26 septembre 2020

Hors Normes : comment de véritables autistes ont pu jouer dans le film d'Eric Toledano et Olivier Nakache

Dans Hors normes, le nouveau film d'Eric Toledano et Olivier Nakache qui sort en salle ce mercredi, Bruno (Vincent Cassel) et Malik (Reda Kateb) vivent depuis vingt ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés "d'hyper complexes". Lors de la présentation du film en avant-première lors du dernier Club 300 d'AlloCiné, les deux cinéastes se sont livrés à l'exercice du question/réponse avec le public et à cette occasion, ils sont revenus sur la manière dont ils ont tourné avec des enfants autistes. 

"On s'est demandé comment on pouvait raconter au mieux cette histoire, se souvient Eric Toledano. Très vite on a demandé aux médecins, aux gens qui entouraient les associations : 'Est-ce que vous pensez qu'ils peuvent tourner ?' Ils nous ont expliqué que c'était une question de temps : le temps qu'on les habitue aux décors, à nous, aux comédiens. Bien en amont, quand on était en montage du Sens de la fête, on a commencé à aller dans des associations, notamment une qui s'appelle Turbulences et qui fait des spectacles avec des enfants autistes et où on a proposé un atelier de théâtre. On a commencé à écrire des scènes et à voir comment ils arrivaient à les jouer."

"Après, il y a aussi un problème d'éthique qui se pose : est-ce qu'ils ont envie de jouer ? Ça, il y a des moyens de le décrypter, observe-t-il. Par exemple, il y avait des rendez-vous pour cet atelier de théâtre. S'ils revenaient, c'est que ça les intéressait, sinon ils ne revenaient pas. Il a fallu beaucoup de temps et on a utilisé le petit crédit qui était le nôtre pour pouvoir demander aux producteurs du temps pour pouvoir mettre tout cela en place."

"La première personne qu'on a approchée, c'est Benjamin Lesieur, Joseph dans le film. Ça a été un coup de foudre, se rappelle le réalisateur. D'abord Joseph, dans le film, il communique, mais en vérité, Benjamin Lessieur ne communique pas du tout. Ça a été une expérience assez riche pour nous, car les autistes sont des gens qui sont dans le lâcher-prise donc le jeu était très facile, il y avait très peu de souci dans la manière dont il se représentait. On l'a choisi, on lui a présenté les comédiens..."

"Moi, j'avais pas mal de scènes avec Benjamin, indique quant à lui Vincent Cassel. Quand on joue avec les autistes, le texte, c’est une espèce de toile de fond dans laquelle on essaie de retomber quand il y a des choses qui sont vraiment importantes au niveau de l’information qui doit être distillée dans le film, mais sinon il faut composer avec lui, qui dira ce qu’il veut, quand il veut."

"La grande question, c'était de savoir où la réalité rencontrait la fiction, insiste Eric Toledano. On travaillait avec des enfants autistes, mais que les comédiens ne pouvaient pas gérer, donc notre seule solution, c'était de faire appel à des référents de ces associations. Les deux associations ont une centaine de référents. Au début, on s'est dit qu'on allait prendre des comédiens et les envoyer dans l'association et voir comment ça se passait, mais ça prenait trop de temps. Et quand on débarque, la violence elle n'est pas théorique, elle est concrète. Il y a un espace de préhension et si on le passe quand le jeune ne nous connaît pas, on peut se prendre un coup."

"C'était trop complexe, donc on a fait l'inverse : la directrice de casting a fait passer les cent éducateurs et évidemment, il y en avait 80 qui étaient bons dans les 100 et on ne savait même plus comment choisir. Le plus gros rôle, c'était l'assistant de Vincent, qui s'appelle Djibril, Fabrice dans le film. Il était tout de suite drôle."

"On a dit aux comédiens dès le départ que ce serait un travail de longue haleine, qu'il faudrait être dans le contact, être proche de ces enfants. Les deux chefs d'association [Stéphane Benhamou et Daoud Tatou, qui ont inspiré les personnages de Bruno et Malik] ont accepté, puisqu'on faisait le film sur eux, de mettre l'association à contribution. On a demandé à tous les parents, en faisant des réunions pédagogiques, et en expliquant qu'à aucun moment il y aurait un côté voyeuriste, qu'on essaierait au maximum de défendre ce que faisaient Stéphane et Daoud depuis des années."

