21 janvier 2025

Frances Farmer : Retour sur son destin tragique

Machine toujours prompt à fabriquer et vendre du rêve, l'usine hollywoodienne a aussi fracassé au cours de son Histoire de nombreux destins d'hommes et surtout de femmes à l'esprit trop rebelle. Ou, en tout cas, jugés trop inaptes à se glisser dans le moule tyrannique du glamour et des paillettes.

Quand ce ne sont pas les faits divers sordides qui émergent de l'arrière-cuisine de la nouvelle Babylone... La dépression et le tragique destin de la comédienne Frances Farmer, actrice intelligente et sensible, à fleur de peau, mais aussi individualiste résolue au tempérament autodestructeur, en est sans doute l'un de ses plus éclatants et tristes symboles.

Née en septembre 1913 à Seattle dans l'Etat de Washington, fille d'un avocat réputé, Frances (Elena) Farmer se fait très tôt remarquer par sa vivacité d'esprit, sa curiosité, son intelligence, et son goût prononcé pour l'écriture. En 1931, alors élève de la West Seattle High School, elle gagne le Concours d’écriture créative avec son essai God Dies, et remporte 100 $. Premier coup d'éclat pour Frances, et premier scandale. Le sujet de sa dissertation et son Prix sont relatés dans le journal local sous ce titre : "La fille de Seattle rejette Dieu et gagne le Premier Prix".

Volontiers indépendante, même si son père peut subvenir aux besoins de la famille avec trois enfants à charge, Frances Farmer effectue plusieurs petits boulots, comme ouvreuse au cinéma ou serveuse, pour payer ses études à l'université de Washington.

C'est là qu'elle étudie le journalisme, puis l’anglais et l’art dramatique. Actrice dans plusieurs pièces étudiantes, elle remporte les suffrages des critiques, ce qui alimente à la fois la satisfaction par procuration de sa mère mais aussi la frustration de celle-ci; elle qui rêvait de faire une carrière d'actrice à Hollywood...

En 1935, elle remporte un nouveau concours, organisé par un journal marqué politiquement à gauche, The Voice of Action. Premier prix : un voyage en Union Soviétique. En dépit des protestations de sa mère, Frances prend le bateau pour l’URSS. Plus tard, ces deux événements de sa vie joueront un rôle important dans la naissance de violentes rumeurs, qualifiant la jeune femme d’athée communiste...

Au retour de son voyage, Frances s'arrête à New York plutôt que de retourner directement à Seattle, dans l’espoir d’y devenir actrice de théâtre. C'est là qu'un agent la repère et la persuade de signer un contrat de sept ans chez Paramount. Gagnant rapidement le surnom de la "nouvelle Garbo" grâce à sa beauté, Frances démarre sa carrière sur les chapeaux de roue, occupant la première place de l’affiche dans deux films de série B, dont l’un avec Bing Crosby, Rythm on the Range.

En 1936, son premier grand rôle, dans Le Vandale, est salué par la Critique. En 1937, elle interprète le rôle principal dans la production théâtrale Golden Boy écrite par Clifford Odets et le premier rôle féminin dans L'Or et la Femme de Rowland V. Lee. Prêtée à Samuel Goldwyn par la Paramount, elle tourna aussi dans plusieurs films à succès, dont Le Chevalier de la vengeance avec Tyrone Power, ou Le Voilier maudit avec Ray Milland.

Mais Frances est frustrée par la manière dont sa carrière est gérée par la Paramount, qui met en valeur davantage sa beauté que ses réels talents de comédienne. A une époque où les Majors contrôlent toutes les facettes de la carrière de leurs pépinières de talents, le caractère indépendant et anticonformiste de Frances Farmer pose problème. Détestant le Star System, fuyant les soirées mondaines, elle déclare en plus régulièrement ne rien aimer à Hollywood, sinon l'argent.

Dès le début de sa carrière, les reproches commencent déjà. Peu de temps après avoir signé son contrat avec Paramount, Frances est convoquée par le staff du studio pour un recadrage. On lui reproche son comportement jugé non glamour, ne de pas porter de chapeau dans la rue, tandis que ses chaussures et son manteau sont jugés indignes de la mode. "Les fans de films attendent plus de choses de la part de leurs vedettes préférées" lui souffle-t-on.

