17 août 2020

Amanda Lear : ce lourd soupçon à propos de son voisinage

Amanda Lear a trouvé son havre de paix. Depuis plusieurs années, la chanteuse vit dans une demeure au coeur du parc régional des Alpilles, près de Saint-Rémy-de-Provence. Une grande demeure qu'elle affectionne particulièrement, elle qui a failli être la propriétaire de La Madrague de Brigitte Bardot à Saint-Tropez. Une "vieille baraque qui coûte cher" selon elle, mais dont elle peine à se débarrasser même si ses amis "disent que c'est trop grand", comme le confie dans les colonnes du Parisien, en kiosque lundi 17 août.

Un petit paradis sur terre pour celle qui a été la muse de Salvador Dali, qui a toutefois connu quelques tracas, notamment avec son voisinage. En effet, comme elle le révèle dans les colonnes du quotidien, Amanda Lear a eu jusqu'à treize chats chez elle, dont la plupart ont mystérieusement disparu. Ce qui la laisse soupçonner que ceux-ci ont été victimes d'un "empoisonnement de voisinage". Aujourd'hui, quelques uns sont toujours là, et lui font office de compagnons. "Mes chats me font rire", confie-t-elle, ajoutant qu'elle ne quitterait désormais sa maison pour rien au monde, elle qui souhaite se faire incinérer, avec l'idée que ses cendres y reposent. "On les mettra avec celles de la chèvre et de mes trois labradors au fond du jardin", tranche-t-elle.

Confinée dans sa demeure, Amanda Lear vit à Saint-Rémy-de-Provence une vie bien loin du show-business et des tapis rouges. Et si elle joue de son image publique, c'est uniquement pour les autres. "Les gens ne me connaissent pas. Ils m'imaginent toujours sur des red carpet. J'ai une image publique, alors de je donne ce qu'ils demandent, je mets mes paillettes, montre mes guiboles", liste ainsi la chanteuse, avant de trancher : "C'est mon fond de commerce". Toutefois, ce n'est l'image d'elle qu'elle préfère. "Je préfère de beaucoup la Amanda Lear qui est ici, tranquille, qui fait sa cuisine, qui met de l'ail partout, qui peint", précise-t-elle.

48 heures sur 6ter : pourquoi ce buddy movie culte a-t-il failli échapper à Eddie Murphy ?

Sorti en 1983, 48 heures est un polar urbain fondé sur un tandem flic-voyou. Suite au meurtre de deux de ses collègues par des gangsters, un policier en colère (Nick Nolte) cherche à les venger. Pour ce, il fait appel à l'un de leurs anciens complices, un détenu nommé Reggie Hammond (Eddie Murphy).

Le producteur Lawrence Gordon, fidèle collaborateur du réalisateur Walter Hill, commence à développer le film pour le compte de Columbia Pictures au début des années 1970. L'idée lui vient d'une histoire vraie : des policiers sollicitant les conseils d'un prisonnier pour sauver la fille d'un gouverneur prise en otage.

Pendant des années, le scénario subit de nombreuses réécritures par Roger Spottiswoode et Walter Hill. Plusieurs grands noms sont pressentis pour jouer les deux personnages du long métrage (à l'origine conçu comme un polar très "seventies" et non un buddy movie), comme Burt Reynolds et Richard Pryor.

Sylvester Stallone (dans une version antérieure à celle de Hill), Mickey Rourke, Kris Kristofferson, Jeff Bridges et Clint Eastwood sont eux aussi un temps rattachés au projet.

Finalement, Lawrence Gordon s'associe avec le célèbre studio Paramount, alors dirigé par Don Simpson, qui veut attribuer les rôles à Nick Nolte et Gregory Hines. Mais ce dernier refuse pour se consacrer à Cotton Club. Sollicités dans la foulée, Howard E. Rollins Jr. et Denzel Washington déclinent également.

La petite amie de Walter Hill, travaillant comme agent, propose alors Eddie Murphy pour incarner Reggie Hammond. A ce moment, l'acteur est un comique connu grâce à l'émission Saturday Night Live mais n'a jamais joué dans un film. Don Simpson, convaincu de son potentiel, fait en sorte qu'il soit engagé.

Lorsque le producteur se fait licencier de Paramount pour consommation de drogue, en 1982, Jeffrey Katzenberg prend sa place. Peu convaincu par le choix Eddie Murphy, il cherche à se débarrasser de lui au bout de trois semaines de tournage ! Joel Silver, travaillant avec Lawrence Gordon, se rappelle :

"Je lui ai dit : 'Tes vraiment un putain de con'. On s'est bagarrés là-dessus. Quand on a fini le film, ils le détestaient tous tellement qu'ils ont distribué dans toutes leurs salles Airplane 2 à la place. C'était la première apparition dans un premier rôle de la plus grande star des années 1980. Et ils avaient voulu le virer."

Si 48 heures marque les premiers pas de celui qui s'apprête à devenir une star via Le Flic de Beverly Hills, le film constitue aussi les débuts du buddy movie. Fondé sur un duo de personnages bien différents amenés à faire équipe, le genre connaît son apogée dans les années 1980, avec des titres comme L'Arme fatale.

A sa sortie, 48 heures est un gros carton au box-office, avec pas loin de 76 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de 12 millions. Une réussite qui rend Eddie Murphy bancable et qui donne lieu, huit ans plus tard, à une suite, 48 heures de plus, qui s'avère encore plus lucrative.

Source : "Box-office, la biographie du producteur le plus déjanté d'Hollywood" de Charles Fleming, Sonatine Éditions.

Kylie Jenner partage une rare photo sans maquillage

Elle ne se dévoile que très rarement, mais lorsqu'il s'agit de faire la promotion de sa marque de cosmétiques, Kylie Jenner sait faire le buzz. La jeune femme de 23 ans s'est affichée au naturel sur son compte Instagram, lundi 17 août. Une image rare, pour celle qui ne manque pas une occasion de sortir son plus beau maquillage ! Kylie Jenner a tourné une vidéo d'elle en peignoir bleu marine, les cheveux lâchés et légèrement ébouriffés, souriant en direction de l'objectif. "Avant...", écrit-elle, mettant l'eau à la bouche des internautes.

Quelques secondes plus tard, Kylie Jenner apparaissait maquillée, toute pimpée, les contours soulignés par le maquillage. Le teint hâlé, les lèvres pulpeuses, les yeux pétillants... de quoi donner envie aux internautes de renflouer leur gamme de make-up !

Kylie Jenner est de retour en Californie, après avoir célébré son anniversaire dans les Îles Turks et Caïques, au coeur de l'océan Atlantique. Un séjour paradisiaque, où elle a affiché son corps de rêve, posant en bikini rose fluo et mini-robe au décolleté XXL.

La star était bien accompagnée pour cette petite escapade : ses soeurs Kendall et Khloé ont pris part aux célébrations, tout comme sa meilleure amie Stassie Baby. Sans oublier sa petite Stormi, fruit de son amour pour le rappeur Travis Scott, avec qui elle a partagé de tendres moments sur la plage.

Sia : son regret après avoir annoncé être devenue grand-mère pour la première fois

Sia regrette d'avoir parlé un peu trop vite. En juin dernier, la chanteuse australienne avait révélé avec beaucoup d'enthousiasme être devenue grand-mère à l'âge de 44 ans, tandis que l'un de ses deux fils adoptifs est devenu papa pour la première fois de "deux bébés". Ravie d'être une "putain de grand-mère", l'interprète de Chandelier regrette aujourd'hui d'avoir révélé cette information très personnelle à propos de sa famille. "Bien que je n'ai pas eu d'ennuis après avoir parlé à propos des enfants de mon fils, je faisais pipi quand j'ai réalisé que ce n'était à moi de partager cette nouvelle avec le monde", a-t-elle ainsi confié au Kyle et à Jackie O Show.