"Rien n’a été volé à personne, confirme Reda Kateb. Si par exemple, un jeune autiste, plus fragile que les autres, avait un moment de difficulté, jamais la caméra n’allait le pousser dans ses retranchements, jamais elle n’allait chercher cela. Les autistes que vous voyez, qui ont un rôle vraiment important dans le film, ce sont des gens qui sont des artistes, qui ont déjà des activités artistiques à côté et qui avaient vraiment du plaisir. Rien ne s’est fait autrement que dans le plaisir."

Disney+ : une série sur Nick Fury avec Samuel L. Jackson en préparation

Après WandaVision, She-Hulk avec Tatiana Maslany, The Falcon and the Winter Soldier et Loki, entre autres, une nouvelle série Marvel est en développement pour Disney+ alors que le MCU au cinéma est en pause à cause de l’épidémie de coronavirus. Selon Variety, les studios Marvel planchent sur un show centré sur Nick Fury avec Kyle Bradstreet (Borgia, Mr. Robot) à l’écriture. Samuel L. Jackson, l’interprète de l’ex-directeur du S.H.I.E.LD. devrait reprendre son rôle dans ce projet de série dont l’intrigue reste secrète pour le moment.

Nick Fury est un personnage clé du MCU qui a notamment réuni les Avengers. Grâce à ce rôle, Samuel L. Jackson est présent dans pas moins de 11 films de la franchise dans des partitions plus ou moins importantes entre scènes post-générique et rôles à part entière, d’Iron Man à Spider-Man : Far From Home en passant par Captain Marvel. Par ailleurs, Nick Fury est également apparu dans deux épisodes de la première saison de la série Marvel : Agents of S.H.I.E.L.D. Pour le moment, les principaux concernés n’ont pas encore commenté.

Juan Carlos très isolé : pourquoi il a déjà prévu de revenir en Espagne

Après plus d'un mois et demi passé loin de son Espagne, le roi Juan Carlos, commencerait à trouver le temps long. Selon les informations relayées par le blog Histoires Royales, il pourrait d'ailleurs quitter Abu Dhabi, aux Emirats arabes unis, où il se trouve en exile, pour regagner son pays. En effet, l'ancien souverain s'ennuierait énormément dans son immense chambre de l'hôtel de luxe dans laquelle il se trouve. "Un ami proche a même déclaré que le roi Juan Carlos pourrait revenir très prochainement, à l'occasion d'une date symbolique", assure encore le blog. Ainsi, le père de Felipe VI pourrait revenir à la mi-octobre dans son pays. Les proches de la royauté espagnole pensent même qu'il pourrait s'agir du 12 octobre qui est le jour de la Fête nationale espagnole, aussi appelé Jour de l'hispanité.

Depuis qu'il a fait le choix de fuir son pays pour laisser son fils occuper ses fonctions dans les meilleures conditions possibles, Juan Carlos se sentirait très seul. Après avoir envoyé un courrier à son fils, le roi Felipe, lui annonçant sa décision de quitter le pays, le Palais avait tenté de brouiller les pistes en faisant croire qu'il était monté dans un avion à destination de Paris. Seulement, il avait fait escale dans un petit aéroport espagnol à la frontière portugaise, et avait ensuite pris la direction des Émirats arabes unis.

C'est seul, sans la reine Sofia, que Juan Carlos avait quitté son pays. Loin de son mari, elle continue de servir son pays en espérant le retour de son mari le plus rapidement possible. Tous les jours, elle préside activement sa Fondation pour venir en aide aux plus démunis.

Michael Jackson : ce business macabre de sa cousine sur sa mort brutale

Le buisiness autour de la mort de Michael Jackson ne prendra jamais fin. Décédé en juin 2009, plus de onze ans après, sa cousine sort du silence pour espérer, elle aussi, récupérer une belle somme d'argent. Comme le rapporte le site TMZ, dans une vidéo qu'elle a partagé sur les réseaux sociaux, elle prétend avoir récupéré la dernière perfusion intraveineuse du chanteur, celle qui a administré la dose de propofol qui a entraîné sa mort. Après l'avoir gardée toute ces années, elle se dit prête à s'en séparer. Dans la vidéo, on peut constater que le souvenir qu'elle met en vente comprend la tubulure et le sac utilisés pour administrer des médicaments. Marsha Stewart a même montré qu'il y avait encore des taches de sang de celui qui se faisait appeler le roi de la pop. Elle aurait récupéré cette perfusion dans sa chambre juste après sa mort.

