27 avril 2025

Un ancien gangster a repéré deux grosses erreurs dans Le Parrain

Le Parrain de Francis Ford Coppola a posé de nouvelles bases de la représentation du gangster italien au cinéma, dotant cet archétype d'un réalisme et d'un ancrage dans le réel qui l'a mythifié autant qu'il l'a rendu vraisemblable. Pourtant, un spécialiste n'est pas tout à fait d'accord.

L'ex-gangster Anthony Ruggiano Jr. l'a confié à Insider (relayé par Collider), Le Parrain n'est pas exempt de petits défauts lorsqu'il s'agit de représenter le modus operandi de Cosa Nostra. La scène qui lui pose le plus de problème est décisive pour le film : il s'agit de celle dans laquelle Michael Corleone se rend dans un restaurant et décide d'abattre Virgil Solozzo (Al Lettieri) et Mark McCluskey (Sterling Hayden).

"Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, c'est une scène incroyable, choquante, iconique, mais est-ce que cela arriverait comme ça dans la vraie vie ? Pas vraiment. D'abord, tuer un capitaine des forces de l'ordre... ça ne s'est jamais fait, même s'il était corrompu. Et à l'époque, tous les officiers de police de New York étaient corrompus. Mais les [mafieux] entreraient, commettraient le meurtre et partiraient. Ils ne s'assiéraient pas à la table pour parler avant de tuer."

Souvenez-vous aussi qu'après avoir commis son double meurtre, Michael jette volontairement son arme sur le sol, comme pour indiquer que même comme cela, la police ne le retrouvera jamais. Un détail inimaginable selon Ruggiano Jr, toujours relayé par Collider :

"Je n'ai jamais entendu parler de quelqu'un abandonnant l'arme du crime sur les lieux. Les revolvers étaient intraçables, c'est vrai, car ils étaient volés ou achetés dans le sud puis apportés à New York. Ils emballaient effectivement la poignée avec du ruban adhésif pour ne laisser aucune empreinte (...), mais l'ADN via les empreintes, c'est arrivé plus tard".

Cela fait-il du Parrain un mauvais film ? Pas du tout, et Ruggiano insiste sur le fait que les choix précités participent à l'imagerie du film et à ce qui l'a rendu culte. Simplement, pour la véracité, il faudra repasser. On n'en voudra pas à Mario Puzo et à Coppola, ce n'était pas personnel, c'était uniquement les affaires.

The Party : pour Christian Clavier, ce moment de cinéma relève du pur génie

En 2014, AlloCiné rencontrait Christian Clavier pour évoquer son nouveau film de l’époque, Une heure de tranquillité. Au cours de la conversation, la question s’est posée : quelle est selon lui la meilleure scène du cinéma ? Sans hésiter, il a évoqué une séquence particulière de la comédie La Party avec Peter Sellers.

Christian Clavier est un expert dans le domaine de la comédie, lui qui a joué dans un bon nombre de films du genre – dont des longs métrages qui ont été des succès commerciaux considérables –, utilisant ses talents comiques et son sens du rythme pour nous faire rire depuis des décennies.

Parmi ses rôles les plus culte, on peut citer celui du colérique Jérôme dans Les Bronzés, celui de Katia dans Le Père Noël est une ordure, celui de l’invraisemblable Jacquouille la Fripouille dans Les Visiteurs, celui du Gaulois Astérix dans les premières adaptations en prises de vues réelles de la bande-dessinée à succès ou encore dans le rôle du bourgeois Claude Verneuil dans Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?.

Mais au-delà de son travail d’acteur – et de scénariste également –, Christian Clavier est aussi un spectateur. Et c’est ainsi qu’il nous a révélé, en 2014 donc, sa scène de cinéma préférée, une scène de la comédie classique de Blake Edwards avec le mythique Peter Sellers, La Party, sortie en 1968 (et en 1969 chez nous).

Pour rappel, La Party raconte les mésaventures de Hrundi V. Bakshi, un acteur indien extrêmement maladroit qui fait exploser un prestigieux décor hollywoodien et se retrouve par erreur invité à la soirée annuelle du studio. Et c’est dans ce film que l’on retrouve donc la scène préférée de Christian Clavier, une séquence qu’il nous a racontée en détail.

