19 janvier 2026

Robbie Williams rêve de détrôner les Beatles au firmament des charts et il pourrait bien y parvenir

Robbie Williams a un objectif très clair pour 2026 : devenir l’artiste avec le plus grand nombre d’albums numéro un dans les charts britanniques de tous les temps. Un record qui, pour l’heure, est évidemment détenu par les Beatles. « Je veux ça plus que tout dans ma carrière en ce moment », a-t-il confié sur les ondes de BBC Radio 2. Et ça n’est pas impossible !

Le chanteur de 50 ans a égalisé le record des petits gars de Liverpool l’an passé avec la sortie de la bande originale de Better Man, son biopic acclamé, portant son total à quinze albums classés numéro un. Désormais, il n’a plus qu’une seule marche à grimper. Mais pour ça, il faut que Britpop, son prochain album studio, prévu le 6 février, se classe numéro 1, ce qui est faisable.

Robbie Williams totalise déjà vingt albums numéro un en combinant sa carrière solo et son passage chez Take That, ce qui le place juste derrière Paul McCartney dans le classement historique. Mais pour l’instant, c’est le record « solo » qui l’obsède.

« C’est l’une des réalisations les plus importantes de ma carrière en dehors de ma vie de famille », a-t-il expliqué, tout en reconnaissant souffrir du syndrome de l’imposteur face à l’ambition de surpasser les Beatles.

Pour parvenir à ses fins, Robbie Williams n’a rien laissé rien au hasard. Initialement prévu pour sortir en octobre 2025, Britpop a été repoussé au 6 février 2026 pour éviter une confrontation directe avec Taylor Swift et son album The Life of a Showgirl. « Je pourrais prétendre que ce n’est pas pour ça, mais c’est le cas. C’est égoïste. Je veux un seizième album numéro un », a-t-il assumé sans détour.

Le disque, décrit comme un retour aux racines britanniques avec des guitares et un son plus brut, comprend des collaborations avec Tony Iommi de Black Sabbath, Chris Martin de Coldplay et Gaz Coombes de Supergrass.

Christophe Beaugrand indigné par la couverture médiatique de son home-jacking l’an dernier

Christophe Beaugrand et son mari Ghislain Gerin ont survécu l’an dernier à une tentative de home-jacking à leur domicile des Hauts-de-Seine. Un épisode traumatisant pour l’animateur, qui s’est réfugié sur le toit de sa maison avec son fils de six ans, Valentin, pendant que son mari tentait de faire fuir les malfaiteurs, qui ont fini par le blesser.

Sept mois après, il arrive encore au présentateur de la nouvelle quotidienne de TF1, Bonjour ! Avec vous, de faire « des cauchemars, assez régulièrement ». « C’est pas anodin comme expérience, c’est extrêmement traumatisant », a-t-il rappelé au micro de l’émission On refait la télé sur RTL, précisant que son fils allait « de mieux en mieux » et que la petite famille ne comptait pas quitter cette maison qu’elle « adore ».

Christophe Beaugrand s’est ensuite remémoré son emploi du temps après l’incident, qu’il n’a pas tout de suite modifié en pensant, « innocemment », que « ça n’allait pas sortir médiatiquement ». Mais « l’info est sortie et je me suis repris le truc dans la figure », raconte-t-il, déplorant tout particulièrement la présence d’une chaîne de télévision devant son domicile.

« J’avais BFM devant ma porte, qui a fait un direct en montrant ma porte, ce que j’ai trouvé d’une maladresse… Ça m’a un peu mis en colère », a admis celui qui a aussi reçu de nombreux messages de haine visant son couple et sa famille homoparentale à la suite de l’évènement. « On ne filme pas le devant d’une grille de quelqu’un en disant la ville, dans la mesure où j’avais déjà été attaqué chez moi ».

Notant qu’il n’avait jamais révélé lui-même le nom de sa ville, Christophe Beaugrand a fait valoir sa discrétion, y compris sur les réseaux sociaux où il lui est arrivé de dévoiler des images de son « jardin » sans « jamais publier de photos » de l’extérieur de sa maison. « Je me suis dit : "Moi, en tant que journaliste si j’avais dû traiter un sujet comme ça, je me serais mis à une dizaine de numéros et à un endroit en mettant un peu de flou derrière, où on ne pouvait pas reconnaître la rue" », a-t-il estimé. « Je ne me serais pas mis devant le portail où on voyait le numéro ! C’est quand même complètement con ! »

Adil Rami révèle comment s’est passée sa rencontre avec Pamela Anderson

Le couple formé par Adil Rami et Pamela Anderson aura défrayé la chronique, au début comme à la fin. Quand ils se rencontrent, le footballeur français a 32 ans, tandis que la star américaine d’Alerte à Malibu en a 50. Leur rupture, deux ans plus tard, fait émerger des accusations d’infidélité et de comportement violent de la part de Pamela Anderson contre celui qui opère une reconversion vers une carrière de comédien.