La réponse de l'actrice, cinglante, est fidèle à sa (trop grande) franchise : "Je n'ai jamais rencontré quelqu'un du bureau de la direction, donc je ne saurai pas m'y rendre. Auriez-vous l'obligeance de monter et de leur porter un message de ma part ? Leur direz-vous que s'ils prêtaient autant d'attention aux rôles qu'ils offrent à leurs actrices qu'ils n'en accordent à leurs tenues, nous ferions probablement plus d'argent eux et moi ?" Autant dire que ce genre de propos résonnent presque comme une déclaration de guerre, d'autant qu'elle a eu le malheur de se mettre à dos le Mogül Adolph Zukor et d'autres magnats.

Ses ennuis sérieux commencent le 19 octobre 1942, à la suite d'un incident banal : conduite en état d'ivresse, sans permis et pleins phares dans une zone de restriction lumineuse. Au commissariat, elle fait bondir les policiers en leur répondant "suceuse de bites" à la question concernant son métier. Un juge la condamne à 180 jours de prison avec sursis et à 500 $ d'amende.

En janvier 1943, n’ayant pas réglé la totalité de son amende et pour ne pas s'être présentée devant son agent de probation, accusée par une coiffeuse du studio de lui avoir démis la mâchoire, et même de s'être baladée en soutien-gorge au milieu de la circulation sur Sunset Strip à L.A., elle est finalement de nouveau arrêtée. Cette fois-ci dans un hôtel -le Knickerbocker-. La Police frappe à la porte de sa chambre, mais, n'ayant aucune réponse, rentre avec un double des clés. Frances, alors nue et ivre dans sa baignoire, devient hystérique.

Son nouveau passage devant un juge est une nouvelle épreuve. Dévisageant la foule de photographes amassés autour d'elle, elle leur lance un "fumiers ! fumiers ! fumiers !" Lorsque le juge Hickson -beaucoup moins bienveillant que le précédent- l'interroge sur son addiction à l'alcool, elle s'emporte et hausse le ton : "Ecoutez, je mets de l'alcool dans mon lait. Je mets de l'alcool dans mon café et dans mon jus d'orange. Vous voulez quoi ? Que je meurs de faim ? Je bois tout ce que je trouve, même de la benzédrine".

Remonté, le juge la condamne à sa peine effective de 180 jours de prison. Dans sa fureur, elle jette un encrier à la tête du juge chargé de l'affaire. Frances tente de s'enfuir pour appeler son avocat, lance un coup de poing en direction d'une gardienne, et envoie même un policier au tapis.

Dans le même temps, sa carrière artistique, jadis au zénith sous les auspices de la Paramount, dégringole jusqu'aux productions bas de gamme, sous la tutelle de Monogram Pictures. Sa mère explique alors à des journalistes de Seattle que les difficultés de sa fille ne sont qu'un coup de publicité destiné à lui procurer l'expérience concrète du cachot.

"Ils devraient envisager pour elle un film avec des scènes en prison, comme ça elle pourra jouer en s'inspirant de choses qu'elle a vécues" ose dire sa mère à la Presse. Tout en ajoutant, le plus sérieusement du monde, que les ennuis de sa fille sont dû au communisme international...

Les services sanitaires qualifient alors Frances de malade mentale et recommandent de la placer dans le sanatorium de La Crescenta. Elle y reçoit 90 traitements-choc à l’insuline (cure de Sakel) et rentre au Western Washington State Hospital à Steilacoom d’où elle s’échappe.

"Frances avait refusé de travailler en prison. Elle se retrouva collée dans un sanatorium privé pour y subir pendant trois mois les écrasantes injections quotidiennes d'une cure de Sakel; une pratique aujourd'hui complètement discréditée. Après l'horreur du sanatorium, l'attendaient dix années dans l'enfer absolu de l'asile psychiatrique. Elle fut déclarée folle en 1944 et placée dans la maison de fous de Steilacoom, dans l'Etat de Washington. [...]" écrit Kenneth Anger dans son ouvrage culte Hollywood Babylone (et publié pour la première fois en France aux éditions Tristram en 2013).

"Son internement s'y révélerait le pire supplice auquel une star fut jamais soumise - la plus abominablement tragique des tragédies hollywoodiennes. Le purgatoire d'Hollywood [...] l'avait rendue malheureuse. Ses étoiles sans pitié la laissèrent en proie à un Enfer de camisoles de force, de lanière de cuir et de gardiennes démoniaques [...]. Sa chute avait suscité peu de compassion dans la cité glamour qui l'avait exploitée. Elle avait été une "invivable fauteuse de troubles", ils étaient ravis d'être débarrassés d'elle".