“Il y a (...) notamment une scène dans laquelle Peter Sellers [se rend] dans cette soirée où il s'est invité, chez un producteur extrêmement important, bourrée de snobs de Hollywood, lui-même étant un figurant indien. Donc il n’est pas du tout habillé en smoking, il est une pièce rapportée là-dedans.”

Il a continué : “Pour s’intégrer, il rit un peu à tout, il essaie de participer aux conversations. Et à un moment, il s’approche d’un couple qui est en train de discuter avec le maître de maison, (...) et de raconter qu’ils ont été séquestrés dans leur maison pendant deux heures et demie par des délinquants qui ont voulu leur piquer les bijoux et qui les ont molestés. Et il pense que c’est une blague, il rit à gorge déployée.”

Le comédien explique alors que même si les autres invités lui expliquent la situation, le personnage loufoque ne cesse de rire avant de s’en aller : “Ce moment décalé avec cet acteur de génie fait partie des scènes que j’ai toujours adorées.” 

26 avril 2025

La Féline : Il y a 83 ans, ce film inventait une technique de cinéma plus que jamais utilisée aujourd’hui

Depuis les années 2000, la peur au cinéma repose souvent sur un effet désormais entré dans le langage des cinéphiles : le jump scare (littéralement : le bond de peur). Mais d'où vient cette technique éculée désormais présente dans un film d'horreur sur deux ?

Le jump scare consiste à créer une attente auprès du spectateur - généralement en recourant à un silence prolongé - pour d'un coup faire surgir un son très puissant afin de le faire sursauter / le surprendre / lui faire peur. Le jump scare pouvant soit confirmer l'attente ou au contraire la désamorcer.

Le premier jump scare reconnu comme tel se trouve dans La Féline (Cat People) du réalisateur franco-américain Jacques Tourneur, sorti en 1942. Vous pouvez le découvrir et l'écouter ci-dessous. Il se trouve au coeur du film et joue bien sur une attente : Alice (Jane Randolph) se déplace seule dans la nuit après avoir décliné qu'on la raccompagne. Elle est suivie par Irena Dubrovna (Simone Simon, héroïne du film) qui a un certain penchant pour les panthères.

Le silence règne. Alice se sent suivie mais ne repère personne, elle se hâte et commence à avoir peur. Elle avance de plus en plus vite dans un silence pesant jusqu'à ce qu'un bruit félin retentisse brièvement, couvert par le freinage puissant d'un bus (le jump scare). Alice y monte et le chauffeur lui dit : "On dirait que vous avez vu un fantôme !" Les fourrés bruissent, elle a sans doute échappé à un grand danger (le jump scare a désamorcé l'attente du spectateur qu'Irena attaque la jeune femme).

Certains cinéphiles arguent du fait que Citizen Kane avait créé cet effet un an avant, mais il ne suivait pas vraiment ce qui est devenu l'essence du jump scare et, de l'aveu d'Orson Welles, n'était destiné qu'à "réveiller le public".

Depuis le début des années 2010, le jump scare est devenu un ressort très utilisé dans le cinéma d'horreur, notamment par la firme Blumhouse, qui a fait sa renommée sur des films reposant fortement sur cette technique tels que Paranormal Activity ou Sinister. La tendance se poursuit aujourd'hui, et le "bond de peur" semble avoir encore de beaux jours devant lui ! 

Scream 7 : la vraie raison du départ du réalisateur Christopher Landon

Après avoir mis en scène les films d'horreur Happy Birthdead et sa suite, Freaky et We Have a Ghost, le réalisateur américain Christopher Landon (fils de Michael Landon, alias Charles Ingalls dans La Petite Maison dans la prairie) avait été annoncé à la réalisation du septième volet de la lucrative saga Scream.

Pourtant, en décembre 2023, après l'éviction de Melissa Barrera à la suite de ses prises de position dans le conflit israélo-palestinien, et le départ de Jenna Ortega, le cinéaste annonce qu’il quitte le projet.

Dans un post publié sur X, il écrit :"Je crois que c'est le bon moment pour annoncer que j'ai quitté Scream 7 depuis plusieurs semaines. Cela risque de décevoir certains d'entre vous et d'en réjouir d'autres. C'était un job de rêve, c'est devenu un cauchemar. Mon cœur s'est brisé pour tous ceux qui ont été impliqués.

