de ce grand groupe colombien ?

Le jeudi 6 mars

Beauty in Black saison 1 - Partie 2 : Le destin d'une strip-teaseuse bascule lorsqu'elle croise le chemin d'une famille dysfonctionnelle qui dirige un véritable empire cosmétique tout en trempant dans un trafic tordu.

Larissa -L’autre facette d’Anitta : La pop star brésilienne Anitta dévoile son univers le plus intime dans un documentaire qui se penche sur sa double identité, ses luttes personnelles et sa quête de joie.

C’est déjà disponible

Zero Day : Ce thriller conspirationniste en 6 épisodes est la belle surprise de ce début d’année. Et la prestation de Robert de Niro en ancien Président est impeccable !

27 février 2025

Plusieurs stars de Hollywood rendent hommage à Gene Hackman

Hollywood pleure la disparition de Gene Hackman. L’acteur américain de 95 ans et son épouse de 63 ans, la pianiste Betsy Arakawa, ainsi que leur chien, ont été retrouvés morts à leur domicile de Santa Fe, au Nouveau-Mexique, comme l’a confirmé le bureau du shérif local à Variety. Si les causes de leur décès n’ont pas encore été dévoilées, les autorités locales ne pensent pas avoir affaire à un acte criminel.

L’annonce a rapidement entraîné une pluie d’hommages de la part d’anciens collègues et proches du comédien, titulaire de deux Oscars pour The French Connection (1972) et Impitoyable (1993). Le cinéaste Francis Ford Coppola, qui a travaillé avec Gene Hackman dans Conversation secrète en 1974, a rappelé dans un post Instagram que la disparition d’un « grand artiste » comme celle de Gene Hackman offrait toujours à son public et ses proches l’occasion de mêler le « deuil » à la « célébration » d’une « existence », qui a marqué le cinéma de la seconde moitié du vingtième siècle.

« Gene Hackman, un grand acteur, inspirant et magnifique dans son travail et sa complexité », a souligné le réalisateur d’Apocalypse Now en légende d’une photo prise pendant le tournage de leur film. « Je pleure sa perte et je célèbre son existence et sa contribution ». Cet hommage a été suivi du message sobre, mais pas moins admiratif, du cinéaste britannique Edgar Wright sur X/Twitter. « Le meilleur… », a écrit l’auteur et réalisateur de Last Night in Soho au-dessus d’un vieux cliché du défunt. De son côté, la star de No Country for Old Men, Josh Brolin, s’est dit « bouleversé » par le départ de « l’un de mes préférés, tandis que Viola Davis (How to Get Away with Murder) a salué à son tour « l’un des plus grands ».

L’acteur de Star Trek, George Takei, a lui aussi partagé quelques mots à la mémoire de l’acteur. « Nous avons perdu l’un des véritables géants du cinéma », a-t-il déploré sur X. « Gene Hackman pouvait jouer n’importe qui et vous faire ressentir toute une vie derrière ses rôles. Il pouvait être à la fois tout le monde et personne, une présence imposante ou une personne de tous les jours. C’est dire la puissance de l’acteur qu’il était. Il nous manquera, mais son œuvre restera à jamais gravée dans nos mémoires ».

Ravage : bande-nnonce avec Tom Hardy

Il y a presque 15 ans, Gareth Evans renversait la table du film d'action avec The Raid. S'il a eu un peu de mal à confirmer depuis, le cinéaste gallois nous revient cette année sur Netflix avec un thriller qui risque de faire mal.

Havoc, qui veut dire chaos total, a été traduit par Ravage en français et sortira le 25 avril prochain sur la plateforme.

Comme le montre la bande-annonce fraîchement mise en ligne (ci-dessous), on y verra un Tom Hardy en flic de choc très énervé.

"Après une affaire de trafic de drogue qui a mal tourné, un inspecteur meurtri doit s'introduire dans le monde du crime organisé pour sauver le fils d'un politicien, tout en démêlant un réseau complexe de corruption et de conspirations qui pèse sur toute la ville" détaille le synopsis.

Jessie Mei Li, Justin Cornwell, Timothy Olyphant et Forest Whitaker complètent le casting.

Katy Perry devrait prochainement partir dans l’espace

Elle doit en avoir plein d’étoiles dans les yeux : la célèbre chanteuse américaine Katy Perry va prochainement partir dans l’espace aux côtés de cinq autres femmes, dont Lauren Sanchez, la fiancée de Jeff Bezos, a annoncé jeudi la société spatiale du fondateur d’Amazon, Blue Origin.

Ce vol se tiendra « au printemps », a précisé l’entreprise américaine dans un communiqué. Il s’agira du 11e vol habité mené par Blue Origin, qui propose depuis plusieurs années des vols de tourisme spatiaux grâce à sa fusée New Shepard et a mené, en janvier 2025, son premier vol orbital, grâce à un lanceur bien plus puissant nommé New Glenn.

