21 janvier 2025

Families Like Ours sur Canal+ : la fin surprenante expliquée par le créateur de la série

Attention, spoilers. Les paragraphes suivants révèlent des éléments d'intrigue de la série "Families like ours".

Après Xavier Dolan et Xavier Giannoli, Canal+ a misé sur un autre réalisateur de renom pour sa nouvelle création originale prestigieuse. Families like ours est la première fiction télévisée de Thomas Vinterberg, scénariste et réalisateur danois connu notamment pour ses films La Chasse, Festen, La Communauté ou encore Drunk, lauréat de deux Oscars (meilleure réalisation et meilleur film étranger).

Diffusée depuis le 6 janvier sur Canal+, Families like ours touche à sa fin avec les trois derniers épisodes qui mettent un terme au parcours d'une famille danoise en proie à un bouleversement majeur : une catastrophe naturelle irréversible qui a obligé le gouvernement à évacuer le pays avant qu'il ne soit entièrement inondé.

Le peuple danois se disperse et laisse derrière lui maisons, écoles et rues désertes. Alors que familles et amis sont séparés, en un instant, plus rien n’a de valeur, les destins changent et la chance sourit seulement à quelques exilés.

Bien qu'il s'agisse d'une série catastrophe, Families like ours est avant tout un drame intimiste et un récit familial émouvant. Et son épisode final plein d'espoir est à l'image de ce parti pris de Thomas Vinterberg.

À la fin de la série, tout le monde est vivant (même Elias, le petit-ami de Laura, dont le sort était incertain) et chacun des protagonistes s'est reconstruit quelque part, loin d'un Danemark enseveli par l'eau, avec une nouvelle vie plus ou moins heureuse, mais avec l'espoir d'un avenir plus clair et d'un sentiment de communauté retrouvée.

Pourtant, cela aurait pu en être autrement. "Elias était mort dans le scénario d'il y a quatre ans", nous a confiés Thomas Vinterberg, "J’ai ressenti le besoin que Laura et Elias se retrouvent". Cette fin pleine d'espoir était une volonté du cinéaste, épaulé par sa femme Helene Reingaard Neumann, également prêtre et actrice qui incarne Amalie dans la série.

Lorsqu'elle a lu le scénario de Families like ours, il y a environ quatre ans, elle a suggéré d'incorporer une touche d'espoir. À l'époque, Thomas Vinterberg était en plein deuil, suite au décès accidentel de sa fille Ida, à qui le film Drunk est dédié. Il a fait de ce parti pris optimiste un objectif dans la série.

"Elle m'a dit que je devrais laisser un peu d'espoir dans ma série et peut-être aussi dans ma vie. Et c'était mon principal défi ces quatre dernières années. C'est pour ça que je suis nerveux quand je montre la série.

Est-ce assez optimiste ? Je ne suis pas nerveux si cela choque suffisamment les gens. En fait, je crains que cela choque trop les gens. Mais l'espoir est important pour moi.

Mais je me devais également de garder un certain équilibre, parce que c'est aussi une expérience de réfugiés. Cela ne pouvait donc pas être entièrement optimiste. Des réfugiés meurent chaque jour. Et ce serait probablement plus juste si Elias mourait. Mais je ne pouvais tout simplement pas m'y résoudre."

Si le dernier épisode apporte une conclusion satisfaisante et pleine d'espoir aux personnages de Families like ours, il laisse tout de même la porte ouverte aux spéculations sur une suite potentielle. De nouveaux épisodes pourraient nous faire suivre une autre famille ou nous montrer ce que sont devenus Laura, Elias et les autres.

Le public danois demande une suite à Thomas Vinterberg, comme il nous l'a expliqué : "Beaucoup de gens me posent la question, de manière flatteuse, beaucoup de gens me pressent, même mon fils de 12 ans. Mais je n'ai pas de saison 2 en tête".

Les retours ont été très forts au Danemark, un pays qui teste beaucoup plus ses oeuvres face au public qu'en France. "Nous trouvons les tests audiences super intelligents", nous confie Thomas Vinterberg :

"Drunk a été testé 19 fois et aurait été une catastrophe sans ces tests. Lors du test de Families like ours, le public était divisé sur le choix de Laura entre un avenir d'étudiante à la Sorbonne à Paris avec sa famille et son petit-ami et un parcours du combattant en tant que réfugiée pour aider sa mère."

