06 octobre 2025

Avatar 3 aura droit à une vraie fin

Trois ans après le méga succès d’Avatar : La Voie de l’eau, la sortie de sa suite intitulée De feu et de cendres approche à grand pas. Invité du podcast CrewCall, James Cameron a fait quelques révélations sur ce film très attendu, qui sera dans la continuité du deuxième épisode et introduira une toute nouvelle tribu, appelée Peuple des Cendres.

"Au début, les deuxième et troisième volets formaient un seul film. Nous avons essayé de tout condenser en un seul film, mais cela n'a jamais fonctionné. J'ai donc décidé de les séparer en deux films distincts. En réalité, ils complètent un arc narratif", a ainsi partagé le cinéaste. Et de confier :

"La fin du troisième volet vous amène à la fin d'un arc narratif pour la famille Sully. Un tout nouvel arc commence dans les quatrième et cinquième volets."

Rappelons que le premier Avatar montrait la rencontre entre l’humain Jake Sully (Sam Worthington) et la Na’vi Neytiri (Zoe Saldana), qui finissaient par tomber amoureux malgré leurs différences. Et on découvrait dans le deuxième film qu’ils avaient fondé une famille, qui se retrouvait confrontée à de terribles épreuves. Ces derniers seront-ils au cœur des épisodes suivants ? Rien n’est moins sûr puisque James Cameron a ajouté sur De feu et de cendres :

"La seule chose que je peux promettre avec ce film, c'est qu'il y a un véritable sentiment d'aboutissement. Ce n'est pas juste un cliffhanger (...). Ce n'est pas Han Solo dans la carbonite, vous voyez ce que je veux dire ? Où vous devez revenir pour voir la suite."

"Si j'arrive à faire les épisodes 4 et 5, cela deviendra une sorte de nouvelle histoire épique", a-t-il conclu. Et en effet, si James Cameron a toujours voulu proposer cinq films dans l’univers d’Avatar - et qu’il a même des idées pour plus d’épisodes -, les prises de vue pour ces suites dont l’intrigue reprendra après un gros saut dans le temps et où l'on verra notamment la Terre n’ont pas commencé (hormis pour quelques passages avec les enfants Sully, tournés avant que les comédiens ne deviennent trop âgés).

Les résultats d’Avatar : De feu et de cendres au box-office seront d’ailleurs déterminants pour la suite de l’aventure, comme l'a rappelé James Cameron en déclarant : "Je veux être clair, on dépense beaucoup d'argent pour ces films (...), mais le quid pro quo est qu'on doit rapporter beaucoup d'argent pour pouvoir continuer."

Avatar reste à ce jour le plus gros succès de l’histoire grâce à ses 2,9 milliards de dollars récoltés dans le monde, tandis que La Voie de l’eau (2,3 milliards) est à la troisième position. Le troisième film arrivera-t-il lui aussi à tutoyer les sommets du box-office, lui garantissant une suite ? Réponse à partir du 17 décembre prochain.

05 octobre 2025

Il y a 32 ans, Kevin Costner a tout fait pour empêcher la sortie de Tombstone concurrent de Wyatt Earp

En 1993, Hollywood est le théâtre d’un duel inattendu. Deux westerns, deux visions d’un même mythe, et une seule place au soleil : celle réservée à la légende de Wyatt Earp, figure emblématique du Far West. D’un côté, Tombstone. De l’autre, Wyatt Earp. Et au milieu, une rivalité artistique et commerciale intense.

Tout commence avec Tombstone, un scénario signé Kevin Jarre, qui imagine Kevin Costner dans le rôle-titre. Le film devait retracer l’affrontement légendaire de l’OK Corral, épisode fondateur de la mythologie de Wyatt Earp. Mais Costner voit plus grand. Il rêve d’un biopic épique, retraçant la vie entière du célèbre marshal, de son enfance jusqu’à sa mort. Il quitte donc le projet initial et lance sa propre production : Wyatt Earp, réalisé par Lawrence Kasdan.

Kevin Jarre, lui, n’abandonne pas. Il trouve en Kurt Russell son nouvel Earp, et réunit autour de lui un casting solide : Val Kilmer en Doc Holliday, Sam Elliott, Bill Paxton… Le tournage peut commencer.