Mais visiblement emportée par la joie et l'émotion, Sia n'avait pas pu tenir sa langue dans le podcast de Zane Lowe sur Apple Music, où elle avait également révélé que son surnom était désormais "Nana" pour ses petits-enfants, même si elle aurait préféré se faire appeler "lovely" (charmante, ndlr), comme son amie Kris Jenner. Très soucieuse de préserver sa famille de la médiatisation, elle n'a pas manqué d'ajouter que son regret était d'autant plus grand, puisqu'elle considère que son "travail est de protéger ses enfants et de ne pas parler de ce qui se passe dans leur vie", relaye le Daily Mail.

Une erreur que Sia a mis peu de temps à réaliser, comme elle l'a ajouté au micro du Kyle et à Jackie O Show. "J'ai immédiatement réalisé que je ne pouvais pas parler de la vie privée de mes enfants. J'apprends juste à être mère", a-t-elle ainsi conclu. Et pour cause, cela ne fait que depuis un an que la chanteuse est maman. En effet, il y a un an, elle a adopté deux garçons noirs, alors qu'ils étaient âgés de 18 ans. "Ils ont tous les deux 19 ans maintenant", avait-elle ainsi précisé, expliquant notamment avoir fait le choix d'adopter deux grands enfants car à leur âge il était difficile de les placer en famille d'accueil, et qu'ils étaient voués ainsi à vivre sans repères, la majorité étant fixée à 21 ans aux Etats-Unis, où elle vit. "Je les aime", avait-elle assuré, très fière d'eux.

Victoria Beckham a engagé la petite amie de son fils Romeo pour présenter sa collection

Chez les Beckham, le business est une affaire de famille. La preuve, lorsque Victoria Beckham choisit un modèle pour porter les pièces de sa maison de couture, elle choisit... la petite amie de son fils Romeo ! En effet, la jeune Mia Regan a publié sur son compte Instagram une photo d'elle dans un ensemble blazer et pantalon gris rayé ouvert sur un soutien-gorge noir, assortis à une paire de baskets. "Le combo estival du costume Victoria Beckham", a-t-elle écrit dimanche 16 août. Une ambassadrice qui va assurément faire jaser... mais qui semble plaire à belle-maman, pour le plus grand bonheur du fiston !

Qui est Mia Regan ? 1m75, yeux bleus, longs cheveux blonds, sourcils épais, détaille sa page disponible sur le site de l'agence Storm. Son compte Instagram, teinté d'une bonne dose d'humour et de photos de ses escapades amicales, est suivi par près de 193 000 internautes, amplement boosté par la notoriété de Romeo Beckham et leur relation révélée au grand jour.

Début septembre, Mia Regan célébrait l'anniversaire de Roméo Beckham en publiant une photo de son petit ami sur sa story Instagram ainsi qu'un portrait du jeune homme de 17 ans, souriant face à l'objectif. "Joyeux anniversaire avec un sourire Romo", écrivait-elle tendrement. Ce dernier commente parfois les photos de sa belle d'un cœur noir, démonstration d'affection. L'amour au grand jour !

Mulan sur Disney+ : découvrez la chanson du film signée Christina Aguilera

À seulement dix-sept ans, Christina Aguilera enregistrait, en 1998, Reflection, la chanson thème du film d'animation Mulan. Vingt-deux ans plus tard, la chanteuse retrouve les studios Disney pour promouvoir, cette fois, l'adaptation en prises de vues réelles avec un titre inédit. Intitulé Loyal Brave True, le morceau est une balade au souffle épique, comme la firme en a le secret, porté par la voix puissante de l'artiste américaine. La musique s'accompagne d'un clip vidéo, signé Niki Caro, la réalisatrice du film, dans lequel on suit l'entraînement de la guerrière en ombres chinoises.

Après avoir été repoussé de nombreuses fois suite à la pandémie du Covid-19, le blockbuster a récemment faire la Une des médias lorsque les studios ont annoncé sa sortie sur la plateforme Disney+. Disponible dès le 4 septembre aux États-Unis au prix de 29,99 dollars, le film fait l'impasse sur les salles de cinéma au grand dam des exploitants.

En France, même son de cloche. Mulan de Niki Caro devrait également sortir sur la plateforme de streaming, mais aucune date de lancement et aucun prix n'ont été, pour le moment, annoncé. Doté d'un budget de plus de 200 millions de dollars, le film bénéficiera bien d'une sortie en salle sur le territoire chinois.

Mad Max Fury Road : George Miller imagine l'avenir de Furiosa après le film

A l'occasion de la nouvelle édition (virtuelle) du Comic-Con de New York cet été, George Miller participait à une conférence organisée en l'honneur de la date-anniversaire de la sortie de Mad Max : Fury Road en 2015. Au cours d'un entretien de près d'une heure sur la complexité de l'élaboration du film, il a répondu à une question posée par l'animateur sur ce qui, selon lui, arrivait au personnage de Furiosa (Charlize Theron) après la fin du film, où celle-ci parvient à triompher du tyrannique Immortan Joe.

"Pour moi, il y a deux manières dont les choses peuvent évoluer. L'une est utopique, ce qui n'est pas très intéressant à raconter, en vrai. J'ai en quelque sorte imaginé que la première chose qu'elle ferait conformément à cela serait de monter et de relâcher l'eau pour le peuple... Une sorte de Nouvelle Donne politique."

Citant ensuite le célèbre historien Joseph Campbell, le réalisateur australien a expliqué que l'Histoire nous montrait que la destitution d'un dictateur conduisait souvent à l'ascension d'un autre tyran à sa suite. "Campbell dit que d'ordinaire, les héros d'aujourd'hui deviennent les tyrans de demain. Le héros est l'agent du changement. Il abandonne son intérêt personnel pour le bien commun. Mais ce que dit [Campbell] en somme, c'est que le héros aime trop ce qu'il a bâti ou sauvé, et va se cramponner à ça. Il devient l'orthodoxie. Il développe le dogme, et doit ensuite le protéger. Ce qui tend à être le rythme de ces choses."

Cette deuxième option paraît cependant moins envisageable aux yeux de Miller, pensant que Furiosa serait capable d'éviter de devenir aussi mauvaise qu'Immortan Joe. "Elle est trop intelligente pour tomber dans ce piège", conclut-il. "Je pense qu'il a traversé le même processus. [Immortan Joe] était probablement un personnage héroïque à son époque."

Un prequel centré sur la jeunesse de Furiosa étant en préparation pour pérenniser la franchise, les chances de voir ces pistes d'évolution transposées à l'écran restent hélas minces...

ADN, Wakanim, Crunchyroll : les animés du 17 au 24 août

Naruto (ADN, Netflix, MyTF1)

Véritable phénomène depuis le début des années 2000, Naruto est un animé culte qu'il faut absolument avoir vu ! Ne vous laissez pas intimider par les 220 épisodes et lancez-vous, vous allez vite devenir accros ! L’histoire commence dans le village caché de Konoha, où vit Naruto, le pire garnement de l’académie des ninjas. Le passe-temps favori de celui qui rêve de devenir le nouvel Hokage est de faire les quatre cents coups. Mais pour devenir un vrai ninja, la route est longue et parsemée d’embûches. Cet animé bourré d'action et non dénué d'un humour ravageur n'a pas volé son immense succès et reste un incontournable ! Si vous décidez de commencer la série, n'hésitez pas à passer les épisodes filler, vous arriverez plus vite au bout. Vous pourrez ainsi passer à la suite, Naruto Shippuden et ses 500 épisodes ! Pas d'excuses pour repousser le visionnage de la série, elle est dispo sur ADN, Netflix et gratuitement sur MyTF1 !

