15 novembre 2020

Gérard Jugnot "clochard" : les mots très durs de son père avant son succès

Malgré qu'il soit devenu un des acteurs français les plus populaires, Gérard Jugnot n'a pas confiance en lui. Et pour cause, son père pensait qu'il ne ferait jamais carrière au cinéma. Invité dans Sept à Huit, c'est avec émotion que la star de 69 ans a confié : "À partir du moment où vous vous regardez dans la glace et que vous ne ressemblez pas à Alain Delon, vous vous dites qu'il faut trouver autre chose." Avant d'ajouter avec humour : "Alors bien sûr, il y avait une grosse ressemblance avec Sean Connery, mais le rôle était déjà pris." Finalement, c'est sa rencontre avec ses camarades du Splendid qui a fait la différence. Pessimiste, Gérard Jugnot a réussi à voir qu'un avenir radieux s'ouvrait à lui : "Mon père était un peu inquiet et voyait les choses un petit peu en noir. Et lui, je crois qu'il n'avait malheureusement pas ce que moi, j'ai trouvé, c'est-à-dire, un sens de la dérision et de transformer cette noirceur en plaisir..."

En toute transparence, Gérard Jugnot a accepté de livrer les détails de sa relation compliquée avec son père. Il a ainsi expliqué : "Quand j'étais petit, mon père, c'était un Dieu, c'était un type formidable. Après, je me suis aperçu qu'on ne se comprenait pas sur certaines choses." Malgré tout, le comédien assure n'avoir manqué de rien : "Il y avait de l'amour, de la tendresse, on mangeait... Ils m'ont appris la gourmandise et le cholestérol et j'aurais préféré qu'ils me fassent découvrir Buster Keaton et Mozart. Mais c'est pas grave parce que je l'ai découvert par moi-même après." Très vite attiré par la vie d'artiste, son père lui avait dit de ne pas s'emballer et qu'il finirait 'clochard'. Le sourire aux lèvres, il a ajouté : "Oui son grand mot, c'est : 'T'emballes pas.' Mais j'ai décidé de m'emballer. C'est ça qui a sans doute joué dans mon côté pessimiste et protection."

Au cours de sa carrière, le comédien a fait de nombreux clins d'œil à son père. Notamment dans Meilleur espoir féminin, qui raconte l'histoire d'une adolescente qui veut faire du cinéma contre l'avis de son père, ou encore dans Le Petit Piaf qui évoqué le parcours d'un enfant qui se bat contre ses parents pour devenir chanteur...Pourtant, Gérard Jugnot l'assure : "Il n'y a pas eu que ça. Je les ai faits aussi pour leur montrer que je pouvais vivre de ce métier et d'avoir du succès, c'était important pour eux." Finalement, le père du comédien a été fier de lui. "Il ne l'a pas formulé, mais je pense qu'il était content... À sa mort, j'ai découvert des dossiers avec des coupures de presse, des critiques. Il enregistrait même des passages chez Drucker ou dans des trucs. Bien sûr, c'est touchant et c'est émouvant quoi", a expliqué Gérard Jugnot. Pour conclure, il a ajouté avec tendresse : "Il est parti, il avait 82 ans, je crois et il voyait que j'étais pas à la rue, que son inquiétude de me voir 'clochard' avait disparue."

Mon nom est Personne sur C8 : la collaboration houleuse de Sergio Leone avec le réalisater Tonino Valerii

Après avoir réalisé des classiques du genre comme Le Bon, la brute et le truand et Il était une fois dans l'Ouest entre autres, Sergio Leone écrit en 1973 Mon nom est Personne, dans lequel une légende de l'Ouest (Henry Fonda) désire mettre un terme à sa carrière de pistolero pour s'installer en Europe. Mais un jeune admirateur (Terence Hill), affirmant s'appeler Personne, ne l'entend pas de cette oreille. Il veut le faire entrer dans l'Histoire en l'amenant à combattre la Horde sauvage.

Également producteur du film, Leone en confie la réalisation à Tonino Valerii, son assistant sur Et pour quelques dollars de plus et Pour une poignée de dollars, après avoir envisagé des metteurs en scène comme Pier Paolo Pasolini. Avec Mon nom est Personne, Leone souhaite confronter le western traditionnel (incarné par Fonda, qu'il a dirigé dans Il était une fois dans l'Ouest) à ses parodies, notamment la série des Trinita qui ont fait la renommée de Terence Hill justement, afin d'évoquer la dégénérescence du genre en même temps que la fin d’une ère, à la veille du XXème siècle.