Le problème ? Jarre, bien qu’excellent scénariste, n’a jamais dirigé un film. Rapidement dépassé, il est écarté. Kurt Russell, très impliqué dans la production, décide alors de reprendre officieusement les commandes du tournage. Il racontera plus tard qu’il a dirigé Tombstone dans l’ombre, sans jamais apparaître officiellement en tant que réalisateur.

Pour donner une façade crédible à cette réalisation secrète, Russell fait appel à George Pan Cosmatos, connu pour avoir épaulé Sylvester Stallone sur Rambo II.

“Il nous fallait un réalisateur fantôme. Ils voulaient que je prenne les rênes du film. J’ai répondu : ‘Je vais le faire, mais je ne veux pas que mon nom apparaisse’”, déclarera plus tard Kurt Russell. “J’ai appelé Sly en lui disant que j’avais besoin d’un type. Sly avait fait la même chose sur Rambo 2, avec George. J’ai donc dit à George : ‘Tant que tu es en vie, George, je ne dirais rien.’”

Cosmatos est décédé en 2005. Grâce à cette couverture, le tournage peut se poursuivre. Russell va même jusqu’à sacrifier certaines de ses scènes pour équilibrer le film et mettre en valeur ses partenaires.

Pendant ce temps, Kevin Costner, en pleine gloire post-Danse avec les loups, met tout en œuvre pour faire de son Wyatt Earp le seul western sur le marché. Il utiliserait même, selon certaines sources, son influence pour bloquer l’accès de Tombstone aux principaux distributeurs. Kurt Russell affirme même que Costner aurait monopolisé les costumes western disponibles à Hollywood pour freiner la production concurrente.

Privé de soutien, Tombstone trouve finalement refuge chez Buena Vista (Disney), qui décide de le sortir discrètement le 25 décembre 1993. Face à une concurrence féroce (Philadelphia, Les Grincheux...), le film tient bon et engrange plus de 73 millions de dollars pour un budget de 25 millions. Un joli succès.

Six mois plus tard, Wyatt Earp arrive sur les écrans, avec ses trois heures de projection et ses grandes ambitions. Malgré là aussi une belle distribution composée de Dennis Quaid, Gene Hackman, Jeff Fahey, Mark Harmon, Michael Madsen, Catherine O’Hara, Bill Pullman, Isabella Rossellini ou encore Tom Sizemore, le public ne suit pas. Le film rapporte 56 millions de dollars, pour un budget de 63 millions : une défaite cinglante pour Costner.

Ironie du sort, le projet suivant de l’acteur, Waterworld, fera à son tour couler beaucoup d’encre, cette fois pour de toutes autres raisons.

Mort à 61 ans du réalisateur Xavier Durringer

Le réalisateur, scénariste et dramaturge Xavier Durringer est décédé ce dimanche 5 octobre, à l'âge de 61 ans. Le grand public le connaît pour sa satire politique La Conquête - consacrée à l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy -, les cinéphiles lui doivent le polar impressionnant de réalisme J'irai au paradis car l'enfer est ici. Il est décédé des suites d'une crise cardiaque à son domicile de L'Isle-sur-la-Sorgue.

Né à Paris, Xavier Durringer se passionne très vite pour le théâtre. Il fréquente la réputée Acting International. Au sortir de cette école, il crée, à la fin des années 80, une compagnie théâtrale nommée la Lézarde. Cette initiative lui permet d'écrire et de mettre en scène de nombreuses pièces. Il constitue une troupe avec des comédiens comme Eric Savin, Gérald Laroche, Edouard Montoute ou Jean Miez. Parmi ses oeuvres les plus connues figurent Une rose sous la peau (1988), La Quille (1999), Histoires d'Hommes (2005) et Les Déplacés (2005). Les dialogues qu'il écrit frappent par leur langage cru. Les récits qu'il crée représentent le plus souvent des histoires d'amour torturées et explorent des parcours humains toujours sinueux. Durringer est régulièrement invité au Festival d'Avignon pour y faire jouer ses pièces. Il y a conquis le public depuis ses premières mises en scènes. Nombre de ses textes, parus en France aux Editions Théâtrales, sont traduits dans de nombreuses langues étrangères.