Mais il est temps d’avancer. Je n'ai rien de plus à apporter au débat, si ce n’est que j’espère que l’héritage de Wes Craven va prospérer et s’élever au-dessus du chaos d’un monde divisé. Ce que Kevin Williamson et lui ont créé est quelque chose d’incroyable, et j’ai été honoré de pouvoir profiter, même le plus brièvement, de leur éclat."

Deux mois plus tard, le réalisateur rejoignait le projet Drop, actuellement à l'affiche. Un film pour lequel Christopher Landon dit s’être inspiré d’un autre long-métrage de Wes Craven : Red Eye.

Lors de la promotion de son thriller horrifique, Christopher Landon est revenu sur les raisons de son départ de Scream 7, au micro de Vanity Fair, et a expliqué avoir reçu des menaces de mort après le licenciement de Melissa Barrera.

"J'ai reçu des messages disant : “Je vais trouver vos enfants et je vais les tuer parce que vous soutenez les meurtres d'enfants.” Le chef de la sécurité de plusieurs studios et le FBI ont dû examiner les menaces. C'était très agressif et vraiment effrayant."

Christopher Landon explique avoir été accusé, sur les réseaux sociaux, d’être à l’origine du licenciement de la comédienne parce qu’il était le réalisateur. "Je pense qu’en l’absence de compréhension du fonctionnement d’Hollywood et de la hiérarchie, les fans se sont dit : “C’est lui.” Et ils sont venus me chercher, les couteaux en l’air. "

" Je ne l’ai pas renvoyée", précise le réalisateur, avant d’ajouter : "Beaucoup de gens pensent que j’ai quelque chose à voir avec ça, mais ce n’est pas moi qui l’ai fait. Je n’avais aucun contrôle sur la situation."

Suite à ces menaces, le cinéaste a préféré quitter une aventure devenue cauchemar. Il a alors rejoint Drop Game, dans lequel ses deux protagonistes, incarnés par Meghann Fahy et Brandon Sklenar, vont passer la pire soirée de leur vie.

Le film suit Violet, une jeune veuve qui, pour son premier rendez-vous depuis des années, se rend dans un restaurant très chic où celui qu’elle doit y retrouver, Henry, s’avère encore plus charmant que séduisant. Mais leur alchimie naissante va vite être gâchée lorsque Violet se voit harcelée, puis terrorisée, par une série de messages anonymes sur son téléphone.

Contrainte au silence, elle doit suivre les instructions qu’elle reçoit, sous peine que la silhouette encapuchonnée visible sur les caméras de sécurité de sa propre maison ne tue son jeune fils, gardé par sa tante, la sœur de Violet. Si elle ne fait pas exactement ce qui lui est ordonné, ceux qu'elle aime le plus mourront.

Drop Game est actuellement à voir au cinéma.

Charlize Theron a plus de difficultés à tourner des films d'action aujourd'hui

La capacité de Charlize Theron à dégager une force de caractère palpable à l’écran est inégalée, surtout lors de scènes particulièrement physiques. Au cours de sa carrière, elle a consolidé sa position parmi les plus grandes stars du cinéma d’action grâce à des rôles dans des blockbusters majeurs comme Atomic Blonde, Mad Max: Fury Road et The Old Guard – et The Old Guard 2 cette année.

À l’âge de 49 ans, l’actrice oscarisée livre régulièrement des performances exceptionnelles dans des films à sensations fortes. Pourtant, elle a révélé qu’à ce stade de sa carrière, un aspect de la réalisation de ce genre de longs métrages la déprime profondément.

La nature exigeante de la production de films d’action est évidente, impliquant une chorégraphie méticuleuse des scènes de combat par les réalisateurs et les coordinateurs de cascades. Les acteurs qui participent à ces scènes doivent exceller tant du côté physique que du côté mental.

Charlize Theron est une experte dans le domaine, reconnaissant l’importance de sa propre contribution physique afin de ne pas se reposer uniquement sur sa doublure. Cependant, les conséquences d’un tel effort nécessitent une récupération plus longue, comme elle l’a expliqué à Allure, soulignant les changements physiques qu’elle a subis au fil des ans.

