24 octobre 2020

Johnny Hallyday : cet « échec » qui lui a « brisé le coeur »

Le rêve américain de Johnny Hallyday n'a pas toujours été heureux. A l'occasion de la sortie du coffret du dernier road trip du rockeur, ses proches se sont confiés sur son amour des USA dans 50 Minutes Inside ce samedi 24 octobre. L'occasion pour eux de se rappeler de la fascination qu'avait le Taulier pour les Etats-Unis, où il pouvait profiter de son anonymat, mais également de son dernier voyage avant de rendre son dernier souffle. Si Johnny Hallyday a toujours été attaché aux USA, il n'y a pourtant pas vécu que de bons moments. En 1996, il avait décidé de se lancer sur les scènes américaines en donnant un concert à l'Aladdin-Hotel-Casino, devant 6 à 7.000 fans venus de France, qui avaient déboursé 7.300 francs pour deux jours à Las Vegas. Ce soir-là, le showman n'a pas pu assurer la prestation de ses rêves, victime d'une trachéite.

"A ce moment-là de sa vie, il s'est dit : 'Ok, je vais m'attaquer à un mythe' qu'est la salle de l'Aladdin à Las Vegas, qui est la salle d'Elvis Presley en fait", a raconté la journaliste Anne-Sophie Jahn, autrice des Sept péchés capitaux du rock. En donnant ce concert, Johnny Hallyday "pensait peut-être récupérer une clientèle américaine, parce qu'il a fait tout le show, pratiquement, en anglais", s'est souvenu Jean Basselin, son ami : "Tous les gens qui sont venus de France pour voir Johnny Hallyday à Las Vegas ont été déçus parce qu'ils veulent Gabrielle..." Résultat pour le Taulier : son concert dans la cité du vice est un "échec" cuisant. "C'était quelque chose qui aurait dû être unique et qui en fait, lui brise le coeur", a résumé Anne-Sophie Jahn sur TF1. Mais pour Johnny Hallyday, ce concert restera tout de même l'un des plus mémorables de sa longue carrière.

"Pour l'occasion, et à l'attention de ses fans les plus dévoués, Johnny mais au point un nouveau disque, Destination Vegas, qui sort juste après le concert, composé de treize nouvelles chansons créées ou adaptées uniquement pour ce concert unique, écrivait Florent Zadie dans son livre, Johnny Hallyday: L'incroyable destin. Il renoue pour l'occasion avec l'esprit du rock'n'roll, reprenant des standards américains des années 1950 aux années 1970." La bête de scène qu'était Johnny n'a pas fait mentir sa réputation à Las Vegas. "Le rockeur triomphant au milieu de ses fans sera immortalisé sur un album live, un de plus, intitulé Live At The Aladdin Theatre, qui sortira en 2003, quelques années plus tard, racontait l'auteur. Ce projet dingue, sans équivalent en France (...) est un aboutissement pour Johnny." Un aboutissement mais aussi le début d'une nouvelle vie car après cela, "il a besoin de reprendre son souffle, d'autant que l'arrivée de Laetitia dans sa vie remet en cause une partie de son entourage et de sa manière de fonctionner".

Thierry Ardisson raconte son « coup de foudre » pour Audrey Crespo-Mara

L'amour à ses raisons... Depuis plus de dix ans, c'est une idylle parfaite que vivent Thierry Ardisson et Audrey Crespo-Mara. Plutôt discrets sur leur histoire, la journaliste et l'homme en noir sont devenus inséparables. Et pourtant, lors de leur rencontre, rien n'était joué. Car à l'époque, l'un comme l'autre était marié. Invité sur les ondes de RFM ce vendredi 24 octobre, Thierry Ardisson s'est souvenu avec beaucoup d'émotion de la première fois qu'il a croisé la route d'Audrey Crespo-Mara. "Je crois que j'ai rencontré la femme de ma vie", explique-t-il à son propos avant de revenir sur le début de leur amour : "À un moment comme elle était mariée, moi aussi, donc on avait fait un break, on s'est dit, non tant pis, elle m'a dit : 'je t'aime' mais tant pis on va faire un break et puis au bout d'une semaine, émission le jeudi et donc ce jeudi-là alors que j'avais toujours fait mes émissions, j'arrive pas à la faire."

"J'appelle Françoise, mon attachée de presse je lui dis : 'J'arrive pas à y aller, je peux pas, Audrey...' Elle me dit : 'Appelle là'. J'appelle Audrey, je lui dis cette phrase inoubliable : 'Quand tu n'es pas là, il est mort le soleil', a raconté Thierry Ardisson, en citant les paroles d'une chanson de Nicoletta. J'aurais pu citer Alfred de Vigny ou Musset mais j'ai dit : 'Quand tu n'es pas là il est mort le soleil'." Très touchée par cet appel de Thierry Ardisson, Audrey Crespo-Mara n'a pas réfléchi avant de le rejoindre. "Elle a pris un taxi, elle a débarqué chez moi, j'étais en larmes dans le salon, j'ai dit : 'A partir de maintenant, on ne se quitte plus', et on a divorcé. C'est un coup de foudre", a raconté l'homme en noir, toujours aussi de celle qui a fait chavirer son coeur il y a une dizaine d'années. La journaliste est elle aussi épanouie dans son couple. Pourtant au départ, elle était angoissée par leur histoire.