Xavier Durringer passe à la réalisation cinématographique en 1993 avec La Nage indienne, un drame sentimental sur deux hommes et une femme qui essayent de vivre dans l'amour, l'amitié, la nonchalance et l'insouciance. Après cette première tentative, il se tourne vers le polar avec son deuxième long-métrage intitulé J'irai au paradis car l'enfer est ici. Le film fait le récit d'un gangster en quête de rédemption mais condamné malgré lui à la dure loi du milieu. Applaudi dans plusieurs festivals de cinéma dont celui de San Sebastian et de Montréal, J'irai au paradis car l'enfer est ici permet à son cinéaste d'obtenir une certaine reconnaissance critique. Xavier Durringer s'essaye ensuite au film de boxe. Chok dee, sorti en 2004, met en scène un délinquant qui, après un séjour en incarcération, cherche à à changer de vie par le biais des arts martiaux. Durringer tourne aussi quelques courts-métrages et participe à des films collectifs comme 3000 scénarios contre un virus ou Pas d'histoires ! 12 regards sur le racisme au quotidien.

En 2011, il réalise cette fois une politique-fiction, La Conquête, qui revisite les dessous de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy entre 2003 et 2007. Le film fait date dans l'histoire du cinéma français : jamais auparavant un long-métrage de fiction n'avait été réalisé sur un Président de la République encore dans l'exercice de ses fonctions. La Conquête est projeté en sélection officielle à Cannes en 2011.

Durringer se tourne ensuite vers la télévision, où il enchaîne les unitaires, dont le La Fugue et Ne m'abandonne pas. Pour son retour au cinéma, en 2019, il renoue avec le genre qui avait marqué ses débuts, le polar. Pour Paradise Beach, qui fera plus tard le bonheur des plateformes de streaming, il réunit Samy Bouajila, Tewfik Jallab et Kool Shen. Pour son dernier film, L'Homme parfait, il s'essaie à la comédie, tendance satire grinçante de la société moderne, et s'entoure pour l'occasion de grands noms, Didier Bourdon, Valérie Bonneton et Pierre-François Martin-Laval. Malheureusement, le film ne trouve pas son public.

04 octobre 2025

Once Upon a Time in Hollywood : la fameuse scène entre Bruce Lee et Brad Pitt ne devait pas tout à fait se terminer ainsi

Désenchanté et émouvant, Once Upon a Time... in Hollywood de Quentin Tarantino a largement sû conquérir la critique et le public avec son film. Dans cet hommage foisonnant aux acteurs et actrices dans un Hollywood revisité, on y croise même la route d'un Bruce Lee très / trop sûr de lui, pour ne pas dire carrément arrogant.

Il s'agit en l'occurrence de la désormais fameuse séquence où l'acteur / réalisateur et maître des arts martiaux fanfaronne sur un plateau de tournage, et se vante de pouvoir battre le boxeur Mohammed Ali, avant de provoquer un combat avec le cascadeur Cliff Booth (interprété par Brad Pitt) qui se moque de son attitude. Le combat est finalement interrompu avant son terme par une femme travaillant sur la production du show Le Frelon vert.

A l'origine, Tarantino avait écrit une version un poil plus longue dans laquelle Cliff battait Lee, mais celle-ci a été sensiblement rabotée après que Brad ait objecté : "C'est Bruce Lee, mec !"

Dans ce très sympathique billet publié en 2019, son auteur, sur le mode du "Et si..." développé dans le film, fantasmait ainsi les retrouvailles de Bruce Lee et Cliff Booth pour régler leur petite affaire inachevée évoquée plus haut. Et ils se retrouvaient carrément à la fin du film ! Aux côtés de son ami (et élève en arts martiaux dans la vraie vie) Steve McQueen (incarné par Damian Lewis), Bruce Lee arrivait à la résidence du réalisateur Roman Polanski, mais se retrouvait involontairement pris dans la scène bien saignante que l'on voit à la fin.