Mais le tournage, situé entre Cabezon au Nouveau-Mexique et la Nouvelle-Orléans en Louisiane, ne se passe pas comme prévu. Les costumes de Fonda sont égarés entre les deux villes et il faut patienter dix jours avant qu'ils ne soient renvoyés par la compagnie aérienne Pan Am. Pour justifier l'arrêt du tournage, Valerii fait croire aux assurances qu'il est dans l'incapacité de travailler car gravement malade. Leone décide de monter une seconde équipe afin de boucler les prises de vues dans les temps.

Il va jusqu'à réaliser certaines scènes majeures, dont l'ouverture, le duel de baffes dans le saloon et l'affrontement entre le héros et la horde. Une implication qui vient empiéter sur les fonctions de Valerii, qui n'apprécie pas la mainmise de Leone sur son film. Rapidement, la relation entre les deux hommes s'envenime et le conflit perdurera une fois le tournage achevé. Lors de la promotion du western, le nom de Leone ne cessera d'être mis en avant, créant une grande frustration chez Valerii.

Les Miller, une famille en herbe sur TF1 Séries : une scène de streap-tease qui lui a donné du fil à retordre à Jennifer Aniston

En 2013, Jennifer Aniston, Jason Sudeikis, Will Poulter et Emma Roberts sont à l’affiche de la comédie Les Miller, une famille en herbe. Un long-métrage dans lequel ils incarnent une fausse famille bien décidée à aller au Mexique récupérer une cargaison de drogue. Sur leur périple, ils vont notamment rencontrer un certain Pablo Chacon, un dealer mexicain joué par Tomer Sisley. Alors que ce dernier les retient en otage, le personnage incarné par Aniston propose de lui offrir un striptease pour faire diversion.  

La scène en question, à voir ci-dessous, a demandé énormément de travail à l’actrice, qui a dû s’entrainer une fois par jour, six jours par semaine, sous la houlette d'une chorégraphe, afin d'avoir l'air crédible lors des séquences d'effeuillage. L’entraînement le plus dur de sa carrière, confiait-elle à l’époque. Si Sudeikis, Poulter ou encore Roberts sont présents durant cette scène, leur contrechamp a été filmé à part. En effet, afin qu’Aniston puisse se sentir à l’aise, elle a tourné sa partie en comité réduit, sans les autres acteurs. 

Seule la scène au corps à corps avec Tomer Sisley a été réalisée en présence des autres comédiens. Bien que l’acteur français nous révélait il y a peu qu’elle avait fait appel à une doublure à certains moments : "Ce n’est pas toujours elle à l’image. Elle a une doublure corps dans ce film, comme beaucoup d’acteurs et d’actrices ont dans des scènes comme ça. Et donc y’a des moments [les plans serrés ndlr], elle était doublée par une danseuse qui était particulièrement bien gaulée. Mais sinon le moment où elle me met ses nichons sur mon visage, c’était bien elle.

Usual Suspects sur Arte : qui est John List, le vrai tueur qui a inspiré Keyser Söze ?

Second long métrage mis en scène par Bryan Singer après le méconnu Ennemi public, Usual Suspects sort en 1995. On y suit cinq criminels qui, suite à une mystérieuse dénonciation, se retrouvent en garde à vue. Plus tard, engagés sur un coup par un génie du crime du nom de Keyser Söze, les cinq hommes sont pris au piège d'une diabolique machination…

Le personnage de Keyser Söze est inspiré d'un certain John List, un vendeur en assurances qui assassine sa famille au début des années 1970 : sa femme, sa mère et ses trois enfants qu'il abat froidement à l'aide d'une arme à feu. Le lendemain, il disparaît et se forge une nouvelle identité, allant même jusqu'à se remarier.

Comme en témoigne une lettre retrouvée sur les lieux du crime, John List est endetté. En éliminant sa famille, il veut lui épargner la misère en l'envoyant au paradis... Ce n'est que 18 ans plus tard qu'il est retrouvé grâce à l'émission America's Most Wanted. John List est condamné à cinq peines de prison à vie et meurt en 2008 d'une pneumonie.

Ce fait divers sordide présente plusieurs similitudes avec la "Tuerie de Nantes" de 2011, où un père toujours porté disparu est également fortement suspecté d'avoir tué sa famille. Le mobile de l'endettement est, là encore, l'un des plus plausibles. Une série française emmenée par Arnaud Ducret est d'ailleurs inspirée par cette affaire.