Sa mère, apprenant les traitements que sa fille a subis, obtient que la tutelle de sa fille soit transférée de l'État vers elle. Mais en 1944, Frances agresse sa mère qui la fait à nouveau interner. Après un séjour de trois mois, et un traitement incluant des électrochocs, Frances est déclarée guérie. Résidant toujours chez ses parents, elle profite d’une visite chez une tante pour fuguer. De nouveau internée en mai 1945, toujours sur ordre de sa mère, Frances reste cette fois-ci enfermée près de cinq ans.

Commence alors pour elle un nouveau véritable enfer. Outre les conditions de vie, les humiliations et des traitements continuels d’électrochocs, elle aurait été victime de nombreux viols commis par le personnel soignant, comme elle le révélera dans un livre autobiographique publié à titre posthume en 1973, au titre on ne peut plus évocateur : Will There Really be a Morning ?

D'autres affirmations sont malgré tout sujettes à caution. Un de ses biographes, William Arnold, affirmait que Frances avait subi une lobotomie trans-orbitaire, évènement que l'on trouve dans le (superbe) film qui relate sa triste vie, Frances, mais admit, lors d'un procès, qu'il avait inventé l'épisode.

Toutefois, la propre soeur de Frances, Edith Elliot, révèle dans son ouvrage Look Back in Love, que leur père fit une visite au Western State Hospital en 1947, et arriva juste à temps pour stopper la lobotomie : "s'ils tentent une de leurs opérations de porcs sur elle, ils auront à subir de dangereuses poursuites [judiciaires]" aurait dit leur père.

Le 25 mars 1950, Frances Farmer recouvre la liberté. Craignant que sa mère ne l'expédie à nouveau en Institut psychiatrique et de revivre l'enfer de la camisole de force, Frances fait en sorte de se libérer de la tutelle de sa mère. En 1951, un juge accède à sa demande, et lui redonne tous ses droits. L'ex comédienne commence alors à travailler dans un pressing de l’Hôtel Olympic, là où en 1936, elle fut célébrée lors de l'avant-première de son film Le Vandale... Brièvement remariée, elle est par la suite secrétaire et comptable pendant trois ans dans un studio de photographie.

En 1957, elle rencontra son troisième mari, Leland Mikesell, un Executive travaillant à la télévision, qui la persuade de tourner à nouveau. S’arrangeant pour que la presse publie un article sur sa femme, alors réceptionniste dans un hôtel, il lui permet de retrouver ses premières amours : les planches, en Pennsylvanie. En 1958, elle apparaît dans le show TV This Is Your Life et la série Tongues of Angels, puis tourne son dernier film, The Party Crashers.

Voici d'ailleurs un extrait de son passage au Show This is Your Life. Une vidéo émouvante, alors que Frances est sommée par son interlocuteur de revenir sur un douloureux passé...

Ce retour en grâce, modeste, culmine entre 1958 et 1964, quand elle présente finalement une émission de télévision devenue populaire, Frances Farmer Presents, à Indianapolis. En 1968, elle commence à travailler sur son autobiographie, Will There Really be a Morning ?, qu'elle ne pourra achever. Le 1er août 1970, Frances Farmer est emportée à l'âge de 56 ans par un cancer de l'oesophage. Une fin tristement prématurée pour cette icône rebelle d'Hollywood, qui le lui a fait chèrement et cruellement payer.

En 1982, la vie de Frances Farmer fut portée à l'écran par Graeme Clifford, avec dans le rôle titre Jessica Lange, qui trouve ici probablement le meilleur rôle de sa grande carrière. Le film est disponible en DVD / Blu-ray, ainsi qu'en VOD.

Il était une fois en Amérique : Jean Gabin voulait jouer dans le film, mais à une condition !

Retour sur une histoire folle, le moment où Sergio Leone a rencontré Jean Gabin afin de lui proposer un rôle important dans Il était une fois en Amérique ! Pour le rôle de Max, finalement incarné par James Woods dans le film, Leone envisageait le célèbre acteur français connu pour La Bête humaine, Le Quai des brumes ou Le Clan des Siciliens.

En mai 1974, Sergio Leone partage avec son ami le critique, romancier et scénariste français Noël Simsolo un concept qu'il a en tête pour son prochain film, intitulé Il était une fois en Amérique :

C’était au début [du projet]. Je voulais que Max soit français", déclare-t-il à Noël Simsolo dans Conversations avec Sergio Leone. "Pas uniquement pour une question de coproduction : j’avais le désir d’évoquer les Français qui vivaient en Amérique. (...)"