Notamment car à l'époque, leurs coeurs étaient déjà pris. Mais lucides sur la situation de leurs unions, Thierry Ardisson et Audrey Crespo-Mara ont tout simplement préféré écouter leurs coeurs. "Nos deux histoires d'amour aussi fortes qu'elles aient pu être étaient finissantes, mais nous avions peur de faire souffrir nos enfants. Ça a été un coup de foudre, pas un coup de tête", assurait la journaliste dans les colonnes de Gala. Et pourtant, son avis au sujet de son mari n'était au départ vraiment pas dithyrambique. "J'avais l'image de quelqu'un de brillant certes, mais cassant et froid, racontait-elle à nos confrères. J'ai découvert un homme d'une élégance et d'une bienveillance rares. A un moment donné, il m'a dit: 'Je sais que j'aurai une troisième femme...' Et moi, instantanément, j'ai su que je serais cette femme. Ça a été une évidence !" 

Daniel Balavoine : cette chanson cachée au texte extrêmement fort, dévoilée

C'est une nouvelle qui va ravir les admirateurs de Daniel Balavoine. En janvier 1986, le chanteur a perdu la vie dans un terrible accident d'hélicoptère sur le Dakar. Trente-cinq ans après sa mort, l'intégralité de ses chansons va être regroupées sur un album événement, qui paraîtra dans les prochaines semaines. Comme l'a annoncé RTL, elle comportera seize disques ou neuf vinyles remastérisés par son ingénieur du son ainsi qu'un livret de 47 pages sur lesquelles figureront des photos rares de Daniel Balavoine. Et ce n'est pas tout. En regroupant les titres du chanteur, ses proches sont tombés sur un petit trésor : une chanson inédite, qu'il a enregistrée en 1977 pour figurer sur son album Les Aventures de Simon et Gunther et qui s'intitule J'étais devenu un homme. "Appuie bien les coups que tu donnes, les coups et les messages. Elle voulait que je sois un homme toujours prêt au combat...", chante-t-il notamment.

Selon les informations de BFMTV, cette chanson a été retrouvée totalement par hasard. "Depuis deux ans, avec la famille de Daniel Balavoine, on a repris le travail en numérisant toutes les bandes, y compris les bandes multipistes - la difficulté est de retrouver un magnétophone pour les lire. À partir du moment où on décode toutes ces bandes multipistes, on trouve des choses qu'on n'a jamais entendues, raconte Bruno Haye, le responsable artistique du catalogue Balavoine. Et là, précisément, miracle, on a trouvé cette chanson complètement inédite, qui était sur une bande de 1977." Dans les colonnes du Parisien, il s'est étendu sur "un des miracles de ce métier". Il faut dire que pour retrouver ce titre inédit de l'interprète de Tous les cris, les SOS, ses proches ont eu un peu de chance.

"Nous avons repris les bandes multipistes de ses disques, c'est-à-dire l'enregistrement de tous les instruments. C'est assez rare car il n'y a que deux magnétos en France qui permettent de lire ces bandes. Et pendant le confinement, j'ai découvert cette chanson cachée. Je ne la connaissais pas, j'ai demandé à Andy Scott... Il ne l'avait pas mixée à l'époque et l'avait complètement oubliée", a raconté le professionnel, encore ému par cette fantastique découverte. A l'époque de l'enregistrement de ce titre inédit, qui raconte la violence banalisée, il avait été refusé de figurer sur le deuxième album de l'artiste. Les fans de Daniel Balavoine vont donc avoir la chance de découvrir une piste inédite de deux minutes et trente secondes où la voix du chanteur mort il y a trente-cinq ans est intacte.

Michel Drucker : après son opération du coeur, l’animateur va mieux

Les nouvelles sont rassurantes pour Michel Drucker. L'emblématique animateur de Vivement dimanche a été opéré du coeur samedi 26 septembre. Sportif, il a été alarmé par un essoufflement inhabituel durant ses vacances d'été. Emmené à l'hôpital les médecins lui ont "débouché les artères coronaires, qui ont pour rôle de vasculariser le muscle cardiaque, afin de prévenir tout infarctus" , comme l'expliquaient nos confrères du Parisien. "Heureusement, l'intervention chirurgicale de Michel s'est bien passée. Il est combatif et le moral est bon. C'est annonce va être un choc pour son public, mais il tient à rassurer tout le monde", avait expliqué Delphine Ernotte. En attendant d'être remis sur pied, l'animateur du service public poursuit sa convalescence et devra encore attendre quelques mois pour retrouver le canapé rouge de Vivement dimanche. S'il n'a pas encore pris la parole après son opération, ses proches donnent régulièrement de ses nouvelles.