Your Lie In Apeil (Wakanim, Netflix)

Your Lie In April raconte l'histoire d'Arima Kosei, un véritable prodige du piano. Enfant, il dominait tous ses rivaux en compétition et s'était déjà fait un nom dans le domaine musical. Mais, après la mort de sa mère, il sombre dans une forte dépression qui l'amène à être dégoûté de son propre instrument. Deux ans après le drame, continuant de considérer sa vie comme insipide, Arima se contente de vivre sa vie sans réel but… jusqu'à ce qu'il rencontre Miyazono Kaori, une jeune violoniste extravertie qui, elle aussi, semble exceller dans son art… Préparez-vous à toutes sortes d'émotions différentes avec cet animé extrêmement touchant. Le quatuor de personnages principaux est attachant et très bien écrit, notamment l'imprévisible Kaori. Une petite pépite que seule l'animation japonaise est capable de nous gratifier.

Bungo Stray Dogs (Crunchyroll)

Atsushi Nakajima, orphelin vagabond, voit sa vie bouleversée le jour où il sauve un homme d'une tentative de suicide. Ce dernier, membre d'une Agence de Détectives aux pouvoirs fantastiques, lui propose alors de rejoindre leurs rangs. Tel est le scénario mystérieux de Bungo Stray Dogs, proposé par le mangaka Asagiri Kafuka et adapté en série depuis 2016 par les studios Bones, dont la qualité d'animation n'est plus à prouver (Fullmetal Alchemist : Brotherhood, My Hero Academia…) Cet anime qui mêle à la fois enquêtes et surnaturel se distingue tout particulièrement par sa palette de personnages hauts en couleurs et l'origine de leur création. En effet, chacun s'inspire d'un auteur de la littérature japonaise, dont il porte le nom. De quoi s'instruire et se divertir en même temps, puisque la série de 3 saisons ne manque pas d'humour, ni d’intrigues toujours plus étonnantes. Ajoutez à cela son rythme haletant et sa dimension psychologique bien travaillée, et c'est l'oeuvre parfaite pour se lancer dans le genre seinen.

Uzaki-Chan Wants To Hang Out ! (Wakanim)

Classée dans le top 20 des mangas du web par le Da Vinci Magazine en 2018, l’adaptation d’Uzaki-chan Wants to Hang Out était très attendue par ses lecteurs. Cette comédie romantique nous entraîne dans le quotidien de Sakurai Shinichi, un étudiant calme et introverti qui n’attend qu’une chose de sa troisième année universitaire : paix et tranquillité. Mais c’est sans compter sur l’omniprésence de la jeune Uzaki Hana, véritable boule d’énergie arrogante et taquine qui se met en tête de devenir son amie. Un scénario classique pour le genre mais qui se distingue par sa construction : les épisodes, divisés en petites histoires légères et comiques sans réel fil conducteur (à l'image de Kaguya-sama : Love is War), ne manqueront pas de vous décrocher plusieurs fous rires. Et que vous soyez réservés comme Sakurai ou plutôt excentriques comme Uzaki, vous prendrez plaisir à voir ces personnages aux antipodes l'un de l'autre se chamailler. Le début de la saison 1 est déjà disponible sur Wakanim, qui poursuit la diffusion de l’anime à raison d’un épisode par semaine.

Miss Kobayashi's Dragon Maid (Crunchyroll)

La jeune Kobayashi mène une vie monotone qu’elle partage entre l’entreprise dans laquelle elle travaille et son petit appartement. Néanmoins, tout change lorsqu'elle sauve Thor, une dragonne capable de se transformer en humaine. Afin de s’acquitter de sa dette, cette dernière propose de se mettre au service de sa bienfaitrice. Miss Kobayashi's Dragon Maid nous propose ici un pitch de comédie fantastique sans prétention et directement adapté du manga éponyme. Un univers absurde merveilleusement animé par les studios Kyoto Animation (Violet Evergarden, Free!) et qui fait office de bouffée d’air frais dans la sphère mangas. Son humour, ses bons sentiments et sa douceur attendrissent et détendent, quand sa trame de fond, plus sérieuse, permet une lecture allégorique de l'oeuvre sur la discrimination. Un mélange efficace qui a su toucher le public puisque, trois ans après sa diffusion, une seconde saison vient d’être annoncée pour 2021. C’est donc le bon moment pour se (re)plonger dans cette série atypique !

16 août 2020

X-Men sur TF1 Séries Films : retour sur la naissance compliquée du film qui a relancé les super-héros au cinéma

Faire un film de super-héros relève aujourd'hui de la formalité. C'est même devenu un passage obligé et un enjeu stratégique pour les gros studios, qui exploitent au maximum (et parfois essorent) les licences dont ils ont les droits pour tenter de faire bonne figure au box-office mondial. Il y a vingt ans, les choses étaient pourtant moins faciles : alors que le XXe siècle touchait à sa fin, les comic book movies avaient été ringardisés par l'échec de Batman & Robin et ne parvenaient pas à repartir de l'avant malgré quelques tentatives. Sauf que Spawn fait encore rire les rares personnes à l'avoir vu, et le succès de Blade n'a pas eu les répercussions attendues, le long métrage étant avant tout considéré comme horrifique. L'arrivée d'un groupe de mutants au cœur de l'été 2000 va toutefois changer la donne, après plusieurs années d'une gestation compliquée.

Car le projet d'adapter le comic book sur grand écran remonte à la fin des années 80 lorsque Carolco Pictures, sans doute motivé par le succès rencontré par la Warner avec le Batman de Tim Burton, s'en offre les droits. Des rencontres ont lieu, au début de la décennie suivante, avec Stan Lee, co-créateur du titre, et Chris Claremont, auteur de certaines des plus célèbres de leurs histoire ("Days of Future Past" et "Dark Phénix" notamment), alors que James Cameron, qui avait réalisé Terminator au sein de la société, doit produire le film que sa compagne d'alors, Kathryn Bigelow, mettra en scène. Les noms de Bob Hoskins, Michael Biehn, Christopher Lee et Angela Bassett sont évoqués pour les rôles respectifs de Wolverine, Cyclope, Magneto et Tornade… mais tout capote à cause d'un autre super-héros Marvel.

Au cours de ses discussions avec Stan Lee, James Cameron se révèle de plus en plus intéressé par le personnage de Spider-Man. Assez pour laisser tomber les mutants au profit d'un film sur l'Homme-Araignée qui ne verra finalement pas le jour. Mais son départ sonne le glas des rêves super-héroïques de Carolco Pictures qui, trois ans avant de faire faillite suite à l'échec retentissant de L'Île aux pirates, perd les droits des X-Men qui reviennent à Marvel en décembre 1992. La Maison des Idées se tourne alors vers Columbia Pictures, mais c'est la Fox qui décroche la timbale deux ans plus tard grâce à la série animée diffusée sur Fox Kids entre 1992 et 1997.

Produite par Stan Lee et Avi Arad, homme d'affaires israélien qui deviendra l'un des piliers de Marvel Entertainment, la série animée X-Men remporte un franc succès qui convainc la Fox et la productrice Lauren Shuler Donner d'acheter les droits des comic books pour les adapter, en prises de vues réelles, sur grand écran. Mais par qui et avec qui ? Dès 1994, le futur scénariste de Seven et Sleepy Hollow, Andrew Kevin Walker, est mandaté pour écrire ladite adaptation. Et au premier abord, sa version ressemble à celle qui finira par voir le jour quelques années plus tard sur certains points, à commencer par le fait que le Professeur X y recrute Wolverine dans son équipe, aux côtés de Cyclope, Jean Grey, Iceberg, le Fauve et Angel, pour lutter contre les méchants emmenés par un Magneto désireux de conquérir New York, épaulé par Dents-de-Sabre, Crapaud et le Colosse.