Ce sont les taches de sang qui auraient attiré son attention. Lorsqu'elle les a vues, elle a tout de suite eu l'envie de la récupérer. Immédiatement, sans que personne ne s'en aperçoive, elle a mis dans son sac à main, la perfusion, pour l'emporter dans sa maison. Aujourd'hui, le goutte-à-goutte IV est mis aux enchères avec l'entreprise Memorabilia Expert Auctions à Sin City. La maison de vente aux enchères espère obtenir au moins 2.500 dollars de cet horrible souvenir macabre.

En revanche, le doute persiste quant à la fiabilité de cet objet. Nul ne sait si la perfusion a réellement appartenu à Mickael Jackson. Certains estiment qu'il est peu probable que la police ait oublié de le récupérer afin de déterminer plus précisément les causes de sa disparition brutale. Pour l'heure, seule la parole de la cousine du chanteur fait foi.

Netflix : quels sont les films à voir en octobre 2020 ?

Les Incontournables

Le 16 octobre : Les Sept de chicago

Une distribution de choix pour une incroyable histoire vraie. Sacha Baron Cohen, Joseph Gordon-Levitt, Eddie Redmayne et Jeremy Strong (récompensé aux Emmys pour son rôle de Kendall dans Succession) sont au générique de ce thriller politique qui relate un procès historique. Celui des organisateurs d'une manifestation accusés de conspiration et d'incitation à la révolte en 1968. Réalisé par Aaron Sorkin, scénariste de The Social Network et de Steve Jobs.

Le 21 octobre : Rebecca

Ce remake du film d’Hitchcock (1940) avec Joan Fontaine, adapté lui-même du roman de Daphne du Maurier, est mené par Lily James et Armie Hammer, accompagnés par Kristin Scott Thomas. Un thriller psychologique et fantastique qui pourrait bien nous donner quelques sueurs froides, peu avant Halloween. On y suit une jeune femme naïve épousant un riche veuf et partant s'installer dans son manoir gigantesque. Elle constate que le souvenir de la première épouse maintient une emprise sur son mari et les domestiques...

Le 30 octobre : Bronx

Deux ans après Carbone, Olivier Marchal revient avec un nouveau polar et pose sa caméra à Marseille où s'affrontent les clans et la police. Suite à une tuerie orchestrée par un clan des quartiers Nord, deux rivaux sont en charge de l’enquête, Vronski, un flic de la brigade antigang et Costa, un chef de groupe de la BRB aux pratiques douteuses. La situation dégénère lorsqu’un témoin-clé est assassiné durant sa garde à vue. En pleine guerre des gangs, Vronski et ses hommes, pour sauver leur peau, seront obligés de faire des choix lourds de conséquences… Sobrement intitulé Bronx, le film devait à l’origine sortir au cinéma, mais face aux conditions sanitaires qui ont impacté les salles de cinéma, celui-ci a finalement été racheté par Netflix.

Les temps forts

Le 8 octobre : Bigflo & Oli : Presque trop

Dans ce documentaire intimiste, découvrez les coulisses du groupe de rap français Bigflo et Oli, et rejoignez les deux frères à l'occasion d'une grande tournée.

Le 23 octobre : Voyage vers la Lune

Après avoir construit une fusée, la jeune héroïne décolle à la recherche d'une mythique déesse de la lune. Une comédie musicale animée du légendaire Glen Keane, animateur sur Tarzan et Raiponce, en collaboration avec les studios chinois Pearl Studios, déjà à l’oeuvre sur Kung Fu Panda et Abominable. Accrochez vos ceintures et préparez-vous au décollage !