Ce samedi 24 octobre sur les ondes de RTL, son ami Michel Boujenah a tenu à rassurer les fans de Michel Drucker. "Je lui ai envoyé un message ce matin, il m'a répondu en me disant qu'il allait mieux. C'est un homme formidable. Il est d'une droiture et d'une fidélité... C'est rare", a expliqué le comédien. Comme lui, sa coproductrice s'est voulue rassurante. "Il va mieux, il a le moral, assurait Françoise Coquet dans les colonnes du Parisien. Il a eu un triple pontage. Il avait des douleurs les premiers jours, mais il est resté très courageux. Michel Drucker doit maintenant faire de la rééducation." Opéré il y a pris d'un mois, l'animateur a vu sa condition physique baisser. "En trois semaines sans bouger de son lit, il a maigri et perdu des muscles. Mais il a envie de vite récupérer sa forme", continuait-elle.

En convalescence depuis son opération du coeur, Michel Drucker continue tout de même de se tenir informé de l'actualité. "Le matin, il allume CNews pour l'émission de Pascal Praud. Il aime bien aussi Faustine Bollaert (dans Ça commence aujourd'hui en début d'après-midi sur France 2). Et il était devant la série Le mensonge, avec Daniel Auteuil", racontait sa coproductrice. Comme la majorité des téléspectateurs, c'est avec beaucoup d'étonnement et une grande inquiétude que les proches de Michel Drucker ont appris son opération du coeur. "Sa productrice me disait qu'elle fumait, ne faisait pas de sport et qu'ils avaient tous deux le même âge mais que c'était Michel qui était à l'hôpital, racontait son ami Philippe Geluck dans les colonnes de Télépro. Allons comprendre. C'est injuste mais il va bien." Désormais pour l'animateur de Vivement dimanche, il va falloir se remettre totalement de cette hospitalisation importante.

Eva Mendes : pourquoi elle ne voulait pas avoir d’enfants avant de rencontrer Ryan Gosling

Leur rencontre a tout bouleversé... Depuis septembre 2011, Eva Mendes est en couple avec Ryan Gosling. Si la comédienne de 46 ans n'avait jamais exprimé son désir d'enfants, c'est sa rencontre avec la star de La La Land qui l'a fait se détourner peu à peu des plateaux de tournage afin de pouponner ! Ensemble, le couple a eu deux filles : Esmeralda (6 ans) et Amada (4 ans). En avril 2019, c'est pour Women's Health que la jolie brune avait révélé comment son désir de maternité était né : "Ryan est arrivé. Je veux dire, je suis tombée amoureuse de lui. Ça a pris tout son sens d'avoir... pas simplement des enfants mais ses enfants." Invitée de l'émission de radio Fitzy & Wippa, Eva Mendes est revenue sur ce bouleversement. Interrogée sur la possibilité qu'elle retourne à la comédie après six ans d'interruption, elle a révélé : "Je suis prête maintenant que mes enfants sont un peu plus grands, mais je n'ai jamais voulu envoyer le mauvais message aux jeunes femmes. Vous ne devez pas choisir l'un ou l'autre."

Star des films 2 Fast 2 Furious, Hitch expert en séduction ou encore Ghost Rider, Eva Mendes a affirmé qu'elle se sentait chanceuse d'avoir eu une carrière et une famille : "J'ai eu la chance de travailler dur pendant 20 ans. Je n'avais jamais voulu de bébé avant de tomber amoureuse de Ryan, et tout s'est mis en place quand j'avais 40 ans et que j'ai eu mon premier bébé. Je pense que j'avais 42 ans pour le deuxième, donc ça a marché de cette façon que j'ai eu une carrière et ensuite, je me suis tournée vers ma famille." Malgré tout, la star pense vraiment revenir bientôt sur le grand écran : "J'ai l'impression qu'il est temps (...) Je ne veux rien faire de violent. Je ne veux pas faire quelque chose de risqué. Je pense que la seule chose qui reste est Disney!"

Si le duo forme l'un des couples les plus discrets de Hollywood, Ryan Gosling avait fait une magnifique déclaration d'amour à la mère de ses deux filles lorsqu'il avait reçu le Golden Globe du meilleur acteur pour La La Land en 2017. Ému, il avait confié : "Je voudrais remercier correctement une personne en particulier. Pendant que je dansais, chantais, que je jouais du piano, que je vivais la meilleure expérience possible sur un film, ma compagne élevait notre fille, était enceinte de la seconde, et tentait d'aider son frère à combattre le cancer. Si elle n'avait pas tout assumé, je n'aurais pas vécu ça. Ma chérie, merci, je voudrais dire à mes filles, Amada, Esmeralda, je vous aime, et j'aimerais dédier ça à la mémoire de son frère, Juan Carlos Mendes."

Petit Vampire : les références au cinéma d'horreur dans le film de Joann Sfar

"Je serai le mec qui a réussi à recycler Massacre à la tronçonneuse dans un film pour enfants. Je suis très content de moi", nous dit Joann Sfar avec le sourire. Car Petit Vampire n'est pas que l'adaptation des bandes-dessinées qu'il a signées depuis 1999 : c'est aussi, comme il le dit "un conte pour cinéphiles", qu'il a parsemé de références au cinéma d'horreur. A notre micro, il revient sur quelques-unes d'entre elles, de Nosferatu à Frankenstein, en passant par le classique de Tobe Hooper.