Là, Bruce Lee, épaulé par Cliff Booth et Rick Dalton, tabassaient les membres de la "famille" de Charles Manson cherchant à commettre leurs méfaits. Et Bruce Lee de faire ça avec classe en prime, en portant ses lunettes de soleil, les laissant chez Polanski avant de s'enfuir à l'arrivée de la police.

Toujours est-il que la scène de Bruce Lee n'a pas franchement été appréciée par sa fille, Shannon Lee. Interrogée par le site The Wrap, elle avait confié ne pas avoir été contactée par Tarantino à propos de son père, tout comme elle n'a pas caché son vif agacement à propos du portrait qui en est fait...

"Je comprends qu'ils veuillent faire du personnage de Brad Pitt quelqu'un de super badass qui pourrait battre Bruce Lee, mais ils n'avaient pas besoin de le traiter de la façon dont le Hollywood blanc de l'époque l'a fait de son vivant. il est montré comme un trou du cul arrogant qui brasse de l'air, et pas comme quelqu'un qui a dû lutter trois fois plus que les autres pour accomplir ce qui était naturellement donné à d'autres (...).

Ce qui m'intéresse c'est de sensibiliser au fait que Bruce Lee était un être humain et à la façon dont il a vécu sa vie. Tout cela a été mis à mal et a fait de mon père un sac de frappe arrogant". Avant de conclure par un lapidaire : "C'était très désagréable de m'asseoir au cinéma et d'entendre les gens se moquer de mon père".

Interpellé à ce sujet lors d'une interview promotionnelle du film à Moscou en août 2019, Tarantino s'était défendu d'avoir déformé la réalité : "Bruce Lee était un type plutôt arrogant", déclara-t-il dans des propos rapportés par le site Variety. "La manière dont il s'exprimait, je n'ai pas tout inventé. Je l'ai entendu dire des trucs comme ça. Les gens prétendent qu'il n'a jamais dit qu'il pouvait battre Mohammed Ali, et bien si, il l'a dit. Non seulement il l'a dit mais sa femme, Linda Lee, a rapporté ces propos dans sa première biographie que j'ai lu. Elle a tout à fait dit ça."

Pour justifier ce choix de représentation, Q.T. invoqua justement le principe de la fiction : "si on me demande : "qui gagnerait dans un combat entre Bruce Lee et Dracula ?" c'est la même chose. Il s'agit d'un personnage de fiction. Si je dis que Cliff peut battre Bruce Lee, c'est un personnage de fiction donc c'est possible.

Voilà la réalité de la situation : Cliff faisait partie des Forces Spéciales. Il a tué beaucoup d'hommes pendant la Seconde Guerre mondiale dans des combats à mains nues. Ce que Bruce Lee veut dire dans tout ça, c'est qu'il admire les guerriers avant tout. Il admire le combat, et la boxe est ce qu'il s'approche le plus du combat dans le sport.

Cliff ne pratique pas un sport, c'est un guerrier (...) Si Cliff devait se battre contre bruce Lee dans un tournoi d'arts martiaux dans un stade, Bruce le tuerait. Mais si Cliff et Bruce se battaient dans la jungle des Philippines dans un combat à mains nues, Cliff le tuerait."

Des explications que n'avait pas franchement apprécié Shannon Lee, qui lâcha au micro de Variety : "Il pourrait juste la fermer. Ce serait vraiment sympa. Ou alors il pourrait s’excuser et dire "Je ne sais pas vraiment qui était Bruce Lee. Je l’ai décrit de cette façon dans mon film, mais il ne faut pas le prendre comme le reflet de ce qu’il a vraiment été". 

Lettres d'Iwo Jima : sorti il y a 19 ans, ce chef-d'oeuvre de Clint Eastwood est considéré comme l'un des films de guerre les plus réalistes de tous les temps

En 2006, Clint Eastwood surprenait le monde du cinéma avec Lettres d’Iwo Jima, un film de guerre pas comme les autres. Contrairement aux productions hollywoodiennes habituelles, ce long-métrage adopte un point de vue rarement exploré : celui des soldats japonais pendant l’une des batailles les plus sanglantes de la guerre du Pacifique.