A noter que d'autres personnages sont plus ou moins calqués sur ce criminel : c'est le cas de Jerry Blake (joué par Terry O'Quinn) dans le thriller Le Beau-père. Ce film donne lieu à une suite (toujours avec O'Quinn) et un remake avec Dylan Walsh. Le célèbre méchant Theodore "T-Bag" Bagwell, dans la série Prison Break, est lui aussi relativement inspiré de List.

A sa sortie, Usual Suspects rapporte pas loin de 35 millions de dollars pour un budget de six. Le long métrage marque aussi une date importante dans l'histoire du polar et contribue à faire de Kevin Spacey une grande star spécialisée dans les personnages inquiétants (sa prestation de tueur en série dans Seven confirme cette tendance).

Casino Royale sur France 2 : comment un enterrement a permis à Daniel Craig de devenir James Bond

Sorti en salles en novembre 2006, Casino Royale a révolutionné la franchise James Bond, instaurant un nouveau standard pour la saga. Avec Daniel Craig dans le rôle l'agent 007, le héros se réinvente, devient plus brutal, moins infaillible mais toujours aussi charismatique.

Pourtant, trouver l'interprète idéal n'a pas été une mince affaire pour les producteurs, soucieux de trouver un comédien capable de prendre la relève de Pierce Brosnan. En effet, même si Demain ne meurt jamais et Meurs un autre jour ont été de gros succès, Michael G. Wilson et Barbara Broccoli veulent du sang neuf.

De plus, Brosnan demande désormais 30 millions de dollars de cachet, ce qui est beaucoup trop pour la société de production Eon, gérée par Wilson et Broccoli. À l'époque, Quentin Tarantino souhaite mettre en scène un épisode de 007 à sa façon, en noir et blanc, avec une intrigue se situant dans les années 60 et toujours Pierce Brosnan dans le smoking de l'espion.

Le cinéaste, à ce moment-là, refuse toujours d'adhérer au syndicat des réalisateurs. Cela empêche donc toutes négociations entre lui et Eon Productions. Wilson et Broccoli embauchent alors Neal Purvis et David Wade, déjà scénaristes sur les deux derniers volets de Bond, afin qu'ils écrivent une première mouture de Casino Royale. Pendant ce temps, les producteurs vont chercher Martin Campbell pour mettre en scène le film.

Le réalisateur de GoldenEye reprend du service et engage Paul Haggis pour réécrire le script. Ce dernier vient d'être nommé à l'Oscar du meilleur scénario pour Million Dollar Baby et a le vent en poupe sur la scène hollywoodienne. En 2006, Haggis triomphera d'ailleurs avec Collision, recevant les statuettes de Meilleur film, Meilleur scénario et Meilleur montage.

Le scénariste retravaille notamment la dernière partie du script ; une fois ce dernier finalisé, la production lance la phase de casting afin de trouver le meilleur Bond possible pour Casino Royale. Un certain Henry Cavill, 22 ans, passe l'audition. Il sera suivi par Sam Worthington, James Purefoy, Karl Urban, Julian MacMahon ou Dominic West. Quant à Orlando Bloom, Gerard Butler, Hugh Jackman et Ewan McGregor, ils refuseront tous la proposition, ne voulant pas être assimilés éternellement au rôle de James Bond.

Un triste événement va venir changer totalement la donne et bousculer les prédictions. Lors des funérailles de la directrice de casting Mary Selway, la productrice Barbara Broccoli rencontre le britannique Daniel Craig. Elle a beaucoup apprécié ses performances dans Layer Cake et Les Sentiers de la perdition mais n'avait pas pensé à lui pour 007. En le voyant dans son costume, l'air grave, Broccoli est instantanément conquise : le nouveau James Bond se tient là, devant elle !

Carole Bouquet : ce surnom un peu dur que lui donnent ses fils

Star du cinéma, Carole Bouquet est avant tout maman. En 1981, c'est auprès du producteur Jean-Pierre Rassam que la comédienne découvrait les joies de la maternité en donnant naissance à un petit Dimitri. Six ans plus tard, c'est avec le réalisateur et photographe Francis Giacobetti qu'elle avait un second enfant, Louis. Élevée par un père, qui a élevé ses filles presque comme des garçons, la star de 63 ans s'est forgée un caractère bien trempé. Invitée de Jean-Alphonse Richard sur RTL, Carole Bouquet a révélé que cela avait donné la bonne idée à ses fils de lui donner pour surnom : la Générale ! Elle a ainsi expliqué : " Je n'ai pas appris à être une femme, mais j'ai appris l'indépendance. Je n'ai jamais envisagé de ne pas travailler. J'ai aussi appris à ne pas trop me regarder dans une glace, parce que mon père ne se souciait pas de son apparence." Pour sa part, la jolie brune se présente elle-même comme un petit porc-épic : "Je faisais peur. J'ai toujours fait peur. Les hommes que je connais depuis longtemps, c'est seulement aujourd'hui qu'ils osent me dire à quel point je les terrorisais."