Kim Cattrall : ce terrible drame qu’elle a évité de justesse grâce à sa mère

À 64 ans, Kim Cattrall souhaite profiter de la vie à fond ! Actuellement au Canada pour se rapprocher de sa mère, qui est en maison de retraite, l'interprète de Samantha Jones dans Sex and the City ne souhaite qu'une chose : vieillir sereinement et sans culpabilité. Dans un entretien accordé à Public, la comédienne a expliqué : "Nos sociétés, la pub, la télé... n'ont de cesse de nous pousser à combattre les stigmates du temps à grand renfort de crèmes, d'injections ou de pilules. Moi, j'ai décidé de ne pas travailler la façade, mais l'intérieur. Vieillir n'est pas une maladie qu'il faudra soigner !"

Si la jolie blonde est heureuse de vivre, c'est tout simplement, car deux drames ont marqué sa vie : un accident évité et le suicide de son frère. Se confiant sur sa joie de vivre, Kim Cattrall a expliqué : "Savez-vous pourquoi ? Parce que je n'oublie jamais que, le 21 décembre 1988, un Boeing 747 assurant le vol Pan Am 103 a explosé au-dessus du village de Lockerbie, en Écosse. Je devais prendre cet avion, mais j'ai annulé à la dernière minute, car j'avais oublié d'acheter une théière chez Harrods pour ma mère ! Je n'oublie également jamais que Chris, mon petit frère, s'est suicidé alors qu'il n'avait que 55 ans. Il me manque tant !"

C'est en février 2018 que le petit frère de Kim Cattrall s'est suicidé. Un an et demi après le drame, c'est pour le Daily Mail que la comédienne s'était confiée. Le cœur lourd, elle avait révélé : "Il y a un puits de tristesse en moi. Je suis différente maintenant et je ne serais plus jamais la même. Personne ne peut vous préparer à ça. Il souffrait de dépression, mais la dépression est une chose curieuse et elle est impossible à détecter si quelqu'un ne veut pas que vous le sachiez. Et donc, je n'en savais rien. Nous n'en savions rien. Et lorsqu'on perd un être cher avec le suicide, on se pose toujours la question : 'Si j'avais su, si j'avais pu, si seulement...' et c'est quelque chose qui vous hante. Et on doit apprendre à vivre avec ces questions qui n'en finissent pas, cette culpabilité qui n'en finit pas, cette frustration qui vous prend chaque jour parce que vous êtes dans une nouvelle réalité et il n'y a rien que vous puissiez faire pour la changer."

Arnold Schwarzenegger à l’hôpital : la star opérée du cœur et des poumons

À 73 ans, Arnold Schwarzenegger est en pleine forme et pour cause, il vient de subir une opération assez importante. Sur son compte Instagram ce vendredi 23 octobre 2020, l'acteur et ancien culturiste d'origine autrichienne a dévoilé une photo de lui allongé sur un lit d'hôpital et le pouce levé pour rassurer ses fans. "Merci à toute l'équipe de la clinique de Cleveland", commence-t-il reconnaissant, avant de préciser qu'il a désormais une toute "nouvelle valve aortique pour accompagner sa nouvelle valve pulmonaire", qui remonte à sa "dernière chirurgie".

Malgré le fait qu'il ait été opéré à deux reprises en peu de temps, Arnold Schwarzenegger est sur pied et serait même dans un état "fantastique". Le papa de Christina Maria, Patrick Arnold, Katherine Eunice, Joseph Baena et Christopher Sargent s'est même octroyé une petite visite de la fameuse ville située dans l'Ohio, où il a été hospitalisé. "Je suis déjà sorti marcher dans les rues de Cleveland pour profiter des incroyables statues", poursuit la star des films Terminator, qui a partagé des photos de sa balade urbaine sur le réseau social. L'ex-mari de la journaliste Maria Shriver a tenu aussi à remercier "chaque docteur et infirmière" qui s'est occupé de lui et lui a permis de retrouver une bonne santé.

De quoi faire le bonheur d'Arnold Schwarzenegger qui est désormais grand-père pour la première fois et pourra très certainement profiter au maximum de sa petite-fille. En effet sa fille aînée, qui partage la vie du comédien Chris Pratt, a donné naissance en août dernier à un bébé prénommé Lyla Maria. Pour rappel, l'acteur américain de 41 ans est de son côté, déjà papa d'un petit Jack âgé de 8 ans et issu de son ancien mariage avec Anna Faris.

23 octobre 2020

Inglourious Basterds sur Netflix : le film de Quentin Tarantino a mis plus de dix ans à voir le jour

Depuis la nouvelle homonyme d'Alphonse Daudet parue en 1869, on appelle "Arlésienne" un personnage dont on parle dans un récit, mais qui n'y apparaît jamais physiquement, à l'image de la mystérieuse mère dans les huit premières saisons d'How I Met Your Mother. Dans le milieu du cinéma, le terme s'applique également pour tous ces projets qui ne cessent de faire parler d'eux mais tardent à se concrétiser (quand ils voient vraiment le jour, ce qui n'est pas le cas de tous). Si L'Homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam en est l'un des meilleurs exemples, Inglourious Basterds de Quentin Tarantino n'est pas en reste dans ce registre. Disponible sur Netflix depuis ce 23 octobre, il lui a en effet fallu plus d'une décennie pour arriver sur grand écran.