L’artiste Katy Perry, chanteuse incontournable de la pop américaine et rendue célèbre mondialement par son titre I kissed a Girl, en 2008, sera notamment accompagnée de Kerianne Flynn, productrice de film, et d’Amanda Nguyen, fondatrice d’une ONG engagée dans le combat contre les violences sexuelles.

L’entreprise Blue Origin a déjà emmené 52 personnes – dont d’autres célébrités, comme William Shatner, qui incarnait le mythique capitaine Kirk dans la série Star Trek – au-dessus de la ligne de Karman, qui marque à 100 kilomètres d’altitude la frontière de l’espace, selon une convention internationale.

Lors de cette expérience de quelques minutes, les passagers peuvent se détacher de leur siège et brièvement flotter en apesanteur. La fusée entièrement automatisée décolle à la verticale et la capsule se détache en vol, avant de retomber sur Terre freinée par des parachutes et un rétropropulseur.

Quant au prix des billets pour participer à cette exceptionnelle expérience… ils sont, on s’en doute, tenus secrets. Tout comme ceux de Virgin Galactic, le grand concurrent de Blue Origin pour ce type de vols suborbitaux, qui propose une expérience similaire.

Pat Garrett et Billy le Kid : le film a a été détruit par son studio

Le 14 juillet 1881, le fameux hors-la-loi américain, Billy The Kid, tombe sous les balles du shérif du comté de Lincoln, Pat Garrett, à Fort Sumner, au Nouveau Mexique. Une exécution qui le fait instantanément entrer dans la légende de l'Ouest américain et ses mythes.

Cette histoire est justement au coeur du film Pat Garrett & Billy The Kid, sorti en 1973 et réalisé par Sam Peckinpah. Un chef-d'oeuvre qui, comme tant d'autres dans sa filmographie, est passé lui aussi sous les fourches caudines d'un producteur en guerre ouverte avec le cinéaste...

Le drame profond de Sam Peckinpah, c'est qu'il est né trop tard. Descendant de pionniers fameux, Peckinpah est né au moment où ses ancêtres entraient dans la légende californienne : faute de pouvoir vivre leur épopée, il dut se contenter d'en recueillir les échos. Et c'est trop tard encore, dix ans trop tard, qu'il vint au cinéma, entamant une carrière tumultueuse, émaillée de batailles perdues car vouées à un perpétuel porte-à-faux" écrivait l'historien du cinéma Michael Henry Wilson dans le superbe livre "A la porte du Paradis : 100 ans de cinéma américain", publié chez Armand Colin en 2014.

Cette réflexion s'applique naturellement à son chef-d'oeuvre qu'est La Horde sauvage, western crépusculaire considéré comme la réponse définitive d'Hollywood à la vague de westerns spaghetti.

C'est un Ouest agonisant gangrené par la modernité (on est en 1911, on est témoin des premières automobiles...) que dépeint le cinéaste, au sein duquel le chef de cette bande, Pike Bishop (admirable William Holden) semble vouloir prendre congé d'un monde qu'il ne comprend plus. Tout comme Peckinpah.

Fasciné par les rudes valeurs de la Frontière et le code moral fruste de ses pionniers et ses hors-la-loi, Peckinpah s'attache à dépeindre le crépuscule d'un âge héroïque, l'errance pathétique et convulsive de ses derniers survivants, dans un univers qui n'est plus à leur mesure.

Ses personnages, guidés par un sens de l'honneur et une fidélité à eux-même, se refusent ainsi à toute compromission, fut-ce même au prix de leur survie. Pour Peckinpah, c'est la tristesse de voir disparaître à jamais cette promesse de liberté qui est l'essence même de l'Amérique.

Si l'apothéose sanglante de la Horde sauvage marquait un premier jalon, Pat Garrett & Billy The Kid constitue une ultime et encore plus tragique méditation sur ces héros de l'Ouest. Ici, les derniers grands espaces ont été colonisés, le capitalisme et l'ordre règnent désormais en maîtres.

Pat Garrett (magnifique James Coburn), ancien hors-la-loi passé de l'autre côté de la barrière, est chargé de mettre fin à tout prix aux agissements de son ancien compagnon d'arme, Billy The Kid (Kris Kristofferson).

S'il est un homme de l'ancien temps, Garrett cherche à s'adapter aux changements, dans un souci de "vieillir avec le pays", comme il le dit lui-même au début du film. "Les temps ont changés" lance un peu plus tard Garrett à son vieux complice, dans un échange encore amical. "Les temps peut-être, mais pas moi" lui rétorque Billy. La rupture est désormais consommée.

Durant toute sa carrière, Peckinpah a souffert des coups de ciseaux de la censure et / ou de ceux de ses producteurs. Sa filmographie est en ce sens aussi tristement célèbre pour ça : Major Dundee, Chien de paille, La Horde sauvage... Et Pat Garrett & Billy The Kid donc.