En 2014, alors qu'elle avait accordé un entretien au magazine Elle, la comédienne s'était pourtant rappelé des moments remplis d'insouciance avec ses fils lorsqu'ils étaient plus jeunes : "Je me suis beaucoup amusée avec mes enfants, Dimitri et Louis. Tout était prétexte à des fêtes déguisées. Je crois que c'est moi à qui ça plaisait le plus." Évoquant sa première petite-fille, née en 2011, elle confiait avoir droit à un nouveau surnom affectueux : "Moi qui n'ai que des fils, je découvre l'univers des petites filles. Darya n'aime que les robes roses à paillettes, les élastiques avec des chats, les tee-shirts avec des cœurs. Elle ferait faire n'importe quoi à son père ! Cela m'émeut. Toute petite, elle m'appelait 'Cayole'. C'est devenu mon nom de grand-mère." Devenue grand-mère pour la quatrième fois en septembre dernier, la star regrette de ne pas passer autant de temps en famille qu'elle le souhaiterait. Pour Gala, elle a ainsi expliqué : "Je ne suis malheureusement pas autant avec eux que j'aimerais l'être. D'autre part, j'ai des fils qui sont de très bons pères et des belles-filles qui sont de très bonnes mères. Ce sont plutôt des rendez-vous que j'ai avec mes petits-enfants, le temps de vacances ou de voyages."

Si elle est complètement gaga de ses petits-enfants, Carole Bouquet garde d'excellents souvenirs de l'enfance de ses fils. Dans un entretien accordé à Gala, elle a ainsi révélé : "Je suis une privilégiée, car mon travail m'a laissé le temps d'être beaucoup avec mes enfants. J'ai même fait l'école avec eux sur les tournages quand ils étaient petits. Et plus tard, quand ce n'était plus possible, je me suis arrangée pour tourner pendant les vacances scolaires. J'ai beaucoup organisé ma vie autour de celle de mes enfants." Nul doute qu'ils en sont reconnaissants...

Netflix : quels sont les films à voir du 13 au 19 novembre

Le vendredi 13 novembre

La vie devant soi : Dans une ville côtière de l'Italie, une vieille femme juive recueille un jeune musulman et tente de l'aider à trouver son chemin vers la famille et la foi.

Jingle Jangle - un Noël enchanté : Des années après la trahison de son apprenti, un fabricant de jouets reprend espoir quand son ingénieuse petite-fille apparaît sur le pas de sa porte.

Le lundi 16 novembre

Au nom de ma fille (catalogue) : Daniel Auteuil et Sebastien Koch sont à l’affiche de ce drame poignant adapté d’une terrible histoire vraie...

Le mardi 17 novembre

Il a déjà tes yeux (catalogue) : Cette comédie française réalisée et portée par Lucien Jean-Baptiste aux côtés d’Aïssa Maïga s’amuse avec malice des clichés et du racisme.

Le mercredi 18 novembre

Live by night (catalogue) : Une plongée dans le Boston des années 20, gangréné par la pègre et les trafics en tout genre. Un film réalisé en 2016 par Ben Affleck.

Le jeudi 19 novembre

La Princesse de Chicago - dans la peau d’une reine : Trois fois plus de Vanessa Hudgens dans la suite de cette comédie romantique de Noël. Quelques jours avant le couronnement de la duchesse Margaret, son sosie Stacy débarque avec un plan pour réparer sa vie amoureuse. Mais un autre sosie risque de tout chambouler.