Pamela Anderson aurait d’ailleurs été la première à lui prédire un avenir sur les planches, comme il l’a révélé dans Quelle époque ! Le 17 janvier. La star lui aurait dit : « tu finiras acteur un jour parce que tout ce que tu vis, tu le vis à fond. Et n’oublie pas les moments que tu vis parce qu’un jour tu t’en serviras peut-être sur scène ».

L’occasion pour le champion du ballon rond de revenir sur cette relation. « J’ai eu la chance de passer deux ans avec Pamela Anderson, j’en rigole beaucoup mais aujourd’hui j’en suis fier, j’ai vécu de magnifiques moments avec elle », a-t-il assuré.

Quant à leur rencontre, tout aurait commencé par un « Eyes contact à Cannes », a-t-il raconté, « et puis après on s’est rencontrés à Monaco, elle était dans le lobby d’un grand hôtel ». Selon Adil Rami, qui sera sur la scène de l’Apollo Théâtre de Paris le 21 janvier pour la pièce Le Jeu de la vérité, l’actrice avait alors un problème de chambre : « Son agent que je connaissais est venu me voir en me disant : "On a des problèmes, on a une petite chambre", et moi on m’avait offert une suite ».

En vrai gentleman, le sportif aurait proposé à la star de The Last Showgirl : « Si tu veux on peut échanger parce que moi j’habite à Saint-Raphaël, c’est pas très loin, donc comme ça je fais mes soirées et je dors sur place. Je n’ai pas besoin d’avoir une grande chambre ». Une proposition que l’actrice a refusée, mais qui semble l’avoir touchée puisqu’elle a tenté une nouvelle prise de contact avec Adil Rami via Instagram, comme l’ancien sportif en a été informée par téléphone dans sa chambre d’hôtel. « J’ai regardé et je vois qu’elle m’a invité à manger. Et là, il était 19h, j’ai pris ma douche avec du Elvis Presley, parce que je kiffe Elvis Presley et j’ai fait toute la soirée avec elle. De là, on a continué notre chemin pendant deux ans ».

Si la star a oublié « sa paire de chaussures » à la manière de « Cendrillon », selon l’athlète, qui a aujourd’hui 40 ans, le conte de fées ne s’est pas fini pas comme chez Disney. Deux ans plus tard, c’est la séparation : « On a fait ça d’un accord commun », a-t-il assuré. Mais quand Hugo Clément a soulevé que la rupture semble avoir été un peu houleuse et suggéré qu’il a « un peu merdé quand même », celui qui est aujourd’hui en couple avec Louana Franco, âgée d’une vingtaine d’années a répondu : « Ah non je ne l’ai pas trompée ! Presque ! »

Yellowstone : les premières images de la suite The Madison ont enfin été dévoilées... Avec Michelle Pfeiffer et Kurt Russell

Un deuxième spin-off de Yellowstone arrive en mars. Après Marshals – la série centrée sur Kayce Dutton – c’est au tour de The Madison d’annoncer ses grands débuts au printemps prochain sur Paramount+. Cette nouvelle production signée Taylor Sheridan met en scène Michelle Pfeiffer dans le rôle de Stacy Clyburn, la matriarche d’une riche famille new-yorkaise qui entame une nouvelle vie dans le Montana après une tragédie personnelle.

Cette suite de Yellowstone n’entretient que des liens distants avec la série originale. Nous ignorons de fait si des personnages des autres séries apparaîtront dans The Madison, et si la route des Clyburn croisera un jour celle des Dutton. Rappelons par ailleurs que Rip et Beth – les deux personnages préférés des fans – reviendront cette année dans leur propre spin-off, The Dutton Ranch.

La distribution de The Madison voit apparaître Michelle Pfeiffer aux côtés de Kurt Russell, près de quarante ans après leur film Tequila Sunrise. Le casting de la série comprend également Matthew Fox (Lost), Patrick J. Adams (Suits) ou encore Will Arnett (Arrested Development), dont la présence est révélée via un tout premier teaser.

Après une année 2025 plutôt calme (seule la saison 2 de 1923 avait été diffusée), les fans de Yellowstone pourront se rattraper au cours des prochains mois avec les diffusions de Marshals, The Madison et The Dutton Ranch. Rappelons également que The Madison a d’ores et déjà été renouvelée pour une saison 2, dont le tournage est en cours.