“Ce qui me déprime vraiment, c’est que lorsque je tourne des films d’action maintenant et que je me blesse, il me faut beaucoup plus de temps pour guérir que lorsque j’avais 20 ans. Plus que mon visage, j’aimerais avoir le corps que j’avais à 25 ans et pouvoir me jeter contre un mur sans avoir mal le lendemain. Maintenant, si je ne fais pas d’exercice pendant trois jours et que je retourne à la salle de sport, je ne peux pas marcher. Je ne peux pas m’asseoir sur les toilettes. Tous ces moments sont très concrets.”

Ce n’est pas que la récupération physique après un tournage musclé qui est devenue de plus en plus difficile pour Charlize Theron, mais aussi prendre puis perdre du poids pour un rôle, comme elle l’a fait autrefois.

“Je ne tournerai plus jamais dans un film en disant : ‘Oui, je vais prendre 18 kilos.’ ​​Je ne le referai plus jamais, car c’est impossible de les perdre”, a-t-elle également déclaré à Allure. “À 27 ans, j’ai joué dans Monster. J’ai perdu 13 kilos en une nuit. J’ai sauté trois repas et j’ai retrouvé mon poids normal.”

Charlize Theron a remporté l’Oscar de la meilleure actrice pour Monster, film dans lequel elle donnait la réplique à Christina Ricci. Elle avait déjà confié avoir facilement retrouvé son poids original après le drame policier biographique de 2003. Mais elle a confié qu’avec l’âge, perdre les kilos gagnés pour des rôles était devenu presque impossible. Et elle l’a constaté en prenant 23 kilos pour sa comédie dramatique Tully en 2018.

“Puis je l’ai fait à 43 ans pour Tully, et je me souviens qu’après un an d’efforts pour perdre du poids, j’ai appelé mon médecin et je lui ai dit : ‘Je crois que je suis en train de mourir, car je n’arrive pas à perdre ce poids.’ Et il m’a répondu : ‘Tu as plus de 40 ans. Calme-toi. Ton métabolisme n’est plus ce qu’il était.’ Personne ne veut entendre ça”, a déclaré l’actrice.

Dans Tully, qu’elle a produit aux côtés du réalisateur Jason Reitman, Charlize Theron a incarné une mère de trois enfants épuisée. En 2018, elle avait confié avoir dû faire face à une dépression pendant sa transformation. Il lui a fallu un an et demi pour perdre les kilos en trop qu’elle avait pris pour le rôle, une expérience qu’elle a qualifiée de “très longue”.

Mais tous ces désagréments n’empêchent cependant pas Charlize Theron de continuer à entreprendre – et à exceller – dans des rôles physiques.

On pourra bientôt la retrouver dans les films d’action Atomic Blonde 2, The Old Guard 2, qui sortira le 2 juillet prochain, et Two for the Money. Elle devrait également revenir du côté de Marvel après son apparition à la fin de Doctor Strange 2. Elle est aussi attendue dans le prochain film d’Alfonso Cuarón, Jane, ainsi que dans le thriller Apex et le prochain film de Christopher Nolan, The Odyssey, une adaptation de L’Odyssée d’Homère.

En attendant, Charlize Theron est à retrouver dans Fast & Furious X, disponible en VOD, ou encore dans The Old Guard, disponible sur Netflix.

25 avril 2025

Le coup de gueule de Hugh Grant contre les écoles privées et huppées « ridicules » de ses enfants

Hugh Grant n’y est pas allé de main morte contre les pratiques de « certaines écoles privées et huppées ridicules ». L’acteur de 64 ans a pris part à une discussion organisée par la campagne Close Screens Open Minds (fermez les écrans, ouvrez les esprits), qui cherche à faire interdire l’usage des écrans de type téléphones portables, ordinateurs et tablettes, dans les écoles.

Un combat que la star de Coup de foudre à Notting Hill semble avoir rejoint dans l’intérêt de ses enfants. Hugh Grant en a eu trois avec son épouse Anna Eberstein, et deux autres avec son ancienne compagne Tinglan Hong. Et si la progéniture de la star de Love Actually peut naturellement se permettre de fréquenter des écoles « privées et huppées », ces dernières ne sont pas moins « ridicules » pour leur père qui aimerait que ses enfants passent plus de temps à l’extérieur que sur des écrans.