Toutes les autres sorties du mois

Le 1er octobre

All because of you

Le 2 octobre

Les Liens maudits

Le 7 octobre

Hubie Halloween

Le 9 octobre

40 ans, toujours dans le flow

Le 15 octobre

Petit Guide de la Chasseuse de monstres

Le 22 octobre

Kadaver

Le 28 octobre

Holidate

Le 30 octobre

His House

Menendez : Le Jour du Seigneur

25 septembre 2020

Christine Bravo : cette dernière volonté qu'elle a déjà prévu pour ses obsèques

Lundi 21 septembre 2020, Christine Bravo a fait quelques confidences au micro des Grosses Têtes. L'animatrice télé et radio de 64 ans a raconté avoir passé son week-end dans la commune de Poil, située dans la Nièvre, en Bourgogne-France-Comté et ce, pour une raison assez étonnante. "J'allais voir la tombe, la future tombe, de mes beaux-parents. C'est eux qui l'ont achetée et ils nous ont emmenés la visiter [en compagnie de son chéri, NDLR]", a-t-elle commencé, avant de donner quelques détails sur la fameuse sépulture.

"Il y a la pierre, ils ont choisi la couleur, le truc au-dessus, ils ont gravé leurs dates de naissance et ils ont laissé le trou pour 20 [à savoir la date de leur décès, NDLR]", a-t-elle expliqué en précisant que ses beaux-parents sont âgés de 92 ans. D'ores et déjà, Christine Bravo a sa petite idée concernant le lieu où elle aimerait être enterrée après avoir rendu son dernier souffle. "Ils m'y amènent alors qu'ils savent que je veux aller au cimetière de Montparnasse, au côté de Maupassant. Il m'attend", a déclaré celle qui a animé l'émission Frou-Frou dans les années 90. Pour rappel, ce fameux cimetière du 14ème arrondissement de Paris abrite les tombes de Mireille Darc, Serge Gainsbourg, Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre ou encore de Charles Baudelaire.

Toutefois, le compagnon de Christine Bravo risque de l'amener à changer d'avis par la suite... "Mon amoureux me dit : 'Ma chérie, je ne veux pas être au Montparnasse, je veux être à Poil avec mes parents'. Et donc je dis que ça m'ennuie d'être à Poil et là, les parents disent 'venez voir'. Donc on va à Poil et un des mecs des pompes funèbres, un des employés qui fait les obsèques à l'avance, me dit que pour 70 euros de plus, il y a 4 places", a-t-elle conclut, sans révéler si l'argument financier lui a permis de repenser ses plans futurs.

Miraculous New York sur Disney Channel : comment Ladybug est devenue un phénomène planétaire

Série animée culte pour vos enfants, Miraculous se décline pour la première fois en film ! C'est à 9H20 ce samedi 26 septembre que vous pourrez découvrir en famille Miraculous New York : Les héros unis en exclusivité sur Disney Channel. Un voyage de 55 minutes qui transportera l'héroïne préférée des petits en dehors de Paris, à la rencontre de super-héros, made in America cette fois-ci.

A l'occasion de cet événement qui ne les laissera pas indifférent, une masterclass réunissant producteurs et auteurs du programme s'est tenue, avec pour désir de revenir sur la création et le succès international des aventures de Ladybug et de son acolyte Chat Noir. Aux côtés de la directrice des programmes et acquisitions de Disney Channel Pauline Dauvin, et du vice-président animation Europe et Afrique Orian Ross, Thomas Astruc créateur et réalisateur de la série et Sébastien Thibaudeau, directeur d'écriture et scénariste ont décrypté pour vous le phénomène Miraculous, dont ils ont volontiers raconté les coulisses et le processus créatif. Vous voulez briller à l'heure du petit déjeuner ? Ci-dessous quelques petites clefs !

Succès de Disney Channel depuis dix ans, Miraculous est pour la chaîne le véritable emblème de l'animation française, reconnue pour ses talents et son originalité. Une originalité préservée et mise en valeur ici grâce au "modèle Disney" qui se fait un devoir d'accompagner les créateurs, du développement éditorial de leurs séries jusqu'à leur mise en production, en leur donnant une liberté rare et appréciée, car encourageant la créativité. 