Mais Bolivar Trask et ses robots géants, les Sentinelles (que nous verrons finalement dans l'adaptation de Days of Future Past en 2014), devaient aussi être de la partie, tout comme la célèbre salle des dangers, lieu d'entraînement des héros dans les comic books. Il devait également être revelé que Magneto avait causé la catastrophe de Tchernobyl alors qu'une bonne partie du récit se focalisait sur la rivalité entre Wolverine et Cyclope. Mais le scénario est jeté à la poubelle. Pas totalement, car des dialogues et éléments d'intrigue seront réutilisés dans la novellisation officielle du long métrage sorti en 2000, mais le bébé passe alors entre plusieurs mains, et notamment celles de John Logan, James Schamus ou encore Joss Whedon, qui achève sa version par la transformation de Jean Grey en Phénix, idée qui ne plaît guère à la production car jugée trop pop et référencée, au même titre que l'ensemble de son scénario, dont seules deux répliques parviendront à se frayer un chemin vers le grand écran : l'échange entre Cyclope et Wolverine, lorsque le premier suspecte le second d'être Mystique déguisée ; et le moment où Tornade demande ce qu'il advient d'un Crapaud frappé par la foudre.

C'est finalement grâce aux comic books "Gifted", qui ont ironiquement servi d'inspiration pour L'Affrontement final, le troisième volet de la saga, que le papa de Buffy réussira à écrire pour les X-Men, tandis que les Avengers du Marvel Cinematic Universe lui permettront de diriger une équipe de super-héros sur grand écran. Mais les mutants restent au point mort au milieu des années 90, lorsque son script est lui aussi refusé. Heureusement, 1996 se révèle décisive dans l'avancée du projet. Pour commencer, le scénario est confié à Michael Chabon, qui travaillera quelques années plus tard sur Spider-Man 2, et ce dernier choisit de confronter les héros à un groupe mystérieux (qui devait se révéler être la Confrérie des Mauvais Mutants dans une suite) tout en se focalisant sur les deux nouveaux venus que sont Wolverine et Jubilee. Mais c'est surtout à ce moment-là que débute la quête d'un réalisateur. Approché par la Fox, Robert Rodriguez refuse. Tout comme Tim Burton, qui a un Superman Lives sur le feu et ne se doute alors pas que le projet ne verra jamais le jour. Ni que son Miss Peregrine sorti en 2016 aura des allures de X-Men.

Jan de Bont et Roland Emmerich déclinent aussi poliment la proposition des producteurs au profit, respectivement, de Speed 2 et Godzilla. La recherche s'accélère et beaucoup de noms ont visiblement été évoqués, à un moment ou à un autre, sans que l'on ne sache vraiment s'il s'agissait de simples idées ou de vraies approches. Voir Richard Donner, réalisateur du Superman de 1978 et mari de la productrice Lauren Shuler Donner, au sein de cette liste n'est d'ailleurs pas étonnant. Pas plus que la présence d'Irvin Kershner (L'Empire contre-attaque) et John McTiernan (Piège de cristal), qui avaient déjà travaillé pour la Fox. Au vu de sa faculté, aujourd'hui encore, à éviter les blockbusters, savoir que Danny Boyle aurait été en lice, peut surprendre mais c'était peut-être avant qu'il ne refuse de diriger Alien la résurrection pour le studio, faute de parvenir à un terrain d'entente sur une histoire.

On note aussi que Paul W.S. Anderson et Stephen Hopkins ont fait partie des candidats, tout comme Brett Ratner, qui allait se rattraper dix ans plus tard avec L'Affrontement final, et Joel Schumacher, qui s'apprête alors à signer Batman & Robin… et mettre à mal le genre super-héroïque, que les mutants contribueront à relancer. Avec un jeune cinéaste que l'on n'aurait pas immédiatement associé à ce registre. Car à cette époque, Bryan Singer n'a mis en scène que deux thrillers. Mais le second, Usual Suspects, a retourné l'esprit de ses spectateurs avec son twist final et gagné deux Oscars (Meilleur Acteur dans un Second Rôle pour Kevin Spacey, Meilleur Scénario Original), ce qui a attiré l'attention d'Hollywood sur lui.

Et ça, ça tombe bien, car le réalisateur veut se tourner vers la science-fiction. La Fox lui propose alors Alien la résurrection, mais son ami le producteur Tom DeSanto l'oriente plutôt vers les X-Men, lui qui a prouvé avec Usual Suspects qu'il était capable de jongler avec aisance entre plusieurs personnages. Mais Bryan Singer refuse. Trois fois. Le réalisateur juge en effet que les comic books sont une forme de littérature qui manque d'intelligence… jusqu'à ce qu'il y jette un œil et change d'avis, conquis par les notions de préjugés et de discrimination qui font le cœur des aventures des mutants. Cette fois-ci, c'est donc la bonne : nous sommes en juillet 1996 et le studio a enfin trouvé celui qui lancera Wolverine et les siens sur grand écran. A ceci près qu'il faut maintenant établir l'histoire avec laquelle ils feront l'événement dans un long métrage doté de soixante millions de dollars de budget et dont la sortie est prévue pour Noël 1998. Ce qui n'arrivera pas.

En avril 1997, un nouveau scénario est commandé à Ed Solomon (Super Mario Bros.), ce qui repousse, de facto, les prises de vues. Le projet est alors reporté de deux ans, et Bryan Singer se concentre alors sur un film plus petit, Un élève doué, qui aura toutefois des répercussions sur le casting de ses X-Men. Une fois le drame bouclé, et après avoir regardé l'intégralité de la série animée pour déterminer quels personnages mettre en scène en fonction de leurs pouvoirs, il revient vers la Fox à qui il propose un nouveau script aux accents politiques concocté avec Tom DeSanto, que le studio refuse, le jugeant trop coûteux. Une poignée de coupes plus tard, dont Diablo, Pyro et la salle des dangers font les frais, Christopher McQuarrie est appelé à la rescousse pour peaufiner le tout, alors que David Hayter, la voix de Solid Snake dans les versions anglaises des jeux vidéo Metal Gear Solid, est engagé pour faire de même. Un travail de longue haleine qui s'achève à l'issue de la vingt-huitième version d'un scénario dont il ne manque plus "que" les interprètes.

Face aux comic books et à leur adaptation en série animée, Bryan Singer a pu réaliser l'ampleur de la tâche qui l'attendait avec les X-Men. Car il ne s'agit alors pas de trouver un ou deux acteurs pour jouer les super-héros, mais bien une dizaine. Et c'est avec un humain que le casting commence officiellement puisque Bruce Davison est le premier comédien engagé, dans le rôle du Sénateur Kelly, fervent opposant aux mutants de tous poils. Place ensuite au Professeur X, leader des gentils et rôle convoité par un acteur pour le moins étonnant : Michael Jackson. Le roi de la pop avait en effet débarqué dans le bureau de Lauren Shuler Donner, avec le court métrage Ghosts comme preuve de sa capacité à se muer en vieil homme avec un peu de maquillage. A cette époque, la star est déjà sous le coup de plusieurs accusations pour abus sexuels sur mineurs, ce qui incite la Fox à ne pas prendre sa candidature au sérieux. Surtout qu'un favori se dégage clairement.