"Gérard Depardieu est un immense comédien. Il crevait d’envie d’être Max. (...) J’étais tenté. Je l’avais trouvé vraiment génial dans 1900, et je savais aussi qu’il avait fréquenté le Milieu…" Et pour jouer Max âgé, Sergio Leone imagine demander à l'une de ses idoles, l'acteur Jean Gabin. Les deux hommes se rencontrent durant la période 1974-1975. Leone se souvient :

"Je crois [que Gabin] m’aimait bien. Et moi, je l’admirais depuis toujours. Il m’avait donné son accord à condition qu’il ne prenne pas l’avion. Il m’avait dit : 'Écoutez, Leone, nous irons en Amérique par le bateau. Tous les deux. Comme ça, on aura entièrement le temps de discuter du rôle et de tout préparer. Moi, l’avion, ça me plaît pas. Le bateau, j’aime. Je connais. Mais ce que je préfère, c’est le 'dur'. Le train. C’est le moyen le plus peinard pour voyager'."

Cette rencontre ne sera hélas pas suivie d'effet. L'année suivante, après la sortie de L'Année sainte de Jean Girault, Jean Gabin décède d'une leucémie le 15 novembre 1976. Leone voit son idée s'effondrer. Une fois l'acteur retiré de l'équation, Leone reconsidère son histoire et change de braquet :

"(...) J’ai senti que je risquais de réduire la portée de l’histoire en lui donnant cette coloration. Avec un héros français, l’aventure semblerait refléter un cas unique. (...) Cela ne collait plus de mettre un comédien français dans cette histoire. Et je renonçais par-là, même à une autre belle idée : prendre des acteurs différents selon l’âge des personnages. Il y aurait eu les enfants, les adultes et les vieillards… Ils se seraient ressemblé..."

Les stars réagissent au décret de Donald Trump pour reconnaître « deux genres seulement »

En annonçant la signature d’un décret reconnaissant légalement « seulement deux genres, le masculin et le féminin », Donald Trump lançait un message clair à la communauté LGBTQ+ ainsi qu’aux stars qui défendent depuis longtemps les minorités de genre – et qui sont souvent les mêmes qui dénoncent ses propos et contre-vérités.

Eh bien, gage que le message est passé, puisque les célébrités ont été nombreuses à lui répondre. En tête de file, on retrouve Ariana Grande, qui a partagé, en Story Instagram, un message de Matt Bernstein. Le podcasteur rappelle que « les personnes queer et trans existaient avant Donald Trump et continueront d’exister après sa mort ».

Et de s’adresser directement au nouveau Commandant en Chef : « Le soleil se fiche que vous signiez un décret lui interdisant de se lever chaque matin, il le fera quand même ».

Un message qu’a également partagé Demi Lovato, qui a depuis longtemps annoncé être non binaire, ainsi que plusieurs autres, dont celui du chanteur country Chris Housman : « Ne laissez pas les ténèbres des autres éteindre votre lumière ».

Garbage a également rappelé sur Instagram que les personnes « queer, trans et non binaires existent depuis la nuit des temps ». Et de leur apporter son soutien, précisant que « seule une personne sans éducation ou cruelle par plaisir » peut penser que la communauté LGBT+ doit disparaître.

Lizzo, de son côté, s’adresse à ceux « qui peuvent avoir peur ou être déçu et triste ». La chanteuse de Truth Hurts estime qu’il est temps de se rassembler et de « ne pas laisser ce qu’il se passe dans le monde changer votre monde ». « Souvenez-vous de la valeur d’avoir un cœur pur et d’être une bonne personne », a-t-elle ajouté dans sa longue vidéo sur ses réseaux sociaux.

Une fois n’est pas coutume, Donald Trump s’est un peu emmêlé les pinceaux lors de son discours d’investiture en mélangeant « sexe » (biologique) et « genre ». Son administration a donc dû clarifier (via BBC) ce que contient le décret : la reconnaissance de deux sexes – terme que devront exclusivement utiliser les employés de la fonction publique – le masculin et le féminin, et l’impossibilité d’en changer.

Une clarification qui ne semble pas avoir fait mouche du côté de Caitlyn Jenner, qui a félicité Donald Trump pour son investiture qu’il doit, selon elle, à « Dieu ». Certains internautes ont tout de même eu l’amabilité de lui expliquer ce que cela signifie. « Il vient d’ordonner au gouvernement de t’appeler Bruce », lui a ainsi précisé l’activiste américaine Olivia Julianna.