Tout commence pendant la deuxième moitié des années 90. Auréolé d'une Palme d'Or et d'un Oscar du Meilleur Scénario Original grâce à Pulp Fiction, Quentin Tarantino s'apprête à entamer le tournage de son film suivant, Jackie Brown, adaptation d'un roman d'Elmore Leonard doublé d'un hommage à la blaxploitation. Mais il a déjà un autre long métrage en tête selon sa muse Uma Thurman, qui affirme qu'il planche sur un western spaghetti se déroulant pendant la Seconde Guerre Mondiale, une histoire de "mecs en mission" selon le principal intéressé, qui confirme les propos de son actrice et cite des classiques tels que Les Douze Salopards ou Les Canons de Navarone parmi ses sources d'inspiration. Sans se douter, alors, qu'il lui faudra s'armer de patience. Et nous aussi.

Jackie Brown sorti, QT se replonge dans ce projet appelé Inglorious Bastards (comme le film d'Enzo G. Castellari, devenu Une poignée de salopards chez nous) mais se perd dans son propre récit, au point de devoir changer son fusil d'épaule : "J'ai donc écrit une autre histoire avec les mêmes personnages, sur les mêmes thèmes", explique-t-il dans le numéro de septembre 2009 des Cahiers du Cinéma. Malgré ce virage, et pas moins, déjà, de trois versions écrites, le scénariste et réalisateur n'est pas encore au bout de ses peines puisqu'il ne parvient pas à mettre de point final à son récit, comme il le précise à USA Today en mai 2003, avant d'ajouter que ce qu'il nous prépare "compte parmi ce [qu'il a] écrit de mieux." Faute de trouver une conclusion, il se tourne vers Kill Bill, déclaration d'amour en deux parties aux genres qu'il affectionne et dont les prises de vues, repoussées à cause de la grossesse d'Uma Thurman, s'étendent du 17 juin 2002 au 3 mars 2003, pour des sorties américaines respectivement prévues le 10 octobre 2003 et le 16 avril 2004.

De passage à Paris pour la promotion du premier volume, il remet Inglorious Bastards sur la table : "Pendant ces cinq dernières années, j'ai écrit deux scénarios sur des films ayant pour cadre la Seconde Guerre Mondiale, deux histoires séparées, n'ayant pas de lien de cause à effet, mais interprétées par les mêmes personnages", explique-t-il alors. "Mon prochain projet, ce pourrait bien être un western spaghetti 'made in Seconde Guerre Mondiale', une sorte de Il était une fois une France occupée par les nazis." Président du Jury du Festival de Cannes en 2004, il renoue avec son bébé à son retour de la Croisette, et songe à en faire une mini-série avant de se rétracter… et d'envisager un film en deux parties, comme Kill Bill, où il serait à la fois question d'un commando de Juifs américains cherchant à éliminer le plus de nazis possible, et d'une jeune femme juive en quête de vengeance après le meurtre de toute sa famille. En mars de l'année suivante, Michael Madsen affirme être sur le point de retrouver son réalisateur de Reservoir Dogs pour incarner un soldat traqué en territoire ennemi, mais la pré-production est encore repoussée, pour des questions d'emploi du temps.

Et notamment celui de Quentin Tarantino, qui doit encore revoir sa copie pour la rendre prête à filmer, et se retrouve impliqué sur un autre dyptique : Grindhouse, hommage aux doubles programmes de films d'exploitation américains, où il met en scène ce qui deviendra Boulevard de la mort, tandis que son compère Robert Rodriguez dirige Planète terreur, et qu'Eli Roth, Edgar Wright ou encore Rob Zombie signent les fausses bandes-annonces diffusées entre les deux longs métrages aux États-Unis. Porté par la passion communicative des deux cinéastes, le résultat sort le 6 avril 2007 outre-Atlantique et se révèle être un échec cuisant avec 25 millions de dollars de recettes sur le sol américain pour un budget de 67. La présentation triomphale d'une version rallongée de l'opus de QT en Compétition lors du Festival de Cannes rend la pilule un peu moins amère, mais le réalisateur est déjà tourné vers son projet suivant : "[Inglorious Bastards] sera sans doute la prochaine chose que je ferai", annonce-t-il à SlashFilm.

Enfin, s'exclament les fans du réalisateur, qui n'en restent pas moins méfiants, ayant déjà connu plusieurs reports. Mais cette fois-ci semble être la bonne. Ou en tout cas quelque chose se passe, puisque se pose la question du casting. Michael Madsen est toujours attaché au rôle de Babe Buchinsky, et Quentin Tarantino semble être en passe de réussir ce qu'Expendables et sa suite parviendront finalement à réaliser : réunir Sylvester Stallone, Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger dans un même long métrage, qui deviendrait du même coup un hommage aux films d'action des années 80, en plus de ses ancrages dans le western spaghetti et la Seconde Guerre Mondiale. Déjà courtisé pour les personnages finalement joués par Robert de Niro et Kurt Russell dans Jackie Brown et Boulevard de la mort, le premier est en lice pour incarner le Lieutenant Aldo Raine, dont le nom renvoie à celui de l'acteur Aldo Ray. Vu dans Pulp Fiction, le second est approché pour incarner Donnie Donowitz, et le troisième le Sergent Hugo Stiglitz. Mais on imagine que le poste de Gouverneur de Californie occupé par la star de Terminator entre 2003 et 2011 a eu raison de ce rêve de cinéphiles. Mais pas du projet.