La série a été un succès au Danemark et de nombreuses personnes l'interpellent pour savoir si une saison 2 de Families like ours est à l'ordre du jour. Le public questionne même sa femme sur les réseaux sociaux ! La seule réponse de Thomas Vinterberg pour le moment est "Je ne sais pas, c'est un point d'interrogation, peut-être ?".

Propos recueillis par Mégane Choquet le 9 décembre 2024 lors d'une table ronde virtuelle avec d'autres journalistes.

Bellefond ce soir sur France 3 : Stéphane Bern moqué depuis qu'il est devenu acteur, il répond aux critiques

Si Stéphane Bern a passé la majorité de sa carrière à présenter des émissions qui nous permettent d'en découvrir davantage sur l'histoire et les familles royales, il s'essaie désormais à la comédie en incarnant un avocat pénaliste dans la série Bellefond diffusée sur France 3 depuis 2022. Pour autant, ce rôle lui vaut encore de nombreuses critiques comme il l'a révélé récemment.

Ce mercredi 15 janvier, lors de son passage dans l'émission C à vous, l'animateur est revenu sur les moqueries dont il a été victime lors du lancement de la fiction, et ce, malgré un franc succès : "On se moque toujours. Je viens de lire les critiques, ils disent : 'Pour une fois, il est convaincant...'. Il faudra que je fasse combien de téléfilms au bout d'un moment ?"

Pour autant, c'est bien six épisodes qui ont déjà tourné et deux autres sont actuellement en développement, comme le rappelle Stéphane Bern "Je devrais (...) justifier (pour) pouvoir faire un peu de comédie. Parce que les animateurs qui font de la comédie, c'est toujours très mal vu" avant de confirmer qu'il travaille énormément sur son rôle :

"Moi j'arrive avec beaucoup d'humilité, je bosse. Je rattrape tous les cours de théâtre que je n'ai pas eu quand j'étais jeune et j'ai des coachs qui me font bosser." Une chose est certaine, malgré les moqueries, les audiences sont bel et bien au rendez-vous.

D'ailleurs, l'animateur phare de France Télévisions sera de retour dès ce soir dans un nouvel épisode de Bellefond intitulé Sous Pression. Dans ce chapitre inédit, notre héros doit défendre une toute nouvelle affaire lorsque Amira (Randa Tani) et Khader (Swan L’haoua) passent une nuit de camping au coeur du parc naturel de la Sainte-Baume et découvrent le corps inanimé de leur ami, Max, le lendemain matin.

Il semble avoir été étouffé. Un meurtre terrible qui intervient alors même qu'ils ont créé ensemble la bière artisanale KAM. Particulièrement affectés, les deux jeunes gens doivent désormais assurer leur défense. Si Khader s'adjoint l'aide de Bellefond et de ses stagiaires, Amira est, elle, défendue par Christine Rigault (Claire Nebout), une avocate redoutable.

Il se trouve même qu'elle était la bête noire de Bellefond lorsque ce dernier était encore procureur. Alors qu'il cherche à découvrir le meurtrier, Rigault n’a de cesse de charger Khader pour innocenter Amira. Rendez-vous donc dès ce soir à partir de 21h05 sur France 3.

20 janvier 2025

Mort de David Lynch : ses quatre enfants appellent à une « séance de méditation mondiale »

Deux jours après l’annonce du décès de David Lynch, ses enfants sortent du silence pour honorer sa mémoire. Le 15 janvier, le cinéaste légendaire est mort à l’âge de 78 ans, après que son emphysème s’est aggravé suite aux incendies de Los Angeles, comme l’explique « Deadline ». La nouvelle a été annoncée le lendemain à la presse.

Si les hommages de célébrités et cinéastes ont rapidement fusé, les proches du réalisateur étaient restés discrets pendant les premières heures qui ont suivi. Ce samedi 18 janvier cependant, ses quatre enfants ont pris la parole via un communiqué partagé sur l’ancien compte X du défunt : « David Lynch, notre père adoré, était brillant de créativité, et de paix. Ce lundi 20 janvier - en ce qui aurait été son 79e anniversaire - nous vous invitons tous à nous rejoindre pour une séance de méditation mondiale pendant dix minutes », est-il écrit.