Caitlyn Jenner est née Bruce Jenner et a annoncé sa transition en avril 2015. Celle qui a été mariée à Kris Jenner, avec qui elle a deux enfants, Kendall et Kylie Jenner, avait documenté sa vie en tant que femme sans se cacher - ce qu’elle considérait comme une libération - dans une téléréalité, I Am Cait (soit Je m’appelle Cait, en français).

Vanessa Hessler : que devient la célèbre mannequin, ex-égérie des publicités Alice ADSL ?

Vanessa Hessler célèbre ses 37 ans ce mardi 21 janvier. Mannequin italo-américaine, elle a marqué les esprits dans les années 2000 en incarnant le personnage d'Alice dans les publicités du fournisseur d'accès à Internet Alice ADSL en France, Allemagne et Italie. Son visage angélique et sa présence charismatique ont rapidement fait d'elle une figure emblématique de la marque, la propulsant sur le devant de la scène médiatique européenne.

Forte de cette notoriété, celle qui a passé son enfance en Italie a élargi ses horizons en se lançant dans le cinéma. En 2008, elle interprète le rôle de la princesse grecque Irina dans le film Astérix aux Jeux Olympiques, aux côtés d'acteurs renommés tels que Clovis Cornillac, Alain Delon et Gérard Depardieu. Ce rôle au sein d'une production à grand budget a consolidé sa position dans le milieu artistique et lui a ouvert de nouvelles opportunités professionnelles.

Après ses succès dans la publicité et le cinéma, Vanessa Hessler a poursuivi sa carrière en Europe, apparaissant dans diverses productions télévisées et cinématographiques. Elle a notamment joué dans des téléfilms italiens tels que Cenerentola, en 2011, et Le mille e una notte: Aladino e Sherazade, diffusé l'année suivante. En parallèle, la jeune femme a continué le mannequinat, collaborant avec des marques prestigieuses comme Calvin Klein ou Giorgio Armani par exemple.

Côté vie amoureuse, Vanessa Hessler partage sa vie avec le producteur Gianni Nunnari, âgé de 65 ans. En novembre 2015, le couple a accueilli une petite fille, concrétisant ainsi leur union famille. En 2022, leur deuxième enfant, un petit garçon, vient au monde.

Si aujourd'hui Vanessa Hessler évolue loin du monde de la télévision, il y a quelques années, son nom a fait couler beaucoup d'encre en raison d'un scandale sans précédent. En 2011, l'interprète d'Alice avait fait l'objet d'une controverse majeure en raison de sa relation avec Mutassim Kadhafi, fils de l'ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Après avoir exprimé publiquement son soutien à la famille Kadhafi lors du conflit libyen, elle a déclaré au magazine italien Diva e Donna que les Kadhafi étaient "une famille normale" et que les Occidentaux avaient commis une erreur en soutenant les rebelles.

Ces propos ont conduit Telefónica Europe, propriétaire de la marque Alice, à mettre fin à son contrat, estimant qu'elle n'avait pas pris ses distances avec ses déclarations sur le conflit en Libye. Cette décision a eu un impact significatif sur sa carrière, la contraignant à se retirer temporairement de la scène médiatique. Depuis lors, Vanessa Hessler est très active sur les réseaux sociaux, et profite pleinement de sa vie de mère de famille en voyageant dans le monde entier. Sur les réseaux sociaux, elle a partagé des photos et vidéos depuis les États-Unis, la Grèce, la France, l'Espagne ou encore l'Italie. Une véritable globe-trotteuse.

La pression sociale devient insupportable pour Sabrina Ouazani

Avec Franck Gastambide, Sabrine Ouazani a formé l’un des couples les plus en vue du cinéma français. Leur relation, rendue publique en 2016, avait charmé le public. Mais toutes les belles choses ont une fin, et leur histoire s'est achevée en 2023. Une rupture qui n'a néanmoins été officialisée qu'un an plus tard, le 19 mai 2024. La cause de leur séparation ? Ils auraient eu des visions différentes de leur avenir personnel et professionnel. Mais si les deux artistes sont restés discrets sur les détails, leur rupture a suscité une vague de réactions parmi leurs fans. L'actrice a depuis confié qu’elle préfèrait se concentrer sur ses projets créatifs et sa carrière, un choix assumé et respecté.