Grand fan de Star Trek, Bryan Singer n'avait d'yeux que pour Patrick Stewart, ce qui lui faisait un point commun avec bon nombre de fans des X-Men pour qui, tout au long des années 90, l'interprète du Commandant Jean-Luc Picard était un Charles Xavier tout trouvé. Ce que le principal intéressé comprend très vite, car lorsqu'il découvre les numéros que le réalisateur lui a donnés pour l'aider à appréhender le rôle, il se demande ce qu'il fait sur les couvertures de comic books représentant le personnage, inspiré à l'époque par la silhouette de Yul Brynner, autre chauve célèbre du cinéma. Pour le Professeur X, c'est fait, et place alors à son meilleur ami/ennemi : Erik Lensherr, alias Magneto. David Hemblen, son doubleur original dans la série animée, est un temps approché, mais des conflits d'emploi du temps ont raison de son intérêt. Le nom de Terence Stamp, méchant de Superman II, a également circulé, mais Bryan Singer opte pour Ian McKellen, qu'il vient de diriger dans Un élève doué.

Dans un premier temps, le comédien anglais refuse. Mais il se ravise en voyant le costume qui sera le sien et, en tant que militant pour les droits des homosexuels, se sent en phase avec le propos du long métrage : "Ian a été sensible à la métaphore des mutants comme personnages marginaux, privés de leurs droits et esseulés, et au fait que tout ceci se manifeste à l'adolescence, quand des différences apparaissent", expliquera le metteur en scène au Los Angeles Times en 2010. Pour ne rien gâcher, l'acteur a côtoyé Patrick Stewart au sein de la Royal Shakespeare Company pendant les années 70, et leur amitié ainsi que leur histoire commune nourrissent la relation entre leurs personnages. Bryan Singer consent même à arranger son planning de tournage pour qu'il puisse aller filmer Le Seigneur des Anneaux en Nouvelle-Zélande, alors qu'il était à deux doigts de refuser le rôle de Gandalf qui lui avait été proposé peu de temps après son engagement chez les X-Men. Fort de ces deux piliers, le casting du long métrage se poursuit. L'ordre des arrivées n'est pas très clair, mais chaque personnage aurait pu avoir un visage différent de celui que nous avons découvert sur grand écran.

Tornade, par exemple, aurait pu avoir celui de Mariah Carey, si la Fox avait été sensible à la campagne menée par la chanteuse. Ou ceux de Janet Jackson ou Angela Bassett (encore), qui ont été approchées tandis que le nom de Jada Pinkett Smith a été évoqué. Mais c'est en voyant le téléfilm Dorothy Dandridge que Bryan Singer tombe sous le charme de son interprète principale, et décide de confier le rôle à Halle Berry. La future James Bond Girl est ensuite rejointe par une ancienne, Famke Janssen, qui n'était pas le premier choix du studio pour incarner Jean Grey : Helen Hunt a refusé, Charlize Theron aussi, et Peta Wilson se voit contrainte de faire de même à cause du tournage de la saison 4 de La Femme Nikita. Il en va de même pour Lucy Lawless, accaparée par Xena la guerrière ; et si Maria Bello a été en considération, c'est bien l'actrice de Goldeneye qui hérite du personnage alors que le compagnon de la mutante, Cyclope, suscite aussi bien des convoitises.

Révélé par La Ligne rouge de Terrence Malick, Jim Caviezel décroche le rôle du leader des X-Men, handicapé par un regard laser capable de causer bon nombre de dégâts s'il n'est pas maîtrisé. Mais le futur Jésus de La Passion du Christ décide finalement de passer la main au profit de Fréquence interdite. Thomas Jane fait de même et se rattrapera quelques années plus tard, avec moins de réussite, dans l'adaptation du Punisher, tandis que D.B. Sweeney passe une audition qui se révèle infructueuse, même s'il apparaît dans le film, en tant que gardien de la Statue de la Liberté. Vince Vaughn et Eric Mabius, qui n'avait pas encore joué dans The Crow 3, font part de leur intérêt, et les noms d'Edward Burns, Ben Affleck, Matt Damon ou encore Ethan Hawke circulent dans les bureaux de la Fox, mais les producteurs optent pour un visage moins connu, celui de James Marsden qui, lui, ne laisse pas passer sa chance. Il dit oui aux mutants et laisse tomber sa participation à Soul Survivors, nanar horrifique resté inédit dans les salles françaises.

Il en va de même pour Anna Paquin, qui a préféré incarner Malicia dans le long métrage de Bryan Singer, au détriment de Tart, sorti directement en vidéo sur le sol américain. Mais elle n'était pourtant pas le premier choix de la production, contrairement à Rachel Leigh Cook et Katharine Isabelle, ou à Natalie Portman qui a refusé le rôle, tandis que Kirsten Dunst, Christina Ricci et Sarah Michelle Gellar (qui aurait cependant eu des soucis d'emploi du temps par rapport à son investissement dans Buffy contre les vampires) ont visiblement été en considération. L'actrice oscarisée en 1994 pour La Leçon de piano est finalement l'heureuse élue et rejoint le casting qui se complète sans heurts : le catcheur Tyler Mane est embauché pour prêter ses traits au massif Dents-de-Sabre ; Ray Park a sans aucun doute bluffé les producteurs lorsqu'il tournait Star Wars - Episode I, déjà pour la Fox qui offre à l'interprète de Dark Maul le personnage bondissant de Crapaud ; et Rebecca Romijn triomphe de Jeri Ryan et devient la protéiforme Mystique, qui lui vaut neuf longues heures de maquillage au quotidien.

Alors que le début des prises de vues approche, la distribution devient légèrement moins impressionnante que prévu : le personnage du Fauve, qui devait faire partie de l'équipe des X-Men, disparaît du scénario pour mieux faire ses débuts dans une suite, et certaines de ses qualités médicales et politiques sont données à Jean Grey, tandis qu'un caméo de Gambit dans l'école du Professeur X est supprimé par Bryan Singer. Des absences de taille pour les fans, qui n'en attendent pas moins le projet avec impatience. Et le fait que Shaquille O'Neal ait fait campagne pour qu'on lui confie le rôle de Forge, qui n'a pourtant jamais été envisagé dans le récit, prouve bien l'engouement général que suscite ce long métrage. Les prises de vues débutent enfin le 22 septembre 1999, avec la scène du Sommet Mondial sur Liberty Island dans laquelle le Roi et la Reine de Pologne (titre qui n'existe pourtant plus depuis 1795) sont incarnés par le père et la belle-mère du réalisateur. Lequel a encore une équation à résoudre, et pas des moindres.

Car un gros nom manque encore à l'appel : celui de Wolverine, personnage central de l'histoire, auquel beaucoup de personnes ont été attachées. Candidats pendant les années 90, lorsque le projet en était à ses balbutiements, Kiefer Sutherland, Jackie Earle Haley et Gary Sinise ne sont plus dans la course et Bryan Singer pense avoir trouvé son interprète idéal en la personne de Russell Crowe. Mais ce dernier juge le rôle trop proche de celui de Maximus dans Gladiator, en matière d'intensité, et refuse. Il se dit également que ses exigences salariales étaient trop élevées, mais le résultat est le même, et les noms de Mel Gibson, Keanu Reeves, Aaron Eckhart, Edward Norton, Viggo Mortensen ou encore Jean-Claude Van Damme circulent de façon plus ou moins crédible. Le metteur en scène va finalement opter pour un visage moins connu, et la situation se décante grâce à… Stanley Kubrick. Le réalisateur de 2001 et Orange mécanique, oui.