« Faites en sorte que nous soyons réunis, peu importe où nous sommes, pour honorer son héritage et partager amour et paix à travers le monde », poursuivent-ils avant de remercier les admirateurs de David Lynch pour « avoir célébré sa vie ». Et de signer : « Affectueusement, Jennifer, Austin, Riley et Lula. »

Décédé à l’âge de 78 ans, David Lynch avait quatre enfants issus de relations différentes. En 1968, il accueille son premier enfant, la réalisatrice Jennifer Lynch, de son mariage avec la peintre Peggy Reavey. Ils divorcent en 1974. Trois ans plus tard, le réalisateur de « Twin Peaks » se remarie avec Mary Fisk et accueille son deuxième enfant, un garçon, Austin (42 ans).

Avec la productrice Mary Sweeney, il devient ensuite père d’un deuxième garçon, Riley (32 ans). Le couple se marie en mai 2006, avant de divorcer un mois plus tard. Finalement, David Lynch se remarie en 2009 avec l’actrice Emily Stofle. Il accueille son quatrième enfant, Lula (12 ans) avant de divorcer en 2023.

Robert Pattinson, superstar à Séoul pour présenter Mickey 17

Six ans après le succès de « Parasite », sacré Meilleur film aux Oscars et Palme d’Or à Cannes, Bong Joon-ho fait son grand retour au cinéma avec l’énigmatique « Mickey 17 ». Un come-back assez spécial car le cinéaste sud-coréen est cette fois-ci accompagné du seul et unique, Robert Pattinson.

C’est sans surprise que le réalisateur a débuté la tournée promotionnelle de son nouveau long-métrage à domicile avec un passage par Séoul. Lundi 20 janvier, Bong Joon-ho et Robert Pattinson ont pris part à une conférence de presse. Pour l’occasion, l’acteur, accueilli en superstar à l’aéroport la veille par ses fans locaux, portait une veste bleue à carreaux. À deux, ils ont fait le show sur le tapis rouge avant de s’installer pour une séance questions-réponses.

L’occasion pour l’acteur britannique de déclarer toute son admiration au cinéaste sud-coréen : « Bong Joon-ho est l’un des quatre à cinq réalisateurs qui ont ce niveau. C’est un cinéaste avec lequel tous les acteurs rêvent de collaborer », a déclaré Robert Pattinson, comme rapporté par « Korea Times ». « En regardant ses films, on voit que le monde qu’il crée est unique. Il arrive à nous toucher sur des aspects profondément personnels et émotionnels. »

Après cette journée, le duo a retrouvé son public sud-coréen lors d’une avant-première. Le casting de « Mickey 17 » est complété par d’autres acteurs de haut rang : Toni Collette, Mark Ruffalo, Steven Yeun et Naomi Ackie. En Corée du Sud, le film est prévu en salles pour le 28 janvier. En France - et aux États-Unis -, il faudra attendre le 5 mars. Plus que quelques semaines…

Jean-Claude Van Damme : Les réseaux sociaux de l’acteur belge ont été piratés par d’anciens employés

Alors qu’on l’accuse parfois d’avoir un ego démesuré, Jean-Claude Van Damme a reconnu, sur les réseaux sociaux, qu’il n’était pas capable de faire le grand écart qui l’a rendu célèbre… sauf que le mea culpa n’émanait pas de « The Muscles from Brussels.

En fait, le compte X (ex-Twitter) de la star de films d’action, suivi par 420.000 fans, a été piraté par d’anciens employés qui y ont posté des messages incitant les musulmans à boire de l’alcool (les posts ont été supprimés depuis) et des allusions graveleuses.

« Je suis vraiment désolé de vous avoir menti toutes ces années, c’est (le cascadeur) Alain Moussi qui a réalisé le grand écart, pas moi car je ne peux plus le faire depuis des années », pouvait-on ainsi y lire dimanche 19 janvier 2025 avec, en illustration, la publicité Volvo dans laquelle il réalise un grand écart entre deux camions qui roulent.

Le compte est toujours en ligne, donc il n’a pas été suspendu par X… ce qui a permis aux pirates de révéler – assez subtilement – les motifs de leur détournement : « Je ne suis pas piraté. Je ne paie simplement pas mes employés », ont-ils « fait dire » à JCVD.