Une créativité qu'a tout de suite perçue le vice président Orian Ross, impliqué dans le projet bien avant son script. "Le concept fort d'une super héroïne à Paris valait le coup et a tout de suite été validé", a-t-il confié, soulignant en outre son admiration pour "l'ambition visuelle du show au sein d'un Paris magique attirant" et pour sa teneur narrative : un savant mélange entre "histoire de super héros avec de l'aventure et de l'action et comédie romantique au sein d'un lycée", à laquelle il est aisé de s'identifier. Jeune fille "peu sûre d'elle et maladroite lorsqu'elle est face à Adrien, et véritable leader sachant quoi dire et faire face à Chat Noir lorsqu'elle devient Ladybug", l'attachante Marinette incarne en effet joliment l'ambivalence existant entre ce que l'on est tous en réalité et ce que l'on rêve d'incarner.

Vous ne le saviez sans doute pas mais ce fameux personnage féminin adulé de tous est né d'"un petit miracle" (c'est le cas de le dire), que se plaît à raconter le créateur Thomas Astruc avec toujours autant de passion quinze ans après : "Une des jeunes filles intégrée à mon équipe avait une coccinelle dessinée sur son tee shirt. Et comme c'est la coutume dans les studios d'animation, on a commencé à s'échanger des dessins sur ce thème. Je me suis alors mis à la caricaturer, avec sa coupe de cheveux de l'époque et je l'ai transformée en super héroïne." Grand lecteur de comics depuis l'enfance, l'auteur n'avait alors aucun souvenir de personnages ayant pour totem animalier la coccinelle, peut-être parce qu'"elle ne fait pas peur" et que l'univers "est assez identifié garçon, ce qui est dommage", remarque-t-il avant de conclure : "J'ai compris tout de même qu'il y avait quelque chose à creuser et j'ai développé tout un univers autour de cela".

Une belle anecdote qui en dit long sur la dimension du personnel dans le processus créatif et sur la manière dont le ressenti individuel alimente la série à des fins universelles. Et comme la magie n'a pas de limite, "lorsque Sébastien Thibaudeau -le scénariste de la série- et moi nous sommes parlés la première fois, on était dehors, il y avait une table entre nous, sur laquelle d'un coup s'est posée une coccinelle. C'était un signe ! Cela fait huit ans que l'on travaille ensemble depuis."

C'est donc après trois saisons de 26 épisodes d'une durée de 26 minutes chacun que la joyeuse, maladroite et courageuse Marinette s'envole pour les Etats-Unis aux côtés de sa bande d'amis. Une destination symbolique pour Thomas Astruc qui, sans s'imaginer pouvoir mettre en place "un Marvel à la française du jour au lendemain", avait tout de même dans l'idée de peu à peu étendre son univers à l'international : "La première tentative d'expansion de ce monde se fait à New York comme une sorte de retour aux sources à l'envers. Les premiers super-héros créés sont français, Nyctalope, Judex, chacun avec une identité, un gadget, et une histoire racontée dans des films ou des romans. Les Etats-Unis ont repris cette tradition en bande-dessinée. Ici, c'est comme si un siècle plus tard, ces deux univers se rencontraient à nouveau. Deux conceptions du mythe du super-héros interagissent. Il s'agit là d'une déclaration d'amour aux comics, une façon de payer mon tribu et de rendre hommage aux créateurs qui m'ont marqué", explique-t-il lors de la masterclass dédiée. Ville verticale associée à l'univers super-héroïque, New York est en outre selon lui un choix assez naturel car "lorsque tu veux mettre en scène Ladybug qui se balance, il faut des grands immeubles, le but étant d’aller dans quelque chose de très épique, avec une grande menace, un vrai effet."

Diffusée en avant-première lors de la masterclass, l'impressionnante séquence de la rencontre entre nos héros français et leurs équivalents américains a mis d'ailleurs en scène Majestia et Knightowl, deux héros issus de comics qui appartiennent depuis toujours au fameux Miraculous World : "Majestia a été notamment conçue comme une super maman, gigantesque, elle fait quasiment deux mètres. On voulait une figure de super-héros quasi invincible et en même temps très douce et maternante. C'est à cause d'elle que tout arrive. Si l'on se souvient lors de l'épisode d'origine de la série, Alya dit à Marinette que c’est "l’inaction des gens de bien qui fait que le mal peut progresser." Marinette deviendra Ladybug à partir de ce gimmick qui est en fait depuis toujours celui de Majestia."