Entre février et mars 1945, les forces américaines lancèrent une offensive d’envergure contre l’île d’Iwo Jima, tenue par environ 22 000 soldats de l’Empire du Japon. Le bilan fut dramatique : côté américain, on dénombre près de 25 000 pertes, dont 6 821 morts. Mais c’est du côté japonais que les pertes furent les plus écrasantes : seulement 1 083 survivants. Cette bataille, filmée à l’époque en couleurs, reste l’un des affrontements les plus violents et les plus symboliques du conflit dans le Pacifique.

Clint Eastwood s’intéresse ici à l’humanité de l’ennemi, en racontant l’histoire à travers les yeux de Tadamichi Kuribayashi, le général japonais chargé de la défense de l’île, brillamment interprété par Ken Watanabe. Le scénario, co-écrit par Iris Yamashita, Paul Haggis et basé sur des lettres authentiques de soldats (Picture Letters from Commander in Chief de Kuribayashi), explore la dimension profondément humaine et tragique de ces hommes envoyés à une mort certaine.

Ce film constitue le pendant de Mémoires de nos pères, tourné la même année par Clint Eastwood. Là où ce premier volet montre le conflit du côté américain, Lettres d’Iwo Jima vient compléter la vision en offrant une perspective miroir. Ce diptyque unique dans l’histoire du cinéma américain propose une vision équilibrée et nuancée d’un affrontement où, des deux côtés, les hommes ont souffert, résisté et douté.

L’un des aspects les plus fascinants du film, salué par les historiens, est la reconstitution minutieuse des tunnels et infrastructures défensives japonaises. On y découvre notamment un réseau souterrain de 27 kilomètres, utilisé par les défenseurs pour résister le plus longtemps possible face à l’avancée ennemie.

Dans une analyse proposée par le média Insider, l’historien John McManus attribue une note de 9 sur 10 au film, louant sa précision historique et sa capacité à rendre compte de la complexité psychologique des combattants japonais. Pour lui, ce diptyque représente une initiative quasi unique.

“Ce qui rend Mémoires de nos pères et Lettres d’Iwo Jima un peu spéciaux, c’est que je ne connais aucune autre circonstance avec un film qui dépeint en quelque sorte les deux côtés dans deux films différents, qui a ce genre de pièce complémentaire dans laquelle [...] vous pouvez vraiment avoir une bonne idée de ce qu'était cette bataille des deux points de vue.”

Malgré sa qualité exceptionnelle, le projet n’a pas rencontré le succès escompté en salles : Lettres d’Iwo Jima a généré environ 68 millions de dollars, tandis que Mémoires de nos pères a à peine atteint 65 millions. Des résultats modestes qui contrastent avec l’ambition et la puissance émotionnelle des deux œuvres.

Dans l’histoire du cinéma de guerre, Lettres d’Iwo Jima s’impose pourtant comme une œuvre incontournable, au même titre que Feux dans la plaine de Kon Ichikawa, un film japonais poignant qui, lui aussi, adopte le regard des soldats nippons pris au piège entre deux feux à la fin de la guerre.

Authentique, bouleversant et profondément humain, le film de Clint Eastwood redéfinit ce que peut être un film de guerre : non plus une simple glorification des héros, mais une exploration intime de la souffrance, du courage et du désespoir, quel que soit le camp.

Lettres d’Iwo Jima et Mémoires de nos pères sont à (re)découvrir sur HBO Max.

03 octobre 2025

Lakestone : cette romance déconseillée aux moins de 16 ans est un vrai phénomène, et elle va devenir un film sur Amazon Prime

“C’est avec une immense joie que je viens vous annoncer, enfin, après des mois de silence, que Lakestone sortira très prochainement sur Prime Vidéo !”

C’est l'autrice elle-même qui l’a annoncé via une vidéo publiée par le compte Tik Tok de Prime Vidéo France : sa dark romance à succès va bel et bien devenir un film destiné à la plateforme. Un accomplissement pour Sarah Rivens, dont les romans caracolent systématiquement en tête des ventes dès leur parution.

Si jamais vous êtes passés à côté du phénomène, et que vous ne comprenez pas pourquoi une partie d’internet vient tout juste d’exploser de joie : surtout pas de panique, on va tout vous expliquer !