« Ce sont (ces écoles) qui disent que (les enfants) ne vont pas jouer dehors aujourd’hui parce qu’il pleut, ou qu’ils ne peuvent pas aller sur le portique d’escalade parce qu’il y a du vent. C’est pathétique », a-t-il lancé, selon The Telegraph. Sa colère à ce sujet a redoublé lorsque l’établissement de ses enfants s’est félicité de ses méthodes de travail avec des appareils électroniques. « "Nous donnons un Chromebook à chaque enfant, et ils font beaucoup de cours sur leur Chromebook, et ils font tous leurs devoirs sur leur Chromebook" », a cité l’acteur au souvenir de ce que lui a expliqué l’école. « On s’est dit : "C’est la dernière putain de chose dont ils ont besoin, et la dernière chose dont nous avons besoin". ».

Pour remédier à la situation, la star de Wonka s’est imaginé l’émergence d’un « ensemble d’écoles » de type « héroïque » « pour briser le moule ». Il espère aussi qu’une « masse de parents critiques » s’exprimera à l’avenir afin d’« effrayer » les « politiciens » et les écoles craignant « de perdre leur commerce ». Pour cette discussion, l’acteur était accompagné d’une cousine au second degré du roi Charles III, Sophie Winkleman, et de l’auteur et psychologue américain Jonathan Haidt, qui a exprimé son inquiétude face à « l’épidémie de maladies mentales » liée à l’usage excessif des écrans.

Sydney Sweeney devrait porter l'adaptation de Split Fiction au cinéma

Déjà embarquée dans l’adaptation ciné du jeu d’arcade culte des années 80, OutRun, dont elle sera productrice, Sydney Sweeney ne compte visiblement pas lever le pied.

L’actrice américaine va enfiler une nouvelle fois le costume de game heroine : selon Variety, elle tiendra l’un des rôles principaux de l’adaptation cinéma de Split Fiction, réalisée par Jon M. Chu, qui a cartonne cette année avec son adaptation de Wicked.

Le scénario sera signé par les scénaristes de Deadpool & Wolverine, Rhett Reese et Paul Wernick – autrement dit, attendez-vous à un cocktail de punchlines, d’action débridée et d’univers complètement barrés.

Produit par Mike Goldberg et Dmitri M. Johnson via Story Kitchen (ex-dj2 Entertainment), le projet est actuellement proposé aux studios, avec la boîte de prod du réal, Electric Somewhere. À noter que Sydney Sweeney ne se contentera pas d’être devant la caméra : elle endosse aussi le rôle de productrice exécutive.

Mais Split Fiction, c’est quoi au juste ? Imaginé par le créateur de It Takes Two, Josef Fares, le jeu (développé par Hazelight Studios et publié par Electronic Arts) mélange science-fiction et fantasy dans une aventure coopérative haletante. On y suit Mio et Zoe, deux autrices qui rêvent d'être publiées, qui se retrouvent aspirées dans leurs propres récits, contraintes de survivre dans les mondes qu’elles ont elles-mêmes inventés. Gameplay en écran scindé, plateformes, pouvoirs distincts... un terrain de jeu explosif, idéal pour une adaptation grand spectacle.

Sorti le 6 mars dernier seulement, le jeu a cartonné dès son lancement, cumulant plus de deux millions de ventes en une semaine et des critiques ultra-positives. Reste à savoir quel rôle jouera Sweeney : la mystérieuse Zoe, ou l’intrépide Mio ?

Pour le boss de Netflix, voir des films au cinéma "est un concept dépassé !"

La question claque dans l'air dès les premières secondes de l'entretien : "Avez-vous détruit Hollywood ?"

Le co-PDG de Netflix, Ted Sarandos, était en conférence hier soir avec  le rédacteur en chef du Time Magazine, lors du Time100 Summit. L'occasion de faire un état des lieux du cinéma et de l'industrie. Sans surprise, sa réponse a été claire : "Non, nous sommes en train de le sauver".