A 36 ans, la jeune vedette du cinéma français travaille donc aujourd’hui sur son premier long-métrage. Et ce dernier est consacré à un sujet qui lui tient à coeur : la pression sociale. Un phénomène qu'elle subit tous les jours en raison du fait qu'elle n'a pas d'enfant...

Malgré ses succès professionnels, Sabrina Ouazani n’échappe pas aux remarques intrusives sur sa vie personnelle. La veille de son interview avec le média, une journaliste lui a demandé si elle n’avait pas l’impression d’être passée à côté de sa vie. L'actrice semble visiblement éprouvée par ces interrogations incessantes. Ce genre de remarques ne datent pas d’hier. Elle raconte avoir ressenti un profond malaise lorsque, juste après une séparation, une amie enceinte lui avait adressé un regard de pitié : "Et toi ? C'est horrible, Sabrina, qu'est-ce qui se passe ? Il ne veut pas ? Vous ne pouvez pas ?" Après cette remarque, elle a confié : "Ça m'a fait mal, tellement mal. J'étais en promo en parallèle et tout le monde me saoulait avec ça, j'ai dit ‘allez, donnez-moi une feuille et un stylo, je vais écrire’". Des propos qui lui ont permis d’écrire son long-métrage sur la pression sociale.

À travers son futur long-métrage, Sabrina Ouazani espère faire bouger les lignes. "J'aimerais qu'on n'ait plus honte de dire qu'on n'a pas d'enfant, qu'on arrête d'associer ça à l'échec", explique-t-elle avec passion. Si Sabrina Ouazani souhaite devenir mère, elle révèle que ces dernières années, elle n’a jamais rencontré l’homme qui aurait pu être le père de ses enfants. Aujourd’hui, elle envisage de congeler ses ovocytes pour "sécuriser certaines choses", bien consciente des défis que pose cette démarche en France. "Deux ans et demi pour décrocher un premier rendez-vous, six mois pour le second, et cet âge couperet de 37 ans... C'est fou qu'en France, ce soit si laborieux", déplore-t-elle, même si elle ne perd pas espoir de devenir mère un jour.

John Sykes, guitariste des groupes cultes Whitesnake et Thin Lizzy, est mort à 65 ans

Les hardos sont en deuil : le guitariste britannique John Sykes, dont la virtuosité s’est exprimée au sein des groupes cultes Whitesnake et Thin Lizzy (mais aussi Tygers of Pan Tang et Blue murder), s’est éteint lundi 20 janvier 2025. Il était âgé de 65 ans et a succombé à un cancer.

La triste nouvelle a été annoncée sur le compte Facebook officiel du défunt musicien.

Devenu guitariste professionnel au tout début des années 1980, John Sykes était aussi occasionnellement chanteur et il avait coécrit certaines des chansons les plus populaires de Whitesnake. Il avait également lancé, en 1987, le collectif de hard rock Blue murder.

Avatar 3 sera très long, aussi long qu'Avatar 2 !

On va passer du temps avec le Clan des Cendres et les Marchands de Vent ! James Cameron vient de révéler la durée d'Avatar 3. Plus exactement, il confie dans une interview à Empire, que cette suite aura " à peu près une durée égale" à la suite de 2022, Avatar : la voie de l'eau, qui durait 3 heures et 12 minutes.

Avatar :  Fire & Ash devrait donc faire encore autour de 3h10 (à + ou - 2 minutes près), soit autant qu'Avatar 2. Le premier volet était un peu plus court (2h42).

On va passer du temps avec le Clan des Cendres et les Marchands de Vent ! James Cameron vient de révéler la durée d'Avatar 3. Plus exactement, il confie dans une interview à Empire, que cette suite aura " à peu près une durée égale" à la suite de 2022, Avatar : la voie de l'eau, qui durait 3 heures et 12 minutes.

Avatar :  Fire & Ash devrait donc faire encore autour de 3h10 (à + ou - 2 minutes près), soit autant qu'Avatar 2. Le premier volet était un peu plus court (2h42).

Paul Schrader veut faire des films imaginés par ChatGPT

Son dernier film, Oh Canada, pourtant porté par Richard Gere et passé par le Festival de Cannes, a fait moins d'1 million de dollars de recettes dans le monde (et moins de 30 000 entrées en France). Alors Paul Schrader cherche peut-être des solutions où il peut pour retrouver le succès.

Il raconte avoir même tenté ChatGPT et révèle sur Facebook que le résultat a été très concluant. Dans une récente publication, le génial scénariste de Taxi Driver et réalisateur d'American Gigolo confie avoir demandé à la plateforme d’IA de générer des intrigues pour des films pour lui. Puis d'autres qui conviendraient à d'autres cinéastes célèbres.