En guise d’introduction, voici une définition de ce genre littéraire, devenu en quelques années une véritable locomotive pour le monde de l’édition. La plus synthétique qu’on ait trouvée est celle Magali Bigey, de l’université de Franche-Comté (tout à fait) : “Sous-genre littéraire apparu dans les années 2010 et devenu très populaire dans les années 2020, la « dark romance » (romance sombre) entre dans la catégorie des histoires d’amour malsaines, mettant en scène des relations parfois condamnées par la morale ou par la loi.”

On vous laisse imaginer tout ce que cette définition implique de passionnant pour les amateurs du genre, en précisant tout de même qu’il existe à l’intérieur de la dark romance une sorte de gradation dans la “violence sentimentale”, allant de la (simple) passion torride avec un criminel, aux scènes “d’amour” ultra-violentes dans certains cas.

Les livres Lakestone de Sarah Rivens sont quant à eux déconseillés aux moins de 16 ans par l’éditeur. Ils racontent l’histoire d'une étudiante nommée Iris qui va devoir travailler dans un bar mal fréquenté pour réussir à payer ses études. Ce nouveau job va tout changer dans sa vie puisqu'elle va y croiser Kai Lakestone, un mercenaire chargé de récupérer une somme d’argent volée par le père d'Iris.

Kai va donc entreprendre de la kidnapper afin de faire pression sur son ennemi, mais les deux personnages vont finir par tisser des liens. Entre vengeance et survie, cette relation va chambouler leurs destins.

Lors de la conférence Prime Vidéo Presents, la plateforme a souligné vouloir se concentrer sur des contenus à destination d’un public jeune et féminin. Il n’y a donc rien de surprenant à ce qu’ils soient allés vers les romans de Sarah Rivens, dont les récents succès annoncent un partenariat fructueux pour les deux parties.

Pour l’heure, aucun nom ne nous a été communiqué, qu’il s’agisse du casting ou de l’équipe créative. Et en ce qui concerne la date de sortie, rien d’officiel non plus…

Les fans vont devoir prendre leur mâle en patience !

King Kong : ce détail présent au début du film n'a pas été choisi au hasard par Peter Jackson

Lorsque Peter Jackson s'attaque à l'adaptation d'une œuvre existante, il s'y plonge corps et âme. Si cela était peut-être moins évident sur Le Hobbit, son travail sur Le Seigneur des Anneaux et King Kong est vraiment impressionnant. Sa version de l'aventure du gorille géant ramené de son île jusqu'à New York est extrêmement référencée voire par certains moments cérébrale.

Lors d'une séquence au début du film, Hayes (Evan Parke) et Jimmy (Jamie Bell) discutent avant de prendre la mer. Le premier découvre que le second se cultive en lisant le livre Au cœur des ténèbres signé Joseph Conrad. Un ouvrage qui est loin d'avoir été choisi au hasard par Peter Jackson.

Au cœur des ténèbres raconte le voyage d'un équipage pour retrouver un dénommé Kurtz, un collecteur d'ivoire ne donnant plus aucune nouvelle depuis qu'il est parti au cœur de la jungle et explorant certains aspects les plus sombres de l'humanité. Cet ouvrage est l'une des inspirations majeures de Merian C. Cooper, co-réalisateur et co-scénariste du premier King Kong (1933).

C'est aussi une référence explicite aux personnages passionnés de tous les films King Kong, qui poursuivent leur expédition quoi qu'il en coûte, jusqu'à l'obsession. Grand fan du premier film, Peter Jackson n'a pas fait ce clin d'œil appuyé au hasard. Pour en savoir plus, nous vous recommandons le documentaire Merian C. Cooper, le dernier conquérant de Jean-François Dickeli et Vincent Nicolet, diffusé le 21 septembre dernier sur TCM.

Le film de 1933 a connu une suite sortie à peine huit mois plus tard, réalisée par Ernest B. Schoedsack, l'autre metteur en scène du premier film. Suite à la mort de la bête dans le premier, le personnage du réalisateur - toujours joué par Robert Armstrong - retourne sur Skull Island et y découvre Le Fils de Kong.