Il y a quelques semaines, nous apprenions le départ prochain de Taylor Sheridan pour NBCUniversal. En conflit avec la nouvelle direction de Paramount, le créateur de Yellowstone ne prolongera pas son contrat, qui expire en 2028. Cette décision pourrait ainsi avoir une incidence sur les projets à long terme de la saga western…

La première saison de The Madison est à retrouver dès le 14 mars prochain en exclusivité sur Paramount+.

Prix Lumières 2026 : le palmarès

Meilleur Film : L’étranger de François Ozon

Meilleure mise en scène : Richard Linklater pour Nouvelle vague

Meilleur Scénario : Stéphane Demoustier pour L'inconnu de la grande arche

Meilleur Documentaire : Put your soul on your hand and walk de Sepideh Farsi

Meilleur Film d'animation : Arco de Ugo Bienvenu

Meilleure Actrice : Léa Drucker pour Dossier 137

Meilleur Acteur : Benjamin Voisin pour L'étranger

Révélation Féminine : Nadia Melliti pour La petite dernière

Révélation Masculine : Guillaume Marbeck pour Nouvelle vague

Meilleur Premier Film : Nino de Pauline Loquès

Meilleure Coproduction Internationale : L'agent secret de Kleber Mendonça Filho

Meilleure Image : Manu Dacosse pour L'étranger

Meilleure Musique : Warren Ellis, Dom La Nena et Rosemary Standley pour Le chant des forêts

L’ex-membre du boys band « G-Squad » Andrew Mc Carthy retrouvé mort à son domicile

Ils avaient inondé la France en 1996 avec leurs tubes Aucune fille au monde et Raide dingue de toi. Le célèbre et éphémère boys band français G-Squad a perdu cette semaine l’un de ses anciens membres : Andrew McCarthy, de son vrai nom Olivier Robert, est mort à 52 ans. Selon Le Parisien, son corps a été retrouvé chez lui à Drancy (Seine-Saint-Denis) jeudi dernier par la police.

Les premiers éléments de l’enquête laisseraient à penser qu’Olivier Robert se serait donné la mort.

Le groupe G‑Squad, qui avait surfé sur la mode des boys band à la fin des années 1990, avait créé l’hystérie dans l’Hexagone grâce à ses cinq membres : Chris, Gérald, Marlon, Mika et Andrew, donc.

Leur succès a duré deux ans et pour l’anecdote, G-Squad en français ça donnait : « L’Escadron du Groove ».

Le réalisateur américain Roger Allers est décédé à 76 ans

Le co-réalisateur du Roi Lion Roger Allers est décédé ce dimanche 18 janvier à 76 ans, a annoncé sur Facebook son producteur Dave Bossert :

"Je suis profondément attristé par la nouvelle, notre ami Roger Allers est parti pour son prochain voyage. Nous avons échangé des e-mails la semaine dernière alors qu'il était en voyage en Égypte, ce qui rend cette perte d'autant plus irréelle. Roger était un artiste et un cinéaste extraordinairement doué, un véritable pilier de la renaissance de Disney Animation."

Né à New York en 1949 et élevé en Arizona, il devient fan d'animation à 4 ans, après avoir vu la version Disney de Peter Pan. Son rêve de devenir animateur est alors alimenté par l'opportunité de rencontrer Walt Disney. Lorsque ce dernier décède en 1966, Allers s'inscrit à l'université d'Harvard, en art. Son diplôme en poche, il revient tout de même vers sa passion, se fait engager comme animateur sur Animalympics (1980) ou Rock & Rule (1983).

Il dessine aussi des concepts pour Tron (1982), qui marque sa première collaboration à un film Disney. Ce n'est cependant qu'en 1989 qu'il intègre le studio d'animation, d'abord au scénario sur Oliver et compagnie, puis comme storyboarder sur La Petite Sirène et Bernard et Bianca au pays des kangourous, ainsi que le moyen métrage Le Prince et le pauvre (1990).

Après avoir participé au scénario de La Belle et la Bête (1991) et Aladdin (1992), il réalise avec Rob Minkoff son premier long métrage pour le studio : Le Roi lion, qui sort en 1994 et qui est un carton incroyable au box-office, et remporte deux Oscars pour sa musique et sa chanson L'amour brille sous les étoiles.

Il se lance immédiatement dans son prochain projet, "Kingdom of the Sun", qu'il développe pendant 4 ans mais finit par abandonner suite à des divergences avec le président de l'animation Disney Peter Schneider. Ce projet sera grandement retravaillé par le studio pour devenir Kuzco, l'empereur mégalo (2000), sans l'implication d'Allers.