Ou Eyes Wide Shut, dont les prises de vues à rallonge (du 4 novembre 1996 au 31 janvier 1998, puis du 5 mai au 3 juin de cette même année, pour un total de plus de quinze mois) ont retardé celles de Mission : Impossible 2, qui se déroulent du 18 avril au 15 décembre 1999, ce qui contraint Dougray Scott, interprète de l'adversaire de Tom Cruise et à qui le rôle de Wolverine avait été confié, de se désister. Russel Crowe revient alors dans la danse, mais pour suggérer à Bryan Singer le nom de l'un de ses amis, un Australien inconnu du grand public appelé Hugh Jackman. Ce dernier est certes plus grand que le personnage dans les comic books mais le réalisateur lui laisse sa chance et lui fait passer une audition qui manque de tourner à la catastrophe. Car l'acteur ne connaît pas grand-chose au mutant griffu et pense même qu'il tire son pseudonyme du loup ("wolf" en anglais), qu'il se met à imiter pendant son essai. Il apprendra plus tard qu'il s'agit en réalité du Carcajou, ou Glouton, l'un des animaux les plus féroces du Grand Nord, mais cette méprise ne lui coûte ni le film, ni sa carrière, car le cinéaste l'engage dans la foulée et il rejoint un tournage déjà bien entamé, sans préparation.

Ce qui se voit un peu à l'écran. Dans le jeu et le timbre de voix déjà, car Hugh Jackman a reconnu qu'il lui avait fallu plusieurs semaines avant de réussir à trouver son Wolverine, bien aidé, entre autres, par une douche froide inattendue qui lui a permis de réaliser que l'eau glacée l'aidait à se mettre dans le même état de rage et l'a poussé à en subir quotidiennement. Puis sur le plan physique. Bien que déjà musclé au moment de son audition, l'acteur a dû continuer à s'entraîner tout au long du tournage, et apprendre le combat au corps-à-corps, et on remarque qu'il paraît plus mince dans certaines scènes, les premières qu'il a tournées.

Le comédien finit par convaincre le réalisateur et les producteurs, peu emballés par ses premières prises, et le tournage se déroule à priori sans encombre, avec des aléas typiques de ce genre de grosse production : beaucoup de scènes sont modifiées sur place ou purement et simplement supprimées. Écrites et storyboardées, les origin stories de Tornade et Cyclope, qui devaient faire écho à celles de Magneto et Malicia, ne seront jamais filmées pour des questions de rythme, tandis que le triangle amoureux entre Jean Grey, Wolverine et ce même Cyclope évolue tellement que Famke Janssen doit attendre de voir le film terminé pour découvrir laquelle de ces relations est la plus solide.

Des soucis comme on en trouve dans n'importe quel blockbuster, surtout maintenant que les reshoots se sont démocratisés, afin de permettre à un réalisateur et un studio de revoir leur copie. Mais le cas de Bryan Singer s'est révélé plus complexe au fil des années. Parmi les anecdotes qui circulent à son sujet et celui du premier X-Men, il y a celle selon laquelle il interdisait les comic books sur le plateau afin de ne pas influencer les acteurs (qui les lisaient en cachette), et son suivi quotidien de toutes les rumeurs entourant le film, qui lui ont causé une petite frayeur le jour où il a appris qu'il était visiblement renvoyé, avant que les producteurs ne lui disent qu'il n'en était rien. Mais il n'y a pas de fumée sans feu, et ce bruit de couloir n'était visiblement pas basé sur du vent, si l'on se fie aux révélations faites par le Hollywood Reporter à l'occasion des 20 ans du long métrage.

Visé par des plaintes pour abus sexuels sur mineurs, le réalisateur est tombé en disgrâce pendant le tournage de Bohemian Rhapsody. Qu'il n'a même pas achevé lui-même, ses retards et absences inexpliqués ou ses prises de bec avec Rami Malek ayant eu raison de la patience de la Fox, qui visait les Oscars. Mais ces problèmes de comportement ne datent pas du biopic sur Freddie Mercury. Déjà accusé, pendant la pré-production d'X-Men, par des acteurs qu'il avait auditionnés pour Un élève doué, le cinéaste est maintenu en poste par le studio mais ne fait pas profil bas et manque de professionnalisme dans bon nombre de réunions autour du scénario : "Il amenait des gens qui n'avaient rien à voir avec le film. Des jeunes gens. Une personne différente à chaque fois", précise l'une des sources du Hollywood Reporter. C'est au cours de l'une de ses entrevues qu'il convie son assistant, David Hayter, à prendre des notes, sans parler ni révéler qu'il travaille sur le scénario. Un procédé qui n'aurait pas été du goût d'Ed Solomon et Christopher McQuarrie, alors responsables du script.

Crédités comme scénaristes sur les premières affiches du long métrage, les deux hommes ont écrit la grande majorité de ce que nous avons vu à l'écran, selon plusieurs sources, mais refusent, après un arbitrage de leur syndicat, la Writers Guild of America, d'apparaître à ce poste au générique ou sur le matériel promotionnel, où seul le nom de David Hayter est visible alors que le script est passé entre plusieurs mains au fil des ans. Mais le cas de Bryan Singer va bien au-delà : "Il avait un mauvais comportement", dira l'un des producteurs par la suite, alors qu'il a depuis été révélé que le réalisateur aurait promis des auditions pour X-Men à des jeunes gens en échange de faveurs sexuelles, et qu'un inconnu appelé Alex Burton, âgé de 18 ans à l'époque et dénué de la moindre expérience, a décroché le petit rôle de Pyro sans que personne ne se souvienne de la manière dont il avait été engagé. Remplacé par Aaron Stanford dans l'épisode 2, l'acteur a depuis disparu de la circulation et changé de nom, après avoir porté plainte contre trois des associés du metteur en scène, pour abus sexuels et usage forcé de drogue, huit jours après l'avant-première d'un film sur lequel ils n'étaient toutefois pas impliqués.

"Quelle étrange industrie que celle du cinéma", reconnaît Lauren Shuler Donner. "Nous honorons la créativité et le talent, et pardonnons aux plus brillants. Inconsciemment, nous leur donnons sans doute tous les droits en fermant les yeux sur ce qu'ils font et en prenant leur produit pour le mettre sur le marché." Un mea culpa qui explique pourquoi le metteur en scène a été maintenu en poste malgré un comportement parfois erratique qu'il attribuait à des prises de médicaments pour le soulager de son mal de dos quand beaucoup pointaient du doigt son usage de drogues. Colérique et capable de supprimer le personnage de Mystique d'une scène, car incapable d'attendre que son interprète Rebecca Romijn ne termine les neuf heures de maquillage qu'elle devait subir chaque jour, il est surveillé de près par un jeune producteur, chargé de le contrôler. "Nous nous sommes adaptés à lui sur le premier film, donc par conséquent sur le second. Et ainsi de suite. Cela a créé un monstre."

Un monstre en devenir qui achève les prises de vues le 14 février 2000, avec la scène au cours de laquelle le Sénateur Kelly sort de l'eau sur une plage (et où Stan Lee effectue le premier d'une longue série de caméos). Et ce à pile cinq mois de la sortie américaine, qui a été avancée au 14 juillet de la même année, pour occuper le créneau initialement destiné à Minority Report de Steven Spielberg. Une post-production relativement courte, mais la Fox est confiante car les premières images dévoilées lors du Comic-Con de San Diego ont retourné le public présent sur place en août 1999 et lancé un buzz positif à peine terni par la déception des fans face aux costumes, noirs et en cuir, donc éloignés du spandex bleu et jaune des comic books. Dû à un rendu peu convaincant, selon le producteur Tom DeSanto, ce changement fera toutefois l'objet d'un clin-d'œil dans un échange entre Cyclope et Wolverine, alors que les photos de ce dernier rendent méfiants ceux qui ne l'ont pas encore vu en action. Ce que ces derniers ne savent pas, c'est qu'ils s'apprêtent à faire face à une onde de choc dans les salles obscures, car la machine est bel et bien en marche, avec un dernier problème à résoudre : la musique.