N'ayant droit qu'à la moitié du budget de King Kong et à un temps de tournage trop court, Le Fils de Kong est beaucoup moins beau que le précédent film mais réalise tout de même un box-office quasiment aussi bon que le premier épisode. Un succès qui ne conduira pas à un 3e opus, mais qui donnera tout de même lieu à d'autres adaptations au fil des décennies.

Parmi les nouvelles incarnations de King Kong, citons celle de John Guillermin avec Jeff Bridges et Jessica Lange (1976) et sa suite plus méconnue sortie en 1986 en passant par les deux films que lui a consacré le cinéaste nippon Ishirô Honda en l'opposant notamment à Godzilla durant les années 60.

Plus proches de nous, Warner a redonné vie au gorille géant via Kong: Skull Island, Godzilla vs Kong et Godzilla x Kong : Le Nouvel Empire, qui l'ont à nouveau remis sur le devant de la scène. Retour gagnant pour le moment, car les trois films ont rapporté 1,6 milliard de dollars. De quoi donner envie au studio de continuer sur cette voie.

En octobre sur Disney+

Les incontournables

Chad Powers - Disponible tous les mardis

Vous l’avez adoré dans Top Gun : Maverick, Tout sauf toi ou encore Twisters ? L’iconique Glen Powell débarque en octobre sur Disney+ avec une nouvelle série complètement déjantée, Chad Powers. Et s’il y prête ses traits au personnage principal, Glen Powell est également le co-créateur de la série, à laquelle il a insufflé tout son humour, dans la droite lignée des productions de Ryan Reynolds.

Russ Holliday, un joueur de football américain particulièrement arrogant, est renvoyé de son équipe à cause de son comportement. Refusant cette défaite amère, Russ s'inscrit incognito dans une nouvelle équipe pour sauver sa carrière. Son plan ? Changer d’identité pour laver son image. Désormais, l’école le connaîtra sous le nom de Chad Powers !

Les Disparues de la Gare - Dès le 8 octobre

Nouvelle série exclusive de Disney+, disponible à partir du 8 octobre prochain, Les Disparues de la Gare s’inscrit dans la lignée de productions à succès telles que Tout va bien ou Les Enfants sont rois… et brille des mêmes atouts ! Intrigue captivante, dialogues émouvants, personnages aussi fascinants qu’attachants, interprétés par les plus grands comédiens francophones…

À Perpignan, entre 1995 et 2001, une adolescente disparaît et trois jeunes femmes sont assassinées autour de la gare. Elles sont jeunes, belles et animées par un fort désir d’émancipation. Leurs visages s’affichent dans les journaux. Elles deviennent "les Disparues de la Gare".

Flore Robin (Camille Razat), jeune enquêtrice, fait ses premiers pas dans la police le jour même où le premier corps est retrouvé. Elle devra faire équipe avec le capitaine de police Franck Vidal (Hugo Becker) et son mentor Felix Sabueso (Patrick Timsit), longtemps mis au placard mais rappelé spécialement pour cette affaire hors normes.

Parallèlement, la mère de la jeune fille portée disparue (Mélanie Doutey) explore chaque piste pour retrouver sa fille. Pendant 20 ans, alors qu’une véritable psychose s’abat peu à peu sur la ville, la traque d’un tueur en série impitoyable mais introuvable fait rage.

Kaamelott : Premier volet - Dès le 17 octobre

Après six saisons d’une série à succès, marquée par des centaines de répliques plus inoubliables les unes que les autres (“C’est pas faux !”), Kaamelott faisait son grand retour en 2021 avec le premier épisode d’une trilogie cinématographique, toujours signée Alexandre Astier. Avant de découvrir le deuxième opus, le 22 octobre prochain au cinéma, Kaamelott : Premier volet est à découvrir dès le 17 du mois sur Disney+ !

Les temps forts

LOL (Laughing Out Loud) - Déjà disponible

LOL ? Ça veut dire Laughing Out Loud - mort de rire - en langage SMS. C'est aussi comme ça que les amis de Lola (Christa Théret) l'appellent. Pourtant, le jour de sa rentrée, Lola n'a pas le cœur à rire : son copain la provoque en lui disant qu'il l'a trompée pendant l'été. Et sa bande de potes a le don pour tout compliquer. Tout comme sa mère fraîchement divorcée, Anne (Sophie Marceau), avec qui le dialogue est devenu impossible, et pas seulement parce qu'elle ignore ce que LOL signifie. De la fusion à la confusion, les relations mères-filles bouillonnent d'amour et de LOL.