Anne-Elisabeth Lemoine fait de très rares confidences sur ses enfants

Tous les soirs du lundi au vendredi, les téléspectateurs de France 5 ont le plaisir de retrouver Anne-Elisabeth Lemoine et son équipe dans l'émission C à Vous. Un rendez-vous toujours égayé par la bonne humeur dynamique de l'animatrice, qui en a pris les rênes en 2017. Mais lorsqu'elle n'est pas dans les studios de l'émission à travailler sur les interviews ou à converser avec Pierre Lescure et Marion Ruggieri autour de plats joliment mitonnés par un chef, que fait Anne-Elisabeth Lemoine ? Plutôt discrète sur sa vie privée, celle que beaucoup surnomment "Babette" s'est livrée dans les colonnes du Journal du dimanche sur son quotidien hors des plateaux. Mariée à un architecte et mère de deux enfants, un fils de 17 ans et un autre de 7 ans, l'animatrice confie avoir la charge d'une bonne partie de l'organisation familiale. "Les courses, les rendez-vous chez l'orthophoniste, les charges à payer...C'est chaud ! Comme des millions de femmes qui travaillent, j'ai l'impression que tout l'orchestre repose sur mes épaules !", confie Anne-Elisabeth Lemoine avant d'ajouter : "Quoi qu'on en dise, la charge mentale revient encore essentiellement aux femmes." Comme l'indique le JDD, c'est bien son mari qui s'occupe des devoirs du plus jeune dès lors qu'il rentre du travail, mais pour tout le reste, c'est Babette à la manœuvre. A peine le direct de C à Vous terminé, aux alentours de 20h20, l'animatrice saute sur son vélo pour rejoindre son logement, situé dans le 15e arrondissement de Paris. Il est déjà l'heure de coucher le petit dernier, à qui elle lit une histoire en arrivant, avant de rejoindre le mari et le fils aîné pour le repas du soir. "On ne dîne jamais avant 21h30, 22 heures", confie Babette qui tient un planning des menus et des tâches ménagères de la semaine. Le lendemain, ce sera rebelote.

Heureuse avec sa petite meute à la maison, Anne-Elisabeth Lemoine accorde une grande importance à la famille. Issue d'une fratrie nombreuse - ils sont deux frères et cinq soeurs - l'animatrice avoue ne pas avoir "eu de réunion familiale depuis le premier confinement". Habituée - avant la crise sanitaire - à passer le dimanche avec tout ce beau petit monde dans le Val d'Oise, elle s'est résolue à appliquer la distanciation sociale pour le bien de tous. "C'est un crève-coeur, mais il me faut moi aussi respecter les conseils que l'on donne chaque soir à la télévision", explique Babette avant d'ajouter : "Chez nous, en comptant les parents, les conjoints, les enfants et les petits-enfants, on est vite une trentaine. Ça s'appelle un cluster !"

Sense of Tumour sur Salto : c'est quoi cette série médicale belge sur le cancer ?

Tristan est un jeune étudiant en médecine ambitieux et populaire à qui tout sourit. A la suite d'un accident de sport, il découvre qu’il a une tumeur au cerveau. Comment va-t-il gérer cette bouleversante nouvelle ?

Sacrée Meilleure série européenne au Prix Europa de Berlin en 2018, la série flamande Sense of Tumour s'inspire de la propre expérience de son créateur, Leander Verdievel, en suivant le parcours d'un interne en médecine arrogant et sûr de lui dont les plans de vie se retrouvent bouleversés lorsqu'on lui détecte un lymphome dans le nez à 25 ans.

Sportif, séducteur, populaire, Tristan (Maarten Nulens) a tout pour lui. Interne en médecine, il doit désormais choisir sa spécialité après ses six premières années d'études. Misant sur la neurochirurgie - une voie très difficile avec peu d'élus à la clé - il va tout faire pour décrocher un stage auprès du neurochirurgien le plus réputé de l'hôpital, quitte à s'attirer les faveurs d'une infirmière pour y arriver... Mais ce que ce grand ambitieux n'avait pas prévu, c'est que son propre corps le trahisse, et que tous ses rêves de carrière s'envolent.

Comment affronter la maladie à un âge où l'on est sensés avoir la vie devant nous ? La série aborde avec justesse et sensibilité le parcours d'un jeune malade et les difficiles étapes qu'il doit traverser, du processus difficile de l'annonce de son cancer à ses proches en passant par l'épuisement dû au traitement à coups de radiothérapie et de chimios, mais aussi le regard des autres, souvent gênés ou maladroits face à la maladie alors que l'on ne souhaite rien d'autre que de continuer à mener une vie normale.

A travers des entretiens documentaires menées auprès de jeunes touchés par le cancer qui accompagnent le générique de fin de chaque épisode, le créateur apporte une touche de réalisme et d'authenticité qui donnent à la série une véritable portée pédagogique sur la maladie, prouvant que les fictions belges savent s'emparer de sujets délicats avec finesse  - à l'instar de la série Tytgat Chocolat en 2017, qui donnait la part belle à des comédiens trisomiques.