L’acteur a confirmé sur Instagram le piratage de ses comptes X et YouTube, « retenus en otages […] par des ex-employés ». « Le vrai Van Damme est seulement sur Instagram et Facebook, en attendant que je récupère mes mots de passe auprès de ces gens », précise-t-il.

Nouvelle bande-annonce de Dragons en live-action

Harold parviendra-t-il à s'intégrer parmi les vikings ? Une toute nouvelle bande-annonce de Dragons en live action vient d'être mise en ligne par Universal Pictures et elle dévoile Gerard Butler en chef du clan, Stoick le Vaste, mais aussi en père dépité en espérant que son fils embrassera la tradition guerrière. On le retrouve ainsi sur la route de Krokmou, le redouté Furie Nocturne. Et on voit le garçon et la bête se lier d'amitié...

Dans le même temps, la vidéo livre le premier aperçu de Krochefer et Tempête, les dragons préférés des fans de la saga originale, dans l'arène des vikings. 

Le réalisateur Dean DeBlois transforme ainsi sa saga animée en un grand spectacle filmé en prises de vues réelles et donne vie aux aventures épiques de Harold et Krokmou, grâce à des effets spéciaux impressionnants.

Le créateur de la franchise, trois fois nommé aux Oscars, réimagine lui-même ses Dragons et c'est le jeune Mason Thames (révélé dans la série For All Mankind) qui sera le viking en herbe, Harold, face à Gerard Butler dans la peau de son père, le chef du clan, Stoick le Vaste. Nico Parker, croisée dans The Last of Us, sera Astrid.

Nick Frost, Julian Dennison, Gabriel Howell, Bronwyn James, Harry Trevaldwyn, Ruth Codd, Peter Serafinowicz et Murray McArthur complètent le casting.

"Sur l'île sauvage de Berk, où les Vikings et les dragons sont des ennemis acharnés depuis des générations, Harold se distingue. Fils inventif mais négligé du chef Stoick le Vaste, Harold défie des siècles de tradition lorsqu'il se lie d'amitié avec Krokmou, un redoutable dragon Furie Nocturne. Leur lien improbable révèle la véritable nature des dragons et remet en question les fondements mêmes de la société viking..." détaille le synopsis.

Inspirée de la série de livres de Cressida Cowell, best-seller du New York Times, la franchise Dragons de DreamWorks Animation culmine à 1,6 milliard de dollars de recettes au box-office mondial en trois films.

La version live-action de Dragons sortira au cinéma en France le 11 Juin 2025.

Daniel Balavoine : la déclaration inattendue de Jeanne Mas sur la carrière du chanteur

S'il est une chanson dont les Français n'oublient pas les paroles, c'est bien "Tous les cris les S.O.S". Ce tube de Daniel Balavoine, chanté en 2004 par Grégory Lemarchal aux Enfoirés, puis en 2012 par Natasha St-Pier, et en 2015 par Zaz sur l'album-hommage collectif Balavoine(s), a eu sa petite histoire.

Et c'est Jeanne Mas, proche collaboratrice du chanteur, qui la raconte, ce 20 janvier 2025, sur RTL. À propos de ce titre écrit, composé et interprété par Daniel Balavoine, elle explique qu'elle le voulait pour elle.

À l'époque, un an après le succès de "Toute première fois", elle avait eu la chance d'entrer en studio avec Daniel Balavoine. Avec Andy Scott, ils avaient travailler sur son premier album, éponyme.

En même temps, Daniel Balavoine préparait aussi son album Sauver l'amour, qui allait sortir en octobre 1985. Jeanne Mas se souvient de ce jour où elle a découvert "Tous les cris les S.O.S.". Elle raconte : "oui quand il me l'a fait écouter au piano, je lui ai dit 'tu me la donnes', et il m'a dit 'non je la garde'".

Le chanteur aurait écrit le texte sur les rives du lac du Loch Ness en Écosse. D'ailleurs, l'album a été enregistré non loin de là, à Inverness.

Jeanne Mas a fini par reprendre la chanson, quelques années plus tard. Mais pour un hommage. En effet, Daniel Balavoine était décédé trois mois après la sortie de l'album, lors d'un accident d'hélicoptère sur le parcours du Paris-Dakar. "Sauver l'amour" sera son plus grand succès commercial vendu à plus de 1 200 000 exemplaires.