"JE SUIS ÉTONNÉ" écrit Schrader en capitales, épaté par la créativité de ChatGPT. "Je viens de demander à ChatGPT une idée pour un film de Paul Schrader. Puis pour un film de Paul Thomas Anderson. Puis de Quentin Tarantino. Puis de Harmony Korine. Puis d'Ingmar Bergman. Puis Rossellini. Lang. Scorsese. Murnau. Capra. Ford. Spielberg. Lynch. Chaque idée que chatgpt a trouvée (en quelques secondes) était bonne. Et originale. Et étoffée."

Dans la foulée, Paul Schrader s'étonne que l'outil soit autant rejeté par l'industrie et interroge :

"Pourquoi les scénaristes devraient-ils attendre des mois pour chercher une bonne idée alors que l’IA peut en fournir une en quelques secondes ?"

Sous-entendu, pour le scénariste, il n'y a pas de mal à s'appuyer sur l'IA, mais quand on écrit des histoires originales. 

Le cinéaste de 78 ans est fasciné par cette technologie et juste avant, il racontait avoir envoyé à ChatGPT un script qu’il avait écrit il y a quelques années, pour lui demander des améliorations. Et là, "en cinq secondes, l’IA a répondu avec des notes aussi bonnes ou meilleures que celles que j’ai jamais reçues de la part d'un autre réalisateur."

Paul Schrader a aussi écrit sur Facebook qu'il a fini par établir que l'Intelligence Artificielle est "plus intelligente que moi et a de meilleures idées, et des moyens plus efficaces de les mettre en œuvre. C’est un moment existentiel, semblable à ce que Kasparov a ressenti en 1997 lorsqu’il a réalisé que Deep Blue allait le battre aux échecs."

Alors Hollywood doit-il résister aux sirènes de l'IA ou ne vaut-il mieux pas aller avec le progrès et accompagner l'émergence de la technologie.

Mort à 85 ans du réalisateur Bertrand Blier

Le cinéaste Bertrand Blier s'est éteint ce mardi 21 janvier à 85 ans, a annoncé son entourage à l'AFP (via Le Figaro). Auteur des Valseuses, réalisateur au ton unique et à la mise en scène précise, il avait remporté le Grand Prix au Festival de Cannes et les César de Meilleur scénario, Meilleure réalisation et Meilleur film pour Trop belle pour toi.

Après avoir débuté comme assistant réalisateur en 1959 sur Oh! que mambo de John Berry et s'être fait remarqué pour ses docu-fiction Hitler... connais pas ! en 1963, Bertrand Blier dirige son père, le légendaire Bernard Blier, dans son premier long métrage de fiction, Si j'étais un espion (1967).

Il faut cependant attendre 1974 pour que Blier réalisateur se fasse un nom avec le triomphe public des Valseuses et de son trio vedette Gérard Depardieu, Patrick Dewaere et Miou-Miou. La patte Blier s'instaure : humour acerbe et vérité sociale. Quatre ans plus tard, après un Calmos qui divise, Bertrand Blier retrouve son duo masculin Depardieu-Dewaere pour Préparez vos mouchoirs pour lequel il remporte l'Oscar du Meilleur film étranger, avant de diriger Depardieu en solo et son père dans Buffet froid (1979), César du meilleur scénario, puis Dewaere dans le subversif Beau-Pere (1981).

Scénariste de la totalité de ses films (mais également de Grosse Fatigue de Michel Blanc en 1994), le cinéaste signe avec Tenue de soirée l'un des plus gros scandales du cinéma français des années 80 avec ses thèmes d'homosexualité et de triolisme abordés sans détour. Il y retrouve une nouvelle fois Gérard Depardieu et Miou-Miou et gagne le Prix d'interprétation masculine du Festival de Cannes (pour Michel Blanc) et trois nominations aux César. Trois ans plus tard, le succès public et critique de Trop belle pour toi est encore plus imposant : Grand Prix du jury du Festival de Cannes et cinq César dont ceux du meilleur film, meilleur réalisateur et de la meilleure actrice (pour Carole Bouquet).