Alors que la dernière version du scénario touche à sa fin, QT donne quelques nouvelles du film et annonce un opus en deux parties qui sera aussi bien un remake d'Une poignée de salopards qu'une histoire originale, dans laquelle un groupe de criminels profite d'un attentat pendant son transfert pour s'évader et tenter de rallier la Suisse, quitte à combattre les Alliés et Nazis sur leur chemin. Le récit a donc de nouveau changé par rapport aux années précédentes, et il n'est visiblement pas question de Sylvester Stallone ou Michael Madsen au casting, pas plus que de Tim Roth et Eddie Murphy qui affirment avoir discuté avec le metteur en scène, car il ne s'agit alors que de cela : des discussions. Et que, contrairement à ses longs métrages précédents, les acteurs seront choisis en fonction des personnages, et non l'inverse. Le script définitif est remis au producteur Lawrence Bender le 4 juillet 2008, et le début des prises de vues est fixé au mois d'octobre, ce qui laisse quatorze semaines de pré-production. Pour un projet de cette ampleur, c'est court, surtout avec une telle distribution à trouver.

Mais Quentin Tarantino passe la seconde, et nous offre un coup de tonnerre à la mi-juillet : Brad Pitt est en passe de s'emparer du rôle d'Aldo Raine. Vu au casting de True Romance, écrit par ses soins, l'acteur rêvait de jouer pour le réalisateur, et il ne leur a fallu qu'une soirée (et cinq bouteilles de rosé) dans le Château Miraval, en France, où il vivait alors avec Angelina Jolie, pour parvenir à un accord. Pour lui faire face, dans la peau du redoutable Colonel Hans Landa, le cinéaste avait d'abord pensé à Tim Roth (qui aurait aussi été approché pour jouer Archie Hicox) et se tourne finalement vers Leonardo DiCaprio. Le nouvel acteur fétiche de Martin Scorsese est même son premier choix mais il finit par l'écarter au profit d'un acteur germanophone, dans un récit dont seuls 30% des dialogues seront en anglais, chose assez rare à Hollywood pour être soulignée. Et QT se retrouve alors face à un obstacle de taille : trouver l'interprète pour ce méchant diabolique qui, comme il le révèlera quelques années plus tard, est le personnage qu'il a préféré écrire tout au long de sa carrière.

Ne parvenant pas à trouver la perle rare, il s'inquiète et s'interroge : et si ce rôle était tout simplement injouable ? Le réalisateur songe même à abandonner le projet s'il ne trouve pas son Hans Landa, et c'est alors que débarque un certain Christoph Waltz, acteur allemand né en Autriche, et que des téléspectateurs avaient pu apercevoir dans des épisodes de Derrick. Mais rien de particulièrement marquant sur le CV de celui qui avait abandonné ses rêves d'Hollywood depuis longtemps, ce qui l'a sans doute délesté du poids d'une éventuelle pression au moment de passer son audition face à Quentin Tarantino et Lawrence Bender, qui sont immédiatement conquis et convaincus qu'ils ont trouvé l'interprète parfait. Sans imaginer, alors, à quel point le comédien livrera une prestation mémorable. Ce problème solutionné, le casting se poursuit sans trop de difficultés.

Alors que Brad Pitt est officiellement engagé le 8 août 2008, le cinéaste se tourne vers la France, et il se murmure que Romain Duris et Vincent Cassel sont courtisés pour des rôles qui n'ont jamais été dévoilés. Aurait-il pu s'agir de Perrier LaPadite, paysan français de la séquence d'ouverture qui aurait été proposé à la moitié de Paris selon Jean Reno, qui avait avoué au magazine L'Optimum l'avoir refusé ? "Le rôle du Français qui donne une famille juive dans l'ouverture du dernier Tarantino", expliquait-il. "Ça ne m'intéresse pas du tout la caricature américaine du Français pourri. C'était trop manichéen. J'ai dit non." Vincent Lindon décline également la proposition, pour cause de conflit d'emploi du temps avec le tournage de Mademoiselle Chambon. Et, aussi, par manque d'envie : "J’aurais pu faire des pieds et des mains pour que Stéphane Brizé décale son film mais je préfère être le roi dans mon royaume qu’un Français dans un film américain considéré à sa valeur de Français, c’est-à-dire pour un rôle de paysan", déclarait-il en mai 2017 sur Europe 1. Autant de refus qui profitent à Denis Ménochet, même si l'on remarquera qu'il n'a que neuf ans de plus que Léa Seydoux, qui apparaît brièvement dans le rôle de l'une de ses filles.