Après avoir multiplié les clins d'oeil à la culture française et au vivre parisien dans la série, et rendu hommage à New York dans le film, c'est à Shanghaï que les créateurs dessineront les futures aventures de l'héroine franco-chinoise, lancée dès lors sur les traces de son histoire et de ses origines. 

Interrogé sur ce qui fait l'originalité de la série puis du film, Sébastien Thibaudeau a livré aux auditeurs de la masterclass les recettes de sa popularité, fruit d'un travail d'équipe fidèle depuis la fin de la saison 1. Une équipe d'auteurs historiques constituée de Frédéric Lenoir, Mélanie Duval et Mathieu Choquet, qui aux côtés du scénariste, prend soin de penser chaque épisode comme un film et d'injecter de sa personnalité dans les divers personnages créés.

"A l'image de la série dont chaque épisode indépendant est une entrée possible dans cet univers, le film peut se regarder de manière indépendante, même si la plus-value est là pour les fans, qui comprendront davantage de choses", indique le directeur d'écriture, avant de préciser ses sources d'inspiration : "C'est la vie qui nous inspire les histoires de Ladybug. Les auteurs de la série ont la chance aujourd'hui de ne plus faire que du Miraculous. Je leur dis donc souvent "repartez vivre et revenez dans quelques jours avec des idées." C'est notre sensibilité qui rejaillit dans nos histoires avec justesse". Conscient du coût énorme de l'animation comme support, Sébastien Thibaudeau souligne également la responsabilité qu'il incombe à tout créateur "de mettre de soi dans de tels projets, de faire porter sa voix, ses émotions, son vécu pour aider le monde à grandir".

Un vécu qui est décidément selon Orian Ross LE point fort de ce programme, sachant mêler avec talent le "seriously stupid", sorte d'humour venant casser gentiment l'effet dramatique."Avant de vous soucier de la technologie, le secret est d'apprendre à dessiner et à écrire mais surtout à raconter une histoire, croire en sa vision, la rendre personnelle, être un peu buté, savoir être vrai avec soi-même, personnel et spécifique pour être à l'origine d'une création hors norme", aime-t-il conseiller à qui l'interroge sur la recette d'un tel succès. Parlez-en à vos enfants car, qui sait, cela peut les inspirer...

Ratched sur Netflix : pourquoi Michael Douglas est-il crédité au générique ?

Dix-neuf. C'est le nombre de producteurs que l'on retrouve au générique de Ratched, nouvelle série Netflix qui se présente que le prequel de Vol au-dessus d'un nid de coucou, en revenant sur le passé de sa célèbre infirmière. Parmi eux : le créateur Evan Romansky, le showrunner Ryan Murphy, l'actrice principale Sarah Paulson (qui succède à Louise Fletcher dans le rôle) ou encore un certain Michael Douglas. Qui n'est pas un homonyme, car il s'agit bien du comédien oscarisé pour sa prestation dans Wall Street et attendu prochainement dans Ant-Man 3, alors qu'il n'apparaît dans aucun des épisodes du show mis en ligne le vendredi 18 septembre sur la plateforme.

Pour comprendre les raisons de son implication, il convient de remonter, non pas à la sortie de Vol au-dessus d'un nid de coucou en 1975, mais en 1961. Cette année-là, Kirk Douglas, le père de Michael, découvre les épreuves d'un livre signé Ken Kesey, inspiré de sa propre expérience, dont il tombe instantanément amoureux, au point d'en acquérir les droits dès que l'occasion se présente, afin de monter une adaptation. Laquelle voit le jour deux ans plus tard… sur les planches de Broadway. Pendant quatre-vingt-deux représentations, entre le 13 novembre 1963 et le 25 janvier 1964, l'acteur incarne Randal Patrick McMurphy, criminel qui a plaidé la folie pour purger sa peine dans un hôpital psychiatrique où il se révolte contre les traitements infligés par l'infirmière en chef, Mildred Ratched. La star de Spartacus y donne la réplique à William Daniels et Gene Wilder, et compte bien reprendre le rôle dans une transposition sur grand écran.