Sorte de croisement entre la série The Resident et le film Première année de Thomas Lilti, la série restitue avec authenticité l'ambiance compétitive et la rivalité sans merci entre les étudiants en médecine, et le sentiment de toute puissance qui s'empart de Tristan en voulant se tourner vers la voie sacrée de la neurochirurgie, ce qui rend sa chute d'autant plus douloureuse. Alors qu'il passe du statut de jeune médecin à celui de patient impuissant, les enseignements que Tristan a appris en cours lui paraissent soudain bien lourds à porter.

Mais la série s'attarde également sur son environnement familial et sur la place des femmes qui s'y trouvent, à travers la relation conflictuelle entre ses deux parents qui luttent pour sauver leur mariage de l'ennui et la vie peu envieuse de la grande soeur de Tristan, devenue femme au foyer. 

Grâce à une réalisation moderne et nerveuse, utilisant notamment le point de vue subjectif en "caméra portée" pour se glisser dans le regard de Tristan, on se laisse aisément entraîner dans cette histoire singulière et émouvante dont on ressort un peu plus grandis, à l'image de son héros.

8 épisodes - disponible sur SALTO dès le 15 novembre

14 novembre 2020

Parks and Recreation : l'intégrale de la série disponible sur myCANAL

C'est le petit cadeau du week-end : myCANAL propose à ses abonné(e)s l'intégrale de la série Parks and Recreation. 7 saisons et 125 épisodes à binge-wtacher avec les joyeux membres de l'équipe des parcs et jardins de Pawnee, ça ne se refuse pas. On vous explique pourquoi !

En 2009, lorsque NBC commande un spin-off de The Office à son co-créateur Greg Daniels, ce dernier s’associe à Michael Schur, l’un de ses talentueux scénaristes. Mais le duo décide finalement que le nouveau projet sera indépendant et non dérivé de The Office, partageant toutefois son style (le faux documentaire) et son humour (désopilant). Parks and Recreation voit ainsi le jour, à mi-chemin entre la sitcom progressiste et la satire politique.

La série nous plonge dans les coulisses du département des parcs et loisirs de la petite ville fictive de Pawnee dans l’Indiana et met en vedette Amy Poehler dans le rôle de Leslie Knope, la directrice adjointe du service. Bureaucrate optimiste, féministe et incroyablement sûre d’elle, Leslie prend son travail très à cœur et a de grandes ambitions politiques qu’elle communique aisément au spectateur alors qu’elle est constamment suivie par des caméras la filmant dans son travail.

Quand une jeune infirmière de la ville demande à ce que le puits de construction abandonné à côté de chez elle soit rempli, après que son petit ami s’y soit cassé les jambes, Leslie promet de transformer la fosse en parc, et ce malgré la résistance de son patron Ron Swanson, un libertaire anti-gouvernement. Bien qu’ils se heurtent à de nombreuses résistances, Leslie et son personnel tenteront tout de même d’encourager l’intérêt de la communauté pour cette cause.

Si elle expose le quotidien de faux fonctionnaires dans une ville imaginaire aux traditions absurdes -telles que l’adoration d’un poney Shetland nommé Lil’ Sebastian-, "Parks and Rec", pour les intimes, s’inscrit aussi dans la réalité en faisant référence à des événements politiques contemporains. De réels politiciens y ont d’ailleurs fait une apparition comme le sénateur John McCain, le vice-président Joe Biden et la première dame Michelle Obama.

Critiquée lors de sa première saison, la série prend du galon à partir de la saison 2 après un ajustement de son ton et de son format. Elle se voit alors acclamée pour son écriture et le jeu de ses acteurs (dont un certain Chris Pratt). Après des adieux en 2015, Parks and Recreation revient en 2020 pour un épisode spécial confinement, créé dans le but de collecter des fonds pour l’association Feeding America, lors de la pandémie de Covid-19. Dans celui-ci, prolongation naturelle de l’intrigue du show, Leslie Knope prend des nouvelles de ses anciens et actuels collègues par appel vidéo.

Entre deux parties de Cones of Dunshire, sur fond musical signé Mouse Rat, avec vos collègues-amis les plus déjantés, déguisés en Burt Macklin du FBI ou Johnny Karate. Au menu : gaufres à volonté, pizza, ainsi que tout le bacon et les œufs que vous avez. N’oubliez pas la seule règle à respecter : Treat. Yo. Self.