Véritable classique du cinéma français, LOL (Laughing Out Loud) est à (re)voir ce mois-ci sur Disney+. Saviez-vous qu’un célèbre comédien y faisait ses grands débuts ? On vous laisse essayer de le trouver !

La Planète des singes : le nouveau royaume – Dès le 10 octobre

Un an seulement après sa sortie en salle, La Planète des singes : le nouveau royaume, dernier opus de la saga culte librement adapté du roman de Pierre Boulle, arrive sur Disney+.

02 octobre 2025

P. Diddy n’aura pas de nouveau procès : la demande de ses avocats est rejetée

C’est non : P. Diddy n’aura pas de nouveau procès. Sean Combs connaîtra donc bel et bien ce vendredi 3 octobre la peine que lui réserve la justice américaine.

Après un long procès, où il était jugé pour trafic sexuel, association de malfaiteurs en vue du racket et de deux chefs d’inculpation de transport en vue de la prostitution, seuls ces deux derniers, moins graves que les autres, ont été retenus contre lui en juillet. Pour les avocats de l’interprète de I’ll Be Missing You, le procès n’a pas été régulier. Ils ont déposé au nom de la star une demande de remise en liberté contre une forte caution et la tenue d’un nouveau procès.

Or ce n’est pas du tout l’avis du juge Arun Subramanian, qui a rejeté ces demandes.

Selon ses conclusions, dont a eu connaissance People, le juge estime que les avocats n’ont pas été en mesure de prouver que les chefs d’accusation de racket et de trafic sexuel avaient porté préjudice au prévenu en influençant le jury pour le reconnaître coupable des deux faits moins graves. Et, en ce qui concerne les plaintes liées à la prostitution, M. Arun Subramanian les trouve suffisamment argumentées par l’accusation pour qu’il ne soit pas utile de revenir dessus.

A propos d’une éventuelle « contamination » des accusations graves sur les deux autres, le juge indique que le fait que le fondateur de Bad Boy Records n’ait pas été condamné pour celles-ci est la preuve que le jury a bien su faire la part des choses.

Les procureurs ont requis onze ans de prison et trois mois contre Sean « Diddy » Combs. La défense souhaite une peine de quatorze mois – un peu plus que le temps que la star du hip-hop a déjà passé en préventive depuis son arrestation en septembre 2024.

Madonna révèle avoir songé à mettre fin à ses jours après son divorce avec Guy Ritchie

On peut vivre en pleine lumière et traverser de sombres périodes. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à la chanteuse Madonna, qui a confié au podcasteur britannique Jay Shetty avoir si mal vécu les suites de son divorce, en 2016, qu’elle en a sérieusement envisagé de se suicider.

Dans le podcast On purpose with Jay Shetty, la reine de la pop a en effet évoqué l’une des périodes « les plus douloureuses » de sa vie, consécutive à son divorce d’avec le réalisateur Guy Ritchie. Huit ans après, Madonna avait dû batailler pour conserver la garde de leur fils Rocco, né en 2000

Bataille que la star avait perdue : Rocco – alors âgé de 16 ans – reprochant à sa mère une éducation trop stricte, il avait déclaré préférer vivre à Londres avec son père... et le tribunal l’avait entendu.

« Je préférais qu’on me tue plutôt que de voir quelqu’un m’enlever mon enfant », a raconté Madonna à Jay Shetty, assurant avoir alors projeté de se tailler les veines : « J’ai vraiment envisagé le suicide […] Je me disais : "je ne peux plus supporter cette douleur" », a-t-elle détaillé.

Si elle reconnaît être souvent « restée allongée en sanglots sur le sol » durant cette cruelle épreuve, Madonna assure que c’est sa foi qui lui a permis de dépasser son désespoir : « Dès que tu comprends […] que tu es karmiquement destinée à vivre […] tu peux considérer cette expérience comme une leçon, et non comme une punition ».