En 2006, lors d'une convention, Bryan Singer a révélé avoir approché John Williams pour signer le score de ses X-Men. Mais celui-ci n'était pas disponible et, à défaut de pouvoir compter sur son fidèle compositeur et monteur John Ottman, alors pris par la mise en scène d'Urban Legend 2, le réalisateur s'est tourné vers le regretté Michael Kamen, décédé en 2003. Il s'agit là de son premier et dernier film de super-héros, genre avec lequel il avait peu d'affinités car il n'était pas familier avec les comic books. Comme son réalisateur avant de découvrir l'univers des mutants, et c'est pourquoi il a cherché à coller au ton de ce "film plutôt sérieux sur la capacité de l'humanité à catégoriser les humains par race, religion ou type, et grâce aux préjugés des gens contre eux, basés sur leurs caractéristiques innées", expliquait le principal intéressé dans une interview donnée au Daily Radar en amont de la sortie. Son travail débute une fois les prises de vues terminées, à partir des séquences tournées, avec pour indication de n'utiliser aucune chanson, pour éviter de dater le long métrage.

Employant quelques instruments classiques (dont le violoncelle sur le thème de Mystique, pour souligner son caractère de femme fatale), Michael Kamen signe une bande-originale orchestrale, très proche, on l'imagine, de ce que Bryan Singer avait en tête en jetant son dévolu sur John Williams. Mais le résultat n'est pas du goût de Lauren Shuler Donner, qui demande au compositeur de revoir sa copie pour la rendre moins grandiloquente et l'agrémenter de sons électroniques. A l'image de ce thème, moins mémorable que celui de la suite, que l'on entend dans le générique de début que quelques privilégiés découvrent sur Ellis Island, à côté de la Statue de la Liberté, où a lieu l'avant-première le 12 juillet 2000, deux jours avant la sortie aux États-Unis.

Avec 54,5 millions de dollars de recettes pour son premier week-end d'exploitation, X-Men s'empare de la tête du box-office américain devant Scary Movie, En pleine tempête et The Patriot. Il termine sa course avec 157,3 millions de billets verts sur le sol américain, ce qui fait de lui le sixième plus gros succès de 2000, et un total mondial s'élevant à 296,3 millions, qui lui offre la neuvième place parmi les cartons de l'année. En France, il frôle les deux millions d'entrées, ce qui fait de lui le vingt-deuxième plus gros succès de l'an 2000 dans l'Hexagone. Pris en tant que tels, ces chiffres peuvent paraître déçevants, et peut-être que la Fox attendait plus de son blockbuster estival sur le plan financier. Mais il ne faut pas oublier que son budget, revu à la hause par rapport à ce qui était initialement prévu, n'était que de 75 millions de dollars (contre 125 et 140 pour Mission : Impossible 2 et En pleine tempête, ses principaux concurrents), ce qui accroît sa rentabilité. Et surtout, son principal enjeu résidait aussi bien dans le nombre de ses entrées en salles que dans son image.

Au moment de sa sortie, les super-héros sont au plus mal depuis le ratage de Batman & Robin, et le petit succès de Blade n'a pas suffi à relancer la machine. Plus que la seule Fox, qui a subi l'echec cinglant de Fight Club quelques mois auparavant, c'est toute l'industrie hollywoodienne qui regarde les X-Men avec attention. Des mutants qui, s'ils parlent au grand public aujourd'hui, n'étaient pas si connus en-dehors des États-Unis, à une époque où les geeks n'avaient pas encore pris le pouvoir. Réussir à engranger quelques 300 millions de dollars dans ce contexte n'était donc pas gagné d'avance, et le test s'avère d'autant plus concluant que la critque est positive. Le New Yorker le décrit comme "le film de super-héros le plus beau, étrange et stimulant depuis le premier Batman", tandis que Les Inrockuptibles saluent ce "pari gagné puisque le film est fidèle aux comics originaux et tient la route cinématographiquement, grâce à un esprit de sérieux et une mise en image correcte", ou que Libération évoque l'alliance de la forme et du fond : "Effets spéciaux magiques pour combat antiraciste."

L'Humanité souligne la "poésie [qui] se glisse par les interstices" alors que "la trame de ce spectacle pour ados est (…) émaillée de clichés", tandis que Première déplore "un blockbuster qui se prend trop au sérieux." Mais l'essentiel est là et ce premier épisode encourageant. Parfois balbutiants, à une époque post-Matrix où le "bullet time", les câbles et autres ralentis étaient devenus la norme, les effets spéciaux ne sont pas toujours aussi magiques que ne le dit Libération. Les pouvoirs des différents mutants sont bien mis en images quand d'autres séquences plus spectaculaires sont moins convaincantes, et l'inexpérience de Bryan Singer en matière d'action et de blockbuster se fait ressentir lorsque le rythme s'emballe, même si le principal intéressé avait visité les plateaux de Titanic et Star Wars - Episode I pour observer la manière dont James Cameron et George Lucas travaillaient, et prendre quelques conseils au passage. Sans doute peu aidé par un budget limité, qui a conduit à plusieurs coupes dans le scénario, le cinéaste ne paraît pas totalement à l'aise dans ce registre (comme Christopher Nolan cinq ans plus tard sur Batman Begins), mais se rattrape sur le fond.

En 2016, pour la sortie d'Apocalypse, neuvième épisode (spin-off inclus) d'une saga qu'il avait lui-même faite décoller, Bryan Singer se félicitait dans les pages de Première d'avoir été "le premier à prendre les films adaptés de comic books au sérieux", parlant de ses partenaires et lui-même comme des "pionniers." Ce qui n'est pas totalement vrai dans la mesure où le Superman de Richard Donner et les Batman de Tim Burton n'étaient pas non plus des pantalonnades. Mais ces longs métrages ne possédaient pas le propos politique des X-Men : comme les comic books, qui avaient été inspirés à Stan Lee et Jack Kirby par les mouvements afro-américains des droits civiques des années 50 et 60, le film se sert des mutants comme d'une métaphore de la façon dont les minorités sont traitées par la société, et fait référence à différents types de persécutions, dès la scène d'ouverture qui se penche sur la jeunesse d'Erik 'Magneto' Lensherr dans un camp de concentration. Une manière d'ancrer le récit dans le réel tout autant que d'expliciter les motivations de l'adversaire des X-Men face au projet de loi d'identification et d'enfermement de ses semblables, qui reviendrait à "les enchaîner et marquer un numéro au fer rouge sur leur front."

Le Sénateur Kelly, principal défenseur de cette loi, rappelle quant à lui Joseph McCarthy, acteur majeur de la chasse aux communistes pendant la Guerre Froide sur le sol américain, qu'il va même jusqu'à paraphraser lorsqu'il brandit une liste des mutants vivant dans son pays. Mais il fait également écho à la Section 28 de l'acte de gouvernement local de Grande-Bretagne datant de 1988, car la question qu'il pose quant à la possibilité de ces mêmes mutants d'enseigner renvoie au bannissement des professeurs homosexuels dans les écoles anglaises, contre lequel Ian McKellen s'était lui-même battu.

Des similitudes qui ont sans aucun doute nourri l'acteur pour son rôle, alors que Bryan Singer a très rapidement présenté le film comme une allégorie de sa propre homosexualité, car il s'identifiait au sentiment d'isolement qui était le leur. Et s'il n'a pas explicitement adapté une histoire précise des comic books, il a su en capturer l'essence et l'une des références, en faisant du Professeur X et de Magneto des équivalents de Martin Luther King et Malcolm X, réunis par un but commun mais opposés dans la façon de faire. Que l'une des dernières répliques d'Erik Lensherr soit "Par tous les moyens nécessaires", comme son modèle assassiné en 1965, n'est en aucun cas un hasard.