Comme le rapporta dans un entretien Gordon T. Dawson, l'homme à tout faire de Peckinpah entre 1965 et 1974, le réalisateur était auto-destructeur. "Le pire, c'était les repérages, car il buvait tout le temps. A l'arrière [de la voiture], il y avait plein de glaçons et des bouteilles de bière. Tu entendais les bouteilles en permanence. Tu devais t'arrêter à tous les bars. Il était complètement saoûl après huit heures du soir. Et à 6h du matin, il prenait de la cocaïne. Il n'a jamais essayé de s'arrêter".

C'est James Aubrey, le ponte à la tête de la MGM qui produisait Pat Garrett & Billy the Kid, qui engagea les hostilités. Lorsqu'il a découvert dans le scénario des séquences comme celle où Garrett se repose au bord d'une rivière et échange des tirs avec une famille qui avance en bateau, il devint hystérique. "C'est un moment de violence existentielle" lui a-t-on répondu. "Existential Fucking violence ?! Je ne veux plus jamais entendre parler de ça !" lança le PDG de la Major...

Peckinpah parvint à imposer le chanteur Kris Kristofferson pour le rôle du Kid, là où le studio voulait Jon Voight ou Peter Fonda. Mais ce tournage fut sans doute le plus difficile de la carrière du réalisateur. "La faute à tous ces espèces d'attardés de la MGM" balança Peckinpah.

Cabochard et jusqu'au-boutiste, Peckinpah multiplia alors le tournage de séquences inutiles juste pour faire perdre de l'argent aux producteurs. Il envoya même une photo à Variety où l'on voit son assistante (et amante), Katy Haber, déguisée en infirmière en train de lui inoculer de l'alcool par intraveineuse. Le genre de blague qui faisait difficilement sourire James Aubrey...

Il finit par proposer deux montages différents, renvoyés dans les cordes par la MGM, notamment le prologue, qui voyait Pat Garrett assassiné par ceux-là même qui lui demandèrent de tuer son vieil ami.

"Rudy Wurlitzer est un poète. Il écrit très bien. Son scénario aurait fait un film de cinq heures. Un affrontement épique, avec des grandes qualités lyriques. Je l'ai résumé dans mon film, en essayant d'en préserver la poésie, et j'étais content" déclara Peckinpah. Et d'ajouter, amer : "ces eunuques émotionnels de la MGM ont enlevé dans leur montage toute la personnalité en essayant de ne garder que les tirs. Ca ne marchait pas".

Le cinéaste livra une version director's cut de 124 min, qui ne fut montrée qu'une seule fois aux critiques, en 1973. James Aubrey força Peckinpah à réduire le montage de son film, passant de 124 à 106 min pour son exploitation en salle. Celle-ci fut un échec cinglant, et Peckinpah en fut logiquement meurtri. Il réclama même deux millions de dollars à la MGM pour le sabordage de son film.

En 1988, Ted Turner ressortit en laserdisc et vidéo la version director's cut du film. En 2005, un montage spécial du film fut proposé, d'une durée de 115 min, soit plus court que la version director's cut. Réalisée d'après des notes laissées par Sam Peckinpah, celui-ci combine des éléments issus de la director's cut, de la version sortie en salle de 106 min, ainsi que de nouvelles scènes absentes des deux versions précédentes. Toutefois, nombreux sont les aficionados du film à avoir crié à l'outrage sur cette version.

Parmi les nouveaux éléments de cette version, on peut notamment relever un générique totalement différent de la version director's cut de 1988, ainsi qu'une version sensiblement raccourcie de la mort de Pat Garrett. Une figure appartenant certes à la légende de l'Ouest américain, mais qui, in fine, enfreint ses principes en tuant son meilleur ami, et trahit les idéaux qui furent ceux des pionniers de l'Ouest, que Peckinpah aimait tant.

Sorte de chant d'adieu bercé par une fabuleuse BO mélancolique signée par Bob Dylan, qui incarne d'ailleurs dans le film le personnage d'Alias, un membre de la bande de Billy The Kid, Pat Garrett & Billy The kid est, tout comme La Horde sauvage, porté par un lyrisme désespéré et une puissante nostalgie élégiaque.

Peckinpah a beau se tourner vers ses totems d'un passé depuis longtemps révolu, son oeuvre plus que jamais vivace hante durablement notre mémoire cinéphilique. Et pour longtemps encore. C'est la marque intemporelle des chefs-d'oeuvre.

On lancera, in fine, un vibrant appel. Cette merveille absolue n'existe chez nous que dans un DVD déjà vieux de 19 ans... Seuls les Etats-Unis ont eu droit en 2005 à une double édition montrant les deux montages du film. Le fameux éditeur Criterion a sorti en 2024 une fabuleuse édition définitive, pour les 50 ans de l'oeuvre de Peckinpah. On aimerait tellement qu'un éditeur se penche chez nous sur la question...