Et Ted Sarandos d'expliquer dans la foulée pourquoi Hollywood est en souffrance depuis quelques années, tandis que Netflix croît encore et encore :

"Netflix est une entreprise très centrée sur le consommateur. On se soucie vraiment de livrer les programmes comme vous voulez les regarder."

Pour le boss de l'entreprise de streaming n°1 dans le monde, si le box-office mondial rame autant, c'est un symptôme du mal qui ronge le milieu : "Qu’est-ce que ça dit ? Qu’est-ce que le public essaie de nous faire comprendre ? Qu’il préfère regarder les films chez lui, merci bien ! Les studios et les cinémas se battent pour préserver cette fenêtre de 45 jours qui n’a plus rien à voir avec l’expérience actuelle du spectateur, qui est juste d’aimer un film."

Ted Sarandos fait ici référence à la chronologie des médias américaine selon laquelle dans les 45 jours suivant la sortie d’un film, il ne peut être diffusé qu’en salle de cinéma, pas en streaming ni en VOD. En revanche, il peut désormais sortir en DVD dans les 17 jours qui suivent.

Cedi étant dit, Netflix n’a pas complètement tourné le dos aux salles obscures : la plateforme détient notamment le Bay Theater à Los Angeles et le Paris Theater à New York. Deux cinémas que Netflix a, selon Sarandos, « sauvés » d’une reconversion en pharmacie : "On ne les a pas sauvés pour sauver l’industrie des cinémas. On les a sauvés pour préserver l’expérience du cinéma."

La plateforme est aussi contrainte de proposer des sorties limitées en salle pour que certains de ses films visant des Oscars puissent être éligibles comme Glass Onion (2022) ou Emilia Pérez (2024). "On fait ces sorties sur mesure… Il faut cocher quelques cases pour les Oscars, faire tourner le film un peu, ça aide aussi dans le cycle médiatique. Mais j’ai toujours encouragé les réalisateurs avec qui on travaille à se concentrer sur le public. Faites un film que les gens aiment, et ils vous le rendront bien."

Bien entendu, le boss de Netflix prêche pour sa paroisse, et sans détour, il estime que le modèle de la salle de ciné est carrément révolu !

"Beaucoup ont grandi avec ce rêve : faire des films pour un écran géant, pour une salle remplie d’inconnus et qui resterait deux mois à l'affiche avec des séances pleines et des gens qui pleurent… Mais ça, c'est un concept dépassé !"

Selon Sarandos, créer des œuvres pour les salles, le cinéma en tant qu'expérience collective, est une idée obsolète :

"Je pense que oui, cette idée est dépassée. Pour la majorité des gens, pas pour tout le monde. Si vous avez la chance d’habiter Manhattan, vous pouvez peut-être aller au cinéma à pied, à côté de chez vous et c’est génial. Mais ce n’est pas le cas de la majorité du pays."

Il met alors le doigt sur l'obligation quasi systématique de faire un déplacement, en voiture, pour aller voir un film dans une salle, dans la plupart des villes américaines.

Finalement, le businessman assure ne pas être contre les cinémas, "mais leur déclin ne me dérange pas. Ce qui me dérangerait, c’est que les gens arrêtent de faire de grands films".

Et il met Hollywood en garde : ne vous laissez pas piéger par le fantasme de l’expérience en salle. Ne vous enfermez pas dans cette idée que les films doivent être vus comme vous voulez qu’ils soient vus : "Ce qui compte, c’est comment le public veut les voir. C’est ça, l’avenir de l’industrie."

Une nouvelle vision du cinéma, de Hollywood et de l'industrie en général qui ne devrait pas manquer de faire réagir dans les jours voire les années qui viennent.

A l'âge de 11 ans, Ben Affleck a été subjugué par Retour vers le futur

Célèbre pour avoir interprété de nombreux personnages mythiques du cinéma, tels que le Chevalier Noir dans Batman v Superman, le super-héros Daredevil, le criminel Doug MacRay dans The Town ou encore le pilote de guerre Rafe McCawley dans Pearl Harbor, Ben Affleck n'a pas toujours été la star hollywoodienne que l'on connaît aujourd'hui.

Il y a de nombreuses années, avant de connaître la popularité, lui aussi faisait partie de ces jeunes spectateurs dont les yeux brillaient dans les salles obscures, au fond de leur fauteuil rouge.