Après avoir cru, à tort, que les comic books n'étaient pas de la littérature intelligente, Bryan Singer montre que l'on peut mettre de la politique dans un film de super-héros. Et ce dans un récit choral qui donne une place à chaque personnage même si certains peinent à vraiment s'imposer. Il faut dire que le film n'est jamais aussi intéressant que lorsqu'il se focalise sur l'affrontement entre le Professeur X et Magneto, ou sur la relation qui unit Malicia (qui a hérité de certains traits de personnalité de Jubilee et Kitty Pryde, écartées du scénario) et Wolverine, ou encore sur le mystère qui entoure les origines de ce dernier. Et permet au long métrage de revêtir des atours feuilletonnants en posant quelques bases pour d'éventuelles suites, ce que traduisent également les apparitions de plusieurs mutants amenés à gagner en importance dans les épisodes suivants, à l'image de Colossus, Iceberg ou Pyro, qui changera d'acteur dans le second volet. Car la Fox donne très vite son feu vert à un X-Men 2, auquel le réalisateur réfléchit dès septembre 2000.

Mieux écrite, rythmée et mise en scène, forte d'une ouverture renversante et ancrée dans l'après-11-Septembre, la suite confirme que Hugh Jackman est bien une bête de charisme et la star du show, née pour ce rôle de Wolverine qui sera le sien pendant dix-sept ans et neuf films. Le long métrage sort en France le 30 avril 2003, et le 2 mai aux États-Unis, soit la même année que Daredevil et Hulk, qui lui doivent beaucoup. Comme le premier Spider-Man de Sam Raimi, autre projet super-héroïque au long cours, sorti un an plus tôt et qui a bénéficié du succès des X-Men. Car les mutants de Bryan Singer ont lancé une nouvelle vague d'adaptations de comic books qui submerge encore le box-office mondial actuellement. Il y a bien sûr eu du déchet dans le lot, mais sans eux, pas de Blade 2, pas de 4 Fantastiques (également produit par la Fox), pas de Batman (ou pas avec une approche comme celle de Christopher Nolan) et pas de Marvel Cinematic Universe.

Car le long métrage marque aussi les premiers pas d'un jeune producteur, alors âgé de moins de 30 ans : un certain Kevin Feige. Sur le tournage, c'est à lui qu'est confiée la tâche de canaliser Bryan Singer, mais il va profiter de l'occasion pour apprendre les bases en matière de super-héros et de blockbuster. Engagé par Lauren Shuler Donner, il se rapproche d'Avi Arad qui l'emmène avec lui chez Sony et Columbia Pictures pour travailler sur Spider-Man, où son travail ne sera pas crédité au générique. Mais ça n'est que partie remise pour le natif de Boston, qui prend du galon au sein de Marvel Studios jusqu'à en devenir le numéro 2, et participe à chacune des adaptations réparties entre les différents studios qui détiennent les droits des titres de la Maison des Idées. Et c'est au cœur des années 2000 que naît ce projet un peu fou : récupérer la majorité des droits en questions pour produire soi-même les films, et créer, comme dans les comic books, un univers connecté où les héros se croisent dans des longs métrages mi-indépendant, mi-feuilletonnants, articulés autour d'un fil rouge.

Aujourd'hui, le succès de l'entreprise est indéniable. Mais à l'époque, le pari était plus que risqué car Marvel était au bord de la faillite (et c'est notamment ce qui l'avait conduit à vendre les droits de son catalogue pour une bouchée de pain), et la boîte a joué son va-tout avec un emprunt de 500 millions de dollars qui aurait pu la mener à sa perte en cas d'échec. La suite, on la connaît, et c'est pendant les prises de vues d'Iron Man, premier opus du MCU, que Kevin Feige est nommé à la tête du studio à la place d'Avi Arad, alors que la vraie paternité du projet reste encore floue. A en croire une lettre envoyée par le producteur israélien au Business Week (et reproduit par le Daily Mars), l'idée était la sienne, il a en été dépossédé mais il reconnaît avoir "pardonné à Kevin pour avoir suivi les ordres et s’en attribuer le mérite, mais il n’avait pas le choix." Toujours est-il que le Marvel Cinematic Universe est depuis devenu la franchise la plus lucrative de l'Histoire du Cinéma, et Avengers Endgame son plus gros succès mondial, avec 2,8 milliards de dollars de recettes cumulés en 2019. Et cela n'aurait sans doute pas été possible si les X-Men n'avaient pas ouvert la voie pour montrer que les super-héros avaient bel et bien un avenir à Hollywood.

Les accusations portées à l'encontre de Bryan Singer (et que ce dernier a toujours niées), que ce soit avant le tournage, pendant ou après, ont certes noirci le tableau, en symbolisant cette époque pré-#MeToo pendant laquelle les studios fermaient les yeux sur les agissements de certains réalisateurs et producteurs pour ne pas entâcher un film. Mais vingt ans après, nul ne peut nier la réussite que constitue le premier X-Men, car celle-ci va bien au-delà du long métrage en lui-même, de son casting, de ses effets spéciaux… Son succès a eu un impact structurel sur les blockbusters du XXIè siècle, et concouru à faire des super-héros un enjeu stratégique pour les studios. Et c'est ce qui a notamment conduit Disney, qui héberge Marvel Studios, à racheter la Fox pour s'offrir les mutants (Deadpool inclus) et Les 4 Fantastiques, et leur donner une nouvelle jeunesse sur grand écran. L'occasion, pour Kevin Feige, de boucler la boucle en renouant avec les personnages qui lui ont mis le pied à l'étrier. Mais nul doute que, cette fois-ci, il fera bien plus que surveiller le metteur en scène sur le plateau.

Jean-Louis Aubert donne de ses nouvelles après son hospitalisation

Comment se porte Jean-Louis Aubert depuis son hospitalisation ? Ce vendredi 14 août, le chanteur s'est chargé lui-même de répondre en s'emparant de son compte Facebook pour donner des nouvelles de son état de santé. Dans cette publication, l'ex-membre du groupe Téléphone a relayé un cliché qui ne pourra que rassurer ses admirateurs. On l'y retrouve tout sourire, et visiblement en pleine forme, sa guitare en main. "Me voici à la campagne, je suis quasiment au Paradis", débute-t-il, "et je vais très bien me semble-t-il." En ajoutant, tout de même : "mon épaule me tire un peu (...) j'ai aussi des rêves qui me gardent éveillé tant j'ai envie de les partager." Ainsi, il a donné rendez-vous à ses fans ce dimanche 16 août, leur promettant une surprise, et en attendant son retour sur scène prévu à l'automne.

Avec un tel message, il était impossible pour les fans de Jean-Louis Aubert de ne pas réagir. Les anonymes ont été nombreux à faire part de leur soulagement face à cette bonne nouvelle. "Heureuse de vous revoir", "prenez bien soin de vous", "heureuse de te savoir en bonne santé", ont ainsi commenté quelques abonnés Facebook. Il faut dire que, il y a près d'un mois - et plus précisément le dimanche 19 juillet - l'artiste de 65 ans s'était saisi de ce même réseau social pour annoncer qu'il avait été hospitalisé. "Entrer à l'hôpital le lendemain d'une émission de radio alors qu'on se sent très bien et se retrouver en quelques heures sur le fil de la vie à respirer entre deux murs de douleur, ça peut sembler être la galère", décrivait-il, assurant simplement souffrir d'une "anomalie génétique", sans en dire davantage.

Au moment des faits, Jean-Louis Aubert se voulait déjà rassurant, soulignant se rétablir "à une vitesse hallucinante" et avoir conservé "un très bon moral." Son hospitalisation faisait suite à celle de sa mère. Suite à un malaise, cette dernière avait été admise aux urgences d'un hôpital du sud de la France. Aucune précision sur l'infection dont elle a souffert n'avait été relayée.