Après avoir participé de loin à Lilo et Stitch, il met en scène avec Jill Culton et Anthony Stacchi Les Rebelles de la forêt et le court La Petite fille aux allumettes (2005), qui devait figurer dans "Fantasia 2006", un projet qui n'a finalement pas vu le jour.

Il repassera derrière la caméra qu'en 2014 pour Le Prophète, qu'il co-réalise avec Gaëtan et Paul Brizzi et qui est présenté au Festival de Cannes. Ce sera son dernier film.

L'actuel PDG de Disney Bob Igers lui a rendu hommage via Deadline : "Roger Allers était un créatif visionnaire dont les nombreuses contributions à Disney resteront gravées dans les mémoires pour les générations à venir. Il comprenait le pouvoir d'une narration exceptionnelle, comment des personnages, des émotions et une musique inoubliables peuvent s'associer pour créer quelque chose d'intemporel. Son travail a contribué à définir une époque de l'animation qui continue d'inspirer le public à travers le monde, et nous lui sommes profondément reconnaissants pour tout ce qu'il a apporté à Disney. Nos pensées vont à sa famille, ses amis et ses collaborateurs."

18 janvier 2026

European Film Awards 2026 : lepalmarès

MEILLEUR FILM EUROPÉEN : Valeur sentimentale – Joachim Trier (Norvège, France, Danemark, Allemagne, Suède)

MEILLEUR DOCUMENTAIRE : Tardes de soledad – Albert Serra

MEILLEUR FILM D’ANIMATION : Arco – Ugo Bienvenu

MEILLEUR RÉALISATEUR / RÉALISATRICE : Joachim Trier – Valeur sentimentale

MEILLEURE ACTRICE : Renate Reinsve – Valeur sentimentale

MEILLEUR ACTEUR : Stellan Skarsgård – Valeur sentimentale

MEILLEUR SCÉNARIO : Eskil Vogt et Joachim Trier – Valeur sentimentale

MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE : Hania Rani – Valeur sentimentale

MEILLEURE PHOTOGRAPHIE : Mauro Herce – Sirât

MEILLEUR MONTAGE :  Yorgos Mavropsaridis – Bugonia

MEILLEURS DÉCORS : Jørgen Stangebye Larsen – Valeur sentimentale

MEILLEURS COSTUMES : Ursula Patzak – Eleonora Duse

MEILLEURS MAQUILLAGE ET COIFFURE : Torsten Witte – Bugonia

MEILLEUR DESIGN SONORE : Johnnie Burn – Bugonia

MEILLEUR CASTING : Yngvill Kolset Haga et Avy Kaufman – Valeur sentimentale

MEILLEUR COURT MÉTRAGE : Being John Smith – John Smith

PRIX FIPRESCI – DÉCOUVERTE : Little Trouble Girls – Urska Djukic (Slovénie, Italie, Croatie, Serbie)

PRIX DE LA JEUNESSE : Arco – Ugo Bienvenu

Nos 18 ans : Pierre Niney a beaucoup de mal à revoir son premier rôle au cinéma

Pierre Niney n'apprécie pas du tout sa prestation dans Nos 18 ans, le premier film de sa carrière, qu'il a qualifié dans l'émission Belle époque de "catastrophique".

Dans ce film, comme le souligne le présentateur Pierre Lescure, Niney incarne "le fils de Michel Blanc et le petit-fils de Bernadette Lafont", avant de commenter : "belle lignée !", ce à quoi Pierre Niney répond du tac au tac :

"Non, mais j'ai beaucoup d'affection, car c'est la première fois que je fais du cinéma, donc je remercie tous les gens qui ont rendu ce truc possible, et surtout, j'ai pu voir travailler Michel Blanc que j'admirais déjà énormément à l'époque, et qui a une nature d'acteur extraordinaire et un sens de l'élégance, de la réserve, ça, ça m'a marqué sur le plateau."

"Tout ce que je fais dans ce film - et je vous jure que je suis sincère en disant ça - je vois ce film avec un autre jeune acteur à ma place, moi j'avais 18 ans, je lui dis 'ne fais pas ce métier'. Ce que je fais dans ce film est catastrophique. C'est tout ce qu'il ne faut pas. Justement, je suis à l'inverse de Michel Blanc : tout est au forceps, tout est trop appuyé."

"Au moment où ils disent 'Action', le sentiment de réalité s'est évaporé depuis deux ans déjà, parce que je suis trop soit dans des marques [au sol] et... franchement, c'est cata."