En effet, ainsi qu'il l'a récemment raconté lors de son dernier passage sur le plateau de Jimmy Kimmel, c'est en découvrant le premier volet de la trilogie Retour vers le futur qu'il a vécu l'un de ses plus beaux souvenirs de cinéma :

"Je me souviens être allé à une projection de Retour vers le futur, m'être retrouvé dans le métro en rentrant chez moi et avoir pris cette décision consciemment, 'ceci est le meilleur film jamais réalisé'", a-t-il ainsi raconté avant d'ajouter que cette expérience inoubliable l'avait incité, un peu plus tard, à suivre l'interprète du Doc en pleine rue !

"Un an plus tard, il me semble que Christopher Lloyd jouait dans une pièce à Boston. Je l'ai aperçu dans la rue, je n'avais jamais vu de célébrité ou d'acteur de toute ma vie auparavant. J'avais probablement 11 ou 12 ans. Et plus tard, j'ai réalisé que je l'avais suivi sur 10 pâtés de maisons. Je l'ai littéralement stalké !"

Un peu plus d'une décennie après, Ben Affleck faisait à son tour ses premiers pas à Hollywood. Après avoir joué les figurants aux côtés de Matt Damon dans le drame Jusqu'au bout du rêve, il co-signait le scénario du mythique Will Hunting, et s'ouvrait ainsi un bel horizon vers le succès.

Thomas Dutronc prépare un hommage à sa mère, Françoise Hardy

Malgré l’immense humilité de sa mère, Thomas Dutronc compte bien lui rendre un hommage à la hauteur de l’artiste qu’elle était. Le chanteur de 51 ans, actuellement en tournée pour son dernier album Il n’est jamais trop tard, a avoué que ce « projet » avait commencé à faire son bout de chemin dans son esprit alors que le premier anniversaire de la disparition de la chanteuse de Comment te dire adieu, décédée à 80 ans le 11 juin dernier, approche à grands pas.

« Je vais rendre hommage à ma mère, d’une manière ou d’une autre », a-t-il confié au magazine Gala dans les coulisses de sa tournée. Une idée qu’il présente comme un véritable « défi » en raison de la place qu’elle prend « dans ma tête comme dans mon cœur ». « Peut-être avec un super groupe acoustique et un orchestre de cordes, je ne sais pas encore. J’y pense très fort. Même si, la connaissant, elle n’aurait certainement pas voulu, et m’aurait expliqué que ce n’est pas mon rôle… »

Mais Thomas Dutronc, fruit de l’amour entre sa mère et le musicien Jacques Dutronc, a été témoin des effets retentissants de la mort de la chanteuse tels qu’elle ne l’aurait « jamais imaginé », notamment en raison de sa grande discrétion vers la fin de sa vie, et de son humilité face à la célébrité : « Elle avait tendance à se déprécier tout en sachant qui elle était, ce qu’elle valait. »

Françoise Hardy était aussi, d’après son fils, une femme de « principes » un tantinet têtue. « Elle savait être cassante, avait beaucoup de principes, a-t-il expliqué. Par exemple, elle a refusé de prendre des antidépresseurs pendant qu’elle suivait ses chimiothérapies. Un geste courageux, certes, mais quand même un peu une connerie. » Pourtant, il arrivait à la chanteuse de Tous les garçons et les filles de souffrir de « quelques névroses » qu’elle a léguées à son fils, en plus de leur demeure de Monticello en Haute-Corse et de quelques sous. « Elle n’a pas tout dépensé ! », a-t-il précisé.

Par ailleurs, Jacques Dutronc, qui était séparé de Françoise Hardy depuis les années 1990 sans n’avoir jamais officialisé leur divorce, profiterait lui aussi de la demeure de la chanteuse à Monticello. Mais au-delà de ses habitudes de « squatteur » que lui attribue son fils, le chanteur de L’opportuniste aurait surtout en tête de profiter du temps qui lui reste auprès de lui. « Papa a 82 ans et, même s’il fait attention à lui depuis quelques années, je ressens l’urgence de passer plus de temps à ses côtés, a reconnu Thomas Dutronc. Il me l’a dit sans me le dire, c’est très touchant. »