Et Jeanne Mas explique concernant ce titre, en particulier : "j'aurais préféré jamais la reprendre, hein, honnêtement. C'est une chanson qui m'émeut tellement. Peut-être parce que j'en avais eu l'exclusivité. et voilà, et c'est l'une des plus belles chansons au monde je trouve".

De son côté, Jeanne Mas a sorti la chanson sur son album de 1990 "L'Art des femmes". De Daniel Balavoine, elle gardera aussi la réalisation artistique de deux de ses titres : le tube Cœur en stéréo et Oh mama.

Son premier album lui vaudra deux Victoires de la musique en 1985 : Révélation variétés de l'année et interprète féminine de l'année.

Adrien Brody et The Brutalist peuvent-ils perdre aux Oscars à cause de l'IA ?

L'intelligence artificielle est de plus en plus présente dans le cinéma. Les grèves des scénaristes et des acteurs qui ont impacté l'industrie hollywoodienne en 2023 avaient d'ailleurs pour objet, entre autres revendications, de mieux encadrer son utilisation, afin de conserver des jobs, et des salaires, décents, que ce soit dans les domaines de la figuration, du doublage, ou d'écriture de scripts.

Des scandales ont récemment éclaté suite à l'utilisation de scans de figurants dans la série WandaVision, par exemple, permettant de répliquer à l'infini l'image d'un acteur en arrière-plan tout en ne le rémunérant que pour un unique journée de "tournage", le temps de capturer son apparence et ses mouvements. La semaine dernière, il y a aussi eu la diffusion d'un test de doublage du nouveau film d'action de Sylvester Stallone avec sa voix française, Alain Dorval, recréée près d'un an après le décès du comédien.

Ce week-end, un exemple est sur toutes les lèvres à Hollywood : The Brutalist, de Brady Corbet. Son monteur, Dávid Jancsó, a livré une longue interview à The Red Shark News dans laquelle il admet avoir utilisé l'IA générative pour "ajuster" le hongrois d'Adrien Brody. L'accent étant difficile à maîtriser parfaitement, certaines répliques de la star ont été retouchées via Respeecher, un programme d'IA vocale.

Il détaille aussi avoir utilisé Midjourney pour concevoir des bâtiments dans une séquence vers la fin du film. Ceux-ci ont ensuite été redessinés par un artiste avant d'être intégrés à The Brutalist.

Une telle utilisation des logiciels d'intelligences artificielles pourraient-elles desservir cette oeuvre, pourtant acclamée par la critique ? Pourrait-elle mener les votants des Oscars à ne pas sélectionner ou récompenser Adrien Brody, par exemple ? Ou ces retouches sont-elles si infimes qu'ils pourraient tout de même être en lice pour diverses statuettes ? La question se pose d'autant plus que ce même type de technologie a été utilisée pour retravailler l'accent de Selena Gomez dans Emilia Perez, de Jacques Audiard, précise World of Reel. Ce qui n'a pas empêché l'actrice d'être critiquée pour le manque d'authenticité de son espagnol...

Qu'en est-il de l'utilisation de l'IA sur des images réelles ? Où fixer les limite de son utilisation ? À un peu plus d'un mois de la 97e cérémonie des Oscars (elle se tiendra précisément le 2 mars prochain, et ses nominations seront connue dès ce jeudi 23 janvier), cette production A24 va-t-elle être mise de côté pour cette utilisation de l'IA, qui pourrait être considérée comme de la "triche" en étant un outil permettant d'améliorer des performances ?

Jusqu'ici, Brody n'a cessé de recevoir des éloges pour son interprétation le l'architecte juif hongrois, rescapé des camps, qui débarque aux États-Unis après la guerre, mais maintenant que ces détails ont filtré, certains votants pourraient ne pas être enclins à récompenser une performance qui n'a pas été réalisée à 100 % par un être humain...

Pour tout comprendre, voici une traduction des révélations de Jancsó :

"Ma langue maternelle est le hongrois et je sais que c'est l'une des plus difficiles à apprendre à prononcer. Même avec les origines hongroises d'Adrien (la mère de Brody est une réfugiée hongroise qui a émigré aux États-Unis en 1956, ndlr), ce n'est pas si simple. C'est une langue très particulière. Nous avons l'avons coaché, tout comme Felicity Jones, et ils ont tous les deux fait un travail fabuleux, mais nous voulions aussi le perfectionner de manière à ce que même les gens du pays ne remarquent aucune différence."