Toujours côté français, Isabelle Huppert se voit contrainte de refuser le rôle de Madame Mimieux, qui sera attribué à Maggie Cheung (à qui QT avait remis un Prix d'Interprétation Féminine à Cannes en 2004, pour sa prestation dans Clean) puis coupé au montage, et le cinéaste recherche activement l'interprète de l'un de ses personnages principaux : Shoshanna Dreyfus, dont le nom est un clin-d'œil à celui de Julie Dreyfus, la Sophie Fatale de Kill Bill qui incarne ici Francesca Mondino. Pour l'incarner, le cinéaste jette son dévolu sur Mélanie Laurent. Auréolée d'un César du Meilleur Espoir Féminin en 2007, pour Je vais bien, ne t'en fais pas, la comédienne rencontre le réalisateur par trois fois. Et lors de leur dernière entrevue, un dîner un en tête-à-tête, elle est parvenue à convaincre celui qui cherchait à faire découvrir une nouvelle tête qu'elle n'était pas si célèbre que cela dans l'Hexagone, et rejoint officielement le projet quatre jours plus tard, au début du mois de septembre 2008.

Alors que le tournage approche à grands pas, le casting finit de se compléter : Quentin Tarantino réussit à convaincre Rod Taylor de sortir de sa retraite pour ce qui sera son dernier rôle, en lui précisant que s'il ne veut pas jouer Winston Churchill, Albert Finney le fera ; fan du cinéaste, Mike Myers se voit offrir le Général Ed Fenech qu'il avait demandé à incarner en jouant sur le fait que ses parents avaient fait partie des forces armées britanniques ; le personnage du Caporal Fredrick Zoller, héros de guerre, revient quant à lui à Daniel Brühl tandis que Til Schweiger opte pour Hugo Stiglitz alors qu'on lui proposait également Wilhelm Wicki, qui sera interprété par Gedeon Burkhard.

Restent, enfin, quelques ajustements à faire : Diane Kruger remplace Nastassja Kinski, initialement préssentie et que QT est allée rencontrée en Allemagne, dans la peau de la star et espionne Bridget Von Hammersmark. Pris par le tournage de Funny People, qui doit débuter au même moment, Adam Sandler doit refuser le rôle de Donnie Donowitz, qui revient à Eli Roth. Et Simon Pegg doit lui aussi passer la main au profit de Paul et Les Aventures de Tintin, ce qui fait les affaires de Michael Fassbender, acteur né en Allemagne et élevé en Irlande, aussi bien à l'aise lorsqu'il s'agit de parler allemand et anglais, et qui joue ici Archie Hicox, un Anglais qui se fait passer… pour un Allemand. Ironie, quand tu nous tiens. Deux habitués de l'univers du cinéaste, Harvey Keitel et Samuel L. Jackson viendront ensuite s'ajouter, pour des voix-off, à cette distribution qui peut enfin entamer les prises de vues, le 13 octobre 2008.

Après une décennie de travail pour aboutir à un scénario qui s'est retrouvé sur la Black List de 2008 (qui recense les meilleurs scénarios qui n'ont pas été produits à Hollywood), Quentin Tarantino annonce alors la couleur : il veut que son film fasse l'événement au Festival de Cannes 2009. Avec un nouveau titre puisqu'Inglorious Bastards est devenu Inglourious Basterds, pour une raison que le principal intéressé n'a jamais voulu dévoiler. Était-ce pour se démarquer d'Une poignée de salopards, dont le long métrage n'a finalement plus rien d'un remake ? Pour faire un pied de nez à tous ceux qui avaient lu la version du script qui avait fuité en ligne, et que QT a sans doute retouchée derrière ? A moins qu'il ne s'agisse, tout simplement, d'une erreur : à notre micro lors du Festival du Cinéma Américain de Deauville en 2010, son co-scénariste de Reservoir Dogs et Pulp Fiction Roger Avary nous parlait de son écriture manuscrite quasi-illisible, et nous assurait, en riant, que cette modification ne pouvait que venir d'une double faute d'orthographe de sa part.

Pendant quatre mois, Quentin Tarantino et son équipe tournent tranquillement en France et en Allemagne, et ses fans ne réalisent pas encore vraiment qu'une Arlésienne est sur le point de se concrétiser. Secondé par Tom Tykwer (Cloud Atlas, Cours Lola, Cours) lorsqu'il s'agit de traduire les dialogues en allemand, le metteur en scène peut également compter sur le talent de la costumière Anna Shepard, qui avait travaillé sur La Liste de Schindler et Le Pianiste, pour la précision de la reconstitution, tandis qu'Eli Roth accepte de mettre en boîte les images de "Nation's Pride", le film que l'on voit projeté dans le film, avec son frère Gabriel. Ce même Eli Roth qui s'est retrouvé, avec Omar Doom, au cœur d'un incident finalement mineur : sans l'intervention rapide des secours, les deux acteurs auraient en effet pu être ensevelis sous les décors et brûler vifs, car le feu de l'incendie final a pris des proportions auxquelles l'équipe ne s'attendait pas. Mais tout est bien qui finit bien, et les prises de vues s'achèvent le 9 février 2009. Soient trois mois avant le coup d'envoi du 62è Festival de Cannes, où QT veut toujours présenter son nouveau bébé.