Celle-ci mettra plus longtemps que prévu à voir le jour alors que Kirk Douglas pense avoir trouvé le réalisateur idéal en la personne du Tchèque Milos Forman, qu'il rencontre en 1966 à Prague dans le cadre d'une tournée de bienfaisance au cours de laquelle il découvre ses films. Il promet même de lui envoyer le roman alors appelé "La Machine à brouillard" une fois revenu aux États-Unis, mais le principal intéressé ne le reçoit jamais car le livre est intercepté à la frontière, et l'acteur interprète son absence de réponse comme un refus. Deux ans plus tard, le metteur en scène s'exile outre-Atlantique, et le projet refait surface au début des années 70 avec un changement important : désormais cinquantenaire, l'acteur est jugé trop vieux pour le rôle de McMurphy qu'il convoitait toujours par la société de production, et passe la main à son fils Michael, désireux de faire ses vrais premiers pas de producteur, après une première expérience non-créditée au générique, sur L'Ombre d'un géant, long métrage porté par son père.

Associé au producteur Saul Zaentz, il lance pour de bon ce qui se présente comme une adaptation de la pièce de Dale Wasserman et du roman de Ken Kesey dont celle-ci s'inspire. Un livre que Milos Forman finit, enfin, par recevoir, son nom ayant été suggéré à Michael Douglas par le co-scénariste Lawrence Hauben. Et le réalisateur ne met pas longtemps à accepter, voyant dans cette histoire et le personnage de Ratched un écho des difficultés qu'il a rencontrées avec le parti communiste dans son pays natal. Porté par Jack Nicholson, premier choix du metteur en scène qui a dû repousser les prises de vues de six mois le temps que l'acteur soit libre, Vol au-dessus d'un nid de coucou se tourne entre janvier et mars 1975, dans un vrai hôpital psychiatrique de l'Oregon trouvé par son jeune producteur (où certains patients jouent les figurants), puis sort le 19 novembre dans les salles américaines, où il rapporte 108 981 000 dollars.

Une somme dont Ken Kesey récupère 2,5% (contre les 5 initialement réclamés) après avoir attaqué le film et ses producteurs en justice, estimant que ces derniers avaient trahi leur promesse verbale de ne pas faire de gros changements par rapport à son roman. Malgré ce point noir, le triomphe du long métrage est total. Il attire 4 774 879 spectateurs dans les cinémas français et fait une razzia aux Oscars en 1976 avec un total de cinq trophées. Et pas des moindres : Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleur Acteur, Meilleur Actrice et Meilleur Scénario. Soient les plus importantes des récompenses. Un Grand Chelem, ou Big Five, que seul New York - Miami avait réalisé jusqu'ici, en 1935, et que Le Silence des Agneaux accomplira également en 1992. Ayant joué un aide-soignant dans la pièce, Michael Douglas avait convoité le rôle de Billy Bibbit sur grand écran, mais ce dernier a finalement été attribué à Brad Dourif.

Ce qui ne l'empêche pas de participer à la fête en reçevant, avec Saul Zaentz, l'Oscar du Meilleur Film (remis aux producteurs). Aujourd'hui encore, il est le seul à avoir cumulé ce trophée et celui du Meilleur Acteur à Hollywood (Brad Pitt et George Clooney ont presque réussi à l'égaler, mais n'ont été sacrés "que" pour un rôle secondaire, grâce à Once Upon a Time… in Hollywood et Syriana respectivement, alors qu'ils ont reçu la récompense suprême pour leur implication dans 12 Years a Slave et Argo). Et c'est en tant que producteur délégué qu'il est crédité au générique de Ratched, puisque la série se présente comme le prequel du film qu'il a lui-même produit. Sans son partenaire de l'époque, Saul Zaentz, décédé en 2014, mais avec le neveu de ce dernier, Paul, qui est l'un des (dix-neuf) producteurs du show, d'ores et déjà renouvelé pour une saison 2.

Elise Lucet très émue : son témoignage fort après l'attaque à l'arme blanche survenue à Paris

C'est le coeur lourd qu'Elise Lucet est venue sur le plateau de France 2. Tandis que se profile le procès des attentats de Charlie Hebdo à la cour d'assises de Paris, un individu s'est attaqué à plusieurs personnes devant les anciens locaux du journal satirique vendredi 25 septembre, rue Nicolas-Appert, dans le XIème arrondissement de Paris. Une attaque à l'arme blanche qui a fait quatre blessés, dont deux qui ont été transférés à l'hôpital de la Salpêtrière et à l'Hôpital européen Georges Pompidou.