Les années 1990 seront marquées par un raz-de-marée de récompenses, largement dû à sa collaboration avec Anouk Grinberg, nouvelle venue dans la galerie des comédiens de Blier. On citera Merci la vie (un César et 6 nominations) et Un, deux, trois, soleil en 1993 (deux César et surtout la Coupe Volpi du Meilleur Acteur du Festival de Venise pour Marcello Mastroianni) ainsi que Mon homme (1996), Prix de la meilleure actrice pour Anouk Grinberg au Festival de Berlin.

A partir de 2000, le cinéaste s'intéresse à la mort et à la vieillesse. Il commence par réunir une trentaine de grands noms du cinéma français pour Les Acteurs, un hommage au métier du jeu et à son père, le tout teinté de dérision. Si le film est plutôt bien accueilli, Les Côtelettes, avec Philippe Noiret et Michel Bouquet en vieux épicuriens dissertant sur le sens de la vie et les plaisirs de la chair divise le public cannois, et reçoit un accueil national mitigé du public et de la critique.

Blier revient en 2005 avec Combien tu m'aimes ?, l'histoire d'un amour monnayé entre la péripatéticienne Monica Bellucci et son client Bernard Campan. Dix ans après Les Acteurs, il dirige à nouveau Albert Dupontel, devenu l'incarnation du cancer de Jean Dujardin, dans la comédie dramatique Le Bruit des glaçons.

Neuf ans plus tard, après un détour par le théâtre pour mettre en scène Désolé pour la moquette et quelques projets qui n'aboutissent pas, il réalise Convoi exceptionnel, réunissant son acteur fétiche Gérard Depardieu et Christian Clavier. Il s'agira de son dernier film.

Rivages sur France 2 : Fleur Geffrier réagit à la scène émouvante de l’épisode final

La série Rivages vient de s’achever sur France 2.

Pendant trois semaines, les téléspectateurs se sont passionnés pour les aventures d’Abigail (Fleur Geffrier), une océanographe envoyée à Fécamp pour enquêter sur de mystérieux phénomènes se produisant en mer.

Au fil de ses recherches, la scientifique a fini par découvrir qu’une créature inconnue hantait la baie de Fécamp car elle ne voulait pas abandonner son bébé mort dans les filets des pêcheurs.

Alors que les marins fomentaient un plan pour attraper ce "monstre" et que l'armée projetait de le capturer, Abigail n’a pas eu d’autre choix que de sauver cette créature. Mais pour parvenir à quitter la baie, la créature et Abigail ont toutes les deux dû faire le deuil de leur enfant.

En effet, Abigail ne s’est jamais remise de la perte de son fils Enzo, mort noyé quelques années plus tôt. Un deuil impossible qui l’avait poussée à fuir Fécamp pour se reconstruire. Sa rencontre avec la créature lui a donc permis de faire l’impossible, donnant lieu à une scène particulièrement émouvante entre ces deux mères.

Si les téléspectateurs ont trouvé ce moment bouleversant, ce fut également le cas de Fleur Geffrier.

"Quand j’ai reçu la scène avec Enzo, j’ai fondu en larmes. J'en ai encore les larmes aux yeux quand j'y pense", a confié Fleur Geffrier, l’interprète d’Abigail, au micro d’Allociné.

Un moment incroyable dont elle garde un excellent souvenir. "C'était à la toute fin du tournage donc j'avais déjà toute l'histoire gravée dans ma tête et dans ma chair. J'étais concentrée sur ce qu'il fallait faire parce qu'il y avait plein de choses techniques à aborder. C'était assez précis. Mais à ce moment-là, j'étais une enfant de 5 ans. J'étais à fond. J'ai adoré faire cette scène. J'ai réalisé des rêves d'actrice avec cette série et plus particulièrement dans cette scène. On laisse son imaginaire parler, on se laisse emporter. C'était génial".

Pour cette scène, Fleur Geffrier a réalisé un véritable exploit physique comme nous l’a expliqué David Hourrègue, le réalisateur de la série. "Fleur a répété inlassablement pendant une journée entière pour la connexion avec la créature. Il y a un moment où elle est suspendue en mer, agonisante et pleine de sang, c'était une prouesse colossale".

Pour la petite anecdote, cette scène de connexion entre Abigail et la créature a été improvisée à trois jours de son tournage. Le réalisateur raconte, "Pour la petite histoire, cette rencontre intime qu'elle va faire à ce moment-là, on l'a improvisée à trois jours du tournage. L'idée est arrivée un samedi et le lundi, l'équipe ne savait même pas de quoi on allait parler. Et le petit est arrivé et Fleur a dû se prendre de plein fouet ce moment de retrouvailles et de pardon".