Pour la monteuse Sally Menke, qui collaborera pour la dernière fois avec le réalisateur avant son décès tragique survenu en 2010, c'est une véritable course contre la montre qui débute. Un défi que le compositeur Ennio Morricone, initialement attaché au projet, choisit finalement de ne pas relever, à cause d'un conflit d'emploi du temps avec Baaria et du sentiment qu'il n'aura pas assez de temps pour travailler assez efficacement sur le long métrage, qui est officiellement sélectionné, en Compétition, au Festival de Cannes 2009. L'annonce a lieu le 23 avril, soit moins d'un mois avant sa présentation sur la Croisette, prévue le 20 mai. Après avoir mis des années à voir le jour, Inglourious Basterds doit presser le pas dans la dernière ligne droite, et le montage final dépasse encore les trois heures à deux jours de sa première projection mondiale. Mais le réalisateur et sa partenaire parviennent à couper quarante minutes, faisant au passage disparaître Cloris Leachman (qui devait avoir une scène avec Donnie Donowitz) et Maggie Cheung du long métrage.

C'est donc un film de 2h28 qui est présenté au public cannois, que les teasers et bandes-annonces ont rendu plus qu'impatients. Mais les avis, bien que positifs, ne sont pas dithyrambiques pour autant. Si tout le monde salue la mise en scène et la tension du premier chapître ou les fulgurances tarantinesques, certains pointent du doigt des problèmes de rythme, la manière dont le final réécrit l'Histoire ou encore cette toute dernière réplique de Brad Pitt, "Ça pourrait bien être mon chef-d'oeuvre", qui ressemble à une auto-célébration de Quentin Tarantino, en écho à la manière dont il parlait de la qualité de son scénario quelques années auparavant. Il n'y a en revanche aucun débat sur la prestation délicieusement diabolique de Christoph Waltz, révélation majeure qui devient immédiatement le favori pour le Prix d'Interprétation Masculine. Qu'il remporte, sans surprise, lors de la cérémonie du palmarès avant de devenir, en 2010, le premier acteur de QT a décrocher un Oscar, celui du Meilleur Acteur dans un Second Rôle. Comme Michael Caine l'avait très justement prédit peu de temps auparavant, en parlant de "la meilleure performance de méchant [qu'il a] vue depuis des années."

Alors que la sortie est prévue en août 2009 dans les salles françaises, Quentin Tarantino et Sally Menke revoient quelque peu leur copie, et la rumeur veut que le producteur Harvey Weinstein, suite aux retours cannois, ait exigé que le réalisateur fasse quelques coupes sévères. Un bruit de couloir démenti par le principal intéressé, alors que le metteur en scène a avoué qu'il cherchait avant tout à réorganiser certaines séquences qu'il n'avait pas pu terminer complètement avant le festival, faute de temps, et non à trancher dans le vif. Si bien que la version visible en salles dure cinq minutes de plus que celle présentée sur la Croisette (2h33 contre 2h28). Et c'est ce film qui, du haut de ses 321,5 millions de dollars de recettes, dépasse Pulp Fiction pour devenir le plus gros succès mondial de son auteur.

Réévalué à la hausse avec le temps, Inglourious Basterds sera ensuite battu par Django Unchained et Once Upon a Time... in Hollywood, deux opus qui ont mis moins de temps à voir le jour et dans lesquels on retrouve également ce côté uchronique et cette volonté de réécrire le biais par l'Histoire de la fiction pour faire naître une réalité alternative qui, si elle avait interpellé en 2009, est devenue l'une des composantes de son cinéma. Avec Brad Pitt, Leonardo DiCaprio ou les deux.

Kaamelott : une grosse erreur sur Perceval s'est glissée dans la série

Si le Premier volet de Kaamelott le film est encore repoussé, la série elle, est disponible sur la nouvelle plateforme française Salto via les replay de la chaîne 6ter. L'occasion de voir et revoir les épisodes du show jadis pensé comme un remplacement de Caméra Café sur M6, mais désormais bien plus que ça.

De l'aveu même de son créateur Alexandre Astier, la saison 1 de Kaamelott contient des incohérences avec le reste de la série. En effet, cette première salve d'épisodes n'était pas forcément censée avoir une suite, aussi des éléments sont-ils passés entre les mailles du filet. En témoigne notamment cette scène de l'épisode 57, intitulé Relance de quinze.

L'aubergiste et Karadoc veulent jouer au cul de chouette, mais Perceval (Franck Pitiot) doit se faire expliquer le jeu. Il n'en connaît ni les règles, ni le nom : "De quoi ?" répète-t-il inlassablement afin qu'on l'initie aux rudiments de ce jeu de dés.

Or, dans l'épisode 5 de la saison 6 (située chronologiquement avant la saison 1), Perceval joue au cul de chouette avec sa grand-mère et deux autres personnes, sauf qu'il connaît le jeu comme sa poche. C'est même lui qui explique les règles aux autres joueurs. Sa grand-mère (Marthe Villalonga) n'est d'ailleurs pas d'accord avec ses explications. Sans doute les fameuses "règles à l'Aquitaine"...

Quoi qu'il en soit, cette petite incohérence sera facilement pardonnée au vu du reste de la série et de sa qualité d'écriture. Par ailleurs, il n'est pas impossible que cette tête en l'air de Perceval ait oublié qu'il connaissait le jeu... il y aura toujours une explication trouvée par les fans de la première heure !