Invitée sur le plateau du JT de 13H sur France 2, Elise Lucet a également confirmé que parmi les blessés se trouvent deux journalistes, un homme et une femme, qui travaillent pour Premières lignes, la société de production à qui l'on doit notamment Cash Investigation. C'est bouleversée que la journaliste a précisé que ses collaborateurs ont rapporté avoir vu un homme dans la rue courir avec "une lame de boucher ou une machette courir, après un de nos collaborateurs qui était déjà blessé et même ensanglanté", précise Elise Lucet, qui souligne "la détermination de l'assaillant".

Elle-même très émue de rapporter de tels faits, et que ceux-ci touchent d'aussi près ses collègues, Elise Lucet a fait part du choc de ses équipes. "Nous avons vécu, moi je n'étais pas présente, mais la plupart des collaborateurs de Premières Lignes ont déjà vécu l'attaque des frères Kouachi contre Charlie Hebdo il y a cinq ans", explique ainsi la journaliste, qui précise que cet attentat a été "un traumatisme extrêmement profond pour toute l'équipe". "Et revivre un peu plus de cinq ans après une attaque dont on ne sait pas si elle était terroriste ou pas, vous imaginez bien que ça réveille des craintes, des traumatismes", précise-t-elle.

A ses équipes, et notamment les deux journalistes blessés, la présentatrice de Cash Investigation a adressé "tout [son] soutien", et de précise "surtout en ce moment" ils ont besoin d'être soutenus, puisque ce sont eux qui étaient entrés les premiers dans les locaux de Charlie Hebdo après l'attaque des frères Kouachi. "Ils sont avec les enquêteurs et les policiers en train de témoigner, mais pour eux c'est difficile d'avoir vécu Charlie Hebdo il y a plus de cinq ans et revivre, au moment du procès justement des attentats ce qui est en train de se passer aujourd'hui, c'est très difficile pour eux", a-t-elle conclu.

Carrie Fisher : l'hommage touchant de sa fille Billie Lourd, maman pour la première fois

Carrie Fisher aurait été une grand-mère comblée. Sur son compte Instagram jeudi 24 septembre, Billie Lourd a annoncé la naissance de son premier enfant, un petit garçon né de ses amours avec son compagnon de longue date, Austen Rydell. Une heureuse nouvelle pour l'actrice de Screem Queens, qui a caché sa grossesse, et qui n'a pas manqué de rendre un bel hommage à sa maman disparue en 2016, en appelant son fils Kingston Fisher Lourd Rydell.

Désormais maman, Billie Lourd sera également bientôt une jeune mariée, puisqu'en juin dernier, Austen Rydell a annoncé sur Instagram que l'actrice avait accepté de l'épouser. Et à cette occasion, il avait dévoilé une vidéo qui aurait dû éveiller les soupçons de grossesse, puisqu'on y aperçoit la fille de Carrie Fisher vêtue d'une robe jaune qui laisse voir un baby bump arrondi.

Sur Instagram, de nombreuses personnalités se sont réjouies de cette nouvelle, notamment Emma Roberts, à qui elle a donné la réplique dans la série Scream Queens, qui est actuellement enceinte de son premier enfant. "Je hurle !!! Je vous aime les gars", a-t-elle ainsi écrit en commentaire, tandis que Olivia Wilde a lâché un adorable "Je t'aime Kingston".

Suki Waterhouse, Jamie Lee Curtis, qui comme beaucoup n'étaient pas au courant de cette grossesse, ainsi que Lily Collins se sont également réjouies de la nouvelle, tout comme ses co-stars Kaitlyn Dever et Beanie Feldstein dans le film Booksmart, et enfin Zelda Williams. Lea Michele elle, n'a pas manqué de souligner qu'en tant que stars de la série de Ryan Murphy, elle, Billie Lourd ainsi qu'Emma Roberts étaient maintenant des "mamans à garçons", puisque la compagne de Garret Hedlund en attend également un. "Il est enfin là !! Je suis si heureuse pour toi", a ainsi déclaré la star de Glee.