"Si vous venez du monde anglo-saxon, certains sons peuvent être particulièrement difficiles à saisir, poursuit-il. Nous avons d'abord enregistré les performances avec les acteurs, même les intonations les plus compliquées. Puis nous avons essayé de les refaire complètement avec d'autres comédiens (dont Jancsó en personne, ndlr), mais cela n'a pas fonctionné. Nous avons donc cherché d'autres moyens de les améliorer. La plupart de leurs dialogues en hongrois contiennent ainsi une partie de ma voix. Nous avons fait très attention à conserver leurs performances. Il s'agit principalement de remplacer des lettres ici et là. Vous pouvez le faire vous-même dans ProTools, mais nous avions tellement de dialogues en hongrois que nous avions vraiment besoin d'accélérer le processus, sinon nous serions encore en post-production."

"Il est controversé dans l'industrie de parler de l'IA, mais cela ne devrait pas être le cas, conclut-il. Nous devrions avoir une discussion très ouverte sur les outils que l'IA peut nous fournir. Il n'y a rien dans le film qui utilise l'IA qui n'ait été fait auparavant. Elle ne fait qu'accélérer le processus. Nous utilisons l'IA pour créer ces tout petits détails que nous n'avions ni l'argent ni le temps de filmer."

Déjà gagnant du Lion d'Argent de la meilleure réalisation à la 81e Mostra de Venise, The Brutalist sortira le 12 février en France.

Shifting Gears : cette sitcom encore inédite en France bat tous les records aux Etats-Unis

C’est le succès surprise de ce début d’année. Le 8 janvier dernier, ABC a lancé la diffusion de Shifting Gears, une série portée par Tim Allen and Kat Dennings (2 Broke Girls) qui a fait un démarrage exceptionnel, battant un record vieux de six ans.

Lors de la diffusion du premier épisode de Shifting Gears, ce ne sont pas moins de 6.2 millions de personnes qui se sont réunis devant leur écran de télévision. Un très bon score pour une série lancée à la mi-saison qui a été consolidée par les chiffres du replay.

Sept jours après la diffusion, le pilote a en effet vu par près de 17 millions de téléspectateurs qui ont rattrapé l’épisode sur ABC, Hulu et Disney+. Cela représente une augmentation de 173% par rapport à la diffusion en linéaire.

Shifting Gears réalise ainsi le meilleur lancement sur ABC depuis la série The Connors en 2018. Elle effectue également le meilleur démarrage, à ce jour, d’un programme de la chaîne sur les plateformes de streaming.

De jolis records qui laissent donc présager du bon pour l’avenir de la sitcom. Reste maintenant à savoir si ces chiffres vont se maintenir dans les prochaines semaines.

Shifting Gears suit Matt (joué par l’humoriste Tim Allen), un veuf propriétaire d'un atelier de restauration de voitures anciennes, qui voit son quotidien chamboulé lorsque sa fille (campée par Kat Dennings) emménage dans sa maison avec ses enfants.

La sitcom est également porté par Seann William Scott, connu pour avoir prêté ses traits à Steve Stifler dans la franchise American Pie. Daryl Mitchell (NCIS : Nouvelle-Orléans), Maxwell Simkins et Barrett Margolis viennent compléter la distribution.

Pour le moment, aucune chaîne de diffusion française n’a été annoncée pour la sitcom. Il est cependant très probable qu’elle débarque dans les prochains mois sur Disney+, qui propose déjà une grande majorité des programmes d’ABC.

Festival de l'Alpe d'Huez : le palmarès

Voici le palmarès complet de l'édition 2025 du Festival de l'Alpe d'Huez :

Grand Prix : Avignon de Johann Dionnet

Prix Coup de cœur des Alpes : Avignon de Johann Dionnet

Prix Canal+ du meilleur film : Avignon de Johann Dionnet

Mention spéciale du jury : L’Amour c’est surcoté de Mourad Winter

Prix spécial du jury : Les Règles de l’art de Dominique Baumard

Prix du public : Le Répondeur de Fabienne Godet

Prix d’interprétation masculine : Benjamin Laverne dans Le Mélange des genres de Michel Leclerc

Prix d’interprétation féminine : Hélène Vincent et Juliette Gasquet dans On ira d’Enya Baroux

Prix du court-métrage : Des Doigts en or de Chryssa Florou