Nos 18 ans permettait aussi de voir Arthur Dupont, Julia Piaton et Venantino Venantini sous la direction de Frédéric Berthe. Ce dernier a signé 5 films entre Alive (2004) et Les Invincibles (2013), et travaille depuis sur le petit écran, sur des séries comme Balthazar, Les Innocents, Astrid et Raphaëlle, Les Randonneuses ou Mademoiselle Holmes.

Pierre Niney est en pleine tournée de promotion car il sera à l'affiche de Gourou de Yann Gozlan, qui sort le 28 janvier au cinéma, et dans lequel il incarne un coach de vie dont la vie va basculer.

Sergio Leone ne se remit jamais de la destruction de Il était une fois en Amérique

Sergio Leone avait imaginé Il était une fois en Amérique comme une vaste épopée, un projet cinématographique ambitieux qui devait marquer l’histoire du cinéma. Cependant, la version américaine du film subit une coupe sévère qui altéra profondément l’essence du film, au point que Leone en ressentit une grande déception. Le long-métrage, loin d’être un succès commercial lors de sa sortie en 1984, rapporta seulement 2,5 millions de dollars, bien en deçà du budget impressionnant de près de 40 millions. Cette déconvenue fut largement due à cette mutilation du film qui n’a cessé de hanter le cinéaste.

Initialement, Leone avait prévu une version de 6 heures, divisée en deux parties, mais il finit par soumettre un montage de 4h25. Pourtant, le studio Warner et le producteur Arnon Milchan rejetèrent immédiatement cette proposition. Le cinéaste, dans un effort de compromis, réduisit lui-même certaines scènes, aboutissant à la version européenne de 3h49. Toutefois, cette version fut également raccourcie pour l’exploitation américaine, où la Major décida de la couper à 2h19, tout en réorganisant le film de manière chronologique, ce qui dénaturait complètement l’œuvre. Le résultat fut catastrophique tant au niveau critique que commercial.

Dans l’ouvrage Conversation avec Sergio Leone de Noël Simsolo (publié à nouveau en 2024 aux éditions Capricci), le cinéaste revient sur ce sabotage de son film. “La version tronquée vide mon œuvre de son âme”, déclare-t-il avec amertume. Pour lui, la structure originale du film, non-linéaire, était essentielle à son propos. En remettant le récit dans un ordre chronologique, le mystère, l’atmosphère et la profondeur que Sergio Leone avait voulu insuffler étaient perdus. Il voit ainsi cette réduction comme une véritable aberration. “Je ne peux pas accepter qu’on me dise que la version originale est trop longue. Elle a la durée exacte qu’elle doit avoir”, insiste-t-il.

L’auteur poursuit en exprimant son incompréhension face aux décisions prises par les producteurs, en particulier Dino De Laurentiis, un autre grand nom du cinéma italien. Lors de la projection au Festival de Cannes, De Laurentiis, après avoir salué le film, suggéra qu’il fallait le raccourcir de 30 minutes. Leone n’hésita pas à lui répondre avec véhémence : “Lui, il fait des films de deux heures qui ont l’air de durer quatre heures, tandis que moi, je fais des films de quatre heures qui paraissent en durer deux.” Cette remarque, acerbe et pleine de vérité, souligne le décalage entre les visions du cinéma des deux hommes, et explique pourquoi leurs chemins ne se sont jamais croisés en tant que collaborateurs.

À l’inverse, la version de 3h49 du film trouva son public en Europe, notamment en France, où le film bénéficia d’un accueil chaleureux de la part de la critique. Cependant, malgré cet enthousiasme, Il était une fois en Amérique n’attira que 1,5 million de spectateurs, un score bien loin des 15 millions du précédent chef-d’œuvre de Leone, Il était une fois dans l’Ouest.

Bien que cette version de 229 minutes ait été éditée en Blu-ray en 2014, elle est désormais extrêmement rare et se vend à des prix coûteux. En 2011, la Cinémathèque de Bologne annonça travailler sur une version restaurée de 4h20, mais cette version n’a pas encore vu le jour. En attendant, les cinéphiles espèrent qu’une sortie en 4K du chef-d’œuvre de Leone pourrait permettre de redécouvrir cette œuvre dans toute sa splendeur, telle qu’elle avait été pensée par son créateur.

Ainsi, Il était une fois en Amérique, malgré sa place parmi les plus grandes œuvres du cinéma mondial, demeure victime du processus de production hollywoodien qui le priva de sa véritable forme, à la fois narrative et émotionnelle. Sergio Leone n’a jamais cessé de lutter pour que son film soit vu dans son intégralité, et les débats sur sa version originelle continuent d’alimenter la passion des cinéphiles du monde entier.